LO.M
classe. Toutes ces Annelidcsont pour caractères : point d'yeux, d'antennes ni de pieds -, point île mâchoires , de ci ries , de branchies; des soies mobilcsïangées sur les côtés du corps.
La bouche est nue ou tentaculée ; les soies sont rarement métalliques et très - rarement rétractiles; elles ne sont point groupées par faisceaux , mais isolées, ou tout au plus rapprochées par paires , qui , dans leur disposition sur les côtés des segmens , représentent assez bien les rames des Annelides Néréidées. Elles varient pour la forme et sont quelquefois liérissécs de petites épines mobiles. L'anus s'ouvre derrière ou dessous le dernier segment. Cel ordre comprend deux familles très - distinctes , les Echiures et les Lombrics. V. ces mois. (aud.)
*LOMBRICOIDE. rept. oph.? Espèce du genre Cœcilie. V. cemot.(p.<)
* LOMBRICS. Lumhici. annel.
Savigny (Syst. des Annel. , p. 100 et io3) nomme ainsi une famille de l'ordre des Lombricines , et lui assigne les caractères suivans : branchies nulles ; l'organe respiratoire ne dépassant point la surface de la peau ; bouche rétractile , à deux lèvres, sans aucun tentacule; pieds ou appendices latéraux remplacés par des soies non fasciculées , distribuées sur tous les segmens, et formant, par leur disposition , des rangées longitudinales sur le corps; soies non rétractiles, sans éclat métallique; point de soies à crochets. L'anatoinie démontre que l'intestin est dépourvu de cœcum et qu'il va droit à l'anus ; il reçoit dans son trajet plusieurs des fibres musculaires propres aux anneaux du corps , ce qui constitue autant de petits diaphragmes. La circulation est assez facile à découvrir; on voit naître du canal intestinal et de la surface interne de l'enveloppe extérieure , une infinité de petits vaisseaux veineux qui s'entrecroisent avec denombi eusesartérioles. Ces veines se réunissent eu Un tronc commun placé longitudinalement sous le ventre , et il en part
LOM
antérieurement cinq petits canaux qui aboutissent à un canal dorsal, qu'on peut considérer comme un cœur. De petites artères naissent de celui-ci et viennent former un réseau avec les veines de la périphérie du corps. La respiration paraît s'effectuer à la surface de la peau. Quant aux organes générateurs, ils existent sur le même individu et les appareils del'unet del'autresexe se voient vers le tiers antérieur du corps. Les Lom-i bries pondent des cocons ou des œufs qui ont la plus grande analogie avec ceux des Sangsues. Léon Du four les a décrits avec soin (Ann. des Se. Nat. T. v, p. 17). Celte famille comprend deux genres, celui d'Entérion qui correspond au génie Lombric proprement dit , et celui d'Hypogéon. V.
ces mots. (atjd.)
LOMÉCHDSE. Lomechusa. ins.
Genre de l'ordre des Coléoptères , section des Pentamères , famille des Brachélytres , tribu des Microcéphales , établi par Gravenhorst et ayant pour caractères : antennes formant une massue perfoliée ou en fuseau , à partir du quatrième article, souvent plus courte que la tête e! le corselet. Palpes terminés en alêne; tête s'enfonçant dansle corselet jusqu'aux yeux; point d'épines aux jambes. Ces Insectes diffèrent des genres Tachine et Tachypore par les jambes qui , dans ceux-ci, sont épineuses; ils s'éloignent des Aléochares et autres genres voisins par des caractères de la même valeur. Ces Insectes sont très-petits; on les trouve, comme les autres Brachélytres, sous les pierres, les tas d'berbes.ou de feuilles pourries, etc. L'espèce qui sert de type au genre est :
La Loméchuse paradoxe , L. paradoxe., Grav. , Latr.; Staphylius emavginatus , Oliv. (Col. T. m, n.
42, pl. 2, fig. ia). Elle est jaunâtre et les bords du corselet sont relevés.
Elle se trouve à Paris. Latreille rapporte à ce gerre les Aleochara bipunctata, lanitginosa , nilida ,/t/mata , nana de Gravenhorst. (g-)
LOM
LOMENTACÉES. Lomentaceœ.
BOT. phan. On appelle ainsi l'une des grandes tribus de la famille des Légumineuses, à laquelle quelques auteurs donnent aussi le nom de Césalpinées. V. Légumineuses, (a. r.)
