TRACERA
Un autre genre Tigarea, proposé par Pursh, dans la famille des Rosacées, a été nommé Purshia par le professeur De Candolle.
TIGE. Coulis. BOT. La tige est cet organe des végétaux, qui croît en sens inverse de la racine, c'està-dire qui s'élève dans l'atmosphère, tandis que la racine s'enfonce dans la terre, et qui après s'être divisé en branches et en rameaux, porte les feuilles et les organes de la fructification. A l'exception de quelques végétaux des dernières classes, toutes les plantes i)hanérogames et une grande partie des Cryptogames ont une tige; mais quelquefois cet organe est si court, tellement peu développé, qu'il paraît ne pas exister, et c'est dans ce cas que l'on dit que les plantes sont acaules ou sans tige, comme dans la Primevère, la Dent de Lion. etc. Il ne faut pas confondre avec la tige
proprement dite le pédoncule radical ou la hampe, qui, l'un et l'autre, ne sont que des supporis propres de fleurs, qui ne donnent jamais naissance à des feuilles, comme dans la Jacinthe, la Dent de Lion, etc. D'après leur organisation et le mode suivant lequel elles se développent, on distingue cinq espèces de tige, savoir : le tronc, le stipe, le chaume, la souche et la tige proprement dite.
1» Le tronc est la lige ligneuse des arbres des forêts, du Chêne, du Sajiin, du Hêtre, etc. Il est conique, allongé, c'est-à-dire que sa plus grande épaisseur est à sa base et qu'il va en diminuant vers son sommet. 11 est nu et simple inférieuremeni, terminé à son sommet par des divisions successivement plus petites, auxquelles on a donné les noms de branches, de rameaux ou de ramilles ou ramuscules, et qui portent ordinairement les feuilles, les stipules et les organes de la reproduction. Le tronc est propre aux arbres dicotylédones; il se compose intérieurement d'un canal médullaire central, autour duquel sont placées les couches ligneuses disposées par anneaux concentriques, et enveloppé à l'extérieur d'une écorce bien distincte. Il s'accroît par l'addition successive de nouvelles couches qui se forment chaque année entre le bois el l'écorce.
2" Le slipe est la tige ligneuse des végétaux dicotylédones, tels que les Palmiers, les Dracœna, etc.; il a la forme d'une sorte de colonne cylindrique, c'està-dire aussi grosse au sommet qu'à la base (ce qui est le contraire du tronc), souvent même plus rentlée à sa parlie moyenne qu'à ses deux extrémités, rarement ramifiée, couronnée à son sommet par un bouquet de feuilles, entremêlées de fleurs; son écorce, lorsqu'il en a une, est ordinairement peu distincte du reste de la tige. Il se compose intérieurement d'une masse de tissu cellulaire, dans laquelle les fibres ligneuses sont éparses sans ordre; il s'accroît en hauteur par le dévelojipement du bouton qui le termine supérieurement, et en épaisseur par la multiplication des filets ligneux de sa circonférence.
5° Le chaume est la tige propre aux Graminées, aux Cypt'racées, aux Joncs, etc.; elle est simple, rarement ramifiée, le plus souvent fistuleuse, c'est-à-dire creuse intérieurement, séparée de dislance en dislance par des nœuds ou cloisons pleines et saillantes, d'où parlent des léuilles alternes et engainantes.
4" La souche ou rltizome. On a donné ce nom aux liges souterraines et horizontales des plantes vivaces, cachées entièrement ou en parlie sous la terre, et qui poussent par une de leurs extrémités, de nouvelles tiges ou de nouvelles feuilles, à mesure que l'autre extrémité se détruit. C'esl à cette tige souterraine qne l'on donne communément les noms impropres de racine succise, racine progressive , etc. Les diverses sortes d'Iris, le Sceau de Salomon, la Sylvie, la Scaliieuse succise, en offrent des exemples. La souche est absolument organisée comme la Tige proprement dite; outre sa direction à peu prés horizontale sous terre, un des principaux caractères de la souche, caractère qui la distingue de la racine, c'est d'offrir toujours, sur quelques points de sa surface, les traces des feuilles ou des tiges des années précédentes, ou des écailles qui en tiennent
lie», et (le s'accroilre par sa base ou par le point le plus rapprocliÉ des feuilles, ce qui est le contraire de la V(^i'ilalile racine.
