‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 5 sur 103 · SÎ · texte numérisé non relu

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leuse ; le disque est formé d'un petit nombre de Heurs mâles par avortement de l'ovaire, à corolle régulière garnie de glandes sur la face externe, à anthères pourvues à la base de longs appendices subulés; les Heurs des rayons sont femelles, disposées sur plusieurs rangs, nombreuses, à corolle longue, filiforme, tubuleuse, terminée i)ar trois dents extrêmement petites; leur ovaire est oblnng, mince, presque cylindrique, hispidule, muni d'un petit bourrelet à la base, surmonté d'une aigrette longue, blanche, composée de poils inégaux très-fins, légèrement plumeux. Ce genre a pour type une plante de l'Amérique du nord, nommée par Michaux Coiixza Slarylanilica, à laquelle Cassini réunit quelques espèces, probablement du même pays, et cultivées dans le jardin botanique, à Paris. Ce sont des plantes herbacées ou frutescentes, dont quelques-unef ont des feuilles très-odorantes. Les fleurs sont purpurines et disposées en panicules formés de corymbes qui terminent les derniers rameaux. Quoique le genre Pluchea ait beaucoup de rapports avec le Conxza ou avec les genres formés aux dépens de ce dernier, il ne convient pas de les réunir, si le Conyza sqvariosa, L., est pris comme le type des vrais Cotiyza. Cassini place même ceux-ci dans la tribu des Inulées, tandis qu'il assigne au Pluchea une place dans les Vernoniées; cependant il le regarde comme établissant un lien entre les deux tribus.

Raffinesque a publié, dans le Journal de Physique, août 1819, un genre nommé Slylinmus, fondé aussi sur le Conyza Marylandica. C'est conséquemment le même que le genre Pluchea qui, ayant l'antériorité, conservera sa dénomination. Cassini présume que le genre Gynema du même auteur comprend des espèces qui. probablement, font partie du Pluchea, et que le Placiis de Loureiro pourrait bien se confondre aussi avec ce dernier.

l'LUCHIA. BOT. Ce genre ne diffère pas de celui que Mai'tius a nommé Diclidanthère. ^'. ce mot. PLUIE. ^.Météore.

PLUIE D'ARGEiVT. MOLL. Nom vulgaire et marchand du Conus minUanus, L. f^. Cône.

PLUIE D'OR. MOLl. Nom vulgaire et marchand du Conus Japonicus, L.

PLUKENÉTIE ou PLUKRÉTIE. Pliikiielia. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées et de la Monœcie Polyandrie, L., dédié à la mémoire du botaniste anglais Plukenet par Plumier (Nov. Gêner., p. 47, et PlanC. Amer., édit. Burm., p. 220, tab. 226) qui l'a ainsi caractérisé ; fleurs monoïques; calice ou péiianthe divisé profondément en quatre segments. Les mâles ont huit étamines ou un plus grand nombre dont les filets sont soudés, et qui, à la base, offrent quatre glandes barbues (ovaire avorté, selon Plumier). Les femelles ont un style très- long, en forme de trompe, surmonté d'un stigmate pelté, à quatre lobes ponctués sur le milieu de leur face supérieure; la capsule est déprimée, ù quatre coques anguleuses, carénées, chacune bivalve et munosperme. Ce genre se compose de trois espèces ; deux américaines et une de l'Inde orientale, que Rumph (Herh. Aniboin., 1, tab. 79, fig. 2) a figurée sous le nom de Sajor.

Plukivétie grimpante. Pluknetia volubilis, L.; Pluknetia scandens, Pliim., loc. cil., Lamk., lllustr., tab. 788. C'est un arbrisseau dont les tiges sont sarmenteuses, grimpantes, garnies de feuilles alternes, pétiolées, entières, distantes, larges, échancrées en cœur à leur base, dentées en scie, un peu acuminées à leur sommet, et glabres sur les deux faces. Les Heurs mâles forment un épi lâche, pédoncule dans l'aisselle des feuilles. Il n'existe qu'une seule Heur femelle à la base de chaque épi. Celte plante croît eu Amériiiue el dans les Indes orientales, si toutefois le Snjor-Baguala de Rumph n'est qu'une variété de cette espèce. PLUJIAIRE. POLYP. y. Aglaopbénie.

