BLANCHE
Vanneau-armé Hirondelle, f^aiiellus Maciopterus, Cuv. Tèle, dessus el côtés du cou, ventre, ailes et queue noirs; dos, scapulaires et petites tectrices alaires d'un gris brun ; ailes plus longues que la (lueue qui est terminée de blanc; aiguillon de l'épaule très-robuste. Taille, onze pouces. De Java.
Vanneau-armé aux longues ailes, y. Vanneac-arbé Hirondelle.
Vanneau-armé de la Louisiane, yanellus Ludovicaniis, Briss.; Parra Ludoviciana, Gmel. Sommet de la tèle noir; parties supérieures d'un brun rougeâtre; leclrices alaires et rémiges d'un gris cendré; gorge et devant du cou d'un blanc rougeàlre; reclrices noiies, terminées de blanc; bec et sa membrane jaunes, ainsi que les pieds. Ailes armées d'un ergot de quatre lignes. Taille, onze pouces.
Vanneau-armé du Sénégal, yanellus Seneyallas , Vieill.; Tringa Senegnlla , Gm. Plumage d'un roux blond; sommet de la tète blanc; cou grivelé de noirâtre ; gorge el devant du cou noirs, ainsi que les rémiges et les reclrices, ces dernières terminées de blanc; une caroncule plate el jaune de chaque côlé du bec qui est noir à son extrémité. Pieds jaunes. Taille, dix pouces.
Vanneau-armé a tète blanche. Yanellus albiceps, Gould. Tèle, gorge, milieu des ailes, croupion et ventre blancs; joues et côtés du cou d'un gris pourpré; scapulaires, les trois premières rémiges elboul de la queue noirs; plaque charnue du front orangée; ergots des ailes 1res- forts; bec verdàtre, terminé de noir; pieds jaunes. Taille, treize pouces. Afrique centrale.
Vanneau-armé tricolore, y. Vanneau-armé Hirondelle.
VaN-RHEEDIA. bot. y. Rheedia.
VANSIRE. MAM. Espèce de Mangouste, y. Civette.
VANTANÉE. yaiitaiiea. bot. Aublet ( Plantes de la Guiane, l. i, p. 572, lab. 229) a établi sous ce nom, qui a été changé inutilement par Scbreber en celui de Leiiniescia, un genre appartenant à la Polyandrie Monogynie, L., mais dont les afBiiilés naturelles ne sont pas encore bien déterminées. 11 offre pour caractères essentiels : un calice à cinq dents ; une corolle à cinq pétales étroits, allongés; des étamines nombreuses, insérées, ainsi que la corolle, sur un disiiue urcéolé, placé sous l'ovaire; un style allongé, filiforme, terminé jiar un stigmate oblus; une capsule? à cinq loges monospermes.
Vantanée de la Goiane. yanlaiica Guiunensii ,
Aubl., toc. cit.; Lemniscia floribunJa , 'WiUd. C'est un arbre liaut d'environ vingt pieds, ramenx au sommet, garni de feuilles alternes, ovales-oblongnes, pétiolées. Les fleurs sont terminales et disposées en corymbes épais, d'un beau rouge de corail.
VAORANTHE. BOT. Synonyme de Physena. y. ce mot et Varonthe.
