‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 26 sur 119 · IHinrPIP®(SAMÎIPIS IBmÉTIIIE.OgîE'IElEo · texte numérisé non relu

IHinrPIP®(SAMÎIPIS IBmÉTIIIE.OgîE'IElEo

F. ÉRTTBRiN. Dans Linné, une Ésnceporle aussi le nom de Synode, mais elle n"a nul rapport avec le genre Synode de Lacépède.

SYNODONTE. pois. V. Shai.

SYKODUS. CRBST. Genre de l'ordre des Isopodes, section des Cymolhoadés (Lalr., Règne Animal, 2= édit.), établi par Lalreilleet auquel il donne pourcaracléres : post-abdomen de six segmenls ; antennes supérieures plus courtes que les inférieures, insérées au bord antérieur de la lète, ou paraissant la terminer lorsqu'elle est vue en dessus; les six pieds antérieurs terminés par un fort crochet, ceux des autres petits ou moyens ; corps ovale-oblong; yeux à facettes; mandibules fortes et saillantes. Ce genre se dislingue de tous ceux de sa section par ses mandibules fortes et saillanles. II ne se compose jusqu'à présent que d'une seule espèce, Synodus vorax , Latr., que l'on trouve sur les côtes de France.

SYNOÉ. Synoum. bot. Genre de la famille des Méliacées , institué par Jussieu avec les caractères suivants : calice à quatre divisions imbriquées avant l'in- Horesccnce ; corolle composée de quatre pétales bypogynes, ovales, roulés en spirale avant l'inflorescence, étalés ensuite; tube staminal cupuliforme, presque entier, avec l'orifice antérieur anlliérifère; huit anthères presque incluses, dressées et ovales ; ovaire reposant sur un disque égal, à trois loges; ovules géminés dans chaque loge et attachés de chaque côté d'une lamei)endanle au sommet; style court, épais; stigmate discoïde. Le fruit consiste en une capsule à trois loges, à trois valves portant au milieu la cloison; semences géminées, attachéesà une lame charnue, qui se détache de l'angle central; embryon exalbumineux ; cotylédons épais; radicule très courte et supère.

Synoê Gi/vpiDEiEiix. Sxiiottm glanilulosum. Arbre de moyenne élévation, à feuilles alternes, imparipinnées, dont les folioles, au nombre de cinq à sept paires, sont elliplico-lancéolées, très-entières; les fleurs, peu nombreuses, sont en grappes axillaires. De l'Australie.

SYN010DE.5>'HO(CHm.MOLL. Genre fondé par Phipps dans son Voyage au pôle, et adopté par Savigny qui en a précisé très exactement les caractères : l'enveloppe commune est pédiculée, demi cartilagineuse, et formée d'un seul système qui s'élève en un cylindre solide, vertical, isolé ou associé, par son pédicule, à d'autres cylindres semblables. Les animaux sont parallèles et disposés sur un seul rang circulaire; leur orifice branchial est fendu en six rayons égaux, et l'anal partagé en six rayons inégaux. Ce genre ne renferme encore qu'une espèce bien distincte, le Syivoïque de Pflirrs, Synoicum tuigeus, Savigny, Mém. sur les Anini. sans vert., p. 45, pi. 5, fig. 3 et pi. 15. Elle habite les côtes du Spitzberg. Gmelin, qui la confondait avec les Alcyons, l'a décrite sous le nom à'Jlcyoïiiiim synoicum.

SYNOMOPE. Synomopus. iNS. Genre de Lépidoptères nocturnes, de la famille des Noctuélides, institué par Guénée qui le caractérise ainsi : antennes assez courtes, filiformes dans les deux sexes; palpes courtes, dépassant à peine la tête, épaisses, à articles peu distincts : le deuxième conique et renflé, le troisième ti ès-

conrt et obtus; thorax convexe, subglobulcux, lisse et très-velu; abdomen très-déprimé, unicolore, velu latéralement et terminé par une brosse de poils laineux, large et coupé carrément; pattes courtes, très-velues, à ergots à peine distincts ; ailes luisantes, subdentées : les supérieures presque rectangulaires, très-arrondies au bord terminal; les inférieures médiocrement développées.

