I. Pouroumées. Genres: Pouroiimu, Aublel ; Biuea, Gaud
II. Artocarpées. Genres : Artocarpus , Forsier; Peribea, Aublet.
Drticées à ovules suspendus; embryon Irèspetil, renversé, droit, silué au sommet de la graine dans un endosperme charnu.
Genres : Misatid/a, Gaud.; Guiivera, L.
Urticées à ovules suspendus, situés au sommet extérieur d'un endosperme charnu , ou plus ou moins enfoncé dans sa substance.
I. Genres : Laurea , Gaud. ; Dugalia, Gaud. ; Peperomia. Ruiz el Pav. ; Piper, L.
URUBITING A. OIS. Quelques ornilbologistes ont formé sous ce nom une division des Autours, qu'ils ont érigée en genre. Ce genre comprend les Falco Unibitinga, de Linné, el Giiyanensis, de Daudin. F. Fadcon. URUBU. ois.(BufFon.) r. Catharte Papa.
URUCU on URUKU. bot. Ce nom brésilien du Rocou a été employé comme générique, par Adanson.
URDLE. BOT. Le genre Comesperma , de Labillardière , a été désigné sous ce nom dans l'Encyclopédie. URDS. MAM. Nom latin de l'Auroclis. F. Boeuf. URVILLÉE. Uioillea. bot. Genre de la famille des Sapindacées, et de l'Oclandrie Trigynie, L., établi par Kunlh { A'^op. Gen. et Spec. PL œquin., 5, p. lOG, lab. 440) el adopté par Cambessèdes ( Mém. sur les Sapind.,page 49) qui l'a ainsi caractérisé : calice persistant, coloré, à cinq folioles dont deux extérieures beaucoup plus courtes. Corolle à quatre pétales onguiculés, munis intérieurement el un peu au-dessus de la base d'une écaille ; deux éloignés entre eux (par le vide que laisse un pétale supérieur avorté, selon Cambessèdes). Étamines, au nombre de huit, placées à la base de l'o-
vaire, inégales el à filets libres. Ovaire triangulaire Iriloculaire, à iin seul ovule ascendant dans chaque loge, porté sur un pédieelle adné longitudinalement à l'un des côtés du calice; style à trois branches qui portent les stigmates sur leur côté interne. Disque composé de quatre glandes opposées aux pétales, les deux inférieures plus grandes. Fruit membraneux, couronné par les restes du slyle , un peu renllé vers le milieu et Iriloculaire, à trois ailes, composé de trois samares fixées à un axe central el filiforme, séparables par la maturité. Graines globuleuses, ascendantes, portées sur un funicule épais, munies d'un embryon à peine courbé.
URViLLÊE/kFtciLLES d'Orme. UrviUea Ulmacea,K.; Kolhreulheria triphrlla, Persoon. C'est un arbrisseau sarmenleux, muni de vrilles, à feuilles alternes, ternées, à Heurs blanchâtres, réunies en grappes axillaircs et pédonculées. 11 croît dans l'.\mérique méridionale, près de Caracas.
USIE. Usia. ipis. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes, tribu des Bombyliers, établi par Latreille, et ayant pour caractères : trompe saillante, du double plus longue que la tête; antennes avancées, moitié aussi longues que la lète, rapprochées à leur base, divergentes, de trois articles, dont le deuxième est court, cyathiforme, presque nu; le troisième allongé, fusiforme, point comprimé, et ayant son extrémité obtuse; tête sphériquc; palpes point apparentes; yeux hémisphériques, séparés l'un de l'autre; trois ocelles disi)0sés eu triangle sur le vertex; corps pubescent ou presque glabie; ailes étroites, obtuses, velues vuesau microscope, à moitié ouvertes dans le repos; balanciers découverts; cuillerons simples el petits ; pattes de longueur moyenne; dernier article des tarses muni à son extrémité de deux crochets, ayant deux pelotes,
UsiE BRONZÉE. Usia œiica, Lalr., Gen. Cust. et Jus., t. IV, p. 315, I. I, lab. 15, fig. 2. Son corps est d'un vert niélalli(|ue bronzé, avec le front noir et les côtés blanchâtres ; le corselet est irisé en bleu ; les ailes sont jaunes à la base, brunes vers le milieu ; les pattes sont noires. Taille, trois lignes. On le trouve dans le midi de la France, sur les Heurs.
USNÉACÉES. BOT. Ce groupe de Lichens, fondé par Eschweiler, renferme les genres Ecernia, Celraria el Usnca. K. UsNÉES.
USiVÉACÉES ou USNÉES. BOT. Groupe de Lichens Hyménolhalames, à thalle lilamenleux, cylindrique, à extrémités subcapillacées, presque toujours garni de fibrilles, pendant el fixé aux corps par une sorte de base formée par les rameaux (lui sont serrés el plus gros que dans les autres parties de la plante. On remarque sur les filaments trois sortes d'apothécies, des scutelles (orbilles), des céphalodes el des sorédies; néanmoins ce soûl les orbilles qu'on doit regarder comme étant les vraies apothécies des Usnées. On s'est assuré que les expansions, abondamment pourvues de céphalodes, portaient rarement des orbilles, et <|ue celui qui est abondamment pourvu de sorédies se refuse à produire des céphalodes; c'est celle singularité qui a probablement décidé Sprengel à créer le genre de Reichenbacli ia, foi\(\é sur une Usnée des Antilles dépourvue d'orbilles el garnie de céphalodes. Ce ca-
,raclère n'est passuftîsanl. Fée possèdes des écluinlillons iVUsuea ccratina et florhla qui offrent, réunis sur leurs expansions, des orbilles, des céphalodes et des sorédies. Le groupe des Usnéacécs, fondé par Eschweiler, renferme les genres Celraria, Achar.; Eveniia, Achar.; Roccella, DC; Ramallina , Acliar.; Usnea, Waffm.
