II. Corps oblong
a Élytres sans stries. — Les Hisler proboscideus, F., et picipes, F.
^ Élytres striées. — Les Hister flaviconUs, Herbst.; cj-lindricus, Paykul; uiiguslatiis , Gyl. , et oblonyus, F.
ttt Corselet sillonné.
I. Corselet n'ayant qu'un seul sillon longitudinal de chaque côté. — Les Hisler cces lus, F.; vulneratiis, Panz. ; pusillus, Rossi, et quadratus, 111.
II. Corselet ayant plusieurs sillons longitudinaux de cha(iue côté. Les Hisler hispidus, Payk.; sulcalus, Fabr., Qlslrialiis, Fab.
Paykul {loc. cil.) décrit quatre-vingt-quatre espèces
du genre Escarbot. Il en a séparé plusieurs auxquelles il a trouvé des caractères suffisants pour former sou genre Hololeple. K. ce mot.
ESCAUBOUCLE. ois. /'. Colibri Oiseac-Modcoe.
ESCAUBOUCLE. Carbunculus. jiin. La pierre précieuse ainsi nommée par les anciens, a été reconnue dans le Rubis Spinelle par les uns. et dans les Grenats par les autres. Elle était caractérisée par l'éclat qu'elle jetait et que l'on comparait à celui d'un charbon ardent.
ESCARGOT. Uelix. MOiL. Les animaux terrestres habitant les mêmes régions que l'Homme, ont été les premiers soumis à son observation, et parmi eux. ceux dont la marche est la plus lente, et surtout cpii se montrent partout en grand nombre, ont dû être les premiers à le frapper. Les Escargots ou Hélices, et eji général tous les Mollusques terrestres, 'sont de ce nombre; il n'est donc point étonnant que les auteurs les plus anciens en aient parlé de manière à ce (pie l'on reconnaisse les espèces qu'ils ont mentionnées, et comme l'observe Férussac dans le texte de la septième livraison de l'Histoire des Mollusques terrestres et Hiiviatiles, que les mois employés par la plupart des peuples , soient le résultat de quelques idées simples, qui font voir la haute antiquité de la connaissance, même assez détaillée, de quelques espèces d'Escargots, et que ce petit nombre d'idées ait été rendu dans les différents langages par des mois différents, mais équivalents. Ce n'est pas ici que nous devons examiner ces élymologies; bornés, dans ce Dictionnaire, à ne dire que ce que la science a de plus essentiel, nous ne rapporterons pas et nous ne chercherons pas à discuter ce que les anciens ont écrit des Escargots; il nous suffit de savoir que Plilie, Vairon, Dioscoride, Aristote, les ont mentionnés d'une manière toute particulière, ce qui tient surtout, pour les auteurs latins, à ce que les anciens en faisaient usage comme nourriture, et cherchaient les esjièces les plus délicates et les plus faciles ù propager ou à élever jnès d'eux : aussi nous voyons, par différents passages de ces auteurs, qu'on les rapportait de Lybie, des lies de la Méditerranée surtout, et beaucoup d'Afrique ; la Sicile leur en fournissait aussi en grand nombre. La manière dont les anciens ont désigné ces coquillages, a rendu plus facile la détermination des espèces qu'ils ont connues; l'usage qu'ils en faisaient a pu servir aussi à faire présumer celles qu'ils recherchaient, et connaissant aujourd'hui celles des pays où ils allaient les recueillir, on a pu avancer avec quelque certitude que le Limaçon terrestre d'Aristotc, et les grands Limaçons d'IUyrie, de Pline, pouvaient convenir à VHelix cincla, et peut être à YHelix liicoriitn de MUller, comme le Pomatia de Dioscoride et de Pline, et probablement le Cocatia d'Aristote, étaient VHelix nalicoides, très commune en Italie, et non notre Pomalia que quelques auteurs ont cru avoir été désignée par les anciens. Depuis Aristote jusqu'aux écrivains du renouvellement des sciences, nous ne trouvons presque rien de plus que ce que lesanciens avaient écrit. Les premiers travaux anatomiques sur les Limaçons ou Escargots, sont ceux de Ilarder et de Redi, prédécesseurs de Lister qui ne fit que répéter leurs tra-
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vaux. Swammeidam et quelques aiilics auteurs parlèrent aussi (le ranalomie des Escai;;ols ; Tournefort, dans sa Miilliode conchyliologique, a confondu sous le nom de Cochlea, une partie des Escargots avec des Coquilles marines qui leur ressemblent plus ou moins, et a pourtant établi sous la dénoniinalion de Cochlea tenestriS; un genre qui s'applique aux Escargots, et un autre encore, les Céiatiles, qui peuvent être des Planorbes ou les espèces d'Escargots planorbiques. On ne doit pas citer l'ouvrage de U'Argenville qui a confondu les Escargots, tantôt avec une famille, tantôt avec une autre, ce que fil aussi Favane dans la IroisiiSme édition du livre de D'Argenville; cependant ces auteurs eurent le mérite de donner plusieurs espèces nouvelles, qui n'ont point été retrouvées depuis eux. Linné, qui comjuit dans ses Escaigots un grand nombre de Coquilles qui sont étrangères à ce genre, y avait placé des espèces terrestres, ïliiviatiles, et même des marines; on doit donc regretter que l'auteur du Systema nalurœ n'ait pas profité des genres de Wuller et d'Adauson , qui présentaient des coupes bien naturelles, on peut même dire essentielles, d'après la manière dont elles étaient caractérisées. On voit en effet, dans Adanson, le genre Limaçon bien séparé, d'après de bons caractères, ainsi que dans l'ouvrage de MUIIer, où l'on trouve en outre les