TOME IX
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Nord , une dans les forêts du Caucase, une en Egypte, et une dernière au cap de Bonne-Espérance. Parmi celles qui sont indigènes d'Europe , nous mentionnerons les suivantes :
Le Macjeron commun, Smyrnium olusastrum , L. , vulgairement nommé Gros Persil de Macédoine, est une Plante qui croît dans les lieux humides du midi de l'Europe. De sa racine grosse, blanchâtre et bisannuelle, s'élève une tige rameuse, haute de près d'un mètre, garnie à sa base de feuilles Internées , à folioles ovales , arrondies , dentées et lobées; celles de la partie supérieure sont simplement ternées , et à folioles lancéolées. Les ombelles des fleurs sont d'un blanc jaunâtre ; à ces fleurs succèdent des fruits en forme de croissaut , cannelés et noirâtres. Toutes "les parties du Macerou exhalent une odeur très-aromatique. On en faisait autrefois usage comme Plante potagère , mais aujourd'hui on lui préfère soit les feuilles de Persil, soit les jeunes pousses du Céleri qui ont une saveur très - analogue , mais plus agréable. Quant aux propriétés aniiscorbuliques de ses feuilles, el à la vertu cordiale et carminative de ses akènes , elles n'ont rien de bien spécial , el elles le cèdent même en énergie à plusieurs autres Ombellifères.
Le Maceron per folié , Smyrnium pcrfulialum , L. , est une fort belle espèce dont la racine est napiforme et vivace; la tige droite, haute de plus d'un demi-mètre , ordinairement simple, glabre et striée- Elle possède des ieuilles radicales , Internées , à folioles arrondies et crénelées ; celles de la, tige sont coidiformes, scssiles, embrassantes et comme pei foliées. Les fleurs sont jaunes et forment des ombelles composées de cinq à sept layons. Celte Plante croît eu Provence, en Esp igne, en Italie et en Hongrie. Elle se cultive avec facilité sous le climat de Paris. Nous eu avons même vu un grand nombre d'individus croissant spontanément dans les terrains incultes qui avoisinenl l'Ecole de JJolanique du Jai>
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clin du Roi, et qui provenaient sans doute de graines échappées de celuici. (G..N.)
MACHjERINE. Machœrina. bot.
phan. Genre de la famille des Cypéracées , établi par Valh (E/iumer.
Plant. , 1 , p. 208) pour le Schœnus reslioides de Swartz ( Fl. Ind.-Occid. , 1 , p. io4). Ce genre a ses fleurs polygames et 'paniculées ; ses épillels sont pauciflores , composés d'écaillés imbriquées et un peu écartées; chaque fleur se compose de deux squames ovales , lancéolées , de trois étamincs et d'un pistil entouré de soies bypogynes. Le Machœrina reslioides , Yahl , loc. cit., est une Plante vivace originaire de l'Amérique méridionale. Son chaume est dressé , très-simple, fol lement comprimé , triangulaire et articulé à son sommet; les feuilles sont radicales , larges , glabres, sans nervures et assez semblables à celles de V Iris germanica ; leur bord est ferrugineux. Le chaume n'en porte qu'une seule. Les fleurs sortent d'une écaille en forme de spathe.
MACH/ERIDM. bot. phan. Ce genre, de la famille des Légumineuses , a été établi par Persoon (Enchirid. , 2 , p. 276} qui l'a placé dans la Diadelphie Décandrie , L. En l'adoptant, Kunth {Nov. Gen. et Spcc.
Plant. œquin. , 6, p. 091) lui a imposé les caractères suivans : calice campanulé , à cinq dents et accompagné de deux bractées ; corolle papilionacée ; étamines réunies en un seul tube fendu (selon Aublet) ou diadelphes (selon Jacquin); ovaire stipité ; stigmate simple , aigti 5 légume stipité, indéhiscent, finissant en une aile membraneuse , cultiïforme , et ne contenant qu'une seule graine réniforme.
Ces caractères ont été composés d'après ceux donnés par Aublet et Jacquin , pour différentes Plantes que es derniers auteurs rapportaient au cenre Nissolia de Linné. Le nombre ge ces espèces n'est pas considérable ; d ne s'élève qu'à sept ou huit. Ce sont es Arbres ou des Arbrisseaux qui
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croissent tous dans l'Amérique méridionale et les Antilles. Celles que Persoon a indiquées comme indigènes de l'île de Madagascar ne sont pas assez bien décrites pour être rapportées avec certitude au genre Machœrium. Leurs branches sont sarmenteuses , volubiles , garnies de feuilles alternes , imparipinnées , à trois à six folioles alternes, accompagnées de stipules pétiolaires, caduques. Leurs fleurs sont disposées en grappes paniculées au sommet des rameaux. Elles ont une couleur violette, et chacun de leurs pédicelles offre une bractée à sa base. L'espèce ue l'on doit considérer comme type e ce genre. est le Machœrium ferrugineum , Persoon , ou Nissolia quinata d' Aublet. De Candolle (Prodr. Sjst.
eget., 2, p. 258) ne considère le genre Machœrium que comme une section du Nissolia, tout en inclinant néanmoins pour sa séparation. Il en a éloigné le Nissolia arborea de Jacquin , proposé par Kunth comme espèce de Machœrium. (G..N.)
* MACHALEB. bot. phan. (Rauwolf. ) La Noix de Ben ou du Moringa. V, ce mot. (b.)
MACHAN. MA M.. Quelquesanciens voyageurs ont désigné sous ce nom la Panthère ; il n'est probablement qu'une corruption del'espagnol JWa/zc/ïada, qui signifie tachetée. (b.)
MACHANE. bot. phan. Pour Macahane. F. ce mot. (u.)
* MACHAON, ins. Nom scientifique du grand Papillon à queue, de Geoffroy , l'une des plus belles espèces de l'Europe oii elle vit sur les Ombellifères. (n.)
MACHAONIE. Machaonia. bot. phan. Humboldt et Bonpland {Pl.
yEquin., 1 , p. 101 , t. 29) ont appelé ainsi un nouveau genre de la famille des Rubiacées et de la Pentandrie Monogyuie , L., voisin du Knoxia , et qui offre les caractères suivans : le tube du calice est adhérent avec l'ovaire infère ; le limbe est à cinn divisions assez courtes ; la corolle est
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i monopétale , infuudibuliforme , à
i cinq divisions , velue à l'entrée du tube ; les étamines , au nombre de
i cinq, sont insérées au bautdu tube et saillantes; l'ovaire esta deux loges contenant chacune un seul ovule pendant. Le style se termine par un stigmate bifide. Le fruit est une capsule cunéiforme , allongée, couronnée par le limbe du calice , à deux loges et à deux coques monospermes, coriaces, indéhiscentes. Ce genre se compose d'une seule espèce, Machaonia acuminata , Humh. et Bonpl. , loc. cit. , t. 29. C'est un grand Arbre très-rameui; et très-touffu , dont les feuilles opposées sont péliolées , obovalcs, acuminées , très-entières , accompagnées de deux stipules inlerpétiolaires. Les fleurs sont petites , blanches , disposées eu panicule terminale et très-rameuse. Ce bel Arbre est cultivé dans les rues de la ville de Guayaquil , dans la province de
'Quito. Il fleurit en février, (a. b.)
MACHE, bot. phan. Nom vulgaire des Valérianelles et plus spécialement de la Valeriariella olitoria , dont on mange les feuilles en salade.