‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 78 sur 103 · S C II · texte numérisé non relu

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rain houiller, en Thuringe et aux environs d'Autun.

Schiste calcarifère, le Caischiste.

ScnisTEcoMMDN, luisant ou siil)luisant,HaUy; le Thonschiefer des terrains primitifs ou intermédiaires.

Schiste coTicui.E,le ir'elzschiefer, on la Pierre à rasoir; variété de Pliyllade ou de Schiste argileux intermédiaire, qui est plus compacte et plus dure que les autres, et dont la texture est moins fenillelée. La Pierre à rasoir, i|ue l'on trouve dans le commerce, est formée de deux couches superposées, l'une jaune et l'autre noirâtre; elle vienl de Vieil-Salm dans les Ardennes. La Pierre à lancette, qui est d'un gris verdàtre, vient d'Allemagne.

Schiste cuivreux, le Schiste bitumineux.

Schiste a dessiner, l'Auipélite.

Schiste ferrugipieiix, Brong.; un mélange de Schiste argileux et de Fer oligiste, que l'on trouve à Cherbourg.

ScnisTE GRAPHIQUE, le Zeichenschiefer. V. Ampéiite.

Schiste grossier, le Schiefeilhon ou l'Argile schisteuse des terrains houillers, le Schiste arénoïde de Cordier. f^. Argile scuistoïde.

Schiste happakt, ou Klebschiefer , l'Argile happante.

Schiste ikflamjiacle, le Schiste bitumineux.

Schiste impressidnivé, l'Argile schisloïde.

Schiste luisaî^t, un Schiste homogène, lisse, sans parcelles visibles de Mica; sa couleur varie du jaune au vert, du brun au grisâtre.

Schiste marneux, un Schiste mélangé de parties calcaires, et qui se rapproche des Marnes proprement dites; il est d'un blanc-jaunâtre sale, rougeâtre ou brunâtre. Il renferme entre ses feuillets de nombreux débris de Poissons. On le trouve à Pappenheim; au mont Bolca, près de Vérone.

Schiste jiarno-bitdmineux, le Schiste bitumineux.

Schiste de Menât, une variété d'Argile endurcie, mélangée de Bitume, que l'on trouve à Menât en Auvergne, et qui est inflammable comme le Schiste bitumineux. Cette variété est intéressante, parce qu'en la chauffant en vases clos, on obtient une terre noire végétale, qui a été proposée pour remplacer le noir animal dans la clarification du sucre.

Schiste micacé, le Micaschiste.

Schiste novaculaire, H., le Schiste colicule.

Schiste onix, une sorte de Calcédoine, qui présente plusieurs couches de diverses couleurs. On l'emploie pour la taille; il produit d'assez jolis camées.

Schiste a polir, le Tripoli.

Schiste polissant, l'Argile feuilletée.

Schiste siliceux, Brong.; un mélange de Schiste argileux et deSilice, distinct du Phtanite, et que l'on trouve dans quelques parties du ThUringerwald.

Schistes tabulaire et tégulaire, l'Ardoise.

Schiste tripoléen, II., un Schiste à polir. K. Tripoli.

SCHISTIDlUM.BOT.(/l/oMsses.)Brideladonnécenom au genre désigné par Hedwig sous celui i'Anyctangium, nom qui a été conservé par Hooker et par quelques auteurs; d'autres, au contraire, ont donné le nom

à' Anyctangium au genre qui comprend VAnxctan. giiim aquaticmu ou Heilwigia aquatica d'Hedwig et de nooker, et ont appliqué celui d'Hcdwigia au genre Aiiyclangimn ou Schi'slidi'um de Bridel.

Le nom d'Hedioigia étant déjà appliqué à un genre de plantes phanérogames, on doit l'exclure de la famille des Mousses, et dans ce cas on doit peut-être adopter l'opinion de Bridel et d'Hoinschiicli. en donnant le nom de Schislidium au genre (|ui a pour type le Gymnostomum ciliatum, et le nom d'Jiiyclaiigiinn à celui qui est fondé sur le Gymnoslomum aqiialiciim. Le caractère du Schistidium est indiqué à l'article AnVc- TANGiE. y. ce mot.

SCIIISTOCARPHA. bot. Le genre de la famille des Synanthérées. auquel Lessing a donné ce nom, ne diffère pas du genre Peiyitietiiuin de Schrader.

SCIIISTOPIiRAGME. Schistophiagmn. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, institué par Bentham, avec ces caractères ; calice à cinq divisions; corolle hypogyne, tubuleuse, avec son limbe bilabié, dont la lèvre supérieure est courtement bifide, et l'inférieure à trois divisions planes; quatre étamines insérées au tube de la corolle et toutes fertiles, didynames, incluses,les postérieures plus courtes; anthères biloculaires, rapprochées par paire et libres, ayant leurs loges discrètes et parallèles; ovaire bilocula ire; placentairesmultiovulés, disposés de chaque côté d'une cloison médiane; style simple; stigmate entier et dilaté; le fruit est une capsule linéaire, siliquiforme, un peu comprimée, bisillonnée,biloculaire, à deuxvalves en bateau; cloisons placentifères, libres et (larallèles au sommet qui est bifide; plusieurs semences oblongues et libres. La seule espèce connuejiisqu'ici est une petite plante herbacée, haute de deux pouces environ, à tiges iéiragones et rameuses, garnies de feuilles opposées, pennatiseclées, à segments linéaires, entiers ou incisés; pédoncules axillaires, couits, unillores, sans bractées. Du Mexique.

SCIIISTOPHYLLUM. BOT. Le genre de Mousses institué sous ce nom, par Palissot de Beauvois, et appartenant à la famille des Bryacées, a été réuni au genre Fissidens, d'Hedwig.

SCHISTOSTEGA. noT. ( l/o(mes.) Ce genre singulier fut établi par Weber et Mohr pour la plante découverte par Dickson et figurée par cet auteur sous le nom de Miiitiiii osHiundaceum (Fasc. Crypt. 1, lab. 1, fig. 4); Il a été considéré par Hedwig comme un Gymnosto- H( H wi, mais tous les auteurs modernes ont généralement adopté le genre Schislostega. Cette jolie petite Mousse, de quelques lignes seulement de haut, a une tige simple portant de petites feulileslancéolée$,dlsposéessur deux rangs et ressemblant à une feuille pinnéede Fougère; la capsule est portée sur un pédicelle très-fin et terminal; elle est presque globuleuse; son ouverture est nue, recouverte par une coiffe entière et tronquée à sa base, en forme de cloche; l'opercule, suivant Hedwig et Mohr, sedivise en lanière du centre à la circonférence, et tombe ainsi par lambeau; au-dessous II n'existe aucun péristome; suivant Hornschuch, l'opercule manque complètement, et la membrane à laquelle on donne ce nom, est analogue au périslome ou ù celle qui ferme l'orifice de l'urne, dans les genres Leploslomitm et /Jyiiienoslo-

muni. Celle dernière opinion parait tiès-probahic, et peut-être l'opercule se ilélaclie-t-il de lr(is-l)onne heure, et resle-l-il adhérent au fond de la coiffe. On a remarqué sur celte planle uu fait fort singulier, c'est ipie ses feuilles, dans les grollesoil elle croit, répandent une lueur assez vive. On a observé celte espèce en Allomagne cl en Angleterre.

SCHISTOTÉPUIER. Schislotephium. BOT.Genre établi par Krebs, dans la famille des Synantliérées, tribu (les Sénécionécs. Caractères : capitule mulliHorc, liélérognnie, à Heurs du rayon ligulées et femelles; réceptacle dépourvu de paillelles; coiolles du rayon à languette iirolondément bifide, ;"! tube Irès-coiirt et fendu; stigmates conformes; akènes du layon sans ailes, longuement velus; ceux du disque sont stériles et glabres.

ScniSTOTÉPBIER FLABELLIFORME. Scln^lolephilllll fla-

bclliforiiie, Krebs. C'est un aibusle lomenleu.'i, ii feuilles deltoïdes à leur base, tronquées et déniées au sommet; les fleurs sont jaunes, petites, discoïdes et disposées en corymbe terminal simj)le. Du cap de Bonne- Espérance.

SCHISTURE. Scliis/inHS. int. Dans son Histoire des Enlozoaires , Rudolpbi avait désigné sous ce nom un genre de Vers inlcsliiiaux, d'après ce qu'en avait dit et ligure Redi (Anim. viv., p. 168 et 249, lab. 20, fig. 1-4) <iui avait trouvé une vingtaine decesVers dans l'estomac de VOrlhragoriscus Mola. Rudolpbi a eu depuis occasion de retrouver le même Ver dans un Poisson semblable, et il a reconnu que c'était un Distome à pore venlral pédoncule, qu'il a nommé D. Nigiosfaviim, et non un animal à organisation paradoxale, comme on pouvait le croire d'après la description et les figures de Rédi, qui s'était méi>ris dans la désignation des organes de ce Ver.

SClilSTUS. MIN. y. Schiste.

SGHIVERECKIE. Schicereckia. noT. Genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliculcuse, élabli par Andrzeiowski , et publié par De Candolle ( '■>■«». Fegel. nnl., 2, p. 500) qui l'a ainsi caraclérisé : calice un peu ouvert, égal à la base; corolle à pétales oliovoïdes,oblongs;six élamines dont deux plus courtes soûl filiformes, les quatre plus grandes membraneuses, pourvues d'une dent; style court, terminé par un stiginale capilellé; silicule ovée, à valves convexes, déprimées sur leur milieu longitudinalement, un peu solides cl obtuses; huit à dix graines dans chaque loge, placées sur deux rangs, légèrement comprimées, non bordées; cotylédons elliptiques, accombants. Ce genre, qui est plaeé dans la tribu des Alyssinées, ne se compose que d'une seule esjièce, Scliiferechiii Podolica, Andrz. et DC, loc. cit.; Delessert, Icon. sélect. 2, tab. 36. C'est une herl)e vivace, «pii a le port d'un ^lyssum ou d'un JU/oia. Elle est couverte d'une pubescence de poils étoiles; ses feuilles radicales sont disposées en rosette, ovales-oblongues, dentées; les caulinaires peu nombreuses, spssiles, presque amplexicaules. Les fleurs sont blanches, disposées en grappes terminales. Les ovaires et les silicules sont couverts de poils mous, .fins, serrés et blanchâtres. Cette plante croit dans la rodolie, la Volhinie et les monts Ourals en Sibérie.

SCUIZACIIYRIER. Schizachyrimn. bot. Genre de la famille des Graminées, institué par Nées Van Esembcck et Alartius, pour une planle du Brésil, qui leur a offert pour caractères distinctifs : épis géminés, disticbo-allernessur un axe arliculé : les uns sessiles et biflores, les autres pédicellés, faibles et maigres; les deux glumes des épis parfaits, égales, les aulres allernativcment uninervurées; l'une et l'autre fleurette univalves, à valvules membraneuses : la supérieure hermaphrodite, ayant sa valvule divisée presque dès la base en deux parlies rigides, et la soie lortillée el géniculée dans son milieu; l'inférieure neuire ou mâle, avec sa valvule etilière, roulée el pointue; lodicules collatérales, linéaires, bidentées, crassiuscules; stigmates aspergillifiirmes; caryopse libre; épilletspeu apparents, subulés, mutiques ou sétigères, quelijuefois complets, d'aulrcs fois à deux glumes, à deux Heurs univalvulces.

