I. Jambes intermédiaires armées de deux épines
ScARiTE Pyracmos. Scariles Pyiacmott, Dej., Spéc. Col., etc., t. I, p. .507. Bonelli, J'ca/(7es Gigas, Oliv., Col., t. m, no 36, p. 0, n" 3, t. 1, f. 1, a. h, c; Lalr., Rossi, Faun. Elr. Cet insecte est long de près d'un pouce el demi; son corselet est grand; ses jambes antérieures sont tridenlées, les postérieures dentelées; ses élytres sont ovales, presque déprimées, larges postérieurement, ayant de légères stries ponctuées. On le trouve assez communément dans le midi de la France, en Italie, en Espagne, dans les lieux sablonneux près de la mer. II. Jambes intermédiaires armées d'une seule épine.
ScARiTE LISSE. ScaïUes lœfiijatus, Dej., loc. cit., p. 398; Scarites sabulosus, Oliv., Enl., t. m, n" 36, p. 11, pi. 1, f. 8. 11 est long de six à sepl lignes, noir, luisant ; ses jambes antérieures ont huit dents, les postérieures ont deux petites dentelures; les élytres sont oblongues, presque déprimées, avec des stries presque effacées. On le trouve dans le midi de la France, sur les côtes de la Méditerranée.
SCARITIDES. Scaritides. ins. Bonelli désigne ainsi
SiG
sa (iiiatorzième famille des Carabiqiies, dans laquelle il fait enirer les genres Scarile, Clivine et Discliyrie. Dejean (Spéciès des Coléoptères, etc.) applique cette dénomination à la division des Carabiquesde Lalreille, qui a reçu de cet entomologiste (Fani. nat. du Règne Animal) le nom de Bipartis, y. Carabiqces.
SCARLATE. ois. Espèce du genre Pliilédon. y. ce mot. C'est aussi le nom d'un Tangara que Vieillot a placé avec le Jacapa, sous ce nom générique, l'. Tangara.
SCAROGE. BOT. L'un des noms vulgaires de VJgaricus procenis.
SCAROLE. COT. /■. Laitue.
SCARUS. POIS. /'. ScARE.
SCATOPHAGE. Scalophaga. iws. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides, division des Scatopliiles de Latreillc, établi par Meigen aux dépens du grand genre Musca de Linné. Caractères : corps assez allongé, ordinairement velu. Tête transversale, presque conique en devant, arrondie postérieurement; antennes insérées entre les yeu.x, presque conlignës à leur base, plus courtes que la face antérieure de la lêle, de trois articles, dont le dernier infiniment plus long que le deuxième, en carré long, muni près de la base d'une soie longue et biarticulée; le premier article fort court, le second velu, s'amlncissant notablement du milieu à l'extrémité. Hypostome creusé; trompe très-distincte, de longueur moyenne, membraneuse, réliécie, terminée par deux grandes lèvres et cacbée dans le repos. Palpes velues, grandes et avancées, un peu en massue aplatie. Yeux grands, saillants, écartés l'un de l'autre dans les deux sexes. Trois ocelles placés en triangle sur le vertex. Corselet muni de longs poils roides, ainsi que la tète, l'écusson et les pattes. Éciisson grand, avancé, conique. Ailes longues, grandes et courbées l'une sur l'autre dans le repos. Culllerons petits; balanciers nus; abdomen allongé, presque conique; pattes grandes; cuisses longues, assez grêles; jambes postérieures munies à leur exlréniité de deux épines droites; tarses ayant leur premier article presque aussi long que les quatre autres pris ensemble; ceux-ci égaux entre eux, le dernier terminé par deux crocbels grêles, simples, et par deux pelotes grosses, assez longues et velues en dessous. Ce genre se distingue des Anthomyies, parce que ceux-ci ont les ailes assez courtes, dépassant de peu l'abdomen, et parce que les yeux des mâles se toucbent. Les Mosilles ont la tête creusée postérieurement et non conique, comme cela a lieu dans les Scatopbages. Les Tbyréopbores en diffèrent par leurs cuisses postérieures qui sont grandes et ariinées ainsi que les jambes; enfin on ne peut les confondre avec les Spbérocères, dont le dernier article des antennes est spliériqiie, et ([ui ont encore plusieurs autres caractères dislincllfs pris dans la forme des cuisses et des jambes. Ces Diptères fréquentent habituellement les excréments humains et toutes sortes d'ordures ; on les y voit en grand nombre; les femelles y déposent leurs œufs qui sont oblongs et qu'elles piquent dans la fiente par un de leurs bouts. Les larves, qui proviennent de ces œufs. Vivent pendant quelque temps dans les excréments où
elles ont été déposées à l'état d'œuf, ensuite elles entrent en terre pour subir leur dernière métamorphose qui a lieu un mois après la ponte. On connaît huit ou dix espèces de Scatopbages.
ScATOPDAGE STERCORAIRE. Sccilopliaga slefcomiia, Meigen, Latr.; Musca stercoraria, Lin., Fabr.; Scalophaga vufgaris, Latr. Elle est longue de trois ou quatre lignes, brune et couverte d'un duvet et de longs poils jaunes. Très-commune en Europe.
