DICT. DES SCIENCES NAT
Les Smaris sont de très-petites Acarides vagabondes; leur corps est mou, ovoïde, roussâtre et parsemé de poils.
Smaris du Screac. Smaris Sambuci, Latr., Gen. Citist. et Ins., t. I, p. ISô, Germ.; Smaris, Précis des caract. génér. des Ins., p. 180; Hist. nat. des Crust. et des Ins., t. viii, p. 54; Acarus Sambuci, Sclirank; Ennm. Ins. atist., n° 1085; Herra., Méra. apt., p. .50, pi. 2, tig. 8, et pi. 9, fîg. L, M, N. Il est rouge, parsemé de quelques poils un peu longs; les antennes et les pattes sont plus pâles. Cet insecte se trouve en France, sur le Sureau; il marcbe lentement.
SMEATHMANNIE. Smeathmannia. bot. Genre de la famille des Passitlorées, établi par Solander, dans l'herbier de Banks, et décrit par R. Brown (Bolany of Congo, p. 20) qui l'a ainsi caractérisé : corolle à cinq pétales ; nectaire monopbylle, iircéolé, entourant les étamines qui sont nombreuses, à filets réunis par la base, à anthères incombantes; iiuatre ou cinq stigmates peltés; capsule renflée, à quatre ou cinq valves, renfermant des graines très-petites. Ce genre est placé, avec le Paiopsia de Du Petit-Thouars, dans la première tribu des PassiQorées.
Smeatbmannie pdbescente. Smeathmannia pubescens, Sol. Arbrisseau couché, presque rampant, à feuilles alternes, oblongues, un peu dentées, accompagnées <le stipules latérales, solitaires ou géminées, distinctes et calleuses; les fleurs sont axillaires, subsolltaires, pédiculées avec bractées. De Sieira-Leone.
SMECTITE. MIN. Espèce d'Argile, désignée aussi sous le nom de Terre à foulon ou Argile à foulon. ^. Argile.
SMEGMADERMOS. bot. (Ruiz et Pavon.) Synonyme de Qitillaja, de Jussieu et Molina. f^. Qciliaja.
SMEGMANTHE. BOT. Sous-genre, établi par Fenzl dans sa monographie du genre Saponaria, de Linné ; il comprend toutes les espèces qui ont le calice cylindri(|iie ou ellipsoïdeo (il)long,nu bien encore anguleux;
s AI t
lieux styles et iiiie capsule à (niatre deiils. f. Saponaire.
SMEGMARIA. BOT. (Willdenow.) Pour Smegmadermos, de Ruiz el Pavon. A". Quillaja.
SMEGMATHAMNIUM. liOT. L'une des sections du jjenre Saponaria.
SMELOWSKIE. J'Hie/oMJ.'./i-ia. BOT.Genre de la famille lies Crucifères, élabli par Meyer, qui lui assigne pour caraclÈres : calice lélrapliyle, à folioles lâches el égales ù leur hase; corolle compostée de quatre pétales liypoijynes et oncuiculés; six étamines hypogynes, létrailynamiques, édeiitulées; stigmate sinipli-; siliqiie bivalve, raccourcie, plus étroite aux deux extrémités, subtétragoiie, à valves subnaviculaires. sublrinervées; la cloison est hyaline, sans nervure ou avec une seule nervure ; les placentas sont filiformes el inclus; les semences sont au nombre de deux à <|ualre dans chaque loge, pendantes, immarginées, lisses cl disposées sur un seul rang; leurs funicules sont sétacés, libres ou soudés par leur base; l'embryon est exalbumineux, à cotylédons subellii)tiqucs, plans, à radicule ascendante.
Smelowskie a FEiiii.i.ES DE Tanaisie. ■Smelowskia TaiiacelifoUa, Mey.; Sisfmhriiim Tanucetifolium , Lin. Planle herbacée, donl les feuilles sont éparses, pétiolées, pcnnatidécoupées, à segments lancéolés, profondément dentés; les fleurs sont en grappes terminales, blanches; les pétales sont plus grands que le calice; les siliques sont plus courtes que les pédicelles. Des Pyrénées.
SMERC. ROT. Nom vulgaire du Myrica Gale.
SMERUIS. CRisT. Nom donné par Leach à un genre de l'ordre des Slommapodes, auquel Lalreille et Lamarck avaient déjà donné le nom d'Érichte. f . ce mol.
