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brisseaux à feuilles alternes, dépourvues de stipules entières et coriaces , dont les pédoncules axillaires, accompagnés de petites bractées, portent une seule (leur sur les pieds femelles,
filusieurs sur les mâles. Forster en fit c premier connaître une originaire des îles de la mer du Sud sous le nom de dJaba elliptica; R. Brown en a décrit sept de la Nouvelle-Hollande, et récemment Labillardière en a ajouté deux autres recueillies dans la Nouvelle-Calédonie {V. Sertum Âustro- Caledonicum , tab. 35 et 56 ). On en trouve aussi une dans les Indes; c'est celle que Kœnig et Roxburgh appelaient du nom générique de Ferreula; enfin R. Brown pense que le Caja si rang de Rumph {Flerbar. Arnboin. , 5 , tab. î ) appartient à ce genre.
MABEA. bot. phan. Genre de la famille des Euphorbiacées et de la Dodécandrie Monogvnie, L. Ses fleurs sont monoïques : ou observe dans les mâles un calice à cinq dents , pas de pétales, des étnmines au nombre de neuf à douze, insérées sur un réceptacle à peu près conique , et dont les anthères adnées aux filets extrêmement courts regardent en dehors; dans les femelles le calice est partagé jusque vers son milieu en cinq divisions égales, ou en six donl trois alternativement extérieures et plus courtes, le style se termine par trois branches contournées; l'ovaire globuleux offre trois loges renfermant chacune un ovule unique, et devient plus lard une capsule à trois coques.
Aublel(/-7a///. Guian. 187, tab. 554) a fait connaître deux espèces de Tilabea, originaires de la Guiatie; mais les Herbiers de ce pays en contiennent plusieurs autres jusqu'ici inédites ; ce sont des Arbustes à rameaux sarmenteux , remplis d'un suc lactescent; les feuilles, accompagnées de stipules, sont alternes , entières ou légèrement crénelées, veinées, luisantes sur leur face supérieure; les pédoncules , disposés en panicules épaissei terminales, portent soit à leur base, soit plus fiaul , une bradée glandu-
MAB Ifci
leusc des deux côtés sur ses bords; les inférieurs plus longs et moins nombreux sont simples , et soutiennent chacun une seule fleur femelle; les supérieurs se divisent en trois blanches dont chacune se termine par uue fleur mâle. (a. d.J.)
MABI ou MABY. bot. phan. (Nicholson.) Nom caraïbe de la Palate, Convolvulus Batalas , L. V. Liseuon.
MABOLO. bot. phan. Nom de pays de Y Embryopteris de Roxburgh. et Gacrtner. V. Plaqueminitr. (b.)
MABOUIA et MABOUIER. bot.
phan. Noms de pays proposés pur quelques botanistes français pour designer le genre Morisonia. y ' . ce mot.
MABOUYA. rept. saur. C'est-àdire en langue caraïbe , Diable. F'.
Gecko. (b.)
* MABRE. pois. (Uelarocbc.) Syn.
de Sparus Mormyrus , L. , dans les îles Baléares. F' ' . Spare. (b..)
* MABUHUC. bot. phan. (Camelli.JSyn. de Cassythe. Fr. ce mot. (b.)
MABURNIE. Mabumia. bot.
phan. Genre de l'Hexamirie Monogynie , L. , établi par Du Petit-Thouars ( Gêner. Nof. Madagasc. , n. i3 ) qui l'a ainsi caractérisé : calice adhérent à l'ovaire par sa base, tubuleux et muni de trois angles en forme d'ailes ; corolle remplacée par six appendices dont trois extérieurs plus grands; six élamincs réunies deux à tleux et placées devant les trois plus larges appendices ; ovaire surmonté d'un style de la longueur du tube terminé par un stigmate capîté à trois lobes ; capsule à trois loges poly spermes. Le nom de ce genre est un anagramme du Burmannia , genre dont il est tellement rappioché qu'il serait possible que la Plante qui le constitue n'eu fût qu'une espèce; elle a des tiges courtes , aphyllcs , parsemées de petites écailles et terminées par deux ou trois fleurs. Cette Plante est indigène de Madagascar. (c»,.N.)
.MABY. bot. phan. V. Mahi.
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*MACA. bot. phan. On ne peutrecounaîlrc quel est l'Arbre mentionné sous ce nom dans le Recueil des voyages, mais il est présuinable qu'il appartient à la famille des Palmiers ; c est peut-être le même que celui que Humboldt mentionne sous le nom de Macanilla de Caripe , qui paraît appartenir au genre Martinèze , et dont les fruits comme ceux du Maca sont comparés à de petites pommes, et le tronc épineux. (b.)
MACACA. kam. ( Lacépède. ) Syn.
de Macaque. (b.)
MAGACCO. mam. De ce nom que les Portugais ont appliqué d'une manière générale aux Singes, est dérivé le mot Macaque dont on a fait le nom générique d'une division des Singes de l'Ancien-Monde. V. Macaque, (is. o. ST. -h.)