SCATOPHAGITES. Scalophagites. ifis. Nom d'une section de la tribu des Muscides, dans l'ordre des Diptères, qui comprend les genres .S'ea/o/)/ingia,X)/70«yzo, Sapromxza et Hcloiiiyza. Les espèces de ces différents genres ont les antennes penchées, avec le troisième article allongé et le style velu ; les jambes intermédiaires sont épineuses à l'extrémité; l'abdomen est ovalaire.
SCATOPHILES. Scatophilœ. ipss. Même chose que Scalophagites.
SCATOPSE. Scalopse. ins. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Némocères, tribu des TIpulaires, division des Florales, établi par Geoffroy aux dépens du grand genre TIpula de Linné, et adopté avec ces caractères : corps oblong; thorax ovale, convexe. Tète petite, arrondie; yeux réniformes; trois ocelles distincts placés sur le vertex et disposés en triangle. Antennes avancées, épaisses, cylindriques, insérées en avant des yeux, perfollées, composées de onze arlicles dont le dernier globuleux. Palpes cachées. Ailes grandes, hyalines, couchées sur le corps dans le repos, ayant la cellule médlastine distincte, la marginale très-grande, appendiculée; une seule discoïdale petite; trois postérieures petites. Abdomen déprimé, un peu élargi postérieurement. Jambes sans épines; tarses à pelotes très-petites et peu distinctes. Ce genre se distingue des Cordyles et des Simulies, parce que ceux-ci n'ont point d'ocelles. LesRibions elles Aspistes en diffèrent parcequ'ils n'ont pas plus de neuf articles aux antennes; enfin les Penthélrles et les Dilophes en sont bien dislingués parce (lue leurs yeux sont entiers et non réniformes, comme dans le genre Scatopse. Comme le dit fort judicieusement Macquarl (Dipt. du Nord de l'Europe), les insectes de ce genre présentent une particularité remarquable : Ils appartiennent évidemment aux Tipulaires musciformes par les plus grands rapports de conformation, et cependant il leur manque un des caractères les plus essentiels de la famille entière; le seul article fort court, dont les palpes paraissent formées, établit à la fois une différence importante entre les Scatopses et tous les autres Tipulaires, et une ressemblance (au moins sous le rapport de la brièveté de cet organe) avec les autres Diptères, de sorte que la place naturelle de ces insectes est à la tête de leur famille immédiatement après les Tabaniens. Les Scatopses doivent leur nom aux immondices au milieu desquels ils se développent. Leurs larves ne présentent aucun organe propre au mouvement. Les nymphes sont nues, immobiles. L'insecte parfait, fort commun surles troncs d'arbres et les murs humides, fréquente aussi les fleurs, particulièrement celles des Synanlhérées, et il se nourrit du suc des nectaires.
ScATOPSE NOTÉ. Scatopse nolala, Meig.; Scalopse nigra, Geoff., Lam.; Tipula notala, Lin.; TipiUa albipennis, Fabr. Long d'une ligne el demie, d'un noir Itiisanl. Thorax marqué de blanc sur les côtés. Commun contre les murs bumides et dans les latrines , en Europe.
SCAURE. Scaunis. lus. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéronières, famille des Mélasomes, tribu des Piméliaires, établi par Fabricius. Caractères : corps ovale-oblong; tête plus étroite que le corselet; antennes filiformes: de onze articles; les deux premiers, mais surtout le deuxième, petits ; le troisième plus long que chacun des sept suivants ; les premiers de ceux-ci un peu coniques; les derniers ovales, globuleux; le onzième un peu obconique, pointu à l'extrémilé, de la longueur du troisième, et par conséi|uenl beaucoup plus long que le dixième. Labre coriace, avancé, transversal , son bord antérieur entier, cilié. Mandibules courtes, cornées, à peine bifides à l'extrémité. Mâchoires droites, cornées, bifides, dilatées, et comme tronquées à leur extrémité. Palpes maxillaires presque filiformes, plus longues que les labiales, de quatre articles; les labiales de trois articles presque égaux. Menton de grandeur moyenne, en carré transversal, entier, ne recouvrant pas l'origine des mâchoires. Languette nue. entière. Corselet non rebordé, tronqué à ses bords antérieur et postérieur, les latéraux arrondis. Ecusson petit. Élytres soudées ensemble, embrassant les côtés de l'abdomen et s'allongeant en pointe mousse; point d'ailes; pattes fortes; cuisses antérieures assez grosses, ordinairement munies d'une ou deux épines. Jambes raboteuses, les antérieures souvent un peu courbes; tarses filiformes, leur premier article plus grand que les intermédiaires; le dernier le plus long de tons. Abdomen ovalaire. Ce genre se distingue des genres Moluris, Psammodes, Tagénie et Sépidie, parce que ceux-ci n'ont pas le dernier article des antennes sensiblement plus grand que le précédent; les autres genres de la même tribu diffèrent des Scaures parce que leur menton recouvre entièrement la base des mâchoires. On ne connait que cinq à six espèces de Scaures; elles sont propres aux contrées chaudes de l'Europe méridionale, de l'Afrique el de l'Asie. Ces insectes se plaisent dans les sables uu parmi les décombres el les jiierres. Leur démarche est pesante , et ils semblent fuir la lumière.
ScADRE STRIÉ. Scaunisstriatus,fa\\.,0\\v., Entom. cl Encyclopédie, pi. 193, fig. 4. 11 est long de plus de six lignes , tout noir, avec des stries sur les élylres. Il n'est pas rare sur les bords de la Méditerranée, à Marseille, à Toulon, etc.