* LOM ENTAI HE. Lomentaria.
bot. ckypt. (Confen ées.) Genre trèsnaturel , formé parLyngbye dans son Tentamen d'algologie danoise, p. 100, et que nous avons soigneusement examiné. Cet examen nous a déjà montré qu'il ne peut demeurer parmi les Floridées ou le plaçait Lamouroux , comme une troisième section de son genre Gigartina , en soupçonnant néanmoins qu'il en pnuirait être distingué. Cette erreur de placement était justifiable par l'aspect des Lomentaires , dont les couleurs , la grosseur des tubes cl la consistance offrent en effet quelques rapports avec ce qu'on observe dans la famille qui unit les Fucacées aux Dlvacées, mais l'on a peine à concevoir comment Agardh a pu confondre de tels Végétaux, tubuleux , et si évidemment ai ticulés, avec des Acanthophores , des Bryopsides, des Laurenties et des Furcellaires , dans son genre Chondria si monstrueusement composé de Plantes qui n 'appartiens ncnt seulement pas à des familles semblables. Il fallait que l'algoiogue de Luud n'en eût eu que des échantillons desséchés , où il ne pût distinuer l'organisation coufervoïde si ien rendue dans la figure 3 de 1»
planche 5o de Lyngbye , et qui a échappé à Turncr, dont le dessin est au reste un peu exagéré. Les caractères du genre qui nous occupe consistent en des filamens ronds , tubuleux, subgélatineux, obtus, doubles, dont h: tube ou filament intérieur très-distinct, rempli par la substance colorante, est articulé de distance en distance au moyen de cloisons transversales doubles , les deux tubes ( l'extérieur et l'intérieur) se rétrécissant au point d'intersection , de sorte que l'article paraît plus ou moins renflé vers le milieu ,
LON 48 9
et quelquefois même ovoïde. La fructification qui ne nous a jamais paru gigarline , consiste en gemmules contenues dans quelques-unes des arliculalions de la Plante vers l'extrémité, ou dans l'étendue des rameaux.
Les Lomentaiies sont des Plantes élégantes, verdàtres, ou plus souvent pourprées, dont on Irouve plusieurs espèces en dehors des tropiques, sur les rochers que la mer laisse à sec soit à toutes les marées, soit seulement dans les s\ zigics. Quelques-unes adhèrent fortement au papier dans la préparation, d'autres n'y tiennent que peu. L'espèce la
fil us commune et en même temps a plus reniai quable de nos rivages est le Lomentaria purpurea , N., Lomentaria articulata , Lyngb., toc.
cit., t. 10 ; Chondria articulata , Agardh, Sp., p. 557; Ulva articulata, De Cand., Flor. Fr. T. il, p. 7 ; Fucus articulalus, Turn., Il /st., pl. 106 ; Gigartina articulata de Lamouroux.
Le nom tiré des articulations de cette Plante devait être rejeté puisque toutes les Lomentaires sont essentiellement articulées. (B.)
LOMEiNTUM. bot. pu an. Willdenow nommaii ainsi les gousses qui sont articulées, c'est-à-dire séparées en deux ou plusieurs loges monospermes par désarticulations transversales. T". Gousses. (a.b.)
* LOMEINTUM. bot. crypt.
{Champignons.) Les Cbampignorisqui ontleursupcrficieconime parsemée de farine ont été appelés Lomentacés, et leurs parcelles farineuses nommées Lamenta par quelques mycologues.
LOMONITE. min. (Werner.) Pour Laumonite. V ' . ce mot. (b.) LOMPE. pois. V. Cycloptère.
LONADE. Louas, bot. pn an. Ce.
genre , de la famille des Synanthérées, Coi} mbifères de Jussieu , et de la Syn,génésic égale, L., a été proposé par Adanson et adonté par J ussieu , Gaert- 11er , De Candolle et Cassini qui l'ont ainsi caractérisé : involucre hémisphérique, formé d'écaillés imbriquées.
igo LO.N
appliquées, oblongues , arrondies au sommet, concaves et membraneuses sur les bords; réceptacle élevé , colloïde , garni de paillettes analogues aux folioles de l'involucre ; calathirle globuleuse, composée de fleurons égaux , nombreux , réguliers et hermaphrodites ; ovaires obovoïdes, glabres, portant sur leur face inférieure une glande saillante , surmontée d'une aigrette en forme de couronne continue , membraneuse et irrégulièrement dentée. Ce genre appartient à la tribu des Antbéinidées , et il est voisin de l'Hyménolèpe dont il diffère par la structure du réceptacle et de l'aigrette. V. Hyménolèpe. L'espèce sur laquelle il a élé fondé avait élé rapportée par Linné, de même que Y Hymenolepis leptocephala ,au genre jllhanasia, dans lequel , selon Cassini, l'aigreite est composée de paillettes articulées , imitant les petits os ou phalanges qui composent les doigts des Animaux. Une structure si singulière mérite bien qu'on ne confonde pas avec les Plantes qui en sont douées, celles dont l'aigrette est formée de simples paillettes ou d'une membrane en forme de couronne. Le Lonas inodora , Gaerln. , L. umbcllata , H. Cass. , est une Plante herbacée dont la lige est rameuse, les feuilles pinriatifides , glauques; les calathides jaunes, disposées en ombelles terminales. Elle croît dans le bassin de la Méditerranée. A cette espèce Gassini a ajouté la description d une nouvelle, sous le nom de Louas minima , qui n'en est peut-être qu'une variété. (g..n.)
