‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 43 sur 76 · EUR · texte numérisé non relu

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El tiYDICE. iJis. Papillon de la division des Dfancs ft'slives de Linné.

EURYDICE. Eurydica. crhst. Genre de l'ordre des Isopodes, seclioti des Ptérygihranclies, établi par Leach ( Tratis. of tlie Linn. Societ., t. xi ), qui le place dans la Iroisième race de sa famille des Cyinothoadées, à côté des Nélocires et des Cérolanes. Dans ces trois genres, la pelile lame ventrale postérieure externe est plus grande et plus large que l'interne; celle-ci est obliquement tronquée à son extrémité intérieure, tandis que l'extérieure est plus ou moins pointue. Les antennes inférieures sont plus longues que la moitié du corps. Du reste, les Eurydices diffèrent essentiellement des deux autres genres qui viennent d'être cités, par un abdomen composé de cinq anneaux et par des yeux lisses et non granulés. Leacli ( Dict. des Se. nat., t. xii, p. 547) mentionne une espèce. I'Edrydice beiie, Eurydica pidchra, Leach; sa couleur est cendrée et variée de noir; son corps est lisse, et le dernier article de l'abdomen taillé en demi-ovale. Elle habite les plages méridionales et sablonneuses du Devonshire en Angleterre.

Latreille (Règne Auim. de Cuv.) réunit ce genre à celui des Cymothoes. l-'. ce mot.

EURYDICE. BOT. Persoon (Eiic.hirid., t. i, p. 48) a ainsi nommé une section du genre Ixia, caractérisée par les filets de ses étamines réunis en colonne par leur base. Il y a compris VIxia columnaiis avec ses variétés, et VIxia grandiflora d'Andrews. ^. Ixie.

EDRYG ASTRE. Euijgaster. iNS. Hémiptères; genre de la famille des Scutellériles, institué par Delaporte qui lui donne pour caractères ; antennes filifornies, insérées sous les yeux . se repliant et se logeant sous le bord du corselet : premier article ovale, le second allongé, arqué, le troisième assez court; les autres un peu comprimés; rostre inséré sur le bord de la tète, atteignant la base des pieds postérieurs; gaine du suçoir offrant quatre articles distincts; labre long, strié en dessus; yeux peu proéminents; ocelles apparents; tète presque triangulaire; corselet étroit en avant, et très-large en arrière; écusson allongé, presque aussi large à son extrémité i|u'à sa base, et ne couvrant pas les cotés de l'abdomen; pattes moyennes; premier et troisième articles des tarses épais, le deuxième plus court. Ce genre, fort nombreux en espèces, se compose de la majeure partie de cellesdu genre Tetyra de Fabricius, auxquelles on en a joint quelques nouvelles du Brésil etde l'indeque l'on a partagées en trois sections. L'EiRYGASTRE HOTTEKTOTE, Euiyguster hotteiitola; Tetjra liollentota, Fab., est le type du genre; les Telyra maiira , niyra, picla, du même entomologiste, en font également partie.

Le nom d'EiirygasIer a été donné à un autre genre d'insectes de l'ordre des Diptères; comme cette similitude de noms doit nécessairement produire de la confusion dans la méthode, il est à présumer que la nomenclature de l'un de ces deux genres éprouvera quelque modification.

EURYLAIME. Eiirxlaimus. ois. Genre de Perdre des Insectivores, établi par Horsfield qui lui assigne l)our caractères : bec tiès-déprimé, très-aplati, robuste.

élargi, à arête vive, terminée en pointe recourbée; mandibule supérieure voûtée, déprimée sur les côtés, avec ses bords épais , contournés , dépassant ceux de la mandibule inférieure qu'ils recouvrent ; base trèsfendue, commissure s'étendant au delà des yeux, sans cils sur les bords ; narines percées sur les côtés de l'arête, en partie couvertes par les plumes du front, dirigées en avant, ouvertes dans une fente longitudinale; tour des yeux nu; ailes moyennes; queue pres(|ue égale ; tarses scutellés, assez robustes, terminés par des doigts armés d'ongles développés.