Ce genre a été institué primitivement sous le nom de Syntomopus, mais comme déjà il existait un genre de ce nom établi par Walckenaer dans la classe des Hyménoptères, on a substitué au premier, pour rendre un peu moins flagrante la confusion, le nom de Synomopus, ce qui n'altère presqu'en rien l'étymologie.

Stnojiope coniqde. Synomopus conicus. G.; Nociua perfusa, Hiibn.; Â mphipira cinnamomea, OcUs. Tête et corselet d'un brun foncé; dessus des premières ailes d'un brun foncé, avec les bords, quelques traits obliques et des lignes flexueuses d'une teinte plus claire; dessus des secondes ailes d'un ferrugineux pâle avec le bord antérieur ainsiquel'extrémltéde la frange d'une nuance très-claire; le dessous des quatre ailes est d'iMi gris luisant, avec le disque des premières et une ligne arquée sur les secondes rougeàtres. Taille, vingt lignes. Europe.

SYNORHIZES (vÉGÉTAtx). eot. Le professeur Richard a proposé ce nom dans sa division primaire du règne végétal, pour une classe qui renferme les Conifères et les Cycadées, et dont le caractère essentiel consiste dans un embryon ayant la radicule soudée avec l'endosperme par son extrémité antérieure.

SYNOTIA. EOT. A'. Synnotia.

SYNOTOMA. BOT. Ce genre, proposé par Don, dans la famille des Campanulacées, a été reconnu ne point différer du genre Phyteuma, de Linné.

SYNOUM. BOT. r. SVNOÉ.

SYNOVIE. zooL. Fluide particulier, qui lubrifie les surfaces articulaires des os, dont il facilite les mouvements.

SYNPHYLLIUM. bot. Le genre mentionné sous ce nom parGriffiths, dans la famille desScropbularinées, ne diffère pas du genre Curanga, de Jussieu. y. Cu-

RAPIGDE.

SYNTHERISMA. bot. Le genre établi sous ce nom par Walter, a été réuni au genre Panicum, de Linné:

SYNTHLIBORAMPHUS. ois. Genre proposé par Brandi, dans l'ordre des Palmipèdes, pour le Starique des anciens, yélca antiqua, qui lui a paru différer suffisamment de ses congénères actuels, pour former un genre distinct.

SYNTOMIDE. Syutomis. ins. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Crépusculaires, tribu des Zygœnidcs, établi par liliger aux dépens du grand genre Sphinx, de Linné. Caractères : langue en spirale; antennes presqu'en fuseau, grossissant à peine, et insensiblement après le milieu, leur extrémité ne portant point de houppe écailleuse; palpes cylindriques, obtuses, très-courtes, ne s'élevant point au delà du chaperon ; ailes grandes, en toit dans le repos; les inférieures ayant leur cellule sous-margirjale étroite, fermée en arrière par l'intersection des deux rameaux nerveux,

qui se prolongent jns(|u'aii hurd postérieur; jambes postérieures n'ayant que (ieux épines très-petites à leur extrémité; abdomen cylindriiiue, oblus. Les Sésies se (listinsîuent de ce genre, parce que leurs antennes sont terminées par une petite bouppe d'écaillés. Les CKgocères, Thyrides et Zygœnes, ont les palpes plus longues et s'élcvant au-dessus du cbaperon. Les chenilles des Synlomidcs sont diurnes et munies de faisceaux de poils; lorsqu'on les inquiète, elles se roulent sur ellesmêmes. Ou connaît trois ou iiuatre espèces de ce genre.