SMÉRINTHE. Smeiinthus. iNS. Lépidoptères crépusculaires; genre de la familledes Sphiiigides, institué par Lalreille avec ces caractères dislincllfs: lêle petite; trompe rudimenlaire; palpes fort courtes et obtuses; antennes flexueuses, amincies vers l'extrémité, dentelées ou crénelées dans les mâles. Les métamorphoses des Smérinihes sonl presque les mêmes que celles des Sphinx proprement dits. Les chenilles ont aussi postérieurement une coine, el, comme la plupart de celles des Lépidoptèies crépusculaires, des raies obliques sur les côtés ; mais leur tête est Iriangulairc et non arrondie. L'insecte parfait présente des différences plus remarquables. Les dents, arrondies et barbues du côté interne des antennes, sont plus saillantes, dans les mâles au moins; la spirilrompe esl très-courte ou presque nulle; les ailes inférieures n'ont point le crochet qui caractérise les Lépidoi)tères crépusculaires et nocturnes; elles débordent, du moins dans le plus grand nombre, les supérieures; les Smérinihes semblent, sous cette dernière considération et la précédente, représenter, parmi les crépusculaires, les Lasiocampes el les Bombyx des nocluriies; ils sont d'ailleurs lourds et paresseux. On n'en a découverte» Europequequatre espèces, formant, sous le rap|)ort de la manière dont se terminent leurs ailes, trois divisions : lo celles où le bord postérieur des ailes n'est poinl dentelé, el dont les supéiieures uni l'angle du sommet avancé, aigu, presque
en faux; leur bord postérieur n'offre ensuite qu un:' seule saillie angulaire, suivie d'un sinus. A cette division appartient le Sméruvîhe demi- Paon, Sphinx occila/a, L.; God., Hist. nat. des Lépid. de Fr., I. m, G8 . pi. 20, f. 2, bien distinct d'ailleurs des autres espèces indigènes par ses ailes inférieures rosées et marquées d'une tache oculaire bleuâtre. Sa chenille est d'un vert tendre en dessus, d'un vert bleuâtre en dessous et latéralement, avec sept lignes blanclies et obliques de chaque côlé; la corne est bleue, avec sa pointe verte; la lêle est bordée de jaune. Sur le Pommier, le Saule, l'Osier, le Pêcher, l'Amandier, etc. 2» Les Smérinihes donl les ailes inférieures se terminent de même, mais où le bord postérieur des supérieures offre plusieurs sinus avec des dentelures et des angles dans les intervalles, el parait tronqué à l'angle du sommet, tel que le Smérinthe DO Tilleul. 6'/j/i('Ha;jr/7/œ, L.;God.,tA!V/., 64. pi. 20, fig. 1. Le dessus des ailes supérieures est mélangé de vert et de roussâtre, avec deux taches d'un vert plus foncé au milieu; les inférieures sont roussâtres,avec une bande noirâtre, peu prononcée. Sa chenille esl d'un vert pâle, avec sept lignes obliques de chaque côlé, blanchâtres el bordées antérieurement de vert foncé ou de rouge; la corne est bleue, avec le sommet verdâirc. Trèscommun sur l'Orme, le Tilleul el le Marronnier d'Inde, ô" La troisième et dernière division comprend les Smérinihes dont les quatre ailes sont dentelées ou présentent plusieurs angles el sinus au boid postérieur. Ici se range d'abord le Smériktbe dc Peuplier, Sphinx Popiili, L.; God., ibitl., t. m, 71, pi. 20. fig. 5. Le dessus des ailes esl d'un gris cendré, avec des raies el des bandes sinuées plus obscures ou tirant sur le brun; le milieu des supérieures a un poinl blanc ; la base des inférieures est roussâtre. La chenille est d'un vert pâle, avec sept lignes obliques el Jaunâtres dc chaque côlé; la corne est de cette couleur avec la base bleue; les stigmates sont jaunes avec le milieu bleu; les pattes écailleuses sont entrecoupées de jaunâtre el de rose; la lêle est bordée de jaune ; le corps présente quelquefois quatre ou six rangées longitudinales de taches fauves. Sur les Peupliers el sur le Saule. Le Smérinthe du Cbène, Sphinx Queicus, God., ibid., 181, pi. 17, lerl., fig. 3. Femelle. Le dessus des ailes supérieures est d'un jaunâtre pâle, avec des raies tiansverses noirâlies; celui des inférieures roussâtre avec du blanc à l'angle anal. La chenille est d'un vert jaunâtre, avec les bords de la lêle, les pattes écailleuses, le contour des stigmates d'un rouge jaune, et sept lignes obliques allernalivement plus larges, d'un blanc jaunâtre, de chaque côlé. Sur le Chêne. On la trouve très-rarement en France.
SiMlCRORNE. Smicrornis. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, famille des Sylvains, élabli par Gould qui le caractérise ainsi : bec petit, presque cylindrique et courbé dès la base; narines basales, oblongues et couvertes d'un opercule; base du bec entourée de quelques poils très fins; ailes de médiocre longueur; première rémige très-courte, la troisième, la quatrième et la cinquième les plus longues et presque égales entre elles; rcctrices courtes el égales; tarses médiocres; doigts coulis . le postérieur aussi lojig que l'inlermé-
iliairp. Les mœurs (le ces Oiseaux |jaraissenl .iiiaNiGiiis à celles des Sylvies.
Smicrorne jadnatre. Smicrornis ffavescens, Goiild. Parties supérieures d'un jaune olivâtre brillanl; plumes de la lête faiblement marqut^es d'une strie lon;;!ludinale et brune; parties inférieures d'un Jaune pur. Taille, deux pouces et demi. De l'Australie.
SMIGOET. BOT. L'un des noms vulgaires du Smilax nspera. I,. ^. Smiiace.
SMILACE. Smilax. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille desBrachélitres, tribu des .Staphylinides, établi par Delaporte qui le caractérise ainsi : antennes de onze articles, courtes, très-vcIues, allant en diminuant de grosseur, de la base à l'extrémité; premier article gros, un peu triangulaire, le deuxième plus grêle et court, le troisième un peu plus long et plus élargi que les suivants, le dernier écliancré transversalement; palpes maxillaires assez longues, avec le dernier article pointu; lèvre presque carrée, un peu élargie en avant; menton carré; mâchoires courtes, légèrement ciliées; mauililiules forles. peu ar(|uées, très-poinlncs ù l'exlrémilé; tête arrondie, plus étroite <iue le corselet qui est un peu transversal, èchancréeu avant, légèrement arrondi sur les côtés et au bord postérieur, convexe en dessous; élytres presi|ue carrées, courtes, tronquées un peu obliquement en arrière; abdomen déprimé : les anneaux de la base sont assez larges et vont en se rétrécissant jusqu'à l'extrémité; pattes moyennes, un peu comprimées; jambes garnies d'épines; tarses antérieurs très-dilatés, dont les quatre premiers articles forment une sorte de palette Irèsélargie.
