V. OSYRIDE
ROUVRE. BOT. V. ROBLE.
ROXBURGHIE. Roxbtirghia. bot. Sous le nom de Roxbuighia gloiiosoides est décrite et figurée dans Roxburgh {Plant. Coroiiiand., 1, pi. 29, tab. 32) une belle plante, constituant un genre nouveau de l'Oclandrie Monogynie, L., mais dont les rapports naturels ne
sont pas encore bien déterminés, quoi(|ue offrant des rapports éloignés avec les Apocynées ou Asclépiadées. Voici la description de cette plante singulière: la racine est vivace, composée de plusieurs tubercules cylindriques et charnus. La tige est bisannuelle, glabre, grimpante sur les petits arbres, haute de six à vingt pieds, rameuse, garnie de feuilles tantôt alternes, tantôt opposées, pétiolées, cordiforraes, aiguës, glabres, très-entières, molles, marquées de fortes nervures entre lesquelles on voit de très-jolies veines transversales. Les pédoncules sont axUlaires, solitaires, dressés, de la longueur des pétioles, ordinairement à deux fleurs portées sur de courts pédicelles à la base desquels sont des bractées lancéolées. Le calice est composé de quatre folioles lancéolées, membraneuses, striées, colorées, roulées en dehors, placées immédiatement au-dessous des pétales. Ceux-ci sont également au nombre de quatre, dressés, lancéolés, formant chacun, dans leur partie inférieure et intérieure, une carène ou concavité au-dessus de laquelle on voit un appendice (nectaire) jaune, lancéolé, duquel pendent deux anthères accolées et logées dans la concavité du pétale. Ainsi, les quatre pétales forment, par leur convergence, une cavité au-dessus de laquelle est un corps coni(iue, formé par les quatre appendices qui peuvent être considérés comme les filets élargis des étamines. L'ovaire est supérieur, globuleux, surmonté d'un stigmate sessile et aigu. Le fruit est une capsule ovoïde, comprimée, uniloculaire, à deux valves, s'ouvrant par le sommet. Les graines, au nombre de cinq à huit, sont attachées au fond de la capsule, cylindracées, striées; leurs cordons ombilicaux sont couverts de petites vésicules nombreuses et pellucides. Cette plante croît dans les vallées humides des montagnes de la côte de Coi'Omandel.
ROYAN. POIS. Synonyme vulgaire de Sardine. ^'. Clepe.
ROYDSIA. BOT. Genre de la Polyandrie Monogynie, établi par Roxburgh {Coiomand., n» et tab. 289) sur une plante qui croit dans la province de Sylhet, et à laquelle il a donné le nom de Roydsia suaceolens. Sa tige est vigoureuse, ligneuse, divisée en rjmeaux nombreux, qui grimpent et s'étendent au loin sur les arbres du voisinage. L'écorce des jeunes rameaux est verte, maculée de petits points nombreux, blanchâtres; les feuilles sonlalternes, sans stipules, portées sur de courts pétioles, oblongues, entières, fermes, glabres des deux côtés, quelquefois aigués. Les fleurs sont disposées en longues panicules terminales, ou en grappes simples et axillaires. Chaque fleur estportécsurun court pédicelle; elle est d'une couleur jaune pâle, et d'une odeur fort agréable. Le calice est inférieur, divisé en six segments ovés, velus, placés sur deux rangées; les trois extérieurs plus glands. Il n'y a point de corolle, si ce n'est un disque ou organe nectarifère. Les étamines sont nombreuses (environ cent), insérées sur le sommet d'un torus qui a la forme d'une colonne courte. L'ovaire est pédicelle, oblong, à trois loges qui contiennent chacune deux rangées d'ovules attachés à l'axe ; il est surmonté d'un style court et d'un stigmate trilide. Le fruit est un drupe pédicelle, de la grandeur et de la forme
d'une olive, revêlu d'un épicarpe de couleur orangée, ayant une pulpe abondante et jaune; il n'a qu'une seule loge et un noyau ohlong, d'une nature ligneuse; les trois valves renferment une seule graine conforme au noyau et recouverte d'un seul tégument membraneux; elle est dépourvue d'albumen, et composée de deux cotylédons inégaux, grands, concaves, cliainus, jaunâtres, cachant dans leur concavité un petit repli (plumulc?) comme dans le genre Slioiea.