SCHIZyEA. DOT. y. ScaizÉE.

SCHIZAiNDRE. Scinzandra. bot. Genre de la Monœcie Penlandrie, fondé par L.-C. Richard (m Mich. F/ur. Boreali-jdmeiic, ii, p. 18) et ainsi caractérisé : fleurs monoïques; le calice est à neuf sépales disposés sur trois rangs, chai|ue rangdetrois sépales presquearrondis et caducs, les intérieurs plus petits et pétaloïdes. Il n'y a point de corolle. Les fleurs mâles ont des anthères presque sessiles, connées par le sommet, au-dessus des loges, contignës par le bas et séparées par de simples fentes. Les fleurs femelles offrent plusieurs ovaires agrégés autour d'un réceptacle oblong, terminés par un stigmate court. Le fruit se compose de baies inégalement ovoïdes, disposées en une sorte d'épi, et renfermant chacune une seule graine ovale-oblongue, ayant l'embryon dressé, renfermé dans un albumen charnu et verdàlre; la radicule est oblongue et cylindrique; les cotylédons sont ovales et appliciués. Ce genre a été considéré comme voisin des Ménispermées, par Richard et Michaux. De Candolle (ijsf. Regn. vegel., i, p. 544) l'a aussi placé à la fin de cette famille dont il s'éloigne par le nombre quinaire de ses élamines qui ne cadre pas avec le nombre lernaire des sépales, et aussi par la disposition en é|)i de ses baies le long d'un réceptacle allongé. Ces différences ont déjà paru assez graves à Blume, pour autoriser rétablissement d'une famille nouvelle.

SCBIZAKDRE A FLECRS ÉCARLATES. Schizandia COC-

cinea, Michx., loc. cit., lab. 47. C'est nn arbrisseau dont les tiges sont rameuses, souples, grimpantes et glabres; les rameaux naissent d'un bourgeon écailleux. Les feuilles sont ovales, lancéolées, acuminées, rélrécies à la base, entières, glabres, un peu épaisses, portées sur des pétioles courts et grêles. Les fleurs ont leur calice d'une belle couleur écarlale, el sont disposées sur un pédoncule axillaire, long, grêle et filiforme, quelquefois réfléchi; les mâles sont en grappe courte ; les femelles sont solitaires à l'extrémité du pédoncule. Celte piaule croit dans les forêts ombragées de la Caroline et de la Géorgie.

SCHIZANDRÉES. Scliizandreœ. bot. Blume a proposé sous ce nom l'établissement d'une petite famille inlermédiaire entre les Amonacées et les Ménispermées. Elle comprendrait les genres Schisandra el Sarco.

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carpon. De Candolle (Syst. f^eget., i, p. 543) n'en avait fait qu'une simple section des Ménispermées.

SCtlIZANGIDM. BOT. Le genre, institué sous ce nom par Barlling, dans la famille des Rubiacées, ne diffère aucunement du genre Milracarpum, précédemment publié par Zuccharini. f^. MiTRACARrE.

SCHIZANTHE. Schfzanthus. bot. Ruiz et Pavon {Proilr. Flor. Peruv., p. 4) ont fondé sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Scropliularinées, et que les auteurs systématiques ont placé tantôt dans la Didynamie Angiospermie, tantôt dans la Diandrie Monogynie, L. Ce genre offre les caractères suivants : calice profondément divisé en cinq parties ohlongues, linéaires et persistantes; corolle bilabiée, ayant un tube court, comprimé; la lèvre supérieure à cinq divisions irrégulières, plus ou moins profondes et incisées; la lèvre inférieure à trois divisions linéaires, courbées en faux, celle du milieu en carène; deux élamines fertiles, insérées sur la lèvre inférieure; deux autres étamincs rudimentaires, stériles, placées sur la lèvre supérieure; ovaire oblong, surmonté d'un style un peu plus long que les élamines, et terminé par un stigmate blanchâtre; capsule oblongue,biloculaire, renfermant plusieurs graines réniformes. Ce genre se compose de plusieurs belles espèces qui croissent au Chili et qui ont été introduites depuis 1823 dans les jardins d'Europe.

ScHizANTE Mht.Schizanthus pinnatus, R. et Pav., FI. Peniv., I, p. 13, lab. 18; Bot. magaz., n» 2404. C'est une plante herbacée dont la tige se divise en rameaux couverts de poils glanduleux. Ses feuilles sont pinnées, à pinnules pinnalifides, et ù folioles inégales : les plus grandes denliculées, les plus petites entières. Les fleurs sont roses, mélangées de violet, solitaires sur des pédoncules axillaires, et accompagnées à leur base de deux folioles ou bractées dont Tune est entière et l'autre incisée. Le Schizantlius pom'gens , Hooker, Exot. Flora, n» 86, diffère de la précédente espèce en ce qu'il est plus grand, plus branchu et plus divariqué. Les fleurs ne sont pas toujours uniques sur le pédoncule, mais il y en a trois ou quatre sur des pédicelles formant une petite panicule. La forme des feuilles et la couleur des fleurs sont trop sujettes à varier dans celte espèce ainsi que dans l'autre pour qu'on puisse s'en servir comme de caractères distinctifs.

SCHIZANTHES. bot. Havvordt a formé sous ce nom, dans le genre Hyacinthe, une section dont le Hyacinthes orientalis est le type.

SCIIIZASPIDIE. Schizaspidia. ipis. Hyménoptères; genre de la famille des Pupivores, tribu des Clialcidites, établi par Westwood , avec les caractères suivants : antennes courtes, épaisses, de treize articles dont les deuxième et troisième presque égaux, les suivants dentelés. Écusson grand, prolongé sur l'abdomen et fourchu à l'extrémité; abdomen un peu plus grand (jue le corselet, j)lan en dessus, attaché au corselet par un pédoncule dont la longueur égale le tiers de celle de l'abdomen.

ScHizASPiDiE FOURCHUE. 5c/iîsa«/)W/a/'«rc//l3r, West. Son corps est bronzé; la partie antérieure du corselet est striée transversalement; les côtés de l'écusson sont sillonnés longitudinalemcnt; l'abdomen est bleu à sa

base, fauve à l'extrémité; antennes et pieds roussàlres; une tache subsligmalicale aux ailes. Taille, deux lignes et demie. Du Bengale.

SCHIZASTER. zoom. Agassiz a donné ce nom à un genre d'Échinides de la famille des Spatangues, dont les caractères dislinctifs consistent dans un disque cordiforme, très-élevé en arrière, un sillon bucco-dorsal long et très-profond; quatre aulres sillons au sommet dorsal, profonds et étroits, où sont cachés les ainbulacres. Agassiz a décrit deux espèces : l'une vivante, qu'il a nommée Schizasleratiopus, l'autre fossile, à laquelle il a donné le nom de Schizasler studeri. On Irouve celle-ci dans le calcaire tertiaire d'Ilalie.

SCHIZÉE. Schizœa. bot. (Fougères.) Smith a désigné ainsi un des genres les mieux caractérisés de la famille des Fougères, genre confondu jusqu'alors avec les Acrosliques. Aucun autre parmi les Fougères n'a un port aussi singulier : la fronde simple ou dicholome est linéaire, sans véritables pinnules, et porte seulement à son extrémité des divisions linéaires rapprochées, formant des sortes d'épis. Ces divisions portent sur leur surface inférieure des capsules sessiles en forme de toupie, terminées par un disque formé de stries rayonnantes; ces capsules sont disposées sur deux rangs, et en partie cachées par les bords repliés des folioles qui les supportent. On voit que ce genre appartient à la tribu des Osmondacées et au même groupe que les genres Mohria, Lygodiiim, Anémia, et qu'il est bien différent par conséquent de VAcrostichum; aussi plusieurs botanistes ont eu presque simultanément l'inlenlion de l'en séparer. Bernhardi en avait fait son genre Ripidium, Richard le genre Lophiditim, et Wirhel lui a donné le nom de Belvisia. On connaît au moins quinze espèces de ce genre, la plupart des régions inlertropicales ou australes. Une espèce seule est remarquable par sa position géographique, c'est le Schizea ptisilla, découvert aux environs de New-York et jusqu'à l'île de Terre-Neuve, d'un côté, tandis que Gaudichaud l'a retrouvé aux îles Malouines. Cette espèce habite par conséquent les climats les plus froids des deux hémisphères, et fait exception à la distiibution générale de ce genre.

SCHIZIE. Schizia. iNS. Genre de l'ordre des Homoptères, famille des Cicadaires, établi par Delajjorte avec ces caractères : antennes insérées sous la télé, composées de trois articles, dont les deux premiers un peu arrondis, le troisième allongé, terminé par une soie; lèle large, avancée, bifide en avant, transversale; yeux latéraux, assez saillants; rostre long, atteignant la base de la troisième paire de patles; corselet presque carré, élargi en arrière, aux angles postérieurs, prolongé et arrondi en dessus de l'écusson; celui-ci trîangulaiie, allongé, assez grand; pseudélylrcs longues, disposées eu toit; abdomen large, court, fendu longiludinalenient dans les femelles ; pattes moyennes, sans dentelures, les postérieures longues: tarses de trois articles, le troisième assez long; crochets très-larges.

ScHiziE DE Serville. Scllizia Servillei, Delap. 11 est d'un brun châtain clair, la tête a une bande transverse noire ; deux ocelles sous la partie inférieure de la lête ; corselet finement granuleux, avec quatre bandes Ion-

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j;ilmlinales hiunes; pseudélylres liyalines, nervurées el léliculées; jambes annelées de noir. Taille, quatre à cinq lignes. Du Brésil.

SCHlZOdNA. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Smilli, pour une planle de la famille des Polypodiacées, a élé reconnu par l'auleur lui-même comme ne ilevanl former qu'une seclion du genre Cyathea.

SCHIZOCARPE. Schizocarpum. bot. Genre de la famille des Cucurbitacées, établi par Schrader, qui le dislinguepar lescaractèressuivants : fleurs monoïques; les mâles ont le calice divisé en cinq dents, la corolle infundibuliforme, le limbe étalé, à cinq lobes; le nectaire formant une glandule au centre de la fleur; trois élamines à filaments libres, à anthères cohérentes. Les fleurs femelles ont un calice semblable à celui des fleurs mâles; le tube de la corolle est fermé à sa base par des écailles; la glandule du nectaire entoure la base du style. Le fruit consiste en une pomme ou pepon à six loges; il est polysperme, déhiscent par la base en plusieurs valvules cohérentes au sommet. La seule espèce admise jusqu'ici dans ce genre, est originaire du iMexique.

