‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 80 sur 103 · S C II · texte numérisé non relu

S C II

famille (ies Urticées, établi par Chamisso qui l'a dédié au docteur Schychowsky, auteur d'une thèse importante sur la nature des fruits dans les plantes phanérogames. Caractères : fleurs diclines, monoïques: les mâles implantées sur des réceptacles épais et charnus, au sommet des rameaux, décidues et séparées entre elles par des écailles; calice quadrifide; quatre élamines opposées aux divisions du calice, à filaments fortement dilatés, prcs(|ue pétaliformes à leur hase, à anthères siihglohuleuses et hiloculalres. Fleurs femelles réunies en grappes; calice ù quatre divisions inégales; fruits consistant en akènes ohli(|uement ovales, comprimés, tuberculeux, bordés d'une membrane fort étroite, avec une pointe au sommet, formée par les restes du style. Ce genre ne se compose que d'une seule espèce, observée par Cliaraisso aux îles de la Société; c'est un arbuste à feuilles alternes, longuement pétiolées, ovales, dentelées, discolores et marquées de veines réticulées sur la face inférieure; les grappes sont pédonculées et plus longues que les feuilles. Il parait que le Sclixchowskia ruderalis avait été également observé par Foisler (|ui, dans son Prodrome, l'avait placé dans le genre f/rt/ca. Gaudichaud, dans le Voyage de Freyciuet, l'avait recueilli et mis au nombre des Fleuryes; tous sous le même nom spécifKjue. Il est figuré pi. xiii des Annal, des Wiener Muséums des Nalurg. 1835.

SCHYMUM. BOT. (Dioscoride.) Synonyme de Gundelia.

SCHYTON. Schylo. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Sternoxes, tiibu des Sucnémides, institué par Delaporte, avec les caractères suivants: antennes pectinées, dont le premier article est grand, le deuxième très-court, le troisième long, triangulaire, tous les antres égaux, fortement en scie, le dernier ovalaire; palpes fortes et épaisses : les maxillaires ont le premier article court, le deuxième gros, le troisième court, le dernier grand et fortement sécuriforme; palpes labiales courtes, épaisses, à articles gros, le dernier sécuriforme, un peu arrondi; tète grande et ronde; yeux un peu transversaux; corselet trèsconvexe, arrondi en avant, à angles postérieurs prolongés et pointus ;écHSSon carré; élytres assez longues, un peu arrondies à l'extrémité; corps cylindrique, assez épais; pattes moyennes ; tarses à peu près égaux, n'offrant point de palettes dans leurs articles : les antérieurs à premier article assez long, les deux suivants triangulaires, le quatrième bilobé; dans les deux autres paires, le premier article est le plus grand, le deuxième est plus long que les deux suivants réunis, le quatrième est bilobé; crochets grêles et arqués.

ScHYTOD BICOLORE. Schyto bicolor, Delap.; Ctyptocliile melanoplera, Boisduv. Tout son corps est finement ponctué, d'un rouge brun et pubescent; élytres noires, avec des stries ponctuées. Taille, quatre lignes. De la Nouvelle-Guinée.

SCUYZORHINE. Sch/zoïMna. ms. Coléoptères pentamères. Ce genre a été fondé par Kirby dans les Transactions de la Société linnéenne de Londres, pour un assez grand nombre d'insectes nouveaux, dont quelques-uns de Java et de Madagascar, les autres delà Nou-

velle-Hollande. Caractères : chaperon bilobé antérieurement; mâchoires deux fois plus longues que larges à lobe terminal aussi long que toute sa largeur, velu supérieurement et très-velu à sa partie interne ; palpes maxillaires de grandeur moyenne, avec le premier article peu visible, et le dernier tronqué à son extrémité ; lèvre en trapèze renversé, fortement refendue; fossettes latérales très-grandes; dernier article des palpes labiales tronqué à son extrémité, aussi long que les deux précédents; corselet trapézoïdal; écusson triangulaire; élytres fortement et brus(|uement sinuées, arrondies à leur extrémité; plaque anale carénée transversalement; sternum droit, aigu.

ScilïZORUINEQOADRIPONCTUÉE.iSc/i/SOr/u'nagMarfn-

puuctata, Mac-Leay. Elle est brune, avec la tête et le corselet d'un brun luisant, bordés de jaunâtre ; les élytres sont d'un brun olivâtre, avec quatre points noirs; les jambes et le dessous du corps sont d'un jaune livide. Taille, douze lignes. Nouvelle-Hollande.