USNÉE. Usnea. bot. {Lichens.) Ce genre, très-remarquable, a été ainsi caractérisé par le professeur Fée : thalle rameux, filiforme, parcouru par un faisceau de fibrilles blanchâtres et fort élastiques ; apothécie orbiculaire. peltée, très large, plane, sans marge, ordinairement ciliée; cils formés par le thalle. Ce genre est parfailemenl ilistinct. et l'on a droit d'èlre surpris qu'il ail été tout récemment réuni par Meyer au genre Parmélie devenu monstrueux depuis qu'il a reçu une foule de genres étonnés de se trouver accolés les uns aux autres. Le thalle est traversé par une nervillc et recouvert d'une sorte d'écorce qui s'articule parfois. Les céphalodes et les sorédies y sont des su|)erfétations; la véritable apoihécie est l'orbille ou sculelle garnie de cils, sorte de conlinuation du thalle. On peut s'en assurer sur toutes les espèces, mais nolammenl sur celle <pie Fée a figurée dans sa Mélhode lichénographique (lab. 5, fig. 4) el à laquelle il a imposé le nom de clatlocarpn, parce que les bords de l'orbille supportent de véritables rameaux d'une longueur remarquable, qui ne diffèrent en rien des expansions principales du thalle. Ces Lichens se Irouvent dans tontes les parties du globe, sur les rochers, les bois et les écorccs où ils sont attachés par leur base.
UsNÉE A BALAIS. Usnea scoparia, Fée. Ses ramifications sont roides. presque égales dans toute leur longueur, comme tronquées au sommet, i)resque simples et garnies seulement de ramuscules courts, formant un angle aigu avec le rameau qui les supporte; leur couleur est grisâtre; elles sont couvertes d'un nombre considérable de petites sorédies d'un blanc jaunâtre; elles n'ont point d'arilles. De l'Amérique septentrionale.
USTALIE. Ustalia. bot. Ce genre de Lichens a été fondé par Pries, dans l'ordre des Graphidées. Voici ses caractères : thalle crustacé, attaché, uniforme (coloré); apothécie oblongue, linéaire, rameuse, à lame discoïde, déprimée, plane, concave, voilée de blanc dans la jeunesse, puis nue, rouge, libre en son pourtour; Ihèques ou spores cylindriques, étroites, plusienis disposées en anneau. 11 a pour type les Graphis caribœa, Ach., el coccinea.
USTÉRIE. Usteria. bot. Genre de la famille des Longaniacées, institué parWilldenow, qui lui assigne pour caractères: calice court, à quatre divisions inégales, dont une beaucoup plus longue que les autres; corolle monopétale, très-longuement tubuleuse, légèrement renflée à sa base, ayant son limbe oblii|ue, à quatre divisions étalées, un peu inégales et aiguës; une seule élamine insérée à la gorge de la corolle qui est nue; le filet est subulé et un peu plus court que le limbe calicinal; l'anthère est introrse, ovoïde-allongée, à deux loges s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal ; ovaire libre, globuleux, sessile, à deux loges, conte-
nant chacune un grand nombre d'ovules allacliés à un gros Iropliospenne saillant sur le milieu de la cloison; slylepUis long que le tube; stigmate à peine distinct; le fruit est une capsule ovoïde-allongée, ù deux loges, polysperme, s'ouvranl en deux valves par le dédoublement de la cloison (déhiscence septicide); les graines sont comprimées, bordées dans leur contour d'une membrane large et irrégulièrement déclii(|uelée, imbriquées les unes sur les autres. Elles se composent d'un endospernie charnu contenant un embryon axile, à peu près de la longueur de l'endosperme, et ayant la radicule longue et cylindrique.
UsTÉRiE DE Guinée. Usleria Gaineensis, Willd., Sp., 1, p. 18. C'est un arbuste très-glabre, à feuilles opposées, simples et sans stipules, à fleurs en panicule terminale.
Il existe un autre genre Usleria, de Cavanilles, qui est le même que le Maurandia de Jacquin. y. Mau-
RARDIE.
USTILAGO. BOT. (Uréilinées.) Quelques auteurs, et Link en particulier, ont désigné sous ce nom, et comme un genre distinct, les Uiedoqm attaquent les organes de la fructificalion, et dont les sporidies, parfaitement sphériques, sont toujours libres. On ne considère en général ce groupe que comme une section du genre Uredo. y. ce mot.
USUBIS. BOT. La plante désignée par Burmann sous le nom d'Usuhis tripltylla est le Schmidelia raceiiiosa des auteurs modernes, qui était un Oriiilrophe pour quelques-uns.
UTANLi. BOT. Ce genre a été proposé par Don, pour faire partie de la famille des Longaniacées; mais on a reconnu qu'il ne différait pas sensiblement du genre Fagrœa de Thunberg et on le lui a réuni, y. Fagrëe.
UTÉRUS. zooL. y. Organisation.
UTERVERIA. bot. Le genre produit sous ce nom par Bertoloni, a été réuni au genre Cappans, de Linné.
UTIA, UTIAS, HUTIA. mam. y. Capromys.
UTRICARIA. bot. (Plukcnet.) Synonyme de Nepentlies disUllatoriii, L.
UTRICULAIRE. Utiictilaria. bot. Genre principal de la famille des Utriculinées ou Lentibulariées, appartenant à la Diandrie Monogynie, L., et offrant les caractères suivants : calice partagé profondément en deux lèvres égales; corolle irrégulière, personnée, à tube court, à limbe partagé en deux lèvres dont la supérieure est droite, entière, portant les étamines, l'inférieure plus grande, prolongée à la base en éperon; gorge munie à son entrée d'un palais proéminent; deux étamines dont les filets sont courts, portant à leur sommet et au côté interne les anthères; ovaiie globuleux, surmonté d'un style terminé par un stigmate bilabié; capsule globuleuse, uniloculaire et contenant un grand nombre de graines attachées à un placenta central. Les Utriculaircs sont des plantes qui surnagent les eaux des marais et des étangs. Leurs feuilles sont hétéroraorphes, les supérieures entières ou peu découpées, souvent verlicillées et disposées en rosette, les inférieures submergées, multitudes, ayant l'aspect de racines chevelues, garnies de nombreuses vésicules pleines d'air, destinées probablement à soutenir la plante
à la surface des eaux. Les fleurs de ces plantes sont assez jolies, jaunes ou bleues dans quelques espèces exotiques. Le nombre de celles-ci est considérable, car les auteurs en ont décrit au-delà d'une soixantaine. De même que la plupart des plantes aquatiques, on les trouve disséminées dans les diverses régions du globe; mais l'Europe est la plus pauvre en espèces, puisqu'on n'en compte que trois, savoir : Utiictilaria major, inlerinedia et minor,
UTRICULE. Utriculus. bot. Gœrtner a ainsi nommé un fruit monosperme, non adhérent avec le calice, dont le péricarpe est peu apparent, mais où le cordon ombilical est cependant distinct, comme par exemple dans les Amaranthacées.
