DORÉ
Merle vert des Moluqces. A'. Brève du Bengale.
MeRIE vert a tète HOIRE des MoLCQCES. y. BRtTK
DES Philippines.
Merle violet ud royaime de Jdida. (^. Stoirne.
Merle violet a ventre blanc de Jcida. I^. Stourne.
Merle de Witre. A'. Merle varié.
MERLE ET MEKLOT. pois. Noms vulgaires du Labrus Tiddus. /^. Labre.
MEULESSE ET MERLETTE. ois. Noms vulgaires de la femelle du Merle noir.
MERLU ET MERLUS. Merluccius. pois. Espfce du genre Gade, division des Merluches, y. Gade.
MERLUCCIUS. POIS. Raffinesque a établi sous ce nom un genre aux dépens des Gades et dont le Merlu ou Merlus était le type. Il y a joint une seconde espèce appelée Smeriddu sur les côtes de Sicile. Ce genre n'a pas été adopté.
MERLUCHE. POIS. Espèce du genre Gade. F. ce mot.
MERLUS. POIS. y. Merlc.
JIERMOPS. MAM. Nom donné par Leach à un groupe de la famille des Cliéiroiilères.
MÉROCORIDE. Meiocoris. ins. Hémiptères liétéromères; genre de la famille des Coréens, établi par Perty, aux dépens du genre Coreus de Fabricius, pour quel(iues espèces qui ont quelques rapports avec les Néldes par la saillie qui surmonte l'écusson et par la forme des cuisses qui sont renflées au bout; mais qui s'en éloignent par les cuisses de derrière, qui sont longues, arquées et très-épaisses; les hanches postérieures sont prédominantes; le premier article des antennes est plus long que la tête, le dernier est en fuseau et les deux qui le précèdent sont égaux en longueur.
MÉROCORIDE acridioïde. Meiocoiis acridioides; Coreus acridioides. Fab. Il est brunâtre, avec le corselet dentelé, et une ligne noire au milieu des élytres ; les cuisses postérieures sont en massue et dentées. Taille, dix lignes. De la Caroline.
MÉRODON. Merodon. ins. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Nolacanthes, tribu des Syrpbies, établi par Meigen, et ayant pour caractères : trompe beaucoup plus courte que la tète et le corselet; tète prolongée antérieurement, en forme de bec court et perpendiculaire, sans élévation ou bosse en dessus; ailes couchées sur le corps; antennes beaucoup plus courtes que la tète, écartées 5 leur troisième article en palette, presque trigoiie, finissant en pointe, avec une soiebiarticuléeinférieurement; pieds postérieurs ayant les cuisses et les jambes arquées. Latreille, dans tous ses ouvrages, a réuni ce genre à ses Milésies; ce n'est que dans les Familles naturelles qu'il l'a adopté. L'espèce qui lui sert de type est :
Mérodon clavipède. Merodon clavipes, Meig., Fabr., Illig., Latr. Il a plus de huit lignes de long; son corps est noir, mais tout couvert d'un duvet gris-jaunâtre. Le corselet a une bande noire, transverse; l'abdomen est couvert d'un duvet d'un jaune roussâtre, à commencer du second anneau qui a deux petites raies obliques, blanchâtres. Les pattes postérieures ont les cuisses très-renflées, avec les jambes arquées dans les mâles surtout. L'abdomen de la femelle est différent pour les couleurs; les second, troisième et quatrième anneaux sont noirs; leur bord postérieur est d'un gris
jaunâtre. Cette espèce est assez commune aux environs de Paris.
MÉRONCIDIE. Meroncidius. ins. Genre de l'ordre des Orthoptères sauteurs, et de la famille des Grilloniens, établi par Audiiiet-Serville, qui le caractérise de la manière suivante : antennes longues : premier article gros, allongé, muni d'une épine de chaque côté, à son extrémité; deuxième article gros, un peu conique; tète de la largeur du corselet, tuberculée entre les antennes; front terminé en pointe aigufi; vertex convexe; mésosternum et métasternum à angles postérieurs prolongés en épine; oviscapte large, droit, finissant en pointe; presternum bidenlé; corselet bombé, sillonné transversalement, avec son bord postérieur arrondi et tuberculeux; plaque inférieure de l'abdomen courte, échancrée au milieu dans les femelles; appendices de l'anus gros et pubescent; élytres assez étroites, longues, avec le bord suturai très-droit; cuisses fortement épineuses; hanches unitubeiculées en dessous; une forte épine en dessus des antérieures; jambes garnies de fortes épines, les postérieures en ont trois rangées.