SCHIZOCARYE. Schizocaija. bot. Génie de la famille des Onagraires, établi par E. Spach, qui le caractérise de la manière suivante : lube du calice allongé, un peu arqué; corolle composée de quatre pétales égaux, dépassant ordinairement les découpures du limbe calicinal; anthères elliptiques, attachées par le milieu; <luelquefois elles sont linéari-oblongues el alors le point d'attache est un peu plus bas que le milieu; ovaire à une seule loge, renfermant quatre ovules susceptibles d'avortement; il est ovale, un peu comprimé, marginé, convexe d'un côté, plan de l'autre et marqué de trois nervures. Le fruit est une noix lisse, renfermant de une à quatre semences soutenues par un stii)e trèsépais et obconique; ces graines alîectent une forme tétiagone ou pyramidale, sillonnée; elles ont au sommet quatre petites dents aiguës.

E. Spach a donné le nom de Schizocaiya micrantlia et Dummoiidii aux deux espèces qu'il est parvenu :"i déterminer; elles sont toutes deux originaires du Texas, au Mexique.

SCHIZOCÈRE. Schizoceriis. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section desTérébrans, familledes Porte- .Scies, tribu des Tenthrédines, établi par Latreille(Fam. liât, du Règne Animal), et différant des Tenthrèdes pioprement dites par ses antennes qui sont fourchues. Lis autres caractères de ce genre sont ; antennes multlarticulées, celles des mâles toujours divisées en deux, après le second article, ayant une rangée de cils; leurs articles sont distincts; celles des femelles sont en massue allongée; ailes supérieures ayant une cellule radiale grande et sans appendice; jambes intermédiaires et postérieures dépourvues d'épines dans leur milieu. Les autres caractères sont conformes à ceux des Hylolomes.

ScBizocÈRE FOCRCHD. SclUzocerus furcatiis, Lati.; Ilflotoma furcata, Fab. Antennes et tête noires; palpes jaunes; corselet d'un noir terne; abdomen jaunâtre, avec le premier segment noir; pieds jaunes. Taille, ipiatre lignes. Europe.

SCHIZOCHITON. BOT. Sprengel ( Cwœ posfeiiores, p. 246 et 251) a changé ainsi le nom du genre Chhochelon, de Blume. r. ce mot.

SCHIZOCHLjENA.bot. (Sprengel.) Pour Schizolœna. y . ce mot.

SCHIZODACTYLE. Schizodactylus. iNS. Orthoptères; genre de la famille des Locustiens, établi par Brullé, pour ((uelques insectes précédemment confondus avec les Grillons. Les Schizodactyles s'en distinguent au premier coup d'oeil par le nombre des articlesdes tarses; les palpes maxillaires, bien plus longues que les labiales, les placent auprès des Gryllacrides, avec lesquels ils ont surtout des rapports dans le développement des organes du vol. Déjà très-grands dans les Gryllacrides, ces organes très-peu consistants, se replient sur le coips qu'ils embrassent sur les côtés et par le bout; mais, dans les Schizodactyles, lesélytres, l'ormant un angle droit, s'appliquent sur les côtés du ventre, et leur extrémité, trop longue pour rester libre, s'enroule et vient se placer sur les appendices qui terminent l'abdomen. Ce que les Schizodactyles offrent de plus surprenant, c'est la conformation singulière de leurs tarses; les deux articles intermédiaires se prolongent de chaque côté, et forment deux lobes ovales, arqués, qui s'élargissent un peu vers le bout ; le premier article des postérieurs est plus long que les autres, et ses côtés élargis ressemblent assez à un cœur qui serait échancré à sa base; enfin, les crochets des tarses sont longs, grêles et arqués ; ils se tiennent constamment rapprochés; les jambes sont grosses, renflées et pourvues de deux rangées d'épines longues et mobiles; il n'y en a pas aux jambes postérieures et sur la partie supérieure; ces jambes se terminent par cinq éperons aplatis et mobiles, dont les deux intérieurs sont fort longs et lancéolés.

ScnizoDACTYiE iioNSTRUEcx. Schizoïlaclylus Monslnwsus; Gijllus iiiouslruosus, Drury. Cet insecte appartient aux Indes; il est jaune, avec le bord interne des mandibules noir; celles-ci sont longues et trèsacérées; sa tète offre sur le verlex quatre sillons longitudinaux, et sou corselet, fort court, en présente un en avant dont la direction est transversale et qui a beaucoup de profondeur; les angles de ce corselet sont aigus, et son bord postérieur est sinueux. Taille, trois pouces.

SCHIZODERJIA. BOT. (Uréilinées.) Genre qui se rapproche d'une part des Nemaspora et de l'autre des Xyloma. Il a été établi par Kunze, et a pour type le Schizoderma Piuastii; son caractère est de présenter des sporules globuleuses, simples, agglutinées avec une base granuleuse et s'échappant après la destruction du disque d'épiderme qui les recouvre. Ces petites Cryptogames croissent sous l'écorce des plantes mortes. Ehrenberg avait établi sous le même nom un genre fondé sur les Xyloma à sporules distinctes. Il a été réuni par Fries à son genre Leplostroma.

SCHIZODON. MAM. Watterhouse a proposé ce nom pour un nouveau Rongeur de l'Amériiiue du Sud, qui lui semble être le type d'un genre ou d'un sous-genre nouveau. D'après la description qu'il en donne, ce petit Mammifère parait avoir beaucoup de rapport avec le

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Surmulot, Mus decttmanus, Pall. Il est en dessus d'un i;iis brun qui passe au jaunâtre obscur en dessous; les pieds sont couverts de poils d'un brun trfis-foncé; les oreilles sont de médiocre longueur, et la queue, qui est presque aussi longue ((ue la tête, est couverte de poils très-courts. Longueur totale, neuf pouces.

SCIilZODON. ROT. Le genre de Mousses, auquel Swarlz a donné ce nom, ne dilîére point assez du genre Schloleiiiiia pour que l'on puisse le conserver comme genre distinct, f. Schloteimie. Le genre Schizodon de Fenzl a été réuni au genre Cerastium , dont il est devenu l'une des divisions. A'. Céraiste.

SCHIZOGLOSSE. Schizoglossum. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, institué par Meyer, qui lui assigne pour caractères ; calice à cinq divisions; corolle presque rolacée, à cinq lobes; couronne staminaleen cinq divisions, avec les sinus simples ou augmentés d'une très-petite lanière, interposée dans cba(|ue division ; anthères terminées par un appendice membraneux; masses polliniquesveiiliues, pendantes, atlacliées un peu en dessous de rexlréniiléde l'an Ibère, qui est atténuée; stigmate niutique. Le fruit consiste en des follicules solitaires par avortemenl, en forme de bec, hérissés d'épines inofFensives.

ScnizoGLossE AFRicAiiv. Scliizoglossuiii africanum. Plante herbacée, à lige dressée, pubescente; feuilles opposées; pédoncules inlerpéliolaires soutenant une ombelle de Heurs blanchâtres. Du cap de Bonne-Espérance.

SCHIZOGNATHE. Schizognaihus. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, établi par Kirby. Les insectes de ce genre, encore très-peu nombreux et imparfaitement connus, ont, pour la couleur et pour le faciès, une grande analogie avec quelques Mélolonthides du Chili.

ScHizoGHATHE DE Mac-Lëay. Scliizognatlius Mac- Leayi, Kirby. 11 est d'un vert bronzé, avec la tête et le corselet légèrement ponctués; les élytres sont égalemenl ponctuées et un peu rugueuses; le dessous est brun, garni d'un duvet blanc, avec les pattes d'un cuivré métallique. De la Nouvelle-Hollande.

SCHIZOGYNE, Schizogyne. bot. Cassini a institué sous ce nom un genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Astéroïdées, et l'a caractérisé ainsi : capitule mulliHore, hétérogame; toutes les fleurs tubuleuses : celles de la circonférence peu nombreuses, femelles et disposées sur un seul rang; celles du centre bermaplirodiles; involucre oblong-obcoiiiiiue; ses écailles sont imbriquées, scarieuses, colorées, oblongues, aiguës, ciliées, dentelées et glabres; réceptacle nu et rétréci; corolles tubuleuses: les marginales bidentées, les centrales plus grandes et à cinq dents; anthères pourvues à leur base de deux soies courtes; akènes oblongscylindriques et glabriuscules ; aigrette unisériale, soyeuse et scabrosule.

Schizogyne a feuilles obtcses. Schizogyne oblusifolia, Cass. Sa tige est ligneuse, épaisse, cylindrique, très-rameuse, tomenteuse et blanchâtre; les feuilles sont sessiles, linéaires, rélrécies à la base, très-entières, obtuses au sommet, tomenleuses et blanchâtres. Les

calalhides sont composées d'une vingtaine de corolles jaunâtres. Des Canaries.

SCHIZOL^NA. BOT. Genre de la famille des Clilénacées, de Du Petit-Thouars, établi par ce botaniste (Histoire des Végétaux d'Afrique, p. 43) qui l'a ainsi caractérisé : involucre biflore, pelit, crénelé; calice à trois folioles concaves, membraneuses; corolle à cinq pétales connivents; étamines nombreuses, dont les filets sont réunis à la base en un court urcéole annulaire; les anthères adnées, déhiscentes latéralement; ovaire trilocnlaire, surmonté d'un style de la longueur des étamines, et d'un stigmate trilobé; fruit enveloppé par l'involucic qui s'est considérablement agrandi et qui est enduit d'un suc visqueux. Ce fruit est une capsule à trois valves qui portent les cloisons, à trois loges renfermant plusieurs graines ovées, acuminées, rugueuses. Ce genre se compose de trois espèces, auxquelles Du Petll-Thouars a imposé les noms de Schizolœna tosea, elongata et caiiliflora. La première seulement a été décrite et figurée avec soin dans la douzième planche de l'ouvrage cité. Ces plantes sont des arbrisseaux très-élégants, qui croissent dans l'Ile de Madagascar. Leurs feuilles sont alternes-oblongues et glabres. Les Heurs sont roses, disposées en panicules ou en grappes.

Si:H1Z0L0B1ER. Schizolobium. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Vogel , qui lui assigne pour caractères : tube du calice turbiné; son limbe est divisé en cinq parties presque égales, oblongues, obtusiiiscules et réfléchies; corolle composée de cinq pétales insérés à l'orifice du tube du calice et alternes avec ses découpures; dix étamines toutes fertiles, presque dressées, insérées avec les pétales; leurs filaments sont libres, scabriuscules, plans et plus larges à la base; anthères oblongues; ovaire courtement stipilé, adhérent au calice, comprimé, suhdimidiatooblong, pluriovulé; style comprimé, attéinié au sommet; stigmate simple et acuminé. Le fruit est un légume comprimé, obovale, à deux valves, monosperme, avec l'épicarpe coriace; la graine est enveloppée d'un endocarpe membraneux; elle est grande, oblongue, pianocomprimée; le funicule est court et filiforme. On ne connaît jusqu'ici qu'une seule espèce de Schizolobier; elle constitue un arbre élevé, à feuilles bipinnées, dont les folioles réunies par paires sont couvertes en dessous d'un duvet blanchâtre et marquées en dessus de nervures d'un jaune doré; les fleurs sont réunies en grappes paniculées, axillaires et terminales. Du Brésil.

