‹ Dictionnaire classique des sciences naturellesChapitre 10 sur 65 · VI. CiRRnopoDEs. Genre : Lepas · texte numérisé non relu

VI. CiRRnopoDEs. Genre : Lepas

CONCHYLIOPTYPOLITIIES. jioll. foss. Empreintes

de Coquilles fossiles, dont le moule a disparu.

COKCIIYTES. MOLL. FOSS. Même chose que Conchites.

CONCILIUM. BOT. Synonyme de Jasione.

CONCIRRUS. POIS. Synonyme de Cirrhile tachetée.

COKCOLORE. Concol'or. Se dit d'un organe entièrement d'une même couleur.

CONCOMBRE. Cucumis. bot. L'un des genres les plus intéressants et les plus considérables de la famille des Cucuibitacées. Il se compose d'un grand nombre d'espèces annuelles, toutes exotiques ; plusieurs sont cultivées dans les jardins potagers, et donnent des fiiiils délicieux. Caractères : caiice adhérent par sa base avec l'ovaire infère, à cinq divisions recourbées; corolle monopétale régulière, campanulacée et à cinq lobes, intimement soudée et confondue par sa base avec le calice. Dans les fleurs mâles, on trouve cinq étaraines réunies en trois faisceaux, savoir ; deux faisceaux ou filets soudés, portant chacun deux anthères linéaires, recourbées trois fois sur elles-mêmes, et un faisceau formé d'une seule étamine. Au centre des fleurs mâles, on voit un tubercule charnu, trilobé, recouvert par les étamines. Dans les Heurs femelles, le style est court, surmonté par trois gros stigmates, ordinairement bilobés. Le fruit est une péponide de forme et

de consistance variables, ordinairement relevée de cotes plus ou moins nombreuses, tantôt entièrement cliarnue, tantôt plus ou moins dure et coriace à l'extérieur : tels sont les caractères du genre Concombre. Il se rapproche beaucoup du genre Courge, Cucurbila, dont il ne diffère guère que par sa corolle campanulée, qui est étalée et comme rosacée dans ce dernier genre.

CoivcoMBRE CULTIVÉ. Cucumis sotivus , Lin. Cette espèce s'étale sur la terre. Sa lige est fort longue, rameuse, cylindrique, très-rude au toucher, ainsi que ses feuilles qui sont pétiolées, échancrées en cœur àleur base , découpées en cinq lobes aigus et inégaux. De l'aisselle des feuilles naissent de longues vrilles simples, tordues en spirale. Les Heurs sont monoïques ; les mâles, plus nombreuses que les femelles, ont le calice campanule, velu, à cinq divisions linéaires et réfléchies; la corolle campanulée, à cinq lobes acuminés à leur sommet. Dans les fleurs femelles, l'ovaire est très-allongé, hérissé de piquants très-rudes. La corolle ofl're la même forme. Les fruits sont allongés, obtus à leurs deux extrémités, ayant leur surface lisse ou hérissée, tantôt blanche, tantôt verte, tantôt jaune, suivant les variétés. Ce Concombre est originaire d'Orient. Ses fruits forment un aliment assez agréable. Ils sont peu nourrissants, fort aqueux, et d'un goût peu prononcé. Ordinairement on les fait cuiic et on les assaisonne de différentes manières. Quelquefois on les mange crus, après les avoir coupés par tranches minces, que l'on arrose avec du vinaigre. Cette plante présente plusieurs variétés qui tiennent à leur forme, à leur grosseur et à leur couleur : tels sont le Concombre blanc, dont la peau est blanchâtre et lisse, et que l'on estime beaucoup â Paris; le Jaune, qui a la peau d'un jaune plus ou moins \ntense;ie vert petit, connu surtout sous le nom de Cornichons, et dont on confit les fruits au vinaigre; le Concombre de liiissie, qui est fort petit, presque rond, et dont les fruits sont groupés par bouquets; c'est la variété la plus hàlive.

La culture du Concombre diffère peu de celle du Melon. Les graines doivent être semées au commencement de mars, sur des couches à Melon; on repique les jeunes pieds en avril sur des couches sourdes, ou bien on les met en pleine terre , au commencement de mai , dans des trous que l'on a eu soin de remplir de bon terreau. Les graines de Concombre peuvent se conserver pendant huit à dix ans sans se détériorer.