MÉRONCIDIE OBSCBR. Meroiicidius obscurus, Audin. Il est d'un brun foncé, avec le labre ferrugineux; ses élytres ont à leur base, au bord extérieur, des nervures très-prononcées de couleur ferrugineuse, les autres sont moins fortes et jaunâtres; jambes ferrugineuses avec leurs épines brunes; tarses ferrugineux, épines du presternum et tubercules des hanches blanchâtres. De Cayenne.
MÉROPACHYDE.jl/ero/>ac/ir«. ins. Hémiptères bétéromères; genre de la famille des Coréens, établi par Delaporte qui lui assigne pour caractères essentiels : antennes terminées par un article long et grêle, sans dilatation sensible au troisième ; une saillie remarquable aux hanches des pattes postérieures dont les cuisses sont fortement dentées, et les jambes élargies dans toute leur longueur.
Méropachyde grêle. Meropachys gracilis, Burm. II est entièrement d'un brun fauve; sa tête est de moyenne grandeur; ses yeux sont peu saillants; son corps est allongé; son corselet à peine élargi en arrière; son écusson est long et étroit. Du Brésil.
Méropachyde armé. iMeropacUys armata, Lap. Il est d'un brun jaunâtre; sa tête est petite, ses yeux peu saillants; son corselet est Irès-élargi en arrière; il a de chaque côté des dents et une épine; l'écusson est triangulaire, blanchâtre ainsi que l'abdomen; quelques tubercules sur les cuisses postérieures. Taille, huit lignes. On le trouve au Brésil. Delaporte avait d'abord formé de cette espèce un genre particulier qu'il avait nommé Pachymeria.
MÉROPAQUE. Meropachus. ins. Hémiptères; genre de la famille des Hydrocorises, tribu des Anisoscélites, institué par Delaporte qui lui reconnaît pour caractères : tête moyenne, yeux peu saillants; antennes fortes, insérées devant les yeux : le premier article plus long que les autres; rustre très-court, atteignant à peine l'origine des pieds antérieurs, se recourbant et se logeant dans une rainure de la poitrine; corps allongé; corselet à peine élargi en arrière; écusson étroit
et long; hanches hès-foiles; cuisses posléiieuies fortes et dilatées; jambes de la même paire arquées, terminées par une pointe. Les espèces de ce genre paraissent propres à l'Amérique méridionale.
Méropaqee NOIRATRE. Meiopuchus nirjiicans. Elle est noirâtre avec son corselet tubercule; les cuisses postérieures sont trés-rentlées et presque triangulaires. Taille, huit lignes. Du Brésil.
MÉROPIDÉES. Meiopidœ. ois. Nom donné par Vigors à une tribu de Passereau-K qui a pour type le genre Merops.
MÉROP.S. OIS. Synonyme de Guêpier, y. ce mot.
MÉROSCÉLISE. Meroscelisus. ins. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Prioniens, institué par Audinet-Serville qui lui a imposé pour caractères : antennes filiformes de onze articles, dont le troisième plus long que les deux suivants réunis, le premier long, en massue, le deuxième court et globuleux, les quatre suivants renflés au milieu et amincis 'aux deux extrémités dans les femelles : ces mêmes articles presque en cône renversé dans les mâles, le onzième arrondi au bout; palpes courtes, assez épaisses, avec l'article terminal en cône renversé, distinctement tronqué au bout; mandibules courtes, épaisses, dentées au côté interne; corselet sans crénelures, presque en carré transversal, et muni de trois dents à chaque bord latéral; écusson petit, triangulaire; élytres peu allongées, arrondies et rautiques à l'extrémité; corps glabre; abdomen ayant son dernier segment échancré dans les mâles; pattes assez longues; cuisses allongées; jambes sans épines au côté interne; premier article des tarses grand : celui des quatre antérieurs en triangle renversé, très-allongé aux postérieurs.
MÉROSCÉLISE VIOLET. Meiosceltsus violaceus, Dej . II est d'un noir mat en dessus, un peu luisant en dessous ; antennes et pattes d'un noir luisant; une ligne longitudinale enfoncée au milieu de la tête; élytres noires, offrant un transparent violet à la lumière. Taille, treize lignes. Du Brésil.
MEROSPORIUM. bot. Le genre de Champignons établi sous ce nom, par Corda, ne diffère point de celui précédemment publié, par Pries, et nommé par lui Dacrina. V. ce mot.