SCAVILLOS. BOT. (Garidel.) Le yas»i(»mî« fruticnns, dans les cantons méridionaux de la France où cet arbuste croît spontanément, a reçu le nom de Scavillos.
SCAVISSON. isoT. On a quel(|uefois désigné, sous ce nom, l'écorce du Laiinis Cassia.
SCEAU DE NOTRE-DAME. bot. L'un des noms vulgaires du Tamanler. r. ce mol.
SCEAU DE SALOMON ou SIGNET. BOT. Espèce du genre Convallaria de Linné, Polygonalum des botanistes modernes.
SCÉLÉRATE, bot. Espèce du genre Renoncule. V. ce mol.
SCÉLIAGE. Sceli'ages.ws. Genre de Coléoptères penlamères de la famille des Scarabéides, institué par W'eslwood qui lui assigne pour caractères : massue des antennes siibgloluilense; le septième article grand, prolongé inférieurement, le huitième plus petit que le dernier, les deux terminaux sortant d'un sinus du précédent ; palpes maxillaires courtes et snbfiliformes, les ; labiales composées de trois articles décroissant en I longueur; corselet un peu plus large que l'abdomen; I jambes antérieures grandes, un peu courbes vers leur
milieu, les intermédiaires armées de deux éperons. 1 ScÉiiAGE JoPAS. Sceliages Jopas, Westw. 11 est d'un noir lisse et brillant; les deux dents intermédiaires j du chaperon sont obtuses et un peu relevées; la tête I est très-poncluée antérieurement, le corselet très-lisse, les élytres marquées de six stries longitudinales, un peu oblitérées et formées par de très-petits points irrégu- I tiers. Taille, dix lignes. Du sud de l'Africjue. I SCÉLION. Scelio. I^s. Genre de l'ordre des Hyméj noplères, section des Térébrans, famille des Pujiivores, tribu des Oxyures, établi par Latreille, el que .Uirine et Si)inolaont désigné depuis sous le nom deCéraphron. 1 Les caractères de ce genre sont: corps allongé; tète glo- ! buleuse, un peu triangulaire; antennes insérées |)rùs j de la bouche, filiformes dans les mâles, plus comtes el grossissant insensiblement vers l'extrémité dans les ' femelles, composées de dix articles distincts. Mandij bules .bidentées à leur extrémité. Palpes maxillaires , non saillantes, de trois articles au moins, les labiales de deux. Trois ocelles placés sur le devant du front, à ; la partie supérieure, et disposés en triangle. Corselet courl, transversal; ailes sui)érieures n'ayant qu'une I seule cellule radiale. Pattes de longueur moyenne; abdomen aplati. Ce genre se distingue des Bélliyles, Dryines, Anléons, Hélores, Proclotrupes, Cinèles et Bélyles, I parce (|ue ceux-ci ont des cellules brachiales aux ailes ! supérieures; il diffère des Diapries qui ont les antennes insérées sur le front; les Sparasions et les Céraphrons ont les palpes maxillaires saillantes. Les Platygastres n'ont point de cellule radiale aux ailes; el enfin les Téléas s'en distinguent parfaitement par leurs antennes de douze articles. On ne connait pas les mœurs de ces Hyménoptères qui sont tous de très-petite taille; il est probable qu'ils vivent dans les larves pendant leurs premiers étals.
ScÈLio:» RDGOSCLE. Scelio rugosulus, Lalr., Gen. Ciust. et Ins., l. iv, p. 52, n° 1. Son corps csl noir, I très-finement ponctué el chagriné; sa tête cl soji corselet sont noirs, couverts d'une légère pubescence blan- ] châtre; les ailes sont hyalines et de couleur brunâtre, plus colorées dans le milieu; les pattes sont imires, avec les jambes et les tarses d'un brun foncé; abdomen allongé, entièrement noir, strié en dessus, surtout 1 à la base. Taille, deux lignes et demie. Ou nord de i l'Europe.
[ SCÉLOSODITE. Scelosodis. liss. Coléoptères hétéro-
I mères; genre de la famille des Xystropides, Iribu des
Tenlyrides, institué par Eschschoitz, pour un insecte
qu'il a observé en Égyple , et qui lui a présenté les
caractères suivanls: antennes pubescenles, grêles, composées d'articles ol)Coniques,(lont le deuxième est aussi lonj; (jue le quatrième, le troisième plus long qne les autres, les neuvième et dixième plus larges que les précédents, le dernier ovoïde, plus long que le pénultième; tête suborbiculaire, arrondie antérieurement, avec une petite dent au milieu de l'épistome; yeux peu transverses, presque entièrement supérieurs et suhorbiculaires; mandibules courtes ; palpes maxillaires grêles, subtiliformes, les labiales petites; corselet subrectangulaire, à côtés arrondis, échancré antérieurement; écusson arrondi à son extrémité; élytres à peine aussi larges que le corselet; jambes garnies de piquants très -prononcés; tarses grêles et filiformes.
ScÉLOSODiTE CQBLECR BARRort. Scelosoclis casloueus, Escbsc. ; Teiityria caslanea, Heyden. Il est oblong, convexe en dessus et en dessous, d'un testacé un peu obscur, légèrement ponctué sur le dos et sur les élytres; abdomen presque lisse. Taille, deux lignes et demie. Egypte.