Les Celonia Phillpsii, Sclireib.; Bcow/î/i, Kirby ; bifida, 0\\v.;Panzeii, Schoenli.; Cj-anen, OWv., etc., doivent appartenir à ce genre nouveau.

SCIADOPHYSIUM. BOT. L'une des sections du genre Splachniim, de Linné.

SCIADOPITYS. Sciadopitys. bot. Genre de la famille des Abiétinées, établi par Sieboldt et Zuccarini qui lui assignent pour caractères ; Heurs diclines ; les slaminigères ont les chatons subglobuleux, capitaloaggrégés et terminaux ; étamines nombreuses, insérées à l'axe et étroitement imbriquées; filaments courts, filiformes, dilatés dans le prolongement membraneux du conneclif ; anthères à deux loges déhiscentes postérieurement et loiigiludinalemenl. Les Heurs pislilligères ont les chatons solitaires etterminuux,stipilés par un grand nombre d'écaillés imbriquées; les gemmules sont le plus souvent au nombre de sept, libres, imbri(|uées, pendantes à la surface supérieure des écailles; slrobile composé d'écaillés lignescentcs, imbri(|uées; semences libres, pendantes, elliptiques, alato-marginées, percées au sommet qui est échancré.

SciADopiTvs verticillé. Sciadopitys verlicillata , Sieb.etZuc; Taxas verlicillata, T:ln\nb.,F\. jait., ^76. C'est un arbre à rameaux verticillés; les feuilles sont nombreuses et rapprochées vers l'extrémité des rameaux; elles sont linéaires, sessiles, verticillées, obtuses, arquées, entières, glabres, convexes en dessus avec un sillon au milieu, concaves eu dessous avec deux lignes élevées ou saillantes. Du Japon.

SCIAPHILE. Sciapltila. bot. Blume (.Bijdr. lot de Flot: ned. Ind., p. 514) a établi sous ce nom un genre qu'il a placé dans la famille des Urticées, et qu'il a caractérisé de la manière suivante : Heurs monoïques. Les mâles ont un calice découi)é profondément en six segments réHéchis, un peu velus au sommet; corolle nulle; six anthères sessiles, adnées au calice et opposées à ses divisions. Les fleurs femelles ont un calice semblable à celui des fleurs mâles; des anthères stériles; plusieurs ovaires placés sur un réceptacle convexe, uniloculaires, uuiovulés, surmontés chacun d'un stigmate sessile et iionctiforme. Les ovaires se changent en baies couvertes de glandes pellucides, renfer-

inant des graines solitaires, à pcii près Iriiiiièlres eL recouverles d'une membrane un peu coriace.

SciAPHiLE DÉLICATE. Sciapliila lenella, BI. Plânle très grêle, charnue, dépouivne de feuilles. La lianipe est Irt^s-simple, dressée, à stipules alternes ou ovales. Hlle est surmontée de fleurs en grappes, penchées, les mâles occupant la partie supérieure. Celte plante croît dans les localités monlueuses et ombragées de l'ilc Kusa-Kampanga.

SClAPIllLE. i'cràp/HVo. ns. Lépidoptères; genre de la famille des Pyraliens, établi par Treitschke, avec les caractères suivants : corps assez mince; palpes courbées en S; le troisième article est court et cylindrique ; ailes antérieures assez étroites, terminées carrément; elles ont la côte arquée. Les chenilles sont verruqiieuses; elles vivent en société dans le parenchyme des feuilles et se font un abri de ces dernières <iuand l'intérieur ne peut plus les contenir.

SciAPHiLE DE WAULBAtHiAH. SciaphUa Jf-'altlbauiniana, Tr. Ailes antérieures d'un gris blanchâtre, réticulées de brun, avec trois bandes Hexueuses noiràlres: la première à la base, formant irn angle, les deux autres en sens contraire; ailes inférieures d'un gris cendré. Taille, dix lignes. En Europe.

