COUPEROSES BLANCHE. BLEUE OD VERTE. MW
Noms vulgaires qui correspondent à ceux de Zinc, de Cuivre et de Fer sulfatés. F. ces différents mots.
COUPET. MOLi.. Syn. vulgaire de Cône hébraïque.
COUI'EUR-D'E.AU. ois. F. Bec-ei^-Ciseaux.
COUPl. BOT. F. COCÉPI.
COUPOUl. BOT. Aublet a décrit, sous le nom de Coupoiti aqiiatica (Cuian., Supp. pi. 16, 1.-377), un arbre originaire de la Guiane dont le fruit seulement est connu , et qui paraît se rapprocher de la famille des
Myrtacées. Ses feuilles sont pétiolées.obovales, aiguës, échancrées en cœur à leur base et très -grandes. Les fruits sont ovoïdes, de la grosseur d'un Citron, couronnés par les cinq lobes du calice; ils contiennent une seule amande.
COl'QUELOURDE.BOT. F. Cooiieiodrde.
COURAQUET. OIS. Syn. vulgaire de Sylvie Rousserolle.
COURATARI. Courataria. bot. Le grand et bel arbre décrit et figuré par Aublet (Guian.,724. t. 290) sous le nom de Courataria Guianeiisis, a ses rameaux étalés, ses feuilles alternes, pendantes, courtemeni péliolées, elliptiques, acuminées, très -entières, parfaitement glabres, longues d'environ quatre à cinq pouces, et larges de deux à trois, un peu coriaces, ayant les nervures latérales très-rapprocbées, dépourvues de stipules. Les fleurs sont grandes, d'un blanc agréablement lavé de pourpre et formant des épis axillaires plus courts que les feuilles. Chaque Heur est brièvement pédonculée et articulée vers la base de son pédoncule. Le calice est court, turbiné inférieurement, à six divisions très-profondes, aigués et persistantes. La corolle, beaucoup plus grande et presque étalée, se compose de six pétales un peu inégaux, arrondis, très-obtus, soudés ensemble à leur base par les filets staminaux et semblant former une corolle monopélale rotacée. Les étamines sont fort nombreuses, leurs filets se réunissent pour constituer un androphore concave, pétaloïde, décliné, un peu plus long que les pétales, et dont la face supérieure ou concave est chargée d'anthères. Cet organe est généralement décrit comme un nectaire. L'ovaire est semi-infère, déprimé, et se termine par un style simple et assez court. Le fruit offre une forme et une structure extrêmement singulières. C'est une capsule ligneuse, oblongue, évasée et presque campaniforme, tronquée à son sommet, quelquefois à trois angles obtus, peu marqués. Ses parois sont parsemées de points blanchâtres. Elle est fermée supérieurement par une sorte d'opercule circulaire qui se prolonge, dans sa partie interne ou inférieure, en une columelle ou axe central, triangulaire, manjué de trois dépressions longitudinales, lequel se prolonge jusqu'au fond de la capsule. Les graines, au nombre de huit à douze, sont oblongucs, aplaties, membraneuses sur leurs bords. Elles contiennent un embryon recourbé, ayant la radicule longue, cylindri<iue et appliquée sur la face d'un des cotylédons qui sont minces, foliacés et chiffonnés. Le Couralari a les i)lus grands rapports avec les espèces du genre Lecylhis, et pourrait même leur être réuni. Néanmoins, il en dilïère par la forme de son fruit, ses graines membraneuses, attachées au fond de la capsule, et par la structure de son embryon. S'-llilaire a proposé de le placer dans sa famille des Nandhirobées, ù cause de l'analogie que présentent ses fruits avec ceux du l'evillea et du Zannonia que quelques auteurs ont fait le type de la nouvelle famille.
COURATOUN. OIS. Synonyme d'OEdicnème criard.
COUUBAUIL. noT. Espèce du genre llyménée.
COURBAS, COURBATAS, COURBE.iU. ois. Syn. vulgaires de Corbeau.
COURBINE. ois. Synonyme vulgaire dcCorbine.
cou
COURCHO. INS. Nom que l'on donne au Ver-à-soie qui se change en Chrysalide, sans filer de cocon.
COURDI. BOT. V. COCRONDI.
COUREJHOLO. BOT. Syn. vnlg. de Liseron commun.
COURKLIOU. OIS. Synonyme de Courlis.
COURESSE. REPT. Espèce du genre Couleuvre.
COUREUR. Coriira. ois. Aldrovande a le premier décrit cet Oiseau que, depuis, l'on n'a jamais revu. Cet animal, qui devrait faire le type d'un génie particulier, laisse de grands doutes sur son existence, et plusieurs auteurs présument que la bonne foi d'Aldrovande a été surprise par des récils mensongers ou par un Oiseau fabri(|ué arlificieusement avec des parties empruntées à d'autres Oiseaux de genres différents. On a donné le surnom de Coureur à une espèce du genre Traquet, JEnanthe cursoria, Levaill., Ois. d'Afiique, pi. 190. y. Traquet.
COUREUR DE COUSIN.S. ois. Syn. vulgaire de Gobe- Mouche gris.
COUREURS. Cursores. ois. Douzième ordre de la méthode ornithologique de Temminck. Caractères : bec médiocre ou court; pieds longs, nus au-dessus du genou; les doigts, au nombre de deux ou de trois seulement, dirigés en avant. Cet ordre se compose des genres Autruche, Rhéa, Casoar. Outarde et Coure-Vite. 11 en est peu qui renferment moins d'espèces, et nos climats n'en comptent guère que trois ou quatre. Le nom de Coureurs leur a été imposé à cause de la grande aptitude qu'ils ont pour la course, aux dépens du vol qui même, faute d'organes convenables à son exécution, est absolument interdit à plusieurs espèces de ce genre. Ils habitent de préférence les plaines les plus vastes et même les déserts. L'herbe tendre, les graines, les insectes concourent indistinctement à leur nourriture. Ils fuient la société et paraissent se dérober surlout aux regards des hommes ; ils mettent peu de soins à la construction de leurs nids, et ceux qu'ils apportent dans l'incubation se ressentent du peu de tendresse, du peu d'empressement qu'en général on observe dans la recherche mutuelle des deux sexes.
Le nom de Coureurs a été aussi donné à plusieurs divisions des différenles branches de la Zoologie ; par Blainville, à une famille de Mammifères rongeurs qui, comme le Lièvre, sont très-aptes à la course; par Latreille à un groupe d'Insectes orthoptères, plus habitués à courir qu'à voler; par Harvorth à une famille de Crustacés, renfermant ceux de ces animaux dont les pieds sont uniquement propres à la course, ou que leur agilité rend très-remarquables.