Symomide phégée. Synlomis pliœgca, Illig., Latr., Godard, Lépid. de France, p. 134, n" -«, pi. 22, fig. 14. .Ses ailes sont d'un noir bleuâtre ou verdâtre, avec six lacbes blanches, un peu hyalines aux supérieures etdeux aux inférieures ; corps noirâtre, à reflets verts, avec le dessus des premier et cin(|uième anneaux et deux taches jaunes sur chaque côlé de la poitrine; antennes noires, blanches vers l'exlrémité. Envergure, dix-huit lignes. On la trouve dans le midi de la France et dans la Suisse.

SYNTOMOPE. S/ntomopus. ins. Genre de la classe des Hyménoptères, famille des Chalcidiens, tribu des Ptéromaliles, établi par Walckenaer, qui le caractérise ainsi : antennes composées de treize articles et renflées en massue dans les deux sexes; tète beaucoup plus l.irge que le thorax; corselet de forme presque carrée; ailes courtes ; pattes également courtes, avec les cuisses un peu épaissies à l'extrémité et les jambes faiblement aniuées; tarière saillante.

Syntomope thoraciqde. Synlomopus Ihoraci'cus , Walck. Son corps est vert; ses antennes sont noires, avec les deux premiers articles verts; thorax ponctué; ailes diaphanes; pattes vertes, avec les jambes brunes, leur base et leur extrémité jaunâtres; tarses jaunes; abdomen bronzé, à pédoncule épais et ponctué. Taille, une demi-ligne. Europe.

SYNTRICHLV. bot. (Mousses.) Ce genre ne diffère des Tortilla que par les cils de son périslome, soudés entre eux par la base; du reste, ces cils, très-longs, sont également tordus en spirale, et tous les autres caractères sont les mêmes. Bridel y place huit espèces rapportées par beaucoup d'auteurs au genre Toitula ; les deux plus communes sont les Toilnla subulala et niralis, Irès-abondantes en Europe, sur la terre, dans les fossés et les champs.

SYNUCHUS. INS. Oylenhall, dans son Histoire des Insectes de la Suède, donne ce nom à un genre de Carabiques. établi précédemment par Bonclli sous le nom de Taphrie. T. ce mol.

SYNZOŒCIPHYTES ou ZOŒCIES. polyp. Lamouroux, dans l'introduction de son Histoire des Polypiers flexibles, propose de substituer ces noms qui signifieraient animaux dans une habilntion semblable à une plante, à celui de Polypier. Ce savant n'a cependant adopté lui-même ni l'une ni l'autre de ces dénominations.

SYNZYGANTHERA. bot. Le genre que Ruiz et Pavon nomment ainsi et qui est le Didymandra de Willdenow, est rapporté avec doute à la famille des Euphorbiacées. Suivant les caiaclères qui lui sont assignés

par ces auteurs, les fleurs mâles sont monoïques : calice infère, court, qnadriparti; quatre pétales alternes, petits; filet bifide au sommet et portant deux anthères insérées sous le côlé d'un ovaire stérile à trois styles; les Heurs femelles ont trois styles très courts : stigmates aigus; baie stipitée. ovoïde, sèche, à trois loges monnspermes dont deux avortent quelquefois. La seule espèce de ce genre est un arbrisseau du Pérou ; ses fîeurs sont disposées en chatons dans lesquels elles sont séparées par des bractées squamiformes; les mâles sont entremêlées aux femelles, dont deux à (|uatre seulement parviennent à maturité. Suivant Willdenow, les Heurs seraient tout à fait hermaphrodites.

SYNZYGIE. Sxnzryla. bot. C'est le point de jonction des cotylédons sur la radicule, quand ils sont opposés.

SYORHYNCHIUM. bot. (Hoffmansegg.) Même chose que Sisyrhinchium y . Bermcdienne.

SYPHARGE. S/phargis. rept. Nom proposé par Merrem pour former un genre démembré des Testudo, et destiné à recevoir le Luth, Testudo coriacea de Linné.

SYPHONAPTÈRES. Syphonapteres. ins. Latreille a donné ce nom â la classe des Insectes suceurs, pour laquelle Kirby a proposé depuis le nom de Jphanipleia. Ces insectes subissent des métamorphoses complètes, analogues à celles des Diptères, et l'on n'en connaît encore qu'un seul genre : Puce, Ptilex. /-'. ce mot.