UTRICULINÉES. bot. Synonyme de Lentibulariées. y. ce mot.
UVA. bot. Ce nom latin du fruit de la Vigne était employé, avec diverses épithètes, pour désigner plusieurs espèces de fruits. VUva crispa était un Groseillier; VUva lupitia un Solanum; VUva ursiwn Arbulus, etc.
Burmann a donné le nom A'Uva à une plante de l'Inde qui est devenue le type du genre Uvaria de Linné, y. ce mol.
UVARIA. BOT. Genre de la famille des Anonacées et de la Polyandrie Polygynie, offrant les caractères suivants : calice trifide ou triparli, à divisions ovalescordiformes; corolle à six pétales prescpie égaux, les intérieurs quelquefois plus courts que les extérieurs, rarement plus longs qu'eux; élamines en nombre indéfini, couvrant entièrement le réceptacle; anthères sessiles, allongées; ovaires nombreux, rarement en nombre indéfini, libres, souvent velus, renfermant plusieurs ovules; carpelles pédicellés, quelquefois sessiles, ovoides-glohuleux ou oblongs, plus ou moins slipités; graines sur deux rangées ou sur une seule rangée par suite d'un changement de position survenu pendant la maturation , solitaires par avorlement. Ces caractères, tracés d'après Blume {Flora Javœ, fasc. 21 et 22, p. 9), sont applicables à plusieurs plantes placées dans le genre Unona par Dunal et De Candolle, et qui, en conséquence, doivent faire partie du genre Uvaria. Blume pense, contre le sentiment de ces deux auteurs, que le caractère tiré de la nature du péricarpe, succulent ou sec. n'a pas plus de valeur pour distinguer le genre Uvaria de VUnoiia {y. ce mot) que la disposition des graines sur un ou deux rangs. En adoptant l'opinion de Blume, c'est-à-dire en comprenant quelques Unona de Dunal et De Candolle dans le genre Ucaria, on en compte aujourd'hui environ trente espèces bien connues, dont vingt à vingt-deux croissent dans l'Inde asiatique et dans les îles voisines. Blume dit en posséder encore dix-sept espèces nouvelles, et en mentionne une autre de Timor, découverte par Reinwardt, de sorte que le nombre des Uvnria peut bien s'élever à cinquante. L'Asie n'est pas la seule région où l'on trouve de vrais Uvaria; l'Afrique en nourrit aussi quelques espèces. Ainsi les Unona macrocarpa et ovala, DC, qui doivent rentrer parmi les Uvaria, sont originaires de la Guinée et d'autres pays de la côte ouest d'Afrique. La première de ces deux
espèces esl sans aucun doute VUvaria Chainœ, Pal.- Beauv., planle rapportée de nouveau par Leprieur et Peiroltet. Les Ucaria sont en général des arbres ou des arbustes à tige droite ou quelquefois sarmenteuse, à fleurs peu nomlireuses, disposées, au nombre de une à quatre, sur des pédoncules tantôt axillaircs, tantôt opposés aux l^euilles ou exlraaxillaires. Les fruits sont des baies ovoïdes, assez bonnes à manger.
UVEDALIA. BOT. L'une des sections du genre Polyiiinia, de la famille des Synanthérées.
CVÉDALIE. Uvedalia. bot. Genre de la famille des Scrofularinées et de la Didynamie Angiospermie, L., établi par R. Brown (Prodi: FI. Nov.-HoU., p. 440) qui l'a ainsi caractérisé : calice prismatique, à cinq dents; corolle ringenle, ayant la lèvre supérieure bilobée, l'inférieure bifide, avec le lobe du milieu un peu dissemblable, muni à sa base de deux bosses; étamines didynames,à anthères ayant leurs lobes divariqués; stigmateaplati; capsule renferméedanslecalice, biloculaire,à quatre valves; la cloison est formée par les bords des valves infléchies, insérées sur un placenta central, et qui se séparent à la maturité. Ce genre, trop voisin peut-être ih\ Mimidus, ne renferme qu'une seule espèce (Ucet/nlia liiieaiis), qui croît à la Nouvelle Hollande. C'est une plante herbacée, à feuilles opposées, linéaires; à fleurs bleues, portées sur des pédoncules axillaires.
UVELLE. Ueella. inf. Genre de la famille des Monadines,dans la section desGymni(|ues nus, de la méthode de classification d'Elirenberg. Caractères : corps monomorphe, c'est-à-dire ayant une forme stable, n'étant pas Proléen; repriuliiclion ayant lieu spontanément par une division simple et transversale; point d'yeux; une bouche tronquée, terminale, dirigée en avant lors des mouvemenis de la natation; point de queue. Les animaux qui s'y rangent sont composés de molécules ou plutôt de globules diversement groupés, que n'environne aucune membrane commune et qui, réunis les lins aux autres, exercent une vie commune, mais qui, venant à se détacher de la masse, deviennent à leur tour autant d'Uvelles complètes, après avoir erré durant le temps ([ui leur est prescrit, sous forme de Volvoces ou de grosses Monades.
UVETTE. BOT. Quelques auteurs français ont adopté ce mot pour désigner le genre Ephedra. y. ce mol.