COURE-VITE. Cuisorius. ois. Genre de l'ordre des Coureurs. Caractères : bec plus court que la tête, grêle, presque cylindrique, déprimé à la base, faiblement voûté et courbé à la pointe; narines ovales, surmontées d'une petite protubérance; tarse élevé, grêle; trois doigts en avant Irès-courts, presque entièrement divisés; l'intérieur moins long de moitié que l'intermédiaire; ongles très- petits; point de pouce; ailes médiocres : la deuxième rémige la plus longue ; lectrices recouvrant entièrement les rémiges.
Ces Oiseaux sont particuliers aux contrées brûlantes de l'ancien continent, et ce n'est qu'improprement que
l'on a donné le nom d'Européenne à l'une des espèces d'Afrique, parce que quelques individus égarés ont été trouvés, par hasard, sur les plages de l'Italie, de l'Espagne et même de l'Angleterre. Ces Oiseaux, sauvages et fugitifs, retirés dans les sables arides et déserts, ont encore été fort peu étudiés , et le petit nombre d'individus qui parent les collections, ont succombé par surprise dans des pièges, car la rapidité de leur course peut, à ce qu'on assure, les mettre hors de toute atteinte des armes à feu. Tout ce qui concerne leur nidification, l'incubation, l'éducation de leurs petits et leurs différentes mues, est absolument ignoré.
CoURE-VlTE A AILES VIOLETTES. CurSOflUS chalCOp-
fenis, Temm. Ois. col., pi. 208. Parties supérieures d'un cendré roussâtre; les inférieures grises; front blanchâtre; sommet de la tête roussâtre; une large bande marron sous les yeux et une autre sur les côtés de l'occiput; commissure du bec et gorge brunâtres, tachetées de noir, demi-collier et bord externe des rémiges noirs; celles-ci sont terminées d'un brun violet clair, et bordées de vert chatoyant; rectrices noirâtres, terminées de blanc; bec noir; pieds rougeâtres. Taille , dix pouces six lignes. Sénégal.
CoDRE-ViTE DE CoR05iA!\DEi. Cursorîus asiattcus, Lath.; Charaibius Coroiiiandeliciis , Gmel., Buff., pi. enl. 892. Parties supérieures brunes; croupion et tectrices caudales blancs; sommet de la tête, devant du cou et poitrine d'un roux marron; rémiges et basventre noirs; cuisses et tectrices anales blanches; un trait blanc et un autre noir derrière l'œil ; rectrices cendrées , avec une tache noire vers l'extrémité qui est blanche : bec noir ; pieds jaunâtres. Taille, huit pouces. Inde.
CffBTfE-VlTE A DOUBLE COLLIER. CurSOriuS bicitlCtUS ,
Temm.; Tachydiomus collaris, Vieill. Parties supérieures d'un brun cendré ; chaque plume bordée de blanc roussâtre; tectrices alaires intermédiaires rousses; rémiges noires; croupion blanc; un collier noir, fort étroit au bas du cou , et un autre plus large sur la poitrine; parties inférieures roussâtres. Taille, dix pouces. Afrique.
CocRE-ViTE ISABELLE. CursoHiis Eufopœus, Lath. ; Cuisorius isabetlinus, Meyer; Charadrius gallicus, Ginel., Buff., pi. enl. 793. Plumage d'un roux Isabelle; une double raie noire, séparée par un trait blanc, derrière l'œil; sommet de la lête roux; tectrices alaires bordées de cendré; rémiges noires; une tache noire entourant l'extrémité des rectrices, qui est blanche; les deux intermédiaires unicolores; bec noir; pieds cendrés. Taille, neuf pouces. Afrique. 11 a été observé quelquefois en Europe.
COUREViTE a LORÏM noir. y. COERE-VlTE DE CoRO- MANDEL.
CouRE-ViTE DE Temminck. Cursovius Temminckii, Swains. III. Zool. pi. 106. Ke paraît différer du Coure- Vile de Coromandel que par la tache blanche du lorum, qui est beaucoup plus étendue, et par une taille supérieure de près d'un tiers. Afrique.
COURGE. Ciicurbita. bot. Genre de plantes à £(eurs monoïques, de la famille des Cucurbitacées, de la Moiiœcie nionadelphie de Linné. Ce genre ne diffère
essentiellement des Concombres que par ses semences entourées d'un bourrelet très-sensible. Ses Heurs sont pourvues d'un calice à cinq dents, dont le tube est soudé avec la base de la corolle; une corolle (calice, Juss.) uionopétale, adhérente au calice, campanulée, à cinq divisions; une cavité particulière au centre de la fleur, en partie recouverte par la base des étamines; trois étamines ; les lilamenls libres à leur base, réunis à leur sommet; les anthères adhérentes entre elles; dans les fleurs femelles, le calice et la corolle comme dans les mâles; dans le fond de la fleur une cavité orbiculaire, à bord saillant, à cinq ou six petites dents fort courles; un ovaire inférieur, chargé d'un style court, trifide à son sommet. Le fruit est une grosse baie ou pomme charnue, divisée intérieurement en trois ou cinq loges par des cloisons molles et membraneuses, renfermant un grand nombre de semences elliptiques et bordées.
Les Courges sont des herbes annuelles, quoiqu'elles soient des plantes très-fortes, et qu'elles pioduisent les plus gros fruits connus. Elles sont originaires des climats brûlants des Indes et de l'Afrique, également cultivées en Amérique et dans les contrées méridionales de l'Europe. Rien de plus varié que les espèces, les races et les variétés de ce genre. Ces plantes, soumises à la culture depuis très-longtemps, ont tellement perdu les traits de leur caractère originel, qu'il est très-difficile d'assigner les limites qui séparent l'espèce et la variété, rien n'étant constant ni dans la forme des fruits, ni dans les découpui'es des feuilles, ni dans la disposition des branches, tendant à s'élever ou ù ramper : les vrilles quelquefois se convertissent en feuilles, quelquefois aussi elles disparaissent entièrement ; elles sont chargées, sur tontes leurs parties, de poils permanents, excepté sur les fruits. Duchesne, qui a cultivé pendant plusieurs années les plantes de ce genre, pour en suivre les différentes races et les variétés, nous a laissé le travail le plus complet qui eût été donné jusqu'alors sur ce genre intéressant, et dont nous présentons ici l'analyse. Cet auteur a établi la différence des espèces particulièrement sur la forme et la couleur des fleurs, sur la figure des semences. Il trouve qu'on peut reconnaître quatre ou cinq espèces distinctes', et les rapporter ù trois sections, subdivisées dans leurs races principales, ainsi qu'il suit.