SniLACE AMÉRICAIN. Smilox avieiicaniis, Del. Il est très-velu ; la tête et le corselet sont d'un bleu brillanl ; les antennes et les palpes sont un peu rougeâlres; les élytres sont finement granuleuses, entièrement couvertes de longs poils bruns, et parsemées de petits tubercules; l'abdomen est noirâtre, velu, avec l'anus rouge; pattes d'un rouge brun. Taille, six lignes. De Cayenne.
SMILACE. Smi/ax. bot. Genre de la famille des Asparaginées et de la Diœcie Hexandrie, L., offrant pour caractères : des fleurs dioïqucs. ayant un calice formé de six sépales unis par leur base, égaux entre eux et étalés; dans les Heurs mâles, on trouve six étamines libres, dont les anthères sont dressées; dans les Heurs femelles, le calice est persistant, l'ovaire est libre et à trois loges qui contiennent chacune un seul ovule; le style, qui est très-court, se termine par trois stigmates; le fruit est une baie contenant d'une à trois graines; celles-ci sont globuleuses et renferment un embryon dans un cndosperme cartilagineux. Les espèces de ce genre sont assez nombreuses. Ce sont des plantes vivaccs. sarmenteuses, souvent munies d'aiguillons; ù la base des i)èlioles on trouve souvent deux vrilles opposées et roulées; les fleurs sont iieliles. jaunâtres, disposées en sertules ou en grappes axillairos ; leurs racines sont composées de grosses (ïbres cylindri(|ues et simples, ou de tubercules plus ou moins réguliers. Parmi ces espèces, deux seulement croissent en France, savoir : Sniilax aspera, L., désigné sous les noms vul-
gaires de Salsepareille d'Euiope, de Liitron épiiierx. Gramen de nionlague, etc. ; il est fort commun dans les haies des provinces méridionales de la France. L'autre, Siiiilax Maiititanica , Desf., Atl., est moins répandu que le précédent; on le trouve assez communément sur les côtes de Barbarie. Mais les deux es|K'ces les plus intéressantes de ce genre sont celles dont les racines sont usitées en nié<leciue sous les noms de Salsepareille et de Squiue. La première, SiiiiUix Salsaparilla, L., est originaire de différentes contrées rie l'Amérique méridionale, du Mexique, du Pérou, du Brésil et même de l'Amérique septentrionale. C'est un arbuste sarmenteux, dont les feuilles alternes, glabres et coriaces, sont cordiformes, entières et pétiolées. Les Heurs sont blanchâtres, disposées en sertules axillaires; les fruits sont charnus, globuleux et bleuâtres. La racine de cette espèce, et très-probablement celle de linéiques aiilies du même genre, entre autres du Sinilax syplnliticu, Ilunilioldt. est employée en médecine sous le nom de Salsepareille. Elle est formée de longues fihres cylindriques, grosses comme une plume à écrire, ridées par suite de la dessiccation, d'une couleur gi'ise ou quel(|uef(iis d'un brun rougeâtre. Sa saveur est faible. Les chimistes y ont trouvé de l'amidon et une matière particulière qui a été nommée Paiii/h'ne par le docleur Galilée Palotta. Cette racine est un puissant siidoritique. La seconde espèce est \e Sinilax China. Cette plante croît en Chine et aux Grandes- Indes. Sa racine est noueuse, de la grosseur du poing; d'un brun rougeâtre, dure; sa saveur est faible. On l'a trouvée composée en grande paitie d'amidon, de gomme et d'une matière colorante, rougeâtre, soluhlc dans l'eau. La racine de S(|uine est employée dans les mêmes circonstances que la Salsepareille; mais elle est moins active.
SMILACÉES. BOT. y. ASPARAGINÉES.
SMILACINE. Siiiilaciiia. bot. Genre de la famille des Asparaginées et de l'Hexandrie Monogynie, L., établi par le professeur Desfontaines; il a pour type le Conrallaria rarcmosii , h. Voici ses caractères : le calice est formé de six sépales unis seulement par leur base; les étamines. au nombre de sept, ont leurs filets distincts et écartés. Le fruit est charnu, globuleux et â trois loges. Ce genre a reçu un grand nombre de noms; Ueisler le nommait Salamoiiia, Adanson ff'agiiera , Necker Toraria, Mœnch Polygonasliuni. Mais le nom de Siiiilacina, donné par le professeur Desfonlaines, a été généralement adopté, quoique les autres lui fussent antérieurs. Les espèces de ce genre sont des plantes heibacéîs, vivaces, à racine fibreuse; les feuilles sont radicales ou portées sur la tige; les Heuis sont blanches, disposées en sertules, en épis ou en grappes terminales. Nultal réunit à ce genre le Meniirhevinm de Desfonlaines, qui n'en diffère que par le nombre quaternaire de ses parties.
SMILACINÉES. bot. Pour Smilacées. K. asparaginées.
SMILACITES. BOT.FOss. Le genre antédiluvien auquel Brongniard a donné ce nom, se distingue par ses feuilles cordiformes ou en flèche, à nervure médiane trèsprononci'e ; les nervures secondaires se dirigent pnra!-
léleuiPiil vers les hoids el les Icilioiies sonl lùliculees. Ce fossile se Iroiive dans les leirains anciens que l'on soupçonne avoir élé submergés.
SMILAX. ^. SîiiLACE.