MÉROSTACHYDE. Merostachys. bot. Genre de la famille des Graminées, institué par Sprengel qui lui assigne pour caractères : épillets à deux fleurs, dont l'inférieure courtement stipitée, hermaphrodite, la supérieure pourvue d'un pédicelle plus allongé, très-petite, reçue dans un sillon dorsal de la fleur inférieure et susceptible de se dessécher promplement; deux glumes inégales : l'inférieure petite, subulée, la supérieure oblongo- lancéolée, acutato- subulée; deux paillettes presque égales en longueur ; l'inférieure ovato-elliptique, aiguë, cylindraceoroulée, la supérieure à deux carènes au dos; trois squammules entières et ciliées; trois étamines; un ovaire sessile et glabre; deux styles terminaux; stigmates plumeux à l'intérieur.
Mérostacuvde élégante. Merostuchys speciosa, Spr. C'est une plante élevée, qui fait l'ornement des plaines du Brésil; son chaume est divisé à distances
pardes nœudsd'où s'échappent des faisceaux de feuilles distiques et planes; les épis sontterminaux et solitaires, enroulés dans un fourreau spathiforme, nu à sa base; les épillets sont unilatéraux, imbricato-subbisériés et lanceolato-oblongs.
MEROU et MERRA. pois. ^^. Serran.
MERRAIN. MAM. Nom donné par les chasseurs à la tige principale du bois des Cerfs.
MERSA. OIS. (Pallas.) Synonyme de Canard couronné, jeune, f^. Canard.
MERTENSIA. BOT. Genre placé dans la Pentandrie Digynie, L., voisin du Cellis ou Micocoulier, et qui présente les caractères suivants : fleurs polygames; calice quinquépartite,au fond duquel s'insèrent cinq étamines opposées à ses divisions; deux styles bifides surmontant un ovaire uniloculaire, dans lequel se trouve un ovule unique pendu au sommet. Le fruit est un drupe. Les esjjèces de ce genre sont des arbres à feuilles alternes, égales à leur base, très-en lières et marquées dans le sens de leur longueur de trois nervures. De leurs aisselles partent des grappes de fleurs, ou bien, dans les rameaux non florifères, des aiguillons solitaires ou géminés. La présence de ces aiguillons fait distinguer au premier coup d'œil les arbres de ce genre, des Micocouliers dont les rameaux sont inermes:ilsen diffèrent aussi par leuis styles bifides et non simples. Les espèces de Celtis qui présentent ce double caractère doivent donc être reportées aux Meitensia : on en connaissait une; Kunth en a décrit trois nouvelles de l'Amérique équaloriale {Nor. Gen. et Spec, 2, p. 30, tab. lôO) en établissant le premier ce genre. Il est dédié à F. C. Mertens, botaniste de Brème, connn par ses travaux sur les Algues ainsi que sur les plantes d'Allemagne. Rotli avait, sous le même nom, distingué gênériquement une espèce de Pulmonaire {F. ce «mot). 11 a élé encore consacré à un genre de Fougères.
MERTENSIE. Mertensia. bot. (Foii (jè res .) Ce genre, établi par Willdenow, est très-voisin des Gleichenia, au.xquels il a été réuni par R. Erown. il forme avec ce genre et le Platizoma de Erown la petite tribu des Gleicheniées. La fruclifîcalion de ces trois genres diffère à peine; elle consiste en capsules sessiles, réunies en petit nombre, en groupes arrondis; chaque capsule est entourée par un anneau élastique complet, large, strié, transversal, et s'ouvre par une fente longitudinale. Les Gleichenies diffèrent réellement des Mertensies, quant au faciès, en ce que les pinnules des premières sont profondément pinnatifîdes, tandis que celles des secondes sont linéaires et entières; il en résulte un port très-différent, mais qui ne suffirait pas pour former deux genres, si l'on n'y avait trouvé d'autres caractères; c'est ce qui a engagé plusieurs botanistes à suivre l'opinion de Robert Brown, et à réunir les Mertensia aux Gleichenia. Les plantes que Willdenow range dans le genre Mcriensia sont des frondes plusieurs fois dicbolomes, d'une forme très-régulière et fort élégante; les pinnules simples, étroites, assez allongées, perpendiculaires sur ce rachis dichotome, sont en général très-rapprochées, entières, souvent glauques en dessous; elles portent à leur face inférieure des groupes peu nombreux de capsules nues. Ce genre est
enlièrenient propre à la zone équatoriale des deux conlinenls et aux régions australes. La seule espèce connue au delà du tropique du Cancer est la Merlensia glauca, qui habite le Japon; les autres espèces croissent dans l'Araérique équinoxiale, aux Indes-Orientales, dans les iles du grand Océan, à la Nouvelle-Hollande, dans les iles Maurice et de Mascareigne.