UVIGÉRINE. Uvigeiiiia. moll. Sous ce nom, d'Orbigny a proposé un petit genre de Coquilles microscopiques, muUiloculaires,quifait partie de la famille des Hélicostègues. Les coquilles de ce genre sont voisines, parleurs rapports, des Bulimines; mais elles le sont
moins des Clavnlines. Ce dernier genre est composé de coquilles qui commencent par des loges allernantes sur trois axes, et qui se terminent par un empilement de loges simples. Elles ne peuvent donc être regardées comme des Coquilles spirales, telles que celles du genre Uvigérine et des suivants de la famille des Hélicostègues. Le genre Uvigérine est formé de coquilles spirales, allongées, droites, dont les loges subglobuleuses sont ordinairement au nombre de trois par chaque tour; la dernière de ces loges se termine constamment par un prolongement simple, droit, faisant l'axe de la dernière loge, et portant à son extrémité une petite ouverture arrondie et simple. Les caractères donnés à ce genre par son auteur, sont les suivants -. coquille à spire allongée, continue à tous les âges; loges trèsglobuleuses; ouverture centrale, terminale, au bout d'un prolongement de la dernière loge.
Uvigérine Ptgmée. Ucigerina Pygmea, d'Orb., Ann. des Se. nat., t. vu, p. 269, n" 2; ibUL, f.Iodèles de Céphal., ô« livr., n» 67; Polymorphium pineiformiuiii, Sold., t. II, lab. 130, s s, t t. Celte coquille esl fossile des environs de Sienne.
UVULAIRE. Umilaria. bot. Genre de la famille des Liliacées et de l'Hexandrie Monogynie, L., ainsi caractérisé essentiellement : périanthe corolloïrie, campanule, profondément divisé en six segments caducs ; six étamines plus courtes que le périanthe, insérées à la base de ses divisions, terminées par des anthères forl longues; ovaire supère, surmonté d'un style grêle, marqué de trois sillons et de trois stigmates allongés; capsule trigone, un peu comprimée, à trois loges cl à autant de valves, qui chacune portent une cloison sur leur milieu; graines arillées. On a distrait de ce genre les espèces qui ont pour fruit une baie, et on a formé le genre Slreptopus. Ainsi réduit, le genre Ucularia se compose d'un petit nombre d'espèces qui croissent dans l'Amérique septentrionale, à la Chine et au Japon. Quelques-unes sont cultivées dans les jardins de botanique; telles sont les Uvularia perfoliala, L.; U. Cliinensis, Bot. Mag., lab. 916; U. gianiliflora, Smith, Exot. Bot., lab. 51, figurée également par Kedouté (Liliacées, lab. 181), mais sous le nom d'Uoiilan'a perfoliata. Ces plantes ont des tiges glabres, bifurqnées, portant des feuilles alternes dont le limbe engaine la tige. Leurs fleurs sont en général assez belles, pédonculées, d'une couleur jaune ou d'un brun foncé.
UVULARIA. BOT. Les anciens botanistes désignaient sous ce nom des plantes fort différentes des Uvulaires. Brunfels l'appliquait au Busciis Hypoglossum, et Tragus au Campanula glomerala.
VACCA. Synonyme de Vache.
VACCARIA. BOT. Ce nom, que les anciens donnaient à une espèce du genre Suponaria, admis comme spécifique par Linné, a été établi comme générique par A. Braun, qui a trouvé, dans les caractères suivants,
des motifs assez puissants pour admettre la création qu'il propose : calice pyramidal, renflé à la base, rétréci au sommet, à cinq carènes très-saillantes; nervures semblables à celles des Saponnria, quant aux parties essentielles. A côté de la nervure médiane dé-
currenle sur la carène, se trouvent trois nervures latérales plus faibles, se rapprochant en tout de la nervure médiane, en sorte que chaque feuille calicinale porte sept nervures et que tout le calice en porte trente-cinq. Les commissures sont dépourvues de nervures, mais non membraneuses. Les pétales présentent l'onglet et la lame des Saponaiia, avec des bandelettes ailées au premier, mais manquant de coronules; carpophore très-court; capsule biièvement oviforme, à quatre valves courtes, à endocarpe clos, soyeux, se détachant de l'épicarpc, qui offre une consistance de parchemin. Au fond de la capsule il règne quatre bandelettes basses, dont deux plus fortes, qui sont les traces des cloisons proprement dites, et deux plus faibles qui correspondent aux lignes médianes des feuilles carpellaires; graines globuleuses, à ombilic à peine concave; embryon circulaire. Le f^accariarubra, Br.; Sa/ionaiia l-'acca lia, Lin., a les feuilles sessiles, opposées. larges, connées à leur base, comme perfoliées, ovales, oblongues, entières à leurs bords, algues à leur sommet; la tige est droite, haute d'un pied et demi, cylindrique, divisée en rameaux opposés, terminés par une panicule ou corymbe de Heurs rouges. Europe.
VACCIiNIÉtS. BOT. K. ÉRUIHÉES.
YACCINIUM. BOT. l^. Airelle.
VACHE, f^acca. maji. La femelle du Taureau, r. BoECF. On lui a comparé plusieurs grands Mammifères de différents ordres; d'où les noms suivants :
Vacbe-Biche. C'est le Bubale. A'. Antilope.
'^'ache BLA?iCHE. C'est, d'après Denham, X'jintilope Cervicairia. y . Antilope.
Vache blece. C'est l'Antilope Nylgaut.
Vache bbïne. D'après Adanson, l'Antilope Kob est nommé au Sénégal Grande Vache brune, et le Koba Petite Vache brune.
Vache grognante. C'est l'Yack. V. Boeuf.
Vache marine. Ce nom, que l'on donne quelquefois à l'Hyppopotame et au Dugong(même à de grands Poissons, tels que la Raie Bâtis, etc.), est principalement synonyme de HJorse.
Vache montagnarde. On a quelquefois nommé ainsi le Tapir.
Vache de Qiurwa. C'est le Bison, y . Boeuf.
Vache sauvage. On a ainsi quelquefois nommé, en ajoutant l'indication de leur patrie, diverses espèces de Bœufs et d'Antilopes.
Vache de Tartarie. Même chose que Vache grognante.
VACHE. BOT. On désigne dans quelques cantons, sous cette dénomination vulgaire, diverses espèces de Champignons, telles que les Jgaricus laclifluits et acris.