SCHIZOLO.MA. BOT. {Fougères.) Gaudichaud a établi sous ce nom (Ann. des Scienc. nalur., t. m, p. S07) un genre voisin du Lindsœa et dans lequel il place le Lindsœa lanccolala de Labillardière et de R. Brown. Il donne les caractères suivants à ce genre : groupes de capsules linéaires, continus, marginaux; tégument double, s'ouvrant en dehors. Ce genre est bien voisin du Lindsœa, car on peut considérer le tégument supérieur comme la suite de la fronde, et alors il n'y aurait pas de caractère réel pour distinguer ces deux genres; cependant le port des trois espèces connues est assez difTérent de celui des autres Lindsœa imiir confirmer l'établissement de ce genre. En effet, les pinnules sont

lancéolées 011 olilongues, el les capsules sont disposées (out autour de leur bord et non pas le long du bord; landls que les pinnules sont cunéiformes dans les vrais Lindsœa. Ces plantes croissent dans les Moluques et les iles Marianes.

SCIIIZOMÉRIE. Schizomerla. bot. Genre de la famille des Saxifragées, institué par le professeur Don, (|ui lui assigne pour caractères : calice persistant, à cinq divisions; corolle composée de cinq pétales découpés et décidus; étamines au nombre de douze; anthères cordées et mutiqiies; ovaire libre, à deux loges renfermant plusieurs ovules; styles très-courts, recourbés; capsule fermée au sommet.

ScHizosiÉBiE A FECitiES OVALES. Schizomeiia orata, f):in; Ceia/opefalum ovatiitii, Calcy. C'est un arbre d'assez grande élévation; ses feuilles sont cllipticooblongues. pétiolées, aiguës, à bords dentelés, coriaces, glabres, très-veinées, réticulées; pétioles articulés à leur base; stipules non divisées, caduques; fleurs blanches, petites, réunies en panicule terminale, Irèsrameuse. De la Nouvelle-Hollande.

SCHIZONEMA. BOT. {Hytlrophytes.) Genre formé par Agardh aux dépens des Bangia de Lyngbye, et qui, tout obscurément caractérisé qu'il esl encore, parait devoir être adopté. On ne saurait le rapporter aux Confervées, quoique les espèces s'y composent de filaments, parce que ces filaments n'offrent pas la moindre trace d'articulations. Les Schizonémes consistent en petits tubes renfermant des globules colorés, épars, dont on se fait une idée fort exacte en jetant les yeux sur les figures des Baiigia qiiadn'punclala, niicaiis et ritlilans de Lyngbye. Elles forment de très-courts gazons ou de petites touffes brunâtres sur les Fucus el autres plantes marines. Elles deviennent grisâtres, ou brillantes I)arla dessiccation, et adhèrent fortement au pa|)ier. Elles ont rarement plus d'une à trois lignes de longueur. SCHIZONEPETA. bot. L'un des sous genres formés J]ar lienthain {Labialœ, 468), dans le genre Nepeta. y. Chataibe.

.SCIIIZONIA. bot. Le génie de Champignons que Peisoon a institué sous ce nom, a été léuni au genre Hchizophylluin, de Pries.

SCHIZONOTUS. bot. Ce genre de la famille des Rosacées, établi par le professeur Lindley, a été trouvé ne point différer suffisamment du genre Spirea, et lui a été réuni.

.SCHIZOPÉTALON. BOT. Sims (Bolan. Magaz.) a décrit et ligure sous le nom de Schizopelalon IFalkeri, une plante du Chili formant le type d'un nouveau genre <|ui appartient à la famille des Crucifères et à la Tétradynamie siliqueuse. Mais n'ayant eu que la plante en Heur, les caractères génériques qu'il avait exposés étaient fort incomplets; car c'est surtout dans le fruit et la graine que résident ceux des Crucifères. Hooker, dans son Exoiic Flora, n° 74, en a donné une belle figure et une description qui ne laisse rien à désirer. Cette plante a une tige d'environ un pied de haut, dressée, à rameaux Hexueux; elle est entièrement recouverte d'une pubescence de poils étoiles ou fourchus. Ses feuilles ont des formes variables : les plus grandes sont linéaires, lancéolées, siiuiées, pinnatifides; les

plus petites dentées en scie et quelquefois entières. Les fleurs forment des grappes terminales; chacune de ces fleurs est pédicellée et accompagnée à la base d'une petite bractée linéaire. Le calice est h quatre folioles égales à la base, dressées, conniventes, d'une couleur verte, ayant les bords membraneux. La corolle se compose de quatre pétales disposés en croix, onguiculés, ayant le limbe lancéolé, pinnatilide et d'une couleur blanche, quelquefois verdàtre dans le milieu. Il y a six élamincs, dont quatre plus longues, rapprochées par paires, à filets dépoirrvus de dents, à anthères linéaires, sagittées et jaunes. A la base des étamines sont quatre petites glandes vcrdâtres. Le style est court, surmonté d'un stigmate capilé, à deux lames jaunâtres. La silique a ses valves convexes, à deux loges séparées par une cloison dont les bords sont quelquefois proéminents. Il y a dans chaque loge environ huit graines placées alternativement sur les deux sutures; chaque graine est pendante, ovoïde, comprimée; l'embryon se compose de deux cotylédons qui sont partagés chacun en deux lanières longues, repliées en spirale; la radicule est longire et paraît appliquée contre la fente qui sépare les deux cotylédons. Ces caractères de la graine sont extrêmement remarquables en ce qu'ils lient ensemble les sections des Spirolobécs et des Diplécolobées de De Candolle, ce qui fait qu'on ne peut classer leSchizo/ielalon plutôt dans l'une que dans l'autre de ces sections. Cette plante est eu outre fort singulière par la forme pinnatifide de ses pétales, forme qui ne se voit pas dans les autres Crucifères.

SCHIZOPHRAGME. Schizophiagma. bot. Genre de la famille des Saxifragées, établi par Siebold etZuccarini, pour un arbuste rapporté du Japon par le premier de ces deux botanistes. Caractères : Heurs radiantes stériles, étendues en forme de lame pétaloïde , entièr-e; tube du calice soudé, marqué de dix nervures; son limbe est supère, à cinq dents; corolle formée de cinq pétales. Insérés sur le bord d'un anneau épigyne, sessiles. ovales, à eslivalion valvaire; dix étamine.? insérées avec les pétales; filaments filiformes et libres; anthères à deux loges, fixées par leur base et longitudiitalement déhiscentes; ovaire infère, à quatre ou cinq loges, à placentas charnus, soudés à l'angle central des loges et mulliovulés; capsule recouverte d'une écorce, oblongue, en massue, à dix nervures, couronnée par le limbe du calice et les styles peisislanls, à pareil nombre de loges que celui offert par' l'ovaire, séparées par une cloison soudée à l'angle central de la colonne; semences disposées sur plusieurs rangs, imbricatoascendanles, linéari-oblongtres, recouvertes d'un test luembranetrx et réticulé.

ScnizoPHRAGME DD JAPON. Schizophiagiiia Japonica, Sieb. el Zuccar. C'est un arbrisseau dont l'aspect ressenihle à celui des Hydiaiigea; ses rameaux sont cylindriques, garnis de feuilles opposées, décurrenles, décidues, exslipulées, pétiolées, ovales ou obovales, cordées à la base, aiguës, largement dentelées, penninervées, faiblement pubescentes en dessous. Les fleurs sont petites, blanchâtres, réunies en corymbe rayoniranl à l'extrémité des rameaux.

SCHIZOPHYLLUM. bot. (Champignons.) Fries a séparé sous ce nom VAçiariciis alneus, dont les feuillels sont dicliotomes et divisés en deux par un profond sillon longitudinal. C'est un Champignon coriace, fort commun en Europe. Ehrcnberg a nommé ce genre 6'caphophorus; il en a décrit plusieurs variétés recueillies entre les tropiques, sur les liges des Pandanus.

SCHIZOPLEURE. Scliizopleitm. bot. Genre de la famille des Myrlacées, institué par Lindiey, qui le caractérise ainsi : tube du calice turbiné et libre, son limbe est partagé en cinq lobes aigus; corolle composée de cinq pétales insérés sur rorifice du calice, et alternant avec ses divisions; étamines insérées avec les pétales et partagées en cinq phalanges qui leur sont opposées; filaments libres au sommet et filiformes; antlières biloculaires, insérées par la base, bilobées au sommet, transversalement déhiscentes et décidues ; ovaire libre, à trois loges uniovulées; style (îliforme; stigmate simple. Le fruit consiste en une capsule cliarlacée, sessile, incluse dans le tube du calice, à trois loges et indéhiscente; une semence dans cha(|ue loge.

ScDiîOPLEURE DE Dampière. Scllizopteura Dampieri, Lindl.; Beaufortia Dampieri , Cunningham. C'est un arbuste à feuilles opposées, exslipulées, imbriquées,trinervurées. Les Heurs sont réunies en têtes terminales et les capitules sont involucrés. De l'Australie.

SCHIZOPODES. CRUST. Latreille nomme ainsi une famille de Crustacés décapodes et macroures, qui a pour caractères : tous les pieds divisés jusqu'à leur base ou près de leur milieu en deux brandies ou appendices grêles, uniquement destinés à la natation; les pieds-nageoires extérieurs servant au même usage. Cette famille comprend les genres Mysis et Nébalie.

SCHIZOPTERIS. Foss. Dans son Histoire des Végétaux fossiles. Ad. Brongniard a institué ce genre pour une plante dont les empreintes n'ont offert aucune analogie avec ce que l'on connaît jusqu'ici de Cryptogames vivantes. C'est une des plantes les plus anomales et les plus difficiles à classer que l'on puisse rencontrer. Quelques botanistes ont pensé que ce pouvait être une plante marine; la forme irrégulière pouvait porter à le croire, mais la nature de son tissu et la disposition de ses nervures l'éloignent de ces végétaux et la rapprochent davantage des Fougères. Il est un caractère indélébile des Fougères, c'est la finesse, la nettclé des nervures, caractère qui dépend de la structure anatomique de ces parties, et qui ne se retrouve ni dans les plantes marines, ni dans les plantes phanérogames. Dans le Schizoptéris anomal, seule espèce connue, la fronde, plane, d'un tissu très-égal en épaisseur, d'une apparence ferme et résistante, n'ayant ni la ténuité des Algues membraneuses, ni l'apparence charnue, irrégulière, mamelonnée des Algues à fronde épaisse, est parcourue par des nervures très-fines, très-bien limitées, parallèles entre elles, et au bord de la fronde, se bifurquant seulement lorsque cette fronde s'élargit ou se divise. Elle a été trouvée dans le terrain houiller de Saarbruck.

SCHIZORHINE. Schizorhina. ins. Coléoptères pentaraères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Cétoniles, institué par Kirby, avec les caractères

suivants ; antennes petites; chaperon bilobé; mâchoires entièrement cornées, à lobe terminal en forme de faux; lèvre fortement échancrée en gouttière, en carré allongé; corselet arrondi en avant; écusson court; élytres ne couvrant pas l'extrémité de l'abdomen, échancrées sur les côtés; pattes assez fortes.

SciiizoRHmE scoTEi,i.AiRE. ScliizoïUiiia sculellan's, Kirby; Cetonia scutellaiis , Fabr. Il est noir, avec les côtésducorselet,une ligne médiane etl'écusson blancs. Taille, neuf lignes. Du Sénégal.