MACACO. MAM. Syn. du Maki Vari , et non pas du Mococo , comme la ressemblance des noms pourrait le faire croire. /"".Maki. (is. g. st.-h,)
MACAGO. ors. Espèce du genre Tinamou. V. ce mot. (dr..z.)
MA-CADA-CALA ou MACADA- POLA. bot. phan. Syn. indou de Morinda citriodora , ou Gala-Pilava des Malabares. (b.)
MAGACUS. mam. V. Macaque.
MACAGUA. ois. Espèce du genre Faucon. P'. ce mot. Vieillot en fait le type du genre qu'il forme sous le nom spécifique d'Hétéropières , mais qui n'a point été adopté par Temminck dont nous suivons la méthode.
(DR..Z
MAC AH AL AF. bot. phan. V. Calaf.
MAC AH ANE ou MACA.NE. Macahanea. bot. phan. Aublet ( Pl. de laGuian. , 4 suppl. , p. 6) a décrit et figuré le fruit d'un Arbrisseau qu'il nomme Macakanea Guyanansis , et qu'il figure planche 371. Ce genre imparfaitement connu, et que Jussieu appelle Macanea , fait partie de la famille des Guttifères. Son fruit est une baie pyriforme. , inégale , co-
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riacc , contenant dans une seule loge de quatre à six graines ovoïdes , coriaces , placées au milieu d'une pulpe charnue et attachées à des trophospermes pariétaux. Le Macakanea Guyane/isis , Aublet, loc. oit., est un Arbrisseau de quatre à cinq pieds de hauteur; il pousse des branches sarmenteuses qui entourent le tronc des Arbres voisins; ces brandies sont garnies de feuilles opposées, lisses, vertes , elliptiques , aiguës , finement dentées et portées sur un pétiole court ; les fruits sont réunis plusieurs ensemble.
Cet Arbrisseau, nommé Macacahana par les Garipons , croît sur les bords de la Crique des Galibis : il était en fruit dans le mois de juin.
* MACAIRA ou MAKAIRA. pois.
Espèce du genre Xiphias. P • ce mot.
* MACANCO. mam. V. Maki.
* MAC AND OU ou MACAN- DOUE. bot. phan. Syn. de Morinda cilrifolia à Java ; les Portugais de l'Inde l'appellent Macanda. (b.)
MAC AN IL LA DE CARIPE. bot.
phan. ( Humboldt. )Ce qui pourrait bien être une faute d'orthographe espagnole, pour dire Mançanitla (petite pomme.) V. Maca. (b.)
MACAO, ois. V. Ara.
MACAQUE. Macacus. mam. Genre de Quadrumaues appartenant à la première division des Singes (ceux de r Ancien-Monde ou les Catarrhinins de Geoffroy Saint-Hilaire) , et intermédiaire soit par ses formes , soit par ses habitudes , à celui des Guenons et à celui des Cynocéphales.
Les dents sont, comme chez tous les Singes de l'Ancien-Monde, au nombre de trente-deux, c'est-à-dire en même nombre que chez l'Homme ; elles sont d'ailleurs semblables à celles des Cynocéphales , et ne diffèrent de celles des Guenons que par un petit talon qui termine les dernières molaires à l'une et à l'autre mâchoire , et par la forme des canines
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supérieures arrondies et non point aplaties à leur face interne, et présentant à leur face externe une dépression assez forte. L'angle facial est de 4o° environ, terme moyen; mais il se trouve plus ouvert dans certaines espèces , moins dans quelques autres. Celles-ci se rapprochent ainsi davantage des Cynocéphales , dont l'angle facial n'est guère que de 5o° environ , les premières se trouvant au contraire plutôt en rapport avec les Guenons et les Semnopithèques , où cet angle , assez variable , est toujours moius aigu. Néanmoins c'est dans la forme de la tête et du museau que nous trouverons les seuls caractères véritablement importons des Macaques , et presque les seuls aussi qui puissent servir à leur distinction. Le museau beaucoup plus gros et plus prolongé que chez les Guenons, du moins pour la plupart des espèces, est beaucoup pi us court que chez les Cynocéphales ; ceux-ci se distinguent d ailleurs parfaitement par la disposition de leurs narines terminales et tout-à-fait antérieures.
Le corps est en général trapu et épais, le col court, la tète grosse, Jes membres robustes, et l'aspect de l'Animal véritahlement désagréable et hideux. Les callosités des fesses sont très-prononcées , et la queue , quelquefois nulle, est ordinairement assez courte; elle ne devient d'ailleurs jamais, même chez les espèces où elle a le plus de force et de longueur , un organe de préheusion , comme elle l'est chez beaucoup de Singes américains ; caractère qui au reste appartient généralement a tous les genres rie l'Ancien-Monde. Enfin leurs membres , à peu près égaux , sont dans leur essentiel conformés comme ceux des Guenons ; et leurs mains sont de même pentadactyles.
Ils ont les lèvres minces , et les abajoues existent assez développées.