VACFIELLIE. r«c/ie//!0. BOT. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Wight et Arnott, qui lui assignent pour caractères : fleurs polygames, hermaphrodites et mâles; calice campanule, à cinq dents; corolle insérée au calice, gamopétale, tubiileuse, à cinq divisions valvées avant l'épanouissement ; plusieurs élamines exsertes, insérées comme les pétales; filaments filiformes, libres; anthères subglobuleuses et biloculaires; ovaire sessile; style filiforme; stig-
I mate obtus; légume cylindrique, renflé, plein de pulpe,
à peine déhiscent ; semences disposées sur deux rangs;
embryon exalbumineux.
I Vachellie FARNÉSIENNE. ^ac/ieW(a/"arwes/awa; Mi-
j viosa farnesiana, L.; Acacia farnesiana, V/iUd. C'est
j un arbre de moyenne élévation, dont les feuilles sont
I deux fois ailées et ont six ou huit paires de pinnules
qui soutiennent chacune quinze à vingt paires de fo-
' lioles étroites et longues d'une ligne; les fleurs sont
jaunes et les légumes bruns.
VACHETTE, ois. L'un des noms vulgaires de la Lavandière, f^. Bergeronnette.
VACIET. BOT. Ancien nom français du Muscaii corn osum.
VADIGO. POIS. Espèce de Gastérostée, du sous-genre Centronolc. y. Épinoche.
VADIPÈDES. OIS. Nom que les nomenclaleurs ont donné quelquefois à plusieurs Oiseaux échassiers dont le doigt postérieur et un des doigts antérieurs sont dépourvus de membrane, tandis qu'il en existe une petite à la base des deux autres doigis de devant. Tels sont les Courlis, les Bécasses, etc.
VAGABOND, pois. Es|)èce du genre Chœtodon.
VAGABONDES, arachn. / . Aranéïdes.
VAGAL. cuNCH. Adanson (Voyage an Sénégal, p. 17, fig. 19) nomme ainsi une ci)<|uille du genre Telline, 7'elliiia ilnyosa, Laiiik.. qui est l'analogue vivante du Teilina zonaiia, fossile de Bordeaux et de Dax.
Vagin, zool. On donne ce nom à la portion de l'appareil de la génération des femelles, qui est spécialement destiné à recevoir la verge du mâle et à livrer passage au fœtus. Chez les Mammifères, c'est un canal membraneux, qui s'étend de la vulve à la matrice; chez les antres animaux vertébrés i|ui s'accouplent, le cloaque en lient lieu; enfin, chez les animaux inférieurs, il n'y a i)0int de Vagin distinct. Lorsqu'il y a intromission de la verge, c'est alors dans l'extrémité de l'oviducle ou dans la poche copulatrice que cet organe pénètre ; de façon qu'il n'y a réellement de Vagin que chez les Mammifères, où il constitue l'instrument principal de l'accouplement.
VAGINA. coNCB. Megerle a établi ce genre pour une des sections des Solens.Il y rassemble celles des espèces de ce genrequi, commele i'o/e» Pagina, sont droites. Il est certain que ce caractère est de trop faible valeur pour faire un bon genre. Celui-ci, du reste, n'a pas été adopté, y. Solen.
VAGINAIRE. ragivaria. bot. Richard (in Persoon Synops., I, p. 70) a établi sous ce nom un genre (|Ui a pour type le Fuirena scirpoidea, de Michaux, et qui ne diffère du Fuirena que par les soies placées entre les paillettes du périanIhe.R. Brown ( Piodr. Flor. Nov.- HoU.. p. 220) a réduit ce genre au rang de simple seclion Aa Fuirena, en y joignant le F. glomeraki de Vabi, ou Scirpus ciliaris, L., et une espèce de l'Australie.
VAGINALIS. OIS. Nom donné par Latliam au genre Chionis, de Forster, qui ne renferme qu'une espèce des régions australes et du cercle antarctique, nommée aussi Coleoramphus nivalis par quelques auteurs, et dont Cuvier a fait une petite famille d'Ëchassiers, sous le nom de Vaginales. F. Chionis.
VAGINANTES oc ENGAINANTES. iNS. On désigne sous ce nom les ailes ant(5rieures de plusieurs insectes, que recouvrent, en les protégeant, les secondes ailes ou les ailes membraneuses. Telles sont la plupart des Coléoptères.
VAGINARIA. zooL. Oken a formé sous ce nom un genre d'Infusoires, dans leipiel étaient comprises deux espèces qui font deux Tricliodes, de Muller.
VAGINARIA. BOT. L'une des sections du genre Disa, de la famille des Orchidées.
VAGINARIA. BOT. A'. Vaginaire.
VAGINELLA. bot. V. Lépidospeume.
Ce nom a été appliqué organographiquementparDe Candolle à la gaine membraneuse, qui se trouve à la base des feuilles des Pins.
VAGINELLE. (^aginella. moli. Daudin proposa le genre Vaginelle pour une petite Coquille fossile, que l'on trouve communément aux environs de Bordeaux. Ce genre fut adopté par plusieurs zoologistes, quoiqu'il soil inutile, puisciue la co(|uilIe dont il est question, appartient au genre Cléodore. y. ce mot.
VAGINICOLE. f^agiiiicola. iNP. Ce genre, dans la méthode de classification produilepar Ehrenberg,fait partie de la légion des Entérodélés, section des Anopisthes cuirassés, famille des Ophrydines. Caractères : bouche et anus conligus, s'ouvrant dans un intestin autour duquel sont groupées les vésicules stomacales. Corps pédicellé, renfermé dans une gaine sessile, cylindracée, vitrée et libre.
VAGINOPORE. POLTP. Foss. Defrance a proposé ce nom pour un genre de Polypiers fossiles, trouvé à Parues. Ce sont de petits cylindres très-fragiles, rompus aux deux bouts, ayant quatre ou cinq lignes de longueur sur une de diamètre. Ils se composent de petits anneaux circulaires, très-rapprocbés, entre lesquels se trouvent un très grand nombredepetitesloges oblongues; ils sont recouverts d'une sorte d'écorce criblée de très-petits pores.