Concombre Melon. Cucumis Melo , L. Originaire des contrées les plus chaudes de l'Asie , le Melon est cultivé en Europe depuis un temps immémorial. Ses feuilles sont grandes, à lobes arrondis et peu profonds; ses fruits sont gros, globuleux ou ovoïdes, ayant la chair rougeâtre, fondante, sucrée et d'un . goût agréable. Les Melons sont fort recherchés et font l'ornement des repas. Aussi leur culture est- elle fort étendue et pratiquée avec un soin particulier. Le nombre des variétés qu'elle a produites est extrêmement considérable. On peut les rapporter à trois races principales qui ont pour types ; le Melon Maraîcher ou galeux, le Cantaloup et le Melon de Malte. Les variétés du Melon Maraîcher sont faciles à rc-

connaître à leur surface qui est grisàlre, crevassée et rugueuse. Elles manquent en généra! de côtes et sont peu esliuiics. On dislingue surtout parmi elles : le Suciin Je Tours, dont la cliair est rouge, ferme et très-sucrée; le Melon tle Hoiifleiir, qui est allongé, d'une grosseur très -considérable, très- fondant et d'un l)on goût. Les Melons Cantaloups sont sans contredit les plus estimés et les plus délicats. On les reconnaît à leurs côtes très-sailbnles, séparées par des sillons profonds, à leur surface qui est verte, jaune ou quelquefois d'un brun i)lus ou moins intense, et trèsinégale. Leur chair est fort épaisse; mais il n'y a guère que leur moitié interne qui soit tendre et bonne à manger. On distingue parmi les meilleures variétés : le petit et le grand Prescott, la Boule de Siam, le Fin hàlif, etc. Les Melons de Malte, qui forment la troisième race, se distinguent par leur peau fine, peu épaisse et lisse. Leur chair est blanche ou rouge, suivant les variétés (|ui sont peu nombreuses.

Dans les provinces du Midi et même du centre de la France, les Melons n'exigent pas beaucoup de soins de la part du cultivateur. On les sème en plein champ, après avoir bien préparé et surlout bien fumé la place qu'ils doivent occuper, et là ils mûrissent leurs fruits; mais à Paris, et plus au nord, la culture des Melons est fort dispendieuse. 11 faut semer les graines à la fin de janvier ou au commencement de février, sous châssis ou dans des bâches convenablement chaudes. Pour cela, on enterre des pots d'environ quatre pouces d'ouverture, remplis de terreau bien consommé et dans lesquels ou place une ou quelquefois deux graines. (Juand les graines sont levées, on les accoutume graduellement au jour et à la température extérieure, en enlevant les paillassons et en soulevant légèrement les châssis dans les beaux jours, et surtout quand le soleil luit. 11 est inutile de prévenir que, lorsque le froid est trop vif et pendant la nuit, les paillassons, qui couvrent les châssis, ne doivent pas être enlevés. A l'époque où la jeune plante a déjà poussé deux feuilles, sans compter les deux cotylédons ou feuilles séminales, on pince le bourgeon terminal, opération qui favorise le développement des bourgeons latéraux, sur lesquels les fleurs se développent principalement. C'est alors le temps de mettre en place les jeunes plants. A cet effet, on prépare une couche inclinée vers le midi, pleine de terreau, mélangée d'environ un sixième de terre franche, et recouverte de châssis; on place les jeunes plants sans les démotter, de manière à laisser entre eux un espace convenable, pour que leurs ramifications puissent se développer facilement. Tant que le froid ne permet pas de les exposer à l'air, on les recouvre des châssis que l'on ouvre plus fréquemment, à mesure que le lem|)s devient plus doux et les jeunes plants plus vigoureux. EnBn, on les découvre entièrement, lorsque l'on n'a plus à redouter les gelées. On a soin d'arroser convenablement jusqu'à la parfaite maturité des fruits, et de retrancher les branches gourmandes ou les Heurs mâles surabondantes, (|ui fatiguent inutilement le sujet. Lorsque les fiuits approchent de leur maturité, on les soulève, on les place sur une tuile ou sur un morceau de planche. Ce procédé a l'avantage de permettre la

libre circulation de l'air tout autour du fruit, et de faciliter sa maturation.

Lorsque l'on veut manger les Melons six semaines ou deux mois plus lard, on s'évite beaucoup de soins et de dépenses. On sème en avril sous châssis ou simplement sur couche bien préparée, et l'on recouvre d'une cloche chaque place où l'on a semé une graine. On recouvre les cloches de paille ou de paillassons pendant les nuits froides. On donne fréquemment de Pair; et enlîn on enlève les cloches quand la chaleur permet d'exposer les jeunes plantes à l'air libre. Ce procédé, beaucoup moins dispendieux, donne des fruits incomparablement plus savoureux.

