V. TlNAMOU MaCACO
TlKAMOU YaPCRA. V. TlNAMOD MACACO.
TlNAMOD Ynambd. T. Notedre Inambd.
TlNAMOD YNAMBD BLEUATRE. V. TlNAMOD APEQDIA.
TINAMUS. OIS. Synonyne do Tinamou.
Tl.NCAL OU TINKAL. min. V. Soude boratée.
TINEA. INS. V. Teigne.
TINEA. BOT. La plante à laquelle Sprengel {Neua Eiilileckuiigeii) avait donné le nom de Tinea triplinervia, est \tPioihia Ciucis des auteurs.
TINÉITES. Tineites. iNS. Section de LépidojitèiTS nocUirnes, ainsi nommée du genre primitif. Teigne, Tinea, dont elle est formée. Tous les Lépidoptères nocturnes dont les chenilles vivent dans des fourreaux reçurent d'abord de Réaumur celte désignation générale, el il les distingua en Teignes proprement dites el en Fausses -Teignes, selon que ces habitations sont mobiles ou transportées par ces animaux lorsqu'ils marchent, ou qu'elles sont fi.xes. On peut rapporter aux Fausses-Teignes les chenilles mineuses de feuilles et celles qui vivent dans l'intérieur de divers fruits; mais en adoptant un tel caractère, l'on sera obligé de comprendre dans ce groupe, les Psychés, certaines espèces de Pyrales {Pomona), les Agiosses, Lépidoptères nocturnes, qui s'éloignent évidemment, en état parfait, des véritables Teignes ordinaires. Dans la méthode de Linné, les Teignes composent la septième division de son genre Plialœna et qu'il signale ainsi : ailes roulées presque cylindriquemenl; front saillant. Elles constituent une coupe générique propre dans l'Histoire des Insectes des environs de Paris, par Geoffroy; leur tête offre un toupet élevé et avancé; les chenilles sont cachées dans un fourreau qui sert aussi de retraite à leurs chrysalides. Voilà, selon lui, ce qui distingue cette coupe de celle des Phalènes. Les Teignes des appartements et d'autres insectes analogues en sont l'objet. A l'exemple de Linné, Degéer ne les sépare pas génériquemenl des Phanènes; il se borne à en former diverses sections de sa quatrième famille el de la suivante. La manière dont il distribue ces Phalènes est très artilîcielle; car ù des Géoinèlres ou Phalènes
propres siiccèdent des Li^pidoplc^ros de divers (jenre», <|iii ne se lient point entre eux. D'après la connaissance des espèces dont Linné compose sa division des Teignes, on voit qn'll s'est proposé de réunir dans ce groupe toutes celles <iui présentent les caractères suivants : ailes soit roulées ou moulées sur le corps, soit Irèsinclinées et appliquées sur ses côtés, relevées postérieurement en manière de (jueue de coq dans plusieins; les supérieures étroites et allongées; les inférieures larges, plissées, avec une frange de poils au bord postérieur; corps, ces organes compris, ayant dans le repos une forme presque linéaire. Chenilles rases, munies pour la plupart de seize pattes (ileux de plus ou deux de moins dans queli|uesuncs), cachées tantôt sous une toile soyeuse, tantôt dans l'intérieur de diverses parties des végétaux dont elles se nourrissent; mais se fabriquant le plus souvent, avec les matières animales ou végétales i|u'clles rongent, des fourreaux leur servant de domicile, soit fixes, soit mobiles, et où elles subissent leurs métamorphoses. Tel sera le signalement des Tinéites. Les Aglosses et quelques autres Lépidoptères rangés par lléaumur avec les Fausses- Teignes, et dont le port d'ailes forme, lors(iue l'insecte est tranquille, un triangle allongé, sont ainsi exclus de cette section, et rentrent dans celle des Pyralides.