LONCHÈRES. mam. Illiger nomme ainsi un genre où. il place diverses espèces à épines de la famille des Rats , et particulièrement l'Lchimys
huppé, f. EciIlMYS. (IS. G. ST.-H.)
LONGHtTIS. bot. cbypt. {fougères. ) Ce genre peu nombreux , établi par Linné, appartient à la section des Polypodiacées ; son caractère essentiel est d'avoir les capsules disposées en groupes lunules , placés au Jbnddcssiuus des crcnelurcsdcsfeuil-
LON
les , sur le bord même de la fronde , et recouvertes par un tégument marginal également de forme lunulée , s 'ouvrant en dedans. L'espèce qui a servi de type à ce genre , le Lonchitis hirsuta , L. , est assez commune à la Martinique et dans les autres îles des Antilles ; c est une très-grande Fougère à pétiole velu, blanchâtre; lafronde est trois fois pinnatifide , à pmnules oblongues, profondément crénelées, à crénelurcs obtuses, et dont les sinus portent fur leur bord des groupes de capsules recouverts par un tégument membraneux, légèrement hérissé de poils. On connaît encore quelques espèces de ce genre , mais beaucoup plus rares; la plupart sont de l'Amérique équinoxiale, une habile l'île de Mascareigne ou la découvrit Bory de Saint-Vincent : au-~ cime des espèces connues n'est arborescente, (ad. b.)
LONCHIURE. Lonçhîurus. rois.
Sous geni edeSciènes. PT. ce mol. (b.)
* LONCHOCAttPE. Lonchocar^ pus. bot. phan. Kunth [in Humb.
Noi>. Gen. , 6, p. 5S3) a établi sous ce nom un genre nouveau dans la famille des Légumineuses. Ce genre, adopté par De Candolle(P/W/'. Syst.t a,p 25g), est formé d'espèces auparavant dispersées dans les genres Dal-^ bt-rgia , liobinin , Amerimnum , etc.
Voici les caractèresqui lui ontélé assignés : son calicecampaniformeet un peu resserré dans sa partie supérieure , se termine par cinq dents à peine marquées. La corolle, qui est papilio^ nacée , offre un étendard orbiculaire, émarginé, subcordiforme , étalé et presque réfléchi; les ailes sont à peu près de la longueur de l'étendard et delà carène et adhérentes à cette dernière; les dix étamines diadelphes ou quelquefois monadelphes. L'ovaire est courlemenl slipilé, contenant de sept à neuf ovules. Le stigmate est obtus ou un peu globuleux. La gousse , un peu stipitée , est allongée, lancéolée , plane , membraneuse , indéhiscente, contenant de quatre a huit graines rénifonnes dont la radi-
LON
<cule est infléchie. Kunlh avait placé
idans ce genre les Kobinia sericea , Poirct ; Rubinia \dulacea , Bcauv. ;
. Dalbergia pentaphylla , Poirel ; Dalb. domingensis , Turpin ; Amerimni{m
.scandais, WillcU ; jtmeriiu. latijblium , WillcL j et deux espèces entiè rement nouvelles qu'il a nommées Lonchucarpits punctatus et Lunch, macruphy Llus. Le professeur De Candolle {lue. cit.) adopte ces huit espèces de Kunth , et y ajouleonzeanties espèces dont quelques-unes sont lout-
. a-fait nouvelles. Toutes ces espèces sont des Ai bi es dépourvus d'épines, croissant dans les Antilles ou l'Amérique méridionale, Leurs feuilles sont impaiipinnées , composée-, de folioles opposées et pétiolulées. Leurs fleurs sont purpurines. Ce genre est encore peu exactement limité. Il renferme des espèces à étamines tnonadelphcs , diadelphesou semi-diadelphcs , mais toutes ces espèces s'accordent assez pour le port. (a u.)
* LONG ANE. bot. ph.vn. Fruit ■du Longanier, espèce du genre Eu-
phoria. P . ce mot. (b.)
* LONGCIIAMPIA. bot. ph.vn.
Sous ce nom , le Gnaphalium Leyscruides , Desfont. , Flur. AU. , 2 , p. 267 , a été érigé en un genre distinct par YVilldcnow , dans le Magasin des Curieux de la Nature de Berlin. Cassini n'ayant sans doute pas connaissance de ce genre a formé, sur la même Plante , un sou<-genre de Leysera qu'il a nommé Leptophyte. V.
ce mot. (O..N.)