SCHIZOSTACHIUM. bot. Le genre de Graminées qui a reçu ce nom de Nées Van Esembeck, a la plus grande analogie avec le genre Nasius, de Jussieu; aussi le plus grand nombre des botanistes ont-ils effectué la réunion des deux genres.

SCHIZOSTEMME. Schizostemma. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, établi par Decaisne, qui lui assigne pour caractères : calice à cinq divisions; corolle campanulée, avec le tube un peu ventru, le limbe ù cinq divisions allongées; couronne staminale formée de cinq folioles membraneuses, bilobées au sommet qui est profondément incisé, dépassant l'orifice de la corolle; anthères terminées par une membrane; masses polliniques plus fortes à l'extrémité, pendantes; stigmate allongé, strié, bipartite au sommet; follicules lisses et allongés; semences barbues.

Schizostemme a longues FEDiLiES. Sclùzoslemma longifolium, Decaisne. C'est une plante herbacée, vlvace,à feuilles radicales, lancéolées et cordées; les supérieures rapprochées, linéari-oblongues, acuminées, auriculato-cordées à leur base, pétiolées ; les Heurs, peu nombreuses, sont réunies en cime. Du Urésil.

SCHIZOSTEPIIANIUM. bot. Reichenbach a placé ce genre dans la famille des Amaryllidées, auprès des Pane lali util, auxquels on a ensuite trouvé plus convenable de le réunir.

SCHlZOSTIGiME. Schizosliijma. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par Arnott, qui lui donne pour caractères : tube du calice globuleux, adhérent à l'ovaire, son limbe est supère, partagé en cinq lobes lancéolés; corolle supère, infiindibuliforme, poilue extérieurement, pubescente à l'intérieur, divisée jusqu'à moitié en cinq découpures étalées, linéari-lancéolées; cinq anthères sessiles sur l'orifice de la corolle; ovaire infère et multiloculaire; style filiforme, surpassant en longueur les anthères; stigmate à quatre ou sept lobes linéaires, étalés. Le fruit consiste en une baie globuleuse, costale, velue, couronnée par les découpures foliacées du calice. On ne connaît jusqu'ici qu'une seule espèce de Schizosligma; c'est une plante herbacée, couchée ou rampante, velue, à tiges simples, à feuilles opposées, longuement pétiolées, oblongo- lancéolées, très-entières; stipules interpétiolaires largement ovales, aiguës; fleurs axillaires, solitaires et subsessiles. De Ceyian.

SCHIZOSTOMA. bot. Ce genre, proposé par Ebrenberg, dans l'ordre des Champignons, ne diffère pas du genre Tnlostoma, de Pcrsoon.

SCHIZOTECHIUM. bot. L'une des sections du genre Slcllaria de Linné. ^. Steilaire.

s C II

SCHlZOTHIiCA. DOT. Ce genre, proposé par Meyer, ilans la famille des Chénopodées, est devenu l'une des sections du genre J triplex. !■'. Aroche.

SCHIZOXYLDM. bot. (ifc/iews.) Ce genre, fondé par Persoon (Act. Wetterav., t. ii, p. 11, pi. 10, fig. 7), n'a point été conservé par Acharius, qui a réuni l'espèce principale à son genre Arlhonia. Fries le caractérise ainsi ; apothécie entière, d'abord close, ensuite déhiscente, s'ouvrant par des fentes el renfermant des sporidies enfoncées dans une substance qui forme ce disque. Ce genre doit rentrer dans le genre AcoUiim qui renferme les Culxciuin dont les conceplacles sont sessiles ou presque sessiles, et munis d'un rebord trèsmince.

SCHKUHKIE. Schkuhria. bot. Genre de la famille des Synanthérées, établi par Roth (Catal. botan., 1, p. 167) et offrant les caractères suivants : involucre obovoïde, un peu moins long que les Heurs du centre, composé de cinq folioles un peu inégales, placées sur un seul rang, appliquées, obovales, membraneuses sur les bords, parsemées de petites glandes; à la base de cet involucre sont deux petites folioles linéaires, obtuses et inégales; réceptacle très-petit, dépourvu de paillettes; calalbide composée d'un petit nombre de Deurs centrales (environ six), régulières, hermaphrodites, et d'une fleur latérale en languette el femelle. Ovaire en pyramide renversée, télragone, légèrement hispide et strié, aminci à la base en une sorte de pédicelle grêle, surmonté d'une aigrette composée de huit petites paillettes inégales et membraneuses. Ce genre a été placé par Cassini dans la tribu des Héliantbées, section des Héléniées, près des genres Floiestina et Hymctiopappus; mais il a d'ailleurs beaucoup de rapports avec la tribu des Tagétinées. Lamarck, Ortéga et Cavanilles le confondaient avec le genre Pectis, et Mœnch, qui avait admis un autre genre Schkiihiia fondé sur le Siegesbeckia flosculosa, lui avait imposé la dénomination de Tetracarptim.

ScBKDHRiE ARROTANOÏDE. Sclikuhiia abiotanoides , Roth, loc. cit.; Pectis pinnata, Lamk., Journ. d'Hisl. nat., II, p. 150, lab. 31. Plante herbacée, à rameaux et à feuilles alternes, pinnalifides, à segments capillaires. Les fleurs sont terminales el latérales, |)édonculées, à rayon blanchâtre. Celte plante croît au Mexique, sur les collines élevées.

SCIILACKENSASD. BiN. Synonyme de Sable volcanique ou de Scorie pulvérulente.

SCHLANGENSTEIN. MiN. Pierre serpentinense. T. Ofbite el Serpentine.

SCHLECHTENDALIA. bot. Le genre de Synanthérées ainsi nommé parWilldenow,a été désigné par Persoon sous le nomà'' Mdenophyllum, plus généralement usité.

Un autre genre Sclilechlendalia a été proposé par Sprengel (Cur. post., 295), mais celui-là a été reconnu pour ne pas différer du genre Mollia, de Martius.

A'. MOLLIE.

SCHLEICHERA. bot. Genre établi par Willdenow , sur une plante de la famille des Sapindacées, originaire de Ceyian el de Timor, et rapportée depuis, par Jussieu, au Melicocca, dont il paraît diiEcile de la séparer, quoiqu'elle soit dépourvue de pétales. Ce Can-

doUe a réuni dans une même section du genre Melicocca, à laquelle il donne le nom de Scheleichera, trois espèces de genres différents : l'une est la plante décrite par Willdenow; la seconde (le Melicocca pubescens) est fort peu connue, mais elle paraît s'éloigner des Melicocca par ses feuilles pinnées avec impaire; la troisième (le Melicocca diversifolia, Juss.) doit, ainsi que les Melicocca dentata el paniculata, Juss., êlre réunie au genre Hypeiate de P. Browne, qui se dislingue du Melicocca par ses graines suspendues el non dressées.

SCHLEIDÉNIE. Schleidenia. bot. Ce genre, de la famille des Borraginées, tribu des Héliolhropées, est le même que celui publié par le professeur Martius, sous le nom de Preslœa. V. Presi.ée.

SCULEIDENITES. Schleidenites. bot. ross. Unger a donné ce nom à des matières ligneuses pétrifiées, que l'on trouve dans les formations tertiaires de la Hongrie. Comme à toutes les substances analogues, il est difficile de leur assigner des caractères invariables et que l'on puisse rendre avec exactitude.

SCHLEIFSTEIN. MiN. Pierre à polir. F. Schiste polissant ou plutôt ARGILE FEUILLETÉE.

SCIILICH. Mif(. C'est le nom que les mineurs donnent au minerai bocardé el tout prêt à êlre porté au fourneau de fusion.

SCHLOSSEIUA. BOT. (Miller.).Synonyme de Cocco/oèoi. L. f^. ce mol.

SCHLOTHEIMIE. .y67i/o//iei«(m. bot. (Mousses.) Bridel a établi sous ce nom un genre voisin de VOitholrichiiin etipiimême a été réuni à ce dernier par plusieurs muscologistes célèbres, tels que Hooker, Greville et Arnolt. Les muscologistes allemands, tels que Scliwœgrichen el Honrschuch, adoptent au contraire le genre Schlolheimia qui diffère des Orlholrics par son péristome interne formé de seize dents réunies par une membrane entière, plissée, qui se déchire en lanières irrégulières lors delà chute de l'opercule ; le péristome externe est formé de seize dents rapprochées par paires et contournées en spirale en dehors; la coiffe est glabre, conique, divisée vers sa base en plusieurs lobes. Toutes les espèces de ce genre proviennentdes contrées équatoriales.

ScBLOTHEiMiE (ycknKmo^.Schlolheimta quadrifida, Brid. Petite planle à lige droite, peu rameuse, garnie de feuilles oblongues, terminées par une longue pointe; capsule ovale, formée par un opercule convexe, subulé, et par une coiffe télragone, munie à sa base de quatre appendices. Elle croît sur les arbres, à l'ile de France.

SCHLOTTEiN. jiiN, On appelle ainsi, dans le pays de Mansfeld, des lits de peu d'étendue formés d'une terre calcaire qui absorbe les eaux, et que les mineurs aiment à renconlrer pour celte raison.

SCHMALTZIA. BOT. Desvaux, dans son Journal de Botanique, a proposé ce nom en remplacement de celui de Turpinia proposé par Raffinesque-Schmallz pour un genre fondé sur le Rhus aronialica, d'Alton ; mais ce genre ne forme qu'une section du genre Hhus, à laquelle De Candolle impose le nom de Lobadium précédemment employé par Raffiues(iue. A'. Scmac.

SCHMELZTEIN. MIN. (Werner.) y. Diptre.

SCHMIDÉLIE. Schmidelia. bot. Genre de la famille des Sapiiidacées cl de roelandrie Monogynie, L., composé d'espèces disséminées dans pies(iue loules les régions cliandes du gIol)c. Les Schmidélies sont des arbres ou des arbusles dépourvus de vrilles. Leurs feuilles sonl allernes, lernées, quelquefois réduites par avortement à une seule foliole terminale et dépourvues de stipules. Leurs fleurs sont polygames, disposées eu grappes axillairesj elles présentent l'organisation suivante : calice i» quatre folioles inégales (les deux supérieures étant toujours soudées ensemble). Ouaire pétales (le cinquième avortant conslammeni) bypogynes, alternes avec les folioles du calice, munis le plus souvent sur leur face interne d'un petit appendice barbu. Disque incomplet, situé entre les pétales et les étaraines, divisé en lobes distincts presque jusqu'à la base; les lobes du disque opposés à la foliole supérieure du calice , avortant constamment. Huit élamines insérées sur le réceptacle, souvent inégales; filets libres ou légèrement soudés entre eux, à leur base; antbères inlrorses, mobiles, bilooulaires. Pistil déjeté du côté supérieur de la fleur; dans les Heurs mâles cet organe se trouve réduit à l'état rudimenlaire. Slyle inséré entre les lobes de l'ovaire, divisé plus ou moins profondéinent en deux ou trois segments qui portent sur leur face interne les papilles stigmaliques. Ovaire à deux ou trois lobes arrondis, attachés par leur base autour du style, renfermant cliacun un ovule dressé. Fruit formé d'un, deux ou rarement trois drupes charnus, renfermant chacun une graine dressée. Tégument propre, membraneux. Radicule courte, aboutissant au bile, appliquée sur le dos d'un des cotylédons; ceu.vci sont repliés deux fois transversalemeni, longs, linéaires. Ce genre se rapproche des Savouiers par les caractères de la végétation et par la structure du fruit, et des genres Serjania et PauUinia par ses fleurs irrégulières; il tient ainsi le milieu entre les tribus des PauUiniées et des Sapindées de Kunth et de De Candolle, ce qui prouve la nécessité de les réunir. Le sarcocarpe des, fruits des Schmidélies, réduit presque toujours à un état presque rudimentaire, prend dans quelques cas un assez grand développement. On doit réunir au genre Sclunideliu, VAllophyllus de Linné, VJjjoretica de Forster, dont il faut bien distinguer le Poiiieiia, VOrnitroplie de Jussieu, et le Gemella de Loureiro. L'O/«(7/0/j/ic/Ji/iHate, de Poiret, doit être séparé de ce genre. Cambessèdes eji a fait le type du genre Pioslea.