§ I. Fleurs blanches très-ouvertes ; feuilles arrondies ; semences échancrées au sommet et de couleur (jrise.
COCRGE-CALEBASSE, COURGE A FLEURS BLANCBES. Cu-
curbita leucanllia, Duch., Enc, 2, p. 150; Cucurbita lagenaria, L. Cette espèce se reconnaît, même dans toutes SCS variétés, par ses feuilles arrondies, molles, lanugineuses, d'un vert pâle, légèrement gluantes et odorantes. Ses Heurs sont blanches, fort évasées, formant dans leur limbe une étoile , comme celle de la bourrache; les semences ont la peau plus épaisse que l'amande; leur bourrelet, échancré par le haut et par le bas, ne forme que des appendices qui donnent à ces semences une ligure carrée. Dans toutes les variétés la pulpe du fruit devient spongieuse, fort blanche, d'abord d'un vert pAle. puis d'un jaune sale dans la maturité. On y distingue les trois variétés suivantes ;
1° La Coggoerde, Gourde des pèlerins, Cource-boi- TEiLLE. Cucurbita lagenaria, i. Bauh., 2, p. 210; Tournefort, Insi., 107; Cucurbita prior., Dodon., Pempt., 688; Moris., Uist., 2, § 1, tab. 5. fig. 1. Celte variété a son fruit en forme de bouteille; souvent la partie voisine du pédoncule est elle-même renflée, imitant, en plus petit, la figure du ventre, dont elle n'est séparée que par un étranglement. Les fruits sont souvent marqués de taches foncées , peu régulières.
2» La Gourde. Cucurbita lalior, Dodon., 6C9; J. Bauh., 2, p. 215; Moris., § l,tab. 5, fig. 2. C'est une Calebasse à coque dure et à gros fruits renflés, point ou presque point étranglés ni allongés. Les nageurs novices en font usage pour se soutenir plus aisément à la surface de l'eau , en s'attachant à chaque aisselle un de ces fruits secs et vides.
ô" La Trompette ou Courge-trojipette. Cucurbita longior, Dodon., Pempt., GC9; J. Bauh. 2, p. 215; Moris., § 1, tab. 5, fig. 3; Kumph, Amb., 5, tab. 144; la Courge longue, Tourn. 107. Cette variété se reconnaît à ses fruits allongés : s'ils restent à terre, ils se courbent souvent en forme de faux, ou même se renflent par les deux bouts en forme de pilon : ils varient en grosseur; les plus gros ont la coque plus tendre, la pulpe plus charnue. On les mange en Amérique et dans les parties méridionales de l'Europe; mais il faut alors les cueillir bien avant leur maturité. Lorsque ces fruits sont secs, les nègres, en les creusant, en font une sorte d'instrument de musique, dont ils tirent le son en frappant sur l'ouverture avec la paume de la main, comme sur un cornet à jouet aux dés.
Il parait que les Calebasses ont été connues des anciens. Les voyageurs en ont trouvé dans l'Amérique méridionale, ainsi qu'à Amboine et dans d'autres contrées de l'Inde, et c'est depuis ce temps que le nombre de leurs espèces s'est multiplié. Quand leurs fruits sont bien secs, leur peau dure et presque ligneuse, on les vide, et l'on en fait des bouteilles et divers ustensiles commodes , dont se servent les voyageurs et les pauvres gens. Les jardiniers font usage des plus petites pour serrer diverses graines , qui s'y conservent trèsbien.
Dans les régions un peu froides , il est nécessaire de hâter sur couche, la végétation des Calebasses : on les élève sous cloche, eu les semant dans le courant de mars. 11 faut les placer dans une exposition chaude, el ne pas leur épargner le fumier. Comme la plante grimpe volontiers, et que son fruit réussit mieux su.spendu que traînant à terre, c'est ordinairement au pourtour des carrés de couches qu'on en élève.
§11. Fleurs jaunes, enentonnoir; semences ovales, de couleur blanche.
Courge MELOUÉE. Cucurbita moschata, Duch.; Cttrouille melonée OU Citrouille musquée, Cucurbita Indica rotunda, Dalech., Uist., 610. Celte espèce, très-difficile à circonscrire, se divise en plusieurs variétés trop peu observées pour les bien déterminer. De Chanvalon est le premier qui, dans son voyage de la Martinique, ait parlé de cette plante. Duchesne la regarde comme une espèce distincte du Pepon. Lamarck l'y réunil, n'y trouvant pas de différences suflîsanles.
cou
cou
On peut cependant en indiquer deux , savoir : dans sa Heur, le resserrement du bas du calice; dans ses feuilles, leur mollesse et leur duvet doux et serré. Elle tient de la Calebasse par ses fleurs blanches en dehors , par rallongement des pointes vertes du calice, par la saveur musquée de son fiuit. Les feuilles ressemblent à celles des Pepons : elles sont anguleuses ou découpées. Le fruit est le plus souvent aplati, sphérique ou ovale; quelquefois aussi il est cylindrique, en massue ou en pilon ; la couleur de la pulpe varie depuis le jaune soufré jusqu'au rouge orangé.
On cultive cette plante comme les Calebasses. Malgré son nom vulgaire de Citrouille musquée, elle ne fournil qu'un fruit médiocre , qu'on mange rarement cru ; cependant ou en fait quelque cas dans les départements méridionaux de la France, en Italie et dans les îles de l'Amérique; la finesse de leur chair et leur bon goût les font préférer à la plupart des Giraumons.
CocRGE A GROS FKCiTS, PoTIRO^•. Cucuibita tiuixima, Duch.; Cucuibita Pepo, L.,var.; Pepomaxiiiius, elc. Lob., Icon., 641 ; Cucuibita aspera. etc., J. Bauh., 2, p. 221. Cette espèce se dislingue du Pepon par ses fleurs plus évasées, plus élargies dans le fond du calice ; le limbe rabattu. Les feuilles sont très-amples, en cœur arrondi, assez molles, couvertes de poils presque sans roideur. Les fruits sont très-gros, de forme sphérique aplatie, à côtes régulières, avec des renfoncemenls trèsconsidérables au sommet et à la base : la pulpe est ferme, juteuse, fondante, la peau fine.