SMlUE.Smilia. lîis. Hémiptères; ffeiire île la famille fies Cicadaires, institué par Germar qui lui assigne pour caractères : tèle transverse et trigone, enveloppant le chaperon et le front; élylres perpendiculaires, lepliées, mais non cachées, ornées d'une rangée de cellules disposées en avant du bord postérieur et d'une cellule discnïdale, solitaire; toutes les jambes prismatiques, les postérieures armées d'ime rangée de dents. I.a partie aniérieure de la tête est convexe transversalement; elle s'étend jusqu'aux épaules où elle est mar- <|uée de chaque côté, d'un sillon profond; le sommet est rétréci et même acuminé; l'abdomen dépasse les élylres. Germar décrit une vingtaine d'espèces qu'il disiribue en quaire sections. Les Meiiihrncis pollens et inflala de Fabricius, ainsi queles Cenlrolns flexuosus elgenistœiiu même auteur, font partie du genre Smilie.
SiMlTHIE. Smitliin. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie, L., établi par Aiton (Hort. Kew., éii. 1, vol. S, p. 496); il offre les caractères suivants : calice biparti; corolle papilionacée; étamines formant deux faisceaux égaux; gousse articulée, plissée, renfermée dans le calice. Ce genre, auquel Gmelin avait donné le nom de Pela- (jnana, fait partie de la tribu des Hédysarées de De Candolle. Il est extrêmement rapproché de VMschinomené, et ne s'en dislingue que par sa gousse renfermée dans le calice, et divisée en articles incombants, organisation semblable à celle du fruit du Louiea; d'où il suit que le Smilhia a le calice, les étamines et le port de V/Escliinoinene, avec le fruit des Lourea. On ne connaît que trois espèces appartenant à ce genre. Le Siitilhia Sensitiva, Ait., loc. cit. ; Salisbury, Parad. Lond., tab. 92, est l'espèce principale. C'est une plante annuelle, originaire de l'Inde orientale, ainsi que le Smilhia geminiflora de Both, qui en diffère à peine. Le Smilliia coiiferta, Smith , ou Smilhia capitata, Desv., croît dans la partie intertropicale de la Nouvelle-Hollande. Quant au Smilhia spicata de Sprengel, indii|ué comme originaire de la Sénégambie, c'est une plante de genre inconnu, mais qui paraît totalement différent du Smilhia.
SM1THS0N1TE. «w.-Synonyme de Zinc carbonate. r. Zinc.
SMITTEN. M\M. Singe mentionné par Bosman,et que l'on croit être le Chimpanzé, Simia Iroylodytes. (^. Orang-Octang.
SMYNTHDRE. Sm/nthunis. iivs. Genre de l'ordre des Thysanoures, famille des Podurelles, établi par Lalreille aux dépens du genre Podura de Linné, et ayant pour caractères .- antennes plus grêles vers leur extrémité, terminées par une pièce annelée ou composée de petits articles ; tronc et abdomen réunis en une masse globuleuse ou ovalaire.
Ces insectes ressemblent beaucoup aux Podures, mais ils en diffèrent par les antennes qui, dans ceux-ci, sont de la même grosseur dans toute leur longueur et sans anneaux ou petits articles à leur extrémité. Le tronc
des Poilures est distinctement arliciilé. et leur abdomen est étroit et oblong. Le genre Smynthure correspond exactement à la seconde section des Podures de Degéer; cet aulcnr a donné quelques détails sur les habitudes de la plus grande espèce (Smynihure brun) qui habile ordinairement les morceaux de bois et les !)ranches d'arbres restés longtemps sur un terrain humide; ou n'en voit jamais dans des lieux secs, et il parait que leur nourriture consiste dans les particules humides du bois à demi pourri. Les Smynthures font de grands sauts (|uand on les louche, et on aperçoit aussitôt après le saut que leur queue se trouve étendue en arrière et dans une même ligne avec le corps; mais peu après elle se remet dans la première position, et l'animal aide ce mouvement en haussant un peu le derrière. Outre cette queue, qui ressemble beaucoup à celle des Podures, ces insectes sont pourvus d'un organe trèsextraordinaire et (|He l'on ne trouve pas aux Podures : en dessous du corps, justement entre les pointes des deux dents de la queue fourchue, il y a ime partie élevée et cylindrique, de laquelle il sort deux longs filets membraneux, transparents, trèstlexibles et gluants ou humides. Ces filets, qui sont arrondis au bout et presque de la longueur de tout l'animal, sont élancés avec force et vitesse hors de la partie cylindrique dont il est parlé ci-dessus, l'un d'un côté et l'autre de l'autre. et cela uniquement lorsque l'insecte a besoin de s'en servir, après (|uoi ils rentrent dans le court tuyau cylindrique comme dans un étui, et en même temps dans eux-mêmes de la même manière que les cornes des Limaçons rentrent dans leur tête. Voici l'usage que Degéer a vu que les Smynthures faisaient de ces organes remarquables : quand l'insecte, qu'il avait placé dans un vase de terre, marchail contre les parois, il lui arrivait souvent de glisser; dans l'instant même les deux filets paraissaient, et étant lancés avec rapidité hors de leur étui, s'attachaient dans le moment au vase par la matière gluanle dont ils sont enduits, en sorte que l'animal se trouvait alors comme suspendu à ces deux filets, et qu'il avait le temps de se raccrocher de nouveau avec les pieds. Il est probable, comme le pense Degéer, que l'insecte se sert de ces filets pour s'attacher aux corps sur lesquels il retombe après avoir fait un saut.
