‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 39 sur 232 · JON S · texte numérisé non relu

JON S

Les tiges sont nues ou feuillées, quelquefois articulées , munies de feuilles cylindriques. Les fleurs sont généralement petites et disposées en panicule; rarement elles sont grandes 'et solitaires.

De Candolle a retiré du genre Juncus de Linné , toutes les espèces qui ont les feuilles planes et la capside uniloculaire, poui en former un genre particulier sous le nom de Luzula.

Desvauv, dans le Journal de Botanique, a divisé le geme Juncus de De Candolle en quatie genres, savoir :

Marsiposper/num qui a pour type le Ju/icus grand ijlorus , Jiostkovia , le Juucus magellanicus , Cepha/oxis et enfin Juucus. Mais les différences sur lesquelles ces geures sont fondés sont trop peu importantes pour que ceuxci aient pu être adoptés. Dans une Monographie que va publier le docteur De Laharpe , de Lausanne, ou compte soixante- dix - neuf espèces. Réparties sous toutes les zones , dit ce jeune botaniste, et à des hauteurs variables, alpines sous L'équateur, préférant les plaines et 1rs montagnes sous la zone tempérée, les diverses espèces de ce genre habitent particulièrement les lieux marécageux de l'Europe, des deux Amériques et de la Nouvelle- Hollande; quelques-unes n'abandonnent jamais les bords de la mer et des grands lacs ; d'autres ne peuvent vivre et se reproduire qu'à côté des glaciers des Alpes et des neiges du pôle ; certaines entin, vraies cosmopolites , se reuconlreut partout sous les pas du botaniste.

Parmi les soi\ante-di\-ueuf espèces actuellement connues , trois seulement habitent indistinctement toutes les zones cl tous les climats ; ce sont li s Juucus commuais , maritimus et Bufonius. L'Europe en contient trent,:-unc espèces; l'Amérique méridionale, quatorze; l'Amérique septentrionale, vingt-six; la Mou velle-liollande, douze; la Barbarie et les îles Canaries, quatorze; l'Asie, huit; le cap de Bonne-Espérance , sept; les hautes Alpes et la Laponie , dix ; enlin quatorze sont communes à l'Eu-

rope et à l'Amérique septentrionale.

Aucune des espèces de ce genre n'est cultivée dans les jardins. On fait avec les feuilles de plusieurs espèces et particulièrement du Juncus glaucus , des liens fort employés dans le jardinage. (a. à.)

L'on a étendu le nom de Jonc à des Plantes qui n'appartiennent pas à ce genre; ainsi l'on à vulgairement appelé :

Jonc carré, un Souchet dont la tige préseule quatre angles.

Jonc des Chaisiers , le Scirpus lacustris.

Jonc a coton ou de soie , les Linaigretles ou Eriophores.

Jonc cotonneux. F. Tomex.

Jonc d'eau , les Scirpes , Sckœnus , etc.

Jonc épineux ou marin, Wlex europœus.

Jonc d'Espagne , le Spartium junceum.

Joncd' étang, le Scirpus lacustris,h.

Jonc faux, les Triglochins.

Jonc fleuri, le Butomus umbellatus , L.

Jonc des Indes , les cannes faites avec le Rotang.

Jonc marin. V. Jonc épineux.

Jonc a Mouches , le Senecio Jacobceus , L

Jonc du Nil, le Cyperus Papyrus , L.

Jonc odorant, X Andropogon Sc/iœnanihe et X Acorus verus.

Jonc de la Passion, la Massette (Typàa.) (R.)

JONC DE PIKRRE. Juncus Lapideus. PoLYi*. Mereati donne ce nom à uue Caryophyllie fossile, landis que d'autres or'y clographes rappliquent à des Tubipores pétrifiés, (laal.x.)

* JONCAGINÉIÎS. Juncagiiieœ.