On peut faire à l'égard des habitudes des Macaques les mêmes re marques que nous venons de faire à l'égard de leur organisation. Généralement plus doux , plus sus-
ceptibles d'éducation que les Cynocéphales , ils sont beaucoup plus médians , plus indociles , et surtout plus lascifs que les Guenons , quelques espèces ayant plutôt les habitudes et le naturel de ces dernières , et d'autres se rapprochant au contraire davantage des Cynocéphales, tandis que plusieurs enfin se trouvent véritablement intermédiaires entre cefe deux genres. C'est ce qu'on reconnaît assez facilement lorsqu'on étudie des individus adultes et bien portans; car les jeunes , même dans les espèces qui par les développemens de l'âge deviennent le plus complètement intraitables, ont d'abord assez de douceur; les femelles sont aussi ordinairement moins empressées à nuire et moins indociles que les mâles. Du re>te les Macaques ont à tout âge beaucoup d'adresse et d'intelligence ; et quelques-uns d'ent: c eux sont même très-susceptibles d'éducalion. Tel est particulièrement le Magot, que les bateleurs habituent sans trop de difficulté à obéir avec promptitude sur un geste ou sur un mot , à danser sur la corde, et à exécuter différens tours d'adresse qui amusent et souvent même étonnent vivement les spectateurs. D'antres Macaques ne sont guère susceptibles que d'être adoucis par la domesticité ; encore quand ils deviennent adidtes , ou qu'ils commencent à vieillir, arrivet-il souvent que leur caractère change entièrement , et qu'ils deviennent tout-à-fait indociles et intraitables.
Aussi tandis que beaucoup de personnes élèvent volontiers de jeunes Macaques , cl les prennent même en affection dans cet âge ou ils ne manquent véritablement ni de grâce ni de douceur , il en est bien peu qui veuillent les conserver long-temps, et qui ne s'empressent de s'en défaire dès qu'ils sont parvenus à l'âge oii ils prennent avec leurs forces , les penchans et les habitudes qui caractérisent leur espèce. Ces Singes se sont reproduits assez souvent dans nos climats, au contraire des Guenons, cl même des Cynocéphales,
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malgré leur extrême lascivité. Cette différence tient uniquement , suivant Fr. Cuvier , à la facilité plus grande que l'on a de réunir à la fois les deux sexes, et aussi à la rapidité de leur développement. On peut remarquer cependant que la ménagerie du Muséum a plusieurs fois possédé en même temps les demx sexes de quelques espèces de Cynocéphales , et qu'elle a même encore maintenant le mâle et la femelle du Diill et du Papion , sans qu'on ait jamais réussi à les faire produire. Au contraire trois espèces de Macaques , le Maimon , le Rhésus et le Macaque proprement dit, ont plusieurs fois produit au Muséum j et sa ménagerie possède même en ce moment deux jeunes individus nés en novembre 1824, presque dans la même semaine. Fr. Cuvier a donné l'histoire de l'un d'eux , lorsqu'il n'était encore âgé que de quarante-neuf jours (Hist. Nal. Mamm. par Geoff.
Saint-Hilaire et Fr. Cuv.) , et nous reproduirons ici les principales remarques laites par ce zoologiste , en ajoutant quelques autres détails d'après nos propres observations. L'accouplevnent se fait de la même manière que chez les autres Quadrupèdes , et la gestation dure environ sept mois.
Le jeune individu a dès sa naissance les couleurs de l'adulte, seulement avec une nuance un peu plus pâle; mais ses membres sont plus grêles , et sa tête sensiblement plus grosse.
Il a dès-lors les yeux ouverts, paraît voir les objets qui l'entourent , et suivre du regard les mouvemens qui se font près de lui. Du reste, s'attachantavec les quatre mains aux poils de la poitrine et du ventre de sa mère , tenant le mamelon dans sa bouche , et ainsi toujours disposé à teter, lorsqu'il en sentie besoin, il reste pendant loug-temps à peu près immobile. La mère paraît peu gênée de ce fardeau , et marclie comme à l'ordinaire , soit à quatre , soit à deux pieds; embrassant alors et maintenant son petit au moyen d'une de ses mains antérieures. Elle lui prodigue d'ailleurs les soins les plus empres-
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ses, les plus lendres, pendant tout le temps qu'ils lui sont nécessaires, surveille avec beaucoup d'attention , et aide ses premiers mouvemens.
Cependant dès que le petit, devenu un peu plus âgé, commence à vouloir prendre une autre nourriture que le lail de sa mère, celle-ci, sans jamais cesser d'ailleurs de le soigner avec le même zèle , ne souffre pas qu'il satisfasse son désir; elle lui arrache le peu d'alimens qu'il vient à saisir, remplit ses abajoues, et s'empare de tout pour elle-même.