LONGICAUDES. ois. L'une des : sections établies par Blaiuville parmi les Gallinacées. (dr... z.)-.
LONGICAUDES ou MACROU- RES, crx'.st. Duméril emploie ces mots ipour désigner une famille de l'ordre >des Décapodes que Latreille désigne .simplement sous le nom de Macrouires. F. ce mol. (g.)
* LONGICONE. ois. V. Gros-Bec.
L0NGIC9RNES. Zo/^co/ws. ins.
IFamille de l'ordre des Coléoptères , îsection des Tétramèrcs, établie par
LON 49i
Latreille et ayant pour caractères : les trois premiers articles des tarses garnis de brosses en dessoys , et les deux intermédiaires larges, triangulaires ou eu cœur : le troisième article étant profondément divisé en deux lobes. Mâchoires n avant point de dent cornée à leur côté intei ne ; languette triangulaire ou conliforme , écliancrée 011 bifide ; antennes filiformes ou sétacées , de la longueur du coi ps , ou \ lus longues ; tantôt iuséi ées dans une échancruie des yeux; tantôt en dehors. Pieds longs , grêles avec les tarses allongés; corps allongé. Les larves de Longicornes sont anodes ou pre.-que apodes ; elles vivent clans l'intérieur de» Arbres ou sous leurs écorces : leur corps est mou , blanchàlrc, plus gros en avant , avec la tête éeailleuse pourvue de mandibules fortes el sans autres parties saillantes : elles percent souvent les Arbres très-profondément ou les criblent de trous; d'autres rongent les racines des Plantes; en général elles causent de grands dommages. Les femelles des Longicornes ont l'abdomen terminé par un oviducte tubulaire et coi né ; leurs antennes sont assez généralement plus courtes que celles des mâles. Ils produisent un petitson aigu en frottant les parois intérieures du corselet contre le pédicule de la base de l'abdomen. Plusieurs sont nocturnes , quelques-uns fréquentent les fleurs , d autres se trouvent sur lo virn\ bois et les troncs d'Arbres. Latreille (Fam. Nat. du Règne Anim.) divise cette famille en cinq tribusdans l'ordre suivant: Prioniens , Céramhycins, Nécydalides , Lamiaires et Lepturètes. r. ces mots. (g.)
* LONGINA. bot. cnyrr. L'un des vieux sjn. de Bleclitiurn boréale , SwarlZj Osmunda spicans , L. (b.)
LONG [PALPES. Longipalpad. ins.
Latreille {Gen. Crust. it Jus. T. 1, p. 19G) désignait ainsi une petite division des Carabiquesquirenfeimaitles genres Drypta, Galerita et Zuphium, Il ne l'a pas conservée dans ses ouvrages postérieurs , et il s'est servi de c<s
•iga LOO
mol (Fam. Nat. du Règne Anim .) pour désigner une tribu de la famille des Brachélytijes qui a pour caractères:
tete dégagée et étranglée postérieurement ; labre entier ; palpes maxillaires presque aussi longs que la tête , avec le quatrième ou dernier article caché ou peu apparent. Cette tribu renferme quatre genres qui sont t les genres Fédère, Slilique , Stène, È va esthète. V. ces mots. (g.)
*LONGIPÈDES.ois. (Scopoli.) Syn.
d'Echassiers et espèce du genre Fourmilier, y . ce mot. (b.)
. LONGlTENNES. ois. (Cuvier.) Syn. degrandsVoiliers. y . cenjot. (b. )
LONG1ROSTRES. ois. (Cuvier.) Famille de l'ordre des Echassiers qui comprend les Oiseaux munis d'un long bec; tels sont les Bécasses, les Courlis , les Ibis , etc. (a. r.)
LOJNG-NEZ. zool. On a donné ce nom comme spécifique à un Singe, à un Serpent du genre Thyphlops ainsi qu'à un Squale, y. ces mots. (b.)
* LOîN'GOUZE. bot. PHA.N. (Fiacourt.) Nom mnlegache d'une espèce d' A.mome qui cioît aussi aux îles de France et de Mascareigne. Lamarck l'appelle Amonuun madagascariense.
in.)
LONG.UE-EPINE. pois. (Bonnaterre.)Syn.d'Attinga. V. Diodon. (b.)
LONGUE-MITRE, bot. crypt. y.
Macromitrium.
* LONGUP. ois. Garrulus gabriculatus. Espèce du genre Corbeau, y.
ce mot. (b.)
LONICERA. bot. phan. y. Chèvrefeuille.
LON1ER. moll. Gmelin , dans la i3e édil. du Syst. Natures, a donné au Lonier d'Adanson (Voy. auSéncg., pl. 12 , fig. 6) le nom de Trochus griseus. y. Troqub. (d..h.)
