MELINE, CANS ET ('.'. LIBRAIRES-ÉDITEURS
PLACÉE. Placea. bot. Genre de la famille des Amaryllidées, insliliié par Miers, dans la relation de son voyage au Chili, vol. 2, p. 529, avec les caraclèies suivants : périgone pélaloïde, t'pygine, subdécliné, à six divisions égales, linéaires, oblongues, spalulées, niucronées au sommet, réflécliies, les deux inférieures largement divariquées; couronne liexaphylle, bien déclinée, à folioles presque droites, naissant d'un disque épigyne, Ijnéari-spatulées, carénées cxiérieuremeiil, échancrées au sommet; six étamines à filaments fortement déclinés, dont trois alternes, un peu plus longues; anthères versatiles, obovales, échancrées en bas, avec le dos bombé; ovaire infère, trigone, à trois loges; style simple, décliné et recourbé au sommet; stigmate en massue renflée, obtus et creux.
Placée ornée. Placea ornata. Péiianlhe un peu épais, blanc, avec chaque foliole mar(|uée de quatre raies longitudinales ronges, qui se ramifient d'un seul coté; couronne blanche, avec le sommet d'un rouge de grenade. Les feuilles sont linéaires, luisantes, binaires, radicales : la côte médiane est saillante et obtuse en dessous; la hampe nail. au mil ieu de ces deux feuilles, d'un bulbe allongé de la grosseur d'une forte noisette, elle est delà longueur des feuilles et se couronne d'une ombelle de six Meurs portées chacune sur un pédicelle garni d'une squammule brunâtre : les squammes sont beaucoup plus grandes que les squammules, au nombre de deux, qui enveloppent l'ombelle avant Pin- Horescence. Du Chili.
PLACENTA. zooL. Tous les anatomistes désignent sous ce nom une niasse molle, spongieuse, vasculaire, formant l'une des parties les plus importantes de l'œuf des Mammifères, qui, d'une part, adhère aux parois de l'utérus, et de l'autre communique avec le fœtus au moyen du cordon ombilical auquel il donne insertion à son centre, et qui sert, pour ainsi dire, d'intermédiaire entre la mère et l'embryon. /-'. Œuf.
En botanique, on a donné le nom de Placesta à la partie inférieure du péricarpe à laquelle les graines sont attachées. F. TKuriiospEBUE.
PLACENTAIRE, bot. Le professeur Mirbel appelle ainsi la réunion de plusieurs placentas. (^. Tropho-
SPERJIE.
PLACENTULE. Placentula. MOii. Ce genre fut pro- ' posé par Lamarck, d'abord sous le nom de Pulvinule, I puis sous celui de Placentule qu'il a conservé. Férus- I sac, cependant, le confond avec les Lcnliculines, et I d'Orbigny fils, d'après des observations nouvelles, rapporte à son genre Nonionine {T. ce mol) les deux seules espèces de Placentules décrites par Lamarck.
PLACIUA. BOT. (Gaza.) Synonyme de Qiiercus pednnculala, Willd. y. Coèive.
PLACINTIIIUM. BOT. (Liclicns.) Syn. de Patellaire. PLACOBRANCHE. Placohratirhus. moll. Genre de Gastéropodes nudibranches, établi par Van llasselt pour un Mollusque mou, de la côte de Java, qu'il considère comme voisin des Doris. Caractères : corps trèsdéi>rimé, formant avec le pied, non distinct, une sorte de lame un peu gibbeuse au milieu; tète distincte, arrondie en avant, avec un appendice ou tentacule concave en dessous et de chaque côté ; yeux rétractiles, très-petits, fort rapprochés sur le milieu de la tête; bouche inférieure, avec une paire de tentacules labiaux, presque aigus, sans trompe; branchies découvertes et formées par des lamelles très-fiues, serrées, divergeant antérieurement, mais partant d'un centre commun; anus supérieur à droite de la gibbosité dorsale, orifices des organes de la génération distants, celui de l'oviducle à droite, en avant de l'anus, celui de l'appareil excitateur mâle, à la base du tentacule droit.
Pi.ACOBRANCHE OCELLÉ. PUicobianchus ocellalns, VanHasselt, Bull, des scienc, octobre 1824, p. 241. La partie inférieure des côtés du corps, ainsi que la télé, sontd'un vert olive et bordées d'une série d'ocelles entourés d'un cercle noir; le resle des côtés présente des ocelles blancs dont le centre est noir; les branchies sonl vertes. La longueur totale du corps est de dix centimètres.
PLACODE. Placodes. iNS. Coléoptères pentamères ; genre de la famille des Clavicornes, institué par le doc-
leur ÉiiclisoM dans sa monographie des Histéroïdes. Caractères : mandiliules cxerles , égales et dentées; menton transverse, incisé au milieu du sommet; tige des antennes épaisse, le l)oulon presque orbiculaire et comprimé; fossettes dans lesquelles se logent les antennes profondes; prosternum arrondi postérieurement; jambes antérieures dilatées, les postéiieures subhidentées, garnies de quelques épines disposées sur deux rangs; ongles divisésjen deux branches égales; avant-dernier segment de l'abdomen dorsal, déclive et un peu incliné sur le dernier; corps oblong et déprimé. Le type de ce genre est un insecte nouveau de l'Afrique méridionale, Placodes caffer, Érichs. 11 est d'un noir brillant, avec une seule strie sur le corselet ; les élytrcs ont quatre stries dorsales , les plus internes un peu effacées et ne s'étendant pas jusqu'au bord antérieur. Taille, six lignes.
Un autre genre Placodes a été formé par le docteur BoJsduval, dans l'ordre des Lépidoptères nocturnes, pour une Noctuelle assez rare, que Oclisenheimer avait lilacée dans le genre Hadena. Selon Boisduval, son genre Placodes se distingue de tous ceux de la famille des Nocluelliens par un corps plus grêlp;par des palpes très-courtes, à peine relevées, ayant leur dernier article grêle et un peu infléchi; enfin par des antennes simples dans les deux sexes. Le type de ce genre est le Noctiia amelhyslma, Hubn.; Hadena ainethystina, Ochs.; Duponchel, Papil. de Fr., t. vi, p. 528, pi. 9-3, f. ô.Les ailes antérieufcs sont d'une couleuraméthyste, variée de brun-fauve; les secondes ailes sont d'un gris pâle. Taille, quatorze lignes d'envergure. Cette espèce se trouve en Allemagne.
PLACODIA. EOT. {Lichens.) Sous genre des Lecanora d'Acharius {Lich. unlv., p. 422), renfermant les espèces à thalle cruslacé, un peu aplati, formé de lobes soudés, divergents. F. Pi.acodier et Squ\hmar[a.
PLACODIER. Placodium. eot. (Lichens.) Ce genre, intermédiaire entre les Lécidées et les Circinaires, a été ainsi caractérisé (Fée, Méthode lichen., p. 40, tab. 11, fig. 9) : thalle orbiculaire, étoile, formé de sqiiamraes adhérentes, indistinctes au centre, figuré en folioles vers la circonférence; apothécies marginées, discoïdes et à marge concolore, situées vers le centie. Hoffjnann est le créateur de ce genre qui a été ado|)lé par De CandoUe (FI. franc.); il est formé aux dépens du genre Lecidea d'Acharius, et renferme des Lobai ia et des Psora d'Hoffmann , des Gessoidea de Venlenat. Les Placodiers croissent sur les pierres et sur les murs, rarement sur la terre, plus rarement encore sur les écorces. Le thalle est presque toujours aplati et tarlareux; le centre est indistinct, mais l'extrémité est figurée en folioles soudées et épaisses, qui se confondent au centre, eji une masse indistincte, sous-pulvérulente; c'est sur cette partie seulement que se fixent les apothécies.
Pi.acodier caivescent. Placodium canesceus, De Cand., FI. fr., sp. 1028 ; Fée, Ess. crypt., pi. 2, fig. 9; Lecidea canescens, Ach., Synops. Lichen., p. 34. Thalle blanchâtre, orbiculaire, farineux ou très-raboleux, à folioles lobées, appliquées, soudées entre elles; aiiolhécies planes, puis convexes, orbiculaires, d'un
noir bleuâtre. Celle espèce est très-commune; on la rencontre rarement avec les scutelles. Elle se fixe assez souvent sur les pierres.