MERTENSIE. Merlensia. acal. Genre de la famille des Déroïdes, institué par Lesson avec les caractères suivants : corps vertical, échancré en bas, comprimé sur les côtés, formé de globes bordés chacun par une rangée de cils; deux longs cirrhes parlant du pourtour de la bouche et sortant sur le côté, à l'extrémité inférieure. Trois espèces sont décrites par Lesson.
Mertensie de Scoresbï. Merlensia Scoreshxi, Less. Voyage de la Coq.,Zool., pi. 2, fig. 1; C/ilippe cuculliis, Eschsh., Mertens, Voyage au nord, pi. P, fig. G, t. 2. p. 122;Be/oe pileiis, Fabr.; Beroe cuciilliis, Modeer. Son corps a neuf côtes bordées de cils irisés; un canal central occupe les quatre cinquièmes de la longueur totale du zoophyle; sa couleur est hyaline, transparente, teintée de rose; ses cirrhes sont d'un rose fulgide. Ses dimensions sont très-variables; elles atteignent quelquefois trois pouces. Des mers du nord.
Le Merlensia ovtim, Less., habite la baie de Buffin, et le Merlensia elliptica la mer du Sud entre les tropiques.
MERUA. BOT. Pour Maerua. y. ce mot.
MERULA. OIS. Nom latin d'une espèce du genre Merle. A', ce mot.
MÉRDLAXE. Merulaxis. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, institué par Lesson qui lui donne pour caractères : bec médiocre, allongé, presque droit, assez fort, très-comprimé, convexe en dessus, avec l'arête marquée seulement entre les narines, et la pointe un peu dentée et crochue; mandibule inférieure mince, droite, légèrement convexe en dessous; derrière de l'œil nu; narines latérales amples, recouvertes par une membrane et par les plumes du front, qui sont rigides et dressées; ailes très-courtes et concaves; cinquième, sixième, septième et huitième rémiges égales et les plus longues; rectrices longues, élargies et molles ; tarses allongés, minces et scutellés. Les Mérulaxes, encore peu étudiés, sont très-rapprochés des Merles par leurs habitudes. Ce genre est très-remarquable et parfaitement distinct; il se compose de deux espèces qui toutes deux, à ce que l'onassure, appartiennent au Mexique.
Mérulaxe noir. Merulaxis aler, Less. Parties supérieures d'un brun-noir ou ardoisé foncé; croupion et abdomen roux; ailes d'un brun-noir mat, avec les épaules d'un brun ferrugineux; parties inférieures d'un noir ardoisé; bec brun; pieds roussâtres. Taille, cinq pouces.
Mérclaxe rocx. Merulaxis ru fus , Less. Parties supérieures d'un brun ardoisé; les plumes du front forment sur les narines une petite huppe comprimée; parties inférieures d'un roux très-vif. Sa taille est conforme ù celle de l'espèce précédente.
MÉRULE. MeruUus. bot. (Champignons.) Le nom de Merulius, ap|)liqué d'abord à un grand nombre de
Champignons, a depuis été limité à quelques espèces qui paraissent avoir porté primitivement ce nom; les autres forment le genre Caniharellus. (y. Chanterelle). On peut donner le caractère suivant au genre Merulius, tel que Nées d'Esenbeck et Fries l'ont circonscrit : chapeau irrégulier, étendu, sessile; membrane fructifère, occupant sa surface inférieure, garnie de plis ou de veines sinueuses, anastomosées, flexueuses, formant des cellules irrégulières, et portant des thè(|ues épaisses. Toutes les plantes de ce genre croissent sur les bois pourris, et particulièrement sur les solives des plafonds des appartements bas et humides; elles forment de larges plaques charnues, ou d'un aspect cotonneux, marquées de veines épaisses, souvent plus coloriées, qui s'étendent rapidement sur le bois, enlretiennent l'humidité à sa surface, et hâtent sa destruction.
Mércle serpentant. Merulius serpens, Tode, Nat. Gcs. Il s'étale et se prolonge en serpentant sur les bois secs; il est sessile, un peu coriace, membraneux, mince, glabre, large de huit à dix pouces, rougeâlre dans son milieu, blanc en dessus et en ses bords qui sont légèrement frangés. Lorsqu'il est avancé en âge, il se couvre de rides ou de veines peu distinctes. Il croît en Belgique, pendant l'automne et l'hiver.