SCÉNEDESME. Scenedesmus. bot. Ce genre de la famille des Algues, tribu des Micrastériadées, a été établi par Meyer. Ce sont des corpuscules subglobuleux ou fusiformes, accolés transversalement par rangées et enveloppés d'une matière muqueuse qui les agglutine.
SCÉNICLE. OIS. Synonyme de Tarin. ^. Gros-Bec.
SCÉNIDION. Scenidium. bot. Le genre institué sous ce nom par Klotsch, fait partie des Champignons byménomycètes;il a été considéré par Endlichercomraelrop peu différent du genre Polyporus, de Pries, pour ne point lui être réuni, et il en a formé une section de ce dernier genre.
SCÉNOPINE. Scenopinus. ms. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Alhéricères. L'espèce prototype, très -commune dans les maisons, avait été placée par Linné dans son genre Musca (M. fenestialis), et avec lesNémotèles par Degéer; mais ses antennes, totalement dénuées de la soie ou du stylet ordinaire, distinguent essentiellement ce genre dés précédents et de tous les autres analogues. Ces organes sont composés de trois articles, dont les deux premiers très-petits et le dernier allongé, presque cylindrique. Sous le rapport de la trompe, cet insecte se rapproche évidemment des Straliomes et autres Notacanthes; la tigeest très courte, avec les lèvres relevées, les palpes insérées de chaque côté de sa base et se terminant en massue. Quoique d'après les figures de iUeigen, le suçoir ne paraisse composé que de deux soies, il est à présumer, par analogie, qu'il yen a quatre. Ces caractères, la grandeur des yeux du mâle, le nombre et la disposition des nervures des ailes, le recouvrement horizontal de ces organes, la forme et la nudité des pieds, semblent indi(|uer quece genre se rapproche des Pipuncules, des Platypèzes, des Callomyies, et même des Xylophages, surtout par les cellules extérieures des ailes. Quoiqu'il en soit. Latreille, dans son dernier travail sur les Diptères (Règne Animal de Cuvier, deuxième édition), a placé les Scénopines dans une petite section, celle des Plalypézines, qui succède immédiatement à celle des Dolicbopodes. L'absence de la soie antennaire forme un caractère né-
gatif, exclusivement propre aux Scénopines; mais il en est un autre qui n'a pas encore été remarqué; c'est que, dans ces insectes, les côtés des prolhorax se détachent et formentdeux petits tubercules saillants, <|ui semblent représenter, en petit, les prébalanciers des Rhipiptères. Les Psoropbores de Robineau-Desvoidy en offrent de semblables; mais il ne faut pas les considérer avec ce naturaliste comme des appendices particuliers. Meigen caractérise ainsi le Scénopine des fenêtres (l'enestralis) : noir, à pattes fauves; massue des balanciers blanche. Les raies transverses de cette couleur que l'on voit sur l'abdomen, ne sont propres qu'aux mules. Cette partie du corps est ordinairement rugueuse. Taille, deux lignes et demie. Très-commune en Europe.
SCÉNOPINIENS. Scenopinii. ins. Nom donné par Fallen (Dipter. sitec, 1) à une famille d'insectes de l'ordre des Diptères, qui, par la composition des antennes, le nombre et la disposition des nervures des ailes, et par la trompe, compose avec les Syrphies, les Platypézines, une division spéciale et se distingue de ces derniers Diptères, parla forme oblongue des yeux et par les antennes dont la soie est nulle ou dorsale. Les palpes sont en massue; le corps est déprimé et les ailes sont couchées sur le corps. Celle famille se compose des genres Clirxsomxza et Scenopinus. Le premier est peu connu; mais on soupçonne qu'il forme avec ceux de Telanura, Tanypeza de Meigen, une petite tribu, peu éloignée des Dolicbopodes et des Plalypézines. Meigen, en adoptant celte famille, n'y a compris que le second (y. ScÉNOPiriE) et l'a placé entre les Oxyplères et celle des Conopsaires. La première vient immédiatement après celle des Dolicbopodes et se compose du genre Lonchuptera, très-éloigné des précédents. Les Scénopines ne sauraient se lier par aucun point de ressemblance avec les Conopsaires.
SCÉPASME. Scepasma. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées , section des Pbyllantbées, établi par Blume (Bijd. Flor. nederl. Jiid., p. 382), qui l'a ainsi caractérisé : fleurs monoïques. Les mâles ont un calice ou périgone divisé profondément en quatre parties situées sur deux rangs, conniventes, les deux extérieures plus larges; quatre glandes alternes; un filetépais, presque en massue ; deux anthères divariquées , à loges distinctes, déhiscentes longitudinalement, et adnées au sommet du filet. Les fleurs femelles ont un calice persistant, divisé profondément en cinq parties; un ovaire entouré d'un disque glanduleux, divisé intérieurement en cinq à huit loges «lui contiennent chacune deux ovules; cinq à huit stigmates courts, sessiles, légèrement échancrés. Le fruit est capsulaire, globuleux, déprimé, sillonné, divisé en cinq ou huit loges qui contiennent chacune deux graines, dont une avorte quelquefois. Ce genre a des affinités d'une part avec VEpistylimn de Swariz; de l'autre avec V Anisonema de Jussieu.
ScÊPASME A FECitLES DE Bois. Scepasi/ta Buxifolia. C'est un arbrisseau rameux, à feuilles petites, alternes, stipulacées, très -entières, inéquilatérales, glabres, à fleurs axillaires, pédonculées, munies de petites bractées, les mâles ordinairement géminées, et les femelles solitaires. De Java.