PLACODION. BOT.Browne a introduit ce genre parmi les Lichens, mais il n'a pu être conservé; il renfermait des Stictes et des Peltigères, que Dillen a figurés, tab. 27 et 28, sous le nom de Lichenoides.
PLACOMA. BOT. (Gmclin.) Pour Plocama. f^. ce mol.
PLACOMUS. POLTP. Oken a formé, sous ce nom, un genre aux dépens des Gorgones; le Gorgonia Placomns en est le type, et il contient en outre les Gorgonia suberosa , ladicala, mollis et coralloides. Ses caractères sont : tige fibro-ligneuse, avec des verrues saillantes à sa superficie.
PLACOSTIGUIA. itoT. Le genre institué sous ce nom par le professeur Blume, a été réuni par cet auteur à son génie Podoehile. ^'. ce mot.
PLACUNANOMIE. Placunanomia. moli. Genre intermédiaire du Placuna et de V^nomia, institué par Sowerby, et qui conséquerament doit faire partie de la famille des Ostracées de Lamarck. Les caractères qui le distinguent des deux genres précités sont ; test adhérent, subéquivalve, irrégulier, aplati, plissé vers les bords, vitreux au centre; charnière interne garnie de deux dents allongées, épaisses, un peu courbées, divariquées, convergentes à leur base dans la valve inférieure, avec deux sillons ligamcntifèrcs dans la supérieure; une impression musculaire subcentrale dans l'une et l'autre valve, et en outre dans la supérieuie une impression occasionnée par l'organe qui l'unit à l'autre.
PiAciiNAKojiiE DE CtuiiNG. Placunatiomia Cnmingii, Sow. Son test est arrondi, presque plan et d'un blanc argentin; les plis qui bordent la coquille sont très-grands. Taille, deux pouces et demi. De l'Amérique centrale.
PLACUNE. Placuna. conçu. Genre de la famille des Oslracées de Lamarck, établi par Bruguière qui l'a placé près des Anomies, des Acardes et des Pernes. Caractères : coquille libre, irrégnlière, aplatie, subéquivalve; charnière intérieure offrant sur une valve deux cotes longitudinales, tranchantes, rapprochées à leur base et divergentes en forme de V; sur l'autre valve, deux impressions qui correspondent aux côtes cardinales, et donnent attache au ligament. L'aplatissement considérable des Placunes, et surtout la disposition de la charnière, les rendent fort remarquables et très-facilesà distinguer. Lamarck met dans sa caractéristique, que les impressions de l'une des valves correspondent aux côtes saillantes de l'autre valve. Cette manière do s'exprimer laisse du doute, parce que ces impressions sont en dehors des dents cardinales , c'est-ù-dire les débordent extérieurement, et cela tient à la manière dont le ligament est placé. Ce n'est point au sommet des dents cardinales qu'il adhère pour s'insérer dans le sillon, mais bien sur les parties latérales et externes de chacune de ces dents. Si l'on y fait attention, en effel, on observe que le côté externe des dents cardinales est creusé d'une gouttière où l'on voit les Xraces de l'adhérence du ligament. On remarque au centre des valves, une impression inusculaiie, ovalaire ou
ronde, médiocrement grande relalivemenl à retendue (le la coquille; celle-ci est ordinairement arrondie, plate, (]uelquefois contournée sur ses bords. La forme des dents cardinales, leur longueur, leur divergence, sont de bous caractères pour distinguer sûrement les espèces, en les joignant avec les autres différences extérieures qu'elles peuvent offrir.
Lamarek, :"i l'iniilalion de Bruguière. a fait entrer dans le genre Placune, une Coquille pétrifiée des environs de Metz et de iVancy. Cependant, en examinant un grand nombre d'individus, on découvre facilement des traces de leur adhérence aux corps sous-marins dont ils conservent l'empreinte.
Placi'ne Selle. Placuiia Sella, Lamk., Anim. sans vert., t. VI, p. 224, n» 1; Jnoinia Sella, L., Gmcl., p. 334S; Favanne, Concli., pi. 41, fig. D,ô. Celte espèce se trouve dans l'océan Indien, dans la mer de Java. Elle a quelquefois jusqu'à deux décimètres de diamètre.
Placcne vitrée. Placvna Placenln, Lamk., loc. cit., r\° 3; Anomia Placenta, L., Gmel., p. 3345; Lister, Conch., tab. 223 et 226, fîg. COetCI. Celte Coquille a quelquefois sept pouces de diamètre. Celle dimension, son aplatissement et sa transparence, la font emjdoyer, dans quelques pays, comme des vitres, d'où le nom vulgaire de Vitie chinoise sous lequel elle est encore connue dans le commerce.
PLACrNTIUM. BOT. (Hy/ioxylées.) Elirenberg a établi sous ce nom, un genre pour les espèces de Xyloma qui ont un périlhécium mince, déprimé, d'abord clos, puis s'ouvrant au sommet par plusieurs fentes irrégulières. Ce genre a été réuni par Pries à son genre Ithytisma. ('. ce mol.
PLACUS. BOT. Lolireiro a constitué sous ce nom un genre de Synanlhérées qui ne paraît pas différer du Pachaiis. r. ce mot.
PLACUSE. Placusa. las. Coléoptères pentamères; nous devons au docleur Érichson, du Brandebourg, la formation de ce genre nouveau qu'il a distrait du genre Aléocliare de Gravenhorst. Caractères : mandibules muliques; palpes labiales courtes, composées de deux articles, dont le premier épais et le second mince; languette courte et entière, sans paraglosses; quatre articles aux tarses antérieurs et cinq aux postérieurs : le premier le plus allongé. Le Placusa immilio, Aleochara piimitio, Grav., est encore la seule espèce de ce genre; il est long d'une ligne et demie; ses antennes sont plus courtes que le corselet, assez épaisses et d'un brun ferrugineux; la tête est plus petite que le corselet, d'un noir brillant et finement poinlillée; le corselet est très-court, un peu plus étroit antérieurement, tronqué, avec les angles comprimés, les côtés arrondis et le bord postérieur bisinué; l'écusson est brun, triangulaire et pointillé ; les élylres sont à peine plus larges que le corselet, mais de moitié plus longues, presque carrées, d'un brun testacé et fort légèrement pnbescentes; les pieds sont grêles, ferrugineux, avec les cuisses noirâtres. On le trouve en Eurojie sur les Qeiirs.
PLACYNTHIUM. BOT. A'. Placintiiium ou Patellmre.
PLADÈRE. Piadcia. bot. Genre de la famille des Genlianées et de la Téhandrie Mouogyuie, L.. établi
par Solander et adoplé par Roxburgb ( Flor. Itulica, I, p. 417) qui lui a assigné les caractères essentiels suivants : calice cylindrique, à quatre dents inégales; corolle infundibuliforme, à limbe irrégulier; une des étamines beaucoup plus grande que les autres; stigmate bilubé; capsule uniloculaire, à deux valves. Le genre Canscora de Lamarek correspond parfaitement au Platlera; mais il a été fondé sur une seule espèce, et ses caractères n'étaient pas exacts. Aussi les auteurs modernes, et particulièrement Sprengel {Syst. ycget., i,p. 42), Chamisso et Schleclendal (Linncea, fasc. 2, p. 198), ont-ils adojjté la dénomination employée par Solander cl Uoxburgli. Le genre PUideia se compose de cinq espèces connues déjà sous divers noms génériques ; la première, Pladera piisilla, Uoxb., est Vlioppea dicholoma, Valil et Willdenow; la deuxième, Pladera virtjata, est le Gentiana diffusa, Valil, ou Exacnm diffiisum, Willd., CaHsco/a diffusa, Robert Brown; la troisième, /'/orfero pevfoliala, Roxb., ou Canscora perfoliata, Lamk.; la quatrième, Pladera deciissala, Roxb., ou Exacum atatniii, Rolb.; et la cinquième, Pladera scssiti/lora, Roxb., ou Gentiana heleroclila, L.; Exacum heleroclilum , Willd. Ces plantes ont des tiges petites, télragones, quelquefois ailées par la décurrence des feuilles qui sont opposées, sessiles, ordinairement ovales, lancéolées, cl à fleurs petites, axillaires ou terminales. Elles croissent toutes dans l'Inde orientale.