Les principales variétés sont : 1° le Potiron jaune commun. C'est le plus gios et le plus creux ; il s'en trouve de trente à quarante livres ; on en a vu quelquefois de soixante. La couleur de la pulpe est d'un beau jaune; plus ce jaune est vif, meilleure elle se trouve au goût : la nuance extérieure du jaune est toujours un i)eu rougeâlre; souvent il existe une bande blanche entre les cotes. 2" Le gros Potiron vert. Ce vert est toujours grisâtre, quelquefois ardoisé avec des bandes blanches : sa chair varie de couleur. En général, les Potirons verls un peu moins gros sont estimés les meilleurs; ils se gardent plus longtemps. S» Le petit Potiron vert, sous-variété du précédent, qui est recherchée, parce que son fruit, fort aplati, plus plein, moins aqueux, se conserve plusieurs semaines de plus, et reste bon à manger jusqu'à la fin de mars. Enfin, il existe encore un petit Potiron jaune, dont la queue même est jaune, et qui est le plus hâtif.
Les Potirons sont plus délicats que les Citrouilles, moins que les Courges melonées et les Pastèques. On en fait, avec le lait , des soupes très-agréables : d'habiles cuisiniers ont aussi trouvé le moyen d'en faire des crèmes, des tourtes et autres entremets délicats; mais ils préfèrent les Giraumons. La culture des Potirons n'exige de soins que dans le printemps. C'est au commencement de mars, si l'on veut récolter de bonne heure, ou à la fin d'avril, si l'on préfère des fruits de garde, qu'il faut les semer dans des trous remplis de fumier, recouverts de terreau, les arroser fréquemment, et les couvrir de cloches jusqu'à la fin des temps rigoureux. Quand le fruit paraît, il faut placer dessous, pour le sauver de l'humidité, une tuile, une planche ou une
pierre plate et inclinée ; les Potirons étant cueillis, il convient de les laisser quelques jours au soleil, puis de les rentrer dans un lieu sec, aéré, mais à l'abri de la gelée, et il faut éviter qu'ils se louchent.
Courge Pepon, Pepoji polymorphe. Cucurbila Ptpo, var. polymorpha, Duch. ; Cucuibita Pepo, var. melopepo, L. Cette espèce est tellement variable dans la figure de toutes ses parties, qu'elle est très-Uifiicile à bien caractériser. La grandeur des fleurs, leur forme régulièrement conique, la direction oblique ou presque droite et jamais horizontale de ses feuilles, leur couleur brune, leur âpreté, voilà tout ce qu'on peut observer de commun enlre les nombreuses variétés que fournit cette espèce. Avant de les mentionner, il ne sera pas inutile de présenter ici , d'après Duchesne , quelques observalions qui, sans être très-générales, sont du moins communes au idus grand nombre des variétés.
Les fruits dont le vert est le plus noir, deviennent du jaune le plus foncé à la maturité. Le soleil, au lieu de colorer le dessus de ces fruits, les pâlit. La privation de lumière, causée par le contact de la terre, blanchit le dessous; alors le pourtour de cette tache reste trèslongtemps vert, aussi bien que les bords des parties blessées. Les Pepons panachés le sont principalement dans le milieu; le côté de la tète, c'est-à-dire, de la fleur, conserve une ceinture verte, toujours plus grande que celle du côté du pédoncule. Ces parties vertes, quelquefois unies par une bande, font toujours des pointes comme pour se rejoindre, et les pointes sont prolongées sur les cloisons des graines. Les parties panachées sont toujours plus minces, quelquefois d'une manière fort sensible.
Outre les grandes pointes, qui ont rapport à l'intérieur du fruit, on en voit de moindres marquer le passage des fibres principales, qui passent du pédoncule au calice de la fleur : c'est en rapport avec ces nervures que se trouvent les bandes colorées, ce qui en établit ordinairement cinq principales entre cinq autres moins fortes. Les bandes sont, inditîéremmcnt, pâle sur foncée, ou foncée sur pâle; quelques-unes même se trouvent pâles au milieu, et foncées aux deux extrémités; enfin, dans quelques autres, elles restent d'abord pâles, même lactées, tandis que le fond est verdàtre, puis deviennent d'un vert noir lorsque le fruit jaunit. Les bandes morcelées forment des mouclielures plus ou moins grandes, et agrégées de diverses manières, mais quadrangulaires et non arrondies ni éloilées , comme celles des Pastèques : à ces mêmes bandes répondent des côtes proéminentes et des cornes tressaillantes dans les variétés contractées du Pastisson, qui ont d'abord la peau trèsfine, très-mince et très-lisse.
Une autre inégalité d'accroissement, dans les Giraumons à peau fine et à chair aqueuse, y forme des ondes. Les Pepons à peau ou coque épaisse, particulièrement les Barbarines. au lieu d'ondes, sont sujets à des bosselures, nommées vulgairement verrues, qui sont si sensiblement l'effet d'une maladie que ceux qui en sont entièrement couverts ont rarement de bonnes graines.
Enfin, la peau des Pepons est susceptible de ces gerçures exsudantes qui forment la broderie dans les
COU
Melons ; mais cet accident est peu commun, et seulement par places. Les races ou variétés des Pepons polymorphes sont :
1" L'Orangi:» et les Coi.oQtiNEi-iES, vulgairement les FAUSSES Oranges et les fal'sses Coloquintes. Cucurbita colocxnllia, Ducli.; Ciicurbita minima lutea, J. Bauli., 2, p. 231. Les feuilles sont médiocrement découpées; les Heurs mâles et femelles également distribuées sur toute la plante , qui en acquiert une grande fécondité. Le fruit est de forme sphérique, d'un diamètre double de celui de la Heur, à trois loges régulières; les semences nombreuses, assez grosses; la pulpe jaunàlre, fibreuse, un peu amère, se dessécbant facilement, acquérant alors une odeur un peu musquée; la peau forme une coipie solide, d'un vert noir dans sa fraîcheur, puis d'un jaune orangé très-vif: tels Sont les Orangins. Dans les Coloqiiinelles la peau est beaucoup plus mince, plus panachée, à bandes claires; la pulpe assez mince et sèche. Tous ces fruits sont très-agréables. Ceux de l'Orangin ressemblent tellement aux Oranges qu'on s'amuse quelquefois à les mêler dans les desserts pour en faire des plais d'attrape : cette plaisanterie réussit presque toujours.
2" La CocGoi'RDETTE, Vulgairement fausses Poires, CoioQUWTES LACTÉES. Cucurbita pyiiilaris, Duch. ; Ciicurbita seu colocynlhis umara, C. J. Bauh., 2, p. 250. Ses feuilles sont un peu plus découpées, et l'ensemble de la plante plus grêle que dans l'Orangin : ses fleurs sont les plus petites de toutes, aussi bien i|ue les semences, dont la forme est très-allongée ; le fruit est ovale ou en forme de Poire; la co(iue épaisse et solide; la pulpe fraîche d'abord, puis fibreuse et friable, trèsblanche; la peau d'un vert brun, marquée de bandes et mouchetures d'un blanc de lait. Les Cougourdettes sont plus robustes que la plupart des Cucurbrlacées; elles ne demandent qu'un terrain chaud pour fructifier abondamment; elles grimpent bien d'elles mêmes, et leurs fruits en sont plus jolis : ils servent de parure dans les orangeries, ainsi que sur les cheminées; en les creusant, on en fait des vases assez agréables.