Le petit , dès-lors plein d'inlelligence et d'adresse , sait cependant bien prendre de temps en temps un peu de la nourriture que sa mère lui refuse. Nous l'avons vu plusieurs l'ois saisir adroitement des amandes dans la main de celle-ci, au moment même ou elle les portait à sa bouche, puis s'enfuir rapidement à l'autre extrémité de la cage , et les manger alors , en ayant la précaution de tourner le dos à sa mère. Il avait ainsi toujours le soin de s'écarter pour prendre de la nourriture, lors même que celle-ci venait à lui en présenter elle-même ; ce que nous n'avons vu qu'une seule fois , et ce qui n'arrivait en effet que très-rarement (du moins lorsqu'il s'agissait de quelque friandise). Les deux jeunes Macaques du Muséum ont maintenant (décembre 1825 ) un peu plus de treize mois , et tout porte à croire qu'ils s'élèveront parfaitement. L'un d'eux , très-faible dans sou premier âge , paraît cependant toujours assez délicat; et quoique l'un soit né huit jours environ avant l'autre, sa taille est beaucoup moins considérable. Tous deux continuent à recevoir les mêmes soins de leurs mères; et quoiqu'ils soient déjà presqu'aussi gros qu'elles - mêmes , celles-ci les portent encore souvent, et paraissent même fort peu gênées de ce fardeau.
De simples différences de proportions sont, comme chacun sait, ce qui distingue la plupart des genres d'Oiseaux; dc-là le vague de leurs caractères , l'incertitude de leurs h-
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mites , et le peu de précision de toutes les méthodes ornithologiqucs. Ue simples différences de proportions constituent de même presque uniquement , comme nous l'avons vu , les caractères du genre Macaque.
Aussi sommes-nous à son égard dans le même embarras ou nous nous trouvons continuellement à l'égard des Oiseaux. Plusieurs espèces , qui sont regardées comme de véritables Macaques par la plupart des auteurs modernes, pourraient presque tout aussi bien être considérées comme appartenant soit au genre Cynocéphale, soit au genre Guenon.
Tels sont le Bonnet-Chinois , la To-
3ue et même le Macaque proprement it, classés même dans quelques systèmes parmi les Guenons, etl'Ouanderou , rapporté tour à tour à ce dernier genre et à celui des Cynocéphales. Quoi qu'il en soit, nous placerons, comme l'ont déjà fait Desmarest et F. Cuvier, tous ces Singes parmi les Macaques. Ce genre se trouvera ainsi composé d'un assez grand nombre d'espèces répandues clans l'Afrique ou dans l'Inde ; l'une d'elles se trouve même , comme nous le verrons , jusque dans la partie la plus méridionale de l'Europe.
INous diviserons les Macaques , comme on l'a fait pour les Guenons , en plusieurs petits groupes, savoir :
les Cercocèhcs , les Maimons et les Magots correspondant aux genres Cercocèhe , Macaque et Magot de divers naturalistes.
* Les Cercocèbes.
Les espèces que nous comprenons sous ce nom paraissentvéritablement, à plusieurs égards , intermédiaires aux Macaques et aux Guenons; et Geoffroy Saint- Hilaire avait même cru pouvoir en former un genre particulier sous le nom de Gercocebej 110m que nous ne conservons ici que comme celui d'une petite division parmi les Macaques. Ellese reconnaît facilement par les proportions de la queue plus longue que le corps. Les deux premières espèces se distinguent
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en oulre par leur face étroite et allongée , leur front nu, et la disposition fort remarquable des poils de leur tête qui sont divergens et dont l'ensemble forme une sorte de calotte.
La Toque , Geoff'r. St.-Ilil. , Ami.
Mus. T. ix ; Jflacacus radiatus , Uesm.; Cercocebus radiatus , Geoff'r. , a le pelige d'un gris verdàire eu dessus avec le dessous du corps et de la queue et La partie interne des membres de couleur blanche ; le dessus de la queue est gris verdâlre comme le dessus du corps. Les poils divergens sont assez courts. Sa laillc est de dix-huit pouces environ. Celle espèce-, qui habite l'Inde, et particulier reinent le Malabar, a été établie sous ce nom par Geoffroy Saint-llilairc d'après un individu que possédait le Muséum. Quelques naturalistes avaient , il est vrai , supposé que la Toque pourrait bien n'être qu'une simple variété du Macaque Bonnet- Chinois, avec lequel elle a en effet beaucoup de ressemblance ; mais il est bien certain aujourd'hui qu'elle forme une espèce réellement distincte , comme la montré l'examen attentif de plusieurs individus amenés vivans en Europe. Du reste ses habitudes sont, suivant Desmarest , toutà-fait analogues à celles des Guenons.
Le Bonnet-Chinois , Macacus si/iicus, Desm.; Cercocebus sinicus, Geoll.
St.-Hil. (mais non pas , suivant Fr.
Cuvier, Simiasinica , L.), se distingue par son pelage d'un fauve brillant en dessus , avec la queue un peu plus brune , les favoris , la face interne des membres et le dessous du corps blanchâtres; les mains, les pieds et les oreilles noirâtres. La face est couleur de chair; seulement la lèvre inférieure est bordée «le noir. Les poils sont , dans cette espèce, gris à leur base avec leur partie terminale annelée de noiret.de jaune; disposition qui se retrouve chez le plus grand nombre des Macaques, et particulièrement chez la Toque; mais chez le Bonnet- Chinois c'est le jaune qui domine: de-là la teinte généralement
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fauve , et nou pas verdâtre de son pelage. Cette espèce a la même patrie que la Toque, et vraisemblablement aussi les mêmes habitudes.