SCÈPE. Scepa, bot. Genre de la famille des Aolides-
mées, établi par le professeur Lindlcy, qui lui assigne pourcaraclères : fleurs dioïques; les mâles sont anienlacées; elles ont le périgone composé de quatre folioles trôs-pelites, membraneuses, imbriquées avant l'inHorescence;deux élamines libres, dont les filaments sont Irès-courls, cl les anthères à deux loges opposées et longitudinalement déhiscentes. Les Heurs femelles sont amassées en petites grappes axillaires; le périgone est à six folioles, disposées sur deux rangs : les extérieures entières, et les intérieures trilobées; ovaire libre, à deux loges, renfernjant chacune deux ovules accolés et attachés au sommet de la cloison; quatre stigmates sessiles et frangés.
ScÈPE VEiUE. Scepa vil/osa, Lindl.; Lepidoslachys r(V/osa, Wall. C'est un arbre dont les feuilles sont alternes, péliolées, coriaces, velues et accompagnées de stipules membraneuses, qui enveloppent les gemmes dans leur jeunesse. De l'Inde.
SCÉPINIE. Scepinia. bot. Genre établi par Necker, dans la famille des Synanthérées, tribu des Astérées de Cassini qui le place entre ses genres Ciinitaria etPteroi)ho> us ou Pleioiiia. C'esl en effet un démembrement (les Pteronia de Linné, et il est ainsi caractérisé : involucre ovoïde-oblong, composé de folioles régulièrement imbriquées, ai)pliquées, coriaces, arrondies au sommet, les Intérieures bordées d'une membrane scarieuse; réceptacle plan, alvéolé, à cloisons dentées; calalbide sans rayons, composée de fleurons nombreux, égaux, réguliers et hermaphroditesjcornlledontle limbe est divisé en cinq lanières longues, linéaires; anthères sans appendices basilaires; style à branches stigmatiqucs très-longues; ovaires obovoides, comprimés par les deux côtés, velus, surmontés d'uneaigrette de poils nombreux, inégaux, à peine plumeux. Ce genre se compose de plantes du cap de Bonne-Espérance, qui sont des arbustes très-petits, dont les tiges se divisent en l'ameaux opposés, garnis de feuilles également opposées, petites, ovales, lancéolées, et presque en forme d'écaillés. Les Heurs sont grandes, jaunes, terminales et sessiles au sommet des rameaux.
ScÉPiKiE DicDOTOME. Scepiiiia cliclioloma, ou Pteronia oiiposili/'olia , L.; Gaertn., de Fruct., 2, p. 408, (ab. 167. C'est un petit arbuste qui ne s'élève qu'à trois ou quatre pouces; ses rameaux sont opposés, dichotomes et divariqués; ses feuilles sont également opposées, petites, ovales-lancéolées, blanchâtres, un peu toraenteuses, comme pulvérulentes; les calathides, composées de Heurs blanches, sont grandes, terminales, sessiles; les squammes de leur péricline sont ovales, entières, un peu pubescentes au sommet. Du cap de B(jnne-Espérance.
SCEPIRANTHUS. bot. Le genre institué sous ce nom, par Graham , a été réuni au genre Coopena de la famille des Liliacées, précédemment publié par Herbert.
/'. COOPÉRIE.
SCEPSÉOTAME. Scepseotamus. bot. Genre de la famille des Rubiacées, institué par Chamisso, avec les caractères suivants; Heurs polygames, dioïques; les mâles ont le tube du calice très-court, soudé à un ovaire rudimentaire; le limbe supère et tronqué; corolle supère, liypocratérimorphe, avec le tube court, un peu renHé,
9 JlICT. DES SCIENCES NAT.
l'orifice velu, le limbeàcinq divisions largement ovales et fort comtes; cinq anthères linéaires, sessiles, incluses entre les divisions de l'orifice de la corolle; un rudiment d'ovaire infère; style inclus, poilu au sommet, qui est atténué; stigmate peu apparent. Les Heurs femelles ou hermaphrodites ont le calice et la corolle conformés comme dans les Heurs mâles; l'ovaire est infère, ù deux loges, renfermant chacune un ovule à dosconvexe, à face plane, inséré au milieu d'une cloison peltée; le style est cylindrique et court, le stigmate épais, prismatique, ù cinq angles. La seule espèce connue est un arbuste inerme, à rameaux nombreux et comprimés; les feuilles sont opposées; les stipules sont petites, interpétiolaires etentières. Les Heurs mâles sont ordinairement au nombre de trois, sessiles à l'extrémité des rameaux; les Heurs femelles sont solitaires. Du Brésil.
SCEPTRUM CAROLINUM. BOT. Espèce du geuie Pédiculaire. f^. ce mot.
SCEORA. BOT. Le genre établi sous ce nom, par Forskabl, est le même (jue VJvicennia, L.
SCHABAZITE. um. F. Cbabazie.
SCHACH. OIS. Espèce du genre Pie-Grièche. F. ce mot.
SCHACHAL. jiAM. Synonyme de Chacal, f. Cdien.