LONTARUS. bot. phan. Ce genre, de la famille des Palmiers , est le même que le Burassus. y. ce mot.
*LOOSA. bot. tii.vn. ( Linné.) Vour Loasa. V. ce mol. (R.)
LOP
LOPEZIE. Lopczia. bot. than. ( Genre établi par Cavanilles , dans la l famille des Onagres , et de la Mo- I nandi ie Monogyuie , L. , très-facile à f reconnaître aux caractères suivans : i1 le calice est adhérent par sa base avec l'ovaire qui est infère ; son limbe | est étalé , à quatre divisions très-profondes et un peu inégales; sa corolle 1 se compose de cinq pétales inégaux; deux supérieurs, onguiculés et coudés à leur base et offrant deux bosses f glanduleuses, les deux latéraux sont j plus grands et également onguiculés, a l'inférieur est le plus petit • chaque i fleur n'offre qu'une seule élamine q dressée, placée vers la partie supé- r Heure ; son filament est plane et n comme canaliculé à sa base où il em- ' brasse la partie inférieure du style. . L'ovaire est infère, globuleux, à quatre loges contenant chacune qua- !
tie ovules attachés deux à deux et 1 superposés par paire. Le style est plus courl que l'étamine , terminé par un stigmate simple. Le fruit est une baie 1 presque sèche, s'ouvrant seulement i par son sommet en quatre dénis qui 1 correspondent aux cloisons. Les grai- * nés sont suspendues et contiennent un embryon dépourvu d'endosperme s et renversé comme les graines.
On connaît quatre à cinq espèces f de ce genre , toutes originaires du j Mexique. Cesonten général desPlan- ( tes herbacées, annuelles , à l'excep- j tion d'une seule espèce qui estvivace et sous-frutcscenle à sa base, et que pour cette raison , Roemer et Schultes out appelée Lopezia frulescens .
Toutes les Lopézies ont les feuilles j alternes , dentées ; lesfleurs violacées , |; petites, pédouculées et axillaires.
L'espèce la plus commune dans les jardins est\e Lopeziame.vicaua,\ah\, fi Enum. i, p. 5, ou Lopezia race- \> mosa, Cavan. , Icon.i, -p. ta, T. XVIII. il C'est une Plante élégante annuelle , dont la tige rameuse est haute d'en- [■ virou un pied, un peu anguleuse et velue ; les feuilles sont alternes , ova- j les , aiguës , marquées de dents éloi- j gnées, glabres; les fleurs sontpurpu- j rincs, portées sur de longs pédon- '
LOP
cules axillaires et uniflores. Celle espèce, que l'on a long-temps cultivée en serre , végète très-bien en pleine terre. On la plante dans les parterres. (a. h.)
* LOPHA. Lopha. ins. Genre établi par Megrrle, et que Latreille réunit à celui de Bembidiou. V. ce mot. (g.)
LOPHANTUS. bot. phan. Linné et Fovster avaient employé ce nom pour désigner deux genres dont l'un a été réuni aux Hyssupus , et l'autre aux Walthcria : on ne s'en sert plus que comme spécifique dans ces genres ainsi que pour la principale espèce de Metrusiderus. P~. ces mots. (g..n.)
LOPHAR etLOPIIARIS. rois. Le Poisson de la Pi oponlide , connu sous le nom de Lophar , dont Linné avait fait un Perça , que Lacépède avait rap portéà son genieCentropome , etdonl Rafinesque (ICiul. Sic, p. 17) a formé un genre sous le nom île Lupharis , a pour caractères : les ventrales réunies par une membrane transversale. V. Perche. (b.)
* LOPHAR IN A. bot. phan. Nom sons lequel Nccker ( Elern. Bot., n.
3f)6 ) a formé un genre composé des espèces A'Krica qui ont les anthères surmontées d'une arête en forme de crête. Ce caractère qui est peut-être bon pour distinguer une section , n'a pas assez de valeur pour motiver l'établissement d'un genre. /^.Bruyère.
LOPHERIN A. bot. puan. (Dicl.
des Se. Nal.) Pour Lopharina. P~. ce mot. (G..N.)
LOPH1DIDM. bot. phan. Le genre de Fougères établi sous ce nom ; par Richard , rentre dans le Schizœa ' de Smith. V. ce mol. (b.J
LOPHIE. Luphius. pois. Genre de l'ordre des Bi anchiostèges de Linné , qui n'entre que par force dans la fa-
1 mille des Percoïdes , de l'ordre des Acanthopléiygiens de Cuvier , devant former une quatrième tribu
■ qu'on pourrait nommer les Bau-
LOP /193
droi.es et qu'il remplit seul ; ce genre a pour caractères généraux: outie un squelette cartilagineux , et la peau sans écailles , des pectorales supportées comme par deux bras , soutenus chacun par deux os comparables au radius et au cubitus; des ventrales placées fort en avant des pectorales ; des opercules et des rayons branchiostèges enveloppés dans la peau , et les ouïes ne s'ouvrant que par un trou percé en arrière des pectorales.