PLUMAUIA. BOT. (Hester.) Synonyme d'Eriophoriim. y. ÉRiopQORE.

PLUMARIA. BOT. {Cotiferves.) Division du genre Conferva. proposée par Link {Hor. Phys. BeroL, A) pour les espèces dont les rameaux sont verlicillés et distincts; telles sont les Confena verticillata, viyriophyllum et equiselifolia, que De Candolle avait placées dans le genre Cerainium, et dont Agardh a fait son genre Cladoslephus , adopté par Lyngbye. r. Cladostèpue et Coivfeuves.

PLUMATELLE. Pliimatella. poitp. Naisa, Lamx. Genre de l'ordre des Tubulariées, dans la division des Polypiers flexibles, ayant pour caractères : Polypier fixé, à lige grêle, membraneuse, souvent ramifiée, terminée, ainsi que ses rameaux, par un polype dont le corps peut rentrer entièrement dans la lige, et dont la bouche est entourée d'un seul rang de tentacules ordinairement ciliés. Les petits animaux de ce genre, que l'on désigne ordinairement sous le nom de Tubulaires d'eau douce, ne diffèrent pas seulement des Tubulaires marines parla nature du milieu dansleciuel ils vivent, mais encore par la disposition des tentacules qui sont entièrement rétracliles et disposés sur un seul rang, autour de la bouche, tandis que les tentacules des Tubulaires marines forment deux rangs, et ne sont point rétracliles dans le tube. Les Plumatelles n'atteignent que de petites dimensions, un à deux pouces, et quelques-uns beaucoup moins. Ces Polypiers ont la forme d'un petit arbrisseau rameux, souvent filiforme, de nature subcornée ou presque gélatineuse. Ils adhèrent, sur leur longueur, à la surface des corps qui séjournent dans l'eau; la plupart se ramifient par dichotomies; chaque petit rameau ou cellule est court, tronqué à son extrémité, libre et comme échancré en dessous; il renl'eiine, dans son intérieur, un polype gélatineux, transparent, qui vient étaler, à l'entrée de son ouverture, ses nombreux tentacules ciliés par verticilles ou latéralement, et (|ui rentrent subitement dans le tube à la moindre secousse, au moindre attouchement. Oii voit quelquefois ces tentacules se mouvoir circulairement el faire tourbillonner l'eau; souvent aussi ils paraissent immobiles. Les Plumatelles multiplient par des gemmules oviformes, enfermées dans la cavité des tubes. Ces gemmules, rejelées par Panimal ou devenues libres, lorsque le tube de celui-ci se trouve détruit après sa mort, vont se fixer sur les corps solides submergés, et ne tardent pas à y germer, en se fendant longitudinalement. Les gemmules varient de forme, sui-

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vani les espèces, qui sont les Plumatella repens, icptans, liicf/uga et canipanulala.

PLUMBAGINE. BOT. Nom donné par Dulong à un Alcaloïde qu'il a obtenu en traitant successivement |)ar l'eau et l'éllier la Det]le\a\re, Ptumbago Eiiropœa.

PLUMBAGIKÉES. Plumhogmeœ. bot. Famille naturelle de plantes dicotylédones, placée selon les uns parmi les Apétales, et selon d'autres dans les Monopétales. Ce sont des végétaux herbacés ou sous frutescents, à feuilles alternes, quelquefois toutes réunies à la base delà tige, et engainantes. Les Beurssont disposées en épis ou en grappes rameuses et terminales ; leur calice est monosépale, tubuleux, plissé et persistant, ordinairement à cinq divisions ; la corolle est tantôt monopélale, tantôt formée de cinq pétales, égaux, qui, assez souvent, sont légèrement soudés entre eux par leur base. Les étamines, généralement au nombre de cinq et opposées aux divisions de la corolle, sont épipétales, quand celle-ci est polypétale, et immédiatement hypogynes lorsque la corolle est monopétale (ce qui est le contraire de la disposition générale). L'ovaire est libre, assez souvent à cinq angles, à une seule loge contenant un ovule pendant au sommet d'un podosperme filiforme et basilaire. Les styles, au nombre de trois à cinq, se terminent par autant de stigmates subulés. Le fruit est un akène enveloppé par le calice; la graine se compose, outre son tégument propre, d'un endosperme farinacé au centre duquel est un embryon qui a la même direction que la graine. Cette petite famille se compose des genres : Plumbutjo, SUitice, Limoniuni, Fogelia de Lamarck, Thela de Loureiro, /Eyialilis de R. lirown. Elle diffère des iVyctaginées, qui sont monopériantbées. par leur ovule porté sur un long podosperme au sommet duquel il est pendant, par plusieurs styles et plusieurs stigmates, par l'embryon droit et non recourbé sur lui-même.