Le Macaque ordinaire , Macacus irus, Fr. Cuv. , Mêm. Mus. T. iv; Macacus cynomolgus , Desm. ; Simia cynomolgus et S. cynocepkalus? L. , a environ un pied huit pouces jusqu'à l'origine de la queue, qui est aussi à
fieu près de celte longueur. Son péage est verdâlre en dessus , avec le dessous du corps et la face interne des membres d'un gris blanchâtre. La queue et les pieds sont noirâtres, et la face, à peu près nue , est de couleur de chair livide , avec une partie plus blanche entre les yeux. Les favoris assez courts sont de couleur verdâlre.
La femelle est un peu plus petite que le mâle, et présente quelques caractères particuliers. Cette espèce est le véritable Macaque de Buffon , et il paraît qu'on doit aussi lui rapporter l'Aigrette du même auteur. Ses moeurs sont généralement celles des autres Macaques; elle paraît cependant un peu moins indocile et moins lubrique; et c'est ainsi que nous voyons toujours à quelques différences de caractères correspondre aussi des différences dans les habitudes.
Le Macaque a face noire , Macacus carbonarius , que Fr. Cuvicr (Mainm. Lithog. , livraison de décembre 1825) vient de décrire sous ce nom , est généralement d'un vertgrisâtiesur le dessus du corps et sur la face externe des membres , avec leur face interne, les parties inférieures du corps, les favoris, les joues et la queue, gris- blanchâtre. Une légère bande noire est placée audessus de l'œil , et la face est aussi de cette couleur. Cette espèce, très-voisine de la précédente , se distingue d'ailleurs très-bien par la couleur de la face.
** Les Maimons.
On les distingue facilement par leur queue toujours beaucoup plus
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courte que le corps et quelquefois même d'une extrême brièveté.
L'Ouanderou , Buff. T. xiv ; Macacus silenus , Desm. , Simia silenus , Schreb. , L., et S. leonina, L., se distingue facilement par son pelage généralement noir, avec l'abdomen et la poitrine blancs. Il a aussi reçu de Cuvier le nom de Macaque à crinière, parce que sa tête est entourée d'une longue barbe blanchâtre et d'une crinière cendrée , et de Pennant celui de Singe à queue de Lion , à cause d'une mèche de longs poils qui termine la queue. Son visage et ses mains sont noirs, tandis que ses callosités sont rougeâtres. Sa longueur est de dix-huit pouces, sans compter la queue qui en a dix seulement. Cette espèce habile les Indes- Orientales ou elle porte les noms de Nil-Bandar , de Lowando ou d'Elwauda , etnon pasceluid'Ouanderou, que Buffon lui a composé. Elle est tout-à-fait indocile et intraitable, suivant plusieurs naturalistes. Cependant une femelle observée et décrite par Fr. Cuvier lui a paru douce et même caressante.
Le Rhésus , Audebert ; Macacus erythrœus; Macacus Rhésus, Desm.; Simia erythrœa, Schreb. ; le Macaque à queue courte, Buff.; le Maimon ou Rhésus de Fr. Cuvier, est en dessus d'un beau vert-gris roussâtre, avec les membres antérieurs et les jambes plus grises et les cuisses plus jaunes à leur partie externe. Le dessous du corps et la face interne des meinbrcssonlhlancs; et la queue, d'ailleurs courte , c*l grise en dessous et d'un vert roussâtre en dessus. La face est couleur de cliair livide; et, suivant Fr. Cuvier, on voit au milieu du front, entre les yeux, un petit tubercule dont l'apparence est celle d'une loupe et qui grossit à l'approche du rut. Le Rhésus habite les Indes , et il a les mœurs que nous avons indiquées comme celles des véritables Macaques, c'est-à-dire qu'assez doux dans le jeune âge, il devient ensuite très-lubrique et presque tout-à-fait intraitable. F. Cuvier a décrit sous le
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nom de Rhésus à face brune un Singe qui ne différa guère du Rhésus ordinaire que par la couleur brune de la face el de toutes les parties nues.
Le Maimon, Buff. T. xiv, pl. 10 ; Audeb. ; Macacus nemestrinus, Desm.; Simia nemestrina, L. ; le Singe à queue de Cochon de plusieurs auteurs, est eu dessus d'un fauve verdâtre, avec le milieu du sommet de la tète noir, cette tache descendant sur le col , le d.js et la queue en prenant une teinte verdàtre. Les joues et toutes les parties inférieures du corps sont d'un blanc roussâlre ; la queue, que l'Animal tient souvent recourbée, est grêle et courte. L'espèce habile Sumatra, ou elle porte le nom de Bariou.
