I ASSE
PLATY.MLSCIER. Platfmiscium. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Vogel (iii Litinœa, ii, p. 198) qui lui assigne pour caractères : calice turbinato-campanulé, terminé par cinq dénis courtes; étendard de la corolle orhiculé ou ovale, de même longueur ou un peu plus court que les ailes; celles-ci oblongues ou ovales, mais libres; carène oblongue ou obovale. aussi longue que les ailes ou les dépassant un peu, dioite ou faiblement courbée, avec les pétales soudés entre eux au dos; étamines monadelphes, avec
le fourreau fendu en dessus; anthères uniformes, longiludinalemenl déhiscentes; ovaire longuement slipité, à un ou deux ovules; style court et filiforme ; stigmate siibcapité. Le fruit consiste en un légume stipité,oblong, plan, membraneux, indéhiscent, légèrement réticulé, avec les bords de la suture faiblement relevés et non endurcis au milieu; semence solitaire, comprimée et réniforme. Les espèces de ce genre appartiennent toutes à l'Amérique méridionale; ce sont des arbres ou des arbustes à feuilles opposées ou verticillées par trois, iniparipinnées, à stipules souvent persistantes, à folioles opposées ou les supérieures alternes, coriaces et glabres, à rameaux axillaires. simples ou souvent fascicules, à bractées ou bractéoles petites et membraneuses, à fleurs pédirellées et jaunes.
Plattmiscier JAUNE. Plàlymisciiim lulevin , \os. Folioles ordinairement au nombre de cinq, oblongues, acuminées, plus étroites à la base. De la province de Rio-Janeiro.
PLATYNE. Platyna. iNS. Wiedemann désigne ainsi un genre d'insectes de l'ordre des Diptères, famille des Nolacanlhes, qui se distingue de tous les autres de la même famille par les caractères suivants : antennes avancées, plus longues que la lêle, de trois articles : les deux premiers cylindriques, de la même longueur, et le troisième plus court, comprimé, pointu; une seule épine recourbée à l'écusson. L'abdomen est large, ainsi que dans les Straliomes; de là l'origine du nom imposé à ce nouveau genre.
Platvne a \.kT>c^. Platyiia hastata,'Wied.;Slialioiiiys hastata, Fab. Cet insecte est long de trois lignes, noir, avec le corselet doré. L'abdomen est dilaté postérieurement, avec le disque et une bande argentés. On le trouve en Guinée.
PLATYNE. Plalynus. iNs. Nom donné parBonelli à un genre de Coléoptères pentamères, de la tribu des Carabiques, et auquel il assigne pour caractères essentiels : labre transverse, entier; toutes les palpes ayant leur dernier article cylindrique, ovale, à peine tronqué; corps très -déprimé; corselet sessile; abdomen Irès-large; menton ayant une dent simple, obtuse, à l'extrémité de la saillie du milieu; élytres écharicrées obliquement, sans points discoïdaux remarquables.
Platyne agrêadle. Plalynus blaniius, Germ. Sa couleur est le brun de poix brillant; ses antennes et ses pieds, les bords de son corselet et de ses élytres sont d'un brun plus clair; on voit sur ces dernières, qui sont oblongues et coupées carrément, des stries simples. On le trouve dans l'Amérique septentrionale.
PLATYiNÈME. Plalynema. bot. Ce genre, dont la place parait devoir se trouver dans la famille des Malpighiacées, a été créé par Wight et Arnolt qui l'ont ainsi caractérisé : calice à cinq divisions et non glanduleux; corolle à cinq pétales presque égaux, plans, onguiculés, très-entiers; dix étamines fertiles, alternativement plus longues; filaments dilatés à leur base, aplatis, persistants; anthères linéari-oblongues, décidues; ovaire courlement Iricarinalo-ailé au sommet; slyles accolés en un seul, filiforme, plus long que les élamincs. Les Plalynèmes sont des arbres de l'Asie tropicale, à feuilles opposées, elliptiques, obtuses, gla-
lires, Irès-entières, à fleurs réunies en grappes (ermiiiales.
PLATYNOCHÈTE. Platynochœtus. iNS.Sous ce nom Wiedemann a créé un genre de Diptères, dans la famille des Alhéricères, tribu des Syrphiens. Ce genre est bien caractérisé par les antennes, dont le second article est long et cylindrique, le dernier ovale avec un long style terminé en massue; les jambes postérieures arquées.
PLATY^ocaÈTE A ioizs. PlatyiiochœtHS setosus, W.; .S>;-/;/iMS seiosiis, Fabr. Cet insecte est entièrement couvert d'un duvet noir; la soie qui termine ses antennes est fort allongée, un peu plus grosse à l'extrémité. Du nord de r.'Vrri(|ue.
PLATYiNOPTÈRE. Plalynoptem. ins. Genre de ColioplÈres télramères, établi par Chevrolat (|ui lui assigne pour caractères : antennes insérées au-devant des yeux, composées de onze articles dont les trois derniers aussi longs que les sept précédents réunis; yeux latéraux, assez grands, arrondis, échancrés en dessus; dernier article des palpes maxillaires de forme triangulaire, celui des labiales également tronqué, plus épais et arrondi en dessus; mandibules petites, arquées, paraissant simples; tête arrondie, enfoncée dans le corselet qui est presque cylindrique, aplati sur les côtés, élargi au milieu, tronqué aux extrémités et renllé sur la tête; élytres dilatées; pattes rapprochées à la base; cuisses assez épaisses dans toute leur longueur et creusées en dessous; genoux non écbancrés ; jambes courbées et grêles à leur naissance, droites, avec leur sommet arrondi. On ne connaît rien sur la manière de vivre de ces insectes, dont une seule espèce est connue; la forme de ses pattes la rapproche du genre Priocère de Kirby, mais ses antennes ont assez de ressemblance avec celles des Ënoplies.
Plaiynoptère lyciforibe. Plalynoptera lyciforijtis , Cbev. Les parties de la boucbe, le chaperon et l'occiput sont jaunes; le corselet est plus long que large, avec un sillon à sa base, et un autre latéral, assez éloigné du bord ; le côté ainsi que sa partie antérieure sont jaunes : cette dernière s'avance en pointe juscjue vers le milieu; élytres de la largeur du corselet à la base, très-dilatées et arrondies à l'extrémité et sur la suture, ponctuées, sillonnées, avec ipiatrc côtes droites; elles sont noires, avec une large bande transversale, ondulée et d'un jaune rougeàtre. Taille, sept lignes. Du Brésil.
PLATYNOTE. Plalynotns. ins. Coléoptères hétéroinères; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Asidites, institué par Fabricius, répudié ensuite par différents entomologistes, et enfin rétabli avec les caractères suivants : antennes allant un peu en grossissant; leur premier article est gros, mais court, le deuxième court, mais transversal, le troisième trèslong, les autres presque globuleux, les trois avant-derniers transversaux, le onzième petit; palpes maxillaires terminées par un article sécuriforme, et les labiales par unovalaire; tête enfoncée dans le corselet; yeux transversaux; mâchoires sans crochet, mais ayant sur les côtés une sorte de corne; corselet presque plan ; élytres plus ou moins parallèles; pattes fortes; jambes antérieures pourvues de deux fortes épines externes;
tarses courts, épais, avec les articles intermédiaires triangulaires. Les insectes qui composent ce genre sont tous d'assez grande taille et habitent la pointe méridionale de l'Afrique.
PiATYNOTE VARIOLE. Plalytiolus vaiiolosus, Fab. Il est noir, finement granuleux, ordinairement recouvert d'une matière terreuse et cendrée; les élytres ont chacune trois côtes élevées. Taille, un pouce. Du cap de lionne Espérance.
Un autre genre a été créé sous la même dénomination, par iMulsent, dans l'ordre des Tétramères, famille des Longicornes. Il avait pour type les Ciytus détritus et aiciiatiis, de Fabricius.
PLATYOME. Pldtyoïinis. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchnphores, établi par Schoenherr aux dépens du genre Cuiciilio de Fabri cius, ClUoiima, Dej., Cyphus . Germ., etc., avec les caractères suivants : antennes médiocres, coudées, composées de douze articles dont le second plus long que le premier, les cinq suivants plus courts el tous obconiques, el les cinq derniers formant une massue oblongue-ovale et pointue ; tiompe courte, épaisse, avancée, avec un trait longitudinal profondément enfoncé en dessus; fossette oculaire courbée, petite et profonde; yeux arrondis et proéminents; corselet presque conique, profondément bisinué en arrière; élytres ovalaires, arrondies et avancées antérieurement, avec les épaules ou prolongées horizontalement en épine ou obtusément anguleuses el un peu élevées; jambes fortes et muliques. Toutes les espèces de ce genre, jusqu'ici au nombre de treize, appartiennent au Biésil; on remarque parmi elles le Citrculio nheiis de Fabricius. PLATYOJJIDES. Platyomidœ. iiss. Lépidoptères; ce nom a été substitué par Duponchel à celui de Tordeuses, Toitrices, imposé par Latreille à une tribu de petits Lépidoptères nocturnes, le nom de Tordeuses, précédemment employé, ne convenant qu'à un quart 1 environ des espèces que cette tribu renferme.
PLATYONICE. Plalyonix. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores, institué par Schoenherr pour un insecte de Cayenne, que j Dejean avait d'abord placé dans son genre Baris, mais I qui en diffère notamment par les caractères suivants: antennes assez longues et minces, coudées, composées de douze articles, dont le premier allongé et obconiqiie, les autres lenticulaires; la massue est allongée, ovale et acuminée; yeux latéraux ovales, déprimés et grands; corselet court, bisinué à sa base, arrondi sur les côtés, plus étroit antérieurement, tronqué postérieurement ] et médiocrement convexe en dessus; élytres ovalaires, obtusément arrondies à l'extrémité, un peu plus courtes que l'abdomen et légèrement convexes en dessus; I tarses antérieurs larges.
i Platïonice orné. Plalyonix oinatns , Sch. Il est j noir, avec le corselet profondément ponctué; lesélytres I sont striées et ponctuées, ornées dans le milieu d'une . bajide transversale d'écaillés blanchâtres. Amérique , méridionale.
j PLATYONIQUE. Platyonichus. crdst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, section des Ilomochiles, tribu des Nageurs, établi par Latreille et
formé des deux genres Porlumne el Polybie de Leacli, j que Lalreille a réunis, après s'être convaincu qu'ils n'ont que de légères différences entre eux, et qu'ils ne doivent pas être distingués génériquement. Les caractères que Lalreille assigne à ce genre sont : tous les tarses (les serres exceptées), les postérieurs surtout, aplatis et en nageoires; test presque isométrique, d'une forme se rapprochant de celle d'un cœur tronqué postérieurement ou suborbiculaire; espace pectoral compris entre les pieds ovale; pédicules oculaires courts; seconde paire de pieds aussi longue au moins que la suivante; antennes latérales beaucoup plus courtes que le corps, presque glabres; troisième article des piedsmâchoires extérieurs tronqué ou arrondi obliquement au sommet, avec un sinus interne sous le sommet, servant d'insertion à l'article suivant; post-abdomen ou queue des mâles de cinq segments distincts, celui des femelles de sept. Les mœurs des Plalyoniques sont inconnues. On doit présumer qu'elles sont semblables à celles des Fortunes, auxquels ces Crustacés ressemblent le plus pour l'organisation. LatreiUe partage les Plalyoniques en deux divisions :
f Front avancé en manière de museau triangulaire et simplement ondulé sur ses bords ; test bombé.
Platïonique Mdseiieu. Latr., loc. cit.; Portnnus biguttalus, Risso, Hisl. nat. des Crust. de Nice, pi. 1, fig. 2.
ft Front peu avancé, tridenté (les dents latérales formées par la division interne des oculaires); dessus du test plan ou peu convexe.
Platyoniqce de HE^sLow. Platyonichus Henslowii, Latr.; Pulybius Uenslowii, Leach, Malac, Podoph. Brit., tab. 9, b.
PLATYONYX. mam. foss. Le docteur Lund, savant Suédois, résidant au Brésil, y a découvert une multitude de débris fossiles de grands animaux dont les analogues vivants ne se retrouvent plus. Parmi ces animaux dont il a donné l'énumération détaillée, dans un JVIémoire inséré au tome xiii des Annales des Sciences naturelles (cahier de mai 1840), se trouve le Platyonyx, qui paraît se rapprocher beaucoup du genre Bradype, de la famille des Tardigrades, ordre des Mammifères édentés. Le caractère le plus saillant et véritablement distinctif qu'aient pu procurer les restes du Plutyonyx, consiste dans les ongles des mains qui sont un peu aplatis au lieu d'être très -comprimés comme on les a vus dans le Megatherium et le Megalonyx, deux autres genres également découverts par le même naturaliste.
PLATYOPE.P/«(yo;)a. INS. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Pimélites, institué par Fischer, qui lui donne pour caractères : antennes légèrement comprimées, dont le premier article est court, renflé, presque globuleux, le deuxième très petit, subcylindrique, le troisième presque aussi long que les deux suivants réunis, les cinq autres arrondis au bout et allant en diminuant successivement de longueur; les neuvième et dixième courts, transverses, trapézoïdes ou cratériformes, le dernier trèspetit, cylindrique à sa hase, obtus et mucroné dans le milieu, à son extrémité, et engagé dans le pénultième;
lêtc brusquement penchée et déprimée antérieurement, avec une petite saillie latérale, au-dessus des antennes; yeux petits et orhiculaires; dernier article des palpes sécuriforme; corselet dilaté antérieurement et rétréci à sa base, avec les côtés antérieurs fortement penchés; écusson ayant postérieurement, dans son milieu, une saillie à peine élargie en arrière, et légèrement en trapèze; élytres presque planes en dessus, avec les angles huméraux non arrondis; pattes médiocres; cuisses et jambes comprimées, les antérieures de ces dernières fortement triangulaires; tarses i)ostérieurs comprimés verticalement et très-minces, leur prcmierarticle aussi long que les deux suivants réunis et tous trois tronqués obliquement au bout et ciliés de très longs poils. Platyope iiNÉÉE. Platyopa lineala, Fischer; Jkis lineala, Fab. Elle est noire, avec la tète granulée et deux fossettes entre les yeux; le corselet est fortement déprimé au milieu, avec deux forts tubercules; les élytres ont plusieurs lignes de points élevés, portant des soies grises et couchées; jambes épineuses et velues. Taille, quatre lignes. De Russie.
PLATYOPUTHALME. MIN. Synonyme d'Antimoine sulfuré.
PLATYPALPE. Platypalpus. iNS. Genre de l'ordre des Diptères, de la famille des Empides, établi par J. Macquart, et correspondant à la deuxième division des Tachydromies, de Meigen; il se distingue de cellesci, selon Macquart, en ce que les ailes sont souvent munies d'une cellule anale, et que les jambes intermédiaires sont toujours prolongées en pointe, à l'extrémité. Les cuisses antérieures et intermédiaires sont très renflées el les dernières sont en outre denliculées. Les espèces de ce genre sont très-nombreuses el toutes de petite taille.
Platypai.pe a soie blanche. Plalypalpns athisela. Macq.; Tachydrvviia albisela, Panz. Son corps est noir; le style des antennes est blanc et pubescent; les ailes sont d'un brun noirâtre; les pattes sont d'un brun ferrugineux. Taille, une ligne. Allemagne.
PLATYPE. Plalypus. ois. Sous ce nom, Brehm a créé un nouveau genre d'Oiseaux aux dépens du genre ^itas de Linné; il a pour type VAaas mollissima, ou l'Eider, et V Anas perspicillala. Brehm y joint encore la grande Macreuse (Anas fusca, L.), la Macreuse, et d'autres espèces. Ce genre, ne reposant que sur des caractères très-secondaires, a été négligé.
PLATYPE. Plalypus. iNS. Genre de Coléoptères tétramères, famille desXylophages, tribu des Scolitaircs, établi par Herbst, aux dépens des Scolytes d'Olivier, el (|ui a été adopté par Lalreille. Les Platypes ont le corps cylindrique et linéaire; leur tête est un peu prolongée antérieurement; les antennes sont à peine de la longueur de la tête; le labre est étroit, peu avancé, corné, légèrement échancré ; les mandibules sont courtes, épaisses, cornées, pointues et presque dentées; les palpes sont petites el coniques. Le corselet est allongé, cylindrique; l'écusson est nul. Les élytres sont tronquées postérieurement, lubeiculées ou épineuses dans celte partie. Les pattes sont comprimées; les deux dernières éloignées des quatre autres; toutes les cuisses sont comprimées, anguleuses; les quatre pos-
lérieitres canaliculées en dessous. Les jambes sont courtes, striées Iransversalenienl dans leur partie postérieure; celles de la première paire sont teiminées par une épine aiguË; leurs tarses sont Irèsgrêles. plus longs que les cuisses et les jambes prises ensemble; leur premier article est très-long; tous ces articles sont entiers. Les Platypes ont le même port que les Scnlytes, et on les trouve dans les mêmes lieux, c'esl-ù- (lire sur les arbres cariés dans lesquels la larve doit se nourrir.
Platype Cylindre. Plalyptis Cylhulnis, Herbsl, Col., 5,tab. 49, f. 3; Latr., Gen. Ciust., etc.; Boslrichiis CxlinUrus,Fihv., Psm., Faun. Genii., fasc. 13, u» i; Scolytus Cflindnis, Oliv. Cet insecte est long de deux lignes et demie à trois lignes ; tout son corps est brun, un peu velu ; sa tête est aplatie, un peu rugueuse en devant et légèrement pointillée, ainsi que le corselet qui a un petit sillon à sa partie posiérieure. Les ély très sont cbargées de stries profondes, tronquées et dentées avant leur extrémité, fort velues au delà des dentelures. Les antennes, les pattes et le dessous du corps sont d'un brun marron. On le trouve dans toute l'Europe.
PL.'VTYPÉTALE. PlatfpetaUim. bot. Genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliculeuse, établi par R. Brown (Ckloris Melcitliaiia, p. 8), qui lui assigne les caractères essentiels suivants : calice presque étalé; pétales dont le limbe est élargi; style court; silicule ovale, à valves un peu convexes; graines disposées sur deux rangs; cotylédons incombants. Ce genre a le port du Braya, avec lequel il offre encore des rapports dans la structine de la Heur, ainsi que dans la position des cotylédons; mais il s'en distingue assez par la forme de son péricarpe. Il est également voisin du Sjibularia; mais ce dernier genre a des cotylédons étroits et bilobés. Enfin, le genre Slenopetalum, qui offre avec lui certains rapports dans les parties de la fructification, s'en éloigne totalement par le port, par le calice fermé, par les pétales subulés et par les glandes du réceptacle.
Platypétale POURPRÉE. Plalypetalum purpurascens, R. Br. C'est une petite plante qui croit à l'île Melville; ses tiges sont courtes, nues à la base, garnies à la partie supérieure de feuilles nombreuses, lancéolées, épaisses, munies de quelques poils. Les Heurs ont la corolle blanche, lavée de rose; elles forment de petits corymbes peu fournis et terminaux.
PLATYPÈZE. Plalypeza. iivs. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes, tribu des Dolicbopodes, établi par Meigen, adopté par Latreille (Fara. nat. du Règne Anim.), et ayant pour caractères : antennes avancées, de trois articles : les deux inférieurs courts, presque cylindriques, le troisième conique, terminé par une soie ; tarses postérieurs dilatés et comprimés, avec leui' troisième article plus grand; abdomen aplati; ailes couchées sur le corps, se recouvrant l'une l'autre dans le repos; yeux rapprochés et convergents dans les mâles, espacés dans les femelles, r.îeigen décrit trois espèces de ce genre. Toutes sont propres à l'Europe.
PLATYPÈZE FASCiÉE./'/a///)e3«/((sc«(te,Meis., Lat.;
Encycl. méthod., pi. ô'JO, f. 47-31; Dolivltupus fasliatus, Fabr.. Sysl. Antl. Sa tête et son corselet sont noirâtres. L'abdomen est cendré, avec trois ou quatre bandes dilatées au milieu et noires. Les pâlies sont noires, avec les tarses postérieurs dilatés et comprimés; le premier article est le plus grand. On la trouve en Europe.
PLATYPÉZINES. INS. Fallen a donné ce nom à une petite famille de Diptères, que Latreille confond dans sa tribu des Dolichopodes.
PLATYPHYLLE. Plafypiixllum. iNs. Orthoptères. Le genre que Serville a formé sous ce nom, dans la famille des Locustiens, comprend des insecles qui ont les élytres allongées, ovales et souvent plus étroites à l'extrémité; leurs ailes sont très-grandes et un peu plus courtes que les élytres: le corselet est court, arqué, prolongé en arrière où il forme un lobe arrondi; premier article des antennes souvent épineux; prosternum offrant deux longues épines rapprochées; tarière des femelles assez mince, arquée et plus courte que l'abdomen.
Platyphylie FEUILLE DE Sabge. Plalypiiyllum Salviœfolium, Licht.; LociislaSaliiœfolia, Trans. of Lin., t. IV, p. 31. Sa couleur est le vert-jaunâtre, avec une teinte rosée sur l'abdomen; ses ailes sont d'un rose assez vif, avec une bordure plus pâle et presque blanchâtre; tarière brune vers l'extrémité. Taille, deux pouces. Du Mexique.
PLATYPHYLLUM. bot. {Lichens.) Genre proposé par Ventenal pour les Lichens foliacés libres, non crustacés, à scutelles sessiles ou légèrement stipitées. Il renfermait les genres Barrera, Euvialiiia, Evernia et Cetraria d'Acharius. Ce genre n'était guère susceptible d'adoption.
PLATYPIGA. MAîi. (llliger. ) Synonyme d'Agouti. F. ce mot.
PLATYPODES. OIS. Lacépède a proposé de réunir sous ce nom les Oiseaux à pieds aplatis, et dont les doigts extérieurs sont unis dans presque toute leur longueur.
PLATYPODIEU. Platy podium, bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Vogel et que Benlham avait, presque dans le même temps, appelé Catlisemœu. Caractères : calice herbacé, turbinatocampanulé, un peu courbé, à cinq divisions, à deux lèvres ovales et incisées; corolle papilionacée, à étendard ample, ovato-orbiculé, arrondi à sa base, surmontant les ailes qui sont oblongues et obliquement ovales; carène oblongue et obtuse; dix étamines monadelphes jusqu'à la base, dont les filaments sont libres mais néanmoins partagés en deux faisceaux opposés; anthères ovales; ovaire longuement stipité, oblong, renfermant plusieurs ovules; style filiforme et glabre; stigmate oblus et mince. Le fruit consiste en une longue gousse comprimée, indéhiscente et polysperine. Les Plalypodiers appartiennent au Brésil; ce sont des arbres ou des arbustes à feuilles imparipinnées, dont les folioles, attachées à un rachis très-mince, sont oblongues, rétuses ou échancrées au sommet. Les Beurs sont rassemblées en grappes simples.
PLATYPOSOPËS. INS. f'.XYlOPBAGESelPLATYSOJlES.
PLATYPROSOPE. Plalypiosopus. ins. Coléoptères penlainères; génie de la famille des Brachélylrcs , Iribu des Slaphyliens, iiislilué pai' le comte de Mannerlieim aux dépens des Slapliyliens, pour ceux de ces insecles iiiil ont les antennes sélacées, plus minces à l'extrémité qu'à la base; ces insecles se distinguent encore des Slaphyliens proprement dits, par la largeurdc la têle ctdu corseletqui semblent se confondre, par la brièveté des palpes qui sont filiformes, à dernier article cylindrique et tronqué. Le labre est cilié; le menton est profondément échancré; la languette est bifide; les tarses antérieurs sont dilatés; le corps est linéaire et déprimé ; le cou est à peine distinct.
Pi.ATTPRosopE ALLONGÉ. Plalyprosopus elongatus, Man. 11 est d'un brun tirant sur le rougeàtre; les élytres et les pattes sont brunâtres; la tète est opaque; le corselet est glabre; les élylres sont finement rugueuses. Taille, six lignes. Du Caucase.
PLATYPTÈRE. Plalyptera. rois. Ce genre de l'ordre des Acanthoptérygiens, famille des Gobioïdes, a été établi par Kulil et Van Hasselt, pour deux Poissons de l'Inde qu'ils ont appelés Plalyptera meianocephala et Plalyptera Iricjonocepliala. Ces Poissons ont avec les nageoires ventrales larges et écartées des Callionyines, une tête courte et déprimée, une bouche petite, des branchies ouvertes et de larges écailles. Leurs nageoires dorsales sont courtes et écartées. Plus tard Valenciennes, en examinant avec plus d'attention, dans le musée de Leyde où ils sont conservés, ces deux Poissons et leurs squelettes, a reconnu qu'ils ne formaient qu'une seule et même espèce, et que la différence ne provenait que de l'âge et de l'état de conservation. 11 produit cette espèce unique dans son Histoire naturelle des Poissons sous le nom de
PiATYPTÈRE APRON. Plalyptera aspro, K. et V. H. 11 est oblong, presque cylindrique ou même un peu déprimé de l'avant; tout à fait plat sous la tète et la poitrine. Sa couleur est en dessus d'un brun foncé, blanchâtre en dessous; ses dorsales ont chacune sur un fond blanchâtre, deux ou trois bandes irrégulières, uoirâlres, formées par des points serrés.
PLATYPTÉRICE. Plalyplerix. iNS. Genre de Lépidoptères Nocturnes, de la tribu des Faux-I!ombyx, établi par Laspeyres aux dépens du grand genre Phalœna de Linné. Caractères : langue très-courte, presque nulle; palpes inférieures très-petites, presque coniques; antennes courtes, sétacées, toujours pectinécs dans les mâles, pectinécs ou simples dans les femelles; léte petite; corps ordinairement grêle; ailes grandes, en toit aigu dans le repos; les supérieures recouvrant les inférieures; les premières ayant leur angle supérieur allongé, recourbé en faucille; chenilles non arpenleuses, munies de quatorze pattes, dont six écaillcuses et huit membraneuses, les derniers segments du corps en étant privés, et le segment anal terminé par une pointe simple. Ce genre ne se compose que de sept à huit espèces, toutes propres à l'Europe; elles vivent et volent à la manière des Phalènes; leurs chenilles plient et roulent les feuilles, en les assujettissant avec de la soie. C'est dans ce rouleau qu'elles font leur coque et qu'elles subissent leurs mélamorphoses.
PLATYPrÉRicE FADciLLE. Plalypterix fulcula; Platyplerix fatcataria , Latr.; Bombyx falcida, Esp., Hub., Bomb., lab. 11, f. 44, mâle; Phalœna falcataria, L., Fabr. Dix à douze lignes d'envergure; ailes en faux, blanchâtres, avec des lignes brunes ondées et transverses t les supérieures ayant deux points et une tache discoïdale de couleur brune; l'un de ces points oculé. à prunelle grise; dessous d'un blanc jaunâtre, presque dépourvu de lignes. La chenille est verte, avec le dos d'un brun pourpré, portant six tubercules charnus. Elle vit sur l'Aune et le Bouleau. On trouve ce Papillon aux environs de Paris.