SClAPniLE..S'c(V//)/i(7«s. i:ss. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores, Institué par Schoenherr, aux dépens des genres Curculio de Fabricius, Olivier, etc., et y/i/ZaciVe* de Germar,Dcjean, etc. Caractères : antennes assez longues et minces, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers obconiques, et les autres noduleux, avec les cinq derniers plus épais et légèrement comprimés, formant la massue ; trompe courte, un peu plus étroite que la tête, presque plane en dessus, profondément échancrée au bout; fossette linéaire, étroite, brusiiuemenl fléchie en dessous; yeux petits, arrondis, peu proéminents; corselet petit, arrondi de chaque côté; écusson triangulaire; élytres ovato-oblongues et convexes en dessus. Le Curculio mwicatus de Fabricius est le type de ce genre, où l'on admet cncoie le Curculio jmrvulus du même auteur, communs tous deux dans la partie orientale de l'Europe, et d'autres espèces moins connues.

SCIARE. Sciara. iNS. Diptères; genre de la famille des Tipuliciens, tribu des Mycétophililes, établi par .Meigen et caractérisé ainsi qu'il suit : antennes filiformes, dont les premiers articles sont presque cylindriques; tète arrondie; yeux réniformes, très rapprochés; une cellule marginale et des cellules basilaires étroites aux ailes. Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces indigènes et d'espèces exotiques, dont la plupart peuvent être reportées au genre Molohre.

SciAKE Monio. Sciara Mario, Meig. Son corps est noir, avec les ailes enfumées; les pattes sont d'un jaune brunâtre dans le mâle et noirâtres dans la femelle. Taille, deux lignes et demie. Cette espèce est commune en Europe.

SCIE. Pristis. pois. Latliam a proposé, dans le deuxième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres (p. 82, pi. 26 et 27), de séparer le Poisson Scie d'avec les Squales où Linné et les auteurs

contemporains l'avaient classé. Depuis Lathara , le genre Pristis a été adopté par Ciivier et par les zoologistes de l'époque actuelle, et son nom, emprunté au radical grec, est celui que l'espèce commune portait chez les anciens. Les Poissons Scies appartiennent donc aux Chondroptérygiens à branchies fixes de Cuvicr, et à la famille des Plagiostomes de Duméril. Ils ont i)Our caractères génériques : d'élre organisés intérieurement comme les Requins et de joindre, à leur forme allongée, un corps aplati en avant et des branchies dont les ouvertures sont inférieures, comme chez les Raies; mais leur principal attribut est d'avoir un rosire très-long, déprimé, armé de cliai|ue côté d'un grand nombre de fortes épines osseuses, imitant des dents, bien qu'elles n'en aient aucunement la texture, et cependant étant comme elles implantées dans des sortes d'alvéoles; les vraies dents sont rangées en petits pavés sur les mâchoires, comme chez les Squales émissoles (f. ces mots). Les deux dorsales sont distantes, et les branchies s'ouvrent de chaque côté par cinq trous; derrière les yeux sont jjercés deux évents.

Les Scies sont des Poissons robusles, armés d'une manière redoutable par la longue dague qui part de leur tète. Longtemps les anciens auteurs les rangèrent parmi les Cétacés. Presque louslespêcheursde Baleines et les navigateurs en parlent dans leurs relations; on a fréquemment décrit leurs combats avec les Baleines et les Baleinoptères ; leur taille devient assez considérable, bien cependant qu'elle ne dépasse pas quinze ou vingt pieds. Les >"ègres de la côte d'Afrique vénèrent ces Poissons, que les habitants des contrées septentrionales recherchent à cause de leur peau solide, et de leur défense qu'ils vendent aux amateurs de curiosités; leur chaire dure, coriace, huileuse, ne sert (|U'aux chiens des Esquimaux et des Lapons. Cha(|ue mer semble avoir des espèces propres, (|ui n'aban<lonnent point les parages où elles semblentconfinées; ainsi l'Océan boréal possède une espèce depuis longtemps célèbre; la Méditerranée en a une deuxième, le grand Océan deux autres, et l'océan Antarctique une cinquième.