PLjïSCOKIE. Plœsconia. irf. Genre formé par Bory de St. -Vincent, dans son Essai d'une classitication des animaux microscopiques, aux dé|)ens du genre Trichoda de Muller. Bory caractérise les Plœsconies : un corps composé de molécules adhérentes au fond d'un tesl cristallin , univalvc , évidé par les bords et cunformé en manière de petite barque. L'animal nage avec agilité, le côté concave toujours en dessus. Les cirres vibraliles sont situés aux deux extrémités et se prolongent sérialementsur un côté du test en nacelle. — Plœsconia Cliaron, B.; Trichoda, MUll., Encycl., pi. 17, f.6-14.
PLAGIANTHE. Playianthus. bot. Forsler (Char. Gencr., lab. 45) a élabli sous ce nom un genre de la Monadelphie Dodécandrie, L., et qui a été placé pai De Candolle dans la famille des Bombacées. Voici ses caractères principaux : calice simple, à cinq divisions; corolle à cinq pétales ovales, dont deux plus rappiocliés et écartés des trois autres; environ douze élaniincs réunies en tube par leurs filets; anthères ovales; ovaire très-i)etil, dont l'organisalion n'est pas connue. Ce genre ne se compose encore que d'une seule espèce ; elle fut introduite pour la première fois et vivante, en Europe, vers 1821 . INIais alors elle ne s'y est point propagée, et c'est aux soins de Allan Cunningliam que l'on est redevable de sa réapparition; il l'a adressée de la ÎN'ouvelle-Zélande à Aiton, directeur du jardin de Kew, qui la vit fleurir en mai 1853.
Plagianthe DivARiQiiÉ. Playianllius dicaricaius, Forst. C'esl un arluisseau qui, dans le pays natal, offre l'accroissement d'un arbre de moyenne élévation ; ses rameaux sont divariqués, revêtus d'une écurce rude et brune, garnis de feuilles étroites, linéaires, un peu
aiguës, peliles, fasciculécs (rois ou qualre ensemble, réirécies vers la base, enliftrps, glabres, avec une côle centrale et deux latérales. Les fleurs sont solitaires, portées sur des pédoncnles nniHores, beaucoup plus courts que les feuilles; le calice est court, simple, à divisions fort petites et d'un vert jaunâlre; la corolle est d'un l)lanc jaunâtre; les élainines ont leurs fïlanieuls verdàtres, terminés par des anlliéres ovales, d'nn jaune orangé foncé. L'ovaire est très-petit, ovale, surmonté d'un style filiforme, renfermé dans le tube staminal, et terminé pai' un stigmate capilé. Le fruit est bacciforme; il renferme ordinairement une seule graine attachée au bord intérieur de la cellule; l'albumen est charnu; l'embryon est grand et courbé, avec la radicule cylindrique, tournée vers le bile; les cotylédons sont minces, presque foliacés et ondulés dans toute leur longueur.
PLAGIE. Plagiiis. bot. Genre de la famille des Synantbérées, tribu des Sénécionides, établi i)ar l'Héritier aux déjieiis du genre Cotiila de Linné et Btilsamila de Desfontaines. Caractères : capitule multiHore, homogame et discoïde; involucre campanule, imbriqué; réceptacle large, plan et nu; corolles membraneuses, lubuleuses, cylindriques, à limbe découpé en cinq dents; anthères privées de queue; stigmates non appendiculés; akènes conformes, anguleux, slipités par un callus basilaire, épais et allongé; aigrette membraneuse, auriculaire, plus courte que l'akène, prolongée par le côté intérieur, plus ou moins incisée vers le côté extérieur.
Plagie \ grandes fleurs. Plaijhis giandiflorus, l'Hérit.; Balsamila giandiflora, Desf. Sa tige est herbacée, simple, velue, monocéphale; ses feuilles sont dentelées : les radicales obovales. les eaulinaiies lancéolées, sessiles,inciso-denlelées à la base; lesQeurssonl jaunes et les capitules ont un pouce dediamèlre. Algérie.
PLAGIEDSE 00 PLAGIUSE. pois, Espèce du genre Pleuronecte.
PLAGIMYONES. Plagivifona. moll. Lalreille, dans les Familles naturelles du Règne animal, partage l'ordre premier des Concliifères en deux sections, les Mésomyones et les Plagimyones. Ceux-ci, (|ui correspondent assez bien auxOstracées à deuxmusclesdeCuvier, ne contiennent qu'une seule famille, celle des Arcacés.
PLAGIOBOTHRYDE. Plagioholhiys. bot. Genre de la famille des Aspérifoliées, institué par Meyer et Fischer qui lui donnent pour caractèies : calice ù cinq divisions; corolle hypogyne, infundibtiliforme, dont l'orifice est fermé par cinq plis internes; son limbe a ciiii( lobes; cin(i étamines incluses, insérées au tube de la corolle; ovaire à (juatre loges; style simple; stigmate capitato-bilobé; quatre noix distinctes, subconnées, attachées au réceptacle hémisphérique, formant une aréole sémi-orbiculaire latérale, perforée.
Plagiobotbryde rocssatre. PlagiobolUrys viifescens, Mey. et Fisch. Plante herbacée, annuelle ou bisannuelle, qui a beaucoup de ressemblance avec une Lithosperme. Ses feuilles sont alternes et linéaires; ses Heurs sont réunies en grappes terminales. Du Chili.
PLAGIOCÈRE. Plagioceia. itts. Genre de l'ordre des Hyménoptèies, famille des Térébrans, tribu des Ten-
thrédines, institué par Klug qui lui assigne pourcaractères : dernier article des antennes en massue allongée; mandibules échancrées; tète médiocre, unie au corselet par un fort étranglement; corselet un peu en cœur; abdomen médiocrement comprimé.
Plagiocère APicAiE. PUigioccia apicalis, Westw. Elle est d'un fauve jaunâtre, avec la lète d'un vert ■ noirâtre et les antennes noires; ses pieds sont blancs, I avec l'extrémité des tarses brune; les qualre derniers [ segments de l'abdomen sont d'un noir pourpré; les ailes sont jaunâtres, avec le stigmate et le sommet bruns. Taille, sept lignes. Améri(|ue méridionale. I PLAGIOCIIASME. Plagiochasma. bot. Genre de la famille des Hépatiques, institué par Lehman qui lui assigne pour caractères : fieurs mâles disciformes, à moitié plongées dans la fronde; axe du capitule femelle exigu, plan, florifère dans les tours de spire; point d'involucre;involncelles couvrant l'axe, distincts entre eux, verticalement bivalves; coilïe irrégulièrement ouverte ou déchirée et persistante ; sporange déhiscent par des dents inégales; pédicelle à peine visihie. Ce genre ne se compose encore que d'une seule espèce; elle est propre au Népaul.
PLAGIOCHÉILE. Plagiocheiliis. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par Arnott qui lui assigne pour caractères : capitule multiflore, hétérogame; fleurs du rayon unisériées, inégulières et femelles; celles du disque régulières et mâles; involucre plus court que les Heurs, formé de trois rangs d'écaillés ovalo-oblongues; réceptacle hémisphérique; corolles du rayon à lobes inégaux, très entiers, l'intérieur le plus pelit; corolles du disque à tube court, à limbe partagé en qualre dénis; akènes du rayon comprimés, oblongs, dépourvus de bec, ceux du disque avortés; point d'aigrette.
Plagiocdêile a feuilles de Tanaisie. Pliigioclieiliis Tanacetoides, Arn. C'est une plante herbacée, à tiges dressées, rameuses et poilues, garnies de feuilles pinnatipartiles, amplexicali-auriculées à leur base, avec leurs segments incisés ou lobules; capitules en corymbe. De l'Améritiue méridionale.
PLAGIOCHILE. Piagiochila. BOT. Genre de la famille des Jungermanniacées, proposé par Dumortier et adopté par Nées et Montagne, avec les caractères suivants : colésulc glabre, comprimée, saillante, excédant le calyptre, obliquement tronquée, dentée et plus ou moins ciliée à l'orifice; élalères géminées et caduques.
Plagiochile asplénoïde. Piagiochila asplenoidcs; Raduln asplenoides , Dum.; Jungcrmannia asplenoides, L. Ses liges sont ascendantes, rameuses, longues de trois à qualre pouces; les feuilles sont verticales, distiques, presque arrondies, ohovales, légèrement ciliées ou comme dentelées en leurs bords, un peu courbées eu dehors; colésule terminale et oblongue. Europe.