PLATYPTÉRIDE. Plalypteris. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Hélianthées et de la Syngénésie égale, L., établi par Kunlh (Noca Gênera et Spec. Plant, œquin., vol. 4, p. 200) qui l'a ainsi caractérisé : involucre hémisphérique, composé de folioles nombreuses, imbriquées, linéaires, lancéolées, subulées au sommet et réfléchies, les extérieures plus courtes et uir peu plus larges; réceptacle convexe, corrverl de paillettes lirréaires, subulées, à une seule nervure, carénées, scarieuses, de la longueur des fleurons, et persistantes; fleurons nombreux, tous lubuleux, hermaphrodites, dépassant à peine l'involucre; corolle lubirleuse, élargie et divisée dans la partie supéi-ieure en cinq dénis oblongues, obtuses, étalées; élamines dont les anthères sont nues à la base cl saillantes hors du tube de la corolle; ovaire linéaire, surmonté d'un slyie filiforme et d'un stigmate saillant, à deux branches linéaires, un peu épaissies au sommet; akènes oblongs, comprimés, bordés d'une aile membraneuse, marqués des deux côlés d'une ligne proéminente, et surmontés au sommet de deux barbes droites, scabres, égales, plus courtes que les anthères, et persistantes. Ce genre est fondé sur une plante que Cavariilles a réunie au genre BUlens, et Curtis au genre Spilanthe, mais qui s'éloigne de, ces deux genres par le port, l'involucre ù folioles imbriquées, recoirrbées err arrière, et par quelques autres caractères. Il est également voisin des genres Salmia et Ferbesinu; il diffère du Salmia par son réceptacle convexe, et du Ferbesina par son port, la structure de son involucre et l'absence des rayons.
PLATïPTÈRrDE A FLEURS JAUNES. Platypleris crocata, Kunlh, loc. cit.; Bidens crocata, Cavan., Icon., I, p.C6, tab. 992; Spilanthe crocata, Curt.; Bot. mag., lab. 1627. C'est une plante herbacée, à rameaux opposés, quadrangulaires; à feuilles opposées, ovécs, deltoïdes; les caulinaires en forme de lyre, rigides et scabres. Les fleurs, dont la couleur est d'un beau jaune orangé ou safrané, sorrt terminales et axillaii'es, solitaires et portées sur de longs pédoncules. Mexique.
PLATYPTERYX. iNS. Genre proposé par Laspeyres pour quelques Lépidoptères de la nature du Pliaœlna falcataria.
PLATYPUS. MAM. Syn. d'Échidné. A'. iMonotrème.
PLATYRAPUE. Platyraphium. bot. Genre de la famille des Synanlhérées et de la tribu des Carduacées, établi par Cassini aux dépens du genre Caiduus. Il est caractérisé par l'appendice des folioles de l'involucre, qui est peu distinct du reste de la foliole,
meinbraneiix, très-large à sa hase, laquelle n'offre aucirne prolubérance sur la face interne ; par les corolles obliquement tronquées. L'espèce qui forme le type du genre /"/a/r/np/i/î*»*, est le t'n)(/wK.so/e/-,Jacq.,//o/<. Schœnbnin. ,yQ\. 2, p. 10, tab. 143, ou Platyraphinm Jacquini, Cass. C'est une plante bisannuelle, dont la tige est dressée , cylindrique , striée , laineuse, un peu ramifiée supérieurement, garnie de feuilles éparses, nombreuses, sessiles, linéaires, lancéolées, pinnalifides, cotonneuses et blanches en dessous, glabres et vertes en dessus, avec les nervures blanches. Chaque rameau se termine en un pédoncule court, portant une calatliide dressée, dont l'involucre est ventru, composé de folioles qui, à leur base, sont garnies d'un coton aranéeux. Les corolles et les slyles sont de couleur purpurine. De Barbarie.
PLATYRHIN. Plat/rhimis. iws. Coléoptères tétramères. Clairville a institué ce genre dans la famille des Rhynchophores, pour un Anihribe de Fabricius dont les caractères lui ont paru anomaux, et Schoenlierr, dans sa Monographie des Curcnlionides, en adoptant le genre de Clairville , l'a enrichi d'une seconde espèce, également distincte du genre Jnlhribus de l'enlomologisle de Kiel. Caraclères : antennes assez courtes et fortes, insérées dans une fossette profonde, sous le milieu de la trompe, droites, composées de onze articles dont les premiers oblongs et les autres obconiques; les trois derniers un peu [dus épais et comprimés, forment la massue; trompe oblongue, carrée, courbée, un peu tronquée au bout; yeux latéraux, arrondis, proéminents; corselet dilaté sur les côtés qui sont arrondis en dessous du milieu, en dessus ils se rétrécissent sensiblement ; on voit près de sa base une strie transversale, élevée, qui se prolonge un peu sur les côtés; élytresoblongues, linéaires, déprimées, presque triangulaires. Les seules espèces admises jusqu'ici dans ce genre sont : Jnlhribus latiiostris et spicu- \ losits, Fab. j
PLATYRHINCHCS. iiss. Coléoptères tétramères; ce j genre avait été institué par Megerle, pour le Citrciilio '. t'aiUix d'Illiger, qu'il avait appelé Platjnhinclius vit- \ talus; mais il n'a pas été adopté par Schoenherr qui \ en a relégué l'espèce dans un appendice (Pb^nodcs) de son genre Chloiopltatuis.
PLATYRIIOPALE. Plalxrlwpaius. IKS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Xylophages, tribu des Paussites, établi par Weslwood, qui lui assigne pour caraclères : antennes grandes; premier article comprimé, écliancré obliquement à son extrémité, suivi d'un autre petit, globuleux, enfoncé dans l'é- [ chancrure du premier, le dernier grand, plan, fortement déprimé, tronqué à sa base; tête presque carrée; yeux grands; mandibules cornées, grêles, fortement arquées, ayant leur extrémité terminée par une dent | très-aigue; palpes maxillaires avancées jusqu'à la base \ des antennes, avec l'article basilaire petit, tuberculiforme, le deuxième grand, comprimé, presque carré, le troisième beaucoup plus étroit et le (|uatrième plus j petit et conique; corselet court, arrondi sur les côtés antérieurs; élytres beaucoup plus larges que le corselet, tronquées postérieurement; pattes assez courtes; '
jambes dilatées, avancées en une petite épine ; tarses de quatre articles : les trois premiers aplatis et courts, le dernier plus long.
PIATTRHOPA.LE DENTicoRNE. Platy rhopaliis iletiHcornis ■ Paussits denlicoinis, Donov. Son corps est d'un brun roussâtre, un peu déprimé en dessus, légèrement pubescent; sa tète est avancée, échancrée antérieurement; ses yeux sont grands et glauques; ses palpes sont roussâtres; ses antennes sont d'un brun roux, velues, avec le premier article large et difforme et le dernier plus grand que le corselet, presque ovale et cependant tronqué en échancrure à sa base; corselet court, tronqué à sa base et à son sommet, beaucoup plus large et plus élevé antérieurement, avec ses côtés arrondis et dilatés; élytres plus larges que le corselet, plus courtes que l'abdomen, d'un brun roussâtre, avec le disque noir, la moitié de la suture et une large tache postérieure arrondie de chaque côté, roussâtres. Taille, quatre lignes. De l'Inde.
PLATYRHYiNQUE. MAM. F. Cnvier a formé sous ce nom, aux dépens des Phoques de Linné, un genre qui a pour type le Plioca Leonina, et dont les caractères distinctifs consistent dans les dents niàchelières dont le tubercule principal est aussi épais que large, avec une pointe presque insensible à sa base antérieure. La racine de chacune des dents est. à son collet, renflée et d'un diamètre supérieur à celui de la couronne. Les incisives sont pointues, etc. Ce genre se distingue encore par son museau beaucoup plus large à son extrémité qu'auprès des trous sous-orbitaires ; cette largeur est due surtout à celle des intermaxillaires. A'. Phoque.
PLATYRHYNOLE./'/a/rWi/jic/ios. OIS. (Desm.) Genre de l'ordre des Insectivores. Caractères : bec plus laige que le front, dilaté sur les côtés, très-déprimé jusqu'à la pointe; d'une largeur double au moins de l'épaisseur; arête déprimée, peu distincte; hase garnie de longues soies; narines placées vers le milieu de la surface du bec, rondes, fermées en dessus par une membrane couverte de plumes; quatre doigts, trois en avant, dont l'intermédiaire, plus court que le tarse, est joint à l'externe jusqu'à la première articulation ; pouce armé d'un ongle fort et courbé; les deux premières rémiges plus courtes que la troisième et la quatrième qui sont les plus longues. Les Plalyrhynques, que l'on a séparés des Gobe-Mouches et des Mouclierolles, n'en diffèrent aucunement quant aux mœurs et aux habitudes. Toutes les espèces connues jusqu'à ce jour habitent les forêts de l'Amérique méridionale.
Platïrbynqee aux ailes variées. Platxrhynchos polychoplerus, VieiU. Parties supérieures noires; ailes variées de taches blanches longitudinales; rectrices latérales tachetées de blanc à l'extrémité; parties inférieures grises; bec et pieds noirs. Taille, cin(i pouces dix lignes. De l'Auslralasie.
Platyrbysque a bandeau blanc. Platfrhynchos velatus, Vieill.; Miiscicapa Senegalensis, Lath.; Gobe- Mouche à poitrine rousse, Briss., Buff., pl.enlum. 5G7, fig. 1. Parties supérieures variées de blanc et de gris; sommet de la tète entouré d'une bande blanche, et couvert d'une tache rousse; bande oculaire blanche, de même que les joues; petites tectrices alaires bordées
rie roux, une ligne blanche sur les moyennes ; lémiRes brunes; rectrices intermédiaires noires, les autres bordées ou terminées de blanc; gorge blanche; poitrine marquée d'une tache roussâlre; bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces deux lignes. De l'Afrique.
Platyruynqiie bled et BLAPiC. Plafxrlixnclios cya- «o/eMCMS, Vieill. Parties supérieures d'un bleu foncé et éclatant; les inférieures blanches; bec et pieds bruns. La femelle a les parties supérieures d'un gris nuancé de bleuâtre; la gorge, le devant du cou et la poitrine roux; le ventre roussâlre. De l'île de Timor.
Platïriiynqce brdu. Toilus Plafxrlixnclios, Gmel. Plumage d'un brun jaunâtre; sommet de la tête d'un gris plombé, avec une ligne longitudinale blanche; gorge blanchâtre; venlre jaunâtre. Taille, cinq pouces et demi. Brésil.
Pl.ATYRHYNQBE BRUIV ET BLANC. PlalXlIlXtlcIlOS leU-
coceiilialits, Vieill. Parties supérieures brunes; plumes du sommet de la tête jaunes à leur base; une sorte de couronne blanchâtre; parties inférieures blanches, tachetées ou striées de noir; flancs olivâtres, également tachetés; bec et pieds noirâtres. Taille, six pouces. De l'Amérique méridionale.
Platyruynqde Cancrqme. Platyrhxnchos Cancromus; Platxrlixnchos roslralus, Vieill.; Temm., Ois. color., pi. 12, (ig. 2. Parties supérieures brunes; front noir; un trait blanc allant des narines aux yeux; une huppe composée de plumes jaunes, bordées de brun; un trait noir, arqué sous l'œil; méat auditif couvert de plumes jaunes, largement bordées de noir; tectrices alaires d'un noir bleuâtre, bordées de brunâtre ; rémiges brunes, bordées de brunâtre, l'externe bordée de blanc pur; rectrices brunâtres; gorge blanche, nuancée de jaune; parties inférieures jaunes; bec et pieds bruns. Taille, quatre pouces. Du Brésil.
PlATYRUYNQUE A COLLIER. il/ î/SC/C«/3(l COllUlis, Latll.;
Muscicapa meiunoplera, Gmel., Buff., pi. enlum. 507, lig. 5. Parties supérieures d'un cendré obscur; rémiges noires ; rectrices noirâtres, les latérales bordées ou terminées de blanc; gorge et devant du cou d'un brun marron; une bande noire en avant de la poitrine qui est blanche ainsi que le reste des parties inférieures; jambes variées de blanc et de noirâtre; bec noir; pieds bruns. Taille, cinq pouces. De l'Afrique.
Platyrhynqbe féroce. Muscicapa t'erox, Lalh. Parties supérieures d'un brun foncé; tectrices alaires et subcaudales, abdomen et Hancs d'un jaune soufré; plumes du sommet de la tète jaunes et orangées à leur base; rémiges noirâtres, bordées de blanchâtre; parties inféiieures cendrées; bec et pieds bruns. Taille, sept pouces. De la Guiane.
Platyriiynqce GiLLiT. y. Moucherolle Gillit.
Platyrhynque a gorge rousse. Plalxrlixitchos inficoUis, Vieill. Parties supérieures bleues; tête d'un bleu noirâtre; rémiges bordées de blanc; gorge, devant du cou et poitrine roux ; parties postérieures blanches; bec et pieds gris. Taille, six pouces. De l'Australie.
Platvriiynque hcppé de l'Ile be Mascareigne. y.
MOCCBEROLIE HUPPÉ DE L'ÎLE DE MascAREIGNE.
Platyrhynque huppé do Sénégal, f^. Moucherolle Tchitrec.
Platyrhynque a JOUES NOIRES. Platyilixiiclios iiielanops, Vieill. Parties supérieures d'un gris roussâlre; sommet de la tète roux; gorge blanche; joues noires; parties inférieures blanchâtres; bec noir; pieds bruns. Taille, six pouces. De l'Amérique méridionale.
Platyrhyivqde a lusettes. Platxihx»elios perspiclllatus, Vieill., Levaill., Ois. d'Afr., pi. 132. Parties supérieures brunes; sourcils et aréole des yeux blancs; un collier noirâtre; rectrices étagées, les trois latérales terminées de blanc; parties inférieures blanches; beq noir, blanchâtre en dessous; pieds bruns. Taille, six pouces. Du sud de l'Afrique.
Platyrhynqde a hodstacdes. Platxrlixnchos nixstaceus , Vieill. Parties supérieures brunâtres, variées de jaunâtre; sommet de la tète d'un brun foncé; un trait noir de chaque côté de la tête, en dessous une bande brunâtre, mêlée de jaune; rémiges noires; rectrices noirâtres, pointillées vers l'extrémité; gorge blanchâtre; parties inférieures d'un jaune foncé; bec noir, avec la mandibule inférieure jaunâtre; pieds bruns. Taille, quatre pouces.
Platyrhynque noir et roux. Platxrlixnchos nasii- /MS, Vieill.; Toilus nasàtus, Lalh.; Toilus macroilixchos , Gmel. Parties supérieures d'un noir bleuâtre irisé; scapulaires blanches; rémiges noires, bordées de blanc; croupion, gorge et parties inférieures rouges, variés de noirâtre ; rectrices noires; bec et pieds bruns. Taille, cini| pouces.
Platyrhynque olivâtre. Platxrlixnchos olipaceus, Temm., Ois. color., pi. 12, fîg. 1. Parties supérieures vertes; petites tectrices alaires d'un vert bleuâtre; les moyennes d'un bleu noirâtre, bordées de jaunâtre; rémiges noirâtres, bordées de jaune-olivâtre; rectrices brunes, bordées d'olivâtre; gorge d'un vert jaunâtre; poitrine verte; abdomen verdâtre; bec noir, jaunâtre en dessous; pieds bruns. Taille, cinq pouces six lignes. Du Brésil.
Platyrhynque a oreilles noires. Platxrlixnchos aiiricularis,V\e\\]. Parties supérieures olivâtres; sommet de la tête d'un gris verdâtre; rémiges et rectrices noirâtres, bordées de jaune; une tache noire et blanche sur les oreilles; parties inférieures jaunes; bec noir; pieds gris. Taille, trois pouces. Du Brésil.
Platyrhynque a queue courte. 'Todiishrachxunts. Plumage noir, à l'exception du front, des côtés de la têle. des épaules, du bord interne de <iuel(|ues rémiges et des parties inférieures ([ui sont blancs; bec et pieds bruns. Taille, cinq pouces. De l'Amérique méridionale.
Platyrhynque a queue fine. Platxrlixnchos filicauilus , Spix. Il est entièrement d'un brun verdâtre, et sa taille surpasse un peu la longueur de cin<| pouces. Cette espèce, qui a été observée au Brésil, s'éloigne un peu de ses congénères, et même Strickland a cru lui trouver des caractères distinctifs suffisants pour en former un genre nouveau sous le nom de Copurus. Ces caractères sont : bec triangulaire, un peu plus long que large, médiocrement comprimé; son arête est arrondie vers la base et recourbée vers la pointe; les narines I sont larges et ouvertes. Les ailes sont plus longues que dans la plupart des autres Platyrhynques, et la queue
plus coiiilc; les larses sont médiocres, avec le doigt exierne plus long que l'interne, très-faiblement uni au médian vers sa base.
PLATTRAflSQUE A1QDEUE KOVOE. PlalXtliynchoS ttlfi-
cauilatus, Vieill. Parties supérieures d'un vert olivâtre; tectrices alaires rousses, tachetées de brun; rémiges brunes, bordées de roux; tectrices caudales et rectrices rousses; parties inférieures olivâtres, tachetées de gris; bec et pieds bruns. Taille, cinq pouces. De la Guiane.
Platyrbynque roux de CAYENriE. Muscicnpa rnfesvens, Latb., Buff., pi. enlum. 45ô, fig. 1. Sommet de la lèle d'un roux clair; petites tectrices alaires rousses, terminées de noir; rémiges noires; une tache brune sur le sommet de la tête; parties inférieures blanchâtres; bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces six lignes.
PiATYRHYNQDE RuBiN. Platyrliynchos coronalus, Vieill.; Muscicapa coronata, Lath., Buff., pi. enlum. 073, fig. 1. A'. Moccherolie.
PtATYRnYNQUE ScBET. ^ . MODCHEROLLE SCHET.
Pl.ATYRHYNQCE TACDETÉ. ^. MOOCBEROLLE TACUETÉ.
PlATYRCYNQDE TcaETRECBË. 1^. MOCCBEROLLE TCHE- TRECBÉ.
PlATYRBYNQCE TCBITREC. (^. MOCCBEROIIE TCBI- TREC.
PlaTYRHYKQBE a VEJiTRE JACNE. f' . MotJCBEROLLE A VENTRE JAUKE.
Platyrbynqce a ventre rodx. Plalfili/nchos rvfl- •centris, Vieill. Parties supérieures grises; sommet de la tête noir; tectrices alaires et rémiges brunes; rectrices noires, les latérales en partie blanches; gorge et flancs blancs; ventre roux; bec et pieds bruns. Taille, cinq pouces. De l'Australie.
PLATYROSTRE. pois. Lesueur établit sous:ce nom un genre voisin des Esturgeons, pour un Poisson de rohio, dont les caractères sont : mâchoires, langue et pharynx sans dents; museau aplati et allongé; des plaques osseuses sur la queue seulement.
PLATYKOSTRES. ois. Klein désignait sous ce nom colltctif. les Oies et les Canards.
PLATYRRHI1N1N.S. Plalynhini. mam. Nom donné à une tribu de Quadrumanes. Ces Singes ontdouze molaires aux deux mâchoires; la ((ueue toujours longue et souvent prenante; les fesses velues et sans callosités. Ils sont en outre privés d'abajoues. Les genres Aletes, Latjotrix, iMjceles, Sebus, Suyiiinus, Aotus, Pitlieci'a et Jacckiis, composent celte tribu.
PLATYSCÈLE. Platyscetis. mi. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéiomères, famille des Mélasomes. tribu des Blapsides, établi par l.atreille, et ayant pour caractères : labre très-court, transverse et entier; mandibules bifides; mâchoires ayant une dent cornée au côté interne ; palpes terminées par un article beaucoup plus grand, comprimé, triangulaire ou sécuriforme. dans les maxillaires surtout; celles-ci composées de (|uatre articles; les labiales de trois; lèvre légèrement échancrée; antennes filiformes, de onze articles; le troisième moitié plus long seulement que le précédent, et n'ayant pas deux fois la longueur du (piatrième; les quatrième, cinquième, sixième et sep-
tième obconiques; les huitième, neuvième et dixième turbines ou globuleux; le dernier de la longueur du précédent au moins, et arrondi à l'extrémité; tête ovale, à moitié enfoncée dans le corselet; chaperon sans échancrure antérieure; yeux peu saillants; corps en ovale, court, un peu déprimé; corselet de la largeur ou à peine plus large que les élytres, transverse, échancré en devant; écusson peu ou point distinct; élytres réunies, embrassant peu ou point l'abdomen; point d'ailes; pattes fortes; tarses des quatre antérieures ayant leurs deuxième, troisième et quatrième articles dilalés'et pres(|ue cordiformes dans les mâles. On trouve ces insectes à terre et cachés sous les pierres, comme les Pédines.
Platyscèt.e Hvpoliibe. Plalyscelis Hypolithes, Latr.; Tencbiio Hypolithes, Pall. Son corps est convexe, d'un noir peu luisant, couvert d'une ponctuation assez fine, mais serrée; élytres marquées de lignes longitudinales assez fortes. Taille, sept lignes. Cet insecte habite la Russie méridionale.
PLATYSÈME. Plalysema. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Benibam (Ann. des Wiener Muséums, 1837, p. 122), avec les caractères suivants : calice campanule, à cinq dents , dont les deux supérieures très-courtes, et l'inférieure la plus évidente; étendard de la coiolle largement orbiculé, plan, plus long que les ailes; celles-ci obliquement oblongues; carène recourbée, à peine plus courte que les ailes; étamines raonadelphes, avec le filament vexillaire libre à sa base, puis au-dessus de son milieu; anthères orbiculaires, uniformes; ovaire pres<|ue sessile, linéaire, recourbé; style courbe, presque cylindrique, glabre, atténué vers le sommet, oti une sorte d'expansion linguiforme et ciliée représente le stigmate. Le fruit consiste en un légume ovalo-oblong, un peu en faux, piano-comprimé, coriace, plus épais vers les sutures, dont l'une est recourbée, triailée, l'autre presque droite et biailée ; les valvules sont planes et sans nervures. On ne connaît jusqu'ici de ce genre qu'une seule espèce; elle a été apportée primitivement par le comte de HofFmansegg.
Platvsème triangulaire. Plalysema tn'qiietra, Rentb. C'est un arbrisseau volubile, à rameaux triangulaires et ailés sur les angles;les stipules sont brunes, presque membraneuses, ovato-orbiculées et soudées; les stipelles sont ovalo-lancéolées; les pétioles ont trois angles aigus; ils supportent trois folioles ovales, acuminées, arrondies et presque en cœur à leur base, coriaces, réticulées, glabres, obliques latéralement; les pédoncules sont courts, trigones, supportant une ou deux fleurs, accompagnées de bractéoles membranacéo-coriaces et linéaires. Des bords de la rivière des Amazones.
PLATYSME. Platysiua. bot. Genre de la famille des Orchidées, et de la Gynandrie Diandrie, de Linné, établi par Blumc (Bijdragen lot de Flora van nederlandich Indie, p. 293), qui lui a imposé les caractères suivants : périanthe à cinq sépales peu cohérents, la base des extérieurs latéraux simulant un éperon court et obtus; labelle concave, sans appendice dans sa partie inférieure; gynostème indivis,
iricuspidé au sommet; sligmale caché par une lame membraneuse; anthères l)iloculaircs; dans chaque loge deux masses polliiiiques, céréacées, ohlongues, comprimées; capsule muriquée.
Pi.ATïSME GRELE. Platysiua gracile, BL, loc. cit. C'est une herbe parasite, rameuse, à liges rampantes, garnies de feuilles distiques, linéaires, cuspidées, ù fleurs presque terminales, solitaires et sessiles. Cette Orchidée croit dans les montagnes de Panijar et Seribu, île de Java.
PLATYS.ME. Platysma. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers , tribu des Carabiques, établi par Bonelli. Caractères: languette tronquée, coriace; palpes maxillaires extérieures ayant leur quatrième article cylindrique, aminci à sa basset plus court que le précédent; menton ayant une dent bifide à l'extrémité de la saillie du milieu; antennes comprimées, plus grêles à leur extrémité; corselet presque en cœur, ayant deux stries de chaque côté, à sa base ; l'extérieure plus petite; angles du corselet droits; corps déprimé.
Platysme d'Escuscboltz. /'/a/r47«o Eschschollzii, Gehl. Il est d'un noir brillant; son corselet est transverse, subcordé, avec deux impressions à sa partie postérieure; l'antérieure est lisse; les élytres sont obovales et striées. On le trouve en Sibérie.
PLATYSOJIE. Plulysoma. ins. Coléoptères penlanières; genre de la famille des Clavicornes, formé par le docteur Erichson, dans sa nouvelle monographie des Uistéroïdes, aux dépens du genre Escarbot des auteurs, et Hololepte de Paykul. Caractères : mandibules exsertes, égales et dentées; tige des antennes épaissie, le bouton ovale et comprimé; fossettes profondes, se prolongeant le long du corselet; prosternum arrondi postérieurement; jambes denticulées extérieurement; ongles divisés en deux branches égales; avant dernier segment de l'abdomen dorsal et rétréci, déclive ainsi que le suivant. Ce genre, assez nombreux, est divisé en deux groupes ; le i)reniier renferme les espèces dont les jambes antérieures sont quadridentées, les postérieures garnies de quelques dénis au bord extérieur, les médianes ont ordinairement une dent de plus; les épipleures ont deux stries latérales. Ce groupe contient beaucoup d'espèces, la plupart nouvelles.
Platysome petit. Plalysoma humile , Er. Il est oblong, déprimé, noir et brillant; son corselet est lisse, marqué d'une ligne marginale interrompue; des stries dorsales, dont les deux premières à peine visibles et la troisième effacée en partie. Taille, deux lignes.
Le deuxième groupe, qui ne compte qu'une seule espèce : Platysoiiia Caioliiiuin, oiïre des jambes antérieures munies de cinq dents; le sillon des tarses presque effacé; jambes du milieu indistinctement munies de cinq ou six dents sur chacune desquelles on remar- <|uc une petite épine ; nulle trace de dents sur les jauil)es postérieures, elles sont remplacées par quatre ou cinq petites épines; quatre stries sur les épipleures.
PLATYSOMES. Plalfsoma. iNS. Famille de l'ordre des Coléoptères, établie par Latreille, et à Uupielle il avait précédemment donné le nom de Cuciijipes. Cette famille appartient à la section des Tétramères;
elle est ainsi caractérisée par son auteur ; tous les articlesdestarsesenliers; corps parallélipipède, déprimé, avec la tête, soit triangulaire, soit cordiforme, de la largeur du corps, rétrécie postérieurement en manière de cou; mandibules saillantes, surtout dans les mâles; labre petil; palpes courles; corselet presque carré; antennes liliformes. Celle famille n'est plus subdivisée en tribus; elle renferme les genres Parandre, Passandre, Cucuje, Uléiote, Dendrophage et Hémipèple.
PLATYSPERME. PLalyspermiim. cor. Genre de la. famille des Crucifères, établi par Hooker, pour une petite plante de l'Amérique septentrionale, (pii lui a présenté pour caractères : calice à quatre folioles étalées, égales à leur base; corolle composée de ipialre pétales hypogynes, presque sessiles, obovales; six étamines hypogynes et tétradynames; silicule bivalve, ovale, cloisonnée, comprimée; stigmate sessile; valves planes; semences peu nombreuses, comprimées, suborbiculées, bordées par une membrane assez large; funicules assez longs et grêles; embryon exalbumineux; cotylédons piano-convexes, couchés. Le Platysperme est une petite plante herbacée, glabre; ses feuilles sont toutes radicales , étalées, subruncinato-pinnatifides, finissant en pétiole étroit; la hampe Horilèic est dressée; la Heur est blanche.