Les Tinéites sont les pygmées de l'ordre des Lépidoptères, mais ne le cèdent pas, en ornements, aux espèces plus grandes, excitant sous les mêmes rapports l'admiration; et c'est avec raison que Scopoli (Eutoin. CaiJiiol., p. 243) a dit : aTineaniiii copia, paivitas,pulr.hiitudostiipenda,utinliispotissùnum naliira tltesaitros siios effudisse videatur, lantaquc in miiiimis hisce majestas, ut admit aii polius eaiit liceut, qiiam aplis rerhis indicare; » de même que dans les Hespéries Ciipido et Guidas de Fabricius (Eiiloiii. Sxsle III.), les aUes présentent souvent des taches ou des points dorés, argentés et en relief, mais placés ici sur les supérieures. Malheureusement, beaucoup de ces insectes sont très-préjudiciables sous la forme de chenilles. Celles des Teignes proprement dites, nommées vulgairement Vers, se vêtissent au moyen des ravages qu'ils effectuent sur les étoffes en laine, dans les fourrures, les crins employés dans la construction des meubles, des i)oils des Mammifères dont on conserve les i>eauxdans les musées, ainsi que des plumes ou du duvet des Oiseaux des mêmes collections. A l'aide de leurs mâchoires, ces chenilles coupent ces diverses substances et les réunissent avec de la soie, pour construire les fourreaux cylindriques ou coniques, qui leur servent d'habitation. La nature leur a appris à en augmenter, d'après les degrés de leur croissance, les diamètres; elles les fendent, et, en y ajoutant une nouvelle pièce, elles peuvent leur donner plus de grosseur ou les allonger par un bout. Elles y subissent leurs métamorphoses, après en avoir fermé les ouvertures avec de la soie. Réaumur a exposé avec détails les curieux procédés de ces insectes, et c'est aux Mémoires de ce grand naturaliste <ine doivent recourir ceux qui désirent les connailre. Une autre chenille de cette section, la Teigne des blés, dont Olivier a fait une Alucite et qui est pour Latrcillc un OEcophore, est bien plus
nuisible jiar son extrême multiplication et en ce <|u'elle détruit l'une des premières substances alimcnlaires, le blé. Il est encore exposé aux ravages de la chenille d'une autre Tinéite, la fausse-chenille des blés, qui, avec de la soie, en lie plusieurs grains pour s'en former un tuyau dont elle sort de temps en temps, pour ronger le Blé. D'autres Fausses-Teignes en perçant les rayons de cire qui leur sert de nourriture, font de grands dégâts dans les ruches. D'autres chenilles de Tinéites creusent, en divers sens, le parenchyme des feuilles, el y produisent ces espaces desséchés et blanchâtres ou jaunâtres, en forme de taches, de lignes ondulées ou serpentirormes que l'on y observe souvent. Il en est qui rongent la surface de ces feuilles, en s'y mettant à l'abri sous une sorte de tente soyeuse qu'elles se fabriquent. Les boutons, les fruits, les galles même résineuses de queliiucs arbres conifères, sont pour d'autres leurs habitations et leurs provisions alimentaires. Kéaumur en a observé qui se font des fourreaux de pure soie, et qu'il distingue, d'après leurs formes et leur composition, en fourreaux en crosse, et en fourreaux à manteau; l'un des bouts des premiers est contourné, en quelijue sorte, en manière de crosse; les seconds sont renfermés dans une enveloppe à deux valves ou battants, formant une sorte de manteau, et qui est un assemblage de petites écailles transparentes, roides, de la couleur d'une feuille sèche, et arrangées à peu près comme les écailles des Poissons. Telle est encore la composition du bout recourbé en crosse des tuyaux précédents. Plusieurs autres chenilles ont pour logement des portions membraneuses de feuilles qu'elles divisent en deux lames el qu'elles appliquent ensuite l'une sur l'autre. Lorsque l'une d'elles est prise sur le bord d'une feuille dentée, l'un des ciHés du fourreau présente alors une rangée de dentelures; par celles des deux extrémités du tuyau qui est appliquée sur la feuille, la chenille fait sortir sa tête et ronge le parenchyme du végétal. Le bout opposé olïre quelquefois trois arêtes ou trois cornes, et dans quelques autres encore, il est fermé par deux lames de soie idenli(|ues. Si l'on coupe une partie de ce tuyau, l'animal répare cette perte en y substituant de nouvelles pièces. On trouve sur l'Astragale el sur quelques autres plantes des fourreaux de Teignes que le même naturaliste désigne sous la dénomination de fourreaux à falbalas, les fragments de feuilles dont ils sont coniposis formant transversalement des saillies annulaires et dentées sur leurs bords. Certaines Tinéites, toujours en état de larves, logent leurs founeaux même dans le parenchyme des feuilles. Une étude plus suivie de ces insectes dévoilerait sans doute beaucoup d'autres particularités non moins dignes d'intérêt, et fournirait le moyen d'établir dans celle i)elile famille des coupes naturelles.