CoscoMBRE Coloquinte. Cucumis Colocynlhisyh. , vulgairement Concombre amer. L'Asie septentrionale est la pairie de celle plante. On la trouve également dans les îles de l'Archipel. Elle est annuelle, et présente une tige herbacée, couchée à terre ou s'élevant sur les corps voisins, au moyen des vrilles nombreuses, qui naissent sur les côles de ses feuilles; celte tige est charnue, cassante, cylindrique, et porte des feuilles alternes, subréniforraes, aiguës, pubcscentes, à cinq lobes dentés et aigus. Aux fleurs femelles succèdent des fruits globuleux, jaunes, de la grosseur d'une Orange, glabres et recouverts d'une écorce dure, coriace, assez mince, renfermant une pulpe blanche et spongieuse, da ns hKiuelle on trouve des graines nombreuses, ovales , comprimées et blanches. Celle pulpe et ces graines sont d'une amertume excessive. On en fait usage comme d'un médicament violemment purgatif. La Coloquinte du commerce est le fruit dépouillé de son enveloppe crustacée. Elle est en masses blanches etspongieuses. Son excessive amertume provient de la résine qu'elle contient. C'est un drastique très-violent, que l'on ne doit administrer ((u'avec de grandes précautions, et à fort petites doses.

Les jardiniers nomment vulgairement :

Concombre de Carême, une variété de Courge.

CoîicoMBRE D'nivER OU de Malte, des variétés de Giraumonl.

Concombre 4bx Anes, le Momordica Elaterium.

On appelle aussi Concombre sauvage, le Melolltria pendilla.

CONCOMBUE. MOLi. Nom vulgaire du Foliita glabella, qui est devenu le type du genre Marginelle, de Lamarck.

CONCOMBRES DE MER.ÉCHiN Plusieurs Ilololhuries et quelques autres Échinodermes, de forme allongée, sont ainsi nommés par les marins et les pêcheursde nos côtes.

CONCOMBRES PÉTRIFIÉS, échin. ross. Ce sont des pointes d'Oursins et des Alcyons fossiles.

CONCRÉTIONNÉ. min. On appelle Concrélionnée, dans les minéraux, la forme qui résulte d'un dépôt occasionné par des infiltrations. Ce sont presque toujours des couches concentriques, <iuelquefois accidentellement colorées, qui se superposent et donnent naissance à des protubérances plus ou moins étendues, nombreuses et variées.

CONCKÉTIONS. min. zool. bot. Toute substance solide, irrégulière, formée dans des milieux moinsdenses,

io

de particules qui se sont agglomérées plus ou moins lentement, a reçu le nom de Concrétion. On en rencontre dans les trois règnes; mais l'acception de ce mot n'est pas toujours la même. En minéralogie, par exemple, tantôt on nomme Concrétion une substance pierreuse et saline, dont la structure en couches parallèles, s'emboîtant les unes dans les autres, indique une formation lente et successive; ce n'est qu'un état différent du même corps. Ce cas est très-fréquent : les Stalactites, les Stalagmites, sont des Concrétions de Chaux carbonatée ou sulfatée; toutes les variétés de Minéraux, dites concrélionnées, se rangent aussi sous cette même manière de voir. Les minéralogistes entendent encore par Concrétions les nodules ou parties grossièrement arrondies, que l'on rencontre dans l'intérieur de certaines roches ou de terrains calcaires, schisteux et argileux. Leur consistance est toujours plus grande que celle de ces terrains; leur composition souvent dissemblable, et les formes bizarres qu'elles affectent quelquefois, les ont fait distinguer par des noms tirés des objets avec lesquels on a voulu leur trouver de la ressemblance.

Les animaux, de leur côté, n'offrent malheureusement que trop d'exemples de Concrétions. Comme ce sont des corps entièrement inorganiques et inertes, loin d'être essentiels à la vie, leur présence est presque toujours funeste; elle indique d'ailleurs une précession de phénomènes morbides, qui ont plus ou moins lésé les organes. Tels sont les calculs biliaires, arthritiques, etc. Celle classe de Concrétions est très-nombreuse ; non-seulement les calculs diffèrent entre eux par l'organe où ils sont logés^ mais encore leur nature varie singulièrement, dans le même organe ; ainsi les calculs vésicaux, par exemple, sont Irès-diversifiés, chimiquement parlant, quoiqu'ils se présentent tous sous forme concrétionnée. Les viscères de certains animaux contiennent quelquefois des Concrétions auxquelles on attribuait jadis de merveilleuses propriétés, et que l'on nommait Bézoards. On a aussi appliqué la dénomination d'Egagropiles à celles dont la formation était due à des subtances ingérées parmi les aliments des animaux, et qui constituaient de véritables masses agglomérées.