Scie commene. Pristis Àiiliquorum, Latli.; Squalus Pristis, L., Encycl., pi. 8, 6g. 24. Ce Poisson est le Pristis des anciens, et la f^ivelle de Rondelet; il est décrit et figuré dans tous les ouvrages d'ichthyologie et même dans un grand nombrederelationsdevoyages, tels qu'Anderson, Ellis; dans le Muséum IFormianum, dans Jonston où il est défiguré, etc., etc. Son dos est gris-noirâtre, les parties latérales et inférieures sont blanchâtres, garnies de tubercules ; la caudale est courte; la dorsale est placée au-dessus des jugulaires. Le rostre osseux est aplati, arrondi au bout, garni de vingt à vingt-quatre épines ou dents robustes et tranchantes. La Scie est célèbre par ses combats avec la Baleine, qu'on a peints avec un soin trop bien calculé pour faire croire à leur entière réalité. Elle vit dans les mers du Nord; elle est très-commune sur les côtes du Groenland, de l'Islande, de l'Angleterre, où les tempêtes la jettent fréquemment sur les rivages; elle atteint de quinze à dix-huit pieds de longueur.

Scie PECTmÉE. Prises peclinaftis. Lath., loc. cil.

Ce Poisson a la queue longue; la nageoire dorsale concave, le rostre garni de Irenle-six é|>ines, el quatre a cinq pieds de longueur. On le trouve dans la Méditerranée, mais non dans l'océan Atlantique. Risso dit que les habitants de Nice le nomment Serra, qu'il ne liaraît sur leurs cotes qu'en été et qu'on ne parvient que très-rarement à en prendre.

Scie cespidêe. Pristis cuspiilaliis, Latli., loc. cil. Rostre de même largeur à peu près dans toute sa longueur, et armé de vingt-liuit épines larges et pointues. On la trouve dans l'océan Pacifique.

Scie a petites dents. Pristis microdon, Lalh., loc. cit. Rostre n'ayant que dix-liuit petites dents à peine saillantes et spiniformes. La longueur totale du Poisson que l'on trouve également dans le grand Océan atteint à peine di,^^-lluit pouces.

Scie BiBBDE. Pristis cirrhatiis, Lalh., /oc. cit.; Squcilus Anisodon, Lacépéde. Ce Poisson a son rostre garni de dents très-inégales et un peu recourbées; de chaque côté de la bouche, i)eiid un long filament flexible. 11 se trouve dans les mers qui baignent la Nouvelle-Hollande.

SCIE. coNcn. Nom vulgaire et marchand du Donax denliculatiis. y. Donace.

SCIE. iKTEST. Espèce du genre Écliinorliynque. SCIÈNE. Sciœna. pois. Genre de Poissons formant une petite famille dans laquelle Cuvier a établi plusieurs sous-genres, et qui appartient aux Acanthoptérygiens percoïdes de sa méthode; il a été classé par Duméril paimilesAcanthopomesbolobranchestboraciques.Les Sciènes ont le museau écailleux, plus ou moins proéminent, terminé en pointe mousse, ce qui est dû à un plus grand développement des os du nez el des sousorbitaires qui sont renflés el caverneux. Les dents sont en crochets inégaux; le corps est oblong, épais, comj)rimé, revêtu d'écaillés ; les opercules sont garnis d'épines, mais non dentelés; les nageoires jugulaires sont placées au-dessous des pectorales; la dorsale est double et la deuxième a plus de cinq rayons. Les Sciènes ont la plus grande analogie de formes avec les Luljans el les liolocentres, dont elles se distinguent par leur double dorsale. Ce sont des Poissons de la Méditerranée, de l'Océan et des eaux douces, dont la chair est trèsestimée, et dont la pêche est lucrative. Les nombreuses espèces de Sciènes sont classées dans les sous-genres suivants :

t Cingle, Cuv.

Opercules épineux; préopercules dentelés; dents en velours; écailles rudes; deux dorsales à peu près égales; museau très-saillant. On ne connaît que deux espèces de Cingles qui vivent dans les eaux douces de l'Allemagne, et que Bloch a figurées sous les noms de Perça Ziiigel, pi. 106, et Perça asper, pi. 107. tt Centropome, Centropomus, Cuv.; non Lacépéde. Dents petites et pointues; préopercules dentés; bord de l'opercule mince et arrondi. On ne connaît qu'une espèce de ce sous-genre, que Cuvier a décrite sous le nom de Centropomus undeciinalis , Hist. des Poissons, t. II, p. 102. C'est le Sciœna undeciinalis de Bloch, fig. 9, pi. ôOo. Ce Poisson est le Camuri de Pisnn et le Itmchet de mer do Plumier, remarquable

par la couleur argentée de ses écailles, que relève le brunâtre du dos ; la teinte jaune des nageoires dont les bords sont bruns, el la dorsale pointillée de brun sur im fond gris. C'est la Loubine des créoles français de Cayenne. Ce Poisson habite toutes les mers chaudes de l'Amérique méridionale.

ttt Ombrine, Umbrina, Cuv., Règne Animal.