■rot. fhan. Famille naturelle de Plantes mouocotylédones à élamiues hypogyncs , prop'osée par le professeur Richard (Méra. Mus., i, p. 365) pour quelques genres autrefois placés dans la famille polymorphe des Joncs de Jussieu. Les Joncaginérs, qui se com-

posent des genres Triglochin , Scheu- " chze/ia et Lilœa , peuvent être caractérisées de la manière suivante : les fleurs sont hermaphrodites ou unisexuées, munies d'un calice ou nues.

Dans les (leurs hermaphrodites on trouve ordinairement six étamines à filamens Irès-conrls, à anthères cordiformes et biloculaires. Le centre de la fleur offre de trois à six pistils réunis entre eux et plus ou moins soudés par leur côté interne. Leur ovaire est libre , à une seule loge contenant un ou deux ovules dressés; le stigmate est ordinairement sessile. Dans les fleurs unisexuées , les mâles se composent d'une seule élamine accompagnée d'une écaille, et les fleurs femelles d'un pistil nu. .Le fruit est un akène ou une capsule renflée et débiscente, qui contient uue ou deux graines dressées. Ces graines se composent d'un tégument propre et d'un embryon dressé, ayant la même direction que la graine, c'est-à-dire dont la radicule correspond au bile.

Cette pépite famille ne se compose , ainsi que nous l'avons dit, que des seuls genres Triglochin et Scheuchzeria de Linné , Lilœa de Bonpland.

Leurs espèces sont de petites Fiantes aquatiques , vivaut sur le bord des étangs et dans les endroils marécageux. On pourrait considérerl'organisation des deux genres Triglochin et Scheuchzeria sous un autie point de vue , et regarder leurs fleurs comme étant également unisexuées et monoïques. Eu effet, dans les espèces de Triglochin, les six étamines pourraient être regardées chacune comme autant de fljurs mâles monandres, et les six pistils comme autant de fleurs femelles. Celte opinion nous paraît d'autant plus vraisemblable, que ces six étamines ne sont pas placées sur le même plan el qu'il y en a I rois plus intéi ieurfes et trois plus extérieures. V- les mots Tiîiglochin et ScHEUciizEtuA où cette opinion sera développée.

Les Joucaginées viennent naturellement se placer entre les Nayades et les AHsmacécs. Elles se distinguent

es premières par leurs graines dresses et leur embryon ayant la même ilirection que la graine, tandis que lans les Nayarles la graine est reu- .rersée et l'embryon a une direction apposée à celle de la graine ; dans ces Alismacées, les graines sont sutuiales et l'embryon est recourbé en cer à cheval. (a. h.)

JONCÉES. Junceœ. bot. piian.

luette famille , telle qu'elle a été limit-ée par Ue Candolle et plus récemment par R. Browu [Prodr. Fl. ftov.- \Holl., 1 ,p. 25;), appartientau giouoe des Plantes monocotylédones à .iilamines périgynes , et peut être ainsi caractérisée : fleurs hermaphrodites , irarement unisexue'es et monoïques.

Calice profondément divisé en six lainières glumacées , disposées sur deux rrangées. Etamincs au nombre de six, attachées à la ba-e des divisions du ccalicc , quelquefois , mais plus rarement, an nombre de tiois seulement Kfjgti répondent aux trois divisions lÎu calice. Ces étamines ont leur* fifilets subulés et leurs anthères à deux l'ioges. L'ovaire est libre au fond de Ua fleur. 11 est taniôl à une , tantôt à ilrois loges contenant chacune une ou ['plusieurs graines. Il se termine à son •sommet pai un stvlc simple que surnmontent trois stigmates filiformes ou uun stigmate unique et trilobé. Le ffruit est sec, capsulairc, à une ou ttrois loges, s'ouvrant en trois valves •septifères sur le milieu de leur face ■interne. Quelquefois il est indéhiscent cet monospurme par avoitement. Les gamines sont revêtues d'un tégument I propre , membraneux , qui , selon R. iBrown , n'est jamais crustacé, ni de écouteur noire. Elles contiennent un eeodosperme charnu ou cartilagineux cdans lequel est renfermé un embryon [presque cylindrique.