SCHMIDTIE. Sclimidtia. bot. Tratlinick a ainsi nommé un génie de Graminées qui a reçu de Seidel et de Presl le nom de Culeaiiilius. F. Coléanthe. Dès 1802, Mœnch avait proposé un genre Sc/tiiticUia qui appartient à la famille des Synanlhérées, tribu des Chicoracées, et à la Syngénésie égale, L. Voici ses caractères : involucre composé de folioles sur un seul rang, contigulis, appliquées, égales, linéaires, accompagnées à la base de quelques petites folioles appliquées, linéaires, lancéolées. Réceptacle plan, alvéolé. Calatliide composée de demi-Heurous nombreux, ligules et hermaphrodites. Ovaires obovoïdes, cylindracés, glabres, munis de côtes longitudinales et d'un bour-

relet apicilaire, surmontés d'une aigrette de poils inégaux, roides, laminés à la base, et très-légèrement plumeux. Ce genre est placé parCassini entre l'^ie/'aciiim et le Drepania. Il se rapproche surtout du premier genre dont il est un démembrement.

ScnîiiUTiEFRBTi(3iiEtisE.A"c/iH4/V//(a//'M/(COSo, Mœnch; Hieracinin fiuticosiim , W'ilkl. C'est un arbuste que l'on croit originaire de l'île de Madère. Ses tiges sont ligneuses, presque droites, rameuses, glabres, lisses, garnies de feuilles allernes, oblongues, lancéolées, rétrécies à la base, dentées, très-lisses et épaisses. Les fleurs sont jaunes, réunies en corymbes peu fournis, au sommet des rameaux.

SCHNELLE. Schnella. bot. Genre de la famille des Légumineuses, proposé par Raddi {Mem. PI. brasil., aihl.jp. 52) qui le regarde comme intermédiaire entre VHj-iiieuea et le Bauhinia , et le caractérise ainsi : calice coriace, presque campanule, à cinq dents; corolle à cinq pétales onguiculés, presque égaux; dix étamines; slyle nul; légume tronqué. Ce genre comprend deux espèces sous les noms de Schnella microstachya et Schnella macrostachya. EUescroissent l'une et l'autre près de Rio-de-Janeiro; la première sur les collines et dans les haies; la seconde sur les hautes montagnes. Ces plantes ont leurs feuilles bilobées à la manière des Danhinia.

SCHOBER.i. bot. Le genre fondé sous ce nom par Scopoli, et qui a pour type VHeliolropiitni parciflolum, n'a pas été adopté.

SCHOBÉKIE. Schobeiia. bot. Genre de la famille des Chénopodées, institué par Meyer qui lui assigne pour caractères : fleurs hermaphrodites, bractéolées ; calice à cinq découpures profondes, inégales, concaves, avec deux petites cornes sur le dos; cinq étamines insérées au réceptacle; deux styles filiformes, unis inférieurcraent ; ovaire supère. Le fruit consiste en un utricule un peu déprimé, enveloppé d'un péricarpe membraneux, non adhérent; semence horizontale, lenticulaire, recouverte d'un double tégument dont l'extérieur est crustacé; albumen peu abondant, farineux, partagé en deux masses distinctes, planes, contre lesquelles s'applique l'embryon contourné en spirale; radicule externe.

ScBOBÉRiEcoRNicoLÉE. 6'c/ioèeMa comiculala, Mey. Plante herbacée, dressée ou étalée, glabre, à feuilles alternes, semi-cylindriques, déprimées et un peu épaisses ou charnues; fleurs axillaires, agglomérées; bractéoles petites et squammiformes; coruicules inégales : les supérieures plus grandes et avancées, les inférieures basilaiies et subhorizontales. De l'Arabie.

SCHŒFFÈRE. bot. Pour Sclunefférie. /'. ce mol.

SCHŒNANTHE. Schœnantlius. bot. Espèce odorante du genre Andropogon, qui croit aux lieux secs de la zone torride, dans l'ancien monde.

SCHCENEFELDIE. Schœnefeldia. bot. Genre de la famille des Graminées, institué par Kunth, avec les caractères suivants : épillets à une seule fleur sessile, barbue à sa base ; deux glumes presque égales, acutatnsubulées et carénées; deux paillettes: une inférieure, concave, elongato-aristéesous le sommet, l'autre supérieure, canaliculée et ciliée sur le dos; deux squam-

mules Irès-pelUes. Le fruit est une caryopse fusiforinc el libre. On ne connaît de ce genre qu'une seule espèce, el elle est originaire de Sént'ganil)ie; ses feuilles sont étroites, involulo-filiformes ; le chaume est terminé par un épi sessile, dont les épillels sont disposés sur deux rangs; les glumes sont persistantes.

SCHŒNIDIUM. BOT. Le genre de la famille des Cypéracées auquel Nées a donné ce nom, ne diffère point, par ses caractères, de celui précédemment publié par Schrader, sous la dénomination de Ficinia. f. ce mol.

SCHtENOBIBLOS. bot. Nom d'une section que Marllus a établie dans le genre Dapline. y . ce mol.

SCHŒNOCAULON. Schœnocaiilon. bot. Genre de la famille des Mélanthacées, établi par Gray qui lui donne jiour caractères : Heurs hermaphrodites; pêrigone herbacé, partagé en six folioles oblongollnéaires, obtuses, sesslles, creuses à leur base, privées de glandules; six élamlnes Insérées avec les folioles du pêrigone et plus longues qu'elles; filaments subulés; anthères réniformes, à loges qui se réunissent vers le sommet de manière à les rendre presque uniloculaires; ovaire trilobé, à trois loges renfermant chacune de six à huit ovules; trois styles assez courts, continus avec les lobes de l'ovaire; stigmates simples el pelils. Le fruit est une capsule à trois loges, tripartible, dont les lobes sont charlacés.

ScnoExocACLOji OTiicinAL.Schœiiocaiilon officinale, Gray; A'e/a^/vn/i o//(CJ«a/e, Sclilecbt. C'est une plante herbacée, très glabre, à feuilles toutes radicales et de la forme de celles des Carex, très étroites, allongées, iipres et subcanalieulées; hampe très-simple, terminée par un épi de très-petites fleurs sessiles et accompagnées d'une petite bradée. Du Mexique.

SCHŒNODOKUS. bot. Le genre de Graminées que Palisot Beauvols a donné sous ce nom, dans son .4groslographie, ne diffère pas sensiblement du genre Fe*liica, de Linné, r. Fétuqbe.

SCHŒNODUM. bot. Lahillardière avait décrit sous ce nom, dans ses plantes de la Nouvelle-Hollande, un genre composé d'une seule espèce dioïque. Mais R. Brown a prouvé que les deux individus unisexués, dont Lahillardière avait composé son espèce, appartenaient chacun D un genre différent, savoir : le Schœnodiun vias à son genre Lyginia, et le Schœnodum fœmina à son genre Leptocarpiis. Il résulte de là que le genre Schœnodum n'existe plus. Les genres Lyfjinia et Le/tlocaipns appartiennent ù la famille des Restiacées.

SCHŒNOLAGUROS. bot. Synonyme d'Eiiopliontm vaginalunt. F. LiNArcRETTE.

SCHœNOMYZE..S'c/icB/io;«rsa. iNS. Diptères; genre de la famille des Muscides, Institué par Halyday. Caractères : bouche pourvue de moustaches; antennes rapprochées vers leur base, s'écartant au sommet, un peu courbées, avec le troisième article oblong et obtus; soie dorsale nue à sa hase; yeux arrondis; corselet médiocre; abdomen de quatre segments, poilu; ailes couchées parallèlement, n'ayant point de nervure Iransverseà l'extrémité.

ScaoENOMTZE MOLLE. Schœuomyza mollis, Desv. Elle est d'un brun ferrugineux pâle, tomenleuse; l'extré-

mité des antennes et les tarses sont d'un brun foncé; les ailes sont hyalines. En Europe.

SCHœNOPRASUM. bot. Synonyme de Civetle, espèce du genre Ail.

SCHŒNOPSIS. BOT. Nom que Leslilioudols et Nées ont donné chacun de leur côté à une section du genre ScliœuKS. V. Cuoiis.

SCIIŒNORCIIIDE. Schœnoichis. bot. Un genre de la famille des Orchidées a été institué sous ce nom par Blume {Bijdi: Flor. ned. hul., p. SOI) qui l'a ainsi caractérisé : périanthe à cinq sépales dressés, les intérieurs plus petits; labelle en forme de sac on d'éperon, ayant son limbe épaissi, dressé ou étalé. Gynostèmc pourvu dans sa partie antérieure d'un roslellum cornu; anthère terminale, llgulée, seml-biloculaire, accombante sur le roslellum. ^Masses polliniques au nombre de deux, globuleuses, bipartlbles, pulpeusesccréacées, portées sur un pédicelle élasli(|ue, crochu à sa base.

ScnoENORcuiDE A FEUILLES DE JoNc. Sclicenoicliis Jiincifolia, Bl. Plante herbacée, parasite, caulescente, à tiges rameuses, cylindriques, à feuilles étroites, linéaires OU subulées, charnues. Les fleurs forment des épis simples. Dans les forêts des montagnes, à Java.

.SCHOEKOXYPIIIER. Schœnoxyphium. bot. Genre de la famille des Cypéracées, établi par Nées qui lui assigne pour caractères : épillels androgynes, mulli- Qores, à fleur inférieure femelle, à fleurs antérieures mâles, pédicellées et même se réduisant souvent par avortement au seul pédicelle, qui est sous forme de soie; deux glumes : l'extérieure plane, l'intérieure en forme d'utricule, recevant le pédicelle des fleurs mâles; ovaire sessile, surmonté d'un slyle trilîde. Le fruit est unecaryopse trigone, cliartacée, avec un bec formé par le style persistant; les fleurs mâles sont imbriquées de l'un el de l'autre côté, conlre l'extrémité du pédicelle; \ma paillette; trois élamlnes.