Nous décrirons sous le nom de Macacus libidinosus un Singe déjà indiqué par Fr. Cuvier, qui le regarde comme une espèce nouvelle et bien distincte, et qui l'a fait ligurcr à ce titre dans l'Atlas du Dictionnaire des Sciences Naturelles ; el par Desmarest, suivant lequel il ne serait qu'un Maimon. Notre description est faite d'après un dessin, de moitié environ de grandeur, qui se trouve dans la riche collection des Vélins du Muséum.
L'individu représenté, qui est une femelle, est fort semblable au Maimon, dont il diffère cependant par ses joues d'un fauve légèrement olivâtre, comme les épaules et les membres antérieurs, et non pas blanches ou blanchâtres connue chez le Maimon.
Il a de même une sorte de calotte noire sur la lête ; et cette tache sn prolonge sur le dos et la queue, qui se trouvent, ainsi que toutes les parties postérieures du corps et la iace externe des membres de derrière, d'un brun légèrement nuance de fa ave olivâtre. La face interne des membres, soit antérieurs, soit postérieurs, semble grisâtre sur le dessin ; et le dessous du corps d'un blanchâtre qui se nuance insensiblcmenl avec le brun du corps. La face et les doigts sont à peu près couleurde chair. Enfin le corps paraît plus grêle que chez le Maimon , et la queue est à peu près
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de même longueur. Mais ce qui rend celte espèce extrêmement remarquable , c'est l'énorme turgescence de toutes les parties sexuelles pendant le rut. Tout ce qui environne la vulve, l'anus el les callosités ( et même le dessous de la queue dans presque toute sou étendue ) , acquiert un développement véritablement prodigieux, et dont il est tout-à-fait impos» sible de se faire idée , par la lluxion, quelquefois cependant assez abondante, qu'on observe périodiquement chez les autres Macaques.
Le Macaque aface bouge, Macacus speciosus , Fr. Cuvier, Mamm.
lith. , se distingue facilement par sa queue excessivement couite, sa face d'un beau rouge, et qui se trouve entourée de poils noirs; ses ongles noirs , et son pelage d'un gris vineux , avec les parties inférieures du corps et la région interne des membres, blanches : il habite les Indes-Orientales.
Le Macaque de l'Inde, Macacus Maurus, Fr. Cuv., Mamm. , lith., est encore une espèce qu'on reconnaît facilement par sa queue excessivement courte comme dans l'espèce précédente, et son pelage généralement brun-foncé; sa face, ses mains et ses oreilles sont noires. Cette cs-
Î>èce habile , comme la précédente , es Indes-Orientales ou elle a été découverte par Diard et Duvaucel.
*** Les Magots.
Cette division est très-remarquable par l'absence de la queue qui se trouve remplacée par un petit tubercule :
une seule espèce la compose.
Le M acot , Macacus i/iuus, Desm. ; Simia inuus, S. sylvanus et S. Pit/iecus de Linné et des auteurs systématiques, a quelquefois jusqu'à deux pieds el demi ; .son pelage est généralement d'un gris jaunâtre, avec les parties inférieures du corps et larégion interne des membres de couleur blanchâtre; sa face est couleur de chair livide. Le Magot est le fameux Pithèque des anciens, le Singe dont Galien a donné l'anatomic. Il est
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aujourd'hui amené très-fréquemment en Europe , où les bateleurs le dressent , comme nous l'avons dit , à divers exercices; il a du reste à peu près les habitudes des Macaques; et c'est tout-à-fait à tort qu'on l'avait rapproché des Orangs , parce qu'il manque de queue comme les espèces de ce genre. Il est répandu dans diverses régions de l'Afrique , et se trouve même jusque sur le rocher de Gibraltar en Espagne. On a vu dans ce fait de l'existence simultanée du Magot sur la côte septentrionale de l'Afrique et dans l'Espagne un indice de la réunion primitive de l'Europe et de l'Afrique ; mais , suivant d'autres , les Magots de Gibraltar sont tout simplement les descendans de quelques individus qui, s'étant échappés de domesticité, se seront acclimatés et reproduits en ce lieu.
Nous ne rechercherons pas ici si le Simia Platypigos de Schreber , le S. fusca de Shaw , le Babouin à longues jambes de Buffon, \zBrown Baboon de Fennant, et quelques autres , soul bien réellement des Macaques comme le croient plusieurs zoologistes , et à quelles espèces ils doivent être rapportés. L'examen de ces questions nous engagerait dans de longues discussions qui ne nous apprendraient que très-peu de chose d'intéressant, et rien de certain.
(is. G. ST.-H.)