PLAG10DONTE.f/a(7("0(/o»j/n. siAM. Genre de l'ordre des Rongeurs, voisin des Houlias (Capromys), institué par F. Cuvier pour un animal des Antilles, dont la place estrestéelongtemps incertaine dans les méthoiles. Voici les caractères imposés à ce genre : seize dents : huit à chaque mâchoire et quatre de chaque côté, loiiles pri-
\ées(le racines pioiirementdiles; à la niAchoiie supélieiire, elles diminiienl de longueur, par degré de l'anlérieure à la posléiieure, et toutes priiseiilenl à la surface de leur couronne deux plis ou festons d'émail, qui se dirigent obliquement : l'un de la partie antél'ieureà la postérieure, l'autre delà postérieure ù l'antérieure; la dernière molaire est pluspetiteque lesautres.
P1.AGIODOME DES HABITATIONS. Plagiodoiita œilium, V. Cuv. 11 est un peu plus petit que le Lapire, sa longueur du bout du museau ù l'origine de la queue qui a cinq pouces, est d'un pied; il est très bas sur jambes; sa pliysionomie générale est celle des Rais; ses oreilles sont assez petites; ses yeux sont un peu plus rapprochés d'elles que du museau; ses narines sont étroites et environnées d'un petit mufle; sa bouche est de médiocre étendue. Tous les pieds ont cinq doigts, mais le pouce de ceux de devant est rudimentaire; les cinq doigts des pieds de derrière sont plus grands que ceux de devant et tous sont armés d'ongles forts, crochus et comprimés; la queue est cylindrique, entièrement nue, écailleuse. Le pelage est d'un brun clair, qui devient d'un blond jaunâtre aux parties inférieures; en général, les poils sont soyeux et blonds, mêlés d'autres plus loides et noirs. Cet animal se rapproche la nuit des habitations, où il pénètre et commet toute sorte de dégâts.
PLAGIOLOBIER. Plagiolobium. eot. Sweet, dans sa Flore de l'Australasie, a institué ce genre aux dépens de celui Hocea, pour les espèces qui ont le calice bilabié; dont la lèvre supérieure est large, réluse, l'inférieure trilobée; la corolle pa|)ilionacée, avec l'étendard plan, presque rond et émarginé, les ailes parallèles et aussi longues que la carène qui est obtuse; dix étamines subdiadelphes, à lilament vexillaireaussi long que les autres, auxquels il adhère par la base. L'ovaire est sessile, biovulé, surmonté d'un style sublatéral et persistant; le stigmate est subcapité. Le fruit consiste en un légume obliquement transverse, coriace, renflé et disperme.
Flagioloeier a febilles de Cborizème. Plagiolobium Cliorizemœfolium, S\v.; Hovea Cliorozemœfolia, DC. C'est un arbuste toujours vert, dont les tiges sont cylindriques, revêtues d'une écorce brune; les feuilles sont lancéolato-oblongues, sinuées, épineuses, uiucrouées, coriaces, rigides et glabres; les fleurs sont plus courtes que les feuilles, d'un bleu-violet intense, avec l'onglet de l'étendard jaunâtre, ce qui forme une lâche bien distincte à sa base. Les stipules sont épineuses. De la Nouvelle-Hollande.
PL.\G10LYTRE. Plagiolxtrum. bot. Genre de la famille des Graminées, institué par Nées, avec les caractères suivants ; épillets pourvus de fleurs nombreuses, â deux valves, imbriquées sur un axe grêle; deux glunies plus courtes que les épillets : l'inférieure plus forte, petite, la supérieure bidenlée et iirésentant une petite pointe entre les dents; deux paillettes : l'inférieure ovale, trinervurée, terminée par deux découpures niutiques et trois soies rigides; la supérieure ubiougue, membraneuse, plane en dessus, bitide au sommet; deux squammules colorées, coniques, tronqués, glabres, étroites; deux étamines à filaments ca-
pillaires; ovaire cylindrique et glabre; si j les lilifornies, distants; stigmates velus; caryopse oblongo cylindrique, un peu comprimée, troncato bidenticulée. La seule espèce connue est originaire de l'Inde. Son chaume est dressé; ses feuilles sont courtes, étroites et ligulées; l'épi est simple.
PLAGIONITE. am. Le minéral ainsi nommé et que l'on a trouvé dans les filons d'antimoine, du Wolfsbcrg, cristallise en prismes rectangulaires obliques. C'est un véritable sulfure de plomb et d'antimoine. Il est composé de plomb 50; antimoine 28; soufre 22.
PLAGIOPE. Plagiopus. bot. Ce genre de Mousses, formé par Bridel et placé dans la famille des Bryacées, offre pour caractères : sporange terminal et gibbeux; opercule oblusément conique; périslome double : l'extérieur à seize dents lancéolées, acutiiiscules, également distantes; l'intérieur ù même nombre de cils filiformes, dressés, alternant avec les dents du péristome exlerne. On trouve cette Mousse dans les Alpes helvétiques; elle est vivace et forme des gazons épais.
PLAGIOPHYLLE. Plagiophytliiin. bot. Genre de la famille des Mélastomacées, institué par Schlechtendal qui lui assigne pour caractères : tube du calice campanule, subtétragone et libre, le limbe a quatre divisions largement triangulaires, aiguës; corolle comjiosée de quatre pétales obovales, insérés à l'orilice du tube du calice et alternes avec ses divisions; huit étamines insérées comme les pétales, les grandes-alternant avec eux et les petites leur étant opposées; anthères elliptiques, à un pore : les plus grandes prolongées en éperon cunéiforme, les petites ayant un appendice glanduleux; ovaire libre, à quatre loges multiovulées; style court; stigmate subcapité; capsule recouverte par le calice, à quatre loges et à quatre valves, renfermant plusieurs semences clavato-elliptiques, avec lonibilic basilaire.
PlAGlOPHYLLE INÉQUlLATiiRAL. PlagiOpliyHum 111-
œquilaterale , Schl.; Centiodenia, G. Don. C'est un arbrisseau à rameaux télragones et poilus; à feuilles opposées, alternativement l'une plus grande et l'autre plus petite, oblongo-lancéolées, aiguës, inéquilalères, très-entières, ciliées, membraneuses, à triple nervure; les fleurs sont en petit nombre dans les aisselles des rameaux. Du Mexique.
PLAGIOPODA. BOT. /'. Grévillée.
PLAGIOSTEMON. Plagiostemuin. bot. KIostock a proposé, dans sa Monographie de la famille des Éricacées, la formation de ce genre pour les espèces de bruyères qui se distinguent par la réunion des caractères suivants : calice à quatre divisions; corolle formée de quatre sépales égaux, munis de trois bractées; quatre étamines à filets distincts et glabres; anthères fixées latéralement; ovaire biloculaire, biovulé.
PLAGIOSTOMA. bot. L'une des sections du genre Leucas. F. Lebcade.
PLAGIOSTOME. Plagiostoma. moll. Genre de Coquilles fossiles bivalves, très- voisin des Limes i)ar ses caractères qui consistent en une coquille subéquivalve, libre, subauriculée, à base cardinale, trausverse, et droite; crochets un peu écartés, leurs parois internes s'étendant en facettes transverses, aplaties, externes; l'une droite, l'autre inclinée obliquement; charnière
sans (Icnis, une fcissetle cardinale, coiiiiiue, siluéc audessous des crochi'ls, en partie interne, s'ouvranl au dehors el recevant le lif;ament. Ces caractères sont ceux donnés par I.amarck.
Plagiostomesejii-lbraire. Plagiostoma semi-luiiaris, Lamk., Anim. sans vert., I. Vl,p. IGO, n" 1 ; Knorr, Pélrif., 1. IV, part. 2, b, i, g, tab. 21, fig. 2. Coquille qui acquiert quelquefois un assez grand volume; elle est Irlgone, arrondie inférieuremenl et postérieurement; le côté antérieur est le plus épais; il est droit, subcaréné et enfoncé vers les bords; il se relève vers le bord cardinal pour donner naissance à une oreillette très-courte; du côté postérieur, roreillclle est beaucoup plus grande; des stries longitudinales, nombreuses, peu profondes, descendent des crocliels à la circonférence, et elles sont coupées par des stries Iransverses et irrégulières qui sont dues aux accroissements. Cette Coquille pétrifiée se trouve à Carantan, à Mamers el aux environs de Nancy.
