‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 80 sur 99 · Mbsaraigne des Alpes, Sorex Alpinus, Schinz., Duvern · texte numérisé non relu

Mbsaraigne des Alpes, Sorex Alpinus, Schinz., Duvern

§§ Dents incisives inférieures à tranchant simple, sans dentelures ; les incisives supérieures en hameçon; les deux premières petites dents suivantes égales; la troisième un peu plus petite; la quatrième rudimentaire; la pointe des incisives et celle des molaires colorées en rougeâtre plus ou moins foncé. Total des dents, trente, dont quatre intermédiaires supérieures; oreilles velues, beaucoup plus courtes que le poil ; queue plus ou moins comprimée dans une partie de sa longueur, couverte de poils courts, écailleux, égaux. Pieds trèslarges, bordés de cils roides, servant à la natation.

4. Mdsaraicpie d'eau. Sorex fodiens, Pall., Bechst, Gmel., INath., Blainv.; Sorex Daubentonii, Exlerb., Geoff.; Sorex hydrophilus , Pall.; Sorex bicolor, Shaw; Sorex fluvialilis, Bechst; Sorex slagnalis et Sorex rivulis, Brehm.; Sorex musculus et Sorex psilurus, Wagl.; Sorex Leucurus, Shaw; Sorex Pennanlii, Gray; Sorex conslrictus, Juv., Herm.; Sorex aquaticus, Daub.; Sorex leucodon, Geoff.; Sorex ca-

rinalus, Geoff.; Sorex iiiacrourus, Lelim.; Sorex natans , Brehm.; Sorex nigripes, Melch.; Amphisorex Linneana, Gray.

5. Musaraigne Porte- rame. Sorex cilintus, Sowerby, Jenyns; Sorex remifer, Geoff., Desm., Fischer; Sorex ampliibius, Brehm., Fisch.; Sorex collaris, Geoff.; Sorex iitiicolor (Juv.), Shaw; Sorex fodiens, var., Nath., Blainv.; Sorex Linealus, var., Geoff., Fisch.

Genre Crocidure. Crocidura. Les deux incisives inférieures, à tranchant simple, non dentelé, et les deux supérieures en hameçon, c'est-à-dire ayant un talon en pointe. Les trois ou quatre dents qui suivent, à la mâchoire sui)érieure, diminuent beaucoup de volume de la première à la deuxième; toutes les dents blanches; oreilles ovales, bien développées, sensiblement plus longues que le poil, presque nues; queue plus courte ([ue le corps, arrondie, diminuant de grosseur à partir de la base qui est très-épaisse, parsemée de longs i)Oils isolés, dépassant les autres qui sont trèscourts; pieds presque nus, sans cils roides.

§ Trente dents, dont quatre intermédiaires supérieures. Ce groupe, dont les espèces ont une petite dent de plus que les Crocidura de W'agler, ne comprend que des espèces d'Afrique et de l'Inde et une autre du midi de l'Europe.

1. Crocidure étrusque. Crocidura elrusca, Ch. Bonap.; Sorex etruscus, Savi.

§§ Vingt-huit dents dont trois petites, intermédiaires, supérieures.

2. Crocidure aranivore. Crocidura aranea, De Selys; Crocidura major, Crocidura rufa, Crocidura polxyastra , Crocidura fimbriata, Crocidura vioschata, etc., Wagler; Sorex pachyrus, Kuster; Sorex inodorus, Savi; Sorex araneus, Schr., Bechst, Duv., Nath., Blainv.; Sorex russulus, Zimmirm.; Sorex Gmelini, Pall.; Sorex Guldenslœdii, Pall.; Sorex suaveolens, Pall.

3. Crocidure LEUCODON. Crocidura /eucor/oM, Wagl.; Sorex leucodon, Herm. ,Schreb., Duvern., Nath., Wagl.

MUSC. MAM. Espèce du genre Chevrotain. l^. ce mot.

WUSCA. INS. Synonyme de Mouche. T. ce mot.

MUSCADE. Moi.L. Nom vulgaire de la Bulle Ampoule.

MUSCADE. lîOT. Nom de la graine du Muscadier, f^. ce mot. On a appelé Muscade de Para le fruit du Pichurim, espèce du genre Laurier.