genres Caiichium et f^ertigo. Le seul cbangement que Bruguière ait fait dans les Hélix de Linné , est la création de son genre Eulimiis qui est pres(|ue aussi défectueux que le genre linnéen, puisqu'il confient aussi, il est vrai un peu mieux séparées, des Coquilles terrestres, fluviatiles et marines. Lamarck commença à réformer ces genres, et créa d'abord à leurs dé|)ens les Cyclostomes, les Maillots, les Agalhines, les Lymnées, les Mélaiiies, les Auricules, les Ampullaires, les Hélicines et les Testacelles. Draparnaud, dans son Histoire des Mollusques terrestres et Huviatihs de France, a encore ajouté plusieurs nouveaux genres, qu'il démembra aussi des Escargots de Linné ou des Bulimes de Bruguière, à ceux que Lamarck avait proposés : ce sonl les genres Anibrelte, Clausilie, Vitrine et Pliyse.Montfort, dirigé seulement par les formes extérieures des Coquilles, a poussé, bien plus loin encore que Lamarck et Draparnaud, les divisions généri(|ues, et cela ne doit pas étonner en faisant attention d'une part au système adopté par l'auteur, et de l'autre a l'extrême variabilité des formes des coquilles des Escargots. Outre les genres que nous avons mentionnés dans les deux auteurs précédemment cités, nous trouvons de plus dans celui-ci les suivants : Cyclopbore, Vivipare, Radix, Scarabe, Ruban, Polyphême, Ibère, Zonile, Carocolle, Acave, Capraire, Polyodonte, Cé|)ole et ïoniogère. Lamarck, dans l'Extrait du Cours, créa encore une nouvelle coupe sous le nom d'flélicelle, mais il ne l'a point conservée. Cuvicr, dans le Règne Animal, a formé de plus son pelit genre Grenaille; Leach a proposé, il y a peu de temps, un nouveau genre démembré des Bulimes, sous la dénoniinalion de Bulimule. En résumant tous les genres créés aux dépens des Escargots de Linné, nous en trouvons trente-deux, .parmi lesquels se dislribuenl plus ou moins bien, les deux cents espèces du genre Hélix de la treizième édition du
Sfstenia natnrœ. Si foules ces divisions reposaient sur de bons caractères, (iris aussi bien des animaux que des Coquilles, ce nombre de genres, quelqu'e\agéré qu'il paraisse, ne serait pourtant point trop considérable pour séparer nettement, et bien grouper tant d'objets différents. Néanmoins, un grand service que la plupart de ces coupes ont rendu à la science, a été d'abord de débarrasser les Escargots des genres marins et fluvialiles, avec lesquels il était inqiossilile de les laisser, et de plus, d'avoir indiqué des groupements d'espèces analogues, qui, sans être conservées comme genres, peuvent l'être au moins comme sections génériques.
Férussac est le premier qui, après une étude soignée des Escargots, ait proposé un système d'ensemble pour ce genre, dans son ouvrage général des Mollusques terrestres et tiiuviatiles. Après avoir éloigné des Escargots de Linné, les genres marins ou terrestres, qui ont été formés par les auteurs précédents, à leurs dépens, il réunit tout le reste en une seule famille. Les Limaçons, au lieu d'une vingtaine de genres précédemment établis comme nous l'avons vu, n'en renferment plus que six, qui sont : l'Ilélixarion , nouveau genre créé par Férussac; l'Hélicolimace, nouvelle dénomination des Vitrines de Draparnaud ; l'Hélice ou Escargot, le Polyphême de Montfort, le Verfigo de Muller, el un nouveau genre qui est vivipare , et auquel Férussac a donné le nom de Parlule. De ces genres, le plus nombreux, et conséquemment celui qui présente le plus de difficultés pour reconnaître les espèces, est le genre Escargot, circonscrit comme nous l'avons dit précédeminent , c'est-à-dire contenant tous les animaux de ce groupe, qui ont quatre tentacules, dont les deux supérieurs oculés au sommet. Tous les genres des auteurs, qui offrent ce caractère, ont dû rentrer dans le genre Escargot de Férussac. C'est ainsi que les Ambrettes , les Acaves, les Anostomes, les Carocolles, les Rubans, les Agatbines, les Polypliêmes, les Maillots, les Clausilies, les Bulimes, les Bulimules, les Grenailles, les Capraires, les Cépoles, les Polyodontes, les Tomogères, les Ibères, les Zoniles et les Hélicelles en font maintenant partie. Férussac, en réunissant tous ces genres, et ayant eu connaissance, par de grandes relations, d'un très-grand nombre d'espèces nouvelles, ce qui les porte à cinq cent soixante-deux, a bien pensé qu'il seiait impossible d'arriver sûrement et promptement à la détermination des espèces, sans des coupes reposant sur des caractères plus ou moins bien fondés. 11 aurait fallu , avant tout, un principe nouveau, qui aurait pu servir de point de départ, et en même temps de base fondamentale à tout le système. Détruisant ceux qui avaient servi à ses devanciers, Férussac se trouvait dans l'alternative de les remplacer par de nouveaux caractères déduits de ses observations, ou de les employer en les modifiant et les couvrant du voile de la nouveauté. Les Coquilles seules qui servirent à Slontforl pour établir ses genres, sont aussi les moyens employés par Férussac pour créer les sous-genres, avec cette différence, il faut le dire, que ce dernier auteur, ayant à sa disposition un nombre d'espèces bien plus considérable, a pu faire des groui)es plus naturels , des rapprochements heureux.