S» Enfin on donne le nom commun et général de Tigesii toutes celles qui, différentes des quatre espèces précédentes, ne peuvent èlre rapportées à aucune d'elles. Le nombre desvéjîélaux qui ont une tif;e proprement dite est de beaucoup le plus considérable.
Il ne sera poinl question ici de la slrncliire intérieure des Tiges, ni du mode suivant lequel elles s'accroissent; ces sujels importants ont déjà été traités au.t mots Accroissement, Anatomie VÉGÉTALE et Momocoty-
lÉDONS.
La Tige peut présenler une foule de modifications qui servent de signes pour caraclériser les végétaux :
A. Suivant sa consislance, la Tige peut être: 1" Aeibacéc , quand elle est lendre, verle, plus ou moins cliarnue ou fibreuse, et qu'elle périt complètement cliaque année. Une Tige herbacée peut apparlenir à une racine annuelle, c'est-à-dire que toute la plante meurt chaque année, ou à une racine vivace, qui, tous les ans, reproduit de nouvelles Tiges herbacées; 2° sh/"frulescevtc et île mi- ligneuse, celle qui est ligneuse à sa base, mais dont les rameaux sont herbacés et annuels; telle esl celle de la Rue odoranle, du Cliévrefeuille. de la Vigne-Vierge, etc.; ô" ligneuse, celle qui est dure, persislante dans toutes ses parties. C'est d'après celle consislance de la Tige que l'on a distingué les végétaux en : Herbes, ceux ipii ont la Tige herbacée ; .Sous-Arbrisseaux, ceux dont la lige est ligneuse à sa hase et herbacée dans ses ramifications; Arbustes, Arbrisseaux ou Arbres, ceux dont la Tige est complélement ligneuse.
B. La forme delà Tige estlrès-sujelte à varier; ainsi elle est en général cylindrique, d'autres fois comprimée; quelquefois elle présente des angles plus ou moins saillanls et plus ou moins nombreux; elle peut élre liiangulaire, carrée, pentagone, elc.
C. La Tige esl simple, c'est-à-dire sans aucune ramification, comme celle de la Digitale pourprée, du Bouillon blanc, etc.; elle peut cire plus ou moins ramifiée ou rameuse, dicbolome, Irichnlome, etc.
D. La Tige n'afFecle pas toujours la direction verlicale, bien que celle-ci soit la plus générale; quelquefois elle esl oblique ou étalée à la surface du sol, rampante quand elle s'étale et s'enracine par tous lespoinlsqui touchent à la terre; traçante ou slolonifère, quand elle pousse des rejets qui s'enracinent de dislance en dislance, comme dans le Fraisier, par exemple, elc, etc.
TIGELLE. Tigella. bot. Partie de la plumule formant une sorle d'articulalion qui unit la radicule aux cotylédons. ^. Graine.
TIGEREIîZ.Mm. /'. AarniBOLE gi.oouiiforme radiée.
TIGERINE. CONÇU. Espèce du genre Lucine. (^. ce mot.
TIGLIER. Tiglium. bot. Klolsch a dislrail du genre Crolon, dans la famille des Euphorbiacées, une espèce qu'il a érigée en genre distinct, lequel esl caraclérisé ainsi qu'il suit : Heurs monoïques; les mâles ont le calice à cinq divisions égales el valvaires avant l'épan'iuissemenl; corolle composée do cinq pétales glan-
duleux, insérés autour d'un disque laineux; outre les glandes pélalifèrcs, il en existe cinq aulies patelliformes, alternant avec les premières; les pélales sont ellipliques, velus inlérieurement et conlournés avant l'épanouissemenl; quinze élamines insérées sur le disque; filaments libres, subulés, courbés d'abord, se redressant ensuile et exserles; anthères introrses, oblongues, biloculaires, adnées au somme! du filamenl. Les fleurs femelles ont le calice découpé en cinq lobes repliés, la corolle formée de cin(| pélales rudimenlaires, glanduliformes, insérés au discpie qui est oblusément quinquelobé : c'est enire les lobes que s'est opérée l'inserlion ; ovaire sessile, à trois loges renfermant chacune un ovule pendant ; style glabre, partagé dès sa base en trois parties longues, filiformes, réfléchies et profondément bifides. Le fruit consiste en une capsule glabre, obtusément Irigone, lrico(|ue, cliartacée et monosperme; semences oblongues, pendantes, recouvertes d'une pellicule cruslacée, fragile et d'un brun rougeâlre; bile caroncule; embryon orthotrope, plongé dans un albumen charnu et copieux; cotylédons foliacés et dressés ; radicule supère.