5" La Bardarine, vulgairement Barbaresque sauvage. Cucurbita vcrrucosa, Duch., Linn., Spec. Ses fruits, ordinairement plus gros que les précédents, ont une grande disposition aux bosselures, ce qui semble analogue au défaut de couleur de ces fruits, qui sont la plupart entièrement jaunes ou panachés, quelquefois marqués de bandes verles. Leur forme et leur grosseur varient beaucoup. On en voit d'orbiculaires, de spbéri(|ues, d'ovales, d'allongés en Concombre. Us n'exigent pas, pour leur culture, plus de soins que les Coloquinelles; ces plantes produisent beaucoup, et réussissent surtout très-bien quand elles trouvent à grimper : mais il n'y a de bon ;i manger que les fruits très-pàlcs et lorsqu'ils sont jeunes. Ils sont meilleurs frits que de toute autre manière. Il s'en trouve de blancs , à peau tendre et à pulpe très-aqueuse, qui peuvent se manger en salade, comme les Concombres.
4" Le TuRBAfiÉ, vulgairement le Pepon tcrban. Cucurbita piliformis, Duch. Cette belle variété tient beaucoup de la nature des Barbarines, mais la forme particulière de SCS fruits la rend très- remarquable. Leur
partie inférieure, très-large, est légèrement sillonnée, mais ces côtes s'arrêtent vers le milieu, et au-dessus de la contraction formée en cet endroit on ne voit plus que quatre cornes correspondantes aux quatre loges du fruit : les mouchetures sont également interrompues, de manière que, ne se répondant point, il semble que la moitié supérieure soit un fruit différent et beaucoup moindre, qu'on aurait pris plaisir à faire entrer dans le gros : enfin les deux moitiés sont séparées par un cordon de petites verrues grises, qui se touchent sans intervalle, et qui, au dedans de la coque, répondent à une augmentation d'épaisseur fort remarquable. Cette co(iue est solide; la pulpe sèche, fort colorée : les semences sont ovales; le bourrelet n'y est que tracé et non relevé. Ce Pepon doit être cultivé comme les Coloquinelles ; il réussit facilement : on fait profiler les fruits, en retranchant les branches surabondantes; ils sont toujours plus beaux lorsqu'ils pendent, et sont fort bons à manger. (|uoiqu€ la pulpe crue en soit fort dure et d'un jaune assez foncé.
5» Les Citrouilles et les Gibaubons. Cucurbita Pepo, L,, var.; Citcurbila foliis asperis, seu zuccha, flore luteo, S. Bauh., 2, p. 218; vulgairement Courge DE St.-Jeatï, Concombre d'hiver. Concombre de Malte ou DE Barbarie, Citrouille iroquoise, etc. Sans les inlermédiaircs el les fécondations métisses, il serait difficile de soupçonner les petits Pepons, tels que des Coloquinelles ou des Cougourdettes, de même espèce que nos Citrouilles et nos gros Giraumons; et si, au contraire, ces énormes différences ne se rencontraient pas entre les races diverses des Pepons, les Citrouilles pourraient bien être distinguées des Giraumons, ces derniers ayant une pulpe ordinairement plus pâle, toujours plus fine, les l'euillcs plus profondément découpées, tandis que celles des Cilrouilles ne sont souvent qu'anguleuses. Les variétés principales sont :
A. La Citrouille verte, à peau tendre, fort luisante; la chair très-colorée, quelquefois jaune : sa forme est ovale, ou plutôt cylindrique , arrondie aux deux extrémités.
B. La Citrouille grise ou vert-pâle, de forme ovale, un peu en poire.
c. La Citrouille blanche ou sans couleur, si molle que son poids altère sa forme qui est naturellement en poire.
D. La Citrouille jaune , également arrondie à ses deux extrémilés, la plus commune à Paris, avant que le Potiron l'ait fait abandonner.
E. Le Giraumon vert bosselé, énorme en grosseur, égal à ses deux cxlrémités, comme les Citrouilles.
F. Le Giraumon noir, effilé du côté de la queue, queUiuefois du côté de la têlc; peau fort lisse, pulpe ferme. Il y en a de panachés et de jaunes.
G. Le gros Giraumon rond, de forme peu constante, qui a probablement porté le premier le nom de Giraumon, rocher roulant.
B. Les Giraumons moyens, à bandes et mouchetures, nommés communément Concombres de Malte ou de Barbarie, et par d'autres. Citrouilles iroquoises; tous variés en forme, en nuances de verl et de jaune, et en mouchetures.
cou
cou
3. Les Giraumonsb/ancs-on d'un vert pâle, appelés aussi Concombres d'hieer, qu'on peut regarder comme les plus dégénérés de l'espèce primitive.
L. Les Gira unions rert-le ml re , à bandes et mouchetés, soit pâles, soit foncés.
Culture et usaijes. Le fumier, plus ou moins consommé, est l'aliment des Citrouilles et des Giraumons. A la campagne on fait assez communément courir les Citrouilles sur des tas de fumier, qui ne se consomme que mieux tout en les alimentant. Dans les terrains bien amendés des potagers, il suffit, pour la cullure des Giraumons, de les planter dans de bons terrains, comme les Cardons, soit qu'on les y élève, soit qu'on les y transporte semés sur couche et, pour le micu.x, dans de petits pots. Il est pres(|ue nécessaire d'arrêter la pousse directe, en coupant chaque branche deux ou trois yeux au-dessus du fruit noué, ou du second nœud, si deux se trouvaient près l'un de l'autre. On doit supprimer toutes les branches latérales, et on leur fait grand bien en fixant les branches de place en place avec une ou deux bêchées de terre. 11 est bien essentiel, en transporlant les Giraumons et Citrouilles dans la serre, de prendre garde de heurter la queue : c'est communément à sa jonction avec le fruit que se déclare le moisi, et bientôt une pourriture, qui gagne successivement tout le reste.
Les Citrouilles se mangent, comme les Potirons, cuites et fricassées, ou en soupe au lait : il est nécessaire de mettre en coulis toutes celles dont la chair est un peu grossière. On a vu autrefois, à Paris, un boulanger célèbre par ses petits pains mollets à la Citrouille. Les Giraumons, qui ont la chair plus blanche et plus fine, s'apprêtent comme les Concombres, coupés en morceaux. En général, les Giraumons vert-pâle sont les plus délicats à manger. Quand on en a une bonne espèce, il faut en garder précieusement la graine, et surtout éviter d'en élever de moins bons dans le même jardin : il en résulte souvent des métisses qui altèrent les bonnes espèces.