PLATYSPERMUM. liOT. Genre d'Ombellifères établi par Hoffmann (Umbell. Gêner., p. 04) sur le Daiicus miirica/iis, L., qui offre un involucre généial, pinnatifide, comme dans les véritables Daucus, mais qui s'en distingue par ses pétales lancéolés, inlléchis au sommet, et non échancrés, bilobés, par ses fruits qui ont deux rangées de poils soyeux, à quatre vallécules ailées, munies d'aiguillons triangulaires, peltésglochidiens au sommet.
PLATYSTACUS. POIS. ^. Platyste.
PLATYSTE. POIS. (DIoch.) Synonyme d'Asprède. K. ce mot et Plotose.
PLATYSTEMiMA. bot. Le genre qu'a institué sous ce nomledocteur VVallich (Horslield, Plant, jav. rar. 121) appartient à la famille des Gesnéracées ; il offre pour caractères essentiels, un calice à estivation valvaire, à cinq divisions égales; corolle hypogyne, en roue, à tube très-court, à limbe bilabié, dont la lèvre supérieure est échancrée, l'inférieure plus grande et tritide; quatre étamines fertiles, presque égales, insérées au tube de la corolle; leurs filaments sont très-couris, les anthères grandes, réniformes, uniloculaires : on aperçoit un cinquième filament en airière, mais dépourvu d'anthère ; ovaire entouré à sa hase d'une bande annulaire, à deux loges renfermant plusieurs ovules; style simple, très- long, épais; stigmate capité, indivis. La seule espèce connue jusqu'ici, est une petite plante herbacée, annuelle, qui croit sur les rochers de l'ilimalaya ; elle est dressée, poilue ; ses feuilles sont sessiles, cordées, obtuses, d'un noir verdàtre en dessus, d'un blanc argentin en dessous. Les Heurs, d'un bleu azuré, sont peu nombreuses et terminales.
PLATYSTÉUON. Plaixstenion. bot. Bentham a institué ce genre pour une plante nouvelle de la famille des Papavéracées, rapportée de la Californie par David Douglas, et communiquée à la Société d'horticulture
(le Londres. Le nom générique est composé des mots i i;recs Tria™?, large, cl n-ri/iMv. élamine, qui expriment la dilatalion peu ordinaire des filaments slaminaiix.
PLATYSTÉiior» DE LA CALIFORNIE. Plntystemon Cali- l forniciiii). Eenl. C'est une plante herbacée, annuelle, dont les liges sont droites, peu divisées ou ramifiées, et presque glabres. Les feuilles sont linéaires-oblongues, sesslles, obtuses, ciliées et marquées de stries ou de veines parallèles et longitudinales; les inférieures alternes, les intermédiaires presque verticillées et longues de trois pouces. les supérieures plus iietites et indifféremment disposées. Les Heurs sont jaunes, solitaires et terminales, portées sur des pédoncules axillaires, quatre fois plus longs que les feuilles, dans une direction ascendante et garnis de quebiiies poils épars. Le calice a trois sépales concaves, décidus comme ceux du Pavot et garnis extérieurement de poils rigides. Les pélales, au nombre de six et disposés sur deux rangs, sont ovales et obtus: les extérieurs sont un peu plus grands. Les élamines sont nombreuses, hypogynes, à filaments pétaloïdes, surmontés d'anllières allongées, aplaties, s'ouvrant dans le sens de leur largeur. Les carpelles, au nombre de neuf à douze, sur plusieurs rangées, ont la surface postérieure hispide et sont complètement séparées, indépendantes l'une de l'autre; à mesure qu'elles approchent du point de maturité, elles se dépouillent des poils ou soies qui couvraient leur partie dorsale et deviennent presque entièrement nues, coriaces, toruleuses, se resserrant en forme d'articulations dont les espaces sont remplis par une graine; leur réunion présente une sorte de colonne cylindrique, couronnée par les stigmates linéaires-allongés, aplatis et divergents.
PLATYSTERNON. Plalysternnm. rept. Genre de Tortues, de la famille des Émides, institué par Gray qui lui assigne pour caractères : slenium large, tronqué antérieurement, échancré à sa partie postérieure, oi'néde douzesculelles,dontles deuxantérieurs courts, larges, occupant toute la largeur du sternum; symphyse couverte par les extrémités des scutelles pecloraux et abdominaux ; scutelles axillaire cl inguinal grands, et enire eux s'en trouve accessoirement un troisième qui leur est tout à fait semblable. Ces trois scutelles sont insérés dans la suture de la symphyse; tête grande, protégée par un avancemenidu derme corné; (|ueue très-longue, cylindrique et atténuée, recouverte ]iar une seule rangée d'écaillés, qui se double à la partie inférieure.
Platystern'ok MÈGACÊPHAiE. Plalysteiiirtm megaceplialum. Sa télé est brune, rayée de noirâtre; le test supérieur est d'un brun obscur, l'inférieur est jaunâtre ; les bords des scutelles sont noirs et sillonnés. Taille, trois pouces et demi. De la Chine.
PLATYSTÈTHE. Platfstethus. iNS. Coléoptères pentamères; genre de Brachélytres, de la famille des Slaphylinlens, établi par le comte de Mannerheiin, avec les caiaclères suivants : labre étroit et tronqué; mandibules tories, cornées, recourbées et pointues au bout : celle de droite bidenliculée intérieurement, et celle de gauche armée seulement d'une dent; palpes inégales : les maxillaires ont le dernier article petit et subulé; les
labiales sont très-courtes, avec les articles égaux, dont le dernier acuminé; antennes un peu coudées, courtes, un peu épaisses; le premier article plus fort, les deuxième et troisième égaux entre eux; corps court, déprimé, beaucoup plus large antérieurement; tète et corselet dilalés; toutes les jambes dcnliculato-peclinées, un peu courbes, comprimées, incisées au sommet extérieur; tous les tarses rétracliles, dislinclement Iriarliculés, le premier article plus long que tous les autres réunis. Le mâle a la lète plus large que le corselet, et la femelle a ces deux parties d'égale largeur.
Plmysthètbe KODiFROUT. Plalj'slellius vodijroitg, Mann.; Oxytehis morsitans, rar. Gyl. Cette espèce est noire, finement ponctuée; la télé n'est point marquée d'un sillon canaliculé, mais elle a deux nodosités sur le front; sur le corselet sont des stries ou sillons peu marqués; bouche, élylres et pieds brunâtres. Taille, deux lignes. Du nord de l'Europe.
PLATYSTIGME. PlalysUgnia. bot. Ce genre, trèsvoisin du Plalfulemon, est comme lui du professeur Bentham, qui l'a institué d'après une plante également rapportée de la Californie par Douglas. Il fait aussi partie de la famille des Papavéracées, et se caractérise par un calice à trois ou quatre sépales ovales, caducs el poilus ; pélales au nombre de six ou huit ; élamines nombreuses, à filaments filiformes, à anthères linéaires, biloculaires, latéialement déhiscentes; trois stigmates ovales, aigus, erecto-divergents ; capsule oblongue, atténuée à sa base, triangulaire, à trois sillons, à trois valves, à une seule loge, déhiscente du sommet à la base ; valvules doubles, dont les bords se prolongent et s'engagent dans les placentas filiformes ; semences nombreuses, petites, ovoïdes, noires et très-lisses.
Platïstigme a FEDiLiES LINÉAIRES. PlalysUguia linean's, Bent. Plante herbacée, annuelle, dont les feuilles sont radicales, aigués, glabres, à nervures simples, longues de deux à trois pouces cl glau(|ues; les hampes sont longues de cinq à six pouces, velues, terminées par une Heur penchée, qui se redresse au moment de l'inHorescence ; les trois pélales extérieurs sont obovés et jaunes, les trois intérieurs sont plus étroilset blancs, quelquefois variésde jaune à l'onglet. PLATYSTOME. Plalysloma. pois. Genre de Poissons malacoptérygiens. établi par Agassiz dans la famille des Siluroïdes, pour en distraire les espèces à museau déprimé, et remarquables, en général, par le nombre considérable de rayons branchiosléges ; les dents sont sur une bande Iransverse, nettement divisées eji deux plaques de chaque côté de la ligne moyenne du vomer; épine dorsale aussi haute que le corps, grêle, lisse et sans dentelure; celle de la pectorale plus large, comprimée, très-finement striée; l'adipeuse petite; l'anale très-grande; les ventrales moins longues que les pectorales; la caudale échancrée.
Platystome lime. Plalystoma lima, Agas.; Silurvs lima, Bl. Son dos est d'un brun verdàtre foncé, semé de taches et d'ondes noirâtres ; le dessous est d'un blanc argenté ; dans le brun au-dessus de la ligne latérale règne tout du long une bande fauve, qui commence à l'œil et finit sur le lobe supérieur de la peau, où elle s'épanouit; la bande inférieure du brun se continue
au bord inférieur de ce même lobe. Taille, dix-huit pouces. Brésil. B. 16; d. 1/7; a. 20; c. 21; p. 1/9; v.C.
PLATYSTO.ME. Platxstoma. ins. Genre de l'ordre desDiplères, famille des Alhéricéres. tribu des Muscides, établi par Meifîen, et que Fabiicius avait nommé Dictya. Caractères : corps court, un peu oblong ; antennes insérées au milieu de la face antérieure de la tête , composées de trois articles : le dernier ovale, portant à sa base une soie simple; trompe très-grosse; ses lèvres épaisses, et son extrémité faisant saillie au delà de la cavité orale; vertex s'abaissant en pointe sur le devant; yeux assez grands, espacés dans les deux sexes; trois petits yeux lisses, disposés en triangle sur la partie la plus élevée du vertex; ailes vibratiles, écartées l'une de l'autre dans le repos, un peu pendantes sur les côtés, et ordinairement colorées en noir et comme piquetées de blanc; cnillerons petits; balanciers découverts; abdomen terminé dans les femelles par un oviducte toujours saillant; pattes de longueurmoyenne; premier article des tarses piesque aussi long que les quatre autres pris ensemble; crocbels très-petits, munis d'une forte palette dans leur entre-deux. Ces Diptères se tiennent au soleil, sur les feuilles ; ils n'aiment pas à prendre leur vol, et quand on approche pour les prendre, ils se cachent sous la feuille où ils sont posés. On connaît plusieurs espèces de ce genre. Celle qui lui sert de type est la Dictye séminatienne, Diclya seminationis de Fabricius.
PLATYSTYLE. Platyslxtu. INS. Diptères; genre de la famille des Musciens, tribu des Muscides, établi par Macquart. Ce genre diffère de tous ceux de la tribu, par les antennes dont le deuxième article est plus long que le premier, et le troisième comprimé, une fois plus long que le précédent, avec le style de deux articles, inséré au milieu du troisième article. La seule espèce admise jusqu'ici dans ce genre a été nommée par Meigen, Plalystyla Hoffinanseggii. On la trouve en Allemagne.
PLATYSTYLIDE. Platystylis. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par Blume (jui lui assigne pour caractères : folioles extérieures du périgone ou sépales étalés, libres, les latérales subopposées au labelle et plus étroites; folioles intérieures filiformes; labelle libre, ascendant , entier, sillonné au milieu, non tubercule; gynostème continu avec l'ovaire, dressé, comprimé, dilaté, disciforme; stigmate marginé; anthère biloculaire et petite ; quatre masses ])olliniques collatérales.
Platysiïlide koir-ïoorpbée. Plalyslylis atro-purpurea ; Mulaxis alro-puipurea. Son pseudo-bulbe est ovale, un peu comprimé, terminé par un fourreau d'où sortent deux feuilles ovales; son pédoncule est dressé, pentagone, accompagné de bractéeslinéari-lancéolées, carénées. Les fleurs sont d'un rouge très-foncé, presque noir, très-serrées l'une contre l'autre au sommet du pédoncule; les sépales ont trois nervures très apparentes sur la face externe ; le bord du labelle est ciliolé, avec l'extrémité mucronée. Dans les forêts montueuses et humides de l'île de Java.
Le genre nommé Plalyslylis par Sweet a été réimi au genre Oiohiis deTournefort.
PLATYTERME. Platyterma. ws. Hyménoptères; genre de la famille des Chalcidiens, institué par Walker, avec les caractères suivants : antennes composées de treize articles, dont les troisième et ([uatrième trèspetits; tête un peu plus large que le thorax; suture du mésatliorax confondues; écusson grand; ailes pourvues d'un petit rameau (|ui part du parastigmale; abdomen ovalaire; jambes grêles; cuisses vn peu renflées.
PLATYTERME NOBLE. Platyterma nohile , Walk. Son corps est vert ; ses antennes sont fauves ; ses ailes sont diaphanes et ses pattes jaunes. Taille, une ligne et demie. Angleterre.
PLATYULE. Platyiilus. iivs. Genre de l'ordre des Myriapodes, famille des Iuloïdes, établi par Gervais, avec les caractères suivants: corps fort allongé, composé d'un grand nombre de segments comprimés, portant pour la plupart chacun deux paires de pattes; tète de la largeur du corps, plate en dessous, convexe et arrondie en dessus; yeux séparés, à peine perceptibles, au nombre de six, disposés sur un doidile rang, à la face supérieuie de la tête; antennes insérées aux deux côtés, en avant du front, composées de sept articles dont le premier fort court; les deux derniers anneaux de l'abdomen dépourvus de pattes.
Platvdle d'Addobin. Platyulus Aodouinianns, G. Il est long de huit à dix lignes, d'un brun fauve, avec des raies longitudinales plus obscures. Celte espèce a été trouvée dans les environs de Meudon.
PLATYURE. Platynra. iks. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Némocères, tribu des TIpulaires, établi par Meigen, qui y fait entrer les Céroplates et les Asindules de Lalreille. Ce genre est ainsi caractérisé : antennes avancées, comprimées, de seize articles : les deux inférieurs distincts; yeux ronds; trois petits yeux lisses placés sur le front, rapprochés en triangle; jambes sans épines sur les côlés; abdomen déprimé postérieurement.
Platyure noir. Plalyura nigra. Ceroplalus carhonahus, Bosc. Sa tète est d'un brun noirâtre, avec deux petites taches derrière les antennes ; palpes blanchâtres; le front est armé de deux tubercules; les antennes sont brunes, avec les quatre derniers articles blancs; le corselet est gibbeux, d'un noir luisant, un peu velu et blanchâtre sous les ailes. Les balanciers sont noirs, ainsi que l'abdomen, dont les anneaux sont cendrés, surtout sur les côtés; les ailes sont transparentes, tachetées de brun sur les bords, avec une grande tache plus foncée vers l'extrémitéexlérieure; les pattes sont brunes, blanchâtres à leur base. Taille, sept lignes. Amérique septentrionale.
PLATYZOMA. bot. Ce genre de Fougères, établi par Uob. Brown dans son Prodrome de la Nouvelle-Hollande, a pour caractères essentiels : capsules en petit nombre, réunies en un seul groupe sur la face inférieure de chaque foliole, entremêlées d'une matière pulvérulente, et en partie recouvertes par le bord enroulé des folioles. On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre, le Platyzouia microphyllum; c'est une plante dont la tige, couverte d'écaillés, rampe à la surface du sol, et donne naissance à des touffes
(le feuilles dont le pétiole simple, très allongé et grèle, porte un grand nombre de petites pinnules arrondies, libres à leur base, glabres, très-enlières, et dont les bords sont enroulés en dessons. Celte surface est recouverte par une poussière couleur de soufre.
PLAUTOS. OIS. Klein avait nommé Plaulos ou Plotos, un genre d'Oiseau, qui correspond aux genres Cepphos de Mœhring, Uria et Mergus de Brisson, et Colymbiis de Linné. C'est le genre Cephus des méthodes actuelles.
VlkZlk. BOT. Genre de la famille des Synanlhérées, établi par Ruiz et Pavon. dans le Prodrome de la Flore du Pérou, et dont voici les caractères -. Involucre ovale, composé de folioles imbriquées, la plupart droites, lancéolées; fleurs de la circonférence bilabiées, à demi trilîdes; la lèvre extérieure allongée, trilobée; l'intérieure à deux divisions linéaires et roulées; fleurs du disque hermaphrodites, à corolle infundibuliforme, divisée en cinq segments réfléchis; akènes surmontés d'une aigrette pileuse ; réceptacle nu. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, Plazia conferla, Ruiz et Pav., Prudr. Syst. veget. FI. Peruv., 187; plante à feuilles ovales, lancéolées, marquées de trois nervures. Elle croît au Pérou, dans les haies et aux lieux escarpés.
PLÉBÉIENS. Plebeii. ws. Linné a assigné ce nom à une division de son grand genre Papillon.
PLECHON. BOT. Synonyme ancien de Menlha Piilegiitm, L. V . Mekthe.
PLÉCIE. Plecia. ins. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Némocères, institué par Iloffmansegg, qui lui assigne pour caractères : antennes courtes, épaisses et cylindriques; palpes filiformes et courbées; trois petits yeux lisses; segment antérieur du corselet mutique; jambes antérieures prolongées, à leur extrémité, en une sorte d'épine. Ce genre ressemble aux Bibions par la conformation de la têle et des palpes; il a aussi des rapports avec les Penthéiries; mais les antennes ne sont composées que de dix articles, au lieu de onze, et les nervures des ailes sont égales dans les deux sexes.
Plècie dorsale. Plecia doisalis, Macq. Elle est d'un noir mât; dessus du corselet fauve, de même que l'écusson; les côtés sont noirs, de même que la poitrine, les pieds et les hanches; ailes et balanciers bruns, avec le milieu des cellules moins obscur. Taille, deux lignes et un quart. Du cap de Bonne-Espérance.
PLÉCOLÉPIDE. Plecolepis. bot. Cette qualification est donnée à l'involucre quand les écailles qui le composent sont soudées à leur base, et font paraître cet organe monophylle ou formé d'une seule pièce.
PLÉCOPODES. POIS. La famille formée sous ce nom dans la Zoologie analytique de Duméiil, est composée des genres Gobie et Gobioïde.
PLÉCOPTÈKES. POIS. Autre famille de la Zoologie analytique, renfermant les genres Cycloptère, Cyclogastre et Lépadogastre.
PLECOSTOME. Plecostomus. pois. Espèce du genre Loricaire. F. ce mot.
PLECOSTOME. Plecoslnma. bot. (Desvaux.) r. Géas-
PLECOTUS. MAM. Synonyme d'Oreillard.
PLECTANÉIE. Plectaneia. bot. Genre établi par Du Pelit-Tbouars {Nov. Gen. Mailog., n» 56, p. 11 ) qui l'a ainsi caractérisé : calice urcéolé ; corolle dont le tube estcourl, velitru, le limbe tordu et resserré; cinq étamines à anthères sessilcs, sagitlées ; un seul ovaire surmonté d'un style court et d'un stigmate capité ; capsule en forme de silique, presque tétragone, trèslongue, formée d'un double follicule, divisée en deux loges consliluées par les bords rentrants, se séparant à la maturité, et sur lesquelles les graines sont attachées; celles-ci comprimées, ailées, portées sur un court funicule, renfermant un périsperme mince, un embryon droit et des cotylédons plans. Ce genre fait partie de la famille des Apocynées, et, suivant son auteur, il offre des rapports avec le Gehetuiiim de Jussieu, mais il en est suffisamment distinct. L'un et l'autre de ces genres ont quelques affinités avec les Bignoniacées. Jussieu place le genre Plectaneia près du Plumieia qui. d'ailleurs, appartient au même groupe de végétaux que le Gelseinium.
Plectaréie de Thobars. Plectaneia Thouarsi , Rœmer et Schultes. C'est un arbuste volubile, trèslactescent, à feuilles opposées, et ù Heurs petites et disposées en corymbes. Il croit à Madagascar.
PLECTANTIIERA. bot. Le genre établi sous ce nom parMartius [Nov. Gêner. Plant. Brasil., 1, p. 59) est identique avec le Luxeinburgia d'Auguste Saint- Hilaire. f^. Luxembocrgie.
PLECTE. Plectes. iNS. Fischer a proposé ce nom pour un genre voisin des Carabes proprement dits, et qui n'en diffère que par l'aplatissement du corps.
PLECTE. Pleclus. ipis. Coléoptères ])entamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Mélolonthides, établi par Serville et Lepelletier, avec les caractères suivants : antennes de neuf articles, dont le premier en massue, le deuxième globuleux, les troisième et quatrième allongés, les deux suivants courts et les trois derniers prolongés en feuillets; palpes labiales courtes; palpes maxillaires ayant leur dernier article long, presijue cylindrique; tète arrondie postérieurement; yeux grands; corselet transversal; écussoii assez grand; élytres recouvrant l'abdomen, un peu bombées; pattes moyennes ; jambes postérieures muniesd'unlong appendice crochu, terminéen pointe; tarses allongés, filiformes : les postérieurs ayant leur premier article très-long; leurs crochets ainsi que ceux des antérieurs sont égaux et bifides, les intermédiaires sont inégaux et bifides.
Plecte tohenteux. Pleclus tomentosus, Serv. et Lepell. Il est d'un brun teslacé, recouvert de poils jaunâtres; les élytres ont trois cotes peu élevées. Taille, cinq lignes. Du Brésil.
PLECTOCARPE. /'/ec/otn//)2«Hi. BOT. Ce genre de Lichens est ainsicaractérisé ; thalle coriace, cartilagineux, foliacé, fortement lobé, villeux en dessous et pourvu de cypheiles; apolhécie orbiculaire , épaisse, plissée dans la jeunesse, fixée au centre, libre à la circonférence; lame proligère épaisse, discoïde, composée d'une multitude de tubercules noirs. Ce genre est établi sur une espèce ù laquelle Fée a imposé le nom de Plec-
tocarpum Psetido-Stfcta, Ess. Crypt. Êcorc. officin., p. 94 et 95, tal). 2, lïg. 15 (sub Delisea); Slicta Delisei, Fée. in Monogr. Lich. Delis., l. ix, fig. 52. Le llialle estiufescent, probablement par suite de son séjour dans l'herbier, glabre, sous villeu.\ inférieiirement; les cyphelles sont creusées assez profondément, blanches; les lacinlures sont sinuées et loliées, leur marge est déchiquetée; les apolhécies sont fermées avant leur entier développement, et plissées d'une manière aussi élégante que régulière; bientôt elles s'apanouissent et montrent un disque trés-noir. composé de granulations verrucifnimes, distincles, remplies de gongyles nichés dans une pulpe abondante qui sort du périlhécium? par une fente, vers le sommet. On trouve cette belle plante à l'ile de King (Nouvelle-Hollande).
PLECTOCO.Mllî. Plectocoinin. bot. Genre de la famille des Palmiers, établi par Martius, qui lui assigne pour caractères : Heurs dioïques dans un spadice allongé, disposées en épi simple ou rameux. Les fleurs mâles ont le calice trifîde, et la corolle tripartitc; étamines au nombre de six; filaments subulés, cohérents par leur base; anthères linéaires, fixées parla base; point de rudiment d'ovaire. Les Heurs femelles ont le calice et la corolle comme dans les fleurs mâles, les étamines sont stériles et rassemblées dans une cupule hypogyne; ovaire triloculaire, une des loges manque assez souvent; trois stigmates subsessiles, subulés. Le fruit consiste en une haie monosperme, uniloculaire, entourée d'écaillés imbriquées; albumen corné; embryon basilalre.
Plectocomie très-gbawde. Pleclocomia maxima , Mart.; Calamus maxhnus, Reinvv. Elle se trouve au Brésil ; Reinwardt l'a également observée à Java.
PLECTODÈRE. Plecloileies. iNS. Genre d'Hémiptères, de la section des Rhyngoles, famille des Clcadaires, tribu des Fulgarines, institué par Spinole, qui lui assigne pour caractères : tète sans protubérance, front plus long que large, ne se rétrécissant pas sensiblement de bas en haut, renversé en arrière, remontant au dessus de la tête; prothorax penché obliquement en avant; abdomen large et aplati; arrièredisques des deux ailes supérieures croisés pendant le repos; une seule épine latérale aux jambes posté-
Plectodere a collier. Plectoderes collaris, Spin.; Flata collaris, Fab. Elle est petite; son rostre est jaune à la base; sa tète est noire et ses yeux sont entourés d'un orbite relevé; le corselet est noir, avec trois lignes élevées jaunes, qui est la couleur de l'écusson; élytres nervurées, noires, avec un peu de jaune à leur origine; corps noir, avec le bord des segments et les pattes jaunes. Amérique méridionale.
PLECTOGN.VTHES. rois. C'est, dans la méthode ichthyologiiiue de Cuvier, le troisième ordre de la classe des Poissons, le premier de la deuxième série ou des Poissons osseux. Il tient encore aux Chondroptérygiens par l'imperfection de ses mâchoires et |)ar le durcissement tardif de son squelette; cependant ce squelette est fibreux, et en général toute sa structure est celle des Poissons ordinaires. Le principal caraclère distinctif consiste dans l'os maxillaire qui est soudé ou
attaché fixement sur le côté de l'intermaxillaire qui forme seul la mâchoire, et dans l'arcade palatine, qui s'engrène par sutuie avec le crâne, et qui n'a. par conséquent, aucune mobilité. Les opercules et les rayons sont en outre cachés sous une peau épaisse, qui ne laisse voir à l'extérieur qu'une petite fente brachiale. On n'y trouve que de petits vestiges décotes; les vraies ventrales manquent. Le canal intestinal est ample, mais sans cœcuni, et en général la vessie natatoire est considérable. Cet ordre comprend deux familles trèsnaturelles . caractérisées par la manière dont les mâchoires sont armées. Ce sont les Gymnodontes et les Sclérodernies.
PLECTOGYNE. Pleclogyne. bot. Le genre ainsi nommé par Link, est le même que VAsindislia de Ker. F. Aspidistre.
PLECTORHYNQDE. Plectoihyncha. ois. Gould a formé ce genre aux dépens de celui des Philédons, et lui a donné iiour caractères : bec plus court que la tête, légèrement arqué, presque conique et aigu; narines basales, recouvertes par un opercule ; mandibule supérieure non dentée; ailes médiocres : première rémige très-courte, les troisième et quatrième les plus longues; queue médiocre, à rcclrices égales; tarses robustes; doigt postérieur muni d'un ongle fort; l'intermédiaire dépassant l'antérieur, les latéraux inégaux, l'externe plus long et uni par sa base à l'inteiinédiaire.
Plectorbynqde lARCÊoi.É. Pleclorhj'ticlia lanceolala. l'erlex, plumes auriculaires et nuciue brunâtres, variés de blanc; tour du bec et parties inférieures d'un blanc cendré; plumes de la poitrine brunes, tachetées de blanc en forme de lance; parties supérieures d'un brun pâle; bec brun; pieds noirs. Taille, neuf pouces. De l'Australie.
PLECTORUYNQUE. Plectorliynchus. pois. Genre de l'ordre des Acanthoplérygiens, famille des Squammipenncs, dont les caractères consistent dans le préopercule qui est dentelé; une rangée de petites dents perçant à peine les gencives, et des ventrales plus larges et pourvues de rayons plus nombreux qu'à l'ordinaire. On ne connaît qu'une espèce de ce genre, appelée Chétodonoïde par Lacépède (t. m, p. 135, pi. 13, et tîg. 2 du t. II). Elle est fort belle, ayant huit grandes taches éclatantes, avec beaucoup d'autres plus petites, éparses sur un fond de couleur très-foncée. On la trouve dans les mers des Indes.