Les Eurylaimes se rapprochent beaucoup des Podarges de l'ancien continent; seulement ils semblent avoir dos mœurs encore plus sauvages; ils choisissent pour demeure, les lieux les plus déserts qu'ils peuvent rencontrer sur les bords des Beuves, des rivières et des lacs; assez souvent au sein des marécages inaccessibles; c'est là, au sommet de quelque rameau capable de les soutenir, qu'ils établissent leur nid qui retombe suspendu.

Edrylaime de Blainville. A'. Érolle deBlaijivilie.

EcRYLAiME be Horsfield. EuiylaiiHUs Horsfieldii, lemm.,\i\.co\or.,\ôO. EutylaimusJav3tiicus,RorsL Plumes du sommet de la tête un peu longues, passant du noir au pourpre-noirâtre, couleur qui domine sur les joues et vers l'occiput; parties inférieures d'un pourpre foncé, tirant sur le jaunâtre, vers les flancs; lectrices caudales inférieures jaunes; dos brun à la partie antérieure et noir postérieurement, ainsi que les ailes et la queue; un beau jaune citron forme des taches longitudinales sur les scapulaires, sur les plumes du dos et sur les tectrices caudales supérieures ; une tache plus grande et de même couleur, en forme de miroir sur les rémiges; une tache blanche à l'extrémité des rectrices latérales. Bec d'un rouge brun, marbré de jaunâtre. La femelle ou le jeune a des nuances brunes , cendrées, parsemées de quelques taches jaunes, sur la tète et la nuque; les taches jaunes des ailes sont plus nombreuses, moins grandes et plus pâles que dans le mâle ; la gorge et la poitrine offrent un mélange de cendré et de jaunâtre, mêlés sur les flancs, avec des teintes légèrement pourprées. Taille, sept pouces. De Java.

Eerïlaijie Q.oKXvtoji.Euiylaimuscorydon,'îtmm., pi. col., 297. Parties supérieures, ailes, queue, joues, ventre et abdomen d'un noir mat; menton et devant du cou d'un roux Isabelle ; une tache de couleur de feu au milieu du dos; cette tache est formée par les barbules internes des plumes, les externes restant noires et recouvrant presque toujours les autres; une bande blanche sur les rémiges et une autre sur les rectrices, vers l'e.x- Irémité. Bec très-large et très-fort, rouge ainsi que l'orbite qui est nue; pieds bruns. Taille, neuf pouces six lignes.

Ethylaime a capdchon. Eurylaimus cucullalus, Temm.,pl.color.,261. Tête, joues et menton couverts de plumes d'un noir parfait; celles du sommet plus longues, en forme de huppe; un large collier blanc; milieu du dos, scapulaires, bord externe des rémiges secondaires et croupion d'un beau jaune; le reste, ainsi que les cuisses, est d'un noir parfait ; queue noire, avec une tache blanche et ronde vers l'extrémité de chaque

lectrice; parties iiifùrieiiras d'un |ioiii'pre clair, nvcc li's Ibncs jaunes; bec nniràlre, marbré de jaunâtre; pieds bruns. Taille, cinq pouces six lignes. De Sumatra.

EURYIAIME n\SIQUE. /^. ÉROLIE NASIQUE.

EuRYLAiME psiTTACiN. EuiylaiiHus psUtacinus, ■MuU., Tem., PI. color., S98. Tête, joues et nuque d'un noir velouté élé(jant; tour du bec, lorum, aréole des yeux d'un beau jaune; une bande occipitale et une tacbe à la nuque d'un bleu azuré; une tache jaune près des yeux; menton et gorge d'un Jaune doré; parties supérieures d'un vert-foncé brillant, les inférieures d'un vert tendre; base des rémiges et rectrices d'un bleu d'azur; bec bleuiUre, à bandes longitudinales jaunâ- Ires. Taille, dix pouces et demi. La femelle a les teintes moins vives, le sommet de la tète verdàtre , nuancé de noir; la gorge verte et point de bleu aux rémiges ni aux lectrices. De Sumatra.