C» Le Pastisson. Cucurbita melopepo, Duch., Linn., var.; Melopejjones latiorcs clypeiformes, Lob., Icon., 042; J. Bauh., 2, p. 224; connu vulgairement sous les noms de Boket d'électecr, Bomvet de prêtre, Cup-
RONNE impériale; ARTICHAUT DE JÉUDSAIEM, D'EspACKE;
Arbocste d'Astracan. La forme du Paslisson, ses nombreuses variétés, qui se peri)étuent depuis plusieurs siècles parle plaisir que l'on prend à resemer les fruits les plus régulièrement déformés, offrent un phénomène Irès-curieux en botanique. Ces fruits ont, en général, la peau fine, comme les Coloquinelles, mais ordinairement plus molle; la pulpe plus ferme, blanche et assez sèche, ce qui fait qu'ils se gardent fort longtemps : ils se divisent intérieurement en quatre et cinq loges. Quant à la forme, il s'en trouve quelquefois de ronds, de turbines ou en poire; mais plus souvent, dans les races franches, comme s'ils étaient serrés par les nervures du calice, la pulpe se boursoufle, s'échappe dans les interstices, formant tantôt dix côtes dans toute la longueur, seulement plus élevées vers le milieu, tantôt des proéminences dirigées vers la tête ou vers la queue, qu'elles entourent en forme de couronne. D'autres fois
aussi le fruit se trouve étranglé par le milieu, et renHé aussitôt en un large chapiteau, comme dans un Champignon qui n'est pas encore épanoui; ou bien, il est entièrement aplati en bouclier, quelquefois goudronné inégalement, quelquefois régulièrement. Celle dernière forme, la plus éloignée de la nature, eU aussi la plus rare de toutes, et celle qui se reproduit le moins constamment. Une partie des semences renfermées dans ces fruits contractés, sont elles-mêmes bossues, fort courtes et presque de forme ronde, suivant la proportion qui s'observe en général dans les Pepons, dont les fruits les plus longs ont aussi les semences les plus allongées. La même contraction affecte la plante entière dès le commencement de sa végétation : ses rameaux, plus fermes par le rapprochement des noeuds, s'élancent verticalement jusqu'à ce que le poids des fruits les abatte ; ce à quoi concourt le grand allongement des pédoncules des fleurs mâles, des pétioles des feuilles, et de la figure de ces mêmes feuilles. Enfin les vrilles, toujours plus petites, lorsqu'il y en a, se trouvent quelquefois changées en petites feuilles à pétiole tortillé, dont la pointe se prolonge en une très-petite vrille, qui n'existe pas toujours.
Les Pastissons barbarins sont des Pepons qui s'allongent moins que les autres, et dont les fruits médiocres et allongés ont des bosselures et une peau jaune.
Les Pastissonsyiraunionés sont cultivés, chez divers curieux, sous les noms impropres de Concombre de carême, de Potiron d'Espagne, et sous celui de Septen-toise, nom plaisant, mais exact, en ce qu'il peint la fécondité et la végétation resserrée des Pastissons. Quelques-uns sont si serrés que les fruits en demeurent défectueux ; d'autres s'allongent , prennent diverses figures et varient de grosseur. Dans leur état de perfection* ils sont comme de médiocres Giraumons, de vingt quatre à trente pouces de long, en massue, et peints de belles bandes d'un vert gai, sur un fond d'un jaune pâle, un peu verdàtre; la pulpe est fort blanche, d'un grain fin, et se conserve bien plus délicate qu'en aucun autre Giraumon.
La végétation des Pastissons étant plus resserrée que celle des Giraumons, les fruils sont plus exposés à mal nouer, si on ne les place pas à une bonne exposition : au reste, leur cullure exige moins de peine, leur disposition dispensant de fixer leurs branches , et même de les tailler. Ces fruits se gardent communément tout l'hiver, et sont bons à manger jusqu'en février et mars : c'est en frilj^ire qu'ils réussissent le mieux, ce qui leur a fait donner le nom d'Artichaut.
Courge Pastèqce ou Courge lacwiée. Cucurbita anguria, Duch.; Cucurbita citrullus, L.; Anguria, Dodon., Pempt., G64; Rumph, Amb., 5, tab. 146, fig. 1 ; Citrullus offtcinarmn, Lob., le, 640; vulgairement le Melon d'eau. Celte espèce se distingue par ses feuilles très-profondément laciniées, placées dans une direction verticale, et d'une consistance ferme et cassante; par son fruit orbiculaire ou ovale, lisse, moucheté de taches éloilées; par sa chair souvent rougeâtre; par ses semences noires ou rouges, non blanchâtres. Le nom de Pastèque est réservé aux variétés dont le fruit , plus ferme, ne se mange que confit ou
ICO
cou
cou
fricassé , et l'on donne celui de Melon d'eau aux va- i liélés dont le friiil est très-fondant, que l'on mange cru comme le Melon, qui se résout dans la bouche en eau rafraicliissanlc, d'un i;oùt agréable et sucré.
On cite encore plusieurs espèces de Courges, jusqu'à présent peu connues, telles que le Cucurhita hispida, Tliunb., dont le fruit est oblong, les fleurs blanches, les feuilles velues, se rapprochant dans la Calebasse, ainsi que le Cucurhita idolalrica , Willd., originaire de la Guinée. Le Cuciirhila siceraria, observé au Chili par Molina : ses fruits sont globuleu.x, leur écorce ligneuse ; ses feuilles anguleuses et tomentcuses. Le Cucurhita mammeata, du même pays , à fruits si>hériques, mamelonnés, à feuilles découpées. Les Cucurhita aurantia et subverrucosa ne sont probablement que des variétés produites parla culture. Le Cucurhita umbellata de l'Inde a des feuilles rudes, en cœur, anguleuses, à cinq lobes deuliculés : les fleurs mâles réunies en ombelle; les femelles solitaires; le fruit elliptique tonienteu.'c.
COURGNÉ. BOT. Synonyme de Cournouiller.
COURICAC.\. OIS. y. Tastaie.
COUUIKIL. OIS. Synonyme vulgaire d'Hirondelle. COUKIL. OIS. Syn. de Psittacus Nocœ Hollandiœ, L. f^. Perroquet.