Analogue au sous-genre Cingle par le préoperciile, mais ayant le museau moins saillant, la deuxième dorsale bien plus longue que la première, les dénis en velours, des pores sous le maxillaire inférieur. Les Ombrînes sont des Poissons de mer qu'on trouve dans la Méditerranée et aux Indes. L'espèce la plus connue est la Barbue, Sciœna cirrliosa, L., figurée dans Bloch, pi. 500, de la Méditerranée, et que Lacépéde a reproduite sous le nom de Chélodiptère cyanoplère. A ce genre appartient encore le Pogonatc doré, Lacép., t. y, p. 121 ; XeJohnius serratus, Schn., p. 70; le Sciœna nebulosa, Milchill, etc. VUinbrina cirrliosa est décrit par Risso ( Alp. marit., t. m, p. 409 ) qui le nomme Oumhrina. Il paraît que ce Poisson est commun sur les rivages de Nice, et qu'il y fraye en juin et juillet.

tttt SciÈNE, 5co, Lacép.

Les vraies Sciènes ont leur préopercule dentelé d'une manière presque insensible. Les épines de leur opercule sont à peine marquées; leurs dents s'allongent avec l'àge,et forment une rangée de crochets inégaux. Les Sciènes vivent dans la mer; leur chair est bonne à manger et les fait rechercher. Les Léiostomes de Lacépéde doivent a|)partenir à ce genre, et notamment le Léiostome à queue jaune, pi. 10, fig. 1, Lacép., 1. 1 v, et la Perche ondulée de Catesby, t. ii, pi. 3, fig. 1; l'Ueptacanthe de Lacép.; la Galeiine, etc. Les Sciènes les plus remarquables sont : leCoRB ou Corbeau, Sciœna umbra, L., Bloch, pi. 297; VUnibe, le CV/o/yjdes Provençaux; fauve, à opercules tachés de noir; les mâchoires inégales; la femelle pond ses œufs à la fin du printemps el vil dans la région des Algues; très-bon Poisson de table; la Sciéne Aigle, Sciœna Aquila, Lacép., pi. 21, fig. 5; le Figou des habitants de Nice, à corps argenté, à mâchoires égales, à base des pectorales marquée d'une tache dorée. L'Aigle vit dans les profondeurs moyennes, et aiiparaît toute l'année sur les côtes de la Provence. Sa chair est d'un blanc rougeàtre et est fort délicate. Ce Poisson atteint jusqu'à six pieds de longueur, et porte encore les noms de Maigre cl de Fégaro. Lesueur a décrit trois espèces nouvelles de Sciènes dans le tome u du Journal de l'Académie des Sciences naturelles de Philadelphie; il les nomme Sciœna oscilla, du lac Èrié; Sciœna grisea, de rohio, et Sciœna multifasciala, de la i)artie orientale de la Floride; toutes les trois vivent dans les eaux douces. Misiriss Bowdich a |)ublié, dans la Relation du voyage de son mari aux îles de Madère el de Porlo-Santo, deux espèces inédites de Sciènes qu'elle nomme Sciœna clongata, el Sciœna dux ; l'une et l'autre du Cap-Vert.

Le nom de Sciène a été donné à une foule de Poissons qui appartiennent aux genres /'e/ci's, Prochiltis, Pogonias, etc.