Alin de rapprocher sa nomenclature de celle de Réaumur, Latreille n'a formé, dans ta seconde édition du Règne Animal de Cuvier, qu'une seule section des Pyralides et des Tinéites, mais en faisant observer que l'on pourrait les en séparer. Celte dislucalion parait même aujourd'hui nécessaire (y. plus haut); et la seclion des Tinéites se composera exclusivement des genres suivants :
I. Palpes inférieures (ou labiales) avancées; ledornier arliele, au plus, relevé; palpes supérieures (ou maxillaires) apparentes. Genres : Gallérie {Galleiia),CRku- Bus {Ciumbus), AnjciTE (Alucila), Ecplocame (Euplocuiiius), et Pbycis (Phycis).
II. Palpes inférieures entièrement relevées et même recourbés, dans plusieures, par-dessus la tète.
A. Palpes inférieures moyennes et très-apparentes; yeux écarté.s. Genres : Teigne (Titiea), Ilithyie {Ilithyin), Ypoxohecte {y/JOiwmeula), el Œcopbora (OEcophora).
B. Palpcsinférieures très-petitesetvelues; yeux trésrapprocliés. Genre : Adèle (Jilela).
TINELIER. DOT. Quelques auteurs ont ainsi francisé le nom du yenre j4ngtiillaiia. y , ce mot.
TINGAZU. OIS. Espèce du genre Coua. A', ce mol.
TI.NGIS. Tiurjis. ipfs. Genre d'Hémiiitères, de la famille des Géocorises, tribu des Membraneuses, institué par Fabricius, et comi)osé de petites espèces remarquables par leur corps très-aplati, presque diaphane et réticulé dans plusieurs, et dont les antennes sont terminées en boulon, avec le troisième article beaucoup plus lonff que les autres. La plupart vivent sur les plantes, en piquent les feuilles ou les fleurs cl y produisent quelquefois de fausses Galles. L'espèce qui se trouve sur les feuilles du Poirier et que les jardiniers nomment Tijîie, s'y multiplie quelquefois en si grande abondance, que tout le parenciiyme de ces feuilles est détruit, et que le fruit étant trop à découvert ne parvient point à maturité. La larve du Tingis Clavicorne habite les fleurs de la Germandrée petit Chêne (Teiicn'iiiii ChaiiicEitrys), les fait gonfler par ses piciùres, et le pétale s'épaississant, son limbe ne peut plus se développer. Lepellelier etServille (Encyclop. mélhod.) divisent ce genre en trois sections formant elles-mêmes des genres propres. Les espèces dont le corselet se prolonge postérieurement en manière d'écusson, et dont les côtés sont fortement dilatés et membraneux, composent la première et le genre Tingis proprement dit. Tels sont les Titujis pyri, gossypii, cardui, de Fabricius, el les espèces que Lalreille a nommées crislala, carinata, ainsi que la Punaise à fraise antique de Geoffroy. Les espèces où le corselel, pareillement prolongé en arrière, n'est point ou très-peu dilaté latélalenienl, sont comprises dans la seconde section, ou le genre Monantliie : les Tingis claviconiis, Ecliii , de Fabricius, el quelques autres. Celles où l'écusson est distinct du corselet forment la dernière section ou le genre Pioiia.