COLiRIMARl. BOT. Le végétal décrit par Aublet dans son supplément des Plantes de la Guiane, page 28, pi. '^84, est trop imparfaitement connu pour qu'on en puisse déterminer les rapports naturels. C'est un arbre de quatre-vingts pieds d'élévation, dont le tronc est supporté à sa base par des sortes d'arcades de si.x à huit pieds de hauteur, formées par les racines qui s'élèvent ainsi au-dessus du sol. Les feuilles sont simples, alternes, entières, vertes et glabres à leur face supérieure, couvertes inférieurement de poils roussàtres 'et ferrugineux. Leur longueur est de quatre à cinq pouces sur une largeur de deux pouces à deux pouces et demi. On n'en connaît pas les fleurs. Mais à en juger par ce qui en reste avec le fruit non parvenu à sa maturité, elles se composent d'un calice et d'une corolle persistante, à cinq découpures très-profondes. L'ovaire est libre, et devient un fruit globuleux, charnu, à cinq loges "qui contiennent chacune une seule graine.
COURINGIE. BOT. r. CORINGIA.
COURITIS. BOT. Synonyme de Verveine.
COURJO , COUR.I.'ETO. bot. A'. Coccobrlo.
COURLAN. /ï ;a»«K*. OIS. Genre del'ordre des Gralles. Caractères : bec plus long que la tête, dur, épais, comprimé latéralement, droit, incliné à la pointe (pii est renflée; mandibule supérieure légèrement sillonnée: l'inférieure renflée vers le milieu, angulaire, pointue; narines linéaires, latérales, placées assez loin de la base du bec, dans de longues fosses nasales et percées de part en part; tarse élevé ; quatre doigts entièrement divisés : trois devant, lisses en dessous, longs et grêles; un derrière, articulé sur la partie postérieure du tarse et portant à terre sur plusieurs articulations; ailes médiocres: la première rémige assez courte, la troisième la plus longue.
L'histoire du Courlan, encore très-peu connue, n'offre que des données assez incertaines sur les mœurs et les
habitudes de cet Oiseau sauvage et solitaire. Habitant les plaines arides et désertes des contrées équatoriales du nouveau continent, il semble prendre un soin particulier à se dérober aux regards, et part comme un trait pour s'élever à perle de vue, lors(|u'il se croit découvert. On présume que, pour la nourriture et la reproduction, il se rapproche des Hérons avec lesquels il a pendant longtemps été confondu. Cependant D'Azara, qui a découvert dans le Paraguay une seconde espèce de CoUrlan, assure que cet Oiseau n'est point pêcheur, que jamais il n'entre dans l'eau, qu'il dédaigne pour sa nourriture les Poissons et les Serpents, etc. Cet observateur ajoute qu'il cache soigneusement son nid au sein des savannes; que la ponte consiste eu deux œufs, et que les petits, aussitôt après leur naissance, se trouvent en état de suivre leurs parents. H est possible qu'Azara ait été induit en erreur, car les faits qu'il rapporte sont un peu contradictoires.
CoDRiAN Carau. Aramus Carau, Vieill. , Azara. Parties supérieures d'un brun noirâtre, qui prend une teinte pourprée sur le dos et le croupion; plumes des côtés de la tête, de la gorge et du cou, blanches à leur centre ; parties inférieures brunes , tachetées de blanc sur le ventre; bec jaune, noirâtre aux deux extrémités; iris roussâtre ; pieds cendrés. Taille, vingt -six pouces. Paraguay.
CocRLAN cocRiiRi. Ardeo scolo/tacea, Gmcl., Buff., pi. enl. 848. Plumage d'un brun foncé, irisé de vert et de rougeâtre sur les rémiges et les rectrices; gorge blanche dans sa partie supérieure; les plumes du cou de cette couleur, mais bordées de blanc ; bec d'un cendré roux, bleuâtre à la pointe; pieds noirâtres. Taille, trente-deux pouces. Guiane.
Il faut avouer qu'il y a bien peu de différence entre ces deux espèces; aussi Temminck, dont l'opinion en ornithologie est d'un grand poids, les regarde comtoe identi(|ues.
COIRLERET. ois. Syn. vulg.de grand Courlis cendré.
C0URI.ER1C. ns. Même chose que Courlerole.
COURLEROLE. iNS. Nom vulgaire de la Oourtilièrc et de la larve du Hanneton commun.
COURLI. MOLL. Nom vulgaire du i\Ii(re.v houstellum, L. y. Rocher.
COURLI ÉPINEl'X. aOLi. Syn. vulgaire de Murex Brundcris. L.
COURLIRI. OIS. y. CODRLAN.
COURLIS. Numenius. ois. Genre de l'ordre des Grattes. Caractères : bec très-long, grêle, arqué, un peu comprimé, presque rond; mandibule supérieure dépassant l'inférieure, faiblement obtuse vers l'extrémité, cannelée jusqu'aux trois quarts de sa longueur; narines placées latéralement dans la cannelure près de la base du bec, linéaires et longitudinales; face entièrement emplumée; pieds grêles; quatre doigts : les trois antérieurs réunis jusqu'à la première articulation ; le postérieur articulé sur le tarse et posant à terre; ailes médiocres, la première rémige la plus longue.
Les rives fangeuses, les marais bourbeux sont la retraite favorite des Courlis; on les trouve aussi quelquefois sur les dunes humides ; mais ce n'est que pendant leurs voyages, lorsque sur leur route ils ne trouvent
cou
cou
IGi
point de plages marécageuses; forcés de descendre pour prendre leur nourriture, ils s'abattent sur ces sables trempés où la multitude énorme de Vers et de Mollusques, dont ils sont le refuge, serait plus que suffisante pour nourrir des milliers de Courlis, si la nature, en donnant à l'extrémité du long bec de ces Oiseaux une consistance assez flexible, ne les eût destinés en quelque sorte à choisir de préférence la vase des marais. Quoi qu'il en soit, les Courlis s'éloignent peu des côtes, et rarement on les rencontre à une grande dislance de celles ci ou des rivages des grands fleuves; ils entreprennent de longs voyages, en troupes assez nombreuses, et ne se séparent qu'au temps de la ponte; cette ponte consiste en quatre ou cinq œufs que l'on liouve ordinairement sur quelques brins de Joncs ou de Graminées, amoncelés au centre tie quelques touffes d'herbes ou de bruyères élevées qjii les cachent; quelquefois ces œufs sont déposés, dans des fossettes, sur le sable des dunes. Les Courlis soignent peu leurs petits qui , presque en naissant, sont aptes à chercher eux-mêmes leur nourriture et à se passer des soins de leurs parents. Quoique d'un naturel beaucoup plus farouche que les Chevaliers et les Bécasseaux, les Courlis se plient cependant à la domesticité dans les jardins clos ; mais les Vers et les Limaces qu'ils y trouvent, ne pouvant suffire à leurs besoins, ils rie tardent pas à périr autant d'inanition que d'ennui. Ces Oiseaux sont peu estimés des amateurs de gibier; dans certains cantons l'on recherche leurs œufs, avec lesquels on confond ceux de presque tous les autres Gralles qui nichent dans les mêmes lieux. Les Courlis, dont le nom français dérive de leur cri , et que la forme du bec a fait appeler Numenius par les latinistes, paraissent avoir partagé avec les Ibis, les honneurs divins, chez les peuples de la haute antiquité soumis au culte d'Isis ; du moins on en reconnaît des figures sur les hiéroglyphes qui sont parvenus jusqu'à nous. Ce genre, quoique peu nombreux en espèces, est répandu sur tous les littoraux des deux mondes; il doit sa formation à Brisson qui l'a détaché des Scolopax de Linné. Cuvier a distrait de ce genre le Corlieu, dont il a fait le sous-genre Phœopus, et le plus petit des Courlis, qui est devenu le sous-genre Falcinelle. Temminck, en adoptant cette dernière séparation, s'est contenté de placer l'espèce qui en est l'objet, parmi les Bécasseaux.