SCH^FFÉRIE. Schœfferia. bot. Genre de la Tétrandrin Digynie, L., établi par Jacquin [Plant. Amer., 239) et placé avec doute à la suite de la famille des Rhamnées. Voici ses caractères essentiels : Heurs dioïques par avortement; calice à quatre divisions profondes et obtuses, persistant avec le fruit et peut-être entièrement libre; corolle à quatre pétales alternes avec les divisions calicinales; quatre étamines opposées aux pétales ; ovaire biloculaire, surmonté de deux stigmates presque sessiles; baie sèche, bipartible, ou rarement uniloculaire par avortement; chaque loge monosperme; graine dressée, composée d'un albumen charnu, un peu huileux, et d'un embryon central droit et plan.
ScBiFFÉRiE FRrTEscENTE. Schœfferia frutescens, Jacq., toc. cit., ou Schœfferia compléta, Swartz, Flor. Ind., 1 , p. 527, tab. 7, fig. A. C'est un arbrisseau à rameaux glabres, garnis de feuilles alternes, elliptiques, et à Heurs blanches, petites, groupées dans les aisselles des feuilles. Cette plante croit dans les Antilles et sur le continent américain, principalement à Saint- Domingue, à la Jamaïque, à Carthagène, et dans la république de Colombie.
SCHAL oc SHAL. pois. F. PiaÉLODE.
SCHAKGINIE. Sclianginia. bot. Genre de la famille des Chénopodées, tribu des Suédinées, établi par Meyer, qui lui assigne pour caractères : fleurs polygames et bractéolées. Les hermaphrodites ont le tube du calice urcéolé, à cinq divisions; cinq étamines insérées au milieu du calice; styles réunis; deux ou trois stigmates distincts, subulés, étalés et papilleux; ovaire infère; fruit enveloppé inférieurement par le tube du calice et nu supérieurement; péricarpe libre et sec, étroitement réuni au tube du calice; semence verticale, lenlicularipyriforme,subrostellée;son tégument est double: l'extérieur crustacé; albumen nul; embryon piano-spiral, un peu cylindrique. Les Heurs femelles ressemblent
s C II
aux liermapliroililes, mais elles sont dépourvues d'élamines fertiles.
ScBANGiriiE A FEUILLES Dilm.Scliaiigùiia Linifolia. C'est une plante herbacée, dressée, à feuilles touffues, planiuscules, linéari-lancéolées, aiguës; ù lleurs agglomérées prcs(|ue en épi. Des monts Altaï, en Arabie.
SCHASMARIA. bot. (Lichens.) Acliarius a donné ce nom à la troisième section de son genre Céi\omyce; elle ne renferme qu'un fort petit nombre d'espèces ([ui se différencient des autres par un thalle foliacé, supportant des apothécies scypiformes, fistuleusus, dilatées vers leur partie supérieure, et dont l'orifice n'est point fermé par une membrane. Ces Lichens rentrent dans le genre Scyphophore. f^. ce mot.
SCliAUÉlilE. Schaueria. bot. Ce genre a été créé liar Nées Van Esenibeck et placé dans sa famille des Acanthacées; il a pour caractères : calice à cinij divisions égales, oblongues et sétacées; corolle bilabiée, ù lèvres égales : la supérieure étroite, compli(iuée, recourbée et bidentée à l'extrémité, l'inférieure Iripartite; deux étaraines à deux loges égales, parallèles, subdivergentes à la base qui est obtuse; connectif rétréci; ovaire stipité, à deux loges renfermant un ovule. Le fruit est une capsule rétrécie depuis la base jusque vers le milieu, déprimée, et alors stérile, souvent comlirimée et fertile, à deux graines discoïdes, suspendues à un rétinacle.
ScnABÉRiE CALTCOTRiceE. Schaueiia calxcoliicha, Nées; Justicia cafxcoln'clia, Hooker. C'est un arbuste à rameaux articulés, garnis de feuilles opposées, oblongo-lancéolées, acuminécs; les Ueurs sont jaunes, réunies en panicule terminale. Du Brésil.
SCHAWlIi. poLVP. et BOT. Poui' Sbawia. F. ce mot.
SCHEDONORUS. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Palisot-Beauvois (/lyrostogr., p. 99, tab. 19, fig. 11) et composé d'espèces qui étaient placées par les auteurs parmi les Fesluca, Biomus et Poa. De tous les genres qui ont été proposés par Beauvois, le Schedonorus est un des moins naturels; le plus grand nombre de ses espèces sont de véritables Fesluca.
SCHÉELIN. MIN. C'est le nom que les minéralogistes ont adopté pour désigner le métal appelé Tungstène par les chimistes, et dont la découverte est àue à l'illustre Schéele. Ce métal est d'un gris blanchâtre, qui ressemble beaucoup à la couleur du Fer; il est très-dur, et sa pesanteur spécifique est d'environ 17. On ne l'obtient que très-difficilement à l'état métallique, et seulement sous la formede globulesou de petites aiguilles. Chauffé dans une petite capsule, il prend feu, et se convertiten Acide tungstique d'une belle couleur jaune. Cet Acide est insoluble dans l'eau; il forme avec différentes bases salifiables des combinaisons salines appelées Tungstates. Trois de ces combinaisons existent dans la nature, et composent un genre auquel ou a conservé le nom de Schéelin, admis par Werner et Hauy. Ces trois combinaisons sont : le Tungstate de Cliaux, ou Schéelin calcaire; le Tungstate de Plomb, qui a été mentionné à l'arlicle Plomb (A', ce mot); et le Tungstate double de Fer et de Manganèse, ou le Schéelin feiiuginé. Le caractère commun des minerais
de Schéelin est de donner jiar la fusion avec le carbonate de Soude un Sel solublc, qui laisse précipiter une poudre jaune, lorsqu'on le fait bouillir avec l'Acide nitrique.