PLAGIOSTOMES. pois. La famille de Poissons à laquelle Duméril a donné ce nom, dans sa Zoologie analytique, répond à celle des Sélaciens de Cuvier.
PLAGI0T.4XIDE. Plagiolaxis. bot. Ce genre de la famille des Cédrelacées, et qui a été institué par Wallicli, a pour caractères : calice court, à cinq dents; corolle composée dequalre ou cinq pélalesbyi)ogynes, dressés; tube starainal cylindrico-oblong, à dix crénelures au sommet; dix anthères exsertes, implantées sur les crénelures'; ovaire posé sur un disque large, à trois loges contenant plusieurs ovules anatropes, disposés sur plusieurs rangs et pendant à Taxe central des loges; style court, épais, continu avec l'ovaire; stigmate capité, subtrilobé. Le fruit consiste en une capsule ligneuse, à trois loges, à trois valves bilamellées, se séparant de la cloison parle sommet; plusieurs semences comprimées sont renfermées dans chaque loge, et imbriquées sur deux rangs; embryon orthotrope, exalbumineux; cotylédons orbiculaires, inéquilaléraux; radicule supère, cylindricooblongue, oblique, exserle, appliquée sur le bord le plus large des cotylédons.
Plagiotaxibe tabulaire. Plagiolaxis tabiilaris. Wall.; Stvietena tabularis, Roxb. C'est un arbre élevé, dont les feuilles sont brusquement pinnéesou quelquefois bipinnées, à folioles opposées, inéquilalères, trèsentières; à fleurs grandes, réunies en panicule terminale. De l'Inde.
PLAGIOTRIQUE. Plagiolricha. L'un des genres intermédiaires, tenant soi-disant des végétaux et des animaux, imaginés par Bory de St. -Vincent dans sa nouvelle distribution des êtres. Ce genre de Microscopiques se compose de quelques Vorlicelles, Trichodes, Kolpodes. etc., de Muller.
PLAGIURES. Plagiiiii. mam. Synonyme de Cétacés. PLAGIUS. BOT. r. Plagie.
PLAGlUSE.pois. ^. Plagiedse.
PLAGUSIE. POIS. /-'. AciiiRE.
PLAGUSIE. Plagiisia. crdst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyurcs, tribu des Quadrilatères, établi par Latreille. Caractères : test presque carré, un peu rétréci aux deux extrémités, avec les yeux situés près de ses angles antérieurs; corps aplati ;
pattes comprimées; pieds-màclioires extérieurs écartés entre eux inférieurement ; antennes intermédiaires logées chacune dans une entaille du front : les latérales ou extérieures très-petites, insérées près de l'origine des pédicules oculaires. Les Plagusies et les Grapses forment, dans leur tribu, une petite division remarquable par la forme carrée et déprimée de leur corps, par le chaperon qui s'étend dans toute la largeur antérieure du lest, par les yeux portés sur de courts pédoncules et situés près des angles latéraux antérieurs. Les Plagusies diffèrent des Grapses par leurs antennes intermédiaires, qui sont logées dans deux fissures longitudinales et obliques de la partie supérieure et mitoyenne du chaperon, tandis qu'elles sont au-dessous du chaperon dans les Grapses; le troisième article de leurs pieds-inàchoires extérieurs est presque carré, avec le côté extérieur arqué, et ro|)posé tronqué obliquement à son extrémité, tandis que dans les Grapses ces pieds-mâchoires sont triangulaires ou en demiovale.
Les Plagusies, ainsi que les Grapses, se tiennent à l'embouchure des fleuves ou dans les fentes des rochers, près des bords de la mer; elles courent très-rapidement et se retirent quelquefois sous les racines et les écorces des arbres.
Plagcsie ÉCAiLLEDSE. Plagusiu squammosa, Lalr., Lamk.; Giapsus squammosus, Bosc, Herbst, Krabl)en, tab. 20, &g. 115, le mâle. Le dessus du test est d'un rougeâtre clair, ponctué de rouge sanguin et parsemé de tubercules bordés de cils noirâtres, avec l'extrémité grise; l'arête transverse et ar((iiée, formée par la partie supérieure de la cavité buccale, est tridentée de chaque côté, au-dessous des yeux, avec trois lobes intermédiaires tronqués, et dont les latéraux sont plus larges et tridenlés. Il y a des taches sanguines sur les pattes; le dessous du corps est jaunâtre. Ou la trouve à Ténéiiffe cl au Brésil.
PLAGY.MYONES.MOLL.PourPlagimyones. y. ce mol. PLAlNCII.iKT. aoLL. Kom vulgaire el marchand du Folula miisica, L.
PLAIS ET PLAISE. POIS. Synonymes de Plie et de Pleuronectes ilenlatus, L. V. Plelronecte.
PLAN. Se dit en général de toutes les parties sur lesquelles on ne remarque ni courbure, ni plis, ni rides, ni ondulations; c'est dans ces conditions que l'on dil que des fowilles sont planes, qu'un réceptacle est plan. Le terme Plamuscule en est une modification.
PLANAIRE. Planaria. asivél.? Ce genre, fondé par Muller, comprend un très-grand nombre d'espèces sur l'organisation desquelles on est encore si peu instruit qu'on hésite si on doit les regarder comme des Vers ou comme des Annélides. Voici les caractères que Lamaick(Hist. nat. des Anim. sans vert., t. m, p. 170) leur assigne : corps oblong, un peu aplati, gélalineux, contractile, nu, rarement divisé ou lobé; deux ouvertures sous le ventre (la bouche el l'anus). La plupart des espèces auxquelles on donne le nom de Planaire ont une forme en général très-aplalie el ovalaire; le corps est très -mou et d'un aspect gélalineux, sans articulations. Sa p.iiile antérieure est cnielquefois poui-
vue de poiiils noirs qu'on a regardés coinnie les yeux, et de deux pelils prolongements lenlaculaires. Au premier aspect, on prendrait ces animaux pour de petites Sangsues. Quelques espèces fourmillent dans les eaux <louces. On en trouve un bien plus grand nombre dans la mer. Dans plusieurs cas, leur nourriture paraît être végétale. Celles qu'on trouve dans les mares et dans les étangs sont abondantes vers le mois d'avril. Biles commencent à disparaître vers la fin de juillet.
PI-AIVAIRE. EOT. Pour Planére. F. ce mot.
PLANANTHE. Planaulhus. bot. Ce genre, proposé par Palisolde Beauvois,aux dépens des Lycopodes, n'a pas été adopté. \.t Lycopcdimn selaghioitles en était le type.
PLANARIEB. PlanaiiuHi. bot. Genre de la famille des Légumineuses, et de la tribu des Hédysarées, proposé par Desvaux (Ann. se. natur., 9, p. 410), et qui a pour type la plante qu'il avait précédemment décrite sous le nom de Poiielia lalisiliqva (Desv., in Ann. A'oc. Linn. 1825, p. 308.) Les caractères de ce nouveau genre sont ; un calice presque campanule; des étaminesdiadelphesetune gousse slipilée, comprimée, arliculée, marquée sur le milieu de chaque face d'une nervure saillante et longitudinale; les articulations sont au nombre de huit à dix, et les pièces qu'elles réunissent ont une forme parallélogramatiquc. Ce genre ne se compose que de l'espèce citée précédemment, et qui croît au Pérou.
PLANAXE. Planaxis. jioll. Lamarck est le créateur de ce genre, formé aux dépens du Buccins, et qui appartient conséquemment aux Gastéropodes de la famille des Pectinibranches. Caractères : coquille ovale, conique, solide; ouverture ovale, un peu plus longue (|ue large; columelle aplatie et tronquée à la base, séparée du bord droit par un sinus étroit et plus courte que lui; face intérieure du bord droit sillonnée et rayée, avec une callosité décurrente à son origine; opercule corné, presque complet, ovale, mince, subspiral. Animal inconnu.