SYPHOPATELLE. Syphopalella. moil. Genre de Gastéropodes peclinibiancbes, enlevé par Lesson au génie Crépidule, dans les espèces où Pon reconnaît pour caractères : une coquille subcouique, arrondie, élevée, à surface lamelleuse, à onglet terminal, supérieur, médian ; une lame attachée au côté droit de la concavité, et terminée au sommet de la voûte par un tube comprimé et 1res étroit, résultat de la pliure de la lame, en cette partie. Ce genre parait mériter un examen plus profond.

SYRÉNIE. Syrenia. bot. Genre de la famille des Crucifères, institué par Andrzeiowski, qui lui assigne pour caractères ; calice à quatre divisions conniventes, dont deux latérales, gibbeuses à leur base; corolle composée de quatre pétales hypogyues et entieis; six étamines hypogynes, télradynames, édentulées; silicule bivalve, surmontée du style allongé, létragone et du stigmate bipartite, létragone; valves naviculaires à carène aiguë, uninervurées ; semences nombreuses, placées sur deux rangs, pendantes, immarginécs el lisses; funicules subtiles et libres; embiyon exalbumineux, i) cotylédons plans, rabattus sur la radicule qui est ascendante.

Syrénie siiicrLEBSE. Syrenia sUiculosa , Andr. ; Erysimuni siliculosum , De Cand.; Cheiranthus siliculosus, Bieb. Plante herbacée, à feuilles linéaires et très-entières; les Heurs sont jaunes, courlement pétiolécs; les siliques sont plus courtes que le slyle, recouvertes dans leur jeunesse par le calice persistant. Dans les déserts sablonneux de la Tauride.

SYRÉNOPSIDE. Syreiiopsis. BOl. Genre de la famille des Crucifères, établi par Jaubert et Spach, pour une plante recueillie par le premier, dans son voyage en Orient. Caractères : siliqne raccourcie, à cloison étroite.

f(>m|)riinéi' en sens iiivi'ise,(iv;ile ou olilonsui née par le slyle filiforme el le sllgmate liémlsphéri(|ue, à deux valves naviculaires , iininervurées, subréliculées, à Irophospermes promiiiules à la base comme au sommai; semences disposées sur un seul rang, au nombre de quatre dans cha(iue loge; quelquefois ce nombre se irouve réduit par avortement; embryon exalbumineux; cotylédons parallèles à la cloison; radicule penchée obliquement et ascendante.

SïRÉNOPSiDE ORiEivTALE. Syretiopsis orientons. Plante herbacée, lisse et très glabre, à feuilles cordatoamplexicaiiles, très-entières; les fleurs sont réunies en grappes à l'extrémité des tiges.

SYRICHTA. MAJi. Sous ce nom, Peliver a figuré un animal dont Gmelin a fait son Simia Sj-n'clita, S\téc. 3Ô, qui n'est aucunement authentique. Celle grossière figure de Peliver représente sans nul doute le Couscou tachelé des Moluques, Cuscus mactilalus , Less. y. Pbalanger.

SYRICUTE. Syrichtus. iws. Lépidoptères diurnes; genre de la famille des Hespériens, institué par Bnisduval, qui lui assigne pour caraclèies : antennes terminées par une forte massue oblongue, obtuse, faiblement arquée en dehors et dépourvue de crocheta l'extrémité; tête plus large que le thorax; palpes hérissées de poils roides, avec leur dernier article assez allongé; ailes dentelées ou denlicnlées, ù moitié relevées pendant le repos; les postérieures sans prolongement caiidiforme; pattes assez longues; tarses grêles, plus longs que les jambes, éi)ineux en dessous, avec leur premier article de la longueur des quatre autres réunis.