SClLL^.Scilla. BOT. Genre lie la famille des Liliacées el (le l'Hexaiidrie Monogynie, L., offrant les caraclères suivanls : périgone coloré, pélaloïde, à six divisions profondes, égales, étalées; six élamines dont les filets sont suliulés, filiformes, terminés par desanihères oblongucs, pendantes; ovaire supère, arrondi, surmonté d'un style de la longueur des étamines et terminé par un stigmate simple; capsule presque ovale, glabre, marquée de trois sillons, à trois valves el à autant de loges renfermant plusieurs graines un peu arrondies. Ce genre est extrêmement voisin des Ornitliogales et des Phalangéres; il diffère des premiers par ses étamines dont les filets ne sont pas aussi dilatés à la base; mais ce caractère n'est pas constant dans toutes les espèces de Scilles ; car il y en a qui ont les filets assez larges dans leur partie inférieure. Un caractère tiré des organes de la végétation distingue les Scilles des Plialangères; leur racine est bulbeuse et non formée de fibres fasciculées, comme dans ce dernier genre. Il y a en outre quelques légers caractères dans la graine, dans la couleur et la forme des fleurs; mais il faut avouerque si on ne prenait pas en considération le port de ces diverses plantes, on aurait beaucoup de peine à les distinguer génériquenient. Smith et De Candolle ont réuni au genre Scilla le Hyacinlhus non scn'plus, charmante espèce qui, au printemps, fait Pornement de nos bois. Cependant celle plante, ainsi que quelques autres qui ont avec elle d'étroites affinités, mériteraient de former un genre particulier en raison de leur périgone infundibuliforme, à segments connivents et légèrement recourbés en dehors. Mœncli, à qui la botanique doit quelques utiles réformations, mais à qui elle peut reprocher encore plus d'innovations tout à fait superflues, a séparé sous le nom générique de Stellaris le Sciila maritima qu'il a réuni avec V Ornithoyalum pxrenaicum et d'aulres plantes qui ne semblent point liées entre elles de manière à former un genre distinct. Enfin le genre Scilla a été réduit parquelques auteurs aux Scilla bifolia. amœna et à d'autres espèces , auxquelles on a joint le Hyacitillms non sciiptns. Q; genre ainsi composé ne semble pas offrir de limites bien naturelles, car on en a exclu le Scilla maritima pour le placer parmi les Oinithor/aluvi, en sorle que le type du genre Scille ne lui appartient plus.

Le nombre des vraies espèces de Scilles s'élève à environ une vingtaine qui, pour la plupart, croissent dans le bassin de la Méditerranée. Quelques-unes, telles que les Scilla bifolia et autumnalis, sont assez communes dans les bois et les baies de l'Europe tempérée. Les Scilles sont des plantes bulbeuses, dont les feuilles sont toutes radicales, allongées, filiformes ou rubanées; les fleurs sont le plus souvent bleues, quelquefois blanches, d'un aspect fort agréable, accompagnées d'une nu deux petites bractées sous chaque pédicelle, et disposées au sommet d'une hampe en corymbes ou en épis pauciBores.

SCILIE ou SQUILI.E OFFICINALE ou MARITIME. 5'C!7/0»«n-

ritima,L.; Redouté, Liliac, p. 116. Elle croit dans la région méditerranéenne, souvent très-loin de la mer, dans l'intérieur des terres; son bulbe est plus gros que le

poing, composé de plusieurs tuniques ou écailles dont les extérieures sont sèches, rougeùlres et scarieuses, les plus intérieures charnues et blanchâtres, les intermédiaires un peu plus sèches, plus colorées, contenant un suc visqueux et Irès-àcre. Les feuilles sont larges, oblongues , obtuses à leur sommet el couchées par terre; les Heurs sont blanches, ouvertes en étoile et formant une grappe coni(|ue. Les tuni(iues intermédiaires des bulbes ou ognons de Scille sont douées de propriétés très-énergiques; elles agissent spécialement sur les organes urinaires et sur ceux de la respiration. On les administre en poudre dans les hydropisies passives et dans les affections catarrhales des Tieillards, quand il est ulile de produire une légère excilalion. Les écailles de Scille servent à préparer plusieurs médicaments usités encore aujourd'hui, tels que le miel et le vinaigre scillitiques.

Une des plus belles espèces du genre Scilla (à part les petites plantes, Scilla bifolia, amœna, etc., qui croissent dans l'Europe méridionale), est sans contredit le Scilla Peruviutta, L., dont les fleurs sonl bleues et forment une touffe épaisse, conique, d'un effet fort agréable. Ses feuilles sont larges et ciliées sur leurs bords. Celle plante est commune sur les côtes de Barbarie, dans la Péninsule ibérique, près Cadix et en Portugal. C'est par erreur que le nom de Peruviana lui a été donné, et celle erreur remonte au temps de la découverte du Pérou, car, dès le seizième siècle, Clusius la désignait sous le nom de Hyacinthus stellatus Peincianus.Oa dit que les Espagnols, à ré|)Oque de la conquête du Pérou, l'avaient transportée dans cette partie du nouveau monde, d'où elle fut rapportée comme une plante nouvelle et propre à ces contrées lointaines.