PLECTORlTE.pois. ross. ^. Glossopétres.
PLECTRAiNTHE. Plectranlhus. botan. L'Héritier (Sti/p., 1, p. 83, tab. 41 ) a fondé ce genre qui appartient à la famille des Labiées et à la Didynamie Gymnospermie, L. Lamarck, dans l'Encyclopédie botanique, lui donna plus tard le nom de Gei manea, n'ayant sans doute pas connaissance du genre Plectranlhus. Caractères : calicestrié,hilahié, bossu en dessous après la maturité des akènes; la lèvre inférieure divisée; corolle dont la lèvre supérieure est Irilide; la division du milieu bilobée; la lèvre inférieure plus longue, entière (ordinairement concave); étamines didynames, déclinées, à filets dé|)ourvus de dents (quelquefois I cohérents par la base), à anthères uniloculaires im-
beibes. Uii des caraclères les plus saillants que piéseiile le Plectranihus finlicosus, l'Hér., espèce lype du genre, mais qui paraît ni> pas exister dans toutes les espèces, puisque Robert Brown l'a négllRé, c'est d'avoir le tube de la corolle terminé inférieurement d'un côté par une sorte d'éperon que l'Héritier considérait comme un nectaire. Rob. Brown a réuni à ce genre les espèces iïOi:ymum, de Linné, dont les filets des élamines sont dépourvus de dents, ainsi que les genres Denlitlea, Baibula et Coleus de Loureiro. Il en a aussi rapproché le Lavandula ca;'Hos«, de Linné, Suppl., qui offre des caractères semblables dans sa corolle, ses étamines et son stigmate, mais qui, s'en éloignant par son calice et son inflorescence, pourrait former un genre particulier. Le genre Pieclianihiis est donc voisin de VOcymiim, puisque plusieurs espèces, placées par les auteurs dans ce dernier, doivent lui être réunis; il se rapproche aussi du genre Sciilellaiia par quelques caractères. On compte environ quinze espèces de Plectranthes qui habitent le cap de Bonne-Espérance, l'Arabie, l'Inde orientale et la Nouvelle-Hollande. Ce sont en général des plantes sous-frutescentes, plus ou moins velues et glanduleuses, d'une nature succulente, surtout dans l'articulation des pétioles ; ce qui rend leur dessiccation fort difficile. Leurs feuilles larges, ovales et crénelées, offrent quelque ressemblance avec celles des Lantana ou de quelques Orties. Les fleurs, dont la couleur est ordinairement bleue, sont terminales et disposées en verticilles qui forment des grappes rameuses.
PLECTRIDE. Pleclris. IKS. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, établi par Lepelletier, pour un insecte nouveau du Brésil, qui lui a offert pour caractères distinclifs: antennes de neuf articles, dont le premier allongé, en massue,le deuxième globuleux, renflé à sa partie extérieure, le troisième deux fois plus long, un peu aplati et dilaté antérieurement, vers son extrémité, le ([ua- Irième allongé, cylindrique, le cinquième court, prolongé antérieurement en une petite lame courte, le sixième peu visible et cupulaire, les trois autres en feuillets formant une massue très-longue et velue; labre et mandibules cachés; palpes maxillaires ayant leur dernier article long, les labiales très-courtes ; tète arrondie postérieurement, chaperon rebordé, Irèséchancré en devant; yeux grands; corselet transversal, avec ses côtés prolongés dans leur milieu: corps assez épais, un peu convexe; écusson assez grand; élytres un peu convexes, recouvrant des ailes et l'abdomen; pattes de longueur moyenne; jambes antérieures un peu aplaties, les quatre pnslérieuies cylindriques et assez courtes, les deux dernières munies d'un appendice fort long, un peu aplati avant son extrémité qui est crochue et terminée en pointe.
Plectribe vEitiE. Pleclris tomenlosa, Lepel. Corps d'un brun Icslacé, chargé de poils roux, les uns trèsnombreux, courts el un peu couchés, les autres rares, longs et droits; écusson plus velu que le reste du corps et d'une nuance plus claire; élytres ayant chacune trois petites côtes peu élevées et à peine apparentes. Taille, sept lignes.
9 DICT. DES SCIENCES fiAT.
PLECTRITIDE. Plcctiilis. bot. Genre de la famille des Valérianées. établi par le professeur De Candolle qui lui donne pour caractères : tube du calice soudé avec l'ovaire; son limbe est supère, dressé, très-entier; corolle épigyne. à lube courtement éperonné à sa base, giblieux antérieurement, à limbe quinquéfideelbilabié; trois étamines insérées au tube de la corolle; ovaire infère, à trois loges dont deux vides; un seul ovule pendant à la loge feitile,anatrope; style terminal et simple ; stigmate capité; capsule couronnée par le limbe du calice, cartilagineuse, à tiois loges dont deux stériles, ouvertes, en forme d'ailes; la loge ferllle est monosperme; semence inverse.
Pl.ECTRITIDE A FLEURS AMASSÉES. Plecllitis COIl-
gesla, De Cand ; l'aleiiiinella congesla, Lindl. Plante herbacée, annuelle el glabre; les fleurs sont en verticille ramassé, roses, morroïques, accompagnées de bractées multifides à découpures subulées. De la Californie.
PLECTROCARPE. Plectiocaipa. bot. Genre de la i famille des Thérébinthacées, institué par Gillies, qui lui assigne pour caractères : calice pr'ofondément divisé en cinq parties presque égales; corolle formée de cinq pétales hypogynes, obovés, atténués en onglet, un peu plus longs que le calice; neuf étamines égales, dont les filaments s'insèrent chacun au dedans et au sommet d'une grande écaille bifide, recourbée, charnue, doublement laminée; anthères à deux loges; ovaire à cinq loges, à cinq sillons, placé sur un gynophore grêle; ovules géminés, suspendus au sommet de l'angle central; style pentagone, pointu. Le fruit est velu, subulato-penlagone, formé de cinq noix velues, prolongées en forme d'éperon; embryon grêle, dr-essé dans rrn albumen charnu; colylédons ovales, foliacés el plans; radicule supère.
PiECTRocABPE BE BcENos-AïRES. Plectrocaipa Bonariensis, Gill. C'est un arbrisseau dont les rameaux sorrt penchés, noduleux, striés, épineux et grisâtres; les feuilles sont impar-ipinnées, composées de quatre ou cinq paires de folioles oblongues. Les fleurs naissent du sein du faisceau d'épines qui entourent la base de chaque feuille; elles sont portées sur un pédoncule court, simple et velu.
PLECTROiME. Plectionia. bot. Burmann (Flor. Cap. PiOilr., p. 6) décrivit sous le nom de Plectionia corymbosa une plante du Cap, à laqrrelle il rapporta la figure 94, donnée par son père dans ses Décades Plaiitarum nfricanarinn , et dont il fit le type d'un nouveau genre de la Pentandrie Monogynie. Linrré adopta ce genr'e, mais il changea le nom spécifique en celui de rentosa. Une seconde espèce de Plectionia fut publiée par Loureiro, dans sa Flore de Cochinchine, sous le nom de Plectronia Chincnsis. Cependant le Plectionia de Burmann était si mal caractérisé, et la figure si insuflisante, qu'il était fort difficile d'en débroiriller les affinités. Le professeur De Candolle ayant examiné les échantillons authentiques et originaux de l'herbier de Burmann, aitjourd'hui en la possession de B. Delesserl. a vu qu'il existait dans cet herbier deux plantes très-différenles, l'une qrri paraissait devoir êlre réunie au Celastrus, sous le nom de Celas-
trus Plectrniiia ; l'aulre, qui esl une Riibiacée, et à laquelle la figure des Décades de Plantes d'Afrique paraît appartenir. Il résulte de ces reclicrehes. que le genre Plectionia de .1. Burniann est établi sur des objets trop mal décrits pour mériter d'être adopté. Il faudra en conséquence étudier de nouveau la plante de Loureiro, qui paraît devoir appartenir au genre l'unax.
PLECTRONlAS. BOT. (Mcnlzel.) Nom <iue les anciens donnaient à la grande Centaurée.
PLECTRONITE. pois. foss. Même chose que Plectorite.
PLECTROPHANE. Plectrophanes. ois. Sous ce nom, John Sclby a décrit récemment un genre d'Oiseau, démembré des Emberizes , et destiné à recevoir le Fn'ngilla lapponica, de Linné, avec YEmben'za catcarala. du Manuel d'Ornithologie de Temminck. Ce genre Plectrophane, primitivement nommé ainsi par Meyer, est le même que le genre Puîsccùio de Vieillot, établi pour le Bruant des neiges. Celui ci, en effet, avec le Bruant de Laponie, forme dans Temminck une section que cet ornithologiste a nommée Bruants éperonniers, et que leur organisation place sur les limites des genres Jlauila et Emheiiza. /'. Bruant.
PLECTROPHORE. Piecliophoius. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famiUedesRhyncliophoies, établi par Schoonherr. pour un insecte récemment observé dans l'Amérique méridionale, dont il trace ainsi les caractères : antennes longues et minces, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs et égaux, les autres courts et obconiques, la massue ovale; trompe courte, large et profondément échancrée en rond, au bout; front assez large; occiput un peu allongé; yeux grands, ovalaires et proéminents; corselet court, presque cylindiique, brusquement rétréci en arrière; élytres allongées, sublinéaires, avec les épaules oblusémcnt anguleuses; pieds médiocres; cuisses fail)leraent comprimées; jambes antérieures crénelées à la face interne, les intermédiaires armées d'un long éperon intérieurement et vers le bout, toutes mutiques à l'extrémité. Le Plectrophorus Lutia est blanchâtre, avec les antennes roHSsàtres; trois lignes noires sur la tête, et des taches fuligineuses près de la suture des élytres.
PLECTROPHORE. Pleclrophorus. jioil. Ce genre, institué par Férussac, est ainsi caractérisé : animal semblable pour la forme aux Limaces et aux Arions; la partie antérieure couverte par une cuirasse comme dans ces deux genres; un petit corps lestacé. patelliforme, proéminent, placé vers l'extrémité postérieure; tentacules au nombre de quatre, rétractiles, les deux supérieurs oculés à leur sommet; cavité pulmonaire située sous la cuirasse et ayant l'orifice à son bord droit antérieurement; oritîce du rectum presque contigu? organes de la génération réunis? orifice sous celui de la respiration ? un pore muqueux terminal? Coquille extérieure, caudale, très-proéminente et supportée par un pédicule charnu, patellifornie, en cône complet, non spiral, mais ayant une sorte d'empreinte volutatoire,ou le bord intérieur replié en dedans; elle a quelquefois la forme d'une calotte cylindrique; ouverture ovale. On ignore complètement à quel usage est
destinée la coquille de ce genre; elle ne protège aucun organe important à la conservation de l'animal; il paraît que vivant dans un trou pendant le jour, le Plec- Irophore se sert de la coquille pour fermer l'entrée de ce trou. Les trois seules espèces connues sont les suivantes : 1° Pleclrophorus continus, Fér., Moll. terr. et fluv., pi. 0, fig. 5; Teslacetla cornina, Bosc. — a» Pleclrophorus costatus, Fér., loc. cit., n» 2, pi. G, fig. 6; Teslacetla costala, Bosc. —5» Pleclrophorus Orhigiiii, Fér., loc. cit., n» ô, pi. 6, fig. 7, a, h. On ignore la patrie de la première; la deuxième vient des Maldives, et la troisième de Ténérifîe; dans les lieux humides et ombragés.
PLECTROPOME. Pleclropomus. pois. Genre de la grande famille des Percoïdes, dans l'ordre des Acaiithoptérygiens, formé par Cuvier aux dépens des Holocentres et des Budians, dont les caractères consistent dans les grosses dents ou épines dirigées en avant, qui sont au bas du préopercule, à la place des fines dentelures qui se voient dans les Bodians, les Serrants, etc.
Plectropojie de Payta. Pleclropomus Paylensis, Less. Cette espèce a les yeux gros, la tête arrondie et déprimée, les mâchoires armées de dents serrées et fortes; son museau est nu, mais les opercules sont recouverts d'écaillés; le bord du préopercule est arrondi, renllé, garni à son point le plus large d'épines saillantes et recourbées; l'interopercule n'a qu'une dent, et l'opercule s'allonge en pointe mousse au sommet. Sa couleur générale est en dessus d'un gris roux vineux, en dessous et sur les côtés d'un blanc nacré; l'opercule est verdàtre; cinq grandes taches d'un jaune ocreux marquent les flancs. La caudale est brunâtre, la pectorale et les catopes blanchâtres, l'anale jaune au-devant et blanche en arrière. Taille, cinq pouces six lignes, p. 15; D. 10/12; cat, 1/5; A. 3/7; c. 19. Sur la côte du Pérou.
PLECTROTROPIDE. Plectrotropis. bot. Ce genre, dont le professeur De Candolle a fait une section de sou genre Clitoria, sous le nom de Centrosema, fait partie de la famille des Légumineuses; la création de ce genre est due à Schumacker; il est caractérisé de la manière suivante ; calice largement et courtement campanule, à cinq dents inégales; corolle papilionacée, à étendard largement orbiculé, plus long que les ailes, rétiéci à sa base, avec le dos pourvu d'un court éperon; ailes oblongues, en faux ou presque droites; carène large, courbée, obtuse; dix étamines monadelphes; anthères uniformes; ovaire subsessile. niultiovulé; style courbe, glabre, avec le sommet membraneux, dilaté, barbu et stigmaleux. Le fruit est un légume subsessile, linéaire, piano-comprimé, à suture épaisse, renfermant plusieurs graines comprimées.
PLECTROTROPIDE DE VIRGINIE. Plectrotropis f^irgiiiiana, Sch.; Clitoria Firginiaiia, DC. Sa tige est grimpante; elle est glabre, ainsi que les feuilles (|Hi sont composées de trois folioles opposées avec impaire: les Heurs sont groupées de un à quatre, sur chaque pédoncule, accompagnées de bractéoles lancéolées, de la longueur du calice; elles sont purpurescentesou bleuâtres.
PLÉE. Plea. ins. Genre de l'ordre des Hémiptères,
famille des Hydrocoiises, tribu des Kotoneclides, insliliié |iar le docleur Lcach. Caraclères : corps courl, ovoïdo- carré; troisième article des anieiines plus grand (|ue les autres; ceux des tarses antérieurs presque de la même longueur; crochets des (arses postérieurs grands; élytres très-voûlées, entièrement coriaces, sans trace d'appendice memliraneux; leurs angles Imméranx sont tronqués et occupés par une pièce analogue à celle que l'on observe, à la même place, dans les Cétoines.
Plée naine. Plea minuUssima, Leach; Notonecla miiiiilissiina, Fab. Elle est longue d'une ligne et demie, grise, avec une ligne noirâtre sur le front; le corselet et les élytres sont finement ponctués. On la trouve dans les eaux sfagnanles.
PLÉE. Plea. bot. Genre de la famille des Colchicacées et de l'Eiinéandrie Trigynic, L., établi par le professeur Richard {in Michx. FI. Bor. ^mer.,\,\). 'ilA7) et qui offre les caraclères suivants : calice élalé, à six divisions pétaloïdes et égales. Élamines au nombre de neuf, un peu pliis courtes que le calice et insérées à sa base. Ovaire libre, Irigone, à trois loges polyspermes, surmonté de trois stigmates sessiles, linéaires, oblus. Le fruit est une capsule trigone, recouverte en partie par le calice qui persiste, formé de trois loges qui se séparent les unes des autres et s'ouvrent chacune par une suture interne. Les graines sont très nombreuses, attachées à la suture interne par un long podosperme filiforme; elles contiennent sous leur tégument un très-gros endosperme, vers le sommet du(|uel est un embryon cylindrique, axile, ayant une direction opposée à celle de la graine.
Pi.ÉE A FECULES MINCES. Plea tetiuifolifi, Michx., loc. cil., t. 23. Ses feuilles sont linéaires, longues et tranchantes; ses fleurs forment un épi simple, au sommet d'irne hampe de quinze à dix-huit pouces de hauteur. Elle croit dans les forêts de la Caroline intérieure.
PLÉGADÈEE. Plegaderns. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Clavicornes, institué aux dépens du grand genre Escarbol, par Erichson, dans sa nouvelle monographie des Histéroïdes. Caraclères: mandibules peu saillantes; premier article des antennes globuleux, un peu plus grand que les autres qui sont très-courts, égaux, ramassés, avec le bouton globuleux; fossettes antennales situées de chaque côté du corselet; prosternum large, tronqué aux deux extrémités; pieds médiocres; jambes inermes; derniers segments de l'abdomen inclinés; corps petit, presque carré, déprimé. Ce genre se compose jusqu'ici des Hister vulneratus, Gyll., et pusillus, Payk. Erichson a érigé une variété du premier en espèce distincte, et l'a nommée Pleyadeius saucius.
PLÉGAIRE. iiss. Nom vulgaire de l'Attelabe Bacchus.
PLEGMARIA. bot. (Breynius.) Synonyme de Lycojwdiiim mirahile, Willd., et non du Lycopodiiim plilegmatia, L. /-'. Lvcopode.
PLEGMATIUM. bot. (Mucédinées.) Genre de la tribu des Byssacées, indiqué par celle simple phrase, par Pries dans ses Novitiœ siiecicœ, p. 79 ; Racodimii ftbris seplalis tjpus Coiiferva aiachnoides, DiUw. Les espèces croissent sur les bois pourris,
I PLEGM ATOPTÈRE. Plegmaloplera. iNS. Genre d'Hémiplères de la tribu des Fulgorines, famille des Cicadines, institué par Spinola qui le caractérise ainsi qu'il suit : lêle protubérante; face frontale plus longue que large, presque plane, ascendante un peu obliquement, faisant avec la face verticale un angle très-aigu ; faces latérales remplacées par un prolongement des joues qui atteint le sommet de la tête; joues perpendiculaires, étroites et planes; yeux à réseau, oblongs, sans échancrure, avec un ocelle de chaque côté; antennes enfoncées dans le tubercule au point que le premier article et la lige du second ne sont plus apparents; lobe médian du prolhorax assez avancé, plus large que long et arrondi antérieurement; abdomen assez allongé, faiblement convexe; ailes supérieures un peu penchées en dehors pendant le repos; pattes minces et allongées, avec cinq épines latérales aux jambes postérieures.
Plegmatoptère prasine. Plegmaloplera prasina, Spin. Antennes, corps et pattes verts; sommet de la léte, bords latéraux du prolhorax et radius jaunes. Ailes transparentes, avec les nervures vertes. Taille, huit lignes. Cayenne.
PLEGORHIZA. dot. Genre de l'Ennéandrie Jlonogynie, L., proposé par Molina (Hisl. du Chili, édit. française, p. 140), et adopté par Jussieu et Willdenow avec les caractères suivants: calice (corolle, selon Molina) d'une seule pièce, à limbe très-entier; neuf étamines, dont les Blets sont très-courls, terminés par des anthères oblongues; ovaire orbiculaire, surmonté d'un style cylindrique, de la longueur des élamines, et terminé par un stigmate simple; capsule oblongue, un peu comprimée, renfermant une seule graine de même forme. Le Plegoihiza Guaicuru, Molina, loc. cil.; P. asti ingeiis, Willd., est un sous-arbrisseau dont les feuilles radicales sont réunies en feuilles ovales, simples, entières et péliolées. La lige est nue inférieurement, divisée vers son sommet en rameaux qui portent des feuilles alternes, sessiles et ovales. Les fleurs naissent à l'extrémité des jeunes rameaux; elles sont petites, assez nombieuses, portées sur des pédoncules presque disposés en ombelles. Celte plante croit dans les provinces septentrionales du Chili.
PLÉIODON. Pleiodon. moll. Genre de l'ordre des Acéphales testacés, créé par Conrad, pour un Mollusque bivalve, placé provisoirement parmi les Anodontes, dans la sous-division des Iridines. Caraclères: lest équi-
! valve et inéquilatéral, ovale, médiocrement bombé et arqué, légèrement pectine; charnière pourvue de dents nombreuses, transverses et interrompues posléiicure-
j ment; deux impressions musculaires écartées, latérales, subgéminées; ligament prescjue tout en dessus des sommets, long et fort. Cette coquille dont on trouve une bonne tîgure dans le 7e vol. du Journal de l'Académie des sciencesde Philadelphie, vient, comme les Iridines, de l'Afrique; on la trouve à la colonie de Libéria. Elle est non-seulement distincte de toutes les Iridines, par sa forme, mais aussi par sa charnière, dont les dentelures sont beaucoup plus marquées.
PLÉIOMÉRIDE. Pleiomeris. bot. Genre delà famille des Myrsinéacées, établi par le professeur De Can<lolle
aux dépens du genre Scleroxylon de Willdenow, pour ; une espèce des Canaries. Caraclères : fleurs polygames; i calice campanule, à lobes ovales, oblus, un peu plus ! longs que le tube, marqués de quatre à six nervures . longitudinales, membraneux, subciliés, un peu con- ! tournés avant l'épanouissement; corolle qualie fois plus longue (|ue le calice, à lobes linéaires-lancéolés, libres dans la moitié de leur longueur; étamines un peu plus courtes que la corolle; filaments très-courts, insérés vers le sommet du tube de la corolle; antbèresbeaucoup plus longues que les filaments, dressées, lancéolées, aiguës, ù deux loges débiscentes par une fente longitudinale; ovaire ovoideo- conique, strié; style cylindracé, plus court que la corolle, aigu au sommet qui est souvent recourbé en crochet; placentaire globuleux, courlement stipité, présentant douze ou quinze ovules. Le fruit consiste en un drupe sphérique, couronné par le style persistant.
PtÉioMÉRiDE desCanaries. PleioHieiis Canaiietisis, DeCand.; Scleroxyloii Canariense, Willd.; Myrsine Canaiiensis, Spr. C'est i\n arbre du pnrt des Lauriers, glabre, à feuilles ovales-oblongues, obtusiuscules, Iréscourtemenl péliolées, entières, coriaces, à nervures très-distinctes, à points translucides; les fleurs sont blancbes, axillaires, réunies en faisceau au nombre de trois à huit.
PLÉIONE. BOT. Le genre formé sous ce nom dans la famille des Orcbidées, par Don, a été réuni au genre Cœloyyne, de Lindley.
PLÉIONE. Pleioite. annél. Genre de l'ordre des Néréidées, famille des Ampbinomes, fondé par .Iules-César Savigny (Description de l'Egypte, Syst. des Annél., p. 14, 57 et 59), qui lui assigne pour caractères dislinctifs : trompe pourvue d'un double palais et de stries dentelées; antennes extérieures et mitoyennes subulées; l'impaire de même; branchies en forme de houppe ou de buissons touffus, recouvrant la base des rames supérieures ; point de cirres surnuméraires. Les Pléiones se font remarquer par un corps linéaire, rétréci insensiblement en approchant de l'anus, et formé de segments nombreux. Leur tête, bifide en dessous, est garnie, en dessus, d'une caroncule verticale ou déprimée. Elle supporte des antennes complètes; les mitoyennes, très-rapprochées et placées sous l'antenne impaire, sont composées de deux articles ; le premier Irès-court, le second allongé et subulé; l'impaire est semblable par la forme aux mitoyennes; les extérieures sont également semblables aux mitoyennes et écartées. Les yeux, au nombre de quatre, se trouvent séparés par la base antérieure de la caroncule; les postérieurs sont peu distincts. La bouche présente une trompe, pourvue à son orifice de deux lèvres charnues, et plus intérieurement, d'une sorte de palais inférieur, très épais, divisé longitudinaleraenl et profondément en deux demi-palais mobiles, garnis de plis cartilagineux., fins, serrés et dentelés. Les pieds sont munis de rames saillantes, très-souvent écartées; la rame dorsale est pourvue de soies très-aiguës, et la rame ventrale présente des soies dont la pointe est quelquefois précédée par un petit renflement ou par une petite dent. Il n'existe pas de cirres surnuméraires. Les cir-
res proprement dits sont inégaux : le supérieur sort d'un article cylindrique, et l'inférieur d'un article presque globuleux; ce dernier est notablement plus court; la dernière i)aire de pieds est semblable aux autres. Les branchies entourent la base supérieure et postérieure des rames dorsales; elles consistent chacune en un ou deux arbuscules partagés dès leur origine en plusieurs rameaux plus ou moins subdivisés et touffus. Ce genre, fondé aux dépens des Aphrodites, de Pallas, et des Amphinomes, de Bruguièrc et de Cuvier, comprend six espèces toutes exotiques.
PLENASIUM. liOT. Le genre établi sous ce nom, par Prestes, dans la famille des Polypodiacées, a été réuni par Eudlicher au genre Jsplenium de Linné, dont il forme l'une des sections.
PLENCKIA. BOT. Le genre institué sous ce nom par Haffinesque, pour le Glinus setiflorus de Forskahl, n'a point été adopté, f^. Gliivole.
PLÉNIROSTRES. ois. Duméril (Zool. anal., p. 41) a formé sous ce nom, el aussi sous celui de Pléréoramphes, une famille d'Oiseaux qui comprend les genres Mainate, Paradisier, Rollier, Corbeau et Pie.
PLÉOCARPHE. Pleocarplms. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Nassauviacées, institué par Don qui lui assigne pour caractères : capitule pluriflore et homogame; involucre imbriqué d'un triple rang d'écaillés membraneuses, lancéolées, acuminées, les intérieures sensiblement les plus longues; réceptacle plan, garni de palettes rigides, carénées, à bords scarieux, lancéolées, aiguës ou tronquées; corolles glabres, à deux lèvres roulées: l'extérieure la plus large, en forme de languette et tridentée; l'intérieure bifide; ailes des anthères lancéolées et obtuse,?, les queues entières; akènes privés de bec, étroitement pentagones et couverts de papilles scabres. On ne connaît dans ce genre qu'une seule espèce; elle est originaire du Chili; c'est un arbrisseau à feuilles alternes, linéaires, sessiles, à stipules géminées; capitules paniculés, contenant des Heurs jaunes.
PLEOCNEMIA. BOT. C'est encore un des genres de la famille des Polypodiacées, établi par Prestes, et qu'Endlicher a jugé convenable de refondre dans un autre {Polxpo(lium)[>oui n'en former qu'une simple section.
PLÉOMÈLE. BOT. Le genre que Salisbury a établi sous ce nom, est identique avec le Sanseviera de Thunberg el de Willdenow. K. Sansevière.
PLÉONASTE. MW. C'est le Spinelle noir, de l'île de Ceylan, ou la Ceylanite de Werner. y. Spinelle.
PLÉOPELTIDE. Pleopellis. bot. (Fougères.) Genre de la famille des Fougères, établi par Uumboldt et Bonpland {Plant, œquinoct., 2, p. 182, tab. 140), el offrant les caractères suivants : les sores sont arrondis et composés d'un grand nombre à'indusium orbiculaires et pelles. Ce genre lient le milieu entre les Polypodcs qui n'ont pas d'induse, et les Aspidies, dont chaque sore ne se compose que d'un seul de ces organes. Deux espèces composent ce genre qui a tout à fail le port du Polypodium : l'une a été décrite et figurée par Humboldt et Bonpiand, sous le nom de Pleopellis angiista; l'autre par Kaiilfuss, sous celui de Pleopellis macrocarpa.