1. ScnÉELiN CALCAIRE, Tuugstate ou Schéelate de Chaux, Schwcrslein, W.; Schéelite, Brong. et Beud. Substance d'un aspect lithoïde, ordinairement blanche ou jaunâtre, d'un éclat assez vif, un peu grasse à l'œil et au toucher, et remarquable par sa pesanteur. Elle est transparente ou translucide, et présente souvent une structure laminaire, dont les joints conduisent à un octaèdre à base carrée. L'incidence des faces adjacentes sur les deux pyramides est de I.ÏO» 20', suivant IlaUy, et de 128o 40', d'après Phillips. Sa pesanteur s|)écifique est de 0,07; sa dureté est supérieure ù celle du Spath fluor, et inférieure à celle de la Chaux phosphatée. Elle est composée d'un atome de Chaux et de deux atomes d'Acide tungstique; ou en poids. Acide tungstique, 81; Chaux, 19 (Berzélius). Le Schéelin calcaire s'est toujours offert en cristaux implantés, ou en petites masses ci istalliues, engagées dans les roches de (lions des terrains primordiaux, et principalement dans les dépôts slanniféres. Ses formes cristallines se réduisent à deux variétés : un octaèdre à base carrée, de 107" 26', provenant de l'octaèdre primitif Ironqné sur ses arêtes culminantes (var. unitaire, U.), et la combinaison de l'octaèdre fondamental avec le précédent (var. dioclaèdre. H.). Ce minéral est peu répandu : on l'a trouvé dans la Pegmatite, où il accompagne l'Étain et le Schéelin ferruginé, au Puy-les-Vignes, près de Saint-Léonhard, dans le département de la Haute- Vienne; dans les mines d'Élain de Saxe, de Bohême, du Cornouailles, etc.; dans les mines de Fer du terrain de Gneiss, à Bipsberg et Riddarhytlan en Suède; dans les filons bismutifèrcs , à lluntington , en Connectlcul.
2. Schéelin ferruginé, appelé vulgairement /f'o!fram, Tungstate de Fer et de Manganèse. Substance noire, très-pesante, ayant un éclat qui, sous certains aspects, approche du métallique; une structure trèssensiblement laminaire, qui mène à un prisme droit rectangulaire, pour forme fondamentale. Les trois côtés de ce prisme sont entre eux comme les nombres 12, G et 7 (IlaUy). L'un des clivages latéraux est beaucoup plus net que l'autre; celui qui est parallèle à la base est à peine sensible. Ce minéral est plus dur que le Feldspath; sa jjesanteur spécifique est de 7,.î. Seul, il est infusible au chalumeau; mais il se dissout dans le Borax en manifestant les couleurs caractéristiques du Fer et du Manganèse. Il est soluble à chaud dans l'Acide UHiriatiqne, et laisse précipiter une poudre jaune qui est de l'Acide tungstique. Suivant Berzélius, il est formé de trois atomes de Tungstate de Fer, et d'un atome de Tungstate de Manganèse; on en poids, de Fer, 17; Manganèse, C; Acide tungstique, 77. II se présente souvent en cristaux assez volumineux, dont les formes se rapportent généralement à un prisme rectangulaire légèrement modifié sur ses arêtes et sur ses angles solides; on le trouve aussi en masses amorphes, à structure laminaire. Son principal gisement est dans la Pegmalite, où il accompagne l'Étain oxydé.
le Scliéelin calcaire, les Béryls el les Topazes ( à Oilontscliélon, en Daouiie); Oii le reiiconlie aussi dans le Gneiss, à l'ile de Uona, une des Hébrides; el dans les roches alpines, au Saint-GoUiard.
SCHÉELITE. am. (^ . ScnÉEiiN calcaire.
SCHÉEUTINE. Ml». Même chose que Plomh lungslalé. y. Plodie.
SCUEFFLERA. BOT. Ce genre, élabli par ForsUr. a été réuni par Kunlh à VAralio, malgré son fruit capsulaire à huil ou dix loges.
SCUÉIIÎERITE. MIN. Substance cristalline, trouvée dans une couche de Lignite aux environs de Saint Gall. Elle est fusible à la température de 06» et répand alors une odeur cmpyreumatique; à une température plus élevée et avec le contact de l'air, elle s'enflamme et brûle sans laisser de résidu; elle est soUible dans l'Alcool. Stronieyer pense que c'est une combinaison de Carbone et d'Hydrogène, analogue à la KapliUiline.
SCUEl-AMERIA. BOT. Heister nommait ainsi un genre de Crucifères, qui est cité par Adanson comme synonyme de son Leucoium ou Cheiraiithus de Linné, genre aujourd'hui partagé en deux, savoir : le Cheitaitlhvs et le AJalliiola. V. ces mois.
Un autre genre Schelameria a été formé par Muncli aux dépens du genre Carex. Si ce genre nouveau est adopté, il faudra nécessairement en changer le nom.