VAPPON. f^a/ipo. ins. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Notacanthes, tribu des Strationiidcs, établi par Latreille, confondu avec les Sargus par Fallen, et au(|uel Meigen et Macquart ont donné le nom de Pachxgasler. Les caractères de ce genre sont exprimés ainsi par son auteur : antennes insérées dans un enfoncement antérieur de la tête, non loin du bord supérieur de la boucbe, rapprochées à leur base, dirigées en avant, composées de trois articles : le premier tréscourl, presque cylindrique; le deuxième aussi court, mais plus large que le premier, orbiculaire; le troisième presque sphérique, un peu comprimé, beaucoup plus grand que les précédents, paraissant divisé en quatre anneaux, muni d'une soie terminale un peu velue à sa base; trompe cacliée dans la cavité buccale lors du repos; palpes insérées vers la base de la trompe, un peu velues, divergentes, coniques; tête bémisphérique-allongée; yeux espacés dans les femelles, convergents sur le front dans les mâles ; trois ocelles disposés en triangle sur le baut du front; corps presque triangulaire et glabre; corselet un peu oblong, plus large à sa partie posiérieure qu'à l'antérieure; écusson mulique; ailes assez grandes, lancéolées, velues vues au microscope, couchées horizonlalemenlel parallèlement sur le corps pendant le repos, ayant une cellule discoïdale émettant trois nervures qui atteignent le bord postérieur de l'aile; balanciers découverts; abdomen plus large que la partie postérieure du corselet, trèsconvexe en dessus, concave en dessous; les segments peu distincts; pattes de longueur moyenne. La larve est allongée, d'un gris roussàtre, marquée de trois bandes longitudinales, obscures. Elle a été observée par Carcel et décrite avec détail par Macquart, à qui la science doit un travail très-remarquable sur les Diptères du nord de la France. Cette larve vit dans le terreau d'Orme. A l'état parfait, les Vappons fréquentent les Beurs.
Vappon noir. A'a/J/'O aler, Latr.,Fabr.; Pacliygaster ater, iMeig., Dipt. d'Eur., t. m, p. 102, tab.24, fig. 17; Maci|uart, Dipt. du nord de la France; Asiliques, etc., p. 112. Son corps est noir; la trompe, les jambes et les tarses sont noits. Taille, deux lignes. Europe.
VAQUE-BATUÉ, VAQUE-PETOUSE. OIS. Noms vulgaires du Troglodyte commun.
VAQUERELLE. bot. Mauvaise dénomination française substituée par Poirel au nom A'Actinotus. y.
ACTINOTE.
VAQUETTE. bot. Nom vulgaire du Gouel maculé.
VAQUOIS. Pandanus. bot. Genre qui, par son port, se rapproche singulièrement des Palmiers, dont il s'éloigne par les parties de sa fructification, par laquelle il se rapproche des Typhinées. Cependant Robert Brown en a formé le type d'un ordre naturel nouveau, auquel il a douné le nom de Pandanées. Le genre Pandanus
peut être caractérisé de la manière suivante : les Heurs sont dioïques, disposées en chatons ; les chatons mâles sont rameux, entièrement recouverts d'étainines, sans trace de périanlhe.et dont chacune doit être considérée comme une fleur mâle. Les fleurs femelles se composent d'ovaires uniloculaires, distincts ou soiulés, réunis j sur un spadice. Ils deviennent des drupes fibreux, souvent soudés plusieurs ensemble, uniloculaires, et con- ' tenant une graine attachée par sa base à un tropbosj)erme latéral. Les espèces qui composent ce genre sont , comme on l'a déjà vu , des arbres ou des arbiisseaux ayant le port des Palmiers, c'est-à-dire un style j simple, cylindrique, formé par la base des feuilles soudées ; celles-ci sont longues, roides, linéaires, quelquefois soudées en spirale à la partie supérieure de la tige. Toutes les espèces sont originaires de l'Inde ou de la Polynésie ou des îles Australes d'Afrique. On doit à Du Petit-Thouars une Monographie des espèces qui croissent aux îles Maurice, et dont le nombie ne s'élève pas à moins de quinze.
Vaqdois odorant. Pandanus odoranlissimus , h. fils, Suppl. Son stipe s'élève à une hauteur de douze à quinze pieds ; il est simple ou (juelquefois légèrement I rameux à son sommet. Ce stipe, beaucoup plus mince dans sa partie inférieure qu'à la supérieflre, est marqué extérieurement de l'empreinte qu'ont laissée les feuilles qui se sont détachées. Ces feuilles sont réunies en faisceaux au sommet du slipe. Elles sont linéaires, très -longues, roides, résistantes, vertes, bordées de rougeàtre, disposées en spirale. Les fleurs naissent du centre des feuilles. Cet arbre croît sur le continent et dans l'archipel de l'Inde. Ses fleurs mâles répandent une odeur très-suave, et sont pour ce motif très-recherchées, surtout en Egypte où elles se vendent à un prix Irès-élevé. On plante cet arbre autour des habitations pour en faire des baies. Il est cultivé aux îles de France et de Mascareigne. On se sert de ses feuilles pour préparer des nattes, dans lesquelles on enveloppe le sucre, le café, et en général les marchandises qui nous viennent de ces deux îles.