PLEOPCS. BOT. {Champignons.) Le seine que Paiilel a proposé d'établir sous ce nom, a pour type une espèce (le Morille, qu'il appelle Morille du diable, et que l'on croit être le Phallns demotntm de Rumpli, qui a|iparlient au genre Hymenophallus de Nées d'Esenbeck. F. Hymekophaiics.
PLÉUÉOP.AMPHES. ois. Même chose que Pléniroslres. /'. ce mot.
PLEREP>IT. OIS. Synonyme vulgaire de petite Hirondelle de mer. y. Stérile.
PLEUOMA. BOT. Genre de la famille des Mélastomacées et de la Décandrie Monopynie, L.. établi par Don {Meut. Soc. fl'ern., 4, p. 295). Caractères : calice à cinq lobes caducs et dont le tube est ovoïde, ordinairement entouré, au commencement de l'évolution, par deux bractées caduques. Corolle à cinq pétales obovés. Filets des étamines glabres; anllières pres(|ue égales, allongées, arquées à la base; conneclif stipitiforme, muni, à sa base, de deux oreillettes courtes. Ovaire adhérent au calice, soyeux au sommet, surmonté d'un stigmate piincliforme. Fruit en baie capsiilaiie,à cinq loges, renfermant des graines en forme de vis. Le genre Pleroma se compose de sept à huit arbrisseaux indigènes de l'Amérique méridionale, et il a pour types les Melasloma ledifolia et Melasloina la.va de l'Encyclopédie.
PLESI. Plœsiiis. ws. Coléoptères penlamères; genre delà famille des Clavicorncs, institué par Ericlison, dans sa monographie des Histéroïdes. Caractères : mandibules exserles, égales et dentées; menton Iransverse, bisinué à l'extrémité ; tige des antennes assez épaisse, le boulon ovale et comprimé, fossette qui la loge profonde et s'étendantsurle corselet; proslernum arrondi postérieurement; jambes antérieures dilatées, les postérieures entières, avec trois rangées de petites épines sur la face extérieure; ongles partagés en deux branches égales; avant-dernier segment de l'abdomen déclive et perpendiculaire au suivant; corps oblong, déprimé. Le docteur Erichson a formé ce genre pour une assez grande espèce originaire de Java : Plœsiiis Jaranus, Er. Cet insecte est noir, avec une seule strie latérale sur le corselet, d'autres stries dorsales se font apercevoir sur les bords intérieurs des élytres, mais ces stries ne s'étendent pas jusqu'au bord antérieur. Taille, six lignes.
PLÉSlE.f/es/o. i;»s. Coléoptères hétéromères; genre <le la famille des Sténélytres, institué par Kliig, aux dépens du genre Lagrie et pour quelques insectes nouveaux, apportés de Madagascar. Ce genre se place entre les Cistèles et les Allécules; les derniers articles des palpes ne sont point élargis en forme de hache, mais cylindriques et terminés en pointe comme dans les Cistèles; l'avant-dernier article des tarses n'est pas, comme chez ces dernières, droit à l'extrémité, mais visiblement bilobé,sans cependant avoir en dessous l'appendice membraneux que l'on remarque chez les Allécules. Outre trois espèces de Madagascar, il faut rapporter à ce genre un .■llteciila, deux Lagria, parmi lesquels se trouve le Lagria ohscura, de Fabricius, cl un Di- Irliis, d'Olahile, Difxlus helroliis, voisin du Dilylns liridiis.
PLESIE. Plesia. iNS. Hyménoptères; genre de la famille des Fouisseurs, tribu des Scoliètcs, institué par le docteur,lnrine, aux dépens du genre Tipliia, de Fab. Caractères : palpes maxillaires allongées; languette évasée; mandibules grandes et unidenlées; antennes courtes, presque monoliformes, roulées à l'extrémité, composées de douze articles, dont le prcmierlong, épais et recourbé; un point épais aux ailes supérieures : leur cellule radiale séparée entièrement du bord; (rois cellules cubitales presque égales : la deuxième et la troisième recevant les deux nervures réciirrenles; une (|ualrièine rudimenlaire. Les Plésies diffèrent encore des Tiphies en ce que leur corselet n'est pas sillonné postérieurement. en ce que le pétioledePabdomen n'est point épineux, et surtout en ce que le nombre des cellules cubitales n'est pas semblable.
PiÉsiE A SIX TACHES. Plesiu sexniaculata , Guér. Elle est entièrement noire, à l'excepljon d'une petite lâche jaune sur l'écusson et d'autres lâches de même couleur, de chaque côté des trois premiers segments de l'abdomen; tète et corselet ponctués; dessous du corps velu. Taille, sept lignes. Du Mexique.
PLÉSIOCÈRE. Plesiocera. iNS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Tanyslomes, tribu des Bombyliers, établi par Macquart pour un insecte du nord de l'Afrique, sur lequel il a constaté les caractères génériques suivants : tête presque sphérique; ouverture buccale large; trompe non saillanle; face courte, à épistome avancé; front plan, large, égal; un petit tubercule ocellifère au verlex; antennes rapprochées, insérées près de l'épislome; troisième article cépaliforme ; pieds nus, excepté les jambes intermédiaires et postérieures qui sont munies de deux rangs de petites pointes veis l'exlrémilé inférieure; deuxième cellule sous-marginale de l'aile appendiculée i> sa base; la première longue, atteignant la base de la discoïdale : première postérieure, atteignant le tiers de la longueur de la discoïdale. Ce genre est voisin des Anthraces par la conformation du troisième article des antennes et par celle des nervures alaires; mais les autres caractères l'en éloignent.
Pi.ÉsiocÈRE AiGÉniE?iNE. Plcsiocera algira, Macq. Sa tête est garnie d'un duvet gris-jaunàlre; son abdomen est en partie dénudé; les balanciers sont fauves, les tarses bruns et les ailes en partie obscures. Taille, quatre à cinq lignes.
PLÉSIOMME. Plesiomma. lys. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Asiliques, tribu des Dasypogonites, institué par Macquart, avec les caractères suivants : moustache simple; yeux grands, presque contigus par le rétrécissement postérieur du front; ocelles non insérés sur une élévation, situés au milieu de l'espace compris entre l'insertion des antennes et le vertex; abdomen à base et extrémité rétrécies; armure copulatrice peu saillante; jambes antérieures sans ergot; nervure extérieure de la deuxième cellule postérieure atteignant le bord de l'aile ii l'extrémité, la quatrième fort rétrécie au bord intérieur; anale fermée.
Pi.ÉsioiiME TESTACÉE. Plesioininfi lestacea, Macq. Face, front et antennes fauves; corselet testacé, ;^ lignes noirâtres, peu distinctes; soies fauves; abdomen
brunâd'e : premier segment binn, le deuxième étroit et jaunâtre, ù l)or(ls antérieur et postérieur bruns, le troisième étroit à sa Iiase; pieds fauves; cuisses brunes; liase des jambes elsoies fauves, les postérieures brunes; l)alanciers fauves; ailes d'un rnux-brunàtre uniforme, un peu moins foncé au bord intérieur. Du Brésil.
PLÉSIOSAURE./'/esjo.sa?/(7/«.BEPT.FOss. Genre formé d'après les débris d'un être gigantesque perdu, et qui, Saurien quant à la forme du corps, Cliélonien quant à celle des pattes nageoires, était presque un monstrueux Serpent par la longueur démesurée de son cou composé de plus de vertèbres (|ue celui d'aucun autre animal, et par la petitesse de sa têle. C'est dans le lias des environs de Bristol et de Newcastle, en Angleterre, ainsi que dans les départements de la Côte-d'Or, de la Moselle et à Ilonfleur, en France, qu'on a trouvé les ossementsdu Plésiosaure, confondus avec ceux deslcbtbyosaures et des Crocodiles. » Le Plésiosaure, dit Cuvier (Ossem. Foss., t. v, p. 475), lespirait l'air, se rapprocbail plus des Crocodiles que des Icbibyosaures, et dans l'état de vie, si son cou était comme un véritable Serpent, son corps différait peu de celui d'un Quadrupède ordinaire. La queue surtout était fort courte. On peut croire que les poumons étaient fort étendus, et même peut-être, qu'à moins qu'il n'ait eu des écailles fort épaisses, il cbangeait la couleur de sa peau comme les Caméléons et les Anolis, selon qu'il faisait des inspirations i)lus ou moins fortes. Les dents étaient grêles et pointues, inégales, un peu arquées et cannelées longitudiiialement; le nombre des inférieures s'élevait à vingt-sept de cliaque côté. On ne connaît pas précisément celui des supérieures. Il pouvait avoir neuf mètres de longueur. H en existait probablement de plusieurs espèces. « Les Plésiosaures, moins rapprocbés des Poissons, plus semblables en tout aux Reptiles que les Iclitbyosaures, dont il est parlé au (i^ volume, p. 24, n'avaient pas les vertèbres discoïdes de ces derniers, mais ils leur ressemblaient par les quatre membres également organisés pour la natation, à la manière de ceux des Cétacés, quoique présentant des différences notables dans le nombre et la forme des os de ces parties; la forme des vertèbres a permis de dislinguerdans ce genre cinq espèces qui ont été nommées Plesiosauriis liigonus, P/esiosaunis penlagoiius, Plesiosauriis Cfiiitialus, Plesiosaurtis doliclintleirus et Plesiosaurns recentior, qui toutes, à l'exception de la dernière, apparliennent au Lias. Le plus remarquable, le mieux connu, est le Plesiosauvus ilolidiodeirus, découvert par Conybeare, qui en a fait le sujet de l'une des dissertations les plus impoitantes du dernier numéro des Transactions de la Société géologique de Londres; ce reptile, qui, commeVJchlhxosoiiniscoiiimuiiis, parait avoir atteint plus de vingt pieds de longueur, avait un col plus long que tout le reste du corps, et composé de plus de trente vertèbres, nombre supérieur à celui des vertèbres du col de tous les autres animaux ; ce col flexible, comme l'est le corps des Serpents, se terminait par une têle très-petite qui présentait les caractères essentiels de celle des Lézards. L'organisation singulière de cet animal avait, pour ainsi dire, été devinée, d'après de simples fragments, par
Conybeare, avant que la découverte d'un squelette presque enlier, trouvé encore à Lyme Régis par miss Mary Anning, soit venue confirmer les savantes conjectures du géologue anglais. Ce beau fossile, acbeté, dit-on, la somme de cent louis par le duc deEuckingbam, a élé mis par lui, dans le pur intérêt de la science, à la disposition des membres de la Société géologique de Londres, pour qu'ils pussent le faire dessiner et le décrire. Celte magnifique jiièce occupe un espace de plus de douze pieds de long sur six de large. Un autre échantillon de la même espèce de Plésiosaures, est celui que possède mafntenant le Muséum d'Histoire naturelle de Paris, et qui a été découvert sur la plage de Lyme Régis par des matelots de ce petit port, qui, après l'avoir extrait avec tout le soin possible, sous la surveillance de miss Mary Anning, l'avaient cédé à cette dernière, de qui Prévost l'a acheté pour en faire hommage au Muséum d'Anatomie comparée à Paris. A l'exception du col et de la tête qui manquent, le reste du corps est presque entièrement conservé, et cette partie a même sur le fossile du duc de Buckingliam cet avantage, que les vertèbres dorsales ne sont pas déplacées.
PLESTIE. POIS. (Bonnaterre.) Synonyme de Bordelière, esj)èce du genre Cyprin, y. ce mot.
PLETUIOSPHACE. EOT. Genre formé par Bentham aux dépens de celui des Sauges et que l'on ne considère que comme une section de ce dernier.
PLEUPLEU, PLEUT-PLEDT, PLUIPLUI. ois. Synonymes vulgaires de Pic-Vert. f^. Pic.
PLEURACIINE. P/e«mc/i/ie. eot. Genre de la famille des Cypéracées, établi par Schrader aux dépens du genre Schœnus, de Vahl, pour quebpies espèces du cap de Bonne -Espérance qui lui ont offert les caractères suivants : épillets paucitloreset hermaphrodites; paillettes disti(iues, imbriquées, carénées : les inféiieures vides; point de pérygone; trois étamines; disque cya- Ihiforme et trilobé; style trifide, décidu ou à base persistante; caryopse crustacée, stipilée au centre, mutiqne ou mucronée.
PLErRACBNE SECONDE. Plexirachuc secmxla, Schr., tab. 4, f. 5; Schœnus secoii(liis,\aM, Enum. 2, p. 215; Schœnus bulbosus, Lam. Sa racine est bulbeuse à son collet et pousse latéralement (luelques jets couchés el stériles; elleestcouronnéede feuilles filiformes, droites, en faisceaux, et cpiiont à leur base des membranes courantes qui les font paraître ailées ; il s'élève d'entre ces feuilles des tiges sétacées, filiformes, nues, triangulaires, hautes d'environ six pouces; ces tiges portent i\ leur sommet des épis solitaires, unilatéraux et ovales; les Heurs sont petites, rougeâtres, alternes et garnies de bractées terminées par une pointe sétacée. Du cap de Bonne-Espérance.
PLEURANDRA. BOT. Genre de la famille des Dilléniacées et de la Polyandrie Digynie, L., établi par Labil- \3LTAikvi(Nov.-Hollanil., 2, p. 5, tab. 145 et 144). Caractères : calice à cin<[ sépales ovales, persistants; corolle à cinq pétales, ordinairement obcordiformes; étamines, au nombre de cinq à vingt, toutes placées d'un seul côté, fertiles, à filets filiformes, libres ou légèrement soudés à la base, et à anthères ovales; ovaires au nombre de deux (rarement un seul), globuleux,
porlaiU chacun un style filiforme; carpelles membraneux, à une ou deux graines. Ce genre se compose d'espèces toutes originaires de la Nouvelle -Uollande. Ce sont des sous-arbrisseaux trùs-rameux, à feuilles éparses ou ramassées, entières, linéaires, oblongues ou obovales, à uneseule nervure, rarement sans nervures. Les fleurs sont jaunes et solilaiies au sommet des petites brancbes. DeCandolle les a distribuées en quatre sections.
Raffinesque {Flor. Ludov., p. 93) a publié sous le même nom de Pleuranilra. et postérieurement à celui de Labillardière, un nouveau genre qui diffère si peu lie VOEiiolhera qu'il est impossible de l'adopter. 11 est fondé sur un arbrisseau de la Louisiane, Pleuranilra alba, Raf., loc. cit.; OEiiothera secunda, Robin, Itin., p. 4'JO, remarquable par ses rameaux cylindriques, fragiles, élancés, garnis de feuilles sessiles, étroites, entières, aiguës; par ses Beursaxillaires et terminales, portées sur des pédoncules médiocres, de couleur blanche, et exhalant le matin une odeur agréable.
PLEURAKTHUS. bot. Alton a donné ce nom à un genre de Cypéracées, de l'Amérique septentrionale, qui a été nommé Dulichium par Richard {in Persoon Enchirid.). Celte dernière dénomination a prévalu. K. DuLicnicM. D'un antre côté, Salisbury a établi sous le nom de Pleuratithiis, un genre qui ne ditîère pas du Prolea, tel que l'a limité R. Brown. f^. Protée.
PLEDRAPUIS. BOT. Genre de la famille des Graminées, établi par J. Torrcy {ylnn. nftlie Lyc. of Hisl. nat. of Netc-York, septembre 1824, p. 148), qui l'a ainsi caractérisé : fleurs à épis hétérogames; épillets formés de trois fleurs à chaque articulation du rachis, lous sessiles, entourés, à leur base, d'une touffe de poils; la fleur centrale parfaite, composée d'un calice (lépicène, Rich.) à deux valves, d'une glume à deux valves bifides, bordées de soies au sommet; corolle (glume, Kich.) à deux valves hyalines: l'inférieure avec une courte soie; les Heurs latéiales mâles, ayant un calice à deux valves, renfermant deux fleurs; la valve inférieure avec une soie courte sur le dos, près de la base; une corolle à deux valves nues. Ce genre ressemble, sous plusieurs rapports, à V jEijopijgon do Kunlh. Il ne renferme qu'une seule espèce, Pleuraphis Jamesii, (;ui a été tiouvée par le docteur James, dans rexi)édilion du major Long, aux Montagnes-Rocheuses, près des sources de la rivière Canadienne, sur les plateaux élevés de formation Irapéenne.
PLEUKEUR. BOT. Espèce du genre Saule. F. ce mot. PLEURIDIU.M. BOT. Bridel nomme ainsi un genre de -Mousses, auquel il avait d'abord donné le nom de Phœridiuin, et qui a pour type les Phascvm alteriiifotiiim, de Dickson, et son Phascum tjlobiferuin. Ce genre ne diffère des Pliasciiin que par ses urnes latérales et non terminales.
PLEUKISIS. BOT. L'un des synonymes anciens du Tencriiuii Scorditnu. V. Germandrée.
PLEUROBÈME. Pleurobeiiia. holl. Genre proposé ilans la sous-famille des Amblémides { l'. ce mot) par tlaffiiiesque (Monog. des Coq. biv. de l'Oliio. dans les Annales générales des se. l)hys., Brux., 1820), pour réunir plusieurs espèces i\'Unio des auteurs, qui pré-
sentent les caractères suivants ; coquille (jblongue. très-inéquilatérale; ligament droitou plutôt unilatéral; axe totalement latéral ou postérieur; dent lamellaire verticale; dent bilobée, peu ridée, placée sous le sommet qui est supérieur et terminal; quatre impressions musculaires. Mollusc|ue semblable à celui de VUnio, niais anus et siphons inférieurs.
PLEUROBRANCIIE. Pleurobranchus. moll. Genre de l'ordre des Monoi)leurobranches et de la famille des Subaplysiens, suivant le système de Blainville, institué par Cuvier, pour un Mollusque rapporté des mers des Indes, par Pérou el Lesueur. Caractères: corps ovale ou subcirculaire, très-mince, très-déprimé, comme formé de deux disques appliqués l'un sur l'autre ; l'inférieur ou le pied beaucoup plus large, et débordant de toute part le supérieur; celui-ci, qui est le manteau, est échancré en avant comme en arrière; il contient dans son épaisseur une coquille fort mince ; la tête entre les deux disques et à moitié cachée par le supérieur; deux paires d'appendices tentaculaires : les antérieurs à chaque angle de la tête ; les postérieurs unis à leur racine, plats et fendus; les yeux sessiles au côté externe de la base des antérieurs; bouche cachée, transverse; une seule grande branchie latérale, profondément cachée et adhérente par toute sa longueur; terminaison de l'organe mâle au tiers antérieur, en avant de la branchie; terminaison de l'oviducle à la racine de l'organe excitateur, à sa partie postérieure; l'anus tout à fait en arrière de la branchie, à l'extrémitéd'un assez long appendice flottant ; coquille grande, bien formée, ù bords membraneux, ovale, concave en dessous, convexe en dessus; les bords tranchants el l'éunis; le sommet subspiré, postérieur. L'espèce la mieux connue dans ce genre, est celle qu'a décrite Cuvier sous le nom de Pleurobranchus l'eronii, Ann. du Mus., t. V, pi. 18, fig. 1-6; ibid., Lamk., Anim. sans vert., t. VI, p. 359. L'espèce la plus voisine est le Pleurobranchus Lesueurei, Blainv., Traité de Malacol., p. 470, pi. 43, fig. 2. Les espèces qui ont le manteau bombé, beaucoup plus long que le pied, à uneseule paire de tentacules, à branchie en forme d'arbuscule pinné, libre, si ce n'est à la base, mais qui, du reste, lessemblent aux Pleurobranches, constituaient le genre Berthelle, Blainv., Pleurobranchus poiosus, Blainv., loc. cit., pi. 42, fig. 1.
PLEUROBRANCHIDIE. Pleurobranchidium. nioi-l. Genre très-voisin des Pleurobranches, établi par Meckel en I8I3, et adopté depuis par l"érussac,sous le nom de Pleurobrancbé, et par Blainville sous celui de Pleurobranchidie, pour éviter de le confondie avec les Plenlobrancbes, à cause de la grande similitude des dénominations génériques. Les caractères du genre Pleurobrancbidie sont: corps assez épais, ovale, allongé, plut et foimé eu dessous par un large disque musculaire, plus étendu en arrière qu'en avant, sans autre indice du manteau qu'un petit bord libre, fort étroit au milieu du côté droit; tète très-grosse, peu séparée du corps; deux paires de tentacules auriformes : les antérieurs à l'extrémité d'un bandeau musculaire transverse, frontal; les postérieurs un peu plus en arrière, et fort séparés l'un de l'autre; orifice buccal à l'extré-
mité d'une soilc de masse proboscidale et entre deux lèvres verticales; une seule lirancliie médiocre, latérale, adliérente au coté droit, dans toute sa lonfjtieur, et parfaitement à découvert; la terminaison des organes de la génération dans un tubercule commun; l'orifice de l'appareil dépurateur à la racine antérieure de la brancliie; anus au milieu, de la longueur de la branchie; aucune trace de coquille.
Plecrobranchidiede Meckel. Pleiiiobranchidium Meckeli, Traité de Malacol.. p. 471, pi. 45, fig. 3; Meckel, Fragm. d'Anal, comp., t. i. pi. 3, fig. 35-40. Animal lisse, d'une couleur blanchâtre, uniforme, de deux pouces et demi au plus de longueur. Blainville fait observer que c'est probablement le même animal que le Pleurobranche baléarique de Delaroche, et le type du genre Cyanogaster de Rudolplii. On le trouve dans la Méditerranée, sur les côtes de Naples.
PLEUROBRANCHIE. MOLL. ^^. Pledrobrancuiuie.
PLECROCALLIS. bot. Salisbury a donné ce nom à une section du genre Eiica. V. Bruyère.
PLEUROCÈRE. Pleiiioceia. moli,. Genre incertain, proposé par Baffinesque dans le Journal de Physique (juin 1819, p. 425), pour des Nériles lacustres ou des Paludines de l'Amérique septentrionale.
PLEDROCilYTON. bot. Le genre de Warolianliacées, ainsi nommé par Corda, ne parait pas différer du genre Grimmuldia de Raddi.
PLEOROCYSTES. Pleurocysti. échih. Nom de la troisième classe des Oursins ou Échinodermes, dans l'ouvrage de Klein sur ces animau.x.
PLEURODÈLE. Pleuiodeles. bept. Genre de Batraciens de la famille des Salamandres, institué par Michahelles (Isis, 1830, cah. 2, p. 101 et 8, p. 80G) qui lui donne pour caractères: quatorze paires de côtes; tête arrondie, fortement déprimée; un arc brillant particulier, formé par l'os frontal postérieur au-dessus des orbites; les deux paupières supérieure et inférieure, en tout semblables et de même grandeur; toutes les dents très-petites, aiguës, logées sur le bord interne des mâchoires supérieure cl inférieure et dans les os palatins.
Pleïrodèle de Waltl. Pleuiodeles ll^altlii, Micli. Celte espèce, jusqu'ici l'unique du genre, a été trouvée dans le midi de l'Espagne, aux environs de Chiclana, par le docteur Waltl ; elle est en dessus d'un cendré clair, avec des taches noires ; le dessous est d'un jaune ocracé, pointillé de noir; queue très-longue.
PLEURODESMIA. bot. Ce genre, proposé par Arnotl dans la famille des Dilléniacées, a été réuni au genre Scliumacheria, de Vahl.
PLEURODISCAL. Pleuiodiscaius. bot. On dit que l'insertion des étamines est Pleurodiscale lorscjne ces organes naissent seulement d'un point de la surface extérieure du disque.
PLEDROGONIS. BOT. (Beauvois.) Synonyme de P)rularia.
PLEUROGONIUM. bot. Le genre indi(iué sous ce nom par Presie, n'offre point de caractères suffisants pourn'élre pas réuni au genre PoIxfJodium, de Linné.
PLEUROGRAMME. bot. Ce genre, de la famille des
Polypodiacées, proposé par Presie, a été réuni au genre Tœnilis. de Swarlz.
PLEUROGViVE. bot. Genre de la famille des Gentianées, institué par Escbschollz avec les caractères suivants : calice à quatre ou cinq divisions; corolle hypogyne, en roue, à quatre ou cinq lobes, avec l'orifice squammoso- frangé; quatre ou cinq élamines insérées à l'orifice du tube de la corolle ; filaments égaux à leur base; anthères fixes; ovaire uniloculaire; ovules posés contre les sutures; deux stigmates soudés tout le long de la suture des cnpidies. Le fruit consiste en une capsule à une loge et bivalve, renfermant des graines non bordées.
PiEVROGY:fEi>EC\K\VTai%. Pieu rogxne Caiinlhiaca, Esch.; Genliaiia Caiinlhiaca , Spr. Sa tige est assez droite, garnie de feuilles ovales, obtuses; les pédoncules sont très-longs, solitaires, ne portant qu'une seule fleur. Celte plante est assez abondante dans les Alpes de la Carniole.
PLEUr.OGYNE. Pleurogynus. bot. Le disque est Pleurogyne i|uand il naît sous l'ovaire et se redresse sur une de ses parties latérales.
PLEUROKLASE. MiN. Synonyme de Magnésie phosphatée ou Wagnérite.
PLEUROI.OBIUM. BOT. L'une des sections du genre Desmodiiim, de la famille des Légumineuses. Elle a été formée par le professeur De Candolle, dans son mémoire sur cette famille.
PLEURONECTE. Pleiiionecles. pois. Genre trèsremarquable de la seconde famille de l'ordre des Malacoptérygiens subbrachiens, dans la méthode de Cuvier, et de celui des Thoraciques dans le système de Linné. 11 en est peu qu'on reconnaisse avec plus de facililé, à ses formes singulières, et dont les espèces offrent une cliair plus délicate. Ils ont un caractère unique parmi les animaux vertébrés, dit Cuvier, celui du défaut de symétrie de leur tête, où les deux yeux sont du même côté, qui reste supérieur quand l'animal nage, et est toujours coloré fortement, tandis que le côté oii les yeux manquent, est toujours blanchâtre. Le reste de leur corps, bien que disposé en gros comme à l'ordinaire, participe un peu de cette irrégularité; ainsi les d«ux côtés de la bouche ne sont point égaux, et il est rare que les deux pectorales le soient. Ce cor|)s est très-comprimé, haut verticalement; la dorsal» règne tout le long du dos ; l'anale occupe le dessous du corps, et les ventrales ont presque l'air de la continuer en avant, d'autant qu'elles sont unies Tune à l'autre, il y a six rayons auxouies. La cavité abdominale est petite, mais se prolonge en sinus dans l'épaisseur des deux côlés de la queue, pour loger quelques portions des viscères. 11 n'y a point de vessie nalatoire. Le squelette de leur'crâne est curieux, par ce renversement qui porte les deux orbites d'un même côté; il présente encore cette irrégularité que les yeux sont souvent inégaux en volume; c'est quelquefois l'œil supérieur qui l'emporte. L'instrument le plus énergique de la natation des Pleuronecles consiste dans leur nageoire caudale qui, étant horizontale, frappe l'eau du haut en bas et de bas en haut, ce (|ui leur donne la faculté de s'élever et de s'abaisser dans la profondeur
(les mers nveo plus de rnpidilé que la plupart des autres Poissons. Ils se llenucnt en général au fond des eairx, comme appliqués conlre la vase ou le sable, et y glissant pour ainsi dire à plat. Us se nourrissent de pi us petits Poissons et de faibles Mollusques. Il se trouve des individus dont les yeux sont placés du côté opposé où ils sont ordinairement, et que les pécheurs appellent Bistournés ou Contournés; d'autres où les deux cùlés sont colorés et i|u'on appelle Doubles; le plus souvent c'est le côté brun qui se répète; mais il y a des exemples où c'est le côté blanc. Le RoseColoure-Flounder de Sliaw est un Flet accidenté de cette dernière façon. Ce genre se divise en quatre sous-genres, savoir :
tPtrES, Plalessa. Une rangée de dents tranchâmes et obtuses ù chaque mâchoire; des dents en pavé aux pharyngiens; dorsale ne s'avançant que jusqu'au-dessus de l'œil supérieur, et laissant aussi bien que l'anale, un intervalle nu entre elle et la caudale.