ROYÈNE. Royena. bot. Génie de la famille des Ébénacées, et de la Décandrie Digynie, établi par Linné, dont les caractères ont été modifiés par le professeur Desfonlaines (Ann. du Mus., G, p. 445), et qui a les plus grands rapports avec le genre Plaqucminier (Diospyros). On peut le caractériser de la manière suivante : les fleurs sont hermapbrodites; le calice est monosépale, campanule, accrescenl, à cinq lobes peu profonds et aigus; la corolle est monopétale, campanulée, ù cinq divisions profondes et réfléchies; les dix étamines sont allacliées à la base de la corolle, sur une seule rangée, et incluses; l'ovaire est appliqué sur un disque hypogyne, plus large et lobé dans son contour; cet ovaire est à quatre loges, contenant chacune un seul ovule renversé. Du sommet de l'ovaire naissent deux styles soudés ensemble dans leur partie inférieure, portant chacun à leur sommet un stigmate entier. Le fruit est charnu, recouvert par le calice devenu vésiculeux. Il contient d'une à quatre graines. Par les caractères qui viennent d'être énoncés, on voit que ce genre est Irèsvoisin des Plaqueminiers, et qu'il n'en diffère que par des signes de peu d'importance. Les espèces de ce genre sont des arbres indigènes du cap de Bonne-Espérance, à feuilles simples et alternes et à fleurs axil- \ laires. Le Royena lucida , L., peut être considéré comme le type de ce genre. Le professeur Desfonlaines a transporté dans le genre Plaqueminier les Royena liirsula et lycioides.
UOYLÉE. Roylea. bot. Genre de la famille des Lahiatées, établi par Wallich, qui lui assigne pour caractères : calice tubuleux à sa base et marqué de dix nervures; son limbe est parlagé en cinq découpures oblongues, dressées, membraneuses, veinées, réticulées, égales; corolle plus courte que le calice, avec son tube inclus, annelé intérieurement; la lèvre supérieure du limbe est entière, concave, dressée, très-velue extérieurement; la lèvre inférieure est étalée, à peine plus longue que la supérieure, Iritide, avec le lobe mitoyen presque d'égale longueur et échancré; quatre étamines ascendantes, dont deux inférieures plus longues; anthères rapprochées par couples, à deux loges divariquées, puis après subconHuentes; style partagé au sommet en deux lobes presque égaux, subnleux et stigniateux; akènes secs, obtus au sommet.
RoTLÉE CENDRÉE. Roylea cineiea, Wall.; Bailola cinerea, Don. C'est un arbuste très-rameux, à tiges recouvertes d'un duvet cendré; les feuilles sont opposées, pétiolées, ovales, obtuses, parsemées de poils, vertes en dessus, blanches eu dessous ; les fleurs sont disposées au nombre de seize par verticilles, accompagnées de petites bractées subulées. De l'Inde.
ROYOC. BOT. Espèce du genre Morinde. l^. ce mol.
RCBACELLE ou RUBICELLE. ma. Noms donnés à une Topaze du Brésil, rougie par l'action du feu, ainsi qu'à une variété rouge-jaunàtre du Spinelle.
RUBAN. HEPT. Même chose que Rouleau, Totiiix. V. ce mot.