SCINCHUS. BOT. (Dioscoride.) Synonyme de Ruscus. y . Fragok.

SCINCOIDIENS. REPT. C'est, d'après la méthode exposée par Cuvier dans le Règne Animal, une famille de Sauriens, caractérisée par ses pieds courts, sa langue peu ou point extensible, el son corps entièrement couvert d'écaillés égales et imbriquées. Cette famille, qui comprend les genres Scinque, Seps, Bipède, Chalcide et Bimane, termine l'ordre des Sauriens, el offre de nombreux rapports avec la première famille de l'ordre des Ophidiens ou celle des Anguis. Ces deux ordres se trouvent même, par les Scincoidiens et les Anguis, liés d'une manière si intime que plusieurs auleurs, nommément BlainviUe et Merrem, ont cru devoir les réunir eu un seul, auquel le premier a donné le nom de Bipéniens, el le second celui de Squaiiiala.

SCINCUS. REPT. f^. SCINQDE.

SCliNDAMA. BOT. (Champignons.) Ce nom se rapporte à des Champignons du genre Polypore, désigné par Adanson sous le nom de iMyson.

SCINDAPSE. Scinilapsxts. dot. Genre de la famille des Aroïdées, institué par Schott, qui lui assigne pour caractères : spalh béante, puis épanouie el décidue; spadice sessile, à fleurs femelles à sa base, surmontées de fleurs hermaphrodites; étamines insérées à la partie supérieure du spadice, entourant les ovaires; leurs filaments sont cunéiformes et comprimés; anthères 1er-

ininales, à deux loges divariqu^es, adnées, longiUidinalement déhiscentes; ovaires unilociilaires; ovaires solitaires ou binaires, dressés et campylalropes; stigmate sessile et oblong. Le fruit consiste en baies monospermes; la graine est en crochet; l'embryon est exalbumineux et liomotrope.

ScipiDAPSE OFFICINAL. Scitidapsus offlcinalis, SchoU; Potlios o/ftciiiiilis, Roxb. Plante herbacée, k tige grimpante, à feuilles pinnatifîdes; pétiole canalleulé; fourreau stipulaire, opposé à la feuille etdécidu; spathe jaunâtre. De l'Inde.

SCINQUE. Scincus. rept. Genre établi par Brongniarl aux dépens du grand genre Lacerta de Linné, et qui appartient à la famille des Scincoldiens, dont il forme même le type, ainsi que l'indique son nom. Les Reptiles qui composent le groupe des Scincoïdiens, n'ont que des pattes courtes ou complètement rudimentaires, et quelques-uns ne sont même |)Ius que bipèdes, eu sorte qu'on poiiirait les considérer presque également, ou comme des Lézards à forme de Serpents, ou comme des Serpents ù pieds de Lézards, et qu'ils forment véritablement le passage de l'ordre des Sauriens à celui des Ophidiens. Au reste, de tous les Scincoïdiens, le genre Scinque est celui qui se rapproche le plus des Lézards proprement dits : ses pieds sont bien complets, et la paire antérieure se trouve beaucoup moins éloignée delà postéiieure que chez les Seps. Leur queue, de forme conique et de longueur Irèsvariable, est tout d'une venue avec le corps (|ui est couvert d'écaillés uniformes, luisantes, iml)ri(iiiées, très-distinctes entre elles et disposées à peu près comme celles des Carpes; il n'existe d'ailleurs ni renflement à l'occiput, ni crêtes. A ces caractères, qui suffisent pour que l'on puisse distinguer les Scinques de tous les autres Sauriens, il faut ajouter les suivants : leur langue, peu extensible, est charnue et échancrée ù sa pointe; leurs doigls, oïdinairemcnt plus longs aux membres postérieurs (|u'aux antérieurs, sont comme à l'ordinaire au nombre de cinq, et portent de très petits ongles plus ou moins recourbés sur eux mêmes. Leurs mâchoires sont garnies sur tout leur pourtour de petites dénis serrées les unes contre les autres, et il existe en outre sur le palais deux rangées de dents. Leur tête est petite, ordinairement de forme (|uadrangulaire et de même grosseur que le col, avec lequel sa partie postérieure se confond. Leur tympan est un peu plus enfoncé que celui des Lézards, et l'entrée du conduit auditif est recouverte, dans plusieurs espèces, i)ar des dentelures saillantes naissant de son bord antérieur, cl dont le nombre est ordinairement de quatre; c'est ce qui a lieu par exemple chez le Sciiiciis Schneiderii, et aussi dans le Scincus pnvimentatus. Ce genre est composé, dans l'étal présent de la science, d'un assez grand nombre d'espèces répandues dans les climals chauds des deux continents; on en trouve quelquesunes dans l'Europe méridionale. Le type du genre est le Lacerta Sci/iciis de Linné, avec lequel il faut bien se gardei' de confondre le Scinque des anciens, qui n'est pas même un Scincoidien , qui appartient à la famille des Lacertiens et au genre Tupinambis.

