‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 20 sur 232 · JAL · texte numérisé non relu

JAL

a.'appa, L.), qui est fort emplo) ée en nnéficcine. Le Jalap nous vient du llexique et de l'Amérique septenlrioiale. Ainsi qu'on la trouve dans le iiommerce , la racine de Jalap est en nnorceaux globuleux ou . hémisphériques , quelquefois en rouelles de jeux à Irois pouces de diamètre. Sa uurfacc externe est d'un brun sale; mou intérieur est d'une couleur moins oncée , marque de zones ou de couches concentriques emboîtées les unis ians les autres, comme les couches igneuses dans la tige des Arbres di- 30tylédonés ; sa cassure est irréguhère, offrant quelques points brillans :de matière résineuse. Son odeur est désagréable et nauséabonde , surtout [rjuand il est réduit en poudre ; sa •saveur est acre et irritante. On doit ■au docteur Félix Cadet-Gassicourt , ; une analyse très-soignée de cette raicine, publiée dans sou excellente IDisseï talion sur le Jalap. Ce chimistite a trouvé sur 5oo parties de cette racine : Résine 50': Èau a4; Extrait ;gommeux 220; Fécule 12,5; Albunmine 12, 5 ; Phosphate de Chaux 4 ; ^Muriatc de Potasse 8,i; et quelques 1 autres Sels. Le principe le plus actif du Jalap est sans contredit la Résine, qui forme environ la dixième partie de son poids total : aussi en employant cette Résine est-on sûr d'obtenir des effets plus constans que par l'usage de la racine elle-même. Le Jalap est un médicament puissamment purgatif, qui, donné à une dose un peu ■ élevée, peut déterminer des super- , purgatious violentes, l'inflammation des iniestins et d'autres accidens trèsgraves. Son usage convient surtout aux individus chez lesquels prédomine le système lymphatique , et à ceux dont la susceptibilité nerveuse est presque nulle. Ainsi plusieurs médecins en ont retiré d'heureux ef fets dans l'hydropisic ascite essentielle , dans les scrophules et pour combattre les Vers intestinaux. On doit au contraire s'en abstenir toutes les fois qu'il y a fièvre ou irritation locale violente. La dose du Jalap en poudre est d'environ trente à qua-

JAM Tarante grains pour un adulte. Il est presque toujours préférable d'employer la Résine que l'on donne à li dose de quatre à huit grains, (a. R.)

JALOUSIE, bot. fh.vn. Nom vulgaire de l'Amaranthc tricolore et d'une variété de Poires. (b.)

JAMAÏQUE, m Nom vulgaire et marchand du Venus pensylvanïca. ("•)

JAMAR. moll. Linné avait rapporté le Cône Jamar d'Adanson (Coquil. du Sénég. , pl. 6 , fig. 1 ) à son Conus Génïiitnvs ; mais ce- Cône ne pouvait être admis par la synonymie; car on voit qu'il y a confondu plusieurs espèces distinctes. Ce serait au Cône papilionacé de Lamarck qu'il se rapporterait, mais nous douions beaucoup que le Jamar soit la même espèce. (D..H.)

JAMARALCION.ois.(LcvailIant) Même chose que Jacamai alcion. V.

ce mot. (g.)

JAMBE, conch. Nom vulgaire et marchand de YOstrea isognomoii. (js.)

JAMBIFRS. bot. crypt. Paulet a établi sous ce nom une famille d'Agarics , dont l'un est le Jambier bi.anc, etFautrc le Champignon Réglisse. De tels noms ne sauraient être adoptés. (b.)

JAMBLE. moll. L'un des noms vulgaires des Patelles. (b.)

JAMBOLANA.. bot. piian. La Plante désignée par Ruruph sous ce nom reproduit par Adauson , semble être une Myrtce et même une .espèce à'Eugenia ou de Myrtus. Cependant Linné eut en vue une toute autre Plante, lorsqu'il constitua son genre J amboitjcra , auquel il assigna pour synonyme le Jambolana de Rumph : car la Plante linnéenne est une Rutacée. /". Jambolifev.a.

JAMBOLIFERA. bot. phaw. Sous ce nom , Linné établit un genre qu'il décrivit d'une manière fort obscure et auquel il assigna pour synonyme le Jambolana de Rumph. Celui-ci fut re-

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