MUSCADIER. Myristica. bot. Genre d'abord placé dans les Laurinées, mais formant aujourd'hui le type d'une nouvelle famille que R. Brown a désignée sous le nom de Myristicées. Les caractères du genre Muscadier sont les suivants : fleurs unisexuées, dioiques, composées d'un calice globuleux monosépale, denté à son sommet; élamines, dont le nombre varie de trois à douze, réunies à la fois par leurs filets qui sont très-courts, et par leurs anthères, formant une sorte de colonne au centre de la fleur; les anthères sont cxtrorses et s'ouvrent par un sillon longitudinal. Dans les fleurs femelles, le calice est caduc, urcéolé; l'ovaire libre, à une seule loge contenant un ovule dressé; le style est très-court, surmonté d'un stigmate à deux lobes peu marqués. Le fruit est tantôt charnu el

lanlôt sec, il s'uiure naliirellcnu'nl en deux valves ù répo(|ue de sa maliiiilé. La graine est recoiiverle par un arillecliarnu et découpé en un très-grand nomijrede lanières étroites et irrégulières. Les Muscadiers sont des arbres quelquefois assez élevés, ayant des feuilles alternes, simples, entières et pourvues de stipules, persistantes et luisantes; des fleurs petites, dioïques, tantôt axillaires et en petit nombre, tantôt réunies en grand nombre et formant une paniculeaxillaireou terminale. On doit réunir à ce genre le Firola d'Aublet, qui ne diffère des véritables Muscadiers que par ses Heurs disposées en panicule, et ses étamines au nombre de trois seulement. Il faut également y joindre le genre HorsfieUlia de Willdenow, qui n'en diffère par aucun caractère.

Muscadier aromatiqce. Myristica aiomaWca , Lamk., III., t. 832; Myristica officinalis, L. C'est un arbre d'environ trente pieds de bauteur, très-touffu, et ayant par son port beaucoup de ressemblance avec un Oranger. Ses feuilles sont alternes, ovales, acuminées, entières, longues de deux à trois pouces, larges d'environ un pouce et demi, courtcnient pétiolées, coriaces, glabres, d'un vert brillant en dessus, blanchâtres et glauques à leur face inférieure. Les Heurs sont dioïques. disposées en faisceaux pédoncules à l'aisselle des feuilles; chaque faisceau se compose d'environ quatre ou six fleurs portées sur des pédicelles grêles. Les tleurs mâles ont un calice urcéolé, à trois dents ovales, aiguës, pnbescentcs; neuf ou plus souvent douze étamines soudées ensemj)le par les filets et par les anthères. Le fruit est un drupe ou noix charnue, pyriforme, de la grosseur d'une moyenne pêche, pouvant se rompre en deux valves incomplètes, et renfermant une seule graine, recouverte par un arille nommé Macis, découpé en lanières charnues, de couleur pourpre vif, tirant sur le carmin le plus éclatant. Le tégument de la graine est brunâtre, épais et crustacé; l'amande est d'une couleur brun-rougeâtre clair, marbrée intérieurement de veines plus foncées. Le Muscadier est originaire des Moluques, et particulièrement des îles de Banda où les Hollandais le cultivent en abondance. Il a été transporté en 1770 et 1772, par Poivre, aux îles de France et de Mascareigne, d'où il a été transporté à la Guiane et dans quelques-unes des Antilles. 11 paraît que le Muscadier se plaît de préférence dans les terrains frais et à l'ombre d'autres arbres. 11 est en toutes saisons chargé à la fois de fleurs et de fruits dans tous les états; ces fruits demandent neuf mois pour parvenir à leur maturité complète. Comme il ne faut qu'un individu mâle pour féconder cent femelles, et qu'on ne peut les distinguer que quand ils sont en fleurs, ce qui n'arrive qu'au bout de sept ou huit ans, la culture du Muscadier offrait sous ce rapport un trèsgrand inconvénient. On doit donc savoir beaucoup de gré à Joseph Hubert, riche habitant de Mascareigne, pour le procédé sûr et expéditif qu'il a inventé. Il consiste à greffer, au bout de deux ou trois ans, tous les .jeunes plants de Muscadier avec du Muscadier femelle. Par ce moyen, il existe un rameau mâle qui féconde tous les autres immanquablement, et l'on épargne beaucoup de temps outre qu'on ne- perd pas de terrain oc-

cu|ié par des individu» qui ne donneraient aucun produit; on hâle d'ailleurs la récolte d'un ou deux ans, et la floraison des mâles coïncide avec celle des femelles, ce qui n'arrive pas toujours dans les pieds de sexes séparés.