TINGMIK. OIS. Même chose que Largup. 1^. ce mot
et CORMORA."!.
TIKI. OIS. Nom vulgaire de la Cresserelle. F. Faucon.
TlNlAPilA. BOT. Sousgenre de Renouée, f^. ce mot.
TlNlElî. BOT. L'un des noms vulgaires du Piniis Ceiubia. V. Pin. Dans l'Encyclopédie méthodique, on a donné le nom de Tinier à l'ancien genre Tinus de Linné, réuni depuis au Cletltia.
TlMCAL.um. Nom vulgaire du sous-borate de Soude. f^. Soude.
TINNANTIE. Tinnantia. bot. Genre de la famille des Commélynacées, institué par Scheidweiler qui lui
assigne pour caractères : périgone extérieur tonné de trois folioles calicinales el persistantes, l'intérieur de trois folioles pélaloïdes, onguiculées, marccscentes, dont une dissemblable el concave; six étaniines alternativement plus grandes; filaments barbus dans leur totalité ou seulement dans leur partie moyenne, ascendants, dilatés à leur base; anthères oblongues. fixées par le milieu, à loges parallèles, contigiits, difformes dans les étamines supérieures; ovaire décline, à trois loges; style glabre, ascendant; stigmate capité. Le fruit est une capsule obtiisément Irigone, dressée, loruleuse et triloculaire; les semences sont comprimées. On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre; c'est une plante herbacée, à feuilles ovato-lancéolées, acuminées, plicato-nervurées, crispées sur les bords, poilues en dessus, à gaine très-entière; les Heurs sont rassemblées en ombelle terminale, portée sur un pédoncule nu; les pédicelles sont glaiiduloso-pileux el les Heurs d'un rose pourpré. Du Mexique.
TINNUNCULOIDES. ois. Synonyme de Cresserelette. r. Fadcon.
TlNNUiNCULUS. OIS. Syn. de Cresserelle. y. Faucon.
TINOPORE. 2"ii:oi>oius. MOLL. Genre que proposa Montforl (Conch. Syst., l. i, p. 140) pour un démembrement des Sidérolites de Lamarck, compris aujourd'hui dans les Calcarines de D'Orbigny. y. Sidêrolite et Calcarines.
TINTILAME. ois. Nom vulgaire de la Charbonnière. y. Mésange.
TINTINNUS. INF. Genre formé par Ehrenbeig, dans sa méthode de classiticalion des êtres microscopiques; il le place dans la légion des Entérodélés, section des Anopistres cuirassés, avec les caractères suivants : une bouche et un anus distincts, contigus , s'ouvrant dans un intestin autour duquel sont groupés les vésicules stomacales; corps pédicellé, renfermé dans une gaine membraneuse, sessile.
TINUS. bot. ïournefort employait ce mot comme nom générique de la plante nommée vulgairement Laurier-Tin qui appartient au genre ^ibumuui. Trois autres genres du nom de Tinus ont été établis par Linné, Burmann et Fabricius, mais tous les trois ont été supprimés et se rapportent aux genres Ctetlira, jjrilisia el Dscuinaria.
TIOKGINE. BOT. Nom français, formé par Poiret dans l'Encyclopédie, du mot chinois Tsjongina, pour désigner le genre Bœckca. r. ce mol.
TlOQUET. OIS. Nom vulgaire du Pinson d'Ardenne. y. Gros-Bec
TlPillE. Tipiiia. ins. Genre d'Hyménoptères, famille des Fouisseurs, tribu des Scoliètes, institué par Fabricius, et qui se distingue des autres de la même division par les caraclères suivants : palpes maxillaires allongées; languette évasée; inaiidibules étroites, arquées, allant en jiointe sans dentelures ; premier article des antennes presque conique, le secoiuhlécouvci t; une épine recourbée à l'anus des mâles; un point épais, distinct, aux ailes supéi'ieures; leur cellule radiale ouverte ou incomplète dans les femelles; deux cellules cubitales complètes, recevant chacune une nervure récurrente; ébauche d'une troisième cellule, s'étendaut jusqu'au
boni i)OSl(;iicur. Ces irisecles oui le corps noir et gé- i iiéralement velu ou puhescenl. On les Ironve sur les fleurs ou ù lerre, et dans les lieux sablonneux. Les ] femelles déposent leurs œufs dans des trous de la surface du sol; mais comme ces Hyménoptères sont gêné- | ralemenl lourds, il est fort douteux qu'ils puissent, à la manières des Sphex, s'emparer de divers autres insectes pour approvisionner leurs larves.