EuRYLAiME iDivÉ. £iuylaitiius lunatus , Gould. Tête garnie d'une huppe roussâtre qui est la couleur des joues; sourcils noirs; gorge grise; parties supérieures d'un brun marron, avec une ligne blanche courbée sur les côtés du cou; scapulaires noires; ailes bleues, noires à leur sommet, avec les quatre premières rémiges terminées de blanc et les autres de roux; queue noire, avec les trois rectrices extérieures blanches à leur extrémité. Taille, six pouces et demi. De la Péninsule de l'Inde.

EURYLOBE. Eurylobus. ipts. Coléoptères télranières; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Schoonherr qui lui assigne pour caractères ; antennes assez longues et grêles, coudées, composées de douze articles, dont les premiers sensiblement plus longs que les autres qui sont tous coniques : la massue est ovale-oblongue et acuminée; trompe allongée ou subcylindrique, ou anguleuse ; yeux ovales et peu proéminents; corselet oblong, tronqué à sa base, et arrondi sur les côtés, avec de petits lobes en arrière des yeux : le dessous est creusé vers le milieu un peu au-dessous de la picmièrc paire de pattes; élytrcs ovalaires, convexes, obtusément anguleuses aux épaules, ou allongées, atténuées vers l'extrémité. Les espèces connues, au nombre de quatre ou cinq, appartiennent au Brésil.

EURYLOPHE. Eurflophus. iNS. Coléoptères tétranières; genre proposé par Schuppel, dans la famille des Rhynchopliages, et qui n'a point été adopté. La seule espèce qui le composait, Edrylopue marqueté, EinyloiJltussparsalus,Seh.,RliXiichonussparsatus, Oliv., Enlom., 5, p. 127, a été placée par Schoonherr dans son genre T/chius.

EURYMÈLE. Eurymela. ms. Hémiptères. Ce genre a été établi par Hoffmansegg, pour un insecte nouveau, recueilli au Brésil et qui a été reconnu appartenir à la famille des Cicadaires. Caractères : antennes irès-courtes, insérées dans une cavité près des yeux et entre eux, sous le bord avancé de la tête, composées de trois articles égaux, globuleux, le dernier terminé par une soie courte ; bec très-court, biarticulé, dépassant à peine la base des hanches antérieures; tète trèscourte, transversale, de la largeur du corselet; yeux proéminents, placés sur les côtés de la tête , contre le corselet; celui-ci Iransversal et court, avec ses bords

latéraux Irès-élioils, l'antérieur arrondi et le postérieur tronqué; corps court, triangulaire; écusson triangulaire; élytres recouvrant des ailes, enveloppant les côtés de l'abdomen qui est composé de cinq segments, outre l'anus dans les femelles; pattes médiocres; cuisses postérieures courtes, légèrement canuliculées en dessous, à hanches courtes; jambes assez longues, anguleuses, ayant sur leur angle antérieur une forte épine; elles sont terminées en dessous par une demi-couronne d'épines qui débordent l'extrémité de la jambe, et atteignent le plan de position; tarses de trois articles : le premier plus long que le suivant et tous deux épineux; dernier article long, pourvu de deux crochets.

EiiRYJiÈLE FEivESTRÉE, Eutyiiiela l'enestrata. Elle est longue de trois à quatre lignes, entièrement chagrinée et ponctuée, d'un noir violàtre, un peu métallique; côtés de la tête, dessous du corselet, hanches et base des cuisses d'un jaune pâle; dessous de l'abdomen rougeàtre, ainsi que la base extérieure des élytres; celles-ci chargées de deux tâches blanchâtres, transparentes : l'une très-petite, placée vers le milieu de l'élytre, l'autre posée près de l'extrémité, et sur le bord extérieur; ailes azurées ainsi que le dessous des élytres.

EURYMÈRE. Eurymeius. ii«s. Coléoptères télramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Céranibycins, institué par Audinel-Serville. Caractères: antennes velues, composées de onze articles dont le dernier plus long que le précédent dans les mâles; palpes maxillaires plus longues que les labiales, avec le dernier article dolabriforme; corselet muti(|uc et cylindrique; écusson arrondi postérieurement; élytres de consistance ordinaire, linéaires, tronquées à leur extrémité, avec les deux angles de celte (roncalurc uniépineux; corps un peu pubescent, déprimé en dessus; pattes longues; cuisses comprimées et très -dilatées dans leur milieu, ce qui les fait paraître triangulaires; jambes comprimées, non dilatées.