La Koix-Muscade est un objet de commerce assez important. On l'emploie comme aromate. Elle a une odeur et une saveur fortes, piquantes et agréables. La Muscade contient deux sortes d'huiles ; l'une grasse el fixe, l'autre volatile. La substance connue sous le nom d'huile de Muscade est un mélange de ces deux huiles, qu'on retire par expression.

Mdscadier porte-scif. Myristica sehifera, Lamk.; l-'irola sebifera, Aublet, Gulau., 2, p. 904, t. 345. C'est un arbre qui acquiert quelquefois une grande hauteur, et qui croît dans la Guiane. Ses feuilles alternes, oblon- ' gués, aigutis, entières, sont vertes à leur face supérieure, et couvertes inférieurement d'un duvet court et ferrugineux. Les fleurs sont extrêmement petites, dioïques, ferrugineuses, disposées en grappes rameuses et axillaires. Les fruits sont globuleux, de la grosseur d'une petite prune, presque secs, et s'ouvrant en deux valves. Les graines de cette espèce contiennent une huile grasse et solide, que l'on en relire par le moyen de l'eau bouillante. On en compose des chandelles dont on fait communément usage dans les pays où cet arbre croît naturellement.

MUSCADIN on MUSCARDIN. ma». Espèce du genre Loir. y. ce mot.

MDSCADIVORES. ois. Nom donné par Lesson à une division du genre Pigeon.

MUSCARI. EOT. Genre de la famille des Asphodélées et de l'Hexandrie Monogynie, L., établi par Tourneforl. pLiis réuni au genre Hyacinthus par Linné. Rétabli par Miller, Desfontaines et De CandoUe, il est ainsi caractérisé : périgone ovoïde, renflé dans son milieu. resserré en grelot, à six dents; six étamines insérées sur le milieu du tube du périgone; capsule à trois angles tressaillants. Ce genre est assezdistingué, par son port, du Hyacinthus dont il diffère d'ailleurs par la structure de son périanthe et de sa capsule.

Les espèces de Muscari, en petit nombre, sont pour la plupart indigènes du bassin de la Méditerranée. Ce sont d'assez jolies petites plantes bulbeuses, à fleurs bleues ou violettes, agréablement odoriférantes. Deux seulement croissent dans l'Europe tempérée; ce sont les Muscari comosum, et Muscari racemosum de Miller. On trouve très -abondamment dans les lieux cultivés, la première de ces plantes, jusque sur les versants océaniques. Elle a une Jige nue, cylindrique, lisse et haute de trois à quatre décimètres; ses feuilles sont radicales, longues, un peu épaisses et planes supérieurement; les fleurs, d'un bleu rougeàtre, sont disposées en un épi fort long et lâche dans sa partie inférieure; les pédoncules inférieurs qui soutiennent les fleurs fertiles sont très-ouverts et de même couleur que la tige; les supérieurs sont redressés, colorés, fort longs, et supportent des fleurs stériles. La seconde, moins brillante par sa couleur, ayant les corolles d'un brun violâtre, le Muscari par excellence, croît principalement en France, en Espagne, en Sicile et en Grèce, dans les lieux secs, et parfume l'air.

JI u s

ML'SCARIA. BOT. C'est le nom d'un des nombreux genres élal)lis par Haworlh (Saxifrag. Enumeratio, p. 30) aux dépens du genre Saxifraga de Linné. 11 est, selon cet auteur, essentiellement caractérisé par son ovaire infère, déprimé supérieurement; par ses styles divergents, à stigmates en forme de spatules, et par ses pétales étroits, distants et jaunes. L'auteur de ce groupe qu'il est bien difficile d'admettre comme genre distinct, y comprend des espèces herbacées, petites, en gazon, à feuilles entières, ou Irifides, linéaires. Ce sont les Saxifraga muscoides, Jacq.; Saxifraga respilosa, L.; Saxifraga acaulis, Seringe; Saxifraga Mngellaitica, Pers.; Saxifraga moscltata,SlevnU.,et Saxifraga aphylla, Sternb. On pourrait y réunir encore plusieurs autres espèces, si ce genre méritait d'être adopté.