Plecrotiecte Plie-Franche ou Carrelet. Pleuionecles Plalessa, L., Bloch, pi. 42; Encyclop., Poiss., pi. 41, fig. 102.
tt FléT'^ks, Hippofjlossus. Mâchoires et pluiryn.x armés de dents aiguCs ou en velours.
Plecrosecte Flétaiv. Pleuionecles Hlppoglossns, L.. Bloch, pi. 47;F.ncycl., pi. 40, fig. 159.
-j-ft Tebbots, Rhombiis. Mâchoires et pharynx garnis de dents en velours ou en cordes, comme les Flétans; dorsale s'avançant jusque vers le bord de la mâchoire supérieure, et régnant, ainsi que l'anale, jusque tout près de la caudale.
Pleurohecte Turbot. Plenroiiectes maximiis, L., Dloch, pi. 49; Encycl., pi. 42, fig. 105, et la Barbue, Pleiiroiiecles rhombits, L., Bloch, pi. 47.
tttt Soles, Solca. Bouche contournée et comme monstrueuse du côté opposé aux yeux, garnie seulement de ce côté-là de fines dents en velours serrées, tandis <iue le côté des yeux n'en a aucune. Forme oblongue; museau rond et presque toujours plus avancé que la bouche où la dorsale commence, et règne, aussi bien que l'anale, jusiiu'à la caudale. La ligne latérale est droite; le côté de la tète opposé aux yeux est généralement garni d'une sorte de villosité.
Pleuro'vecte Sole. Plcnronecles Solea, L., Bloch, pi. 45; Encycl., pi. 41, fig. 100, dont il existe plusieurs variétés diversement estimées.
PLEUROPHORE. acal. Espèce du genre Cyanée. /'. ce mot.
PLEUROPIIORE. Pleurophoia. bot. Genre de la famille des Lythrariées, établi par Don, qui lui assigne pour caractères : calice bibractéolé, tubuleux; le tube est marqué de côtes longitudinales, et le limbe de plis terminés par des dents; les uns et les airtres sont au nombr* de dix â quatorze; les dents sont alternes : les extérieuresspinescentes, étalées ; les intérieures ovales, mucronées, dressées ou conniventes; corolle composée de cinq à sept pétales insérés au haut du tube du calice, opposés à ses dents extérieures, oblongs, onguiculés, érectiuscules; cinq ou sept étamiues, rarement davantage, courteraent exsertes, insérées comme les pétales; filaments filiformes; anthères introrses, biloculaires, cordato-ovalcs, longitudinaleuient déhiscen-
tes; ovaire exceutriciiie, adné, par un stipitnle court, au tube du calice, ovato-oblong, un peu comprimé, inéquilatère, uniloculaire; ovules en petit nombre, analropes, ascendants, attachés aux placentaires pariétaux; style siibterminal ; stigmale simple. Les Pleurophores sont ou des plantes herbacées, annuelles, ou des sous-arbrisseaux dont les rameaux sont tétragones, les feuilles opposées, oblongo-lancéolées ou linéaires, très-entières. Les Beurs sont réunies en épis terminaux, accompagnées de bractées imbriquées, foliacées, trèsserrées l'une conlre l'autre. Du Chili.
PLCDROPUYLLIDIE. MOLi. Même chose que Diphyllidie. K. ce mol.
PLEOROPLITIDE. Plenroplilis. bot. Genre de la famille desGraminées, établi parTrinius, qui lui donne pour caractères : épillet à deux fleurs dont l'inférieure neutre et à une seule paillette, la supérieure hermaphrodite; deux gliimes inégales, concaves et mutiques; deux paillettes plus courtes que les glnmes : l'inférieure porte une arête à sa base; deux squammules un peu en forme de sabre et glabres; deux étamines; ovaire sessile et glabre; deux styles terminaux, couronnés par des stigmates plumeux. Le fruit est une caryopse fusiforme et libre entre lesglumes.
PLEUROPOGON. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L., établi par R. Brown (ClUoris Meleilliana, p. 51 ) qui lui a imposé les caractères essentiels suivants : épillels multi- Hores, cylindracés; lépicène courte, à valves inégales et mutiques; valves de la glume (périanthe, Br. ) distinctes : l'inférieure muti(|ue, obtuse, concave, nerveuse, scarieuse au sommet; la supérieure munie sur les côtés de deux nervures qui finissent en soies ; deux styles à stigmates plumeux ; caryopse libre, comprimée sur les côtés. Ce genre est voisin du Glxceria par ses épillets cylindriques, par ses périanthes très-obtus, et par ses feuilles dont les gaines sont entières; il en diffère par ses stigmates non découpés, sa caryopse comprimée, son inflorescence, et surtout par les soies latérales des nervures de la valve supérieure du périanthe, caiaclère qui ne se retrouve dans aucune autre Graminée, si ce n'est dans VUniola lalifolia, de Michaux. Le Pieiiropogoii Sabinii , R. Br., Inc. cit., tab. D, est une Graminée élégante, à feuilles planes, étroites, la gaine entière ou fendue seulement au sommet. Les Ueurs forment une grappe simple, dont les épillets sont penchés, rouges etluisants. Cette plante croît à l'ile Melville.
PLEUROPUS. BOT. f^. Mesopcs et Agaric
PLEUROSCHISMA. BOT. Le genre de Fougères établi sons ce nom, par Dumortier, dans la famille des Jungermanniacées, a pour caractères : colésule glabre, libre, exserte, cylindracée, ouverte par une fissure latérale; capsule à quatre divisions; élalères géminés, nus et décidus. Les espèces de ce genre sont herbacées, flagellifères et le plus souvent stipulées; leurs feuilles sont planes, étendues, ordinairement bordées en dessus et raiement en dessous. Dinnorlier, dans son Sfllof/e Junijerummiideuniiii Euiopeœ, en décrit dix qu'il partage en trois sections.
Pledroschisju a trois lobes. Pleuioschisma tri-
lobata, Dum ; Jungennannia trilobala. Lin. Tifies nombreuses, peu rameuses; frondules distiques, obliques, ovales, tronquées, inégalement tridenléesà l'ex- Irérnilé ; stipules ù deux ou quatre divisions. Dans les forêts montueuses.
PLEUROSl'ERMUM. BOT. Hofîmann ( Umbell. Gen., p. IX ) a donné ce nom à un nouveau genre de la famille des Ombellifères et de la Penlandrie Digynie, L., qui a pour type le Liguslicum auslriacuiii, L. Ce genre a été adopté par Sprengel {in Rœm. et Scliulles, Sfsl. regel., vol. 6, p. xxxix), qui l'a placé dans la tribu des Smyrniées, et lui a imposé les caractères essentiels suivants : involucres et involucelles polyphyllesj fruit formé d'un double utriciilc; l'externe à cinq lobes filiformes, adhérent avec l'interne, qui est à cin<[ angles. Le Pteurospermum austiiacunt, Hoff., tab. lit., f. lG-22; Ligusticum austriacum, L.; .\llioni, Pedein., iab. 4ô; Liguslicum Gmelini, \i\l. Dauph.,2, p. 610, lab. 13 bis, est une plante herbacée, dont la racine est grosse, garnie vers le collet de fibres qui sont les débris des pétioles. La lige, haute d'environ un métré, esl droite, ordinairement simple; les feuilles radicales sont grandes, pétiolées; leur pétiole se divise en trois branches, dont chacune porte trois folioles sessiles , pinnatifides, à lobes divergents, incisés et décurrents le long de la nervure longitudinale. Les folioles supérieures sont plus petites, presque sessiles et divisées à i>eu près de la même manière. Les Heurs forment une ombelle terminale, blanchâtre, à trente ou <iuarante rayons. Celle plante croît entre les rochers et dans les bas-fonds des Alpes de France, d'Italie et d'Autriche.
PLEUaoSTÉMON. Plenioslemon. bot. Genre de la famille desOnagraires, établi par le professeur De Candolle, pour une plante de la Louisiane, dont Raffines- ([ue avait fait son genre Pleuraiidra, mais comme ce nom avait déjà été appliqué à un genre tout différent. De Candolle a cru devoir le changer. Du reste, ce genre l'ieuroslémon est encore peu connu; on sait seulement (|ue son calice présente un tube longuemenl prolongé au delà de l'ovaire, et qu'il est bifide au sommet. Quatre pétales spatules et unilatéraux; huil étamines opposées aux pétales el un peu déjelées du côlé du style qui esl élargi vers sa base; stigmate quadrilobé. Le fruit consiste en une capsule ovale, à quatre loges polyspermes.
Pleurostémon a flebrs blascbes. Pleurostemon album, DC; Plciiraiidra alba, Raffin. C'est un sousarbrisseau à rameaux (ylindiiques et menus, les feuilles sont sessiles, étroites, entières et aiguës. Les fleurs sont courtement pédonculées. La plante s'élève à la hauteur de sept pieds.
PLEUROSTYLIE. Pleurostylia. bot. Wiglit et Arnott ont institué ce genre dans la famille des Celas- Irinées, en lui donnant pour caractères : calice prolondément divisé en cinq parties; corolle composée de cinq pétales ovales, insérés sous un disque périgyne, épais et crénelé; six étaniines plus courtes que les pétales, alternes avec eux el insérées comme eux; lilamenls subulés, aplatis; anthères ijitrorses, à deux loges, longitudinalement déhiscentes, à conneclif large
et dorsal ; ovaire à demi enfoncé dans le dis(|ue, à deux loges dont l'une plus petite abortive et l'autre parfaite; deux ovules collatéraux, ascendants, anatropes; style court, épais; stigmate large, subpelté. Le fruit consiste en un drupe inéquilaléral, sublatéral au style, à chair tendre, à enveloppe crustacée, irrégulièrement perforé à sa base, uniloculaiie par avorlement et monosperme. La semence est dressée, couverte d'une enveloppe en forme d'arille; l'embryon esl orlholrope dans un axe abondant d'albumen charnu; ses cotylédons sont larges, orbiculaires et plans; la radicule est infère. Les PIcuroslylies sont des arbustes à feuilles opposées, courtement pétiolées, très entières, blanchâtres; Heurs peu nombreuses, portées sur des pédoncules à peine plus longs que les pétioles, axillaires et terminaux. De l'Inde.
PLEUROTE. Pleurotus. noT. Genre de Champignons de la famille des Hyménomycètes, institué par Pries, qui lui donne pour caractères ; pédicule excentrique ou latéral; tégument nul; chapeau inégal, excentrique; lames inégales, dépourvues de suc. Les Pleuiotes sont des Champignons de stature variable, persistants, le plus souvent croissant sur le vieux bois. Pries les divise en trois sections :
I. Chapeau membraneux; lames adhérentes, répondant à un point excentrique.
Pleurote APPLiQDÉ. Pletnotusapplicalits,Fr.; Agaricus epixylon, Bull. Ce Champignon est petit; son chapeau est presque sessile, d'abord cupuliforme, puis réfléchi en se retournant, effleuri , à base velue; sa couleur est le cendré obscur; celle de ses lames est le pourpre passant au noir. Europe.
II. Chapeau charnu, d'abord retourné, puis réfléchi, horizontal et sessile; lames répondant à un point excentrique.
Pledrote nidblant. Pleurotus nidulans, Pr.; Agaricus nidulans, Pers. De moyenne taille, groupé, imbriqué; chapeau sessile, réniforme, tomentcux, jaunâtre, d'abord retourné, à bords roulés; lames simples, pressées, d'un jaune orangé. Europe.
III. Chapeau tenace, horizontal; lames noires, décurrentes, mais manquant régulièrement.
Pleurote FLïxiLE. Pleurotns fluxitis, Fr. Chapeau presque sessile, gélatineux, Huant, réniforme, fuligineux; lames distantes, blanches, dont très-peu sont entières. Europe.
PLEUROTHALLIDE. Pleurolhallis. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par R. Brown dans la seconde édition du Jardin de Kew (vol. 5, p. 211 ), ayant pour type VEpidendrum ruscifoliuni de Jacquin. Ce genre offre les caractères suivants : les trois divisions externes du calice sont à peu près égales entre elles; les deux Inférieures sont soudées plus ou moins complètement par leur côlé interne; le labelle, quelquefois onguiculé, est arliculé avec la base du gynoslème; celui-ci se lermine par une anthère operculit'orme, à deux loges, contenant chacune une masse pollinique solide, terminée en pointe inférieurement où elle se réunit avec celle de l'autre par un point d'attache commun. Ce genre est très-voisin des Stelis dont il ne diffère en quelque sorte que par son labelle
qui a une forme difféienle de celle des divisions inlérieurcs du calice.
Pleurothallide peinte. Pleuiolhallis picla, R. Br. Toule la planle n'a s"ère plus de trois pouces de hauteur, et sa manière de végéter est absolument parasite. Ses pseudoiiullies sont petits, serrés les uns contre les aulres, se terminant inférieurement par des filets radicaux qui s'entrecroisent en tout sens. Une seule feuille couronne chacun d'eux ; elle est spatulée, refuse, échancrée au sommet, atténuée ù la hase, marquée d'une côte médiane, d'un vert intense et brillant, longue de dix-huit à vingt lignes et large de trois. La tijve a le double de longueur; elle naît latéralement et se garnit d'une dizaine de petites fleurs alternes, disposées le long de la tige et de chaque côté, portées chacune sur un pédicellc court, cylindrique et d'un vert jaunâtre. Les sépales sont linéaires, aigus, variés de jaune et de rouge; les pétales leur sont en tout semblables, si ce n'est parla taille qui est moindre; le lahelle est linéaire, obtus, épais, charnu, marqué en dessus d'un sillon longitudinal, et profond; le gynostème est piesque cylindrique, bordé, avec leclinandre bidenté au sommet; les deux niasses polliniques sont constamment réunies. De la Guiane.
Pleurotbali.ide de Grobv. Pleurothallis Grobj'i, Bat. Ses pseudobulhes, réunis en touffes, produisent chacun une petite feuille ovalaire, rétrécie à la base, émarginée, faiblement échancrée au sommet, longue de huila neuf lignes, large de trois, d'un vert agréable et luisant. La tige est deux fois aussi longue que la feuille, filiforme, arrondie, glabre, d'un vert rougeâlje, terminée par une grappe lâche, formée de six ù huit Heurs portées sur des pédicelles d'une à deux lignes de longueur. Les Heurs ont à peine trois lignes; les sépales sont lancéolés, jaunes, rayés en dehors par une bande rouge, sanguine. Les pétales ont à peu près la même forme et les mêmes nuances; le labelle est un peu plus long que les pétales, d'un rouge de sang, avec le sommet jaune, obtus, épais, charnu, avec un sillon longitudinal à la face supérieure. Le gynosfème est demi-cylindrique. Les deux masses polliniques sont presque confondues en une seule. Celle jolie petite espèce se trouve à Démérari, d'où elle a été rapportée par Balemann.
PLEUROTHYRIER. Pleniolliyrium. eot. Genre de 1 la famille des Laurinées, institué par Nées qui lui assigne pour caractères : fleurs hermaphrodites; périgone il six divisions; son luhe est trigonc, obconique, el son limbe a les découpures étalées, oblongues, près- \ que égales, un peu épaisses el décidues; six glandules triangulaires, carénées en dedans, alternes avec les découpures du périgone; douze élamines disposées sur quatre rangs, dont neuf extérieures, fertiles, presque | conformes, à filaments courts et biglanduleux à la | base, dans les élamines du li^iisième rang; anthères j subcubiques, à quatre locelles, ovales, parallèles, déhiscentes par un nombre semblable de valvules ascendantes ; ovaire uniloculaire, uniovulé; style court, épais; stigmate discoïde, indivis. Le fruit est une baie nionosperme, placée dans le tube suburcéolé du périi;one. Les espèces de ce genre sont des arbres à fouilles
alternes, à côtes; les Heurs sont réunies en ibyrsesou panicules axillaircs. Ces arbres sont originaires du Brésil.
PLEUROTOMAIRE. Plenrotoinaria. moll. Genre de la famille des Turbinées de Lamarck, établi par Defrance,' sur des Coquilles fossiles de la forme des Dauphinules, mais qui présenlent le singulier caractère d'avoir une fente profonde sur le bord droit. Semblables en cela seulement aux Pleurotomes, les Pleurolomaircs se distinguent très-facilement, en ce qu'ils onl l'ouverture entière, non échancrée ni canaliculée à la base, caractère essentiel, qui les retient dans le voisinage des Trochus et des Turbos. Les caractères génériques peuvent être exprimés ainsi : coquille lurbinoïde ou trochifoime, à ouverture entière, le plus souvent ombiliquée à la base; une fente plus ou moins large, mais profonde, sur le bord droit. Ces Coquilles ne se sont encore trouvées que dans les parties inférieures de la Craie, el les terrains qui sont au-dessous de cette formation. Ce sont les terrains oolitiqucsqui en offrent le plus grand nombre. On en trouve aussi dans les Argiles bleues.
PLEUROTOME. Pleuroloma. moll. Genre que Linné confondait avec les Rochers, Bruguiére avec les Fuseaux, et qui a été nettement séparé par Lamarck et placé enlre les Turbinelles et les Cériles, dans la famille des Canalifères. Ce genre, comme celui des Cérites, est très-nombreux en espèces, surlont en espèces fossiles; elles se trouvent dans presque tous les terrains tertiaires; on n'en rencontre point dans les formations secondaires. Caractères génériques : animal voisin de celui des Rochers, d'après le peu qui en est connu. Coquille soit furriculée, soit fusiforme, fermi née inférieurement par un canal droit, plus ou moins long; bord droit muni dans sa partie supérieure d'une entaille ou d'un sinus. Quelques espèces, soit vivantes, soit fossiles, présentent une petite différence dans la place de la fente qui est dans l'endroit de la suture, au lieu d'être prise complètement dans le bord droit, au-dessous de la suture. Ce caractère est accompagné aussi d'une autre différence moins importante, c'est l'existence d'un bourrelet plus ou moins gros au bord droit, lorsque la plupart des autres Pleurotomes ont ce bord mince et tranchant.
PLEUROTROQUE. Pieu rot locha. wi. Ehrenberg, dans son Essai d'une classification des animaux microscopiques, a institué ce genre de Rotateurs qui fait partie de la section des Polytroques nus. 11 lui assigne pour caractères, de n'avoir point de cœur, mais un vaisseau dorsal et des vaisseaux transversaux, hyalins, bien distincts et sans mouvements propres; point de branchies distinctes; plusieurs petites couronnes de cils; point d'yeux; bouche droite, terminale; mandibules entières, non dentées.
PLEURS DE LA VIGNE, bot. On donne vulgairement ce nom â la sécrétion séreuse de la Vigne qui s'opère en grande abondance, au printemps, sur tous les points où la taille a mis le bois à nu.
PLEXAURE. Plexaura. poltp. Genre de l'ordre des Gorgoniées, ayant pour caractères : polypier deudrcide, rameux, souvent <licholome; rameaux cylin-
di'iques et roldes; axe légêreinenl comprimé; écorce (dans l'élat de dessiccation) subéreuse, presi|ue terreuse, très-épaisse, fnisanl peu d'effervescence avec les acides, et couverte de cellules non saillantes, éparses, grandes, nombreuses et souvent inégales. Le nombre considérable d'espèces comprises dans le genre Gorgonia des auteurs, les difficultés qu'on rencontre dans l'étude et la détermination des espèces, portèrent Lamouroux à établir plusieurs coupes génériques dans les Gorgones, et il distingua sous le nom de Plexaures celles qui, avec un axe, petit ou médiocre, ont une écorce très-épaisse, charnue dans l'élat vivant, faisant peu d'effervescence avec les acides, et dont les cellules, grandes et ouvertes, ne forment point de saillie à la surface. C'est surtout dans les Plexaures que l'on peut facilement distinguer celle substance membraneuse, en général de couleur violetle, qui parait unir l'écorce des Gorgoniées à leur axe; dans l'état de dessiccation, on la voit adhérer tantôt à ces deux parties à la fois, tantôt à l'une on Ji l'autre seulement ; elle est striée longiludinalement sur ses deux faces; elle joue probablement un rôle imporlant dans la formation de l'écorce et surlout de l'axe qui, sans aucun doule, est inorganique et formé de couches superposées, dont les plus extérieures ou dernières formées enveloppent les plus internes. Les Plexaures varient beaucoup dans leurs formes et leur grandeur; la plupart sont dichotomes; quelques-unes ont leurs rameaux épars ou presque pinnés; il y en a qui parviennent à une taille assez considérable; on en Irouvc dont le diamètre ne dépasse pas celui d'une plume de Corbeau, et d'autres qui atteignent nn pouce et au delà. Les couleurs de ces polypiers sont peu brillantes; elles varient du blanc-jaunâtre au brun-olivàtre, on au rouge terne; ils sont peu nombreux en espèces, vivent dans les mers inlertropicales, et surtout celles de rAméri(|ue. Les espèces (pie Lamouroux rapporte à ce genre, sont : les Plexaiira licleropora , iitacrocylhara , crassa, fiiabilis, subeiosa, lioinomala, olivacea, (Icxiiosa.
PLEXAURE. Ptexaiire. bot. Genre de la famille des Orchidées, insliiué par le professeur Endlicher (Proilr. /[. Norfolk., 30) avec les caractères suivants : folioles extérieures du périgone ou sépales posées sur le labelle, obliques à leur base, étalées, l'antérieure en forme de voûte; folioles intérieures plus courtes, subonguiculées, en faux et ascendanles; labelle uni par son onglet à la partie inférieure du gynoslème; son limbe est avancé en forme de bourse, avec son extrémité réfléchie; gynostème court; anthère terminale, slipilée, bilocnlaiie, avec son bec lamellaire dont le sommet est courbé cl bidenlé; huit masses polliniques, attachées à un caudicule commun. Ce genre ne renferme encore qu'une seule espèce : c'est une pelite plante herbacée, dont les racines fibreuses sont groupées en faisceaux ; les feuilles sont équilantes, linéarilancéolées, un peu charnues; la lige est cylindriusculc.écailleuse; les Qeurs sont très-petilcs, réunies eu épi dense. De l'île de Norfolk.
PLIC.-VCÉS. Plicacea. mu.. Sixième famille des Gymnocochlides peclinibranches, établie parLatreille (Fam. nal. du Règne Anim., p. 191) cl complètement adoptée
par Lamarck. Quelques zooiogisles, et Blainville entre autres, ont rejeté celle famille qui, composée des deux genresTornalelIc et Pyramidelle, leur semblait inutile, parce qu'ils avaient l'opinion que ces deux genres pouvaient entrer dans la famille des Auricnles; celle opinion ne se confirma pas.
PLICANGIS. noT. Du Pelil-Thonars nomme ainsi une Orchidée de Madagascar qui, suivant la nomenclature linnéeune, doit porterie nom iV^nr/rœctim implicatuin.
PLICATIF. PUcativHS. bot. On donne la qualification de Plicalive à l'eslivation quand les pièces de la corolle sont toutes plissées ou chiffonnées sur ellesmêmes, sans aucun ordre apparent, comme on l'observe dans les corolles du Pavot. — Les feuilles sont Plicalives quand ayanl leurs nervures palmées, elles sont plissées sur ces nervures, de manière à représenter une soile d'éventail fermé.
PLICATILE. Plicntilis. On donne celle épilhète à tout organe susceptible de se ployer nalnrellement et de reprendre successivement son état d'extension.
PLICATULE. Plicaluln. mil. Petit genre d'Ostracés, démembré des Spondyles par Lamarck. Caractères : animal inconnu; coquille inéipiivalve, inarficulée, ré- Irécie vers la base; bord supérieur arrondi, subplissé, à crochets inégaux et sans talon; charnière ayant deux fortes dents divergentes, striées sur chaque valve ; une fossette cardinale entre les dents, recevant le ligament qui est tout à fait intérieur. Ce genre diffère des S|iondyles par plusieurs points essentiels. La base de la coquille est dépourvue des oreillettes qui se retrouvent dans les Hinnites, les Peignes et les Spondyles. Elle n'a pas, comme ces derniers, un lalon à facette plate à chaque valve; le ligament ne laisse pas derrière lui, et en dehors de la co((uille, une fente dans laquelle il se loge en partie; les dents cardinales sont divergentes, elles s'arliculent par des crochets comme celles des Spondyles, mais elles en diffèrent cependant en ce qu'elles sont, dans presque toutes les espèces, striées perpendiculairement. Elles vivent attachées aux corps sous-marins par leur valve inférieure, (juelquefoispar cette valve tout entière, d'autres fois par le sommet seulement. Ce genre contient plusieurs espèces fossiles, dont quelques-unes se trouvent dans les terrains secondaires, et quelques autres dans les terrains tertiaires.
PLICIPENNES. Plicipennes. iFis. Nom donné par Latreille à une famille de l'ordre des iNévroptères, à laquelle il avait donné précédemment celui de Phryganides. Les caractères de cette famille sont exprimes ainsi : mandibules nulles ou très-petites; ailes inférieures ordinairement beaucoup plus larges que les supérieures, plissées; antennes sétacées, ordinairement fort longues et composées d'une infinité de petits articles; larves aquatiques et vivant dans des tuyaux qu'elles forment de diverses matières et qu'elles transportent avec elles. Cette famille comprend les genres Phrygane, Mystacide, Hydroptile et Séricoslome.
PLICOSTOME. POIS. (Grouow.) Pour Plécostome. /^. ce mot.
PLIE. Plalessa. po:s. Espèce type d'un sous-genre de PIcuronectes. /-'. ce mol.
il)
PLINIE. Plinia. bot. Ce genre, consacré à la mémoire de Pline, par Plumier (Gen. Amer., 9, lai). 11), a été placé, par les auleurs systématiques, dans l'Icpsandrie Monogynie, L. II offre les caractères suivants: calice découpé profondémeut en quatre ou cinq segments; corolle à quatre ou cinq pétales ovales et concaves; étamines très-nombreuses dont les filets sont capillaires, aussi longs que la corolle, et terminés par des anthères fort petites; ovaire petit, supère, surmonté d'un style subulé, plus long que les étamines, terminé par un stigmate simple; fruit drupacé, gros, globuleux, contenant une seule graine globuleuse, et fort grosse. On ne connaît qu'une seule espèce de Plinia; car les Plinia rubra et pedunculala, L., ont été réunis au genre Eiigenia, et sont identiques avec VEtigenia Michelii , Lamk. Il est même fort douteu.x que l'espèce suivante, qu'on regarde comme type du genre, soit autre chose qu'un individu mal décrit de VEtigenia Michelii.