Pl\naxe Noyau. Planaxis Nucleus, D.; Purpura Nucleus, Lamk., Anira. sans vert., t. vu, p. 249, n» 50; Biiccinnm Nucleus, Bruguière, /oc. cîV., n<>14; Lister, .\rnop. Conch., tab.976,fig. 52; Martin, Conch., t. iv, lab. 123, fig. 1 183. Petite Coquille ovale, pointue, d'une couleur brun-marron en dedans et en dehors, composée de cinq tours de spire lisses, un peu arrondis; le dernier reste lisse dans le milieu, mais à la base et vers le bord droit, il offre plusieurs stries profondes, qui s'arrêtent à peu de distance du bord droit ; l'ouverture est ovalaire, striée en dedans; la columelle est large, aplatie et un peu recourbée à la base; la callosité du bord droit est de la même couleur que le reste; elle est ])lus courte à l'intérieur.
PLANCIA. BOT. Le genre institué sous ce nom, par Necker, dans la famille des Synanthérées, a été réuni au genre Hieraciuin de Touruefort. K. Éperviêre.
PLANCINA. BOT. Le genre de Champignons établi par Pries, dans la famille des Hyménomycèles, sous le nom de Plancina, a été ensuite réuni par l'auteur luimême ù son genre Sarea.
PLANCUS. OIS. Klein, dans sa Méthode ornilholo-
giiiue, a formé ce genre pour recevoir les Palmipèdes de haute mer, répartis aujourd'hui en plusieurs genres, et qui sont : le Pélican, le Grand Fou, le Fou commun, le Cormoran, le Paille-en-Queue et l'Anliinga.
Ciirtis a aussi proposé le même nom pour un genre d'insectes hyménoptères lérébrans, de la famille des Pupivores, tribu des Ichneumonides, pour une espèce qu'il a nommée apicalis. Ses antennes sont filiformes, composées de treize articles, dont le deuxième globuleux et le troisième le pins long; tête large; palpes petites; yeux graiuls; trois ocelles; corselet globuleux; abdomen long et en massue; jambes grêles; cuisses assez grosses; articles des tarses grenus, dont le deuxième plus long. Le Planons apicalis est d'un brun ferrugineux, à l'exception des deux piciniers articles des antennes qui sont noirâtres, du corselet et de l'extrémité de l'abdomen qui soit noirs. Les nervures des ailes et leur point stigmatique sont d'un brun pâle. Taille, une ligne et demie. Europe.
PLANE. BOT. Espèce du genre Érable. F. ce mot. C'est par erreur que les Platanes ont été appelés quelquefois Planes.
PLANE DE MER. pois. L'un des noms vulgaires de la Plie. F. Plecronecte.
PLANER. POIS. y. PÉTROIIYZOIV.
PLANÈRE. Planera, bot. Genre établi par Gmi'lin {Sys. Fegel.)\ il est très-voisin de l'Orme, et appartient, comme lui, à la famille des Ulmacées ou Celtidées, et à la Polygamie Monœcie, L. Ce genre offre les caractèies suivants : les fleurs sont màlcs et hermaphrodites, rarement femelles, réunies ensemble, et formant de petits faisceaux, dont les fleurs mâles occupent la partie supérieure. Ces Heurs mâles ont un calice membraneux, subcampanulé, à quatre ou cinq divisions peu profondes; les étamines sont au nombre de quatre à six, saillantes au-dessus du bord du calice. Dans les Ueurs hermaphrodites, le calice est semblable à celui des Heurs mâles. Les étamines sont en même nombre et disposées de la même manière. L'ovaire est ovoïde, rugueux ou lisse, terminé par deux stigmates oblongs, divergents et glanduleux. Le fruit est une capsule globuleuse, membraneuse, ù une seule loge indéhiscente, et contient une seule graine ovoïde et terminée en pointe. Par les caractères de sa fleur et par son port, ce genre a beaucoup d'analogie avec le genre Orme; il en diffère surtout par ses fleurs polygames et sa capsule globuleuse et non plane et ailée dans son contour. On ne connaît encore que trois espèces de ce genre. Ce sont de grands arbres ù feuilles simples, alternes, rudes, accompagnées de deux stipules très-caduques. L'une de ces espèces. Planera Richardi, Miclix., Flor. Bor. Améi., ou Ulniuspoix'jama, Ricb., est un arbre de taille moyenne, qui croît à la fois dans l'Amérique septentrionale et aux environs de la mer Caspienne. On le cultive facilement en pleine terre, aux environs de Paris, et il est connu sous le nom vulgaire, mais faux, d'Orme de Sibérie. Ses jeunes rameaux sont pubescents, ses feuilles sont ovales, oblongues, presque sessiles, glabres à leur face supérieure, pubescentes à l'inférieure, et bonlées de larges crénelures obtuses. Le fruit est lisse.
PLANICAUDATI. mam. y. Pianiqueies.
PLANICAUDES. rept. Duméiil désigne sous ce nom une famille de Reptiles qui, dans sa Zoologie analylique, conlient les genres Crocodile. Dragone, Lophyre, Basilic, Tuplnamhls et Céroplale. y. lous ces mois.
PLANICÈPE. Plnuiceps. lus. Genre de l'ordre des Hyménoptères, famille des Fouisseurs, trihu des Pompiliens. Dans son Gênera Crusl. et Insect. (t. iv, p. GO), Latreille a donné le nom de Planiceps ù une espèce de Pompile du midi de la France, remarquable par ses ailes supérieures, n'ayant que deux cellules cubitales complètes, par sa léte Irès-aplatie, concave au bord postérieur, avec les yeux très-écavtés, par ses antennes insérées à son extrémité antérieure, trèsprès des mandibules, par la longueur du prothorax et la brièveté des deux pattes antérieures, qui sont d'ailleurs éloignées des autres, courbées en dessous, avec les hanches et surtout les cuisses grandes, disposition qui donne à ces pattes une certaine analogie avec celles que Latreille désigne sous le nom de Ravisseuses. Les yeux sont proportionnellement plus allongés que ceux des autres Pompilieus. La seconde nervure récurrente des ailes supérieures est insérée sous la troisième cellule cubitale, ou celle qui est incomplète; caractère qui dislingue les ailes de ces insectes de celles des AiJOrusàe Si>inola. Si, à ces traits distiiiclifs, l'on ajoute, ainsi que l'a observé Van der Linden (Observ. sur les Ilyménopt. d'Europe, première partie, p. 85), que les tarses antérieurs ne sont point pectines, et que les jambes postérieures n'ont que quelques épines latérales et courtes, on aura des motifs suffisants pour séparer ces insectes des Pompiles, en former un genre propre, et c'est ce que Lalreille a fait dans son ouvrage sur les Familles naturelles du Règne Animal.
PlASicÈPE DE Latreille. Planiceps LalreilUi, Van der L. Tout le corps noir, à l'exception des trois segments de l'abdomen, qui sont d'un rouge fauve en dessus et sur les côtés, avec leur bord postérieur noirâtre; le premier est aussi rouge en dessous. Les ailes sont noirâtres. Taille, six ligues. Europe.
PLANIFORMES ou OMALOIDES. ms. Nom donné par Duméril (Zool. analyl.) à sa dix-neuvième famille de Coléoptères télramères, qui renferme les genres Lycte, Colydie, Trogossite, Cucuje, Hétérocère, Ips et JlycétO|)liage.
PLA.MPEiNNES. Planipcnnes. ns. Latreille désigne ainsi ( Fam. nat. du Règne Anim. ) la troisième famille de l'ordre des Névroptères, section des Filicornes. Ses caractères sont : mandibules très-distinctes, grandes ou moyennes; antennes tantôt sétacées, lanlôt plus grosses à leur extrémité, multiarticulées; ailes inférieures étendues ou simplement un peu repliées ou doublées au bord interne, leur largeur ne surpassant jamais notablement celle des sui)érieur('s.
Cette famille est composée de huit tribus. f\ Panor- PATES, Fourmilions, Hémérobiivs, Psoquilles, Termi- TiNES, Rapbidiives, Semblides et Perlides.
PLANIOUEUES. Plaincaiidati. mam. La famille établie sous ce nom par Vicq-D'Azyr, mais qui n'a pas été adoptée par les mamnialogisles modernes, contenait les j Castors, les Oudalras et les Desmaus. F. tous ces mots. 1
PLANiROSTRES. OIS. Duméril, dans sa Zoologie analytique, a nommé Planirostres ou Omaloramphes, les Oiseaux de la sixième famille des Passereaux; elle comprend les genres Martinet, Hirondelle et Engoulevent.