EuRYMÈRE ÉuuRioÏBE. Euffincrus eburioides, Aud. Corps testacé; un point noir au milieu du bord antérieur et du bord postérieur du corselet; trois taches allongées, blanchâtres sur les élytres : deux rapprochées l'une de l'autre, à quelque distance de la base, et la troisième plus grande, placée au delà du milieu; antennes et pattes de la couleur du corps. Taille, neuf lignes. Du Brésil.

EURYiSCHUS. iPis. Même chose qu'Eurbynque. V. ce mot.

EURYNOME. Eurynome. crcst. Genre de l'ordre des Décapodes, établi par Leach et réuni par Latreille aux Parthénopes, dans la famille des Brachyures, section des Triangulaires. Ses caractères distinctifs sont ; antennes terminées par une tige allongée, très-menue, en forme de soie, beaucoup plus longue que leurs pédoncules; ceux-ci insérés près de l'origine des pédicules oculaires: serres des mâles trois fois plus longues que celles des femelles, ou le double de la longueur du corps environ; carapace triangulaire, très-inégale et terminée antérieurement par un rostre fourchu; abdomen de sept anneaux ou tablettes, ovale dans les femelles, allongé, étroit et un peu resserré au milieu

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d.iiis les mâles. r,ei;eiire est trJs-voisin des Pnilliéiiopes et ne s'en éloigne essciiliellement que par la longueur des antennes et par leur insertion qui a lieu près de rorigiiie des pédicules oculaires et non pas au milieu dii bord Inférieur de leurs orbites, comme cela se voit dans le dernier genre. On trouve encore quelques différences dans la forme de la carapace. Ce genre, qui se rapproche beaucoup des Lambres, a pour type l'Ec- RYNOME RïccEDSE, Eiiiùwiiie aspefo, Leacli (Malac. liiit. fasc. S, t. 17 ), ou le Cancer asper de Pennant (IJrit. ZooL, t. iv). Le test et les pattes sont couverts d'aspérités tuberculeuses. Il en existe huit principales sur la carapace, et Desmarcst a reconnu qu'elles corlespondaient aux diverses régions qu'il a établies. Ainsi deux tubercules répondent à la région stomacale, un à la région génitale, deux à la région cordiale et trois aux régions branchiale et liépathique postérieure. Les côtes présentent quatre saillies en forme de grosses dents. Cette espèce, la seule que l'on ait encore mentionnée, habite les côtes d'Angleterre.

El'RYNOTE. Euiynotus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Mélasonies (Règne Anim. de Cuv. ) , fondé par Kirby (Traiis. ofthe Linn. Societ.g t. xii, p. 418). et ayant pour caractères : labre transversal, émarginé; lèvre inférieure fendue, très-courte, presque membraneuse; mandibules fortes, conniventes, bidentées à leur sommet; mâchoires ouvertes à leur base; palpes avec le dernier article plus grand et en forme de hache ; menton quadrangulaire, arrondi sur les côtés, légèrement caléné ; antennes grossissant insensiblement, avec le dernier article orbiculaire; corps oblong, sans ailes membianeuses ; les quatre tarses antérieurs dilatés et pourvus d'une pelolte. Ce genre est très-voisin des Ténébrions, et en particulier des PédinesdeLatreille; mais son labre est beaucoup plus large et plus visible que dans ce dernier genre ; le chaperon est échancré et non fendu ; les quatre tarses antérieurs des mâles, et non pas seulement la première paire, sont dilatés ; le thorax est aussi plus laige en arrière, tandis que dans les Pédines, il est plus large au milieu.

Kirby décrit et représente une seule espèce, r£i«Xnolits muricatus, (loc. cit., pi. 22, fig. 1); son hahilat n'est pas connu.