MACARATNGA. bot. phan. Du Petit-Thouars, dans les Nouveaux Genres de Madagascar, en nomme aussi un qui paraît appartenir à la famille des Euphorbiacées. Les fleurs sont dioïques ; les mâles offrent un calice quadriparti ; pas de corolle; huit ou douze étamines à filets sailsans , libres, terminés par une anthère large et supérieurementaplalic, partagée comme en quatre lobes par deux sillons qui se croisent à angle droit ; dans les fleurs femelles le calice est très-petit et urcéolé , l'ovaire est surmonté par un style en forme de languette portant sur un de ses côtés un stigmate velu ; le fruit csl un follicule souvent hérissé de tuber-
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cules plus ou moins allongés; il renferme une seule graine suspendue au sommet de la loge, et dans laquelle on observe un petit embryon à radicule supère, entouré d'un périsperme charnu. L'unité de stigmate et tic loge semblerait écarter ce genre des Euphorbiacées , oii du reste il se place par l'ensemble de ses caractères , et d'ailleurs Du Petit-Thouars a rencontré une fois le fruit composé de deux coques accolées. Il n'a pas encore fait connaître les caractères des quatre espèces qu'il rapporte à ce genre, on sait seulement que trois d'entre elles croissent à Madagascar dont les habitans leur donnent ce nom de Macaranga, et qu'une quatrième a été trouvée à l'Ile-de-France ou elle porte vulgairement celui de Bois Violon.
Ce sont des Arbres ou des Arbrisseaux ré.4ueux ; leurs feuilles alternes , cordiform.es ou pellées et munies à leur base de deux glandules , sont accompagnées de stipules caduques; leurs fleurs sont axillaires ; les mâles disposées sur des épis rameux en petits pelotons dont chacun est soustendu par une courte bractée : les femelles , ordinairement solitaires , en offrent aussi une, mais plus grande et glanduleuse. (a. d. J.)
MACAREUX. Mormon, ois. ( IIliger. ) Genre de l'ordre des Palmipèdes. Caractères : bec assez court , plus haut que long, très-comprimé; les deux mandibules arquées, sillonnées transversalement , échancrées vers la pointe; arèle tranchante, s'élevant plus que le crâne; narines marginales, linéaires, presque entièrement fermées par une membrane nue; pieds courts, retirés dans l'abdomen ; trois doigts devant , entièrement palmés ; point de pouce ; ongles très-crochus ; ailes courtes ; les première et deuxième rémiges les plus longues; queue composée de seize reclrices.
Ces Oiseaux dont on a, faute de les bien connaître , beaucoup trop multiplié les espèces , se plaisent plus que partout ailleurs sur les mers glacées
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du cercle arctique; confondus avec les Guillemoîs et les Pingouins en bandes très-nombreuses, ds peuplent ces tristes régions vers lesquelles la nature semble ne porter qu'avec regret quelques regards inféconds. Les Macareux parviennent rarement jusque dans nos parages tempérés; il est vrai que le peu d'étendue de leurs ailes, quoique leur permettant d'effleurer avec assez de rapidité la surface des eaux, s'oppose à ce qu'ils effectuent de longs voyages; toutelois ces ailes, toutes petites qu'elles sont, suffisent encore pour ne pas assimiler lee Macareux à ces êtics équivoques qu'on ne sait trop dans quelle classe ranger. En effet si l'on voulait que les organes du vol fussent un attribut indispensable pour caractériser l'Oiseau , on ne pourrait regarder comme tel, ni le Pingouin dont l'aile n'est qu'une espèce de rame qui aide sa course sur les Ilots , ni le Maucliot cbez lequel on ne trouve qu'une véritable nageoire plutôt couverte d'écaillés que garnie de plumes; etdans celte liypothèselc Macareux serait le dernier chaînon qui unirait les légers habitans des airs aux nombreuses tribus aquatiques.
Nous avons vu plusieurs fois sur nos côtes des Macareux qu'y avait jetés une longue tempête; ces Oiseaux misérables, meurtris par la compression des vagues, se trouvaient hors d'étal de fuir notre approche, et se laissaient prendre sans opposer la moindre résistance. La nourriture des Macareux se compose de petits Poissons, de Mollusques, de Crustacés, et à leur défaut de Plantes aquatiques.
Ils nichent, à ce que l'ou assure , vers les pôles, dans des crevasses de rochers ou dans des trous pratiqués dans les terres riveraines par les Quadrupèdes qui y séjournent d'ordinaire. La ponte consiste en un ou deux œufs blanchâtres, tachetés de cendré , et d'un volume disproportionné en grosseur avec la taille médiocre de l'Oiseau. Cet œuf ou ces œufs reposent sur un matelas assez épais de duvet qu'entourent
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des Lichens et de faibles Plantes marines.
Macareux a aigrette, Fratercula ci/rata , Vieill. ; ALca ci/rata , Là th.; Mormon cir/ala, Temm. , Buff. , pl.
enl. 761. Parties supérieures d'un noir bleuâlre; les inférieures d'un brun obscur; front, côtés de la tête, menton et tiges des rémiges d'un blanc assez pur ; des paquets de plumes effilées partant de dessus les yeux et retombant le long du cou des deux côtés : ces plumes sont blanches a leur origine et jaunissent insensiblement; bec portant trois sillons, plus une proéminence plus épaisse; une cire cartilagineuse en forme de rosette aux angles des mandibules; pieds d'un jaune orangé foncé, avec les palmures rouges et les ongles noirs. Taille, dix-neuf pouces. La femelle est un peu plus petite; elle a l'aigrette moins fournie , et seulement deux sillous au bec. Dans les mers qui baignent d'un côté le Kamtschatka et de l'autre l'Amérique; ne s'éloignaut pas à plus de cinq ou six lieues des rochers et des îles où il se retire toutes les nuits dans des. crevasses ou dans des trous qu'ils se se sont creusés eux-mêmes à une profondeur d'un mètre environ , et dont on ne parvient à les tirer qu'après avoir essuyé des blessures assez graves , résultantes de leur bec fort acéré.