Dans le règne végétal, les Concrétions sont plus rares; cela tient probablement à la simplicité et à l'uniformité de leurs sucs alimentaires. Cependant on en a observé de bien singulières et dont il est difficile de concevoir la formation. Telles sont, par exemple, les Concrétions siliceuses du Bambou et d'autres Graminées. Dans la charpente toute calcaire de quelques plantesaquatiques, comme celle de certains dliara qui, selon Théodore de Saussure, contiennent 74 pour 100 de Carbonate de Chaux, ne peut-on pas aussi voir une sorte de Concrétion ? Ce sont, en effet, de même que les calculs animaux, des corps produits par des dépôts successifs de molécules inorganiques et qui tendent à la désorganisation complète de l'individu.

CONDALIE. Condalia. bot. L'absence des pétales et l'unité de style ont été les motifs qui ont engagé Cavanilles à établir ce genre rapporté aux Jujubiers par Orléjîa , quoique ceux-ci aient tous des pétales et vin

double style. Si l'on conserve ce genre, il doit être placé parmi lesRharanées et dans la Pentangrie Monogynie; ses Heurs sont néanmoins assez souvent tétrandres , mais ses affinités avec les Rhamnus empêchent de l'en éloigner, quel que soit le système adopté. Il se compose d'une seule espèce, Condalia microphxUa {Cav. Icon. T. VI, p. 16, t. 525) ou Ziziphus myrtoides, Ortéga. C'est un arbuste épineux , indigène du Chili. — Ruiz et Pavon ont aussi établi un genre sous le même nom, mais qui est identique avec le Coccocypsile.

CONDAMINÉE.Co«(/a/«inea. BOT. Genre de la famille des Rubiacées, auquel De Candolle donne pour caractères ; un calice décidu, à cinq divisions, dont le tube est campanulato-cyalhiforme; une corolle infundibulaire, à tube faiblement recourbé, un peu plus long que le calice, à gorge dilatée, à limbe divisé en cinq lobes ovales, aigus, ouverts, un peu plus épais à la pointe; étamines insérées au-dessus du milieu de la gorge de la corolle, à filaments plus courts qu'elle, à anthères oblongues-linéaires, bifides à leur base, atteignant la hauteur de la corolle; stigmate bilobé; capsule turbinée, un peu comprimée, tronquée, ombiliquée, biloculaire; semences petites et cunéiformes. Les cinq espèces composant actuellement ce genre, sont toutes des arbrisseaux à feuilles opposées, à inflorescence en corymbe terminal, et qui ont le Pérou pour patrie.

CONDEA. BOT. PHAPf. (Adanson.) Synonyme de Salureia Americana, Poir. F. Sariette.

CONDENSATION, chim. min. Phénomène du rapprochement des molécules des corps, qui s'opère presque toujours au moyen d'un abaissement de température.

CONDOMA. MAJi. Espèce du genre Antilope.

CONDOR. OIS. Espèce du genre Catharte. y. ce mot.

CONUORl ou CONDOUMANI. bot. Synonyme de Adenantliera.

CONDOUS. MAM. F. CONDOMA.

CONDRACHANTE. I«IEST. V. Chowdracoante.

CONDRILLE. Cliondnlla. bot. F. Chondrille.

CONDRIS oc CHONDRIS. bot. Synonyme de Marrubiuni Pseiido-Diclamnus.

C0^DR0D1TE oc CHONDRODITE. min. Brucite des Américains. Nom donné par Berzélius, à une substance qui ne s'est encore présentée que sous la forme de grains jaunes ou brunâtres, à texture lamelleuse, disséminés dans une gangue calcaire. Ce savant la regarde, d'après l'analyse qu'il en a faite , comme un Silicate de Magnésie, pénétré d'Oxyde de Fer-Hauy lui assigne pour forme primitive un prisme retTtangulaire, dont la base est oblique, et repose sur une arêle horizontale, en faisant avec le pan adjacent un angle de 112 d. 12'. Sa pesanteur spécifique est de 3,2. Elle a un degré de dureté suffisant pour rayer le verre. Elle est infusible sur le charbon ; l'action de la chaleur lui fait perdre seulement sa couleur et la rend opaque. Elle fond avec le Borax en un verre transparent et légèrement coloré. Ce Minéral a été d'abord découvert à New- Jersey, aux Élats-tUiis. dans le Calcaire lamellaire, qui renferme le Graphite; il y est disséminé en petites masses arrondies et jaunâtres, que les minéralogistes du pays prirent pour une variété de Titane silicéo-calcaire. La ' même substance a été retrouvée depuis en Finlande,

dans la gangue de la Pargasile, et à Akcr en Sudermanie, dans un Calcaire laminaire. La Condrodile de Edcn, dans le New-Yorck, analysée par Thompson, lui a donné : silice 30; magnésie 5S; peroxyde de fer 4; acidefluoriqHe4; eau 1. C'est-à-dire 1 atome de fluate de magnésie clO atomes de silicate de magnésie.