VAGISULE. yaginula. dioli. Tout porte à croire que le genre Vaginule, que Férussac a établi dans la famille des Limaces, sur un animal du Brésil, fait double emploi, soit des Onchidies, soit des Véronicelles.
VAGINULE. BOT. Necker nommait ainsi la corolle tubuleiiseou le fleuron d'une Synanthérée.
En cryptogamie, on a nommé Vaginule (yaginula) la petite gaine membraneuse , qui entoure la base du pédicellé de l'urne des Mousses.
VAGINULINE. ^fljf(n7«/(Ha.3ioLi. Genre de Coquilles multiloculaires microscopicpies, institué par D'Orbigny, pour des Coquilles que l'on confondait généralement, soit avec les Orthocères d'après Lamarck, soit avec les Nautiles d'après Linné. Les coquilles du genre Vaginuline sont caractérisées de la manière suivante : coquille allongée, droite, pyramidale, triangulaire ou aplatie; loges superposées, légèrement obliques, la dernière tronquée, sans prolongement pourl'ouverture qui est simple, petite, ronde et latérale.
Vaginciine ÉLÉGANTE, f'aginulùia elegans, D'Orb., Mém. sur les Céphal., Ann. des Se. nat., t. vu, p. 257, n° 1 i ibkl.. Modèles de Céphal., ô" livrais., n» 34. Coquille oblongue, déprimée, ornée décotes transverses.
régulières, obliques, qui aboutissent, en s'abaissant, à une crête dorsale, continue et longitudinale. Celte petite Coquille vient de l'Adriatique.
VAGIROSTRES. ois. Illiger nomme ainsi les espèces du genre Chionis. A', ce mot.
VAGNERA. BOT. (Adanson.) Synonyme de .y/;ji7aci«a, de Desfontaines.
VAGON. BOT. Un des noms anciens du Chiendent.
VAIIÉE. yahea. bot. Genre de la famille des Apocynéeset de laPenlandrieMonogynie, L., offrant pourcaractères essentiels: un calice fort petit, à cinq divisions; une corolle infundibuliforme, dont le tube est long, un peu rétréci à la base, le limbe à cinq divisions étroites, un peu obtuses; cinq étamines à filets très-courts, insérés sur le milieu du tube, et à anthères sagittées; ovaire ovoïde, surmonté d'un slyle subulé et d'un stigmate à deux pointes placé sur un disque orbiculaire, un peu charnu.
Vabéé porte-gomme, yahea goinmifera, Poir. C'est un arbre ou un arbrisseau de Madagascar, tiguré par Lamarck (Illustr. des genres, tab. 1GU), et décrit par Poiret dans le Supplément de l'Encyclopédie. Ses rameaux sont garnis de feuilles opposées, ovales-obtuses, entières, glabres et luisantes. Les fleurs sont d'un blanc jaunâtre, disposées en une cime terminale. Le suc laiteux de cette plante se convertit en une résine élastique, analogue au Caoutchouc.
VAHIA. bot. La plante de Madagascar, citée sous ce nom par Flacourt, a été rapportée au genre Hydro colyte.
VAHING-VILOMA. BOT. F. Uéidamie.
VAHLIE. yahlia. bot. Genrcde la famille des Saxifragées et de la Penlandrie Digynie, L., ainsi nommé en l'honneurdeVahlpar Thunberg, et offrant les caractères suivants: calice dont le tube est adhérent à l'ovaire, le limbe a cinq segments persistants, valvaires pendant l'estivation ; corolle à cinq pétales étalés, plus courts que le calice et indivis; cinq étamines à anthères versatiles; deux styles capités; capsule uniloculaire, bivalve, tron(|uée au sommet, à cinq sillons, couronnée par le limbe du calice, polysperme; placentas détachés et pendants du sommet de la cavité; graines convexes en dehors, concaves en dedans. Le genre yahlia avait d'abord été constitué par Linné fils, sous le nom de Russelia, qui a été employé pour d'autres plantes. On l'avait placé dans les Onagraires ; mais R. Brown, dans l'Appendice botanique au Voyage du capitaine Francklin, a proposé de le ranger parmi les Saxifragées : ce qui vient d'être effectué par De Candolle (/"/ot/r. Syst. yeget., vol. 4, p. Sô). L'espèce primitive du genre est le yahlia Capeasis, Tliunb., Flor. Cap., p. 246, R. Brown (loc. cit., p. 53) y a réuni VOldenlandia peiitandra, Retz, et De Candolle fils en a fait connaître trois espèces nouvelles, recLieillies au Sénégal par Perrottet et Leprieur. Il faut encore ajouter à ce genre le bistellageuiinifluia, de Delille (Centurie des Plantes d'Afrique de Cailliaud, lab. 05, fig. 2), plantequi a été rapportée au genre en question, par Reiclienbach. Ces espèces, à l'exception du yahlia Oldenlandia et d'une autre (pii sont asiatiques, croissent en Afrique, dans les localités sablonneuses, où l'eau a séjourné. Ce sont des
lierbes un peu velues, dicliotonies, à feuilles opposées, dépourvues de stipules, linéaires ou lancéolées. Les fleurs sont blanches, axillaires, portées sur de courts pédicelles.
Deux autres genres ont été proposés sous le nom de yahlia : l'un par Dalil , qui est synonyme iVAssoiiia, de Cavanilles; l'autre par Necker, <|Ui est fondé sur une plante (|ui ne s'est plus représentée.