SuvNTHiiRE BRUN. Smxnlhuius fitscus, Latr. (Gen. Oust, et Ins., t. i, p. 1GC) ; Podura atra , L. La Podure brune enfumée, Geolî.; Podure brune ronde. Degéer, t. VII, p. 35, pi. 3, fig. 7, 8; Podura alra, Fabr. Ilesld'une belle couleurbrune, luisante. Commun dans toute l'Europe.
SMYRIS. MIN. D'après ce qu'en dit Dioscoride, ce minéral doit être l'Émeril, qui est encore appelé Smiriglio par les Italiens.
SMYRNIUM. BOT. f^. Maceron.
SOALE. Soala. bot. Genre de la famille des Clusiacées, établi par Blanco, dans sa More des Philippines. Caractères : calice libre, à trois lobes; corolle formée de six pétales disposés sur deux rangs : les extérieurs plus grands du double que le calice, les intérieurs plus petits; étamines nombreuses; anthères sessiles, grandes et rapprochées entre elles; ovaire libre, globuleux; stigmate punctiforme, implanté sur le vertex de l'ovaire.
Le fruit consisle en une haie globuleuse, dépriuK'C, enveloppée de Irois légumenlsct uniloculairc; semences anguleuses.
SoALE LITTORALE. Soalu lilloiatis , Man. Blanco. C'esl un arbre peu élevé, à feuilles aUcrnes, lancéolées, très-entières; les fleurs sont opposées aux feuilles el solitaires. Des îles Philippines.
SOAPSTOiNE. MIN. y. Stéatite.
SOBOLE. Sobûles. bot. Link nomme ainsi le rudiment d'une nouvelle branche ou d'un nouveau pied. Thouin s'est servi de ce mol pour désigner les hulbilles renfermées dans le péricarpe de cerlaines plantes, lesquelles sont quelquefois de véiitables graines.
SOBOLEWSKIE. Soboleioshia. bot. Genre de la famille des Crucifères et de la Télradynamie siliculeuse, établi par MarschaW-h'ieberslein {Flor.Taiir. SuppL, p. 41). Caractères . calice étalé; pétales égau.K, elliptiques; élamiues à lilets non denticulés, les iiuatre grandes élargies à la base, les deu.x latérales Irès-courtes; ovaire ovoïde, surmojité d'un stigmate sessile, punctiforme; silicule obloiigue, presque membraneuse, sans valves, unllnculaire et monosperme; graine pendante, oblongiie, à cotylédons linéaires, un peu courbés et incombants. Ce genre se dislingue des autres Crucifères par son port. Il offre l'inUorescence du OoMièe; mais ses étamines non denticulées, et surtout ses cotylédons plans, non condupliqués, suffisent pour le distinguer.
SOBOLEWSKIE LITBÛPHILE. SobolcWS/iio UtliOpIdlu ,
Bieb., Ceitl. PL rar. ross., 2, tab. 59. C'est une plante a lige herbacée, un peu frulescente à la base, dressée, rameuse, presque paniculée. Ses feuilles eaulinaires sont pétiolées, réniformes et dentées. Les fleurs sont blanches, disposées en grappes allongées. Cette plante croit sur les rochers, dans la Taurie, non loin de la nier Noire, ainsi que dans l'ibérie.
SOBU.^LIE, Sobralia. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Hexandrie, L., établi par les auteurs de la Flore du Pérou et du Chili, et qui présente les caractères suivants : les trois divisions externes du calice sont égales, allongées, étalées, et même un peu réfléchies; les deux intérieures sont plus étroites, également étalées; le labelle est supérieur par suite du renversement des Heurs; il est cordiforme, frangé, terminé en pointe allongée et tritide. Ce genre est composé d'espèces parasites.
SoBRALiE SESSILE. Sobialiu sessHis, Lindl. C'est une plante fort remarquable, dont le port est celui d'un Koseau; elle paraît atleindre une assez haute élévation; sa tige est cylindriijuc, hérissée de poils courts, rudes, d'un noir pourpré; elle est garnie de feuilles solitaires, sessiles, distantes, en spirale, larges, ovales, plissées; elle se termine par une fleur assez grande, rosée, lavée de jaune à la base des pétales. On la trouve à Oemerari.
SOBREYA. bot. Le genre établi sous ce nom par Ruiz et Pavou dans leur Flore du Pérou, est le même que le jVeyeiade Schreber,ou que VEnj-dra de Louieiio.
y. ÉJIVDRE.
SOBRIA. BOT. Le genre institué sous ce nom, par Persnon, dans la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, a été reconnu identique avec le genre
précédemment créé par Loureiro, sous le nom de Eii/-tlra. y. ÉPiYURE.
SOCCUS. BOT. La plante ainsi nommée par Ruraphius, Amboin., i, 104, 110, appartient au geru'e ^rlocarpus, L. K. Jaquier.
SOCO. OIS. (Latham.) (■'. Héron bleu.
SODA. BOT. Espèce du genre Salsola,'L. y . Sodde. SODADE. Sodada. but. Genre de la famille des Capparidées et de l'Octandrie Monogynie, L., établi par Yo\iV3\\\(Fl. /Eijypl.-A rab., Descr. 81), et offrant les caraclères essentiels suivants : calice à quatre sépales dont le supérieur est concave et plus grand; corolle à quatre pétales; huit étajiiines; torus petit; ovaire longuement stipité, ové, marqué de quatre sillons.
SoDADE uÉciDiJE. Sodada decidtia, Forsk., loc. cit.; Delil., FI. d'Egypte, tab. 90; Uombak, Adansou. C'est un arbrisseau muni de stipules épineuses, et ayant des fleurs pédicellées, nombreuses et axillaires. Cette plante croît en Arabie et dans la Haute-Egypte.