VARAIRE. BOT. L'un des synonymes vulgaires de f^eratrum. y . Vératre.
VARAMJS. REPT. Merrem et Fitzinger ont donné ce nom à une subdivision du genre Tupinanibis; mais il importe de remarquer que le premier de ces auteurs attribue au mot yaranuswn sens beaucoup plus étendu que le premier. V. TepiNAUms.
VARUlOLE.ois. (Buffon.) Nom vulgaire du Moucherolle Tcbetrecbé.
VARE. MAU. (Gesner.) Nom d'une variété de l'Écureuil ordinaire.
VAREC OD VARECH, bot. {Hydroplixles.) Noms vulgaires qu'on donne aux plantes marines jetées sur le rivage et dont les habitants forment des tas pour fumer les terres; souvent ils les briilent pour faire de la Soude.
VARECA. BOT. Gœrtner {de Frucl., p. 290, lab. 6, tîg. 6) a décrit, sous le nom de yaieca Zeylanica, le fruit d'une plante de Ceylan formant un genre nouveau que De Candolle a placé à la suite de la famille des Passiflorées. Ce fruit est une baie uniloculaire, renfer-
mant une pulpe divisée en plusieurs cellules partielles où sont logées les graines. Les placentas sont au nombre (le trois, pariétaux et polyspermes. Ce genre est trop peu connu pour que son adoption soil définitive.
Dans le premier volume du Floia Inilica, le docleur Wallicli a publié, d'après Roxburgh, trois espèces nouvelles de fareca,%ous les noms de l'areca moluccana , lanceolata el heteroclila; mais il est douteux qu'elles appartiennent bien réellement au genre f^areca. Sprcngel a cru devoir les réunir à VHjdnocarpus , genre également fondé par Gœrtner, et qui fait partie de la famille des Flacourtianées. Dans ces plantes, le calice est à cinq folioles ou quinquéparti, la corolle est à cinq pétales; il y a cinq élamines, dont les filets sont unis à la base en un tube annulaire entourant l'ovaire.
V.4RENNEA. bot. Ortega (Decad., 5, p. 66, tab. 9) a décrit un genre de Légumineuses, sous le nom de fiborqitia, qui ne pouvait être adopté, parce que d'une part c'était une mauvaise orthograplie du nom de Viborq, au(|uel ce genre était dédié, et que, d'un autre côté, il existait déjà trois genres nommés Fiburgia par divers botanistes. De Candolle, dans ses lUémoires sur les Légumineuses, p. 494, a substitué au nom générique celai de f^urennea, et a ainsi caractérisé le genre en question : calice tubuleux-campanulé, persistant, à cin(i dents, dont les deux supérieures sont les plus larges; corolle presque papilionacée; étendard cunéiforme, écliancré ; ailes en forme de faux; carène concave au suminet, composée de deux pétales spatules ; dix étamines monadelphes, avec la gaine fendue selon Ortega, diadelplies d'après les dessins ijiédits de la Flore du Mexique; ovaire oblong, surmonté d'un style filiforme, sulmié et d'un stigmate en tèle; gousse oblongue, piano-comprimée, presque en forme de faux, renfermant une graine oblongo-réniforme, attachée au sommet de la gousse. Ce genre est placé à la suite de la famille, attendu l'incertitude des descrii)tions. On le dit néanmoins voisin du Nissulia et du Plerucarpus. Le yarennea polystachya est un arbrisseau du Mexique, à feuilles imparipinnées, composées d'un grand nombre de folioles, la supérieure (d)bordée, manquant quelquefois. Les Qcurs sont petites, blanches, disposées en une panicule composée de plusieurs grappes.
V.4RETTE. BOT. Nom substitué inutilement dans l'Encyclopédie à celui A'AilenantliOS.