RDBAN. Cepola. rois. Genre de la famille des Ténioïdes, de l'ordre des Acanlhoptérygiens, dans la méthode de Cuvier, que Duméril place parmi ses Pétalosomes, et de l'oidre des Thoraciques dans le Systeiiia iialiirœ de Linné. Les Rubans ont, outre le corps allongé et aplati, avec celte longue dorsale, qui leur sont des caractères communs avec le reste de la famille, une caudale distincte et une anale Irès-longue et trèsmarquée. 11 n'y a dans leur dorsale que deux ou trois rayons non articulés, eu sorte qu'on pourrait presque les laisser parmi les Malacoptérygiens. Leurs ventrales ont, comme à l'ordinaire, plusieurs rayons; mais ce qui les dislingue le mieux, c'est leur mâchoire supérieure 1res courte, et l'inférieure qui se redresse pour la rejoindre, en sorte que leur tète est obtuse, et l'ouverture de leur bouche dirigée vers le haut. Leurs dents sont fort aiguës, peu serrées, et leur cavité abdominale est fort courte, ainsi que leur estomac; ils ont quelqucs-cœcums et une vessie aérienne qui s'étend dans la base de la queue. Le nom latin Cepola qu'on leur donne, vient de ce que leur chair, qui est mangeable, quoi(iue médiocre, s'enlève par feuillets, ce qui la fit comparer à l'Ognon.
Rdban T.EPiiA. Cepola Tœnia, L. La Cépole serpenliforme, Risso, Médit., t. m, p. 29-i, Rondelet, p. 201; Bloch, pi. 170. lia jusqu'à dix-huit pouces de longueur; le corps est comprimé, souple et délié. Ce Poisson serpente au milieu des eaux de la Méditerranée avec grâce et légèreté. La vivacité de ses nuances rouges et argentées, qui n'empêchent pas qu'il ne soit transparent, l'a fait comparer par les pêcheurs aux flammes de couleur qu'on met à l'extrémité des mâts quand ces flammes y sont mollement agitées par les venls. II se nourrit de Zoophyles et de Crustacés.
RUBAN. Liguus. jiiOLi. Genre proposé par Montforl pour quelques Agalhines de Lamarck, qui ont la coquille turriculée et l'ouverture très-courte, telles que VJchalina Firginea. V. Agathine.
On donne vulgairement le nom de Rbban à d'autres Coquilles, et on a appelé :
Rcbas ou Limas reeanisé, le Turbo petholatus.
Udean ou VisBcccifi RDBANriÉ,r^c/iofi"waf7;gfineo, Lamk., type du genre Ruban de Montforl.
Ruban raté, quelquefois le Dolium aculatiim, Lamarck.
Grand Rbban ou Ruban plat. Petit Rcban ou Ruban CONVEXE (Geoffroy), des Coquilles terrestres; la première V Hélix eiicelorum , la seconde V Hélix striata, etc.
RUBAN D'EAD ET RDBANNIER. BOT. Noms vulgaires du genre Sparganium, qu'on doit franciser par Sparganie. f^. ce mot.
RUBANNÉE. MOLL. Nom marchand du Folnta men dicaiia, L., espèce du genre Colombelle. y. ce mol.
RUBANNIER. bot. A'. Sparganie.
RUBASSE. MIN. On donne ce nom au Quai Iz-Ilyalin
Il U B
dont la transparence est interrompue par une précipitation (l'oxyde de Fer qui s'est interposé dans les fissures du cristal. Quelquefois on imite la coloration naturelle de ces fissures en écartant parla chaleur les molécules de la pierre, et en plongeant immédiatement cette pierre échauffée dans une eau colorée; la pierre se resserre immédiatement après l'immersion, et la liqueur qui a pénétré dans les fissures y reste engagée de manière à imiter fort agréablement l'accident naturel.
ROBECCIUS. OIS. Synonyme de Bouvreuil, y. ce mot.
RUBECULA. OIS. Nom latin du Rouge-Gorge, f^. Rb-
BIETTE.
RUBEI.INE. OIS. {Belon.)L'un des noms vulgaires du Rouge-Gorge. /^. Rdbiette.