MUSCARIUM. BOT. Divers botanistes anciens ont donné ce nom aux corymbes lâches et irréguliers, tels que sont ceux de la plupart des Astcres.

MUSCAT. BOT. Variété de Raisins.

MUSCATELLA. bot. (C. Bauhin.) Synonyme tïAiloxa Mosclialellina, L.

MUSCI ET MOSCUS. BOT. V. Mousses.

MUSCICAPA. OIS. y. Gobe-Mqociie.

■ MUSCIDES. Muscides. iNS. Tribu de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, établie par Latreille, et ne renfermant qu'une partie du grand genre Musca de Linné. Latreille lui donne pourcaractères : antennes de deux ou trois articles, le plus souvent de trois, le dernier en forme de palette, inarticulé, avec une soie simple ou plumeuse sur le dos, près de sa base; une trompe très distincte, grande ou moyenne, membraneuse, rélractile, terminée par deux grandes lèvres, coudée, retirée entièrement, lorsqu'elle est en repos, dans la cavité buccale, et renfermant dans une gouttière supérieure un suçoir de deux soies.

Les Muscides qui correspondent au genre Mouche des premiers ouvrages de Fabricius, ont éprouvé beaucoup de modifications depuis cet auteur; plusieurs savants entomologistes ont travaillé cette tril)u, mais malgré tous ces travaux, son étude est encore fort difficile, et les caractères des genres qu'on y a établis sont peu tranchés et souvent minutieux. Fallen, entre autres, s'étanl plus dirigé dans sa méthode, d'après les ailes que d'après l'examen des parties de la bouche, et les rapports des métamorphoses, a divisé les Muscides en cinq familles. Ainsi il n'a conservé dans sa famille des Muscides, que les genres Ocyptère, Tachine, Mouche et Lispe; sa famille des Jcatomyzides est formée des genres Scalomj'za (Musca scybalaria), et Cordylura (Musca ptibera), L. Ses Orlalides embrassent les divisions des Carpomyzes, des Dolichocères, et une partie des Gonocéphales de Latreille. La famille des Micromyzides comprend les genres Heleomiza (Musca serrala), L., Copromyza, Madyza, Gymnomyza, Piophila (Musca casei), L. ; Dipsa, Phillomyza, Oscinis, Agromyza, Pliytomyza et Trineura (PItora), Lalr. Enfin sa famille des Hydromyzides comprend les genres Calobaia, Ochtera, Ephidra, Nolhiopliila et Volicliopus. y. tous ces mots. Le port des Muscides est en général le même que celui de la Mouche domestique.

Ces insectes ont la tète liémispliéri<|ue, leurs yeux sont grands et à réseau, et on aperçoit entre eux, et au-dessus du front, trois petits yeux lisses très-distincts. Le front présente, de chaque côté, une fossette pour recevoir les antennes; il est ordinairement plus membraneux que le derrière de la tête. Les antennes sont le plus souvent inclinées et plus courtes que la tête; leur dernier article, qui a la forme d'une palette de figure variée, est ordinairement plus grand <|ueles autres; il porte, près de son articulation, une soie ou une aigrette dorsale; le corselet des Muscides est cylindrique et d'un seul segment apparent; leurs ailes sont grandes. • horizontales; les balanciers sont courts, avec les cuillerons fort grands dans plusieurs. Les pattes ont deux crochets et deux pelottes dans lesquelles il existe un organe pneumati(|ue, propre à faire le vide, et permettant a ces insectes de marcher sur les corps les plus polis et dans toutes les positions. Les jambes de beaucoup sont épineuses; l'abdomen est ovalaire, triangulaire ou oblong; quelquefois il est cylindrique, d'autres fois il s'aplatit.