MÉRULIDES. Merulidœ. ois. Vigors a donné ce nom à une famille d'Oiseaux insectivores qui a pour type le genre Merle.
MERVEILLE A FLEURS JAUNES, bot. L'un des noms vulgaires de ['Impatiens nolilangere, L.
MERVEILLE DU PÉROU, bot. D'où le nom scientifique de Mirabilis, premier nom que reçut la Belle-de- Nuit, lors de son introduction dans les jardins de France. F. Nïctage.
MERYCOTHERIUM. mam. Bojanus {Nov. Jet. acad. Cœs. Leopold. nat. Curios., t. xii) a décrit avec soin, et figuré trois dents trouvées en Sibérie, et qui indiquent un Ruminant de très-grandes dimensions. L'espèce à laquelle appartiennent ces débris, devra probablement, selon l'analomiste allemand, devenir le type d'un nouveau genre qu'il propose de nommer Merycotherium.
MERYTA. nOT. Forster (Characi. Gen. Plant., noCO) a établi sous ce nom un genre de la Diœcie Triandrie, L., dont il n'a décrit que la structure des fleurs mâles. Elles sont agrégées en capitules sessiles sur les branches. Le périanthe est à trois divisions ovales, aiguës ; lesétamines, au nombre de trois, ont leurs filets capillaires de la longueur du calice, et les anthères à quatre sillons. Cette description incomplète, qui n'est pas éclaircie par plus de détails dans la figure de Forster, ne permet d'établir aucune bonne considération sur ce genre.
MÉRYX. Meryx. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères. famille des Xylophages, tribu des Trogossilaires, établi par Latreille, et ayant pour caractères : corps étroit et allongé; antennes composées de onze articles, plus longues que la tète, et terminées par une massue de trois articles; mandibules bifides, peu ou point saillantes; palpes Irès-courtes; les maxillaires saillantes. Ce genre se distingue des
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Lalridies el des Sylvains, parce que ceux-ci n'ont pas les palpes saillantes; il est séparé des Trogossites et des Proslomides par les mandibules qui, dans ceux-ci, sont très-fortes et avancées. Ce genre a été établi sur un petit insecte rapporté des îles de la mer du Sud, par Labillardiùre et Riche ; il est très-voisin de celui des Lycles, mais il s'en distingue par la massue de ses antennes, composée de trois articles, tandis qu'il n'y en a que deux à celle des Lyctes. On ne connaît encore qu'une seule espèce.
MEryx rbccebse. Mciyx rugosa, Latr., Gen. Crust. et Ins., t. I, pi. 11, Bg. 1. Elle est longue d'environ trois lignes, d'un brun obscur, pubescente, ponctuée, avec des lignes élevées formant une sorte de réliculation ou de grandes mailles sur les élytres. Les antennes et les pattes tirent sur le fauve.
MÉSA. BOT. Pour Mœsa. V. ce mot.
MÉSAL. 5I0LL. Nom donné par Adanson (Voyage au Sénégal, pi. 10) à une Coquille qu'il place à tort dans son genre Cérilhe; elle appartient aux Turritelles; les auteurs ne l'ont point encore mentionnée : c'est pourtant une espèce intéressante en ce qu'elle pourrait servir de passage entre les Turritelles et le genre Proto institué parDefrance. 1^. ces mots.