Syrichte de la Mauve. Hyiichtiis Malrœ, Eoisd.; Hesperia Malvœ, Fab. Son corps est d'un brun verdâtre ainsi que ses ailes qui ont en outre trois lignes plus pâles, tirant sur le rougeâlre; les écbancrures des dentelures sont blanches ainsi que six petites taches sur les antérieures. Taille, quinze lignes. Europe.

SYRINGA. Phiiadelphus. bot. Ce genre a été élabli par Tournefort, puis placé dans la famille des Myrtacées; mais comme il offre plusieurs caractères éliangers à cette famille, le botaniste Don (in Jameson Ediiib. Phil. Jouin., 182G, p. 155) en a formé le type d'une famille naturelle nouvelle, sous le nom de Philadelphées. Le genre PhilacklpUus peut être ainsi caractérisé : le calice, adhérent par sa base avec l'ovaire infère, a son limbe partagé en quatre ou rarement cinq divisions très-profondes et égales; les pétales sont en même nombre que les divisions calieinales; les étamines, dont le nombre varie de vingt à quarante, sont libres, distinctes, épigynes, plus courtes que les pétales, dis|)osées sur une seule rangée ; du sommet de l'ovaire naissent quatre ou cinq styles soudés ensemble par leur base, quelquefois dans une étendue plus ou moins considérable el terminés chacun par un sligmate unilatéral ; rarement les stigmales sont tous soudés ensemble. Le fruit est une capsule couronnée par les lobes du calice, à quatre ou cinq loges, contenant chacune un i très-grand nombre de graines attachées à un Irophosperme saillant de leur angle interne. Ces graines sont petites, allongées, recouvertes d'un tégument cellu- j leux, généralement décrit comme un arille. L'embryon ,

est cylindrique, renversé, placé au cenlie d'un endosperme charnu. Les Philadelphcs ou Syringas sont des arbrisseaux dont plusieurs sont cultivés dans les jardins. Leurs feuilles sont opposées, dentées, non ponctuées; leurs Ueurs sont blanches, axillaires ou terminales, réunies en corymbes ou en sortes de panictiles. Sur onze espèces mentionnées par le professeur De Candolle,dans le troisième volume de son Piodromiis Systeiiiatis, une seule est originaire d'Europe; c'est le Phiiadelphus coronariiis; toutes les autres croissent dans l'Amérique septentrionale.

On cullive partout de préférence les espèces suivantes : Phiiadelphus coionariiis, L. Originaire de l'Europe ausirale. Arbrisseau de cin(i à six pieds d'élévation, 1res touffu et Irès-iuslique, c'est-à-dire s'accommodanl indifféremment des diverses sortes de terrains. Ses feuilles sont opposées, pétiolées, ovales et presque cordiformes à leur base, inégalement dentées, jflabres et d'un vert foncé. Les Heurs sont blanches, réunies à l'extrémité des rameaux, et répandant une odeur très-suave qui a beaucoup de ressemblance avec celle de la Heur d'Oranger. Cet arbrisseau se trouve en abondance dans les jardins où ses Heurs s'épanouissent au mois de juin. — Philudclphus inodorus, L. 11 est originaire de l'Amérique septentrionale, el diffère du précédent par ses Heurs beaucoup plus grandes et inodores. 11 préfère une lerre légère et franche. — - Phiiadelphus piibescens, Herb. de l'Amal. , t. 208. Également de rAméri<|ue septentrionale. Cette espèce a ses feuilles presque entières, pubescenlesà leur face inférieure. Ses fleurs sont inodores, mais plus tardives que dans l'espèce qui précède. On la cultive plus rarement que les deux autres.

SYRINGODEA. bot. L'une des sections du genre Eiica, de Linné. P'. BRiiviiRE.

SYRINGODEKDRON. bot. Nom donné par le comte deSternberg à plusieurs espèces de Sigillaires, ù cause des cannelures en forme de tuyaux parallèles «jui les parcourent dans toute leur longueur; leurs liges sont dépourvues d'arliculalions, et plusieurs atteignent la (aille des arbres foiesliers. ^'. Sigillaire.