PLIJMBAGO. BOT. F. Dentelaire.

PLUME. OIS. Tous les êtres vivants ont leurs organes intérieurs enveloppés par une couclie superficielle en rapport avec les fluides au milieu desquels ils vivent, et qu'on nomme Peau. Celle-ci se compose de six couches de tissus qu'on nomme tissus musculaire, contractile ou peaussier, derme, réseau vasculaire, pigmentuni, corps papillaire et épidémie. Cette enveloppe extéiieure, chez les animaux de la première classe ou les Mammifères, est plus ou moins revêtue d'organes nommés poils ; chez ceux de la seconde classe, elle est recouverte d'organes particuliers qui lui sont propres, analogues aux poils, mais accommodés aux fonctions i|u'ils doivent remplir, et qu'on nomme Plumes. Les Plumes ont donc les plus grands rapports avec les poils, soit dans les attributs, la manière de recouvrir le corps, soit dans l'ensemble de l'organisation. Bien (jue distinctes des poils par une complication de formes, elles s'en rapprochent souvent au point que les distinctions s'effacent complètement. Les Plumescomme les poils naissent d'un bulbe, sont sécrétées par lui de dedans en dehors, et leur vitalité cesse ou devient nulle en grandissant, et à la partie la plus éloignée du centre de vie, ce (jui, sous ce rapport, leur donne la plus glande analogie avec les productions cornées qui, aux

yeux de beaucoup de naturalisles, ne sont que des poils soudés par une humeur qui les àccolle et en polit les surfaces. Les poils naissent et poussent par cônes successifs; les Plumes paraissent suivre cette marche; néanmoins quelques naturalistes nient ce mode d'accroissement, l'oici ce que dit à ce sujet Blainville : « Le bulbe producteur exhale la matière de la Plume qui se dépose par grains non adhérents, et il se forme réellement une succession de cônes non distincts. Ces cônes ne s'emboîtent pas d'abord les uns dans les autres; ils se fendent le long de la ligne médiane inférieure où les filets cornés, produits des sillons, se réunissent. H eu résulte la lame de la Plume ou l'axe, rachis, tige, qui est pourvue de barbes et celles-ci de barbnies. A mesure que ces Plumes sont formées, le bulbe per<l de son énergie vitale, et les matériaux qu'il avait en réserve s'épuisant, il s'arrête pour donner naissance au tube creux que remplit une substance médullaire, et ce tube, formé à plusieurs reprises successives, paraît comme cloisonné, et forme ce qu'on appelle l'âme de la Plume. »

Frédéric Cuvier, dans un travail étendu intitulé : Observations sur la structure et le développement des Plumes, inséré dans le tome xiii, p. 327, des Annales du Muséum, regarde les Plumes comme le résultat d'une capsule productrice, analogue au phalère de Blainville ; mais il assigne les rapports et les lois d'organisation de chaque partie, d'une manière différente. Les Plumes, nofemment les pennes, ont donc pour lui, une tige, des barbes, des barbules, un tuyau à ombilic inférieur et à ombilic supérieur; une face inteine et une face externe; une ligne moyenne; une membrane striée interne, et une externe; des cloisons transverses : mais Cuvier, tout en avouant que les poils et les Plumes sont sécrétés par des organes analogues, pense qu'il n'y a point d'analogie à établir dans la manière dont ces deux sortes de corps se produisent, et que rien, dans les Plumes, ne rappelle les cônes successifs des poils.