Macareux huppé. V. Starique.
Macareux Kallingak. V. Macareux A AIGRETTE.
Macareux du Kamtsciiatka. V.
Macareux a aigrette.
Macareux nu Larrador, Alca Labradorica , Lath. V. Macareux Moine.
Macareux MiTciiAG.vTcm. V. Macareux A AIGRETTE.
M acareux MoiNE,iMo/7wort Fratercula, Temm.; sllca arc/ica, Gmel., Buff., pl. enl. 275. Parties supérieures et collier d'un noir lustré; joues, un large sourcil et gorge d'un gris blancbàtre; rémiges d'un brun noirâtre; parties inférieures blanches; bec d'un bleu cendré à sa base, jaunâtre au centre et d'un rouge vif a la pointe;
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mandibule supérieure marquée de trois sillons; iris blanchâtre; bord des yeux rouge ; pieds d'un rouge orangé. Taille , douze pouces et demi.
Les jeunes ont l'espace entre l'oeil et le bec d'un cendré noirâtre , les joues et la gorge d'un cendré foncé, le large collier nuancé sur le devant du cou de cendré noirâlre , le bec plus petit , lisse , dénué de sillon , el entièrement d'un fauve brunâtre. Du nord des deux conlinens où l'espèce vit presque constamment sur les eaux et ne se montre à terre que fortuitement ou dans la saison de la ponte; en hiver on en voit arriver périodiquement sur les côtes de l'Europe tempérée ; mais ils regagnent leurs demeures glacées aussitôt que le froid est devenu moins insupportable.
Macareux du nord, Mormon glacialis , Leacb. Parties supérieures noires, avec un collier presque aussi large que celui du Macareux Moine; joues et côtés de la tête d'un blanc grisâtre; rémiges brunes; parties inférieures blanches; mandibule supérieure très-élevée avec trois cannelures profondes, l'inférieure fortement arquée ; pieds d'un jauue orangé avec la palmure rouge et les ongles noirs.
Taille , douze à treize pouces. Des mers habitables les plus voisines du pôle.
Macareux Perroquet. V. Staiuque. (DR., z.)
MACARIBO. mam. Même chose que Caribou. V. Renne à l'article Cerf. (b.)
MACARISIE. Macarisia . rot .
phan. Nom donné par Du Petit— Thouars (Plantes des îles Austr., p.
4g, tab. i4) à un nouveau genre, dont la place , dans la série des ordres naturels, est encore incertaine , et qu'il caractérise ainsi : le calice est monosépale , turbiné , à cinq divisions réfléchies; la corolle formée de cinq pétales linéaires insérés à la base du calice; les étamines , au nombre de dix , sont monadelphes par la base de leurs filets qui offrent entre chacun d'eux une petite dent
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ui semble être une étamine avortée, 'ovaire est arrondi, à cinq loges contenant chacune deux ovules; le style est simple, de la longueur des étamines. Le fruit est recouvert par le calice et la corolle qui persistent; c'est une capsule ovoïde , allongée , marquée de dix sillons longitudinaux s'ouvrant en cinq valves , septifèi es sur le milieu de leur lace interne, et appliquées contre un axe central et persistant. Chaque loge contient une seule graine ovoïde, comprimée , terminée supérieurement par uneaile membraneuse plus longue que la graine. Cette graine se compose d'un tégument coriace recouvrant un endosperme ovoïde, charnu el blanc, contenant un embryon renversé, ayant la radicule cylindrique et les cotylédons foliacés et lancéolés.
Ce genre se compose d'une seule espèce , Macarisia pyramidata , Du Petit-Thouars , loc. cit. Arbuste à rameaux dressés, nombreux, effilés, cylindriques et opposés. Les feuilles sont aussi opposées, pétiolées , obtuses, dentées; les fleurs sont petites , formant des bouquets pédonculés placés à l'aisselle des feuilles.
Ce petit Aibre croît à Madagascar , oh il a été observé par Du Petit- Thoirars. Ce savant botaniste pense que le genre Macarisia se rapproche par quelques caractères de la famille des Rhamnées. (a. r.)
MACARON DES PRÉS. bot.
crypt. (Paulet.) Syn. de Mousseron.
* MACASSO. bot. phan. Noix d'un Arbre des bords du Zaïre encore indéterminé. (b.)
* MACAVACAHOD. mam. Singe mentionné par Humboldt qui l'appelle Viduita et trop imparfaitement décrit pour être rapporté à son genre.
Ce nom de Viduita est un de ces diminutifs si employés en espagnol; il signifie petite Veuve. (.b.)
* MACBRIDÉE. Macbridea. bot.
phan. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie ,
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