iMÉSANGE. Parus, ois. Genre de l'ordre des Granivores. Caractères ; bec assez fort, droit, conique, comprimé, couil, pointu, non éehancré, garni de petits poils à sa base et Irancbant aux bords des mandibules; mandibule supérieure quelquefois un peu recourbée vers les narines placées de chaque côté du bec et la pointe près de sa base, arrondies et presque entièrement cachées par de petites plumes dirigées en avant; pieds assez robustes ; quatre doigts : trois en avant entièrement divisés, un en arrière dont l'ongle est plus fort et plus recourbé que les autres; la première rémige de moyenne longueur ou presque nulle, la deuxième de beaucoup moins longue que la troisième qui dépasse toutes les autres, plus courte aussi que les quatrième et cinquième. Vivacité, courage, hardiesse, perfidie, ardeur belliqueuse et même une certaine férocité, sont les traits les plus saillants du caractère des Mésanges, que, malgré la réunion de telles qualités, le besoin de vivre en société tient presque toujours groupées par bandes de dix, douze et même plus. Abondamment répandues dans tous les climats, les Mésanges, quelle que soit l'espèce qui prédomine dans un canton, offrent partout la plus grande similitude dans leurs habitudes; partout, on les trouve constamment à la recherche des insectes et des larves réfugiés sous l'écorce des arbres dont elles parcourent la surface dans toutes les directions, en s'y tenant fortement cramponnées par les ongles, au moyen de muscles dont la vigueur doit être extrême. Elles font de leur bec fort et pointu, un levier qui détache souvent des fragments d'écorce dont le volume a lieu de surprendre; et, de leurs petites serres, elles saisissent l'insecte et le dépècent avant de l'avaler. Elles poursuivent ordinairement leur proie jusque sur les plus petites ramifications des branches, et, parvenues à leur extrémité, elles s'y tiennent suspendues, sans que le balancement qui résulte de leur position, apporte
aucun obstacle à leur chasse qu'elles continuent sur les petits insectes qui peuvent voltiger autour d'elles. Tous les plans inclinés ou verticaux des rochers comme des murailles, sont parcourus et visités de la même manière par les Mésanges; et il est bien rare que les insectes qui s'y étaient réfugiés leur échappent. Si elles sont fal ignées de la nourriture des insectes, ou quand elle vient à leur man(juer, les Mésanges ont recours aux fruits, aux semences et surtout aux graines oléagineuses, qui sont pour elles un mets favori, elles ne broient point ces substances végétales, ainsi que le font la plupart des Oiseaux granivores, mais elles les divisent à coups de bec, el en avalent des fragments qu'elles ont soin de monder de toute matière qui ne pourrait être digérée. Quelquefois, devenant encore plus omnivores, elles se jettent sur les charognes qu'elles rencontrent, pour en détacher de petits lambeaux, à la manière des liapaces; enfin elles visitent les nids des petites espèces d'Oiseaux, guettent les moments d'absence de la couveuse, attaquent la progéniture sans défense, la détruisent en perçant le crâne pour aspirer la cervelle. C'est surtout dans la captivité que se décèle l'humeur féroce des Mésanges; toujours elles finissent par se débarrasser des autres Oiseaux qu'on leur adjoint, et il arrive bien rarement qu'une seule Mésange ne reste point maîtresse absolue de la volière. On a vu plusieurs fois le résultat d'un semblable brigandage commis en une seule nuit, et tous les compagnons d'esclavage étendus, le crâne percé d'un coup de bec. De tous les Oisillons auxquels on tend des pièges, aucun n'y donne plus facilement que la Mésange, surtout lorsqu'elle est attirée par les cris d'une congénère captive, que, dans cette circonstance, elle cherche imprudemment à délivrer; cette confiance aveugle forme un certain contraste avec le fond de son caractère. Du reste, ceci n'est pas un grand bonheur pour le chasseur, car cet Oiseau ne lui offre qu'une chair peu abondante, dure et d'un fumet désagréable. On en prend beaucoup à la pipée, et l'acharnement avec lequel une sorte d'antipathie la porte à attaquer courageusement la Chouette, sert encore à favoriser cette chasse. Le chant ou plutôt le cri des Mésanges peint assez bien leur humeur colérique; ces cris, ordinairement fort aigus, sont plus vifs, plus concentrés et plus souvent répétés à l'époque des amours qui, pour ces Oiseaux, se fait sentir de trèsbonne heure. Déjà, dès le mois de février, dans nos climats, ils s'apparient; les sociétés se rompent; et chaque couple, abandonnant le voisinage des habitations dont ces Oiseaux s'approchent avec une hardiesse trèsfamilière, se retiie dans les bois; là, ils s'occupent bientôt de la construclion de leur nid. Ce petit édifice est un véritable chef-d'œuvre d'architecture; il est placé, soit dans les bifurcations des couronnes touffues des arbres, soit dans le creux de leurs troncs vermoulus, soit enfin dans des trous de murailles, dans des crevasses de rochers. La ponte, toujours fort nombreuse, est suivie d'une incubation de douze à quatorze jours. Les parents soignent leur famille avec des attentions d'autant plus admirables que l'on conçoit plus difficilement que deux petits êtres puissent, par leur chasse, pourvoir, pendant un temps assez long, à la
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nourriture de vingt autres. La tendresse qu'ils lui témoignent, et le courage avec lequel ils la défendent contre toute attaque, sont encore un autre sujet dVHonnement sur la singularité et la l)izarrerie des mœurs de ces Oiseaux qui, d'ordinaire, n'épargnent pas même leurs semblables : il faut que chez tous les animaux, la nature ait placé la tendresse maternelle au-dessus de toutes les passions, qu'elle en ait fait généralement la sensation la plus puissante. Quoique les Mésanges rendent d'assez grands services au cultivateur par l'étonnante destruction qu'elles font parmi les insectes, surtout dans le premier état de ceux-ci, on est cependant obligé de leur faire une guerre à outrance, dans les cantons où l'on s'occupe de l'éducation des Abeilles. Un seul couple de ces Oiseaux suffit pour anéantir en peu de jours tout un essaim, et rendre ainsi la ruche improductive.