« Ce sont, dit Cuvier (Règn. Anim.
T. 1 , p. 589), des Poissons voraces , à estomac large, à mle-tin court, qui peuvent vivre très-long- temps hors de l'eau , à cause <!u peu d'ouverture de leurs ouïes. » Trois sous-genres y sont établis.
t Les Loi'iiiES proprement dites , qui ont la tête exti êmement large et déprimée, épineuse en beaucoup de points , ayant la gueule très-fendue , armée de dents pointues , la mâchoire inférieure garnie de nombreux baibillons , deux dorsales distinctes , et quelques rayons libres et mobiles sur la tète; la membrane des ouïes forme un cul de-sac ouvcit dans l'aisselle, soutenue par six rayons Irès-allongés, mais l'opercule petit. Leur intestin a deux ciecums très-courts vers sou origine, la vessie natatoire manque.
On n'en connaît qu'une espèce; le Luphius viviparus de Schneider, et le Luphius Ferguson de Lacépède, ne paraissent que de simples variétés, ou ayant été élablies sur des individus mal préparés.
La B.vuDRoYE ou Baudroie, vulgairement Galanga , Crapaud ou Diable de mer , et Raie pécheresse; Luphius piscalurius, L. , Gmcl , Sysi.J\at. xm T.i, p. 1479; Bloch.,pl. 87; Encvcl.' Pois., pl. 8, f. 26; Lac, Pois. T.i, p. 5o* , pl. 1 5 , f. 1 ; le Raua marina , et le Rana piscotrix des anciens , que les formes bizarresel comme monstrueuses de ce Poisson avaient beaucoup frappés , et sur lequel ils débitèrent des conles absurdes, perpétués chez les pêcheurs qui disent particulièrement la Baudroye l'ennemie du Requin el capable de le vaincre.
4 ;i 4 LOP
<t Une tête démesurée (dit Bosc) avec des nageoires ventrales et pectorales en l'orme de main frappent d'abord ceux qui observent une Loplue Baudroye pour la piemière fois ; sa mâchoire inférieure est plus avancée que la supérieure; sa bouche est très- grande et continuellement ouverte, tout l'intérieur esc garni de dents inégales et nombreuses, semblables à celles des mâchoires ; la langue est comte et épaisse; les narines sont placées derrière la lèvre supérieure et présentent comme la forme d'un verre à paie mobile. Les yeux sont placés à la partie supérieure de la tête , et très-rapprochés l'un de l'autre; entre eux s élève un long filament terminé par une membrane assez large et bilobée à la base de laquelie ou en trouve une autre petite et triangulaire. Ce filament est suivi, dans la direction du dos, de trois ou cinq autres d'autant plus |>e- (its qu'ils s'éloignent plus de la tête , avec des membranes moins larges , simples , et des fils le long de leur tige; des barbillons vermiformes garnissent les côtés du corps, de la queue et de la têle , au-dessus de laquelle paraissent quelques tubercules ou aiguillons particulièrement entie les yeux et la première nageoire du dos. Il y a deux dorsales dont la première a sa membrane bien plus courte que les rayons qui la fixent. La couleur de ce Poisson est obscure en dessus, blanchâtre eu dessous; la caudale ainsi que les pectorales son l bordées de noir, la peau est unie , flasque, sans écaille ni ligne latérales. » La Baudroye se trouve dans toutes les mers d'Europe ; dans la Méditerranée elle dépasse rarement dix-huit pouces à deux pieds de longueur; dans l'Océan elle devient plus grande ; nous en avons vu prendre sur les côtes d'Aicachon de plus d'un mètre de longueur. Lacépède dit qu'il y en a de plus d'une toise, et Pontoppidan assure qu'on eu voit en Norvvège qui ont jusqu'à quinze pieds. Partout la figure étrange de cet Animal le rend un objet de dé-
LOP
goût, on ne le porte guère sur aucun marché , les pauvres même dédai- ( gnent sa chair et la disent malfaisante ; nous pouvons assurer, en j ayant fait plusieur s fois u-age, qu'elle est blanche, d'un goût fort agréable et saine. Geoffroy de Saint-Hilaire a ' lu à l'Institut un Mémoire foi l intéressant sur l'analomie de cette espèce et particulièrement sur les filamens singuliers qui la caractérisent; ce ' Mémoire enrichit l'excellent recueil ' des Annales , rédigé par Audouiu et 1 Brongniait, nos collaborateurs. «Ce Poisson , dit enfin Lacépède , n'ayant ; ni armes défensives dans ses tégu- !