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dans lesquels plusieurs des anciens genres viennent se confondre InsensiMement, au moyen de formes ou d'autres caraclùres intermédiaires, que l'on ne connaissait pas avant lui. Pour établir les grandes divisions du genre, un caractère naturel s'est offert à Férussac : certains Escargots ont une cociuille trop petite pour contenir l'animal entièrement; il en a fait une première section , et lui a appliqué l'épitliète de Iledundanles. D'autres Escargots, et c'est le plus grand nombre, peuvent rentrer entièrement dans leur coquille, et même elle est plus grande qu'il ne le faut pour qu'ils la rem- I>!issent; cesont celles là qui forment la seconde section intitulée Inclusœ. Pour établir dans ces deux sections des coupes d'un ordre inférieur, Férussac a employé le mode d'enroulement de la spire; il a nommé yolutatœ les Co(|uilies dont les tours sont enroulés les uns sur les autres, dans un plan horizontal et (|ui ont une forme planorbii|ue ou sul)discol'de ; et il a nommé Ecolutalœ celles qui sont enroulées dans le plan vertical , et qui sont allongées ou turriculées. Chacune de ces sousdivisions est employée, et dans la section des Redundantes, et dans celle des Inclusœ. Se servant ensuite des deux mots Helicos el Cochlos , comme d'une racine, il en forme les mots llélicoïde et Cocliloïde qui lui servent ù désigner chacune des sous-sections. 11 applique la première aux f^otutatœ, et la seconde aux Ecoliitatœ. Ces deux racines lui servent encore ù former, dans chacune de ces ([uatre sections, tous les sous-genres qui ysont contenus. Pour les uns, c'est la racine Coc7i/o« (jui les commence, pour les autres c'est Helicos avec une terminaison qui leur sert d'épithète caractéristique. Voici de quelle manière ce système est distribué : I. Redïndantes.
■f Folutatce. — Héhcoïdes, Helicoides.
Semi-nudœ, coquille perforée ou ombiliquée. llÉLicopuAiSTE , Ilelicophatita, divisé en Vitrinoïdes et en Vessies.
tt -£'"o/«<ato. — CociiLoïDEs, Cochlokles. Subiiudœ, columelle en lilet solide.
CocDLouYDRE, Cochlohxdra, contenant les Ambreltes cl les Âmphibulines dans une seule secliou. U. Incluse.
f Folutatœ.— Hélicuïues, Helicoides.
Ombilic masqué ou couvert; quelquefois une columelle solide; co(iuille globuleuse ou surbaissée; péristome non bordé.
IlÉiicoGÈfiE, Helicagena, divisé en quatre groupes : les Columellécs, les Perforées, les Acaves, les Surbaissées.
Bouche dentée, ombilic couvert ou visible. Hélicodonte, Helicodonta, contenant cinq groupes: les Grimaces, les Lamellées, les Maxillées, les Anostomes, les Impressionnées.
Coquille carénée, quelquefois conique; ombilic couvert ou visible.
IlÉiiciGONE, Helicigona, divisé en CarocoUes et en Tourbillons.
Ombilic découvert; coquille surbaissée ou aplatie; péristome réfléchi, simple ou bordé; ombilic rarement masqué ou couvert, mais alors le péristome étant simple ou bordé.
HÉLICEI.LE, Ileticctla, contenant quatre groupes -. les Lomastonies, les Aploslomcs, les llygronianes et les Héliomanes.
Une columelle solide; coquille surbaissée ou trocliiforme, quelquefois des lames ou des dents.
IlÈMcosTYLE, J/elicoslfla , il renferme également quatre sous-divisions : les Aplostomes, les Lamellées, lesCanaliculées et les Marginées.
-ft Ecolutalœ. — CocuLol'DES, Cochloides.
* Bouche généralement sans dents.