Les Joncées sont des Plantes ani nuclles ou vivaces, nues oufeuillées , aayant en général les feuilles engaîinantes, planes ou cylindriques. Les I fleurs sont généralement petites, disposées en grappes, en particules ou en icimes.

JON 8f.

Les genres qui appartiennent à cette famille sont : Juncus, D. C. ; Luzula , D. C. ; Abama , Adanson.

R. Brown y a joint les suivans :

Xerotes , Dasjpogon et Cafectasia cjui sont nouveaux. Il a ajouté à la fin de cette famille comme ayant de l'aflinité avec elle, les genres Flagellaria, L. ; Philydrum , Banks, et Burmannia , L. Un jeune botaniste très-distingué de Lausanne , De Laharpe , que nous avons cité en parlant du genre Jonc, a lu à la Société d'Histoire Naturelle de Paris un Mémoire fort intéressant contenant une monographie détaillée des genres Jurions , Luzula et slbama qui, selon lui, sont les seuls qui entrent dans la famille des Joncées. Ce travail doit êtreimpi imé dans le troisième volume des Mémoires de la Société d'Histoire Naturelle. (a. r.)

* JONCŒR. bot. pu an . L'un des noms vulgaires du Spartium junceum , L. (b.)

JONCINELLE. bot. phan. Des botanistes ont proposé ce nom pour désigner le genre E/ïucaulon. fr. ce mot. (b.)

JONCIOLE. iiot. piian. Le genre Apliyllanlhe a reçu ce nom dans le Dictionnaire de Dé'tervil le. f. Aphyllantiie. (b.)

JONCOIDES. bot. phan. Syn. de Joncées. On a aussi proposé ce nom pour désigner le genre Luzule. V. ce mot. (b.)

JONCQUET1A. bot. phan. Schreber appelle ainsi le genre Tapira d'Aublet. V. Tapira. (a. h.)

JONCS. Junci. bot. phan. Famille qui , telle qu'elle avait été établie par Jussieu dans son Gênera Plantarum , a été divisée, par suite des travaux de plusieurs botanistes modernes , en plusieurs autres très-distinctes. Ainsi, dans la premièresection renfermant les genres à ovaire unique , à capsule triloculaire et à calice glumacé, on trouve les genres Eriocaulon , liestio et Xyris qui for-

ment la famille des Resliacées de R.

Brown ; dans la seconde section , dont le calice est semi -pélaloïde , sont les genres Callisia , Comrnelina , Tradescantia formant avec quelques autres les Commélinées de R. Brown; dans la troisième section , le genre Butomus forme le type des Bulomécs du professeur Richard, les genres Damasoriium , ALisma et Sagiltaria les vraies Alismacées. Parmi les genres de la quatrième section, le Cabomba est devenu le type des Cabombées du professeur Piichard , le Scheuchzeria et le Triglochin appartiennent aux Joncagiuées, et enfin les genres Narthecium , Helonias , Melanthium.y Fe rat ru m et Colchicrirn constituent la famille des Colchicacées de De Candolle. Il résulte de -là que les genres qui formaient la famille des Joncs de Jussieu , constituent aujourd'hui huit familles naturelles distinctes , savoir : les Rcstiacées , les Commé;inées , les Butomées, les Alismacées , les Cabombées , les Joncaginées, les Colchicacées et les Joncécs proprement dites. P~. chacun de ces mots, (a.r.)

JONDRABA. bot. phan. (De Candolle.) V . Biscutelle.

JONÈSE. bot. phan. Pour Ionésie. fr. ce mot. (g..n.)

JONGEKMANNE. bot. ckyft.

Pour Jungcrmanne. V. ce mot. (u.)

JONGIE. bot. phan. Pour Jungie.

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