CONDUCTEUR BU REQUIN et CONDUCTEUR DE L'jïGLEFIN. pois. Synonymes vulgaires de Gade et de Ccnlronole.

CONDUPLICATIF ET CON DUPLIQUE. C'OH(/Kp/ica/us. BOT. C'est-à-dire plié dans le sens de la longueur; se dit des feuilles ou de tout autre organe dont deu.x faces se placent l'une à coté de l'autre sans, néanmoins, s'embrasser.

CO.NDUR. OIS. Même chose que Condor.

CONDUni. BUT. Nom vulgaire de la Graine de VJbriis precatorius, L.

CONDURITE. MIN. Substance d'un brun noirâtre, passant au bleuâtre; cassure largement concboïde, tendre, lecevant le poli sous l'ongle. Composition : acide arsenieux 2G; oxyde de cuivre 61; soufre 3; arsenic 1 ,5 ; eau 8,5. Trouvée dans la raine de Audurow, en Cornwall.

CONDYLE. zooL. K. Squelette et Os.

CONDYLOCARPE. Condylocarptts. bot. Desfonlaines (Mém. du Mus. vol. 2) a établi ce genre dans la famille des Apocynées; il est extrêmement rapproché du genre Echilcs dont il diffère seulement par son fruit. Le Condtlocarpe de ia Guiane, Condylocarpiis Giiianneiisis, Desf. (Mém. du Mus. vol. -8), est un arbrisseau dont la tige est ligneuse, les rameaux flexibles, noueux à la naissance des feuilles, très-légèrement siriés et tuberculeux. Ses feuilles sont ternées, elliptiques, lancéolées, entières, lisses et persistantes, portées sur des pétioles grêles, longs de quatre à cinq lignes. On ne connaît point encore ses Heurs. Le fruit se compose de deux follicules, dont un avorte quelquefois; ils sont formés chacun de trois ou quatre lobes oblongs, aplatis, un peu épais, articulés les uns à la suite des autres, rétrécis au point de jonction, longs d'un pouce ou plus, sur quatre à cinq lignes de largeur. Ils restent indéhiscents et se séparent les uns des autres, à l'époque de leur maturité; chacun d'eux renferme une seule graine, allongée et sans aigrette.

CONDYLOPES. zooL. Nom formé de deux mots grecs qui signifient nœud et pied, et sous lequel Latreille (Mém. du Mus. d'Hist. nat. T. viii, p. 169) propose de désigner les animaux articulés, à pieds articulés, ou les Insectes de Linné, qui comprennent trois classes : les Crustacés, les Arachnides et les Insectes, f^. Articblés.

CONDYLURE. mvm. Genre de Carnassiers insectivores, caractéiisé par six incisives en haut, dont les deux intermédiaires, très -larges, garnissent tout le bord de la mâchoire et sont creusées en cuiller, à tranchant un peu oblique; les deux incisives latérales, longues et coniques, ressemblent à des canines; quatre incisives en bas, aplaties, inclinées en avant et en forme de cuiller; trois fausses molaires coniques en haut, suivies de quatre vraies molaires formées chacune de deux replis d'émail, dessinant deux tubercules aigus sur le côté interne, et une gouttière sur le côté

externe ; il y a un talon évidé à la base interne de ces quatre dents qui vont en augmenlaut de volume jusqu'à la troisième; la quatrième et dernière est moindre que celle qui la précède; il y a en bas cinq fausses molaires à plusieurs lobes , dont la première, qui est de beaucoup plus grande, a trois lobes, ainsi que la seconde où le lobe postérieur est le plus apparent; la troisième a quatre lobes, la quatrième est presque semblable à la troisième, et la cinquième ne diffère de la quatrième que par sa largeur qui égale presque celle de la première vraie molaire; enfin les trois vraies molaires inférieures résultent aussi de deux replis d'émail dont les côtés se dessinent à l'opposite de ceux d'en haut. Il n'y a pas d'oreille extérieure; les yeux sont très-petits; les pieds de devant, courts et larges, ont cinq doigts avec de t()rts ongles propres à fouir; les pieds de derrière, très-grêles, ont aussi cinq doigts. Ce genre parait propre à l'Amérique septentrionale.