Une grande analogie de composition existe enlre les poils simples, les poils composés ou Plumes et les poils agglutinés ou productions cornées, telles que lesergots, les éperons des ailes, etc. Cette identité est telle que ceitains Oiseaux, comme les Pingouins et les Manchots, ont plutôt des poils que des Plumes, et qu'ils font ainsi le passage des Mammifères aux Oiseaux par l'intermédiaire de l'Ornithorhynque, que chacune de ces classes, et surtout la dernière, peut revendiquer.

La texture des Plumes varie à l'infini. La nature s'est plu à leur accorder l'éclat des fleurs et des métaux les plus précieux, sans avoir !a fugacité des premières, ni l'éternelle durée des seconds. Les couleurs qui les teignent paraissent dues aux matériaux sécrétés par le sang, et à l'arrangement moléculaire des barbes. Leur forme et leur nature ont été accommodées à l'organisation des Oiseaux. Ces êtres, en effet, destinés à vivre dans un fluide mobile, avaient besoin d'appareils puissants pour le frapper, et se maintenir ou se diriger dans l'air en le déplaçant, et surmiuiter ainsi la pesanteur spécifique de leur corps. Un tube creux, résistant, plein d'air, des os minces et creux dans leur

iiUérieuf, des barbes de Plumes légères, et en mÉme temps rigides, remplissent enliùrcmenl ce but. Un enduit plus ou moins huileux, et destiné à servir de vernis aux P.lumes, les lubrifie, et empêche que l'eau ne les pénètre ; et les Oiseaux marins surtout, destinés à vivre au sein des mers, ou même les Oiseaux de marécage, ont cette sécrétion très active, et le fluide huileux qui vernit les Plumes parait tenir de la bile dont il a la couleur et l'odeur. Certains Oiseaux enfin ont, vers l'époiiuc de la mue, une sécrétion assez abondante d'une efflnrescence blanche, pulvérulente, qui semble appartenir à la formation de jihosphale ou de carbonate de Chaux. On remarque ce fait principalement chez les Kakatoès.

Pour tous lesdélails relatifs aux noms que les Plumes prennent suivant les parties qu'elles recouvrent, leurs formes, leurs usages, leur renouvellement, etc., etc., y. les mots M;iE, Oiseau, Pead, Rémiges, IIectrices, ScAPDi.AiRES, elc.

PLUMEAU 00 PLUMEAU D'EAU, bot. Nom vulgaire de VUoUonia /mlitslris.

PLUMERIA ou MIEUX PLUiUIERlA. dot. A'. Franchipanier.

PLUMÉRIEN. rois. Espèce de Chœlodiplèredu genre Chœtodon. /''. ce mot.

PLUlilCOLLES. OIS. Dumérll, dans sa Zoologie analytique,a nommé ainsi sa deuxième famille des Oiseaux rapaces. Les Plumicolles ou Cruphodères cora|)rennent les genres Griffon, Messager, Aigle*Buse, Autour et Faucon. Ce nom de Plumicolle est opposé à celui de Kudicolle que le même auteur a donné à sa première famille qui embrasse les genres Sarcoramplie et Vautour.

PLUMIERIA. BOT. r. Franchipanier.

PLUMIPÈDES. OIS. Vieillot, dans son Analyse d'Ornithologie élémentaire, p. 49, a divisé les Oiseaux de sou ordre des Gallinacés en deux familles, les Nudipèdes et les Plumipèdes. Cette dernière , caraclérisée l)ar les tarses qui sont emplumés, comprend les genres Telrao, Layoptis, OEnas et Siirhaptes.

PLUMULAlKES./'/M«iî(/a)ia.poiYP.Lamarck donne ce nom à un genre de Polypiers flexibles, que Lamouroux a nommé Agiaophénie. y. ce mot.

PLUiMULE. BOT. Jussieu nommait ainsi le petit bourgeon de l'embryon, que l'on désigne aussi sous le nom de Gemmule, r. ce mot et Eubrton.

PLUMULINE. BOT. Nom proposé par Bridel pour désigner en fiançais le geiue Fabionia. K. Fabronie.