VAILLANTIE. yaillanlia. bot. Genre de la famille des Ruliiacées, établi par Linné, dont Richard a circonscrit les limites, et modifié les caractères de la manière suivante, dans son Travail général sur la famille des Ilubiacées (Mémoires de la Société d'Histoire naturelle de Paris, vol. S, page 134, 1. ii , fig. 2) : fleurs polygames, pédicellées, au nombre de trois, soudées entre elles à leur base : celle du milieu est hermaphrodite; les deux latérales sont mâles ou tout à fait neutres. Le limbe du calice n'est pas distinct; la corolle est rotacée, ù quatre divisions profondes et aiguËs; les étamines sont au nombre de quatre; les deux styles sont unis ensemble par leur base, et terminés chacun par un stigmate capitulé. Dans les fleurs neutres, la corolle est simplement à tjuis divisions profondes. Le fruit est Irès-irrégulier dans sa forme ; il se compose de trois fleurs soudées, dont les deux latérales sont avortées, et simplement sous la forme de deux petites ailes latérales ciliées; il est arrondi, marqué d'une crête ciliée sur sa partie moyenne, avec une houppe de poils roides à sa partie postérieure, et par la rupture du péricarpe, la graine se trouve à nu à la partie inférieure du fruit. Ce genre, ainsi caractérisé, ne se compose plus que de deux esjièces, le f^aillantia muralii et f^uillaiitia liispida, L. Ce sont de petites plantes annuelles, appartenant aux régions méridionales de l'Europe. Leurs feuilles sont ordinairement verticillées par quatre, et leurs fleurs axillaires. Les autres espèces de ce genre ont été portées parmi les Gatium.
VAISSEAU. MOLL. Nom marchand et vulgaire des Nautiles. (■'. ce mot.
VAISSEAU-DE-GUEREE. ois. Nom que les marins donnent vulgairement à l'Albatros, faisant allusion sans doute à celui donné par les savants à la Frégate, qui est un oiseau d'un genre voisin des Albatros.
VAISSEAUX, zooi. Les anatomistes ne donnent en général ce nom (|u'à des conduits membraneux et rameux, destinés au transport des liquides nutritifs; mais il convient de l'appliquera toutes les parties de l'économie, qui ont la forme de tubes, et qui renferment un fluide ordinairement en mouvement; et en effet plusieurs auteurs désignent de la sorte non-seulement le système circulatoire, mais aussi les canaux biliaires des insectes, etc.
Chez les animaux dont la structure est la plus simple on ne découvre pas de Vaisseaux, et les sucs nutritifs, fournis par les aliments ainsi que l'oxygène absorbé par le travail respiratoire, ne parviennent aux difféicntes parties internes du corps que par une sorte d'imbibition; mais lorsqu'on s'élève dans la série des êtres, on voit bientôt un appareil particulier, destiné à effectuer te transport; pendant le premier temps du développement de l'embryon, dans les fausses mem-
branes récentes et dans certains animaux de classes inféiieures, le système de canaux par lesi|uels cette circulation s'effectue, ne consiste que dans une série de cavités ou de lacunes que les parties solides de l'économie laissent entre elles; plus tard ces canaux, plus ou moins informes, affectent une disposition lubulaire et acqnièrenldes parois qui leurappartiennenl en propre ; enfin ces parois, formées d'abord par une simple tunique de structure analogue à celle des membranes muqueuses, se compliquent et se composent de plusieurs couches de nature différente. F. Artères, Circulation, Organisation, etc.
VAISSEAUX DES PLANTES. BOT. A'. Anatomie végétale.
VAKE.'WAKEetWAKKE.min. Nomd'une Roche homogène, tendre, se fondant facilement au chalumeau, en un émail noir, ne happant pas à la langue; d'une pesanteur spécifique de 2,33 à 2,80, et faisant ordinairement mouvoir l'aiguille aimantée. Ses couleurs varient: elle offre différentes teintes de vert, de brun ou de rougeàlre. Elle a beaucoup de rapports avec les Argiles ; mais elle offre un tissu homogène, plus compacte, et elle ne se forme pas en paie comme ces dernières. La Vake paraît appartenir à la formation basaltique; elle forme des sillons ou des couches dans les rochers de Basaltes.
VAKITE. MIN. Roche hétérogène, à base de Vake. ^. ce mot et Rocdes.
VALAKÈUE. BOT. Pour Vélanède. ^. ce mot.
VALANTIA. BOT. Pour Faillantia. y. Vaillantie.
VALDEBONA. BOT. VJlUamantha Oieoselinum, L., a été mentionné sous ce nom par quelques anciens botanistes.
VALDEZIA. BOT. Le genre établi sous ce nom par Ruiz et Pavon , a été réuni par Don ( Mém. de la Soc. Wern., vol. 4, p. 323) au genre Blakea.
VALDIA. BOT. (Plumier et Adanson.) y. Ovieda.
VALENTIA ET VALENTINA. BOT. (Mentzel.) Noms anciens de l'Armoise.
VALENTIANA. BOT.Sousce nom, RafBnesque(^/)ec/i., 1, p. 87) a proposé \m genre qu'il dit voisin du Linnœa, et que, d'après cette indication. De Candolle {Prodr. Sysl. yeget., 4, p. 340) a placé à la suite des Caprifoliacées. Ce genre, encore trop peu connu, appartient peut-être à la famille des Gesnériées. Il est ainsi caractérisé ; calice dont le tube est adhérent à l'ovaire, le limbe à huit segments; corolle tubuleuse, ayant le limbe à cinq segments presque égaux ; quatre étamines presque égales; style filiforme, surmonté d'un stigmate bilobé; fruit biloculaire? Le yalenliana volubilis est un arbrisseau volubile, qui croît dans l'Abyssinie. Ses feuilles sont opposées, pétiolées, presque sagittées, légèrement dentées en scie et aiguës. Les fleurs sontaxillaires, solitaires, accompagnées de deux bractées cordiformes, ailées sur le dos.
VALENTINIE. Falentinia. bot. Genre de l'Octandrie Monogynie, L., établi par Swartz (FI. Ind. occid., p. 687, lab. 14), qui l'a ainsi caractérisé ; calice coloré, profondément divisé en cinq segments étalés et persistants; corolle nulle; huit étamines; ovaire presque arrondi, surmonté d'un style; fruit capsulaire, inté-
VAL
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rieurement pulpeux, s'oiivrant en (rois ou quatre valves qui se roulent en dehors, renfermant trois à quatre graines ol)longues. Ce genre a été placé dans les Rliamnées par son auteur, et dans les Samydées par Jussieu; mais De Candolle lui a trouvé des rapports avec les Sapindacées , et l'a rangé à la fin de celles-ci. Cependant Canihessédes, qui a publié depuis une Monographie de cette famille, n'en fait aucune mention.