CoNDVLURE A MUSEAU ETOILE. Coiidylura cristala, Buff., Suppl., t. vi,fig. 57. Reconnaissable au premier coup d'oeil, par les nombreuses nodosités de la queue et le disque rayonné qui termine son museau. Ce long museau est supporté par un axe osseux, analogue à l'os du boutoir des Cochons. Les narines s'ouvrent au centre du disque dont les bords sont découpés en languettes cartilagineuses, de couleur rose, mobiles et à surfaces granulées, au nombre de vingt. Les deux languettes d'en haut et les quatre d'en bas, qui sont en I dessus ou le plus près de la ligne médiane, sont un peu plus saillantes que les autres. Les pattes représentent I de petites mains larges, nues, écailleuses, à tranchant inférieur bien moins mMqué que dans la Taupe. Les I ongles sont bien moins forts qu'à la Taupe, mais plus longs. Les pieds de derrière, au contraire de ce qui existe dans les Taupes, la Chrysochlore , les Scalopes, j sont plus grands d'un tiers que ceux de devant ; les I doigts en sont divisés profondément. Toutes les phalanges sont libres, tandis qu'aux pieds de devant une palmure correspond à la phalange métacarpienne. Le i bord interne du pied est garni d'une large écaille mem- ( braneuse et mince. La queue est remarquable par des j replis Iransverses, correspondant à chaque vertèbre, mais dont les intervalles ne sont pas renlîés en nodo- I sites, comme le représente la figuie de Buffon. Les intervalles de ces replis donçcnt naissance à des poils plus rares et plus longs que ceux du reste du corps. Le pelage est un peu moins fin que celui de la Taupe, mais de la même couleur. Les moustaches ne proéminent pas de côté, mais se dirigent toutes parallèlement en avant. On voit plutôt la place des yeux, indiquée par : les poils îlu sourcil que par les yeux eux-mêmes. Le tranchant extérieur de la,inain est bordé d'une rangée de poils roides. Enfin cet animal n'a pas la physionomie lourde de la Taupe ; c'est plutôt la figure d'un ' Rat. Sa queue est le tiers ou la moitié de la longueur 1 du corps qui a quatre pouces. 11 n'est pas probable que j le Condylure étoile se serve de son museau pour fouir. Ses taupinières sont peu nombreuses et assez petites. Ses habitudes sont inconnues.

I CONDYLIBB A LONGLE QUEUE. COIldxltHa lOligiCOU-

data, Erxlebeu, Encyc, pi. 28, f. 5, Boddaerl, Elencli.

Animal, Sp. 2. Pas de crêtes nasales; queue aussi longue que la moitié du corps; mains antérieures larges et conformées comme celles de la Taupe d'Europe; pieds de derrière écailleux et parsemés de poils rares et courts; les doigts en sont longs et grêles. C'est le Loiig-Tailed mille de Pennant, Syn. Ouadrup.,n»244, tab. 18, f. 2. On ignore ses habitudes : il habite aussi l'Amérique septentrionale.

CONE. Comis. uoli. Genre fort nombreux en espèces, la plupart très-belles, et fondé sur les caractères suivants : coquille turbinée ou en cône renversé, roulée sur elle-même; ouverture longitudinale, étroite, non dentée, versante à sa base. Animal : tête cylindrique, surmontée de deux tentacules oculés près du sommet; manteau petit, sortant par l'échancrure de la coquille, sous forme d'un siphon placé au-dessus du cou ; pied petit, elliptique, portant à son extrémité postérieure un très-petit opercule que l'on peut dire rudinientaire.

Les Cônes se rencontrent ordinairement sur les fonds de sable, à une profondeur de dix ou douze brasses, dans les mers des pays chauds où ils sont plus abondants que partout ailleurs. Pour obtenir leur coquille en bon état, il faut tâcher de les avoir pendant la vie de l'animal; ils sont alors revêtus à l'extérieurde cette croûte nomméei9;oprfew(er, et qui, étant enlevée, laisse voir au-dessous les couleurs vives et brillantes qui caractérisent ce beau genre. Lamarck, pour faciliter la distinction des espèces, les a séparées en deux coupes : 1» les Cônes dont la spire est couronnée de tubercules plus ou moins saillants ; 2" ceux qui ont la spire nou couronnée. Les espèces les plus remarquables sont :

t Coquilles dont la spire est couronnée.