Punie a feiiiles aiiées. Plinia pitinala, L., Plumier, loc. cit.; Lamk., Iliustr., tab. 428. C'est un arbre dont les rameaux sont munis de feuilles alternes, ailées sans impaire, composées d'environ douze folioles opposées, sessiles, ovales, lancéolées et très entières. Les Qeurs naissent par petits paquets sessiles, épars sur les vieux rameaux dépouillés de feuilles. La corolle est jaune, trois fois plus grande que le calice. Le fruit est un drupe bon à manger. Cet arbre croît en Amérique.
PLIKTHE. Plinlhus. ms. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Germar et adoplé par Schoenberr, dans sa Monographie des Curculionides, avec les caractères suivants : antennes médiocres, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers obconiques, les autres plus courts et lenticulaiies, successivement plus larges en remontant vers la massue, qui est courte, ovale et acuminée; trompe allongée, un peu épaisse, cylindrique, arquée, plus grosse à l'extrémité; yeux ovales, peu convexes; corselet tronqué à sa base, avec les côtés médiocrement arrondis, lobé en arrière des yeux, échancré profondément en arrière, peu convexe en dessus et caréné au milieu; écusson nul; élylres oblongues-ovales, échancrées intérieurement près de leur jointure, avec les é|)aules proéminentes en dehors, calleuses vers l'extrémité. Ce genre a pour type le Ciiiculio Megeilei de Fabricius, et présente une douzaine d'espèces toutes du centre et du midi de l'Europe.
PLINTHE. Plinlhus. bot. Genre de la famille des Caryophyllées, très-voisin du genre Galénie, et qui a été créé par Edouars Fenzl, dans sa Monographie des Mollugines (Ann. des AViener Muséums,' 1859, p. 288). Caractères : calice tubuleux, semi-quinquéfide,à décou- |)ures droites, presque inégales, colorées intérieurement; point de pétales; cinq élamines libres, insérées vers le point de division du limbe calicinal et alternant avec les découpures; filaments exsertes; loges des anthères linéaires, discrètes et soudées vers leur sommet; ovaire à trois loges, renfermant chacune un ovule pendant au sommet de la colonne centrale; style à trois divisions surmontées d'appendices sligmateux, cylindriques et dressés; capsule ovoïde, incluse dans
le calice, libre, membraneuse inférieurement, presque ligneuse supérieurement, papilleuse, arrondie au sommet, nullement déprimée, A trois loges monospermes, s'ouvrant par trois valves. Les semences sont pendantes, pyriformes, luisantes, sillonnées et striées ; l'embryon est en pointe recourbée ; la radicule est supère.
Plinthe crtptocarpe. Plinlhus cryptocarpvs , Fenzl. C'est un petit arbrisseau, à rameaux raboteux et couchés, chargés de feuilles imbriquées et disposées sur trois ou quatre rangs; les autres sont plus grandes, presque opposées ou alternes, ovales, profondément canaliculées, aiguès, rigides, étalées et légèrement recourbées; les Heurs sont très-petites, axillaires, sessiles et accompagnées debractéoles. Du cap de Bonne- Espérance.
PLINTHINITES. min. Foister donne ce nom au Cuivre oxydulé ferrifère, le Ziegelerz des Allemands.
PLIOCÈiNE. GÉOL. Épithète donnée par Deshayes aux troisième et quatrième divisions des dépôts tertiaires d'eau douce, qu'il distingue encore en ancien Pliocène et nouveau Pliocène, y. Miocène.
PLOADE. Ploas. ins. Genre de Diptères de la famille des Tanystomes, tribu des Bombyliers, établi par Latreille aux dépens des Bombyles d'Olivier, et ayant pour caractères : tète sphéri(|uc; trompe peu allongée; lobes terminaux allongés et charnus; lèvre supérieure à peu près de la longueur de la trompe, obtuse ; langue de la longueur de la trompe, très-pointue; soies capillaires un peu plus courtes que la langue; palpes avancées, cylindriques, terminées par une petite pointe aigue;antennes très rapprochéesà la base, divergentes, de la longueur de la tète : premier article très-épais, Irès-velu, assez allongé en cône tronqué; deuxième court et velu, troisième grèlc, nu, fusiforme et légèrement comprimé; style court, biarticulé, conique; yeux contigus dans les mâles, séparés par un large front dans les femelles; trois yeux lisses sur le vertex.
Ploade veroatre. Ploas virescens, Latr.; Butiibylius viiescens, Olivier. Il est d'un vert obscur, avec l'écusson d'un noir verdàtre, très-brillant. Taille, quatre lignes. Europe.
PLOCAME. Plocama. bot. Genre de la famille des Rubiacées, et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Alton {Hoil. Ketc, p. 292), et admis sans changements par les auteurs modernes. L'orthographe de ce nom a seulement été viciée en celle de Placoma par Gmelin et Persoon. Voici les caractères qui lui ont été assignés : calice persistant, fort petit, à cinq denis; corolle monopétale, campanulée, à cinq découpures oblongues; cinq étamines, dont les filets sont courts et insérés sur le tube de la corolle, terminés par des anthères linéaires, droites et pendantes; ovaire infère, globuleux, surmonté d'un slyle filiforme, plus long que les étamines, et terminé par un stigmate simple et obtus; baie presque globuleuse, triloculaire, contenant des graines solitaires dans cha(|ue loge, linéaires et oblongues. Le Plocama pendilla, Ait., toc. cit., Poiret, Encyclop. suppl., est un arbrisseau qui a presque le port d'un Galium ; ses tiges sont cylindriques et très-glabres, ainsi que toute la plante; les rameaux
opposés, un peu étalés, garnis de feuilles scssiles, opposées, Irès-élroites, presque filiformes, accompagnées rie stipules intcrpéliolaires, courtes, concaves el obtuses. Les fleurs sont solitaires, petites et axillaires, portées sur des pédoncules trùs-couris. Cette plante a été trouvée dans l'île de TénérifFe.
PLOCAMIER. Plocamia. bot. (Hydiophytes.) Lamouroux fonda ce genre de l'ordre des Floridées aux dépens des Fucus de Linné, en lui donnant pour caractères : une fructification consistant en tubercules un peu gigarlins ; la compression des tiges et des rameaux, lesquels devenaient cloisonnés à leur extrémité. Si ce dernier caractère eût été profondément exact, les Plocamlers eussent fait le passage des Floridées aux Céramiaires; mais outre qu'il n'est pas bien constant, il manque précisément dans l'espèce type, et Lyngbye a été plus lieureux, quand il a dit que ce genre était fondé sur sa tige comprimée, distique, trèsrameuse, ayant les derniers rameaux pectines et iincinés, avec des capsules latérales ou des séminicules nus aux extrémités. En effet, il y a bien distinctement dans les Plocamiers deux sortes de fructification : l'une tuberculaire, l'autre gigartine. Les espèces de ce genre, qui ne sont pas fort nombreuses, sont toutes de la plus grande élégance et relevées de belles couleurs pourprées, souvent de la plus grande vivacité. La plus commune sur nos côtes, dont on retrouve des variélés jusque dans les mers australes, est le Fucus coccineus de Turner, Hist. Fuc. , pi. 39; Plocamia vulgaris de Linné, dont Roth faisait un Céramicr et Agardh une Delessérie.
PLOCAMOCÈr.E. Plocamocerus. moi.l. Genre de Gastéropodes nudibranches, institué par Leuckard, avec les caractères suivants : anus percé sur la partie postérieure du dos, et entouré de branchies; bouche petite, en forme de trompe, située sous le bord antérieur du manteau, et garnie de deux petits tentacules coniques et écartés; de nombreux tentacules branchus ornant le bord antérieur du manteau; organes delà génération écartés. Le Piocamocère ocEttÉ, Plocamocerus oceilalHs, est assez abondant sur les bords de la mer Rouge.
PLOCANDRE. Plocanilra. bot. Genre de la famille des Gentianées, établi par Meyer qui le caractérise ainsi qu'il suit ; calice ù cinq divisions carénées; corolle hypogyne, marcescente, à tube court, plus épais à sa base, à limbe subcampanulé, partagée en cinq divisions décidues; cinq étamines insérées au tube de la corolle; filaments déclinés, aplatis à leur base; anthères contournées, longitudinalement déhiscentes; ovaire valvulaire, à bords fléchis en dedans, semi-biloculaire; style terminal, courbé au sommet; stigmate à deux lobes connivents. Le fruit est une capsule ohlongue, semi-biloculaire et bivalve; les semences sont très-petites el nombreuses. Les Plocandres sont des plantes herbacées ou sous-frutiqueuses, simples inférieurement, rameuses et paniculécs supérieurement, à rameaux et feuilles opposés, à fleurs terminales. On trouve ces plantes dans l'Afrique australe.
PLOCARIÉES. BOT. Eschweiler donne ce nom à la sixième cohorte établie dans sa méthode. Il y renferme
les Lichens fruticuleux, dont le Ihalle cylindrique est revêtu d'une enveloppe corticale; l'apothécie esl arrondie, libre et immarginée. Cette cohorte répond presque exactement à la tribu des Spbœropbores de Fée.
PLOCEUS. ois.(Cnvier.) Synonyme de Tisserin, f. ce mot.
PLOCIIIONE. Plochlonus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, établi par Dejean, et auquel il donne pour caractères (Spéciès des Coléoptères de sa collection, t. 1) : crochets des tarses dentelés eu dessous; le dernier article des palpes labiales assez fortement sécuriforme; antennes plus courtes que le corps, plus ou moins moniliformes; articles des tarses courts, en cœur et profondément échancrés; corps court et aplati; tête ovale, presque triangulaire, peu rélrécie postérieurement; corselet plus large que la tête, coupé carrément à la partie postérieure; élytres planes, en carré long.
PiocHioNE DE BoNFiLS. Plochionus Boiifilsii, DeJ. Il est d'un jaune testacé, sans aucune tache; les élytres sont assez fortement striées, avec deux petits points enfoncés entre la deuxième el la troisième strie. Taille, une ligne el demie. Cet insecte paraît habiter tous les continents.
PLOCOGLOTTIS. BOT. Genre de la famille des Orchidées el de la Gynandrie Diandrie, L., établi par Blume (Bijdragen toi île Flora van nei/crlaiulscli Iiuliv, p. 380) qui l'a ainsi caractérisé : périanthe en masque, dont les séjialcs extérieurs sont les plus grands, les latéraux extérieurs connés inférieurement ; labelle soudé à la base et de chaque coté, avec des plis membraneux, appliqués au gynostème, ayant son limbe convexe indivis, d'abord étalé, puis dressé; gynostème libre supérieurement; anthère biloculaire, placée dans la partie supérieure et interne du gynostème; masses polliniques au nombre de quatre, arrondies, comprimées, pulpo-céréacées, soutenues par paires sur des pédicelles, el placées au moyen d'une glande commune sur l'écbancrure du stigmate. Ce genre ne renferme encore qu'une seule espèce : Plocorjlottis Inilica, qui esl une herbe croissant immédiatement sur le sol, à racines fibreuses, à feuilles solitaires, sur un pétiole renflé, oblongues, lancéolées, marquées de nervures, et membraneuses. La hampe esl dressée, multiflore; les fleurs sont pédicellées et accompagnées de bractéoles. Cette plante croît dans les lieux ombragés et humides, aux pieds des monts Salak, Panijar, etc., de l'île de Java. On la trouve en Heur depuis juin jusqu'en septembre.
PLOIÈRE. Ploiera, iws. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Ilétéroptères, famille des Géocorises, tribu des Kudicolles, établi par Scopoli aux dépens des Cimex de Linné ou des Gerris de Fabricius, el adopté par Latreille. Les caractères de ce genre sont ; corps linéaire; tète allongée, petite, portée sur un cou distinct, ayant un sillon transversal, qui la fait paraître bilobée; lobe postérieur large et arrondi; yeux placés sur le lobe antérieur de la tête, près du sillon transversal; antennes coudées après le premier ar-
ticle, longues, grêles, presque sélacées, composées de quatre articles, les deux premiers très-longs, le troisiôme court, le dernier encore plus court, un peu en massue; bec arqué, court, ne dépassant pas la naissance des cuisses antérieures, de trois articles, le premier court, le deuxième long, cylindrique, le dernier en forme de houle allongée à son origine, diminuant ensuite, et se terminant en pointe conique; corselet allongé, rétréci anlérieuremenl, un peu aplati en dessus, comme composé de deux lobes, l'antérieur plus court; élytres plus longues que l'abdomen; celui-ci convexe en dessous, avec ses bords un peu relevés, composé de six segments dont le dernier ne recouvre point l'anus; ces segments ont, de chaque côté, un stigmate un peu étalé; anus des mâles entier; pattes antérieures ravisseuses, courtes, grosses, avancées, avec les hanches et les cuisses allongées, cellesci garnies de poils roides en dedans; leurs jambes et leurs tarses courts, s'appliquant sur les cuisses pour retenir la proie qui sert à la nourriture de l'insecte; les autres pattes très-longues et fort menues. Ce genre se compose de deux ou trois espèces. Celle qui est bien connue et qui lui sert de type, est le Ciiiiex vagabuiiiltis de Linné, Ciinex culicifoi mis , Degéer, t. m, p. 323, pi. 17, fig. 1-8. Sa larve ressemble à l'insecte parfait. Elle vit dans les ordures des maisons.
PLOMACOPHÈRE. Plomacophenis. MOLi. Genre de Pulmonés aquatiques de la famille des Nudibranches, institué par Ruppel i)our une seule esjjèce qu'il a observée dans la mer Rouge et qu'il a génériquement caractérisée ainsi qu'il suit : corps nu, allongé, de la forme de ceux des Dorides; dos convexe; bouche simple, inférieure, armée de chaque côté d'un tentacule, et de plusieurs autres qui se divisent en rameaux sur le bord antérieur de l'ouverture; il y a encore deux tentacules rétractiles sur la surface antérieure du corps; anus placé sur le milieu du dos, entouré de branchies ramoso-pinnatilîdes; ouvertures génitales dis|)osées sur le côté droit.
PLOMARD. OIS. Nom vulgaire du Garot femelle. y. Caïîard.
PLOMB. POIS. L'un des noms vulgaires du Squalus Zxgena, L. F. Sqcale.
PLOMB, aoii. Nom vulgaire et marchand du Foliita Pyrum, L. Espèce du genre Turbinelle. y. ce mol.
PLOMB. Plitmbum. aiN. Blex, Werner. Ce métal peut être considéré comme le type d'une famille composée d'au moins quinze espèces minérales, dans lesquelles il existe, ou libre, ou combiné avec les minéralisateurs, tels que l'Oxygène, le Soufre, le Sélénium, et avec différents Acides. Les minerais de Plomb ont pour caractères communs : une grande densité, la propriété de noircir au contact d'un bydrosulfure, et de se réduire aisément sur le charbon avec ou sans addition d'un fondant alcalin. Voici leurs caractères spécifiques, en commençant par le minerai dont la composition chimique est la plus simple et s'élevant graduellement jusqu'au plus composé.
Plomb natif. On doute de l'existence du Plomb à l'état métallique dans la nature. 11 se peut que l'action
des feux volcaniques sur quelque minerai de Plomb préexistant, en ait opéré la réduction, et telle est probablement l'origine de celui qu'on a cité dans les laves de l'ile de Madère, où il est engagé sous la forme de grains ou de petites masses contournées. Le Plomb natif, si on l'admet comme espèce, doit donc être considéré comme n'ayant qu'une existence tout à fait accidentelle. Au reste, les caractères auxquels on pourra le reconnaître sont les mêmes que ceux que les chimistes assignent au métal pur, obtenu par les procédés de l'art. On sait que le Plomb est une substance simple, métallique, d'un blanc bleuâtre passant facilement au gris livide, pesant spécifiquement 11, très-malléable et fusible à un léger degré de chaleur; c'est peutêtre le moins sonore des métaux; il est facile à réduire en lame, mais sa ténacité est très-faible et on ne peut le tirer qu'en fils très-grossiers; il est aisément attaquable par l'Acide nitrique, et sa solution précipite en blanc par les sulfates, en noir par les hydrosulfates. Le Plomb est l'un des métaux les plus employés à cause de la grande abondance de ses minerais, de la facilité avec laquelle on parvient à l'en extraire, et des usages variés au.\quels il se prêle. 11 sert à la couverture des édifices, à la conduite des eaux, à la construction des réservoirs et des chambres où se fabrique l'Acide sulfurjque; on l'emploie pour faire des balles et de la grenaille. Allié à l'Étain, il forme la soudure des plombiers; à l'Antimoine, il constitue les caractères d'imprimerie. C'est de la Galène ou du Plomb sulfuré que l'on extrait presque tout le Plomb versé dans le commerce.
Plomb sclpdré. Bleyglatiz, W., vulgairement Galène, bisulfure de Plomb. Substance d'un gris de plomb, douée de l'éclat métallique, aigre, clivable avec facilité parallèlement aux faces d'un cube; pesant spécifiiiuement 7,38. Elle fond et se réduit aisément sur un charbon en répandant une odeur sulfureuse. Sa solution, dans l'Acide nitrique étendu, précipite en blanc par un sulfate ou donne des lamelles de Plomb sur un barreau de Zinc. Lorsqu'elle est pure, elle contient deux atomes de Soufre pour un atome de Plomb, ou en poids 13 parties de Soufre, et 87 de Plomb; mais elle est fréquemment mélangée de sulfure d'Argent et de sulfure d'Antimoine. La forme primitive de la Galène est le cube; ses cristaux se présentent souvent sous cette forme ou sous celle de l'octaèdre plus ou moins modifié; ils offrent rarement les faces du dodécaèdre rhomboïdal. Ses variétés de formes accidentelles ou de structure sont peu nombreuses. On distingue particulièrement; la Galène globuleuse, en masses mamelonnées et terminées par des cristaux saillants; la Galène stalactitique, en concrétions cylindriques; la Galène pseudomorpbique, en prismes hexaèdres provenant de la décomposition du Plomb phos)>haté; la Galène incrustante, en enduit recouvrant des cristaux de Chaux carbonatée ou de Chaux fluatée; souvent ces cristaux ont disparu et il en est résulté une sorte de moule vide ou de carcasse plus ou moins solide; la Galène lamellaire, en petites lames brillantes, entrecroisées dans tous les sens; la Galène grenue ou saccharoïde, on la nomme ordinairement Galène à grains
Sa
(l'acier; la Galène compacte, le Bleyschweif des Aile- i inands; son grain est teiiie et si tin qu'on ne peut l'a- i percevoir qu'à la loupe; la GalOne striée ou palmée, 1 dont la surface esl couverte de stries divergentes et j plus ou iniiins larges : elle contient ordinairement de 1 l'Antimoine; la Galène spéculaire, dont la surface a été polie naturellement et fait l'office de miroir; cetlc variété se rencontre dans les filons dn Derhyshire, où elle est associée ;1 la Baryte sulfatée ; elle y est connue sous le nom de Plomb foudroyant, parce que la matière du filon se détache en faisant explosion aussitôt que le mineur en attaque les salhandes. Quelques variétés de Galène sont irisées à la surface, ce qui tient probablement à un commencement d'altération qu'éprouve la substance.
Les variétés provenant du mélange de la Galène avec d'autres substances sont les suivantes :
1 . La Galène sélénifère, mêlée de séléniurc de Plomb. Cette variété, que l'on trouve à Fahlun en Suède, et à Tilgerode au Harz, se reconnaît aisément à l'odeur de rave qu'elle exhale lorsqu'on la chauffe au chalumeau.
2. La Galène argentifère, mêlée de sulfure d'Argent. Celte variété, qui est ordinairement à petites facettes ou à grain d'acier, est exploitée comme mine d'Argent. La quantité de ce métal c|u'elle contient va quel(|Ucfois jusqu'à 10 et même jusqu'à 13 pour 100.
5. La Galène anlimonifère , Diinldes fP'eissgiiltigerz, Wern., vulgairement Mine d'Argent blanche ou Bournonite. Sulfure de Plomb mêlé de sulfure d'Antimoine. Trouvé à Sala en Suède.
4. La Galène bismulhifère, irismuth-Bleyeiz, en masses amorphes, à cassure grenue, on en cristaux capillaires; sa solution dans l'Acide niliique précipite en blanc par l'eau, puis par un sulfate, et donne de l'Argent sur une lame de Cuivre. C'est donc un mélange de sulfure d'Argent et de sulfure de Bismuth avec le sulfure de Plomb. On ne l'a encore trouvée que dans une seule mine de la Forêt-Noire.
5. La Galène anlimonifère et argentifère, Lichtes ff^eisstjiïlligerz, Wern. Substance d'un gris de plomb passant au noirâtre; cassure à grain fin : elle décrépite fortement et fond aisément sur la pince, au chalumeau. D'après l'analyse de Klaproth, c'est un mélange de sulfure de Plomb, de sulfure d'Argent et de sulfure d'Antimoine. On la trouve dans la mine de Himmelsfurst, près de Freyberg.
6. La Galène anlimonifère et arsénifère, Bleyschimmer. Variété analysée par Pfaff, et que l'on a trouvée en Sibérie. Elle est accompagnée de Cuivre pyriteux.
La Galène est le seul minerai de Plomb, qui se trouve en dépôts considérables dans la nature. On la rencontre dans presque tous les terrains, depuis les primitifs jusqu'aux secondaires; elle forme fréquemment des filons, et quelquefois des amas dans les Granits, les Gneis, les Micaschistes et les Schistes argileux; telles sont les exploitations de Villefort et Viallas dans la Lozère, de Vienne dans le département de l'Isère, de Pesay dans la Tarentaise. On la trouve dans le Calcaire grenu à Sala en Suède, à Scliwarzenberg en Saxe, et à Zmeof en Sibérie. Elle existe en plus grande quantité dans les terrains intermédiaires, où elle est le plus
souvent en couches, au milieu des Siénites, des Amygdaloïdes, des Grauwackes et des Calcaires compactes. Les raines de Poullaoucn et de Huelgoat en Bretagne, celles de Klausthal, de Zellerfeld et de Lautenthal au Ilarz appartiennent au terrain de Grauwacke; celles de Bleyherg en Carinthie, du Derbyshire et du Nor- Ihumberland en Angleterre, se trouvent dans les Calcaires qui terminent la période intermédiaire. La Galène est encore très-abondante dans les assises inférieures des terrains secondaires, où elle se présenle presque toujours en couches. On la trouve dans le terrain de Grès rouge et au milieu du Zechstein et du Calcaire magnésien de la même époque. Les substances minéiales, auxquelles la Galène est le plus ordinairement associée, sont le sulfure de Zinc qui ne la ijuitte presque jamais, le Fer sulfuré, le Cuivre pyrileux, le Cuivre gris. l'Argent rouge, etc.; les substances pierreuses qui lui servent de gangues dans les filons, sont le Quartz, la Baryte sulfatée, la Chaux Ouatée, la Chaux carbonatée, etc.
Le principal usage de la Galène est de servir à l'extraction du Plomb que consomme le commerce. On y parvient en grillant le minerai et en le fondant dans un fourneau à réverbère chauffé au bois ou à la houille. Si ce minerai est argenlifère, le Plomb qu'on en obtient prend alors le nom de Plomb d'oeuvre; on le soumet à la eoupellation, pour en séparer le métal précieux, si celui-ci est en quantité snfiîsante pour couvrir les dépenses de l'opération. La Galène est employée immédiatement par les potiers de terre sous le nom d'Alquifoux; ils la réduisent en poudre et revêtent leurs vases d'une couche de celte poudre qui, par l'action d'un feu violent, forme un enduit vitreux à la surface de ces vases.
Pi.oan sÉLÉfiiuRÉ, bi-séléniure de Plomb ou Clausthalie. Ce minéral ressemble beaucoup, quant à son aspect extérieur, au sulfure de Plomb; mais sa couleur, qui est aussi le gris de plomb clair et vif, tire sur le bleu-rougeâtre ; sa structure est grenue, laminaire et compacte comme celle de la Galène. Malgré sa tendance à cristalliser, on n'a point encore pu reconnaître sa forme. Sa pesanteur spécifique est de 7,C9. Traité au chalumeau sur le charbon, il développe une j forte odeur de raves pourries. Chauffé dans un tube ouvert, il dégage du Séléniure que l'on reconnaît à sa couleur rouge. Ce minéral a été trouvé dans le Harz oriental, près de Zorge, dans des filons ferrugineux, traversant des couches de Diorite et de Schiste argileux, il a pour gangue immédiate une Dolomie lamellaire; il renferme, d'après l'analyse de Rose, 71,81 de Plomb et 27,59 de Sélénium; sa composition est ainsi Irèsrapprochée de celle du Séléniure artificiel, qui est représentée par les proportions suivantes : fiô,92 de Plomb et 24,47 de Sélénium. Le Plomb séléniure se rencontre encore dans une autre localité du Harz, à Tilkerode; il y est pareillement dans un filon, et s'y trouve accompagné de quelques parcelles d'Or natif; il renferme une assez grande quantité d'Argent. On a aussi observé du Séléniure de Plomb dans les mines de Clausthal et de Zellerfeld ; mais il est rare de rencontrer ce minerai parfaitement pur; il est fréquemment
mélangé de Séléniure de Cobalt, de Séléniuie de Cuivre et de Séléniure de Mercure.
Plomb oxvdé jadne ou Massicot. Bi-oxyde de Plomb d'un jaune citron, et d'un aspect terne et terreux; facile a réduire en Plomb métallique sur le cbarbon. Cette espèce est rare et ne se rencontre que sous la forme d'un enduit pulvérulent, à la surface de quelques minerais de Plomb, principalement de ceux que l'on exploite à Freyberg.
Plomb OXYDÉ rocge ou MiNiiin. Tri-oxyde de Plomb. Cette espèce, comme la précédente, n'existe qu'à l'état pulvérulent, à la surface des autres minerais de Plomb', et surtout du sulfure. Sa couleur est le rouge foncé; on la distingue du Cinnabre terreux, en ce i|ue celuici est volatil, tandis que le Minium, chauffé sur des charbons, se réduit facilement, sans se volatiliser. On l'a trouvé piiur la première fois, à Langenbeck, dans le pays de Hesse-Cassel, et depuis à Schlangenberg en Sibérie, dans l'île d'Anglesey en Angleterre, à Brilon en Wesiphalie, à Badenweiler dans le pays de Bade, et à Breinig près d'Aix-la-Cliapelle. L'oxyde rouge de Plomb est employé dans la composition des émaux et dans celle du verre dit /lint-glass; il est en outre usité dans la peinture ainsi que le Massicot, que l'on emploie aussi dans l'art de la polerie.