SYRINX. ÈCHIN. Bohadsch a décrit sous ce nom un genre de Zoophyles échinodermes, qui appartient au genre Siponcle. y. ce mol.

SYRIUM. MIN. Nom que l'on avait donné au Nickel sulfuré, alors que l'on prenait ce composé naturel pour un mêlai particulier.

SY'RNIUM. OIS. Nom d'un sous-genre élabli par Savigny, dans le genre Chouette, pour le Hibou Chatlluant. A'. Cbouette.

SYROWASTE. Syiomastes. i>s. Lalreille a élabli sous ce nom, dans la nouvelle édition du Règne Animal, un genre de l'ordre des Hémiptères, famille des Géocorises, auquel il a donné pour caractères dislinctifs du genre Corée aux dépens duquel il l'a formé : le dcrnici article des antennes plus court que le précédent, presque ovalaire; celui-ci filiforme et simple. Ce genre renferme les espèces de Coreas, que Fabricius nomme maryinatiis, Scaptia, Spuciger, paradoxus et quadratus, ainsi que son Lygœus sanctus. y. Corée.

SYRPHE. i>r/»/iMS. iNs. Genre de l'ordre des Dip-

1ères, famille des Alliéricères, (ribu des Syrpliies, é(abli par Fabriciiis, mais très-modifié par Meigen , et reslreinl par lui aux espèces offrant les caractères siiivanls : nue émineiice nasale; antennes plus courtes que la tête, écartées, avancées presque parallèlement, à palette ovale ou prcs<|ue orbioulaire, ayant une soie simple; ailes souvent écartées; cellule extérieure fermée : côté externe de son limbe postérieur droit; abdomen triangulaire; corps simplement pubescent. Les larves sont aphidipliages, ou se nourrissent de Pucerons qu'elles tiennent ordinairement en l'air et qu'elles sucent très-vile. Leur corps a la figure d'un cône allongé; il est inégal ou même épineux. Lorsqu'elles doivent passer à l'état de nymplie, elles se fixent sur des feuilles au moyen d'une liqueur visqueuse; le corps se raccourcit, et son extrémité antérieure, auparavant plus menue, est alors la plus grosse.

Syrpbe du Groseillier. S/rphus Rtbesii, Fabr. Le lliorax est bronzé, avec l'écusson jaune; l'abdomen est noir, avec quatre bandes jaunes, dont la première interrompue, et les autres échancrées postérieurement; les pieds sont roussâtres et les antennes brunes. Taille, cinq lignes. Europe.

SYfiPHlES. Srrphiœ. ins. Syrphides, Règne animal, 2e édition. Tribu de la famille des Athéricères, ordre des Diptères, ainsi nommée du genre Syrplius de Fabricius : antennes de trois articles, dont le dernier sans divisions transverses, formant soit seul, soit avec le précédent, une palette plus ou moins allongée, avec une soie ou un stylet. Trompe longue, membraneuse, coudée près de sa base, bilabiée au bout, entièrement retirée lorsi|u'elle est en repos dans la cavité buccale, renfermant un suçoir de quatre pièces, dont la supérieure plus grande, écbancrée au bout , et deu.\ des autres annexées cbacune à une palpe linéaire, membraneuse, se logeant aussi dans la gouttière supérieure de la trompe. Extrémité antérieure de la tète souvent (iiolongée et avancée en manière de bec. Deux cellules complètes à l'extrémité postérieure des ailes, immédiatement après la cubitale; la plus extérieure des deux et la discoïdale situées au-dessus d'elle, coupées par une nervure longitudinale, insolite, n'atteignant point l'extrémité de la première de ces cellules. Larves à tête de forme variable, se transformant en nymphes sous leur propre peau, mais en se raccourcissant; coque en forme d'oeuf ou de barillet. Ces insectes ont été réunis par Linné, Geoffroy et Degéer, dans leur genre Musca; le dernier néanmoins avait bien observé que la composition du suçoir n'était pas identique dans les diverses espèces de ce groupe; mais, ainsi que presque tous ses devanciers, il n'attachait point une grande importance à ces différences organiques. Scopoli seul avait fondé sur la forme et la composition de la trompe, les caractères des genres de l'ordre des Diptères, et ses Conops ainsi que ses Rhingies embrassent la tribu des Syrpliies de Lalreille. Fabricius, en adoptant ces deux coupes, se borna à remplacer la dénomination de Conops par celle de ^/cp/iMS; il institua plus tard le genre Ceria, cl ceux qu'il y a ajoutés depuis ont été établis par Latreille et par. Meigen; mais il en a dénaturé plusieurs par un mélange hétéro-