EUIIYOPE. Euiyopus.ns. Coléoptères tétra mères; genre de la tribu des Chrysoniélines, famille des Cyclidfs, établi par Dalman qui lui donne pour caractères : antennes filiformes, dont le second article est sensiblement plus long que le suivant, et les cinq derniers plus grands que les autres, comprimés, presque en dents de scie; mandibules très -fortes; palpes maxillaires plus grosses à leur extrémité , jiresque terminées en une massue ovoïde, formée par le dernier article; corps rétréci en devant et pres(iue ovoïde. Le type de ce genre est I'Edryope robce, Euiyopa. rubra, qui se trouve au Sénégal et dans l'Abyssinie.

EUKYOPIITALME. Euryophtalmus. iNS. Hémiptères; genre de la famille des Attemmites, institué par Delaporte, qui lui assigne pour caractères : antennes insérées sur la partie antérieure de la télé, allant en (liniinuanl d'épaisseur vers l'exlrérnilé, avec le premier

article plus long que le deuxième ; yeux tiès-saillants ; ocelles non distincts; gaine du suçoirde quatre articles; labre long, strié en dessous; tête triangulaire, rélrécie derrière les yeux; corselet triangulaire, fortement élargi en arrière; écusson assez petit; corps épais; abdomen assez renflé, à articles transversaux dans les deux sexes; hémélytres à partie membraneuse offrant peu de nervures; pattes grêles; tarses non dentelés. Un petit nombre d'espèces constituent ce genre , et toutes sont de l'Amérique du Sud ou de l'Inde; parmi elles on distingue I'Ebryopotalme puncticolle , Euryophtalmus puncticoUis, long de sept lignes; noir, avec le corselet fortement ponctué et deux tubercules jaunes à la partie postérieure; hémélytres brunâtres, avec la partie membraneuse blanche; jambes et antennes brunes.

EORYOPS. BOT. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie superflue, L., établi par Cassini (Bullet. de la Soc. Philom., sept. 1818), et ainsi caractérisé : calathide radiée; Heurons du disque nombreux, réguliers, hermaphrodites; ceux de la circonférence en languette et femelles; involucre formé d'écaillés disposées sur un seul rang, soudées inférieurement, appliquées, égales, oblongues et légèrement coriaces; réceptacle convexe et nu; branches du slyle non terminées par un appendice conique , comme dans le genre Othonna donll'Euryopsest un démembrement; ovaires de la circonférence glabres et striés, surmontés d'une aigrette caduque, forméede poils longs, inégaux et plumeux,les extérieurs rabattus sur l'ovaire. De légères différences séparent ce genre des vrais Othonna; nous en avons signalé une dans le cours de la description; ils'en distingue encore par les fleurons de son disque, qui sont hermaphrodites, par ses ovaires glabres et ses aigrettes longuement plumeuses. Son auteur a lui-même reconnu la faible valeur de ces caractères, en indiquant qu'on devait considérer l'Euryops plutôt comme un sous-genre que comme un genre particulier. Au surplus, il l'a placé dans la tribu des Sénécionées, et il a cité (Dict. des Se. nat.) comme synonyme le IFerneria de Kunth. Le nom de ce dernier genre doit céder, selon Cassini, à celui qu'il a proposé, parce qu'il est d'une quinzaine de jours au moins postérieur à la publication du sien. C'est, en effet, le 20 octobre 1818, qu^ Kunth a déposé à l'Académie des Sciences, l'ouvrage où son genre se trouve établi. Mais, sans examiner si les dates doivent être constatées avec autant de rigueur dans les sciences que dans les actes judiciaires, et s'il est nécessaire de changer le nom d'un genre établi dans un grand ouvrage, parce qu'on auia pu insérer avec plus de promptitude une note sur le même sujet dans un recueil périodique, nous ferons observer que les plantes comprises dans l'Euryops de Cassini étant toutes originaires du cap de Bonne-Espérance , tandis que les ITerneria de Kunth sont indigènes des hautes montagnes de l'Amérique méridionale, cette diversité de patries semblerait indiquer qu'il n'y a pas une parfaite identité entre les deux genres, y. AVernérie.

Les Euryopssont des arbustes munis de feuilles sessiles, rapprochées, alternes, charnues dans quelques espèces; ils sont ornés de belles fleurs jaunes, pour la plupart solitaires et pédonculées au sommet des ra-

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