Plobb cakbonaté. /f 'eiss-Blpxerz, yvern., vulgairement Plomb blanc, et Céruse native. Quelquefois en masse cristalline blanche, limpide, d'un éclat vitreux et adamantin, très-pesante, tendre et fragile. C'est une combinaison d'un atome de bi-oxyde de Plomb avec deux atonies d'Acide carbonique. En poids, elle est formée de 16 parties d'Acide carbonique et de 84 parties d'oxyde de Plomb; sa pesanteur spécifique est de 0,5; elle jouit delà double réfraction à un très-haut degré; elle est soluble avec effervescence dans l'Acide nitrique étendu; sa solution précipite par l'Acide snifurique et donne des lamelles de Plomb sur un barreau de Zinc; elle décrépite au feu et se réduit facilement sui- le charbon. Sa forme primitive est un prisme rbomboïdal droit de 117» et 03°; ses formes secondaires sont assez nombreuses; parmi les variétés qu'elles constituent, on dislingue : le Plomb carbonate octaèdre, en prisme rbomboïdal terminépar des sommets dièdres; le Plomb carbonate dodécaèdre, offrant la combinaison des faces d'un octaèdre rbomboïdal avec les pans d'un prisme ù base rhombe; le Plomb carbonate annulaire, en prisme hexagonal irrégnlier, avec un ou plusieurs rangs de facettes annulaires; le Plomb carbonalé trihexaèdre, qui offre le même prisme, terminé par des sommets à six faces. Ce minéral, dont la forme se rapproche beaucoup de celle du carbonate de Chaux prismatique ou Arragonite, présente, comme celui-ci, des groupements réguliers de prismes rliomboïdaux réunis par leurs pans, de manière à laisser entre eux des angles rentrants, et de plus des groupements en croix ou en étoiles à six rayons, provenant de la réunion de deux ou trois cristaux prismatiques dont les axes se croisent en un même point; enlin, des groupements avec inversion de l'une des formes relativement ù l'autre, c'est-à-dire des hémitropies. Ses variétés de structure sont en petit nombre. On n'en connaît
que trois qui sont : le Plomb carbonate aciculaire, en aiguilles blanchâtres, libres ou réunies par faisceaux, ayant leur surface d'un blanc soyeux ou recouverte de Malachite; le Plomb carbonalé bacillaire, en prismes cannelés, qui se croisent en différents sens; le PlomI» carbonate compacte, en masses amorphes ou mamelonnées, jaunâtres, à cassure terreuse, quelquefois luisante et comme onctueuse. La teinte la plus ordinaire des cristaux de carbonate de Plomb est le blanc; leur surface est éclatante, et quel<iuefois nacrée; quelques variétés ont pris naturellement une teinte noire, probablement par suite d'une altération analogue à celle que produirait le contact d'un sulfure alcalin. On a prétendu qu'elles renfermaient une certaine quantité de Carbone. Ce sont ces variétés qui constituent le Plomb noir de Kirwan. Dans d'autres cas, le Plomb carbonate prend une belle couleur bleue, produite par un mélange de Cuivre azuré : c'est alors le Plomb carbonalé cuprifère. Le Plomb carbonate n'est pas ti'ès-répandu dans la nature; mais c'est le minerai de Plomb le plus commun, après la Galène; il n'existe jamais en grandes masses, il ne fait que s'associer accidenlellement à d'autres minerais de Plomb,ainsi qu'à des mines d'Argent et de Cuivre ; ses cristaux sont souvent accompagnés de Quartz ou reposent immédiatement sur lui. Les plus beaux groupes de cristaux viennent de Lacroix dans les Vosges ; de Poullaouen et de Saint- Sauveur en Bretagne; de Gazimour en Sibérie; de Mies et de Przibiam en Bohême; de Clauslhal et de Zellerfeld en Saxe ; de Bleyberg en Carinthie ; de Leadhills en Ecosse, etc. Le Plomb noir se trouve particulièrement à Poullaouen en Bretagne; à Freyberg et à Tschopau en Saxe, et à Leadhills. La variété terreuse se rencontre à Tarnowîlz en Silésîe; à Krakau en Pologne, et à Nerlschinsk en Sibérie.
Plomb mcrio-carbonaté. Plomb carbonate muriatifère, HaUy; Plomb corné ou Kérasine. Substance d'un jaune clair, passant au blanc nacré ; pesant spécifiquement G, 03; ayant pour forme primitive un prisme à bases carrées. Sa durelé est inférieure à celle du carbonate de Plomb; elle se laisse facilement couper au couteau; le clivage n'a lieu que dans le sens parallèle à la base; dans tous les autres sens la cassure est conchoïdale. Celte substance est transparente et a l'éclat adamantin ; sa composition n'est pas encore bien connue : on ignore si c'est une combinaison de carbonate et de chlorure de Plomb ou bien un mélange de ces deux composés. D'après une analyse de Klaprolh, elle serait formée de 85,5 d'Oxyde de Plomb; 8,5 d'Acide murialique, et 6 d'Acide carbonique. Seule, au chalumeau, elle fond en un globule transparent, qui passe au jaune pâle en se refroidissant; on la réduit aisément sur le charbon. Celte substance, extrêmement rare, ne s'est encore rencontrée qu'en petits cristaux implantés sur d'autres minerais de Plomb à Matlock dans le Derbyshire; près de Badenweiler dans le duché de Bade; à Southamplon dans le Massachusetts. Elle est ordinaiiement accompagnée de Galène, de Blende et de Chaux fluatée.
Plomb sulfaté. Plomb vitreux, Vitriol de Plomb ou Jiiglcsilc. Substance blanche, d'un aspect lithoïde,
Si
très-pesaii(e, tendre et facile à écraser par la pression (le l'ongle, fusible à la simple Hamme d'une bougie, ne faisant point effervescence avec les Acides, noircissant par le contact des bydrosulfures. Elle est formée d'un atome de proloxydc de Plomb et de deux atomes d'Acide sulfurique. ou en poids, Acide sulfuriqne, 2G; Oxyde de Plomb, 74. Ses cristaux sont des octaèdres rectangulaires plus ou moins modifiés, et qu'on peut dériver d'un prisme droit rbomboïdal de lOlo 15' et 78» 4S'. Sa pesanteur spécifique est de G.ô. Lorsque la substance est pure et cristallisée, elle jouit d'une limpidité parfaite et d'un éclat Irés-vif. analogue à celui du diamant; sa teinte la plus ordinaire est le blanc tirant sur le jaunâtre. Ses variétés de structure sont peu nombreuses. On ne l'a trouvée jusqu'ici qu'en cristaux implantés sur d'antres minéraux, en grains cristallins,en inassesmanielonnées.compactesou terreuses. Le Plomb sulfaté est une des substances accidentelles des filons métallifères; on le rencontre dans les filons de Plomb et de Cuivre, qui traversent leScliisle argileux et la Grauwacke schisteuse; il y est accompagné de Plomb sulfuré, de Cuivre pyriteux, de Quartz hyalin, etc. On l'a observé principalement à Leadbills et à Wanlockhead en lïcosse; dans la mine de l'île d'Anglesey où il occupe les cavités d'un Fer bydroxydé brunnoirâtre, mêlé de Quartz, et ayant l'aspect d'une scorie; on l'a trouvé aussi à Mellanoweth en Cornouailles, à Zellerfeld au Harz, à Wolfacli dans le duché de Rade, dans le district de Siegen en Prusse, en Sibérie et à Southampton dans l'Amérique du Nord. Sa gangue la pins ordinaire, dans ces différentes localités, est encore une matière quarlzeuse, colorée par de l'hydroxyde de Fer.
Plomb siirATO-CARiiONATÉ. Plomb carbonate rbomboïdal de Bournon; sulfato-tri- carbonate de Plomb, de Brooke; carbonate de Plomb rhoniboédrique, de Beudant, ou LeadhilUte. Subslancf. blanchâtre, jaunâtre ou d'un vert tendre, cristallisant en rhomboèdres aigus d'environ 72» 50', clivables perpendiculairement à leur axe, suivant Brooke et Bcudant, et en prismes rhomboïdaux obliques, suivant les recherches plus récentes de Haidinger. Brewster a remarqué qu'elle possédait deux axes de réfraction, ce qui s'accorderait avec la détermination de ce cristallographe. On distingue aisément cette substance du carbonate de Plomb ordinaire, à ce que sa solution dans les Acides donne toujours un résidu insoluble de sulfate de Plomb. D'après une analyse de Berzélius, elle serait composée de 71 parties de carbonate de Plomb et de 50 parties de sulfate, c'est-à-dire de trois atomes de carbonate pour un de sulfate. Traitée seule au chalumeau, sur le charbon, elle commence par se gonfler un peu, jaunit et redevient blanche en se refroidissant. Celte substance a un éclat résineux tirant sur l'adamantin; elle est tendre et facile à couper. Sa pesanteur spécifique est do 6.20. Elle se rencontre, avec d'autres minerais de Plomb, à Leadbills en Ecosse, dans un filon traversant la Grauwacke schisteuse.
Plomb phosphaté. Giutibleyeiz et Braunbleyerz, Wern., Pyroniorphite et Traubenerz, Hausm.; Plomb vert, Brongn. Substance lithoïde, à cassure vitreuse et
I légèrement ondulée, d'un éclat gras ou résineux; offrant presque toutes les teintes, mais principalement le vert et le brun ; donnant une poussière grise, quelle que soit la couleur de la masse; pesant spécifiquement 6,9; dureté supérieure à celle du Calcaire rbomboïdal. I et inféiieure â celle de la Chaux 13uatée. Cette espèce j a été longtemps regardée comme un sous -phosphate de Plomb, résultant de la combinaison d'un atome d'Acide phosphorique et d'un atome de bi-o.\yde de Plomb; cependant les analyses de Klaproth avaient démontré la présence de l'Acide muriatique dans \\n grand nombre de variétés provenant de lieux très-divers. Un Iravail récent de Woehler nous a prouvé que I toules ces variétés sont de véritables combinaisons de î chlorure de Plomb avec un sous-phosphate de même I mêlai, et que dans ces combinaisons l'Acide arsénique peut se rencontrer en remplacement d'une certaine quantilédu premier Acide, avec lequel il est isomorphe. D'après la formule de composition, calculée par ce chimiste, le Plomb vert est formé d'un atome de quadrichlorure de Plomb et de trois atomes de snus-phosphale, ce dernier contenant trois atomes de bi-oxyde de Plomb et trois atonies d'Acide phosphorique. L'analyse direcle du Plomb phosphaté brun d'Huelgoat a donné les proportions suivantes : Oxyde de Plomb, 78,58; Acide phosphorique, 19,73; Acide muriatique, 1.63; total. 99,96. Le Plomb phosphaté, traité au chalumeau avec l'Acide borique et le Fer, donne du phosphure de Fer et du Plomb métallique. Soumis au feu de réduction, il se transforme en un bouton polyédrique, dont les facettes, vues à la loupe, paraissent sillonnées de stries polygones et concentriques. Les crislaux de ce minéral peuvent être dérivés d'un rhomboïde obtus de 111", ou plus simplement d'un prisme hexaèdre régulier, dont la hauteur est à la perpendiculaiie abaissée du centre de la base sur un des côtés, comme 11 est à 6. Ses variétés de formes délerminables sont des prismes hexaèdres simples, ou annulaires, ou pyramides. Ses variétés de forme ou de struclure accidentelle sont en pelit nombre ; on distingue parmi elles : le Plomb phosphaté aciculaire, en aiguilles ordinairement courtes ou divergentes; le Plomb phosphaté mamelonné onbotryoïde, brun ou d'un vert foncé et ressemblant alors à une sorte de mousse. Sous le rapport de la composition, on peut distinguer le Plomb phosphaté pur et le Plomb phosphaté arsénifère ou mêlé de Plomb arsénialé. Celui-ci se reconnaît à l'odeurd'ail qu'il répand lorsqu'on le chauffe avec le charbon. Ses faces subissent quelquefois des inflexions et des arrondissements. Le Plomb vert est sujet à une altération, en vertu de laquelle sa couleur passe successivement au bleu indigo et au gris de plomb, et sa texture cristalline change totalement; il finit par se transformer en Plomb sulfuré, conservant toujours sa forme originelle. Cette épigénie s'observe principalement dans les mines de Tschopau et d'Huelgoat. Le Plomb phosphaté , beaucoup moins commun dans la nature que le Plomb carbonate et la Galène, les accompagne (|uelquefois l'un et l'autre dans leurs mines. Les principales localités 0(1 il s'est rencontré sont : Huelgoat en Bretagne, Lacroix et Sainte- Marie dans les Vosges , Rozières près Pontgibaud eu
Auvergne, Hoffsgrund près Fribourg en Brisgaw, Tschopau et Jolianngeoigensladt en Saxe, Bleysladl, Mieset Przibram en Bohême. Leadhills en Ecosse, elc.
PiOBB ARSÉNiATÉ OU Mimetèse. Substance jaune ou jaune-verdàtre. à cassure vitreuse, translucide, tendre, pesant spécifiquement 5; donnant des vapeurs arsenicales lorsqu'on la chauffe sur le charbon , et par la fusion avec la Soude, un sel soluble qui précipite en rouge par le nitrate d'Argent. La formule de sa compo.sition est la même que celle de l'espèce précédente; ses formes cristallines paraissent aussi l'identifier avec ce minéral dont elle ne peut être distinguée que par les propriétés chimiques de ses éléments. La plus commune de ces formes est le prisme hexaèdre, annulaire ou pyramide. Les variétés de structure se bornent aux trois suivantes : le Plomb arséniaté fibreux, en filaments soyeux, contournés, tendres et flexibles; le compacte, en masses qui ont un aspect vitreux et gras; le terreux, Flokkenerz, Plomb arsénié, regardé comme un Arsénite de Plomb. Cetle dernière variété a été trouvée à Saint-Prix sous Beuvray, département de Saoneet-Loire, dans un iîlon de Quartz et de Galène. Les variétés crislallisées, qui sont fort rares, se rencontrent à Johanngeorgenstadt en Saxe, dans des filons d'Argent, à Uuel-Unity en Cornouailles, en Andalousie, en Sibérie.
Plojid chrouaté. Roth-Bleyerz, Wern., vulgairement Plomb rouge ou Crocoïse. Substance rouge, à poussière orangée, vilreuse, translucide, à cassure raboteuse; facile à gratter avec le couteau; pesant spécifiquement C.0.5; s'offrant en lames ou en cristaux dont les formes dérivent d'un prisme oblique-rhomboïdal de 93" 1/2, dont la base s'incline sur les pans de 99» 10'. Elle est composée d'un atome d'Acide chromique et d'un atome de bi-oxyde de Plomb, ou en poids d'Acide chromique, 32 ; Oxyde de Plomb. 08. L'analyse directe a donné à Vauquelin : Acide chromique, 50; Oxyde de Plomb, 64. C'est en faisant celle analyse que cet illustre chimiste a découvert en 1797 l'Acide du Chrome, et ce métal lui-même. Le Plomb rouge s'est toujours montré jusqu'ici à l'état cristallin; mais ces cristaux sont ordinairement petits, groupés entr'eux ou implantés dans des cavités, ce qui rend leur détermination difficile; les formes qu'ils affectent le plus souvent sont des prismes rhomboïdaux terminés par des sommets obliques, à deux ou quatre faces. Le Plomb rouge est très-rare; on ne l'a trouvé jusqu'à présent que dans un petit nombre de localités, et pendant longtemps même, on ne l'a connu que dans un seul endroit de l'Europe, à Beresof, près d'Ekaterinehourg, sur la lisière orientale des monts Ourals; il y est implanté sur une matière quarlzeuse, dans un filon de Galène parallèle à celui qui renferme les Pyrites aurifères décomposées; on le trouve aussi en cristaux implantés, ou en lames élehdues à la surface d'une Roche que l'on a regardéejusqu'à présent comme une sorte de Grès ou de Psammite , mais que Menge, qui l'a observée sur place, croit être un Schiste talqueux ou argileux. On a retrouvé, depuis un petit nombre d'années, le Plomb rouge dans trois autres localités, oU il se montre toujours accidentellement : en Moldavie.
sur un Quartz ferrugineux et cellulaire; au Brésil à Conconhas doCampo. dans un filon de Quarlz aurifère, traversant un Schiste tal(|ueux, et sur la route de Villa- Rica à Tejuco,dans un Psammite, alternant avec une Argile schisteuse; il y est accompagné de Plomb chromé vert; enfin à Zimapan au Mcxi(|ue, en cristaux bruns mélangés de Fer et d'Arsenic. Le Plomb rouge est employé dans l'art de la peinture, et fort recherché, surtout des artistes russes, pour la belle couleur jaune qu'il fournit ; on s'en sert pour peindre sur toile et sur porcelaine.
Pi.oMB CDROMÈ OU Vadqdeltnite. Chrouiate double de Plomb et Cuivre, Berz. Substance verte, aciculaire ou pulvérulente, qui accompagne le Plomb rouge dans quelques-unes de ses localités, en Sibérie et au Brésil, et qui est composée, suivant Berzélius : d'Oxyde de Plomb, 00,87; Oxyde de Cuivre, 10,80; Acide chromique, 28,33. D'après celle analyse, ce serait une combinaison d'un atome de bi-chromate de Plomb avec un atome de bi-chromate de Cuivre. Elle est tendre, d'un vert de serin; pèse spécifiquement 5,7; sur le charbon, elle se boursouffle, fond en écumant, et se convertit en une boule d'un gris sombre, métallique, autour de laquelle on voit de petits grains de Plomb réduit.
Plojio molybdatê, vulgairement Plomb jaune ou Mélinose. Substance jaune, tendre et fragile, ayant l'éclat vitreux, la cassure conchoïde et un peu éclatante; pesant spécifiquement 3,0; s'offrant toujours cristallisée en lames cafrées, ou en octaèdres plus ou moins modifiés sur les angles et sur les arêtes. Sa forme primitive est un octaèdre à base carrée, dans lequel les faces de l'une des pyramides font avec les faces correspondantes sur l'autre pyramide un angle de 70° 40'; elle est composée d'un atome de bi-oxyde de Plomb et de deux atomes d'Acide moIybdi(|uc, ou en poids : Acide molybdique. .39; Oxyde de Plomb, 01. Traitée au chalumeau, elle décrépite fortement; elle fond sur le charbon et pénètre dans l'intérieur de la masse charbonneuse, en laissant à la surface une certaine quanlité de Plomb réduit. Elle se dissout à chaud dans l'Acide nitrique, en laissant précipiter une poudre blanche, un peu soluble dans l'eau, qui devient d'un bleu pur par l'action d'un barreau de Zinc. Le Plomb molybdalé est fort rare dans la nature; son principal gisement est au Bleyberg en Carinlhie, où il a pour gangue un Calcaire compacte, jaunâtre, appartenant à la formation du Zeichstein ; on le trouve encore à Annaberg en Saxe, à Mankeriz en Tyrol. à Korosbanya en Transylvanie, à Leadhills en Ecosse, à Northampton aux États- Unis, à Zimapan au Mexique.
Plomb tukgstaté. Substance très-rare, de couleur jaune-verdàtre, que l'on n'a encore trouvée qu'en petits cristaux implantés sur du Quarlz, à Zinnwald en Bohême, où elle accompagne l'Étain oxydé. La forme de ses cristaux est celle d'un prisme à bases carrées, terminé par des sommets pyramidaux ; les bases de ce prisme sont souvent modifiées par une facette sur les angles et par un double rang de facettes sur les arêtes; les cristaux se clivent parallèlement aux faces de l'un des octaèdres produils par les modifications des arêtes; les angles de cet octaèdre, d'après Levy, sont de 99o 43'
poiir les faces d'une même pyramide, cl de lôlo 30' pour les faces adjacentes dans les deux pyramides. Le Plomb tunfjslalé se reconnaît à ce qu'il donne, par la fusion avec la Soude, une matière soluble, qui précipite, par l'Acide nitrique, une poudre susceptible de devenir jaune par l'ébuUilion de la liqueur; la solution retient le Plomb, letfuel se précipite à son tour, fi l'étal métallique, sur un barreau de Zinc.
Plomb uyuro-aldminecx ou Plomb comme. Substance jaune ou rouseâtrc, en petits mamelons composés de feuillets coneeiitri(|ues. et ressemblant, par son aspect extérieur, à des gouttelettes de gomme arabique; sa cassure est eoncboïde et très-éclatanle ; elle est plus dure que la Chaux lluatéc; elle décrépite par l'action de la chaleur, et donne de l'eau par la calcination : fondue avec la Potasse caustique, elle se dissout en totalité dans l'Acide nitri(iue; la solution précipite du Plomb sur un barreau de Zinc, et donne ensuite un précipité gélatineux par un excès d'Ammonia(|ue. Cette substance, analysée par Berzélius, est composée de ô8 parties d'Alumine, 42 de bi-oxyde de Plomb, et 20 d'Eau. Elle est formée d'un atome de quadri-aluniinate de Plomb et de douze atomes d'Eau. On ne l'a trouvée que dans un seul lieu, à Hueignal en Bretagne, où elle est associée au Plomb carbonate et à la Galène.
PLOMBAGINE. MIN. f^. Fer carbdré.
PLOMBAGIKÉES. bot. Pour Plunibaginées. y. ce mot.
PLON. BOT. Le Saule est ainsi nommé dans ceitains cantims riverains de la Loire.
PLONGEON. Colymbus. ois. Genre de l'ordre des Palmipèdes. Caractères ; bec médiocre ipioique robuste, droit, comprimé et très pointu; narines placées de chaque côté de sa base, concaves, oblongues, à demi fermées par une membrane, percées de part en part; pieds retirés dans l'abdomen, tenant le corps hors d'équilibre; tarses comprimés; quatre doigts: trois devant, très-longs, entièrement palmés; un derrière très -court, articulé sur le tarse, portant une petite membrane lâche; ongles plats; la première rémige la plus longue; queue très-courte, arrondie. Les Oiseaux aquatiques pourraient se diviser en quatre séries, relativement aux lieux où ils se tiennent, près des eaux. Les uns parcourent seulement les rivages, ou vont, a la faveur de leurs longues jambes, surprendre le Poisson qui s'est hasardé trop près des bo)ds; d'autres sillonnent les Hots à l'aide de leurs rames membraneuses; ([uelques espèces, munies d'ailes puissantes, dédaignent la faculté de nager, et ne font qu'effleurer la surface des mers; enfîn un certain nombre poursuivent leur proie jusque dans les gouffres les plus profonds. Les Plongeons font partie de cette dernière série qui, par des dégradations insensibles, léunit les habitants de la terre et des airs à ceux des eaux. Également pesants dans leur vol et dans leur démarche, ils nagent avec une étonnante vivacité; ils plongent surtout avec tant de facilité, qu'on les voit souvent parcourir de très -longs espaces avant que de reparaître à la surface de l'onde. Ces Oiseaux font une très- grande consommation de Poissons; ils sont
redoutés des propriétaires des étangs qui les chassent avec persévérance, et leur tendent des pièges nombreux; rarement ils se reposent à terre, où les embarras de leur marche et leurs chutes fréquentes les exjiosent à de trop grands dangers; ils nichent dans les îlots ou sur des plages inhabitées, et leur ponte consiste ordinairement en deux oeufs brunâtres, tachetés de noirâtre. Ils ne muent qu'une fois dans l'année; mais les jeunes ressemblent tellement aux adultes, qu'on les luendrait avec facilité pour des espèces ditîérentes.
PLo^cEO^( Cat-Marin. Colymbus seplentiionalis, Lath., Buff., pi. enl. 308. Parties supérieures d'un brun noirâtre; cotés de la tête et du cou, gorge d'un gris cendré; sommet de la tête tacheté de noir; occiput, parties inférieures et postérieures du cou striés de noir et de blanc; une longue bande marron sur le devant du cou; parties inférieures blanches; bec noir, droit.légèrement courbé en haut; bords des deux mandibules très-courbés en dedans; iris d'un brun orangé; pieds d'un noir verdâtre à l'extérieur. Taille, vingt et un à vingt-quatre pouces. Les jeunes, à leur première mue ( Culymbun siellatiis, Gmel., Buff., pi. enl. 992), ont les parties supérieures d'un brun noirâtre, tacheté de blanc; les plumes du sommet de la tête finement lisérées de blanc; l'espace entre l'œil et le bec, les côtés du cou, la gorge blancs. A la seconde mue l,Colymbiis sliialiis, Gmel.), ils n'ont plus que quelques taches blanches sur les parties supérieures, et le devant du cou est presque entièrement d'un brun marron; on n'y voit plus que quelques plumes blanches. De l'Europe.
Plongeon be la Chine. Colymbus Siiiensis , Lath. Parties supérieures d'un brun verdâtre sombre, avec le bord des plumes d'une nuance plus claire; rémiges et rectrices noirâtres; menton roux; devant du cou d'un brun verdâtre; parties inférieures d'un blanc roussâtre, tachetées de brun; bec noirâtre; pieds cendrés. Taille, vingt pouces.
Granii Plongeon. F. Plongeoh Ihbrim jacne. Plongeon a gorge rodsse de Sibérie, f^. Plongeon Cat-Marin.
Plongeon Imbrim. Colymbus glacialis, L.; Colymbus lorqnatus, Brun., Buff., pi. enlum. 952. Parties supérieures noires, régulièrement couvertes de taches blanches, carrées, qui se trouvent par paires vers l'extrémité de chaque plume; tète, gorge et cou d'un noir irisé; en dessous de la gorge, une petite bande transversale rayée de blanc et de noir; un large collier strié de noir et de blanc; tectrices alaires, flancs et croupion noirs, tachetés de blanc; parties inférieures blanches; bec noir; mandibule supérieure presque droite, l'inférieure recourbée en haut, large dans le milieu, sillonnée en (;lessous; pieds d'un brun noirâtre. Taille, vingt-sept à vingt-neuf pouces. Les jeunes (Colymbus immei; Gmel.) diffèrent considérablement; ils ont les parties supérieures d'un brun très-foncé, avec le bord des plumes bleuâtre; la tète, l'occiput et toute la partie postérieure du cou d'un brun cendré; de petits points blancs et cendrés sur les joues. Plus lard les plumes du dos prennent une nuance plus noire, et les taches commencent à paraître. De l'Europe.
Pi.oisGEO» LuuME. Colymbus arcliciis, L. Parlies siipéiieiires noires; front noirâtre; (été et nii(|ne d'un cendré l)run; nne large hande striée de noir et de blanc de chaque côté du cou; scapulaires rayées de douze ou treize bandes blanches; tectrices alaires noires, tachetées de blanc; fjorge et devant du cou d'un noir violet irisé; dessous la gorge une bande étroite, striée de noir et de blanc; partie inférieure du cou rayée; poitrine, ventre et abdomen blancs; bec noirâtre; mandibule supérieure très-légèrement courbée; le milieu de l'inférieure d'égale largeur avec la base et sans rainure; pieds et iris bruns. Taille, vingt-quatre â vingt-six pouces. Les jeunes (Colymbiis ignotus, Bechst. Buff., pi. enl. 914) ont de plus que les jeunes du Plongeon Imbrim la bande noire des côtés du cou. A l'âge d'un an, ils ont la tète et la nuque d'un cendré clair; la gorge et le devant du cou blancs, mêlés de (|uelques plumes noires, des commnncemenis de raies et de slries sur les côtés de la gorge et du cou. A deux ans, ils se rapprochent davantage encore du plumage aduKe. De l'Europe.
Petit Plongeon du JN'ord. f^. Pionceo?! Lcmjie.
On a mal à propos étendu le nom de Plongeon à des Oiseaux qui appartiennent à d'autres genres. Ainsi le Grèbe huppé a été appelé Plongeon de mer ; le Guillemot, Plongeon noir et blanc; les Macareux, Plongeons .\ GROS BEC, etc.
PLONGET. OIS. (Salerne.) Synonyme ancien du Castagncux. f^. Grèbe.
PLONGEUR. OIS. Espèce du gcnie Cincle. ^. ce mot. On appelle quelquefois le Cormoran, Plo^gedr a grosse