Courlis Addarana, Raffinesque, Numenius ateirimus, Vieill. C'est une variété de VIbis vert. F. Icis Faixinelle.
Courlis d'Afrique. Scolopax Africana, L. Parties supérieures cendrées ; les inférieures blanches , tachetées de brunâtre; bec et pieds bruns. Taille, huit pouces. C'est le Bécasseau Cocorli, dans son plumage d'hiver. Courlis de la baie d'Hudson. F. Courlis Corlieu. Courlis a bec grêle. Numenius tenuirostris, C. Bonap., Vieill. Parties supérieures brunes, avec les plumes bordées de roussâlre; rémiges brunes; reclrices layées transversalement de blanc sur un fond brun ; parties inférieures, devant du cou, poitrine et ventre (ouverts de taches allongées brunes; bec long et mince, jaunàlre à sa base, brun dans sa longueur ; pieds bruns. Taille, quinze pouces. Egypte.
o DU.T. ut'; SCIENCES SAT.
Courlis a bec noir. Numenius melanopsis, Vieill. ; Scolopax arcuata , Var. , Gmel. Parties supérieures roussâtres, striées de brun noirâtre; sommet de la tête noir; les quatre premières rémiges noires à l'extérieur; celles rapprochées du dos entièrement tachetées de brun; reclrices roussâtres, tachetées de brun à l'intérieur; parties inférieures d'un blanc roussâlre, avec quel<|ues traits bruns; bec noir; pieds noirâtres ; plumage des jeunes un peu différent ; ils ont la tête brune, avec une bande rousse sur le milieu, les sourcils blancs, des lâches noires sur le dos et brunes sur les flancs ; de larges raies noires sur les reclrices, etc., etc. Taille, seize à dix-huit pouces. Amérique septenlrionale. Courlis elanc. f^'. Ibis blanc d'Amérique. Courlis boréal. Numenius horealis, Lalh. Parties supérieures brunes, avec les plumes bordées de gris blanchâtre ; front brun, tacheté de brunâtre; tête blanchâtre, lachetée de brun ; parties inférieures d'un blanc jaunâtre, avec le cou et la poitrine finement tachetés de brun; rémiges brunes; reclrices courtes, brunes, rayées de blanchâtre; bec très-mince, noirâlre, avec la base de la mandibule inférieure jaune; pieds noirâtres. Taille, douze pouces. Amérique septentrionale. Courlis du Brésil. J'. Inis rouge.
Courlis brillant. F. Ibis rouge.
Courlis brun. V. Ibis brun.
Courlis brun d'Amérique. A'. Courlis Godaradna. Courlis a calotte noire. Numenius atricapillus, Vieill.; Scolopax Luzonieiisis , Gmel. Parties supérieures brunâtres, avec le bord des plumes tacheté de blanc ; sommet de la tête noir ; parties inférieures blanches, avec des traits longiludinaux noirs; rémiges noiles; reclrices roussâtres, rayées de noir; bec et pieds noirs. Taille, dix-huit pouces. Ile de Liiçon.
Courlis Carnat, Courlis Chidi. Numenius Chihi, Vieill. Parties supérieures noirâtres, irisées de vert et de violet; tète et cou garnis de plumes très-serrées, d'un brun foncé, bordées de blanc; parties inférieures noirâtres, avec des reflets violets; bec cendré; pieds bruns. Taille, dix-huit pouces. Paraguay. Courlis cojijidn. F. Grand Courlis cendré. Courlis Corlieu. Scolopax Phœopus, L., Buff., pi. enl. 842. Parties supérieures brunes, avec les plumes bordées de brunâtre; sommet de la tête brun, avec une raie variée de blanc dans le milieu ; joues blanchàlres, finement rayées de noirâtre, traversées par une raie obscure, quipartde l'angle du bec et s'étend un peu au delà de l'œil ; grandes rémiges noirâtres, avec la tige blanchâtre; les autres bordées de taches blanches et terminées de cette couleur; reclrices cendrées, rayées de brun; gorge et abdomen d'un blanc assez pur; le reste des parties inférieures marqué de taches et de trails bruns; bec court et presiiue droit dans les jeunes, long et arqué dans les adultes, brun avec la base de la mandibule inférieure blanchâtre; iris brun; pieds cendrés. Taille, seize pouces. Europe, Asie, Inde, etc., etc. Courlis a cou blanc. F. Ibis a cod blanc Courlis a cou varié ou Curucau. F. Courlis Carnay. Courlis criard. Numenius voci férus, Lalh. Plumage cendré, avec les plumes bordées de blanc; reclrices brunâtres, les intermédiaires les plus longues, les
IGi
COU
COU
latérales les plus courtes el entiOremenl hlanclics; l)nc trùs-long, d'un uoir verilAtrc, plus clair à la base; yeux (jrands, placés près du sommet de la tête ; iris brun ; pieds grêles et lon(;s, cendrés. Taille, vingt-quatre pouces. Amérique septentrionale.
Courlis «emi-hec. Niimcnius brevirostris, Tem^i., pi, col. 381 ; Chorlito champêtre, Azara, 2, 275. Parties supérieures brunâtres, avec les plumes bordées de blancliAtre; sommet de la tète brun ; rémiges brunes, terminées de blanc; rectrices rayées de brun en dessous; parties inférieures et cou linéolés, puis marqués de chevrons bruns; bec noir avec la moitié delà mandibule inférieure jaunâtre; pieds bruns. Taille, douze pouces. Amérique méridionale.
COURLIS d'Egypte, y. Courlis a bec grêle.
Courlis Ephouskica, Tantalus pictus. V. Courus