SCHELUAHMERA. BOT. Genre de l'Hexandrie Monogynie, L., élabli par R. Brown {Pioilr. Flor. Nov.- J/olland., p. 27Ô) qui l'a placé dans la famille des Mélanthacées ou Colchicacées, malgré le caractère que présente sa capsule, et malgré son port qui le rapproche de VUvHlaria. Voici ses caractères essentiels : périanthe pélaloïde. campanule, caduc, à six folioles égales, onguiculées, roulées en dedans pendant l'estivalion; étamines au nombre de six, insérées à la base des folioles, à anlhères extrorses; ovaire à trois loges polyspermes, surmonté d'un seul style et de trois stigmates recourbés; capsule à trois loges et à autant de valves qui portent les cloisons sur leur milieu; graines nombreuses, ventrues. Ce genre se compose de deux espèces qui croissent à la Kouvelle-Hollande et que R. Brown a décrites sous les noms de Schelhammeia undi(lata,el Schelhammeia m iilliflora. Celle dernière espèce est fort différente de la première, et pourrait deveniile type d'un nouveau genre. Cesont des plantes lierbacées, vivaces, à racine fibreuse, à tige presque ligneuse à la base, simple ou divisée, anguleuse, garnie de feuilles un peu larges, marquées de nervures amplexicaules on un peu pétiolées. Les Heurs sont terminales, solitaires ou agrégées, dressées, rouges ou blanches, à anthères purpurines. Les pédoncules sont nniflores, dépourvus de bractées, et non articulés avec la fleur.
SCHELVERIA. bot. La piaule décrite par Nées d'E- .'embeck sous le nom de Schelceria aigula, a été réunie par Martius au genre A ugelonia , et nommée Jngelonia piocumbens. V. Angélonie.
SCHEMBRAVALLl. BOT. Rliéede a décrit et figuré sous ce nom malabare une plante que Linné a citée comme .synonyme de son Vilh Inilica. l'. Vigne.
SCHÉNANTHE. Pour Schœnanihe. y. ce mol.
SCHENODORUS. dot. y. Scbedoîsords.
SCUEPEIv. MAU. y. ÉctREL'IL SUISSE.
SCHEPPERIE. Sche/ipena. bot. Le genre élabli sous ce nom par Necker, a été adopté par De Candolle {Proilr. Sxst. vcgct., i, p. 245) qui l'a placé dans la famille des Caparidécs, et l'a caractérisé ainsi : calice à quatre sépales ouverts; corolle à quatre pétales; torus allongé; huit étamines insérées autour du lorus, raonadelphes,libresau sommet; nectaireconcave, situé à la base du torus; silique charnue, stipilée et accompagnée du calice persistant. Ce genre est fondé sur le Cleome juncea, L., Suppl.; Maciomenim junceum , Burchell, Voyage, i, p. 388 et 492. C'est une plante privée de feuilles, ou pourvue de feuilles extrêmement petites et caduques. Elle croît au cap de Bonne-Espérance.
SCHERMANS oc SCHERMAUSS. mam. y. Campagnol Rat d'eau.
SCHETCR. y. Dromadaire au mot Chameau.
SCHEUCHZEKIE. Scheiichzeiia. bot. Genre autrefois placé dans la famille des Joncées, de Jussieu, transporté par Venlenat dans celle des Allsmacées et dont le l)rofesseur Richard a fait un des types de sa nouvelle famille des Juncaginées. Voici les caractères de ce genre : le périanthe est à six divisions profondes et égales; les six étamines attachées à la base du périanthe ont leurs anthères très-longues ; les ovaires varient de trois ù six, qui sont réunis au centre de la fleur; ils sont chacun à une seule loge et renferment deux ovules dressés. Les fruits sont des capsules légèrement cohérentes entre elles par leur base, ovoïdes, presque globuleuses et renflées; elles contiennent chacune une on plus souvent deux graines dressées. Celles-ci sont dépourvues d'endosperme.
ScHECCBZERiE DES MARAIS. Scltetichzeiia paliistiis, L.; Lamk., 111., lab. 288. Plante vivace, ù racine rampante, qui pousse plusieurs tiges simples, hautes de six à huit pouces, portant des feuilles subulées, engainantes, roulées en gouttière. Les fleurs sont petites, verdàtres, pédonculées, formant une sorte de petite grappe terminale. Cette plante croît dans les marais tourbeux du nord rie l'Europe.
SCHIDON'5roUE.5'f/iî'</o>y-c/i"«. INS. Coléoptères pentamêres; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Bracliinides, institué par ICIug, qui lui assigne pour caractères : tête rétrécie brusquement en arrière; corselet de la largeur de la Icle, un peu aplati et moins large que long; élytres débordant un peu le corselet en largeur, assez allongées et convexes, s'élargissant vers l'extrémilé qui est arrondie; crochets des tarses divisés en deux dans la moitié de leur longueur. Ce genre ne comprend encore qu'une seule espèce.
ScHiDONVQUE DU BRtsji.Schùloiixchus Brasilietisis, Klirg. Elle est d'un jaune lestacé, avec la tête et le corselet d'un brun marron; ses élytres sont entourées d'une bande brune, qui se prolonge sur la suture, jusqu'aux deux tiers, où elle va rejoindre lé bord extérieur. Les stries des élytres sont formées de points. Taille, cinq lignes. Du Brésil.
SCHIEDÉE. Schiedea. bot. Genre de la famille des Caryophyllées, tribu des Alsinées, et de la Décandrie