mens , ni for ce dans ses membres , ni célérité dans sa natation , est , malgré sa grandeur , contraint d'avoir re- 1 cour s à la ruse pour se procurer sa I subsistance, de réduire sa chasse à des ' embuscades, auxquelles d'ailleurs sa 1 conformation le rend très-propre ; il 1 s'enfonce dans la vase , se couvre de Plantes marines , se cache entre les 1 pierres, et ne laisse apercevoir que l'extrémité de ses filamens qu'il agite ' en divers sens, auxquels il donne ( toutes les fluctuations qui peuvent ; les faire ressembler davantage à des ' Vers ou autres appâts. Les autres Pois- I sons attirés par celle apparente proie, < s'approchent, et sont engloutis par < le seul mouvement de la Lophie t Baudroye , dans son énorme gueule, ] et y sont retenus par les innombra- '■ bles dents dont elle est aimée.» Ce Poisson n est ni rare ni commun , et ( les pêcheuis disent qu'il croît avec ) beaucoup de promptitude , B. 6 , n. f io , 1 1 , p. 24, 26 , v. 5, a. 9 , i3 , c. e 6,8.
ff CtimoNECTES , qui ont comme q les Baudroyes ou Baudroies , des 11 rayons libres sur la tête, dont le pre- d mi'ç'r est grêle, terminé souvent par p une houppe, etdontles deux suivaus, « augmentés d'une membrane , sont d quelquefois très-renflés et d'autres 1 fois réunis en une nageoire. Leur corps et leur tête sont comprimés , fr leur bouche ouverte verticalement; 1 leurs ouïes sont munies de quatre ) rayons ne s'ouvrant que par un canal ,
LOP
et un petit trou derrière les pectorales ; leur dorsale occupe presque tout le dos; des appendices charnus garnissent souvent tout leur corps.
Leur vessie natatoire est grande ; leurs intestins sont médiocres et sans cœcunis. Ils peuvent remplir d'air leur vaste estomac à la manière des Tétrodons et gonfler, leur ventre comme un ballon ; à terre leurs nageoires paires, en forme de pales, les aident à ramper, beaucoup mieux qu'on ne croirait un Poisson susceptible de le faire : aussi les tiouvc-l-on parfois assez loin de l'eau sur le rivage ou l'on assure qu'ils ppuvent demeurer hors de leur clément jusqu'à deux ou trois jours , ce qui n'empêche point qu'on n'enreuconli c dans la haute mer parmi les bancs Ilot tans des Fucacées , où nous en avons souvent pêche , particulièrement entre des paquets de àargasst/rn bacciferurn. Il n'en existe guère que dans les mers Later tropicales: Linné n'en connaissait qu'une espèce ; aujourd'hui l'on eu voit au moins une douzaine dans les collections. Ce sont des Poissons beaucoup moins grand* que les Baudroies proprement dites, qui ne présentent aucun aiguillon , qui sont comprimés dans un sens différent , c'est-à dire verticalement , dont les couleurs, sans être brillantes, sont variées et ajoutent à la bizarrerie des formes.
L'Histrion , Lophins Histrio , L , Ginel. , /oc. cit. , p. i4Si; Bloch,pl. Jii ; Encvcl. , l'ois., pl. 9, f. aK ; Guaperva , Marcgraaff j Bras. îfto. Celte espèce à qui la bizarrerie de la forme et de ses mouvemens a mérité le nom qui la désigne, se trouve indifféremment clans les mers de l'Amérique et des Indes ; elle acquiert de neul à dix pouces de longueur. Sa couleur générale est d'un jaune orangé diapré de taches brunâtres, d. 1-1-12, p. 10- 11 , v. ft , a. 7, c. 10.
Le Riqcet a la Houppe , Lophins tricornis , Cuv. ; L hispidus; Schn. , i4a, variété de l'Histrion ; Lacépède , Pois. T. 1, p. 3a3, pl. i4,f. î.ïNous pouvons affirmer que ce Poisson n'es! uas
LOP 49 f.
une variété d'âge du précédent , mais bien une espèce beaucoup plus petite, que nous avons retrouvée assez fréquemment à l 'Ile-de-France, où Commerson 1 avait dessinée. C'est ce dessin tiès-exact qu'a reproduit Lacépède. Sa couleur de nankin , ses taches autrement disposées et d'un brun glauque ou bleuâtre, sa taille beaucoup plus petite, la membrane qui tei mine son filet antérieur trifurquée , et surtout les alentours de sa bouche dépourvus de toute espèce de filets , la caractérisent suffisamment.