gène. Si l'on en excepte quelques espèces dont le corps est proportionnellement plus allongé et ressemble par ses couleurs à celui d'une Guêpe, les Syrphies ont généralement le port des Mouches ordinaires. Les deux pieds postérieurs ont, dans plusieurs, les cuisses repliées, avec les jambes arquées. Ces insectes vivent sur les fleurs, ont un vol rapide, souvent stationnaire, et font entendre un bourdonnement plus ou moins fort, selon iprils sont plus ou moins grands. On pourrait même, à raison de ce bruissement, et des poils nombreux qui revêtent le corps et leur coloration, confondre certaines espèces avec les Bourdons, insectes de l'ordre des Hyménoptères; un fait même très-singulier, c'est que ces Syrphies déposent leurs œufs dans les nids de ces derniers insectes (A'. Volucelle). Les larves des Syrphies ressemblent, ainsi que celles des autres Athéricères, à des Vers de consistance molle, allongés, déprimés, tantôt amincis en devant et plus épais en arrière; tantôt, au contraire, plus gros du côté de la tête, rétrécis ensuite, et se terminant par une sorte de queue, ce qui les a fait nommer Vers à queue de Rat. Les ouvertures destinées à l'entrée de lairsont situées à l'extrémité postérieure du corps et au nombre de deux; quelques espèces en offrent aussi deux autres, mais plus petites et placées près de la jonction du second et du troisième anneau. Deux crochets écailleux sont presque les seuls organes de manducatiou (pie la nature ait accordés à ces larves; leur peau devient la coque qui les renferme, lorsqu'elles ont passé à l'état de nymphe. De même que les autres Athéricères, ces nymphes ont d'abord la figure d'une boule allongée ou d'une masse presque gélatineuse et confuse; les parties extérieures ne se dessinent que peu à peu; l'insecte parfait sort de sa coque, en faisant sauter une portion (en forme de calotte) de son extrémité la plus grosse. Les yeux des mâles sont plus étendus et plus rapprochés que ceux de Pautre sexe. Le nombre des larves qu'on a obseivées est trop petit, pour que l'on puisse diviser cette tribu d'après cette considération, u Nous tâcherons néanmoins, dit Latreille, de coordonner notre distribution aux principales variétés de formes qu'elles nous présentent. Nous commencerons par les genres dont les larves offrent postérieurement des appendices rayonnes et qui vivent dans les nids des Bourdons. Nous passerons ensuite à celles qu'on a appelées Vers à queue de Rat, et de là à celles qui se noiirrissenl de Pucerons, ou les Aphidiphages. Les Rhingies nous paraissent par la longueur de leur trompe, l'avancement remarquable de leur sorte de museau, s'éloigner des autres Syrphies et devoir conséquemment occuper l'une des extrémités de la tribu. Les Brachyopesde Meigen les précéderont immédialeraeni, comme étant, de toutes les Syrphies, celles qui ont le plus d'affinité avec le genre précédent. A l'autre extrémité nous placerons les Voliicelles, les Séricomyies et autres insectes qui, par leur taille, la soie plumeuse de leurs antennes, leurs ailes toujours écartées, la forme et les habitudes de leurs larves, nous semblent différer plus particulièrement des autres insectes de cette tribu. Telles seront les bases de notre distribution méthodique. »

SYS

I. Trompe plus courle (luc la tele ul le lhoi';ix; museau nul ou court et perpendiculaire.

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