SODAITE. Miiv. Minéral trouvé à Ahlvidaberg et à Esselkulla, en Suède; c'esl une variété de Néphéline. y. ce mot.
SODALITE. MIN. Ce nom a été donné par le docteur Thomson à un minéral du Groenland, qu'il a décrit le premier dans les Transactions de la Société royale d'Edimbourg, t. I, p. 3'JO. Ce minéral a d'abord été pris I)()ur une Natrolithe, parce que sa composition chimi- ([ue a beaucoup d'analogie avec celle de cette variété principale de Mésotype ; mais on a été forcé de l'en sépaier à raison des différences que présentent les caraclères extérieurs des deux substances, et on lui a donné un nom qui, signifiant la même chose que le premier, l'ait allusion à la grande quantité de Soude que renferme ce minéral. On a réuni depuis à la Sodalite une Pierre du Vésuve qui renferme aussi beaucoup de Soude, et qu'on croit être de la même espèce. Du reste l'identité de ces deux minéraux ne paraît pas encore suffisamment démontrée.
SoDALiTE DU GROENLAND. En cristaux assez nets, iirésenlant la forme du dodécaèdre ilromboidal, el plus ordinairement en masses composées de grains ciislallins, clivables, avec assez de nctlelé, parallèlement aux faces du dodécaèdi'e primitif, et quel(|uefois de grains à texture compacte. La couleur de cette Sodalite est le vert obscur plus ou moins intense; elle est translucide, d'un éclat vitreux; sa cassure est conchoïdeel un peu inégale. Elle est facile à casser; sa dureté est inférieure à celle du Feldspath, et supérieure à celle de rA|)atile; sa pesanteur spécifique est de 2,378. Chauffée seule dans le matras, elle dégage une petite quantité d'earr sans perdre sa transparence; su rie charbon, elle fond avec bon rsoufflement en un verre incolore; avec le sel de Sonde, elle donne uir verre opaque. Elle est soluble en gelée dans l'Acide nilrique. Elle est composée, suivant le docteur Thomson, de Silice, ô«,52; Alumine, 27,48; Soude. 2-3,50; Acide murialique, 5,30; matières volatiles, 2,10; Chaux et oxyde de Fer, 3,10. En faisant abstraction de l'Acide murialique, el se bornant aux Silicates, on trouve que celle composition est analogue à celle du Lapis lazuli. La Sodalite forme, au Groenland, une couche de six à douze pieds d'épaisseur, dans du Mica-
schiste, el elle y est associée avec le Grenat , l'Amphihole horrihlerule, le l'yroxène. le Feliispatli et une substance lonssàire, nommée Eiulialyte. Monteiro, en examinant un fraffmenl de cette roche, a remarqué un cristal de Zircon de la variété dodécaèdre. Ce gisement a été observé par Giesecke, au mont Nunasornaursak, situé dans une langue de terre dite Kangerdluarsuk, partie occidentale du Groenland.
SooALiTE DD VÉSDVE. Les coulcurs de cette Sodalile sont le blanc-vcrdàtre pâle, le bleuâtre, le grisâtre ou le jaunâtre; sa forme ordinaire est celle du dodécafedre rliomboïdal combinée avec celle du cube, et allongée dans le sens d'un des axes qui aboutissent aux angles solides trièdres, ce qui donne aux cristaux l'apparence de prismes hexaèdres lerminés par des sommets à trois faces rhombes; souvent aussi deux de ces cristaux se réunissent en un groupement régulier, de manière que le plan de jonction est perpendiculaire à l'un des pans du dodécaèdre, et parallèle en même temps à l'axe qui a subi un allongement. Cette disposition fait naître des angles rentrants vers les sommets du groupe. Le clivage a lieu très-distinctement parallèlement aux faces du dodécaèdre. La cassure transversale est quelquefois conchoïde; la texture des niasses, et même des cristaux, est généralement granulaire. La dureté de la Sodalile du Vésuve est intermédiaire entre celles de l'Apalile et du Feldspath; sa pesanteur spécifique est de 2,349 (Haid.); elle est quelquefois limpide, mais communément sa transparence est imparfaite. Chauffée seule dans le matras, elle ne donne point de traces d'eau; sur le charbon, elle ne subit aucune altération; elle se dissout dans le Borax, avec une extrême lenteur, en formant un verre incolore et transparent. Elle est ciiniposée, suivant le comte Dunin Borkousky, de Silice, 44,87; Alumine, 25,73; Soude. 27,30; oxyde de l'ei-. 0, 12. L'analyse de la Sodalile du Vésuve a été faite presque en même temps par le comte Dimin Borkousky cl p.n- Arfwedson. Les l'ésullats auxquels ces deux chimibles sont parvenus, difièix'nl essentiellement de celui i|n'a iilili'nu plus récemment Wacbtnieister. (jui consldèic la Sodalile du Vésuve comme formée d'un atome (le bisllicate de Soude et de deux atomes de silicate d'Alumine. En comparant le minéral qu'il avait analysé avec celui d'Arfwedson, Wachlmeisler observa que ces minéraux présentaient entre eux d'assez grandes différences, soit dans leurs caiactères extérieurs, soit dans la manièie de se comporter au chalumeau. Les cristaux réguliers cl les grains de Sodalile tapissent les cavités, ou font partie de la masse de ces blocs de la Somma, (jui proviennent des premières éruptions du Vésuve, et qui M'ont point été altérés par le feu ; ils sont fréquemment engagés dans des druses calcaires et associés au Grenat, au Mica vert pâle, au Feldspath gris, au Pyroxène augile et à l'Idocrase brune. Plus rarement on rencontre dans ces mêmes druses des cristaux fort petits de Fer pyrileux , de Fluorite et de Spinelle pléonaste. Une Sodalile grenue, parfaitement semblable à la Sodalile verdâtre et massive du Vésuve, a été observée dans ces derniers temps à Marino, sur le lac Albano, dans la campagne de Rome; elle y est engagée dans une rocîic micacée, que l'un prendrait pour l'une
des roches de la Somma, tant leur ressemblance est frappante.