L'accouplement des Muscides est assez simple; cependant celui de la Mouche domestique présente une particularité assez remarquable : la femelle de celte espèce, au lieu de recevoir l'organe du mâle, introduit au contraire dans son corps un long tube charnu dans une fente qu'il a au derrière ; ordinairement on voit les iiiàles s'élancer sur le coriis des femelles, et les solliciter à l'accouplement; mais il n'a lieu que quand celles-ci y sont disposées; on voit alors ces insectes joints ensemble et volant ainsi l'un sur l'autre. Les œufs des Muscides sont très-petits et en très grand nombre chez presque toutes les espèces ; elles les déposent ordinairement dans les matières tant animales que végétales en putréfaction. H n'y a qu'une seule espèce du genre Mouche qui soit vivipare et qui ponde des larves toutes formées. Les larves des Muscides se nourrissent des matières dans lesquelles les œufs ont été déposés; celles qui vivent sur la chair en accélèrent la corruption en y formant un grand nombre de cavités; il en est beaucoup qui vivent dans le fumier, dans la terre grasse, etc. Les Champignons, les feuilles, les graines et les fruits nourrissent un grand nombre de larves de Mouches; ces larves sont apodes, allongées, et ordinairement cylindriques; elles sont molles et Hexibles, le devant de leur corps est pointu et conique, et leur partie postérieure est grosse et arrondie. Elles ont une lèle molle et charnue qui est garnie de deux crochets écailleux ; ils sont accompagnés quelquefois de mamelons et d'une sorte de langue propres à recevoir les sucs nutritifs : il n'y a point d'yeux. Les stigmates sont au nombre de quatre ordinairement: deux sont situés sur le premier anneau, et on pourrait les prendre au premier abord pour des yeux; les autres sont placés au milieu d'une plaque circulaire, souvent écailleuse, terminant le dernier anneau; les chairs de son contour peuvent envelopper comme une bourse ces oiganes, et empêcher l'introduction des humeurs ou des matières nuisibles : quelquefois chaque stigmate est composé de trois petites fentes rapprochées. Ces larves ne quittent point leur peau pour se métamor-

phoser; cette peau se durcit, devient écaillcuse, et forme le cocon dans lequel la nymphe passe un certain temps avant de se métamorphoser et de devenir insecte ailé. Cette coque est, en général, d'une couleur marron ou d'un hrun rougeâlre : elle est à peu près aussi grosse antérieurement que postérieurement ; avant que la larve se soit métamorphosée en nymphe dans celte coque, elle prend la figure d'une boule allongée à laquelle on ne voit aucune partie distincte; ce n'est que quelque temps après que cette houle se développe et prend la figure d'une nymphe à laquelle on voit toutes les parties extérieures de l'insecte parlait; ces nymphes restent plus ou moins longtemps dans cet état, selon que la saison est plus ou moins favorable à leur développement; enfin l'insecte parfait sort de sa coque après l'avoir brisée, et fait sauter, avec sa tête qui se gonfle à cet eflfet, une portion de son enveloppe; à la sortie les ailes sont i)lissées, chiffonnées et si courtes qu'elles paraissent être des moignons; mais bientôt elles s'étendent, deviennent planes et unies; l'insecte les agite légèrement, il prend son essor, voltige dans l'air, et cherche bientôt à remplir les fonctions pour lesquelles la nature l'a formé. Quelques espèces de Mouches, et surtout la Mouche domestique, sont sujettes à une maladie très-remarquable et dont on ne connaît pas la cause. Leur ventre enUe d'une manière considérable, les anneaux se déboîtent, et les pièces qui les recouvrent s'éloignent les unes des autres. Dans cet état leur ventre est rempli d'une matière grasse, onctueuse, d'une couleur blanche. Cette matière pénètre la peau et s'accumule sur la surface du corps. Les Mouches attaquées de cette maladie s'accrochent avec leurs pattes sur les murailles et dans d'autres lieux, et on les trouve mortes dans cet état. On voit aussi très-souvent les cadavres de plusieurs petites Mouches suspendus au.\ filets des élamines des fleurs du Laurier-Rose {Neriu}ii Oleancler), et on avait cru que ces Diptères étaient empoisonnés par celte fleur; mais il est bien reconnu qu'ils ont été collés aux filets où ils adhèrent par une liqueur visqueuse, qui suinte de ces parties, et qu'ils y ont péri ne pouvant plus s'en détacher. D'autres Mouches, trompées par l'odeur cadavéreuse qu'exhale le Gouet-Serpentaire (Aniiii Dravuiictilus), vont y déposer leurs œufs, croyant le faire dans de la chair en putréfaction.

Les Muscides renferment actuellement un assez grand nombre de genres; Latreille divise celte tribu ainsi qu'il suit :

t Des ailes.

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