TiPBiE MoRio. Tiphia Mario, Fab. Son corps est entièrement noir dans les mâles, piibeseent et ponctué dans les femelles; les ailes sont diaplianes dans les mâles, et lavées d'une teinte roussàlre dans les femelles. Taille, six lignes. On la trouve en Europe.
TiPHiE A CUISSES KOcr.ES. Tiphia femorala, Fab. Elle est noire, velue, avec les cuisses intermédiaires et postérieures d'un roux ferrugineux. Taille, sept lignes. EiMope.
TIPHLE. POIS. Sous ce nom, Gesner a décrit un Poisson qu'on croit élre une espèce de Syngnallie. Dans ces derniers temps, RalBnesque l'a appliqué à un genre qui comprend les Syngnathus Typhle et Acus de Linné.
TIPUL. OIS. Synonyme vulgaire de Grue. V. ce mot.
TIPULAIRE. Tipulaiia. bot. Nultall (Gêner, of norlh Amer., pi. 2, p. 195) a établi sous ce nom un genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie, L., qu'il a ainsi caractérisé : périanlbe dont les cinq segments sont spatules, ouverts : les trois extérieurs oblongs ou obovales, les deux intérieurs plus étroits; labelle entier, très-court et concave, crénelé, muni à la base d'un éperon entier, étroit et filiforme, deux fois plus long que l'ovaire; gynoslème libre, dépourvu d'ailes, mais seulement muni d'un rebord sur les côtés; anlbère operculée, persistante, renfermant quatre masses polliniques, parallèles, solides, ni granuleuses ni pulvérulentes.
TiPBLAiRE DiscoLOHE. Tipuluria iliscolor, Nullall; Orchis iliscolor, Pursh {Flor.Ajii.sepl.,2, p. Ô85.). C'est une plante qui ressemble en quelques points au Liiiiodorum aborlivnm; elle croit dans les endroits stériles, plantés de Pins, depuis la Nouvelle-Jersey jusqu'à la Caroline méridionale. Ses pseudo-bulbes sont ovalesaigus; il en naît une feuille ovale-pétiolée, glabre, nervuréc,plissée, purpurine en dessous; sa bampeest nue, glabre, cylindrique, longue d'un i)ied, pourvue de gaîne; les flein-s sont pédicellées, inclinées et d'un pourpre obscur.