TiGLiER CROTONOÏDE. Tigliuiii crolonoides ; Croton Tiglium, Lin. Arbusie dont l'écorce est parsemée de poils disposés en étoiles qui disparaissent avec l'âge; feuilles alternes, membraneuses, longuement pétiolées, dentelées sur les bords, biglanduleuscs à leur base; Heurs réunies en grappes terminales et axillaires, les mâles occupant le sommet. Cet arbuste est originaire de l'Inde.
TIGRE. MAM. Espèce du genre Chat. A-', ce mot.
TIGRE. REPT. oPB. Espèce du sous-genre Pylhori. F. Couleuvre.
TIGRE. Moi.i. Espèce du genre Cône. f^. ce mot.
TIGRE JNOIR. MAïa. (Laborde.) Variété de Couguar. F. ce mot cl Chat.
TIGRIDIE. Tigridia. bot. Genre de la famille des Iridées et de la Monadelphie Triandrie, L., élabli par Jussieu (Gêner. PL, p. 57) sur une plante <|ue Linné avait réunie au genre Ferraria. Voici ses caractères essenliels : fleur enveloppée dans une spalbe à deux folioles; périanihe pétaloïde, composé de six parties dont trois extérieures, beaucoup plus grandes que les intérieures; trois élamines réunies par leurs filets en un long tube; style simple, terminé par trois stigmates bifides; capsule Iriloculaire.
TiGRiDiE A OEIL DE Paon. Tigrida Pavonia, L. C'est une plante magnifique, remarquable surtout par sa fleur qui est ornée des i)lus vives couleurs; les bords sont d'un rouge ponceau ou aurore, et le fond est d'un jaune clair, marqué de taches de la même couleur que celle des bords. Celle plante est originaire du Mexique, oi"l elle fut observée dès les premiers temps de la conquête. La plupart des botanistes, depuis Hernandez et Lobel jus(iu'à Linné, l'ont mentionnée. Cependant elle n'a commencé à se répandre dans les jardins que vers la fin du siècle dernier.
TIGRINE. bot. Même chose que Tigridie. F. ce mol.
TIGRIS. sioLL. Genre formé par Klein (Jléth. oslrac, p. 41) pour deux espèces de Turbos. Ce genre n'a point élé adopté. ;'. Turbo,
TIGRISOMA. OIS. Synonyme d'Onoré. V. Héron.
TUÉ. OIS. Espèce ihi j;eiire Manakin. F. ce mol.
TIJUCA. Tijuca. ois. Genre de l'ordre des Omnivores, instiliié par Lesson, dans ses Ccnliiries zoololîiqiies, pour un Oiseau brésilien dont les mœurs el les hahitudes n'onl pu jusqu'ici être étudiées que fort imparfaitement. Les caractères imposés aujïenre nouveau sont : bec médiocre, plus court que la tète, assez robuste, un peu courbé, terminé en poinle crochue, à hords rentrés, à arête arrondie; narines basâtes, larges, ouvertes, creusées dans une fosse profonde, en partie recouvertes par des plumes effilées, soyeuses, barbulées; ailes médiocres, amples, à (luatrième et cinquième rémiges les plus longues; tarses courts, médiocres, scutellés en avant, à doigts médiocres; queue égale, moyenne, composée de douze rectrices.
TiJucA. NOIR. Tijuca nigra, Less., Cent., pi. G. Son plumage est de nature soyeuse, d'un noir profond et légèrement lustré, avec la base des plumes blanchâtre, couleur qui est aussi celle du duvet qui recouvre la peau; un large miroir jaune à la partie moyenne des ailes; queue rellétant une légère teinte jaune. Bec orangé, entouré de longues plumes sétiformes; pieds bruns. Taille, douze pouces.
TIKANTO, BOT. r. TicANTO.
TIKLIN. OIS. ^. Gallinule des Philippines.
TILDR.V. OIS, Nom vulgaire de l'Huîtrier Pie. /'. Hoi-