ScflOENO-VYPUiER DE l'Inde. SchœnoxypIUum Jndic«)H, Nées; Carex Indica, Scbkuhr. Plante herbacée, à feuilles étroites; chaume portant des épis axillaires ou fascicules.

SCIiœNUS. BOT. F. CHom.

SCHŒPFIE. Schœpfia. cot. Genre de la Pentandrie Monogynie, L., primitivement établi par Vabl sous le nom de Codonium, mot qui a dû être changé à cause de sa ressemblance avec celui de Codon qui désigne un antre genre institué par Linné. Jussieu (Annales du Muséum, t. XII, p. 500) le place dans la famille des Loranlhées, formant le jiassage aux Caprifoliacées. Ce rapprochement résulte de l'examen approfondi que Richard père a fait de l'organisation de sa graine et dont il a communl(iué à Jussieu un dessin et une description inanuscrKe. Voici les caractères assignés à ce genre : calice double, l'extérieur bifide el inférieur; l'intéiieur enller et supérieur, turbiné, un peu anguleux ; corolle campanulée, à cinq découpures deltoïdes, aiguës et réfléchies; cinq élamlnes insérées sur l'entrée de la corolle, à filets très-courts, à anthères blloculaires; ovaire turbiné, couronné par le calice intérieur, surmonté d'un style droit, plus court que la corolle et terminé par un stigmate capité; drupe obové, ne renfermant qu'une graine atlachée au sommet de

s C II

la loge, pourvue d'albumen, et donl la radicule est dirigée supùrieurcraenl.

ScBOEPFiE d'Amérique. 6'c/iœ/)/în ^«ler/caMn, Willd.; Codonium aiboresceiis, Valil, ylcl. Soc. Hist. nat. Hafn., 2, p. 20(5, lab. 6. Arbrisseau donl la lige, haute de buit à dix pieds, se divise en rameaux cylindriques, glabres, garnis de feuilles pétiolées, alternes, Irùsglabres, ovales, insensiblement rétrécies et entières. Les Heurs sont portées sur des pédoncules simples, situés dans les aisselles des feuilles. Cette plante croît dans les îles de Sainte Croix et de Montscrrat.

SCHOHARITE. min. Nom donné par Macneven ù une variété fd>reuse de Baryte sulfatée, mélangée de Silice, que l'on trouve aux environs de New-York dans les États-Unis d'Amérique.

SCHOKARI. REPT. Espèce du genre Couleuvre.

SCHOKEER. POIS. Espèce du sous-genre Corégone.

SCHOLLERA. eot. Ce nom a été donné par Robr au genre Microlea de Swariz. Rotb et Hayiie, ainsi que plusieurs autres auteurs allemands, ont également employé ce mot pour désigner le genre Osycocciis de Tournefort et Persoon. f-'. Microtée et Oxycoccos. Enfin Willdenow a distingué sous le nom générique de SchoUeia, le Leptanthns graniineus de Micbaux, (jne la plupart des auteurs ont rapporté à VHeleranthera de Palisot-Beauvois. Le caractère essentiel de ce genre résiderait, selon Willdenow, dans l'unilocularité de sa capsule. Le SchoUera <jraminifolia. Willd.; Leptanthns graniineus, Micbx., Fior. bor. Amer., 1, p. 25, tab. ô, f. 2; Hooker, Exot. jlor., n» 94, est une plante aquatique submergée, qui a le port du Potainogeton gramineuin; ses liges sont très-longues, cylindriques, géniculées, garnies de feuilles vertes, linéaires, presque membraneuses, obtuses. Les fleurs sont solitaires dans les aisselles des feuilles, et leur tube est enveloppé d'une longue spatbe. Le périantlie est lubuleux, son limbe est divisé en six segments jaunes; il yatroisétamines, un ovaire surmonté d'un long style, qui se termine en massue, et par un stigmate glanduleux à trois ou six lobes. La capsule, uniloculairc et à trois valves, contient plusieurs graines fixées à trois réceptacles situés sur le milieu des valves. Cette plante croit dans les rivières de l'Amérique septentrionale, principalement dans l'Obio et dans celles de la Pensylvanie et de la Virginie.

SCHOLLIA. ROT. (Jacquin fils.) Synonyme du genre Hoya, de R. Brown. K. ce mot.

SCHOMBORGIE. Schomburgia. bot. Ce genre a été créé par Lindley, dans la famille des Orcbidées; il a pour caractères : périgone étalé; folioles libres, égales à la base : les extérieures conformes aux intérieures; labelle membraneux, à trois lobes, en capuchon, soudé par sa base avec le bord du gynostème renflé audessus de cette base, puis marqué de veines lamellées; gynostème rebordé; buit masses polliniques.

ScnojiBURGiE A FLEURS BORDÉES. SclwHiburgia lilHbata, Lindl. Pseudobulbes oblongs, stipilés, sillonnés, entourés de squamnies membraneuses, d'un brun pâle, et portant chacun au sommet deux ou trois grandes feuilles oblongo -lancéolées et coriaces; de la base de la feuille supérieure s'élève le pédoncule à la hauteur

de quinze à dix-huit pouces; il est cylindrique, terminé par une grappe de fleurs bractéolées; sépales et pétales oblongs, étalés, crispés ou ondulés, d'un rouge brique foncé; labelle blanchâtre , jaune à la base, et moucheté de rose, ovale-oblong, faiblement ondulé et trilobé; son limbe ou disque est élevé, marqué d'environ cinq lamelles ondulées et saillantes; les lobes latéraux sont courts et obtus, le terminal est cordiforme et acuminé; gynostème demi-cylindrique, parallèle au labelle; anthère hémisphériqueet jaune. Delà Guinée. SCHOMERLIN. ois. Synonyme vulgaire de Litorne. y. Merie.

SCHOPFIE. Sihopfia. bot. Genre de la famille des Êbénacées, établi par Scbreber, avec les caractères suivants ; tube du calice caliculé à sa base, soudé avec l'ovaire; son limbe est supère et très-entier; corolle supère, tubuleuse, avec son limbe à cinq divisions ou lobes valves avant l'inflorescence; étamines en même nombre que les divisions de la corolle, auxquelles elles sont opposées; filaments adués au tube; anthères ovales ou presque rondes, à deux loges, déhiscentes longitudinalement sur le côté; ovaire infère, ù trois loges renfermant chacune un ovule; style dressé, à trois sillons; stigmate capité ou trilobé. Le fruit est un drupe couronné par le limbe du calice, renfermant un osselet à trois loges inonospermes, que l'avortement réduit souvent à une seule.

ScHOPFiE AMÉRICAINE. Scliopfiu atitertcana, W. C'est un arbre à rameaux et feuilles' glabres; celles-ci sont alternes, pétiolées, très-entières; les pédoncules sont axillaires. Des Antilles.

SCHORL. MIN. Mot par lequel on a désigné d'abord la Tourmaline électrique, mais que l'on a ensuite appliqué à une multitude de minéraux différents. On a tant abusé de ce mot, que le célèbre HaUy a cru devoir l'effacer de la nomenclature minéralogique. On peut juger de la confusion qu'il a causée dans la science, par le tableau suivant de ses nombreuses acceptions.

ScHORL aigce-marine; Épidole du Saint Gothard.

ScHORL ARGiLEBx; Variété d'Amphibole, qui répand une odeur argileuse par l'insufflation.

ScuoRL basaltique; Amphibole prismatique; — Pyroxène des volcans.

ScHORL blanc; Topaze pycnite ; — Pyroxène du lac Baïkal ; — Néphéline du Vésuve; — Béryl.

ScHORi blende; variété d'Amphibole.

ScHORL bleu; Disthène; — Titaneanatasede l'Oysans.

ScnoRL EN colonne ou basaltique; Amphibole; — Pyroxène.

ScHoRL commun; Tourmaline noire.

ScnoRL CRISTALLISÉ; Tourmaline; — Amphibole; — Épidole.

ScHORL cruciforme; Staurolide; — Harmotoine.

ScHORL électrique; Tourmalinc.

ScHORL feuilleté; Diallage; — Axinite.

ScBORL fibreux elanc; Grammatite.

Schorl en gerbe; Prebnite flabelliforme.

ScHORL grenatiqce; Axiuite ; — Anipbigène.

ScHORL LAMELLEUx; Amphibole noir ou vert.

SciioRL chatoyant; Diallage.

ScuoRL EN macle; Staurolide.

ScBORL DE Madagascar; Tourmaline.

ScBORL noir; Tourmaline.

ScHORt octaicdre; Titane analase.

ScnoRL oiivatre; Péridot granulaire des volcans.

ScnoRi, OPAQUE noir; Amphibole.

ScuoRL POURPRE EN AiGciLLEs; Tilauc oxj'dé pouge.

ScBORL prismatique; Pycnile.

ScnoRL radié; Épidole; — Amphibole aciinole.

ScnoRL rhomboïdal; A.xinile.

ScHORL ROUGE; Tilaiie o.\ydé de Hongrie.

ScooRL spATHEtx; Tripliane.

ScnoRL spathique; Diallage; — Amphibole.

ScnORi DE Sibérie; Tourmaline apyre.

ScnoRi, LEivTictJLAiRE; Axinile.

ScHORi, tricoté ; Ëpidole; — Titane oxyilé en aiguilles entrelacées.

SciiORL VERT; Thallile; — Amphibole.

ScuoRi VERT dcTalc; Amphibole aclinnle.

ScnoRi, VERT DU Dacpdiné; Épidote de l'Oysans.

ScHORL VERT DU VÉSUVE; Pyroxèue vert des volcans.

ScHORL VERT DU ZiiiERTUAL; Amphibole actinole.

ScHORi violet; Axinite.

ScnoRL VITREUX; Axinile; —Épidole.

ScHORi VOLCANIQUE; Pyroxène.

SCIIOKLITE. MIN. Nom donné par Kirwan à la Topaze pycnile. F. ce mol.

SCHOTIE. Schoiia. dot. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Césalpinées, et de la Décandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : calice turbiné, coloré, divisé peu profondément en cinq segments; corolle à cinq pétales ovales, oblongs, égaux, réguliers, se louchanl par leurs bords el formant un tube renflé; dixélamines libres, dont les filets sont glabres, inégaux, les plus longs dépassant un peu les pétales et terminés par des aiilbères dépourvues de glandes; ovaire pédicellé, oblong, surmonté d'un style filiforme, un peu recourbé et terminé par un stigmate obtus; gousse pédicellée, imparfaitement connue. Ce genre a pour type une plante que Linné avait autrefois décrite sous le nom de Giiojnciiin afiitni. Médicus en a aussi fait, de son côté, un genre distinct qu'il a nommé Theodoia. Enfin quelques auteurs ont légèrement altéré le nom de Schoiia, en celui lîeScotia; mais celte altération doit êlre rejetée avec d'autant plus de moliP qu'il y a, dans la même famille des Légumineuses, un autre genre Scottia ou Scollea. P'. ce dernier mot.