Nous en avons conservé des individus dut ant plusieurs jours dans des vases, ayant soin de ne pas laisser l'eau se corrompre, et comme on le fait des Cyprins dorés. Ils demeuraient quelquefois des joui nées entières dans une immobilité qui les eût fait croire morts, tnttis tout-ù coup ils nageaient de la façon la plus singulière, et comme s'ils eussent marché gravement dans le Uuide dont ils étaient environnes; d'autres l'ois, se gouttant, ils venaient à la surface de l'eau où ils demeuraient exondés aux trois quarts. Ayant une fois gi aduellemenl ajoutéde l'eau douce à l'eau de mer, où nous conservions un de ces Poissons , il finit par vivre dans l'eau douce la plus pure sans y paraître souffi ir, pendant plus de huit jours après lesquels il mourut probablement d'inanition, d.
L Uni , Luphius lœvigatus , Bosc , est l'un des Chiiouecles les plus communs , et cependant il avait échappe à tous les ichthyologisles. 11 c-t aussi l'un des plus petits. Nous l'avons retrouvé à notre départ d'Kurope et à notre retour dons les parages des îles du cap Vert , parmi les Sargasses, et nous en avons également conservé un individu vivant pendant quelque temps, n. 1-0-12 , P. 10, v. 6 , A. G, c.
Le Commeusonien , Lac. , lue. cit. , pl. l4,f. 3 ; le Chironccte , Lac. , lac. cit., f. 2 ; les Lophins striatus et mur— moratus de Schaw, avec le Hérissé et le Lisse de Lacépède , Ann. du Mus. T. iv, pl. 45, f. 3 et 4 , sont d'autres es-
496 LOP
pèccs de ce sous-genre sur lequel Cuvier ;i donné un Mémoire dans le lome premier, p. 118, des Annales du Muséum .
fff Malthées , qui ont la lète extraordinairement élargie et aplatie, principalement sur la saillie et le volume du sub-opercule ; les yeux fort en avant; la bouche sous le museau , médiocre et protraclile; les ouïes soutenues par six ou sept rayons , et ouvertes à la face doisale par un trou au-dessous de chaque pectorale ; une seule pelite dorsale molle, ce qui fait encore une exception aux caractères de l'ordre ou le savant Cuvier place les Lophies. Le corps est hérissé de tubercules osseux , des baibillons y régnent tout le long sur les cotés; mais la tête C.-.1 dépourvue de layons libres, ce qui indique dans les Malthées des mœurs très-diQereules de celles des Lophies dout se composent les deux sous-genres précédens. Il n'y ^existe d'ailleurs ni vessie natatoire ni cœcum.
La Ci-iauve-Souris, Laphius Kesperdlio , L., Gmel.,/oc. cit., p. i48o; Blocb, pl. 110; Encycl. Pois., pl.
9, f. 27; Guacucuja, M uegr., Hrasil., p. 1 45 . L'un des plus vilains Poissons de la mer, presqu'en losange, hérissé de pointes, avec un museau tellement pointu qu'on l'a quelquefois nommé petite Licorne; on trouve cette espèce de Lophiedans les mers d'Amérique, particulièrement aux Antilles, où elle acquiert un à deux pieds de long.
D. 5-7, P. 19, V. 5, 6, A. 6, c. 11, là.
La Lophie de Faujas, Lac. , loc.
cit., p. 3i8 , pl. 1 1, f. ^ et 5 ; Lophius stellatus, Wahl, Soc. Copenh. T.
1 v, pl. 5 , f. 5 et 4. Cette espèce, venue au Muséum de Paris de la Collection de La Haye , n'a guère que quatre pouces de long. Très-aplatie , .sa partie antérieure est comme discoïde , terminée par un prolongement du corps eu forme de queue; lisse en dessous , toute hérissée de tubercules en dessus , e;le estencore garnie au pourtour et à la bouche qui est un peu en dessous de la partie antérieure d'autres mamelons hérissés qui
LOP
rappellent les piquans des Mélocactes. b. 5, d. 5, r. 5, y. 1 i , a. 5 , c. 7.
Les Lophies rentrent si difficilement dans la Camille ou elles ne semblent avoir été placées par l'illustre Cuvier qu'avec doute, et tout en oflrant entre eux des rapports frappans, les sous-genres qui s'y rapportent présentent de si grandes d ifférences , soit dans la direction de la compression de leur corps, soit dans la situation de leur bouche , l'absence ou la présence des appendices et de la vessie natatoire, la nudité ou l'aspérité de leur peau et leur aspect néanmoins toujours élrange, qu'il serait peutêtre à propos d'en former une famille distincte, bien plus rapprochée qu on ne l'a l'ait des Cartilagineux, ainsi que le pensait Linné; et dans laquelle les Lophies proprement dites , les Chirouectes et les Malthées seraient élevées à la dignité de genre. Nous soumettons nos doutes à cet égard au savant qui prépare une grande histoire des Poissons oii tous les points douteux de leur histoire seront éclaircis. (b.,
* LOPH10DON.m,vm. V. Paljeo-