Le genre Mésange, tel qu'il a été établi par Linné, a été divisé par Cuvier, en Mésanges proprement dites, en Moustaches et en Rémiz; celte division est fondée sur une légère différence dans la conformation du bec ou seulement de l'extrémité delà mandibule supérieure. Temminck s'est borné à établir dans ce genre, deux sections; il a plus consulté, comme motif de la division, les oppositions d'habitudes : les Mésanges proprement dites préférant les lieux secs, élevés et boisés; les Moustaches et les Rémiz se tenant au contraire dans les endroits aquatiques et marécageux, dans les jonchaies et les roseaux. Quant aux différences physiques, ceux-ci ont la première rémige nulle ou presque nulle, tandis que les Mésanges l'ont de moyenne longueur.
Mésange d'Afrique. F. Mésange petit deoii. Mésange DES ALPES siiNAMisicES./'a/!/sf///)!««s,Lath. Parties supérieures noires avec le bord des plumes cendré; petite moustache blanche; rémiges noires en dessus, cendrées en dessous; tectrices alaires noires, terminées de blanc; rectrices noires, avec une tache blanche à l'extrémité des latérales qui sont plus longues que les intermédiaires; parties inférieures rougeâtres, tachetées de noir; bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces six lignes. De Perse.
Mésange américaine, f^. Sylvie des Sapins. Mésange amocrecse. Parus amorosus, Lath. Plumage d'un noir bleuâtre, d'une teinte un peu plus claire en dessous; petites tectrices alaires bordées d'un fauve clair, les grandes bordées de roussâtre, ce qui dessine sur l'aile deux bandes; queue fourchue; bec noir, avec la pointe orangée; pieds noirs. Taille, cinq pouces six lignes. De Chine. Espèce douteuse.
Mésange azurée. Parus exanus, Pall.; Parus Sœbyensis, Gmel. Parties supérieures d'un bleu d'azur; front, tempes, ainsi qu'une grande tache sur la nuque d'un blanc pur; sommet de la tête d'un blanc bleuâtre; bande oculaire d'un bleu vif; grandes tectrices alaires bleues, bordées de bleuâtre et de blanc; rectrices intermédiaires bleues, les latérales bordées et terminées de blanc, moins longues que les autres; parties inférieures blanches; bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces six lignes. Du nord de l'Europe.
Mésange de Bahama. f. Guitgdit sccrier.
Mésange de i,a baie d'Hcdson. F. Mésange Pèche-
KESHICB.
Mésange eabbce. F. Mésange mocstacbe.
Mésange bicolore. Parus cristatus; Parus hicolor. Lath. Parties supérieures d'un gris ardoisé; une tache frontale noire; sommet de la tête garni de plumes grises, allongées et relevées en huppe pointue; tectrices alaires bordées de roussâtre; parties inférieures d'un blanc roussâtre; flancs et tectrices anales roussâtres; bec et pieds gris. Taille, cinq pouces six lignes. De l'Europe et de l'Amérique septentrionale.
Mésange bleue. Parus cœruleus, L., Buff., pi. enl. 5, fig. 2. Parties supérieures bleuâtres; sommet de la tête d'un bleu azuré; sourcils, front et occiput blancs, tempes et collier bleus; bas du cou et parlie du dos d'un gris verdâtre; grandes tectrices alaires terminées de bleu; gorge et raie longitudinale sur le milieu du ventre d'un noir bleuâtre; poitrine, flancs et abdomen jaunes; bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces six lignes. Cette espèce, de toutes la plus querelleuse et la plus méchante, est aussi plus que les autres dominée par l'instinct de la prévoyance; elle amasse dans les trous d'arbres, qu'elle a adoptés, des graines dont, sans doute, elle fait usage aux jours de disette. C'est dans ces trous qu'elle se blottit pendant les plus grands froids; c'est là aussi qu'elle établit son nid, où l'on compte quelquefois jusqu'à vingt-deux œufs d'un blanc rougeâtre, pointillés de rouge et de brun. En Europe.