PLANITE. Planiles. moil. Genre proposé par De Uaan pour les Ammonites qui sont à peine involvés, et dont l'accroissement se fait insensiblement, de sorte que ces Coquilles restent discoïdes, mais fort aplaties. y. Ammonite.
PLASO. pois. L'un des noms vulgaires de la Plie. Espèce du genre PIcuronecte. F. ce mot.
PLANORBE. Planoibis. aoiL. Ce genre fut autrefois indiqué par Lister dans son Synopsis conchflionim. Il fait à lui seul une petite section parmi les Coquilles fluviatiles, et il se distingue de toutes les autres par son mode d'enroulement. Il appartient à la famille des Limnacées, de l'ordre des Pulmobranclies, selon la classification de Blainville, et aux Gastéropodes pulmonés fluviatiles de Cuvier. Dès 1750, Giietlard caractérisa ce genre d'une manière fort exacte, en y faisant enlrer les caractères de l'animal et ceux de la coquille. Il lui donna le nom qu'il a conservé depuis, celui de Planorbis. C'est dans son Mémoire pour servir à former (|uelques caractères des coquillages, publié dans les Mémoires de l'Académie des Sciences, que ce genre fut étatli. L'année d'après, Adanson le confirma, en proposant aussi un genre pour les Planorbes. Il lui donna le nom de Goret, (|ui n'a pas été adopté. Geoffroy, dans son excellent Traité des Coquilles de Paris, a adopté le genre Plaiiorbe institué par Giietlard. Comme lui, il le caractérisa d'après l'animal et sa coquille. Malgré ces antécédents, Linné confondit les Planorbes, ainsi que beaucoup d'autres genres non moins distincts, avec les Hélices, réunissant ainsi des types d'animaux divers pour la manière de vivre el l'organisation. Quoique souvent imitateur de Linné, Muller cependant sut éviter cette faute, en admettant le genre Planorbe. En cela il fut imité par Bruguière el par la plupart des conchyliologues plus modernes.
Les Planorbes ont une organisation très-voisine de celle des Limitées, ayant des habitudes semblables, vivant dans les mêmes lieux, ils diffèrent plus par la forme de la coiiuillc el la modification qui doit en résulter pour la forme du corps, que iiar des caractères anatoniiques. La plus grande différence extérieure entre les animaux des Planorbes el des Limnécs, existe dans la forme des tentacules; ils sont longs, minces et pointus, et portent les yeux à la partie interne de la base. Le pied, toujours proportionné à l'ouverture de la coquille, est pelil et fort court; il s'altache au cou par un pédicule assez long et très-étroit; la bouche, qui est fendue en forme de T, présente ù l'intérieur une dent semi- lunaire non dentelée et une langue courte, qui ne se prolonge pas en arrière; elle est hérissée de petits crochets cartilagineux; elle aboutit à un œsophage qui, comme dans les Lininées, est fort long et droit; l'estomac est fait de même; le gésier est seulement un peu plus allongé et plus cylindrique; le reste des intestins el le foie sont disposés d'une manière semblable; cependant le rectum est plus épais el plus renflé. L'esjièce qui a été analomisée est la plus
nr.iiule (Je celles des rivières d'Europe; elle esl (ouiiiée ft gauche, et lous les organes ont écaleinent changé lie posilion ; c'eslà dire que tons ceux qui sont à droite ordinairement, sont ici à gauche, tandis que ceux qui sont à gauche se trouvent à droite. L'ordre normal se rélahlit dans les espèces dextres. Les caractères génériques sont exprimés de la manière suivante : animal eoni(iue, très-allongé, fortement enroulé; manteau simple; pied ovale; tentacules iiliformes, sélacés, fort longs; yeux à leur hase interne; houche armée supérieurement d'une dent en croissant, et inférieurenient d'une langue hérissée, presque exsertile; coquille mince, discoïde, à spire aplatie, et dont les tours sont apparents en dessus et en dessous; ouverture oblongue, à bords désunis, non réfléchis ; point d'opercule.
Les Planorbes sont des Coquilles d'eau douce, où elles se trouvent (|uelquefois en grande abondance; elles sont toutes discoïdes ; c'est-à-dire que la spire est horizontale, de manière à ne faire aucune saillie. Tous les tours dont elle est composée sont visibles aussi bien en dessus qu'en dessous; elles sont minces, fragiles et légères. Les pays tempérés et froids des deux hémisphères paraissent leur convenir plus que les régions méridionales, d'où il ne paraît pas qu'on en ait encore rapporté. On en trouve plusieurs espèces fossiles dans les terrains tertiaires de France, d'Angleterre et d'Allemagne; quelques-uns ont leurs analogues; mais le plus grand nombre sont jusqu'à présent des espèces perdues.
PiANORBE CORNÉ. Plaiioibis corneus, Lamk., Anim. sans vert., t. vi, p. 1-52, n<>2; Hetix coinea, L.,Gmel., p. 562-5, no 33; Planorbis corneus, Drap., Moll. terr. et Huv. de France, pi. 1, fig. 42 à 44; Encyclop., pi. 460, fig. 1, a, b. Coquille opaque, peu concave en dessus, beaucoup plus en dessous, toujours tournée à gauche, de couleur cornée ou d'un brun fauve, surtout en dessous et sur le dos, et passant au blanc-jaunàlre ou verdàtre en dessus; les tours sont striés transversalement. Elle se trouve dans presque toutes les eaux douces de l'Europe.
PLANORBULIKE. Planorhulina. holi. D'Orhigny, dans son travail sur les Céphalopodes, propose ce genre dans l'ordre des Foramiuifères, famille des Hélicoslègues, pour de petites Coquilles microscopiques multiloculaires, qui ont celte parlicularilé remarquable d'être adhérentes aux corps sons-marins. Ce n'est pas le seul exemple qu"on en connaisse. D'Orhigny a donné à ce genre les caractères qui suivent: côtés inégaux; coquille fixée, déprimée; spire irrégulière, plus apparente d'un côté que de l'autre; ouverture semi-lunaire contre l'avant-dernier lourde spire.
PLA^0RHAC^I1S.■B0T. L'une des sections du genre ftymenolopis, de De Candolle.
PLANOT. OIS. L'un des noms vulgaires de la Sittèle. A', ce mol.
PLANTAGINASTROII. BOT. (Heister.) Synonyme de Plantain d'eau. K. Alisha.
PLANTAGINÊES. Plantagineœ. bot. Petite famille de plantes établie par Jussieu, puis caractérisée par lilchard de la manière suivante ; fleurs hermaphrodites, unisexuées dans le seul genre Lit/orella, for-
mant des épis simples, cylindriques, allongés ou globuleux; rarement les fleurs sont solitaires. Le calice est à quatre divisions profondes et persistantes ou à quatre sépales inégaux, en forme d'écaillés, et dont deux plus extérieures. La corolle est monopélale, tubuleuse, à quatre divisions régulières, rarement entière à son sommet. Celte corolle, dans le genre Plantain, donne attache à quatre élamines saillantes, qui, dans le Litlorella, naissent du réceptacle. L'ovaire esl libre, à une, deux ou très -rarement quatre loges, contenant un ou plusieurs ovules. Le slyle est capillaire, terminé par un stigmate simple, suhulé, quelquefois bifide à son sommet. Le fruit est une petite pyxide recouverte par la corolle qui persiste. Les graines se composent d'un tégument propre, qui recouvre un endosperme charnu, au centre duquel est un embryon cylindrique, axile et liomolrope.
Les Plantaginées sont des piaules herbacées, rarement sous-frutescentes, souvent privées de tiges, et n'ayant que des pédoncules radicaux, qui portent des épis de fleurs très-denses. Leurs feuilles sont radicales, entières, dentées ou diversement irrcisées. Elles croissent, en qirelque sorte, sous toules les latiludes.
Les Plantaginées, qui consistent jusqu'ici dans les seuls genres Plantain et Littorelle, sont très- voisines des Plumbaginées, dont elles différent surtout par leur style constamment simple, par leur ovaire à deux loges souvent polyspermes, tandis qu'il est constamment uniloculaire et contenant un ovule pendant du sommet d'un podosperme basilaire et dressé, dans les Plumbaginées.
PLANTAGINELLA. BOT. Mœncli appelle ainsi le Limoseila lacustiis, L. F. Limoseli.e.
