‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 80 sur 232 · KO A · texte numérisé non relu

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«l'un mufle assez étendu vers le front ; les oreilles sont arrondies, et l'œil est à peu près châtain ; nous notons celte couleur parce qu'elle se retrouve également sur toutes les figures du Phascotarclvs que nous avons • vues. Il paraît certain qu'il n'existe de canines qu'à la mâchoire supérieure; mais on n'est pas d'accord sur leur nombre, non plus que sur celui des molaires. Cuvier a décrit et même figuré ce genre dans son Règne Animal, en lui conservant son nom de pays, Koala. Il nous apprend que le Koala passe une partie de sa vie sur les Arbres , l'autre dans des tanières qu'il se creuse à leur pied , et que la mère porte long-temps son petit sur son dos ; ce qui s'acujrde bien avec ce que nous avons rapporté précédemment d'après Blainville, et ce qui le confirme entièrement; mais que penser de ce qu'ajoute l'illustre piofesseur? Suivant' lui , le pouce manquerait au pied de derrière , et le pelage serait de couleur cendrée. Cette dernière circonstance peut assez bien s'expliquer parla supposition que les deux naturalistes ci-dessus mentionnés auraient connu deux espèces différentes, l'unccendrée, l'autre brune; supposition qui même ne serait pas sans quelque fondement, d'à ulant plus que les oreilles ont une forme beaucoup moins arrondie dans la figure de Cuvier que dans celle de Blainville.

Nous remarquerons d'ailleurs que le Vélin du Muséum représente le Koala de couleur cendrée , et c'est aussi cette couleur que lui a supposée Goldfuss en le figurant (Mammif. , bcah. , 1817) sous le nom de Lipunts ciriereus : réunion de circonstances qui ne permet pasde douter de l'existence de Koalas cendrés. Quoi qu'il en soit, on a encore beaucoup plus de peine à concevoir une dissidence d'opinions sui' un caractère aussi impoi tant et aussi tranché que celui de l'absence ou de la présence du pouce, surtout quand, suivant Blainville, ce doigt aurait un volume considérable. L'auteur du dessin d'api ès lequel Cuvier a fait sa description,

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aurait-il omis le pouce , et causé ainsi une erreur? Il est difficile de croire à une pareille inexactitude. Mais comment imaginer aussi que le pouce ait pu être ajouté dans la figure de Blainville, figure exécutée avec uii grand soin? Une addition ne seraitcllepas encore beaucoup moins vraisemblable qu'une omission , si grave qu'elle pût être? On n'admettra pas d'ailleurs qu'un naturaliste aussi exact que Blainville ait pu , au sujet d'un Animal qu'il a vu lui-même, commettre une aussi grave erreur.

Aussi , à moins de vouloir que le Koala et le Phascolarclos soient des Animaux tout-à-fait différens, et dé genres entièrement distincts, ce qui ne nous paraît guère plus vraisemblable , il semble difficile de ne pas se ranger à l'opinion de Blainville , et de ne pas admettre avec lui que le genre Koala ou Phascoîarctos a un pouce assez gros, opposable aux autres doigts, et non onguiculé. (is.O.ST.-n.)

KOB. m.vm. Espèce du genre Antilope , différente du Koba , mais qui habile aussi le Sénégal, où elle est connue sous le nom de petite Vache brune. T~. A?;til6fe. (js. g. ST.-ïi.)

KOBA. mam. Syn. d' Antilope du Sénégal. V. ce mot. . (fi.)

* KOBALTBLUTHE. min. (Wcrner'.J V- Cobalt.

* KOBEZ. ois. Espèce du genre Faucon. V. ce mot. (b.)

KOBRESIA. bot. phax. V. Coït RÉSIE.

KOCHIA. bot. fha». Genre de la famille des Cbéuopodécs, et de la Pentandrie Digynie, E., établi par Koth (in Schrad. Journ. 1800, at p. â07, t. 11) et adopté par Rob.

Brown {J^rodr. FL Nov-Holland., p.

4og) qui l'a ainsi caractérisé : périanthe monophyllc, quinquéfide, les découpures appcndiculées ; cinq élamines insérées à la base du périantbe; ulricule déprimé , renfermé dans celui-ci; graine horizontale à tégument simple', dépourvue • d'albumen , ou

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n'eu contenant seulement qu'une 1 faible quantité ; embryon courbé , i non spiral. Ce genre , constitué aux . dépens ries Salsola de Linné , est : susceptible, selon R. Brown , d'être I subdivisé en deux , savoir : 'Kochia, i dont les appendices du périanthe sont , subulécs, épineuses , et la graine dépourvue d'albumen; ff- illemelia , ■ dont les appendices sont membraneux et dilatés , et les graines munies d'un albumen peu abondant. Ces divisions n'ont été employées que comme sections d'un même genre par Schultes [System, t'eget. 6, p. 244).

Cet auteur eu a décrit , d'après Rotli, Schrader et Brown , douze espèces dont plusieurs avaient appartenu au genre C/tenopodium. Ce sont des Plantes herbacées , qui croissent dans les lieux sablonneux , humides, et en général salés , de l'Europe et de la Russie asiatique. (g..n.)

KOELERIE. Kœleria. bot. phan.

Willdenow {Sp., pl. 4, p. 75o) a fait sous ce nom un genre nouveau que Poileau avait décrit auparavant sous celui de Rurnea. Persoon s'est servi du nom de Kœleria, pour désigner un genre de Graminées

?ui pour son port se rapproche des hléoles et des Vulpins, tandis que par ses caractères il a de l'analogie avec les A ira et les Avoines. Sa lépicène est à deux valves comprimées en carène, contenant de deux à cinq fleurs; leur glume se compose de deux valves , l'extérieure qui est entière à son sommet porte un peu au-dessous de sa pointe une petite arête courte; l'intérieure est bifide. Le fruit est nu, c'est-à-dire non enveloppe par la, glume. Pcrsoon a réuni dans ce genre peu naturel le Poa cristata de Linné, 1' ' Aira vallesiaca d'Allioni , le Festitia phleoides de Villars , VÀira pubescens de Vahl. De Candolle y a ajouté le Festuca calycina de Lamarck et deux espèces nouvelles qu'il a nommées Kœleria albescens et Kœleria macilenta. Beauvoisy a également joint quelques autres espèces prises dans les géni es Pua, Phalaris clFes- 'uca. { a. K.)

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K.OELLEA. bot. ru an. Biria , dans sa Dissertation sur les Renonculacées publiée en 1 8 1 1 , a nommé ainsi un genre qui était établi depuis 1807 par Salisbury, sous le nom d'Erant/iis. Le genre Robertia de Mérat ( Flore Paris. 181a) est encore le même que celui-ci. K. Eranthis.

KOELLIA. bot. riiAN. Le Thymus Virginicus , L. , était nommé Kœtl'ta capitata par Mœnch. ; mais cette Plante a été placée par Michaux (lïor. Boreali-A mer. a, p. 6) dans le genre Brachy sternum que l'on a réuni au Pycnanthemum du même auteur.

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