CÔNE Dauier. Conus marmoreus. Sur un fond d'un beau noir,ilprésentc des tachesblanches,biendistinctes et triangulaires. C'est le JRhombus cylindro-pyramidalis de Lisler {Synopsis, t. 787, fig. 39); le Cylindrus indiens de iîonanni (Recréât., p. 128, fig. 123). D'Argenville l'a nommé le vrai Tigre {pi. IFI, fig. 0); il est bien figuré par Martini [Conchyl. 2, t. 62, fig. 685) et dans l'Encyclopédie (pi. 517, fig. 5), où sont figurées plusieurs variétés. Des mers d'Asie.

CÔNE CÉDONniii. Conus Cedonulli ; CedonnlliJmiralis, L. Il offre, sur le milieu du dernier tour, deux bandes transverses et composées de taches irrégulières blanches, circonscrites de brun; de plus, outre les lignes ponctuées, on remarque quatre cordonnets perlés, dont un au-dessus des bandes et trois en-dessous. Celte Coquille est figurée dans la Conchyliologie de D'Argenville (Append., pi. 1, fig. S), dans Favanne (pi. 16, fig. d, 5, D, 8) et dans l'Encyclopédie (pi. 316, f. 1). Les variétés, au nombre de huit, sont nommées par Bruguière dans l'Encyclopédie et par Lamarck (Hist. des Anim. sans vert., tom. vu, pi. 447, n» 11) : 1» CedonuUi Mappa (Encycl., pi . 516, fig. 7) : 2» Cèdonulli Curassaviensis (ibid., fig. 4); 5» CedonuUi Trinilarius (ibid., fig. 2); 4" CedonuUi Martinicanus (ibid., fig. 3); 5» CedonuUi Dominicanus (ibid., fig. 8); 6» CedonuUi Suritiamensis (ibid., fig. 9) ; 7o CedonuUi Granadensis (ibid., fig. 5); 8» CedonuUi Caracanus (ibid., fig. 6). Des mers de l'Américiue méridionale.

Càes PIQURE DE Mouche. Conus arenalus. Celui-ci, sur un fond blanc, présente une multitude de points bruns ou rougeâtres parsemés irrégulièrement sur toute la surface. C'est encore un Rhombus cylindro-pyramidalis de Lister (Synops., t. 761, fig. 10). Rumph l'a nommé Fotula arenata minor(Thes., t. 33, fig. a, a), et Linné Conus Stercus Muscarum. Il l'a confondu avec des espèces voisines, car il ne le distingue que comme variété ordinairement couronnée. Ce Cône est bien figuré dans Favanne (Conch., p. 495, pi. 15, f. 2) et dans l'Encyc. (pi. 320, fig. 6). Il présente deux variétés, d'après Bruguière et Lamarck : la première prise dans des individus plus petits, qui offrent à leur surface des points plus petits et plus rapprochés. La seconde est toute granuleuse; elle a une forme différente et pourrait bien être une espèce distincte. Toutes deux sont figurées dans l'Encyclopédie (pi. 320, fig. 3 et 4) parmi les Cônes couronnés.

CÔNE CROISE, Conus decussatus. Espèce fossile, découverte aux environs de Paris par Deshayes. Ce Cône, long d'un pouce neuf lignes , outre qu'il présente une spire bien élagée et élégamment couronnée, ce qui ne s'était pas encore remarqué parmi les espèces des environs de Paris, offre, surtout dans les jeunes individus, toute sa surface chargée de stries transverses, élevées, qui sont croisées par d'autres descendant perpendiculairement et deux par deux de chaque tubercule.

tt Coquilles dont la spire n'est pas couronnée.

CÔNE Tigre. Conus millepunclalus. Ce Cône est pour ainsi dire le géant du genre. Sa coquille, épaisse et pesante, présente, sur un fond blanc, un grand nombre de points disposés par lignes parallèles. Ces points varient, quant à la forme, à l'élendue, au nombre et à la couleur, ce qui a fait établir plusieurs variétés. Il est à noter que, dans cette espèce, les taches sur la spire sont plus grandes que les autres. La spire est elle-même assez aplatie, obtuse, et tous ses tours sont légèrement canaliculés. Parmi les variétés, l'une a les taches brunes,semi-lunaires ; une autre, sur un fond rougeâtre, a des taches serrées, quadrangulaires, et des rangées de points interposées; une quatrième enfin a des taches fauves et ovales. Toutes ces variétés sont figurées dans l'Encyclopédie (pi. 525, fig. 5, 3, 2, et pi. 324, fig. 3, A). Dans l'océan Indien.