PLANTAGO. BOT. y. Pr.ANTAirf.
PLANTAIN. Planlago. bot. Type de la famille des Plantaginées, ce genre se compose d'un très-grand nombre d'espèces heibacécs, annuelles ou vivaces, ou même quelquefois sous-frulescentes. Dans les premières, les feuilles sont en général toirtes radicales, étalées en rosaces, entières, déniées ou plus ou moins profondément pinnalifides; d'autres fois les feuilles sont caulinaires et opposées. Les fleurs sont toujours trèspetites, sessiles, hermaphrodites, disposées en épis très-denses, cylindriques, allongés ou ovoïdes et presque globuleux. Ces épis sont portés sur des pédoncules plus ou moins longs, qui naissent du collet de la racine ou de l'aisselle des feuilles caulinaires, suivant que les espèces sont acaules ou munies d'une lige. Chaque fleur est placée à l'aisselle d'une petite écaille; elle se compose d'uri calice formé de quatre sépales, quelquefois inégaux et dont deux sont plus extérieurs que les deux autres qui sont plus intérieurs; d'une corolle monopétale, longuement tubuleuse, terminée par un limbe plan et à quatre divisions éloilées; de quatre élamines saillantes, à filaments capillaires, insérées à la base du tube de la corolle, alternes avec ses divisions, à anihèr-es biloculaires, presque cordiformes et attachées au filet par leur base. L'ovaire est globuleux ou ovoïde, terminé à son sommet par un long stigmate subulé, simple ou bifide à son sommet. Le fruit est une petite pyxide ou capsule operculée, à deux ou
([uatre loges, conlenaiit chacune une ou plusieiiis graines.
A. L. De Jussieu {Gênera Plantantm) a proposé de rétablir le genre Psyllium de Tourncforl, caraclérisé par sa capsule dont les loges sont monospermes, et par des tiges portant des feuilles opposées, tandis que, dans les vrais Plantains, il ne laissait que les espèces à loges polyspermes et ù feuilles toutes radicales; mais quoiqu'il existe en effet quelques différences dans le port de ces deux groupes, néanmoins leurs caractères distinctifs sont très-peu fixes, et l'on voit des Plantains à feuilles radicales qui, par avoriement, ne contiennent qu'une seule graine dans chaque loge, et des Plantains à loges polyspermes qui, par suite de la culture ou <Iueli|uefois naturellement, ont une tige plus ou moins développée.
Les espèces de Plantains sont fort nombreuses; on en compte environ vingt-deux dans les Flores de France. Quelques espèces sont communes en tous lieux. Ainsi lesP/aiitago major, média et mi)iima,([v\, peut-être, ne sont qu'une seule et même espèce, le Planlago lanceolata, sont excessivement communs dans tous les lieux incultes; les Planlago Psylliiiin, arenaria, CoroHopus, Cynops, couvrent les lieux arides et sablonneux; on liouve sur les bords de la mer les Planlago maritima, sitbulala, etc.; sur les montagnes, le Plantago alpina.
On a appelé PuAriTAiN d'eau V .tlisiiiu Planlago, L.
A'. AlISMA.
PLAÎNTAIRES. ham. F. Palmaires.
PLANTIGRADES. 3IA5I. Nom sous lequel on désigne les Carnassiers qui, dans la marche, posent sur toute la plante du pied, tels que les Ours, les Coatis, le Kinkajou, etc. F. Mamualogie.
PLANTISUGES ou PHYTADELGES. IHS. Famille d'Hémiptères proposée par Duméril (Zool. anal.), et qui comprend les genres Aleyrode, Cochenille, Puceron, Chermès et Psylle.
PLANTULE. DOT. On appelle ainsi le jeune embryon germé et formant un nouveau végétal. On a également donné ce nom à la Gemmule ou Plumule. /''. Eubryom.
PLANULACÉS. Planulacea. uoiL. Deuxième famille du second ordre des Céphalopodes cellulacés, de Blainville. Elle ne contient que les deux genres Rénuline cl Pénérople.
PLANULAIRE. Planularia. moli. Genre établi par Defrance, pour une Coquille multiloculaire, microscopique, qu'il trouva en Italie, dans les sables à fossiles. Blainville l'adopta, dans son Traité de Malacologie, à litre de sous-genre des Pénéroples, famille des l'Ianulacés. Caractères : ouverture arrondie, située au sommet de l'angle extérieur; test très-aplati, triangulaire ou elliptique, ayant à son origine l'empreinte volutatoire ; loges obliques, superposées.
D'Orbigny ne compte encore dans ce genre que sept espèces ; trois sont nouvelles et des calcaires de Caen, Planularia elongnta, depressa et striala. Les quatre autres ont été figurées. Il les désigne sous les noms de Planularia cymha, Planularia auris , Planularia crepidula et Planularia rostrala. Elles sont toutes d'Europe.
PLANULITE. Planuliles. moll. Lamaick est le premier qui ait constitué ce genre. II le démembra des Ammonites et y rangea toutes les espèces aplaties, dont les tours sont nombreux, mais peu épais. Pai' les nuances insensibles qui confondent ce genre avec les Ammonites, Lamarck a été lui même conduit à le supprimer. Jlontforl le reproduisit quelque temps après, et De Haan l'a conservé, en lui donnant le nom de Planite. r. ce mot.
PLAPPERTIA. BOT. Le genre établi sous ce nom par Reiclicnbach, dans la famille des Chailletiacées, n'a point paru assez distinct du genre Cliaillelia, pour ne pas lui être réuni.
PLAQUEMINIER. Diospyros. bot. Genre de la famille des Ébénacées et de la Polygamie Diœcie, L.. qui se compose d'arbres tous exotiques, portant des feuilles simples, entières, alternes, sans stipules; des fleuis polygames et axillaires; ces Heurs ont un calice persistant, à quatre ou six divisions profondes; une corolle monopétale, urcéolée, ayant son limbe à quatre ou six divisions rétlécliies; dans les fleurs màlcs on trouve huit élamines incluses, attachées à la base de la corolle et disposées sur deux rangs; leurs filets sont courts et leurs anthères linéaires-allongées, terminées en pointes, s'ouvrant à leur sommet par deux petites fentes longitudinales; un tubercule central tient lieu du pistil avorté. Dans les fleurs femelles, la corolle est généralement plus courte et le calice beaucoup plus grand; sur la paroi interne de la corolle on trouve les huit étamines rudimentaires; l'ovaire est globuleux, à huit ou douze loges, contenant chacune un seul ovule qui nait latéralement de leur sommet. Le style est simple, terminé à son sommet par quatre ou six stigmates bifides. Le fruit est globuleux, charnu, environné par le calice qui est persistant et contient un nombre variable de graines comprimées et pendantes , leur tégument propre est assez épais, recouvrant un très-gros endosperme dur, dans la base duquel est renfermé un petit embryon cylindracé, ayant la même direction que la graine, une radicule Irès-Iongue relativement aux cotylédons qui sont très-courts.
Le genre Diospyros est très-voisin du Royena qui n'en diffère que par ses fleurs hermaphrodites ordinairement à cinq divisions, par ses élamines di.<posées sur un seul rang et par ses stigmates entiers. Quant ù VEmbryopteris de Gœrtner, il ne s'en distingue que par ses élamines dont le nombre est quatre fois plus grand que celui des divisions de (a corolle, tandis qu'il n'est que double dans les Plaqucminiers. Les espèces de ce genre sont fort nombreuses; on les trouve à la fois dans l'ancien et le nouveau continent.
Pi.AQCEMLiviER Facx-Lotos. Ditspyros Lotus, L. Pendant longtemps on a cru que cet arbre était celui dont les fruits étaient connus sous le nom de Lotos pai les anciens, et qui croissait dans le pays des Lolopha ges; mais on sait aujourd'hui, d'après les observations du professeur Desfonlaines, que le véritable Lotos de;. Lotopliages est le Ilhaninns ou Zizip/ius Lolus. Le Plaiiueminier dont il est ici (picstiou est un aibre de moyenne grandeur, <|ui croit dans l'Afrique septentrionale; ses feuilles sont alleines. courlcment pé
1, PLATANE a'onmt, I ;. CIERGE o-ptmta.
2, Pm maritale. ' S THONEE «ttrape-moucte . 5DIG-IIA1E pourprée! GDODÉCATSEE AeTirginie