Mésange bleue de Ténériffe. Parus Teneriffœ, Mangé. Parties supérieures d'un blanc clair; couronne et joues d'un blanc pur; tête et cou d'un bleu indigo très-fort; parties inférieures d'un jaune pâle; bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces.
Mésange a bouquet. F. Mésange huppée.
Mésange brûlée. F. Mésange charbonnière.
Mésange brune a poitrine noire. Parus fuscus, Vieill., Levaill., Ois. d'Afr., pi. 134, fig. 1. Parties supérieures brunâtres ; sommet de la tête, cou, gorge et poitrine noirs; une large moustache blanche; rémiges intermédiaires et tectrices alaires supérieures bordées de blanc; tectrices alaires inférieures brunâtres; rectrices noires, les intermédiaires terminées de blanc, les latérales bordées de même; flancs et abdomen d'un gris roussâtre ; bec et pieds d'un gris plombé. Taille, quatre pouces six lignes. De la Cafrerie.
Mésange des Canaries. Variété de la Mésange bleue.
Mésange du cap de Bonne-Espérance. F. Mésange PETIT deuil.
Mésange Cap-Nègre. Pa rus atriceps, Horsf ., Temm., Ois. color., pi. 287, fîg. 2. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre; sommet de la tête, côtés du cou, gorge et poitrine d'un bleu d'acier poli; joues, partie de la nuque et épaules blanches; tectrices alaires bordées de blanc, ce qui dessine une bande transversale sur l'aile; rémiges et rectrices cendrées, bordées de bleuâtre; rectrice latérale blanche, bordée intérieurement de cendré; parties inférieures blanchâtres, avec une bande noire sur le milieu du ventre; bec noir; pieds bruns. Taille, cinq pouces. De Java.
Mésange a capccbon noir. F. Sylvie mitrée.
Mésange a ceinture blanche. Parus Sihiricus,
MES
Lalli., Buff., pi. eiil. 708, fig. 3. Parlies supérieures d'un brun cendré; sommet de la tête et dessus du cou d'un gris brun; tectrices alaires, rémiges et rectrices bordées de gris-roussàlre; parties inférieures roussâ- Ires, une plaque noire sur la gorge descendant sur la poiliiuc; celle plaque est bordée de cliaque côté par une bande blanclie qui forme une sorte de ceinture; bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces. De Sibérie. Mésange cendrée. V. Sylvie cendrée.
Wésange cdaperonnée. V. Mésange buppée.
Wésaivge charbonnière. Parus major, Lin., Buff., pi. enl. 3, fig. 1. Parties supérieures d'un vert olivâtre; tète, gorge, devant du cou et milieu du ventre noirs; tempes blancbes; petites tectrices alaires et croupion cendrés; une bande blancbe sur les ailes; rectrices d'un cendré noirâtre, avec celles extérieures en partie blancbes; lectrices anales blanches, bordées decendré; côtés de l'abdomen jaunes; bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces huit lignes. La Charbonnière qui tire son nom, dit-on, de l'habitude qu'elle a de suivre les ouvriers qui, dans les forêts, fabriquent le charbon, établit son nid dans des creux d'aibres; elle le construit de mousse et de duvet; la femelle y dépose huit ou quinze œufs blancs, pointillés de rouge. C'est l'un des petits Oiseaux les plus communs en France.
Mésange Chinoise. Parus Sinensis, Lath. Parties supérieures d'un brun ferrugineux, les inférieures de même que la tète, d'un brun roussâtre; rémiges et rectrices brunes, bordées de noir; bec noir; pieds rougeâtres. Taille, trois pouces six lignes. Mésange coiffée. J^. Mésange huppée.
Mésange a collier. F. Sylvie mitrée.
Mésange de la côte dc Malabar. Parus Malabaricus, Lath. Parlies supérieures d'un gris foncé; rémiges et tectrices alaires noires, avec quelques taches blanches sur celles-ci; rectrices d'un rouge pâle à l'exception des deux intermédiaires qui sont noires; gorge noire; parties inférieures d'un rouge tirant à l'orangé; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces huit lignes. La femelle a le dessous du corps d'un jaune roussâtre.
Mésange a couronne rouge. Parus griseus, Lath. Espèce douteuse qui pourrait bien être la Sylvie Roitelet.
Mésange crètée. V. Mésange huppée.
Mésange a croupion écarlate. F. Sylvie a croupion