COKE Amiral. Conus Amimlis. C'est encore une de ces Coquilles, que ses belles couleurs et ses variétés font rechercher avec empressement. Celte espèce, en effet, rivalise pour la rareté et la beauté avec le Cône CedonuUi. Linné l'a nommée Conus Jmiralis; mais Rumph lui avait donné le nom d'Architalassus primus. Tous les auteurs, depuis Linné, lui ont conservé le nom d'Amiral, et l'on a désigné les variétés d'après le nombre des bandes ; c'est ce que firent Born (Ind. Mus. Cœsar., p. 154 et 145, Tab. Min., fig. 6), Favanne (Conchyl., t. II, p. 570, pi. 17, fig. j, 1), Bruguière (Encyc, p. 658, no 57, pi. 328, fig. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8,9), et Lamarck (Anim. sans vert., t. vu, p. 473, n» 69). Ce Cône, sur un fond jaune fauve, est parsemé de taches triangulaires blanc de lait; le fond est interrompu par un plus grand nombre de bandes finement réticulées et d'un jaune citron, peu foncé. Quelques variétés sont chargées

de granulations comme chagrinées, ce qui les /end plus remarquables. Des mers du Sud.

CôSE STRIÉ. Contis slrialus, Lamk. Bruç. (Encycl. pi. 343, fig. 1, 3 et 4), rolutatigrina, Rumph (Thés., lai). 31, fig. p), le Mêla, Adanson (pi. 6. fig. 2), l'Écorchtï. D'Argenville (Concliyl., S» édit., pi. 13, lîg. c), et Favanne (Conchyl., pi. 19, fig. n). Cette belle Coquille, qui n'est pas rare, est finement striée en travers sur toute sa surface; elle est blanche, rosée, avec des taches irrégulières, brunes ou fauves, plus ou moins grandes. CONK. Conus. bot. Dans les Pins, les Cèdres, les Sapins, etc., les Beurs femelles sont placées à l'aisselle d'écaillés persistantes, ordinairement disposées en forme coni(|ue. C'est à cette espèce d'inflorescence que l'on a donné le nom de Cône ou de Strobile; de là le nom de Conifères, donné aux Végétaux qui offrent ce mode particulier d'inflorescence. Cette disposition des fleurs n'est pas un caractère uniquement réservé aux Conifères proprement dites, c'est-à-dire à cette famille intéressante de végétaux dont les Pins, les Sapins, les Cèdres et les Mélèsessout les modèles; on l'observe aussi dans quelques autres arbres appartenant à d'autres familles, et en particulier dans l'Aune et le Bouleau dont le fruit est un véritable Cône. Il y a plus; quelques arbres, appartenant à la famille des Conifères, par l'ensemble de tous leurs autres caractères, n'offrent pas ce mode d'intlorescence ; tels sont par exemple l'If , le Genévrier, le Gincko et plusieurs autres. F. Cosifêres. COKE-DOU OB CONE DORÉ. bot. Ce nom, emprunté de Tournefort, a été donné, par Paulet, ù divers Champignons qu'il regarde comme des variétés d'une même espèce, en y ajoutant des épithètes non moins impropres.

CONÉINE. BOT. Synonyme deCicutine.

CO.NEl'ATE ET CONOPALT.MAM. Variétésde la Mouffette Zorille, dont l'une a six raies blanches sur le dos, et l'autre deux.

CONESSl. BOT. y. Co:»ASSi.

CONFANOiN. BOT. Syn. ancien de Pavot Coquelicot. CONFERVACÉES. Con/ervaceœ. bot. Dans ses Commentationes Botanicœ (Tournay , 1823) Dumorlier a créé cette famille de plantes Cryptogames; elle est formée d'Algues granulines, offrant pour caractères : des frondes filamenteuses, libres et non contenues dans une masse gélatineuse. Les filaments, simples et articulés, ne se réunissent point par copulation. Dumortier U'avait admis d'abord dans cette famille que le seul genre Conferra; depuis, dans son analyse des familles des plantes, publiée également à Tournay, en 1829, il a joint au Conferia le genre Lemanea de Bory (Annal, du Muséum, tome xii, p. 177).

Endlicher, dans son Oewera /)/a«/ari«»»( décembre 1«.)G), adopte une famille de Confervacées, dans la classe des Algues, et lui donne pour caractères : filaments articulés, libres ou réticulés, simples ou rameux. 11 divise cette famille en cinq tribus qu'il caractérise ainsi :

I. LEPToaiTÉES. ip/)/o?«/7ero. Filaments arachnoïdes, hyalins, confusément articulés. Cette tribu ne comprend que deux genres.

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