RUBELLANE. min. Substance d'un brun rougeàlre, tendre, pesant spécifiquement 2,6; crislallisant en prismes à six faces ou en dodécaèdres bipyramidaux; se divisant en feuillels ù la Mamme d'une bougie; elle se rencontre mêlée avec du Micaetdu Pyroxènedansune Wacke, à Schima dans le Mittelgebirge en Bohême. Elle a été décrite par Breilhaupt, et analysée par Klaproth qui lui a trouvé la composition suivante : Silice, 4S; Fer oxydé, 20; Alumine, 10; Magnésie, 10; Soude et Polassc, 10; parties volatiles, 5.
RDBELLION. pois. Synonyme de Pagel. F. ce mol.
RUBELLITE. MIN. C'est un des noms que l'on a donnés à la Tourmaline d'un rouge violet, à base de Soude et de Lithine, et qui est très-difficile à fondre. On l'a appelée aussi Daourile, Sibérite, Apyrile, etc.
r. ToCIlMALINE.
RUBENTIA. BOT. (Commerson.) Synonyme A'Elœodendnim. V. ce mot.
RUBEOLA. ROT. (Tournefort.) V. Crdcianelie.
RUBÉOLE. BOT. L'un des noms vulgaires de VAsperula Cynanchica, L.
RUBETRA. OIS. Nom scientifique du Tarier. F. Tra-
QDET.
RDBIA. BOT. F. Garance.
RUBIACÉES. liiibiaceœ. bot. Famille de plantes dicotylédones, inonopétales, à étamines épigynes, qui se compose d'un très grand nombre de végétaux indigènes ou exotiques, et qui offrent pour caractères communs : un calice monosépale, adhérent avec l'ovaire infère; très-rarement et comme par exception, libre, ayant son limbe à quatre ou cinq divisions persistantes; une corolle monopétale, régulière, de forme très-diverse, également à quatre ou cinq lobes valvaires ou incombants, et quelquefois tordus; des étamines en même nombre que les lobes de la corolle et alternant avec eux, très-rarement en nombre double; elles sont insérées an haut du tube de la corolle, et sont incluses ou saillantes, à deux loges inirorses; un ovaire infère à deux ou cinq loges, contenant chacune un ou plusieurs ovules; le style est simple ou bifide, et chacune de ses divisions porte un stigmate; sur le sommet de l'ovaire est un disque épigyne plus ou moins épais. Le fruit est tantôt sec et tantôt charnu. Dans le premier cas, c'est tantôt un diakène, tantôt une capsule à deux ou cinq loges contenant une ou plusieurs graines, et s'ouvrant en deux ou cinq valves qui emportent chacune une des cloisons sur le milieu de leur face interne; dans le
second cas, le fruit est une baie à deux ou cinq loges monospermes ou polyspermes, ou un drupe contenant un ou plusieurs noyaux. Les graines sont globuleuses, ovoïdes ou planes, membraneuses et ailées dans leur contour. Elles se composent, outre leur tégument propre, d'un endosperme souvent dur et corné, dans l'intérieur duquel est un embryon cylindrique ou recourbé, ayant sa radicule longue et correspondant au hile. Les Riibiacées se présentent sous deux formes tout à fait différentes : ce sont quelquefois des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, qui portent des feuilles verticillées; ou bien ce sont des arbrisseaux, des arbres ou des arbustes à feuilles toujours simples et entières, constamment opposées, et accompagnées à leur base de stipules intermédiaires et opposées, tantôt libres, tantôt soudées avec les pétioles, tantôt formant une sorte de gaine, entières ou diversement lobées. Les Heurs varient beaucoup dans leur grandeur et dans leur disposition. Elles sont quelquefois axillaires, solitaires, fasciculées ou en épis, ou bien elles terminent les rameaux et forment des grappes, des panicules, des corymbes ou enfin des capitules qui sont quelquefois accompagnés d'un involucre formé de plusieurs bractées.
La famille des Rubiacées se compose d'un très-grand nombre de genres que l'on a cru pouvoir distribuer de la manière suivante :