TIPULAIRES OU TIPULITES. Tipulwiœ. im.Ttiha de Diptères de la famille des Némocères, distingués de la tribu des Culicites par les caractères suivants : trompe le plus souvent très-courte, terminée par deux grandes lèvres, quelquefois longue, en forme de siphon, mais courbée en dessous (asindule); suçoir très-court, de deux ù ((uatre soies au plus; palpes courbées et toujours très-courtes, lorsqu'elles sont relevées. Cette tribu se compose du genre Tipiila de Linné et des premiers entomologistes; de là l'origine de la dénomination de Tipulaires. Elle en comprend aujourd'hui un grand nombre de genres, établis, pour la jdupart, par Meigen. Ainsi que dans les Cousins, leur corps est ordinairement étroit et allongé, avec les pattes longues et grêles;
la lète ronde, occupée en majeure paille, surluut dans les mâles, par les yeux à facettes; le thorax est élevé; les ailes sont longues et étroites, tantôt écartées, tantôt croisées horizontalement et quelquefois penchées ou en toit ; les balanciers sont nus et proportionnellement plus longs (|ue ceux des autres Diptères; l'abdomen est allongé, cylindrique, souvent terminé en massue dans les mâles, et finissant en pointe dans les femelles. Les antennes sont toujours plus longues que la tète, de quatorze à seize articles dans le plus grand nombre et variant souvent selon les sexes. Celles de plusieurs mâles sont dans les uns peclinées ou en scie, dans les autres garnies de poils formant des panaches, des faisceaux ou des verlicilles. Ces Diptères se tiennent sur les plantes, dans les prairies et les jardins. Gœdart et Leuwenhœck ont nommé Tailleurs les grandes espèces; d'aulres les oui appelées Tipules Couturières. Les petites ont été désignées par la dénomination de Culiciformes, à raison d'une sorte de ressemblance avec les Cousins. Quelques-unes de ces petites espèces s'élèvent dans les airs et y forment de petites nuées qui montent et descendent conlinuellementdans uneligneverticale; elles font entendre un petit bourdonnement aigu C'est surtout en automne que ces insectes sont plus abondants; (|uelques espèces même se montrent l'hiver. Leurs larves ont la forme de petits Vers allongés, dont la léte est écailleuse on de figure constante, ordinairement munie de deux très-petites antennes coniques, de deux crochets et de quelques autres pièces, propres à la manducalinn. Leur corps est annelé ou articulé, sans pattes, pourvu quelquefois cependant d'appendices ou de mamelons qui les simulent ou leur en tiennent même lieu. Les unes ont, de chaque côté, une série de stigmates; d'autres n'en ont que quaire, savoir : deux sur l'un des premiers anneaux, et les deux autres postérieurs. Quelquefois les trachées se prolongent dans l'intérieur de divers poils, qui ont ainsi l'apparence de branchies ; d'aulres respirent au moyen d'un tuyau postérieur. Il en est qui offrent des yeux ou des organes considérés comme tels. Ces larves ont des habitudes très-variées; les unes, telles que celles des Tipulaires culiciformes, sont aquatiques, et tantôt nagent trèsbien, ainsi que la Nymphe, tantôt se tiennent dans des trous, ou dans des fourreaux de diverses matières qu'elles ont fabriqués ; d'autres vivent dans la lerre, le fumier, ou dans les parties corrompues et humides des végétaux. Il en est qui se nourrissent de Champignons où elles font leur séjour; quelques-unes même de celles-ci les tapissent d'un enduit gluant qui leur sert de lit et de lente. Des Galles on monstruosités végétales forment l'habilalion de quelques autres. L'union des deux sexes se prolonge souvent longtemps. Les derniers anneaux de l'abdomen des femelles composent un oviducte, allant en pointe, ce qui leur donne le moyen d'enfoncer plus ou moins profondément leurs œufs dans les diverses substances propres à la nourriture de leurs larves.
1. Antennes, celles des mâles au moins, noiablement plus longues que la têle, filiformes ou sélacées, de plus de douze articles dans presque tous; pieds longs cl grêles.
1 . Jamais d'yeux lisses; palpes loiijouts comtes; lèle point ou peu piolougée en devant; ailes croisées suite corps ou en toit, avec des nervures généralement peu nombreuses, longitudinales, divergentes et libres postérieurement; yeux lunules ; jambes sans épines.
A. Antennes entièrement garnies de poils, qui sont beaucoup plus longs dans les mâles et forment un grand panache triangulaire.
TiPUlAIRES COLICIFORMES.
a. Des ailes dans les deux sexes. Genres : Corèthre, Cbironome, Tanype.
b. Point d'ailes, dans les femelles au moins. Genre : CHionÉE.
B. Antennes (de treize articles au moins, dans les deux sexes), n'offrant que des soies courtes, ou tout au plus, et dans les mâles seulement, un seul faisceau de poils, situé à leur base.
TlPCLAIRES GALLICOIES.
Genres ; Cératopogon, Psycbode, Cécidomyie, Les-