ScHOTiE BRILLANTE. Scliolia speciosa, iscquin. Icon. rar., lab. 73. C'est un petit arbrisseau rameux, garni de feuilles alternes, pinnées, sans impaire, à folioles fort petites, ovales, lancéolées, mucronées à leur sommet. Les fleurs ont une belle couleur rouge, et sont disposées en épi court, à l'exlrémilé des rameaux. Cet arbrisseau croilau cap de Bonne-Espérance, ainsi qu'au .Sénégal.

SCHOUALBÉE. BOT. Pour Scbwalbée. f. ce mot.

SCHOUINQUE. BOT. T. Scbvvenckie.

SCnOUKlE. POIS. Espèce du genre Raie.

SCHOUSBÉE. Scliousbœa. bot. Le genre établi sous

ce nom par Scbumacker, a les fleurs dioïques : les

mâles offrent un périgone gamophylle, divisé en deux

parties semi-bifides; huit étamines dont les filaments

y Dirr. lies SCIENCES ^at.

sont soudés parleurs bases; anthères ovales et biloculaires. Les Heurs femelles ont le périgone très-court, urcéolé, à quatre dents peu apparentes ; ovaire grand, arrondi et un peu comprimé; deux styles longs, exsertes, dressés, subulato-planiuscules, ù bords roulés, terminés par des stigmates visqueux; péricarpe à deux loges monospermes. La plante pour laquelle Scbumacker a formé ce genre est un arbuste de la Guinée, dont les feuilles sont alternes, ovales, subacuminées, cordées, veinées, subcoriaces et glabres; elles ont (|uatre glandules el deux très-petites stipules. Les grappes de A

fleurs mâles sont axillaires; les fleurs femelles sont solitaires.

Willdenow a établi un autre genre Schoushœa, qui est le même que le Cacoucia, d'Aublet. y. ce mot. Sprengel {Syst. f^eget., 2, p. 352) a donné le nom de Schoushoa commulala, au Lagunculan'a raccmosa de Gœrtner fils, ou Sphenocarpus de Richard, y. ces mots.

SCHOUVVIE. Schouwia. bot. Genre de la famille des Crucifères, établi par De Candolle {Sj-st. l'eget., 2, p. 6iô) qui l'a placé dans la tribu des Psychinées et l'a ainsi caractérisé : calice dressé, égal à la base; corolle à pétales onguiculés, ayant leur limbe oboval ; six étamines tétradynames, dont les filets sont dépourvus de dents, el les anthères très-aigués; silicule déprimée, plane, ovale, obtuse aux deux bouts, surmontée du style subulé, biloculaire, bivalve, à cloison très-étroite, à valves naviculaires, très-comprimées, ailées sur le dos; plusieurs graines dans chaque loge, lisses, comprimées, horizontales, à cotylédons condupliqués. Ce genre est très-voisin du Psychine de Desfonlaines; il ne s'en distingue que par le port qui est celui du Moricandia et non de VEruca ou du Sinapis, par la silicule ovale et non triangulaire, et par quelques autres légères différences.

ScaouwiE d'Arabie. Schouwia arabica, De Cand.; Subiilaiia picrpurea, Forskabl; Thlaspi Jrubicum, Wahl. C'est une plante herbacée, annuelle, rameuse, glabre, à feuilles penninerves ; les inférieures un peu rétrécies vers la base et sessiles, les supérieures oblongues, cordiformes et amplexicaules. Les fleurs, dont les pétales ont une couleur rouge-purpurine, sont disposées d'abord en corynibes, jiuis elles s'allongent en grappes. Cette plante, qui est très-rare, croit dans les montagnes humides de l'Arabie Heureuse.

Un autre genre Schouwia, proposé par Scbrader, dans la famille des Malvacées, a été réuni au genre PavoHia de Cavanilles.

SCIIRADÈRE. Schradera. bot. Genre de la Pcutandrie Monogynie, L., établi par Vahl (Eclog. Amer., |). 33, lab. 3) sur une plante de l'île Monlserral, découverte parRyan. Il offre les caractères suivants : calice dont le limbe est entier et resserré; corolle presque infundibuliforme,garniede poils à l'entréedu tube, ayant le limbe à cinq ou six divisions étalées, épaisses à l'intérieur, munies chacune vers le milieu et latéralement d'un petitappendice en formede dent,oupIulôl offrant sur le dos un appendice en forme de corne (ce qui est très-apparent dans la figure du Schradera ligulan's de Rudge); cinq â six étamines à anthères linéaires, près-

ISG6

([ue sessilcs, à peine saillanles hors du (ube de la corolle; un seul style surmonté do deux stigmates; baie unilocnlaire et polysperme; tleiirs agrégiics au-dessus d'un réceptacle cliarnu, qui est enveloppé d'un involucremonopliylle et lobé. Ce genre est placé par Jussieu (Mémoires du Muséum, vol. C, p. -503) dans la famille des Rubiacées, nonobstant l'absence de stipules inter- 1 péliolaires. Vabl l'avait rapproclié des Lorantlitis, en citant comme synonyme de l'espèce qu'il a publiée avec figure, le Fuchsia involucrala de Swartz. Mais celte ^ dernière plante, non-seulement n'est point spécifique-

ment la même, mais en paraît génériqucmentdislincle, car elle a quatre stigmates et un fruil à quatre loges. Qiiebiues auteurs l'ont pourtant associée au Schrailera sous le nom de Schrailera cephatolcs.

ScnRADÈRE A FLEDRS EN TÈTE. Sckradera capi'tata, Valil, loc. cit. C'est une plante parasite sur les troncs des arbres, ayant une tige presque ligneuse, souvent un peu i)endante, rameuse seulement au sommet. Les fleurs sont terminales, agglomérées, au nombre de sept à vingt dans chaque capitule. Celte plante croît sur les hautes montagnes de l'île Montserral. Rudge {Plant, rar. Guian-, p. 29, tab. 43) a décrit une seconde espèce indigène de la Guiane , qu'il appelle Schrailera liyularis.

Deux autres genres de plantes ont porté le nom de .967i/a(/e;a ou ^'c/i /«(/e/'m.Willdenow l'avait imposé au Crolon trilobatuin. Mœnch avait nommé Schraileria le Salvia Canariensis. Ces genres n'ont pas été adoptés.

SCHR.\NK1E. Schrankia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Mimosées; et de la Polygamie Monœcle, L.. établi par Wllldcnow (|Ui l'a ainsi caractérisé : lleurs polygames. Calice urcéolé, petit, à cinq dents; corolle infundibuliforme, quinquéfide, régulière, insérée au fond du calice; dix à douze élamines saillanles, insérées sur la base de la corolle ou sur le pédicelle de l'ovaire, à filets libres et à anthères oblongues, biloculaires; ovaire brièvement slipité; légume létragone, hérissé de pointes, ayant en apparence quatre valves, paice que chacune des deux valves dont l'ovaire se compose originairement, est divisible en deux, renfermant plusieurs graines oblongues, lenticulaires-comprimées. Ce genre a été fondé sur le Mivtosa qnadricalcis de Linné, qui croit près de la Vera- Cruz, en .\mérique , et sur le Mimosa horriilula de Michaux, plante de l'Amérique septentrionale. Willdenow leur a imposé les noms de Schrankia aculeata et ûeSchraitkia uitcinala. De Candolle et Kuntb en ont décrit en outre trois espèces du Mexique, de Saint-Domingue et de l'Amérique méridionale. Ce sont des plantes herbacées, à racines tubéreuses, à tige anguleuse, munie de feuilles bipinnées, sensibles au toucher, à fleurs roses, disposées en capitules globuleux.

Le nom de Schrankia a élé appliqué à deux autres genres de plantes, savoir : 1" par Scopoli, et ensuite par Schultes, au genre Goupia d'Aublet, ou Glossopetaliiiii de Scbreber ; 2» par Medicus et Mœnch à un genre de Crucifères diversement nommé par les auteurs, et qui a reçu définitivement le nom de Bapistrum. V. ces mots.

SCHREBÈRE. Schrebera. bot. Ce nom a élé appliqué

successivement à trois genres différents; mais il doit être conservé à celui qui a été proposé par Roxburgh. Le Schrchcra schiiioiiles de Linné esl synonyme de Ciiscula jifricana. Thunberg a donné le même nom a la plante qu'il a fait ensuite connaître sous celui de liartoijia Capensis. Le Schrebera albens de Relz (06serc, VI, p. 25, lab. 3) n'est autre chose que YElœoilenilron glaticum de Persoon, plante qui a en outre trois ou quatre synonymes.

Le Schrebera de Roxburgh esl placé dans la Diandric Monogynie, L., cl offie les caractères essentiels suivants : calice bilabié; corolle à cinq, six ou sept divisions peu profondes; capsule pyriforme,biloculaire, bivalve; chaque loge renfermant (|uatre ou cinq graines ceintes d'une aile membraneuse. Les affinités de ce genre ne sont pas encore déterminées; il a, selon Roxbtngh, un fruit qui lient de celui des Frênes et des Swietenia, rinllorescence du Sureau, cl le port du Ponrjainia. Certes, ce ne sont pas là des rapprocbemenls bien naturels, el ils rappellent un peu trop les temps où la ciédulité enfantait les descriptions d'animaux fantastiques, de ces Diagons qui tenaient à la fois du Mammifère, du Poisson, de l'Oiseau el du Reptile.

ScHREBÈRE SwiETÉiNoïDE. Schrcbera Swielenoides , Roxb., Corom., ii , t. 101. C'est un arbre élevé, dont la cime esl arrondie, le bois dur cl pesant; ses feuilles sont presque opposées, à trois ou quatre paires de folioles ovales, aiguës, entières, terminées par une impaire. Les Heurs sont d'un blanc sale brunissant; elles répandent une odeur forte pendant la nuit. Elles formenl des panicules terminales, trichotomes, accompagnées de bractées cadu(|ues. Cet arbre croît dans les vallées des montagnes de Circar, dans l'Inde orientale.

SCHREIBERSIE. Schreibersia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par Pohl,avec les caractères suivants -. tube du calice oblong, soudé avec l'ovaire; son limbe est partagé en cinq découpures acuminées el dressées; corolle supère, grande, infundibuliforme; son tube esl mince en bas, il se développe vers le haut et se courbe un peu; le limbe esl étalé, partagé en cinq lobes oblongs el acuminés; cinq anthères oblongues, sessiles et un peu réfléchies entre les découpures du limbe; ovaire infère, à deux loges, renfermant plusieurs ovules anatropes, horizontaux, élevés sur chaque face de la cloison; style filiforme, velu à sa base; stigmate bifide, à lobes obtus el épais. Le fruil consiste en une capsule oblongue, à dix nervures, couronnée par le limbe du calice, biloculaire, à deux valves (|ni se confondent avec le lube du calice cl qui sont plus ou moins profondément bifides. Les Schreibersies décrites par Pohl, dans sa Flore du Brésil, sont des arbres et des arbustes glabres, à feuilles opposées, oblongues, aiguës, coriaces, avec de larges stipules à leur base; les pédoncules sont axillaires el portent de belles Heurs roses.

SCHREKSTEIN. Miiv. Pierreverle, demi-transparente, que l'on taillait en cœur et que Pou suspendait au cou des enfants comme un talisman contre la peur. Suivant Gnielin, c'était une Malachite, el suivant d'autres minéralogistes, un Jade néphrétique.

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