PLURIUEKS. BOT. Ce genre de la famille des Synan- Ihérées, établi par Necker, a été réuni au genre Biilens. r. ce mot.

PLURILOCULAIRE. Plurilocularis. bot. Épilhète par laquelle on désigne un organe végétal, tels que l'ovaire, le fruit ou les anthères, dont l'intérieur est partagé en plusieurs loges, au moyen de cloisons.

PLUSIE. Ptusia. iNS. Nom donné par Ochsenbeimer ù un genre de l'ordre des Lépidoptères, comprenant exclusivement les espèces du genre Noctiia de Fabricius, dont les chenilles n'ont que douze pattes au lieu de seize. Ces insectes, dans l'état parfait, n'offrent aucun caractère qui les distingue nettement des autres

Noctuelles. On sent qu'une telle coupe, ainsi que plusieurs autres du même auleur, doit être exclue d'une bonne méthode systématique ; elle ne peut même, sou.s ce point de vue, former, dans le genre Noctua, une division, puisqu'elle suppose toujours la connaissance de la chenille. Dans toute hypothèse, on doit séparer des Plusies celles (Concha, Moneta) dont les palpes latérales sont fort grandes, recourbées sur la tète, et dont LatreiUe a formé le genre Cbrysoptère (Fam. natur. du Règne anim., p. 470). f^. Noctuelle.

PLUTO.ME. rept. Espèce du genre Couleuvre.

PLUVIAL, rept. Espèce de Crapaud.

PLUVIALIS. OIS. (Brisson.) Synonyme de Pluvier.

PLUVIAN. Ptiivianiis. ois. Vieillot a formé sous ce nom un genre distinct pour quel(|ues espèces de Pluviers.

PLUVIER. Charaibins. ois. Genre de la première famille de l'ordre des Gralles. Caractères ; bec plus court (jue la tète, grêle, droit, comprimé; narines placées de chaque côté, près de sa base, dans un sillon nasal, prolongé sur les deux tiers de sa longueur, entaillées, longiludinalemenl fendues au milieu d'une grande membrane qui recouvre le sillon; pieds longs ou de moyenne longueur, grêles; trois doigts dirigés en avant et un en arrière, réuni à l'intermédiaire par une courte membrane; première rémige un peu plus courte que la deuxième, qui est la plus longue ; queue faiblement arrondie ou carrée. Les Pluviers, qui ont avec les Vanneaux les rapports les plus immédiats, sans néanmoins (|u'il soit mélhodi(|uement possible de pouvoir réunir les deux genres, habitent les bords fangeux des fleuves et des rivières, les marais et même assez généralement les côtes couvertes d'Algues et de Fucus. Ils sont essentiellement voyageurs, vivent en société et couvent assez près les uns des autres, dans le sable nu ou sur le gravier, quelquefois au milieu des grèves fournies d'herbes aquatiques, où la femelle dépose dans un petit creux trois à cinq œufs très-gros, relativement au volume de l'Oiseau, d'une teinte olivâtre, pointillés et rayés de brun. L'instinct social dont ils sont animés les lient toujours rassemblés, soit qu'ils prennent leurs repas, soit qu'ils se livrent au sommeil ; on a remarqué qu'ils avaient la précaution, dans l'un et l'autre cas, de placer autour d'eux des sentinelles, qui, au moindre bruit, donnaient l'alarme à toute la bande et lui faisaient prendre l'essor. Us s'éloignent rapidement, et conservent dans leur fuite le même ordre que dans leurs émigrations périodiques; c'est-à-dire qu'ils présentent dans les airs plusieurs rangées de front, formant des lignes transversales; c'est ainsi qu'ils suivent la direction du vent et qu'ils s'abattent dans les plaines pour y prendre du repos et se livrer à la recherche des Mollusques, dont ils font leur uniiiue nourriture. On met les Pluviers au nombre des meilleurs gibiers; aussi ne manque-t-on pas de les chasser et de leur tendre des pièges nombreux, à chacun île leurs deux passages annuels. La mue est simple ou double, suivant les espèces, et les différences de livrées sont très remarquables. On trouve des Pluviers dans toutes les parties, connues du globe.

Strickland a fait des Pluviers dont le front est orné

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