Sol)\l,ITE DU KaYSERSTHBLE. A'. IlTrlÉniTE.
SODIUM. Corps simple métallique', dont le premier degré de combinaison avec l'Oxygène forme la Soude. y. ce mol.
SOEMMEKINGIA. DOT. K. SoMMÉRlNGlE.
SOEPIA ET SŒPl.iCÉES. MOiL. Pour Sepia et Sépiacées. f. Sèche.
SOGALGINE. Sogulgina. bot. H. Cassini (Bulletin de la Société Pbilomalique, février 1818) a établi sous ce nom un genre de la famille des Synantbérées, tribu des Uélianlhées,et qui a pour type le Galiiisoga Irilohata de Cavanilles, Icon. et Descr., 3, p. 42. lab. 282. Ce genre est le même (lue le Galinsogea de Kunth, mais Cassini n'admet pas ce nom qui est appliqué ù un genre distinct, dont le Galinsoga parvi/lora (If-'ihorgia de Kunth) est la principale espèce. Le genre Sogalgina diffère du vrai Galinsoga, non-seulement par l'aigrette plumeuse. mais encore par les Heurs de la circonférence qui sontà<leux languettes, par l'involucre imbri- «lué, par le réceptacle presciue plan, et par les branches stigmatiqiies pourvues d'un appendice à demi conique, glabie, prolongé en urt lilet péuicellé. Le Soga.'gina Iri/uhalu, Cass.. est une plante mexicaine, herbacée, annuelle, à feuilles opposées, oblongrres-lancéolées, derrlées, les inférieures haslées, trilobées. Les calathides sont jairnes, terminales et portées sur de longs pédorrcules. Une autre espèce, également mexicaine, a été décrite et figurée par Kurrth {Nov. Geii. et Spec. Amer., 4. p. 235, lab. 386) sous le nom de Galinsogea batbisioiilt's.
SOGO. POIS. Espèce du genre Holocentre. A', ce mot. SOHAR. POIS. Espèce drr genre Acanthure. SOIE. Seiiciim. Celle srrlistance, d'une ulilité si éminente pour la fabrication des plus beaux tissus, est produite par un insecte de l'ordre des Lépidoptères, rromrné Bombyx Mori par Fabricius, et qui est originaire des contrées orientales de l'Asie, particulièrement de la Chine; il a été tr'ansporlé en Europe soirs le règrre de Justinien, d'abord à Conslantinopic, d'où il a passé dans la Grèce, l'Italie, l'Espagne et le midi de la Fr-auce. Les larves de cet insecte (Vers à Soie) se norrrrisserrldes feuilles du Mûrier blanc, Morusalba; au bout de vingt-cinq à trente jours, les Vers à Soie s'enfermerrt dans des cocons, qu'ils filent et entrelacenl de manière à s'y nicher cl à srrbir leur métamorphose en chi'ysalide. Oir fait périr celles-ci en trempant les cocons dans l'eair bouillante, et l'on dévide ces cocons qui tre sont autr'e chose que la Soie elle-même. Cette Soie écrue est ordinairement jaune ; elle a besoin d'être blanchie par l'opération du décreusage, qui consisie à lui enlever de la cire, de la matière ccdorante et de la gomme, par la macération et l'action des agents chimi(|ues. Il y a une variété de Soie traturellement blanche, dont la qualité est bien supérieure à la jaune, irarce qu'elle n'a pas besoirr d'être soumise au décreusage, opératioir qui diminue nécessairement la force de la Soie.
Les rrsages de la Soie, comme substance textile, sont connus de tout le monde, et furmcnl une des branches
les plus consiJérahles île rinduslrie manufacturière. Elle fut usitée jadis dans la pharmacie; on la distillait à feu nu pour en obtenir un sous-carbonate d'Ammoniaque sali par de l'huile empyreumatique, qui formait la base des goultes céphaliquos d'Angleterre; mais la Soie n'est préférable ù aucune autre substance animale, pour l'obtention de ce produit.
SOIE DE MER. Moi.i. On donne vulgairement ce nom au Byssus. V. ce mol.
SOIES. Selœ. bot. Ce sont des poils simples et roides <|ui, le plus souvent, terminent certains organes, principalement les écailles du calice, du fruit, etc.
SOJA. BOT. y. DOLIC.
SOL. MOLi.. Klein, dans sa Méthode de conchyliologie, donne ce singulier nom générique ii (|uel(|ues Troques dont le bord est profondément découpé en rayons divergents, plus ou moins allongés. Ce genre peut faire un petit groupe parmi les Troques.
SOL. GÊOL. Surface découverte de l'enveloppe terrestre qui varie quant à son aspect et à ses propriétés, suivant la nature des substances minérales <|ui entrent dans la composition du terrain dont le Sol est pour ainsi dire l'épidernie visilîle. On dit un Sol granitique, calcaire, argileux, sablonneux, tandis <|u'on dit un pays de montagne, de plaine, etc., un terrain primitif, secondaire, volcanique, etc., une formation marine, d'eau douce, etc. A'. Terrai:ss.