VAiiGADELLE. pois. Nom que donnent les pécheurs à la jeune Saupe. A'. Bogoe.
VARGASIA. bot. Sous ce nom, Sprengel (Sysl. f^eg., 2, p. 283) a publié un genre établi eu manuscrit par Bertero, qui appartient à la famille des Malpigbiacées, et qui est ainsi caractérisé : calice quinquéfide, dépourvu de glandes; pétales presque sessiles; styles soudés à la base, réfléchis au sommet; samare ailée au sommet. Ce genre se compose de deux espèces {l^argasia glabra el f^argasia tomentosa) qui croissent à Saint-Domingue, et qui, probablement, ont étéconsidérées par les botanistes comme des espèces de Banisteria ; elles en diffèrent surtout par l'absence de glandes au calice.
VARI. MAH. Espèce du genre Maki.
VARICES. MOU. Ou donne ce nom aux bourrelets longitudinaux et persistants, qui se voient sur certaines Coquilles, tantôt épars, tantôt réguliers, et correspondant les uns aux autres à des intervalles constanis. Ils sont épars ou réguliers sur les Tritons, et irréguliers sur les Ranelles et les Rochers, y. Conchyliologie et Coquille.
VARINGA. BOT. Rumpli désigne sous ce nom le Ficus Inilica, et d'autres espèces voisines.
VARIOLAIRE. Varioluria. bot. (Lichens.) Genre établi par Persoon et adopté par presque tous les licbénograpbes. Il comprend des Lichens crustacés, dont le thallus est cartilagineux, membraneux, uniforme, et dont les apolhécies, formées par le thallus, en forme de bouton, contiennent une lame proligère dépourvue de périlhécium, comprimée, quel(|uefois peu distincte. Ces Lichens croissent sur les pierres et les écorces. Le yariolaria communia est très-fréquent en Europe; on en dislingue beaucoup de variétés. Quelques espèces croissent sur les écorces officinales, cl ont été décrites par Pries dans son bel ouvrage.
VARIOLARIA. bot. {Hypax/lées.) Le genre ainsi nommé par Bulliard, a été considéré longtemps comme le même que le genre Sphœria. Pries pense que ce dernier genre mérite d'être divisé, et que les groupes nommés par Bulliard Hxpoxylon el Fariolaria doivent être de nouveau considérés comme des genres distincts; mais le nom de F'ariolaria ayant généralement été appliqué à un genre de Lichens, il propose de donner à celui que Bulliard désignait ainsi, le nom de fraisa. V. ce mot.
VARIOLINE. jim. Delamélherie nommait ainsi le Pé- Irosilex qui forme la base de la Variolite de la Durance.
y. PtTROSILEX.
On a aussi donné le nom de Varioline à une matière colorante obtenue de l'Orseille et de quel(|ues autres Lichens; celle matière parait être une modification de la Chromule.
VARIOLITE. BiN. Nom d'une application incertaine que les minéralogistes se sont déterminés à abandonner, el (|ue Brongniarl a mieux précisé en le changeant en celui de Spiliie. V. ce mol.
VARIPUYLLIS. bot. Du Pelit-Thouars donne ce nom au ButhOfjhyUmn vaiicgatum, plante de Mascareigne, qu'il a figurée dans ses Orchidées d'Afrique, tab. 107.
VARIQUEUX, ^aricosa. MOLL. Dans ses Familles naturelles, Lalreille donne ce nom à un groupe qui correspond assez exactement à la seconde section de la famille des Canalifères, de Lamarck. Quoique l'on ne trouve que quatre genres dans la section de la famille de Lamarck, el qu'il y en ait douze de cilés dans la famille des Variqueux, de Lalreille, la similitude n'en est pas moins exacle, parce que Lalreille a admis les démembrements de ces quatre genres proposés par Montforl el Schumacher, démembrements reconnus inutiles, à tel point que le même genre se trouve reproduit trois ou quatre fois sous des dénominalions difîérenles. C'est ainsi que dans cette famille, qui dans tous les cas ne pourrait être adoplée sans réformes, sont réunis les douze genres qui suivent ; Ru-