Scinque des pharmacies, Scfncus o/ficinalis, Schn.

C'est le Lacerta Scincus de Linné. Les Arabes donnent le nom à'El adila à celte espèce répandue dans la Nubie,l'Abyssinie, l'Egypte, l'Arabie, etc.. et (|ui sedislingue par sa longueur qui est de six ou sept pouces, par son corps jaunâtre avec plusieurs bandes transversales noires, et surtout par la brièveté de sa queue qui ne forme que le tiers environ de sa longueur totale. Ce Scinque était autrefois mis au nombre des Reptiles les plus utiles et les plus précieux pour la malière médicale. Les pharmacologistes lui ont attribué toutes les propriétés que les anciens supposaient à leur Scincus, et on a vanté tour ù tour sa chair (principalement celle des lombes) comme un médicament excitant, analeptique, antisyphilitique, etc.

Scinque Scuneidérien. Scincus Scimeiderii, Daud. Cette espèce, l'une des plus grandes et des plus belles du genre, est très-abondamment répandue en Egypte et dans plusieurs autres régions de l'Orient. Aldrovandc l'a indi(|uée assez anciennement sous le nom de Scincus Cyprius Scincoides. Elle se distingue par sa queue qui est arrondie, très-grêle dans sa portion terminale, et qui forme les deux tiers de sa longueur totale; par la grandeur des écailles de la mâchoire inférieure et du dessus de la tète, enfin par son système de coloration. Le dessus de son corps est d'un jaune très-brillant, tirant sur le brun -olivâtre; sa queue est irrégulièrement variée de jaune et de noir; les pattes inférieures sont blanchâtres; enfin , il existe sui' les côtés de la lête, du corps cl de la queue, une bande blanchâtre, qui commence au-dessous de l'œil, |irès de l'angle de la commissure des lèvres.

SciNQCE PAVÉ. Scincus paviiiieHtaliis, Geoffr. Cette espèce a la même patrie que les précédentes; elle ressemble au Scinque Schneidérien par ses formes; elle est cependant plus grêle, et sa queue est un peu moins longue. Son corps est en dessous d'un jaune blanchâtre et en dessus d'un brun assez pur, sur le(iuel on remarque neuf ou dix raies blanches, s'élendantdepuis la parlie antérieure du col jusque sur la moitié de la queue. Ces raies ou lignes longitudinales sont formées par une suite de petites taches quadrilatères que présentent vers leur partie moyenne presque toutes les écailles du dos. Quelques autres espèces présentent un système de coloration très-analogue : tels sont particulièrement le Scincus octolinealus et le Scincus melanurus de Daudin.

SciNQBE OCELIÉ. Sciticus ocellatus; Lalr. et Daud. Cette espèce forme le type de la section des Scinques ocellés de Daudin. La queue est de même longueur que le corps, et présente ainsi que lui un grand nombre (trente environ) de bandes transversales, noirâtres, sur lesquelles on dislingue des taches blanches, de forme ovale, que l'on a comparées à des yeux. Cette jolie espèce, mentionnée pour la première fois par Forskahl, vit comme les précédentes en Egypte où ou la nomme Selilie. Elle se tient ordinairement dans le voisinage des habitations.

Scinque algibe. 5'cmcMS a/(/(Va, Daud. La queue est un peu plus longue que le corps. Le dos est brun, avec une raie longitudinale jaune de chaque côté. Une semblable raie existe également de chaque côté, au bas des

SCINÇUE BniEXJ.

2 SEPS STBIÉ .

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