SOLACRINE. Sotacrlnus. èchin. Genre de l'ordre des Stellérides, institué parGoldfuss. Aupreniierabord ce genre ne paraît différer des Eugéniacriries que par la présence de petits articles distincts, entre la base des rayons; maison aperçoit ensuite d'autres caractères que l'on peut résumer ainsi : lige très-courte et arrondie à son extrémité, ce qui donne lieu de croire i|ue ces Échinodermes étaient libres et que les impressions <iue l'on remarque sur la tige étaient des points d'insertion de rayons semblables à ceux (|ue les Comatnles porlentà leur face dorsale. Goldfuss décrit trois espèces qu'il nomme Solacrivus coslatus, Solaciinns sciobitaius et Solacrinus Jœgeri. Toutes trois se trouvent fossiles dans le Jura.
SOLANASTRUM. BOT. (Heister. ) Synonyme de .So/anum Sodomeutii, L.
SOLANDRE. Solamlia. bot. Genre de la famille des Solanées, institué par Swariz qui l'a caractérisé ainsi : calice tubuleux, à trois ou cinq divisions, et persistant; corolle hypogyne, int'undibuliforme, ventrue; son limbe est plissé, à cinq lobes ondulés; cinq étaniines insérées au tube de la cori)lle. ascendantes, dressées; anthères longiludiiialemeiU déhiscentes et versatiles; ovaire incomplètement (iiiailriUiculaire, l'une des cloisons alleriulives n'atteint que le milieu de la hauteur des parois iiilernes de l'ovaire; placentas élevés et multiovulés; style simple; stigmate subcapilé. Le fruit consiste en une baie charnue, pulpeuse, à quatre loges et entourée des vestiges du calice; semences réniformes.
SoLANDRE A GRANDES FLEURS. Solandra giaudiftora, Swartz. Arbuste sarmenleux, à feuilles alternes, obovato-oblongues, tiès-entières, un peu épaisses, rassemblées en plus grand nombre, vers l'extrémité des ï; Heurs latérales, solitaires, pédonculées, blan-
ches, lavées d'une teinte pourprée, quelquefois un peu jaunâtre. De l'Amériiiue méridionale.
Le nom de Solnndra a encore été appliqué à plusieurs genres difféients. Ainsi le genre Solancira ôf Linné a été réuni au genre Hydiocotyle, dans la lamille des Ombellifères; et \e Solamlia de Murray est le même que le Laijunœa, genre de Malvacées.
SOLANÉES. Solaiieœ. rot. Famille naturelle de plantes dicotylédones monopétales, à étamines hypogynes. i|ui a pour type le genre Solaiiuin ou Morelle, et qui se reconnaît aux caraclèies suivants ; les Heurs sont hermaphiodites; leur calice est monosépale, persistant, à cinq divisions plus ou moins profondes; la corolle est monopétale, généralement régulière, à cinq lobes, dont la prétloiaison est valvaire ou plissée. Les étamines sont en même nombre que les lobes de la corolle, à laquelle elles sont insérées; leurs filets sont libres et le plus souvent égaux entre eux; très-rarement ces filets sont unis entre eux et nionadelphes. Les anthères sont à deux loges, rarement à une seule, et s'ouvrent, soit par un sillon longitudinal, soit par un trou qui se pratique au sommet de chaque loge. L'ovaire est libre, sessile, appliqué sur un disque hypogyne et annulaire, qui environne sa base. Coupé transversalement, cet ovaire offre le plus souvent deux. i>lus rarement quatre loges contenant chacune un grand nombre d'ovules attachés à des trophospermes saillants et axilles. Le style est simple, terminé pai' un stigmate ordinairement à deux lob<'S. Le fruit est tantôt sec et tantôt charnu, accompagné à sa base par le calice qui, quelquefois, le recouvre en totalité. Dans le premier cas, c'est une capsule à deux ou à quatre loges polyspermes, s'ouvrant en deux valves, dont les bords rentrants forment la cloison; d'autres fois on compte quatre valves ; plus rarement encore, c'est une capsule s'ouvrant en deux valves supeiposées ou pyxides. Les graines sont très-nombreuses, souvent réniformes, à surface chagrinée. Elles contiennent sousunépispcrnie crustacé un eiidosperrae charnu, dans lequel est un embryon plus ou moins ar(|ué, et quelquefois roulé sut lui-même et comme en spirale. La radicule est dirigéi' vers 4e bile ou point d'attache de la graine. Les Solanées sont des plantes herbacées, annuelles ou vivaces; quelquefois ce sont des arbustes ou même des arbres l)lus ou moins élevés; les feuilles sont alternes, quel- (piefois géminées veis la sommité des rameaux. Ces feuilles sont simples, plus ou moins profondément lobées et pinnatifides. Les fleurs, qui sont quelquefois très-grandes et très-odorantes, sont ou solitaires ou diversement groupées en épis, en sertules, en grappes ou en corymbes. La famille des Solanées, sur laquelle le docteur Pouchet, piofesseur de botanique au Jardin des plantes de Rouen, a publié une excellente Dissertation, est fort naturelle; elle a néanmoins detels rapports avec celle des Scrophulariées, qu'il devient extrêmement difficile de distinguer ces deux familles. En effet, il y a certains genres qui semblent en quelque sorte tenir le milieu entre les deux ordres; mais néanmoins on a observé que dans les Scrophulariées les feuilles sont généralement opposées; les étamines, au nombre de deux à quatre, inégales et