Vaientime a feeilles de Hotx. yalenlinia llicifolia, Swariz, loc. cit. C'est un arbrisseau dont les feuilles ressemblent à celles du Houx, mais sont moins obloiigues; c'est parce que ces feuilles ont aussi quelque analogie avec celles du Thouinia oimplicifolia, que De Candolle a rapproché la plante en question de la famille des Sapindacées. On la trouve dans les lieux pierreux et stériles de Saint-Domingue et de Cuba.
VALENZUELIE. I^alenzuelia. bot. Genre de la famille des Sapindacées, établi par Berlern qui lui donne pour caractères : calice inégal à sa base, profondément divisé en cinq parties presque égales; corolle composée de quatre pétales insérés au réceptacle , alternes avec les divisions du calice, un cinquième s'y trouve rarement : chacun d'eux est accompagné intérieurement et prés de sa base d'une écaille bifide; disque incomplet, à quatre lobes, de six à huit étamines excentriques, placées autour de l'ovaire; filaments libres, subulalo-filiformes; anthères introrses, hiloculaires, mobiles, attachées par le dos et Inngiludinalement déhiscentes; ovaire sessile. trilobé et triloculaire; ovules solilaiies dans ('ha(|ue loge, s'élevant de la base de l'angle central auquel ils sont attachés; style filiforme, inséré entre les lobes de l'ovaire; stigmate tridenté; capsule membraneuse, renflée, trildbée ; semences cxarillées, solitaires dans chaque loge; lest membraneux; embryon exalbumineux ; cotylédons grands et courbes; radicule très-courte.
Valenzcelie du Chili, falenzueiia Chilensis, Bert. C'est un arbuste à feuilles opposées, décussatives, simples, oblongo-lancéolées, Irinervurées, très-enliéres, courtement pélinlées, exslipulées; les pédoncules sont axillaires, solitaires, uni ou biflores.
VALERANDIA. bot. Ce genre a été proposé par Necker; il a pour type le Chironia frulesceiis.
VALÉRIANE. I^uleiiaua. bot. Genre de la famille des Valérianécs. Caractères : tube du calice adhérent avec l'ovaire, et se terminant par un limbe roulé qui, sur le fruit, se déploie et forme une sorte d'aigrette plumeuse; corolle monopétale, un peu irrégulière, tubuleuse, légèrement gihbeuse à sa base, à cinq lobes peu profonds et un peu inégaux ; étamines au nombre de trois ; style simple, terminé par un stigmate profondément divisé en trois lobes linéaires, glanduleux et recourbés; fruit à une seule loge, couronné par le limbe du calice devenu plumeux, et ne s'ouvrant point à la maturité. Les espèces de ce genre sont en général herbacées et vivaces, portant des feuilles opposées sans stipules, entières ou diversement découpées, et des Heurs réunies en corymbes ou cimes terminales.
VAitRiANE OFFICINALE, f^aleiiatia officinales, L., Rich., Bot. méd., 1 , p. 408. Elle se reconnaît facilement à ses feuilles toutes pinnatilides, à segments lancéolés
et dentés, à sa tige fistuleuse et sillonnée, et à ses fleurs en corymbe. Sa racine répand une odeur extrêmement forte et désagréable, mais qui plaît tellement aux chats, qu'il est presque impossible de conserver la plante dans les jardins, parce que ces animaux viennent souvent de fort loin se rouler sur elle. On l'emploie en médecine comme antispasmodique et excitante, principalement dans les affections nerveuses.
VALÉRIANÉES. f'aleriancœ. bot. Le genre Valériane, type de cette famille, avait d'abord été placé par l'illustre auteur du Gênera Planlaritm , dans la famille des Dipsacées, où il formait une section à part, avec le genre Fedia. Plus tard, ce célèbre botaniste, en décrivant le genre Operculaire, lui trouvait une trèsgrande analogie avec les Valérianes, et proposait d'en former un groupe distinct, intermédiaire entre les Dipsacées et les Rubiacées. Enfin le professeur De Candolle, dans la Flore française, a établi définitivement la famille des Valérianées, dont voici les caractères : le calice est adhérent par son tube avec l'ovaire, son limbe est tantôt à peine distinct (Patriiiia), tantôt denté (Fedia, yaleiiaiiella), lanlôl d'abord roulé en dedans, mais se déployant ensuite sous la forme d'une aigrette plumeuse [Centranlhus , yaleriana)\ la corolle est monopétale, un peu tubuleuse, plus ou moins inégale et à quatre ou cini| lobes; tantôt elle est simplement bossue à sa base, tantôt elle se prolonge sous la forme d'un éperon. Le nombre des étamines est variable d'une à quatre; mais en général ce nombre est moindre que celui des divisions de la corolle. L'ovaire est infère, à trois loges, mais ilont deux avortent presque complètement ou même tout ù fait; (|uand les trois loges existent, il y en a lieuf. qui sont vides, et une seule (|ui contient un ovule suspendu à la partie supérieure de la tige. Le style est simple, terminé par un stigmate à trois hibes ou à trois divisions linéaires. Le fruit est à une ou trois lo|;es dont une seule est séminifère, indéhiscent, nu ou couronné, soit par les dents calicinales, soit par une sorte d'aigrette plumeuse, formée par le déroulementdu limbe calicinal. La graine est plumeuse, pendante dans sa loge. Elle se compose d'un embryon à radicule supérieure, sans endosperme. Cependant GîBrtner décrit la graine du Palrinia sibirica, L., comme pourvue d'un endosperme mince et charnu. Les Valérianées sont des plantes annuelles ou vivaces, à feuilles opposées, entières ou diversement pinnatifides, sans stipules et à fleurs disposées généralement en corymbe ou groupées au sommet des rameaux. Cette famille a de grands rapports avec les Dipsacées et les Rubiacées. Mais elle se distingue des premières par son calice simple, tandis qu'il est constamment double dans toutes les vraies Dipsacées, et par l'absence de l'endosperme. Par ce dernier caractère, elles diffèrent aussi des Rubiacées, de même que par leurs feuilles souvent découpées et sans stipules. Les genres qui composent cette famille sont les suivants :