‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 1 sur 117 · Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes · texte numérisé non relu

Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes

GABBRO. g toi.. Nom donné par les artistes italiens, et conservé par de Buch, à la Roclie composée de Feldspath compacte et de Diallagc, d'où l'on tire le Perde di Corsic o. Elle forme, en plusieurs endroits, des terrains d'une assez grande étendue, qui se rattachent au système des terrains serpenlineux. I.es géologues s'accordent aujourd'hui à lui donner le nom d'Euphotide, proposé par HaUy. F. Eimotidk.

GABKKT1E. Gaberiia. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par Gaudichaud, dans la botanique du voyage de l’Uranie; caractères : périanlhe à cinq divisions étalées, obtongues, ovales, dont les deux internes ou pétales , un peu plus petites; lahelle très-court, libre, concave, trilobé et dépourvu d'éperon; gynostème arqué, aptère et cannelé intérieurement; anthère terminale. operculée, biloculaire et décidue; deux masses polliniques, céréeuses. portées sur un caudicule lamelliforme, qui se soude par la glandule au sommet du stigmate.

Gabebtii Ecrite. Gaberiia acripta, Gaud. Sa lige est foliacée, droite, luisante, striée en long, articulée, épaisse de deux ou trois pouces à sa base; ses feuilles sont engainantes, longues de dix -huit pouces, lancéolées, pointues, rétrécies à leur base, planes, membraneuses et nervurées; ses grappes sont termioales ou axillaires, très-longues, noueuses, munies de bractées, du centre desquelles partent des fleurs d'un jaune verdâtre, maculées de brun, supportées par l'ovaire et pédonculées ; on la trouve sur les rochers arides des Iles Moluques.

GABIAN. *tn. Synonyme de Pétrole, y. ce mot.

GABIAN.ois. L’un des synonymes vulgaires de Goéland. P. ce mot.

GABIRA. mai. Le Singe de Nigritie, désigné sous ce nom par Marcgraaff, parait être le Mangabey.

GABRE. ois. Synonyme vulgaire de l>iudon,et dans

quelques cantons . du mâle de la Perdrix grise. P. Din don et Pebdbix.

GABROMTE. min. Substance compacte, à rassun écailleuse . d’une couleur grise avec différentes teinte* de bleuâtre et de rougeâtre , difficilement fusible eu un globule blanc et opaque; rayant le verre; pesant spécifiquement 3 environ. Plusieurs minéralogistes ont regardé ce minéral comine n’étant qu'un Feldspath compacte; d'autres l'ont rapporté au Wernérite. Mais la proportion de Soude qu'il contient, le rapprocherait plutôt de l'Éléolillie ou Pierre grasse. John a trouvé directement par l'analyse, qu'il est formé, sur cent parties, de 24 d’Alumine, 5t de Silice, 17.25 de Soude, 1,2.» d'Oxyde de Fer, et 2 d'Eau. La Gabronite a été trou vée en deux endroits de la Norwège : à Kenlig, pré* d’Arendal, et à Friederischvt sera , où elle est engagée dans une Siénite.

GABUERIBA. bot. Pour Cahureiha. P. ce mol.

GABURA. bot. Nom générique appliqué par Adanson A un Lichen figuré par Dillen (Higt. Muacor. , lab. 19 . fig. 27), et qui se rapporte au Collema faacicularr d'Achar. P. Colleia.

GACHET. ois. Synonyme d'Uirondelle de mer à télé noire. P. Hikondelle de mer.

GACHIPAES. bot. Nom que les habitants de la Nou velle-Grenade donnent à une espèce de Palmier du genre Bactris de Jacquin, et qui lui a été conservé comme spécifique par Humholdt. Bonpland et Kunlh (Aor. Getter. et Spec. Plant . œquinoct t. i, p. 302 ).

GAD. bot. Nom vulgaire de la Coriandre cultivée.

GADE. Gadua . rois. Genre établi par Artedi et Linné dans l'ordre des Jugulaires, type de la famille des Gadoldes de Cuvier, parmi les Malacoptérygiens subbra chiens, composé d'espèces fort nombreuses répartir» en sept sous -genres ainsi qu'on va le voir, et dont le* caractères sont : corps médiocrement allongé, peu com primé, couvert d'écailles molles, médiocrement grandes; la tète nue; les mâchoires et le devant du vomer armés de dents pointues, inégales, généralement petite» et disposées sur plusieurs rangées, faisaut la carde ou

ta râpe; les ouïes grandes, à sept, rayons; (ouïes les nageoires molles, dont deux ou même trois dorsales; une ou deux derrière l'anus, la caudale distincte, les ventrales attachées sous la gorge et aiguisées en pointe; l'estomac robuste, en forme de grand sac; les cæcums très-nombreux, ayant leur canal assez long; la vessie natatoire grande et souvent dentelée sur les côtés. — Le nom de Gade, emprunté du grec, désigne, dans Athénée, un Poisson qui probablement , mais sans qu'on puisse l'affirmer, appartenait au genre dont il est question. — Les Gades, dont plusieurs ont la chair exquise, produisent beaucoup , vivent, en général, par troupes nombreuses dans les hautes mers, et u'approchent des rivages, où l'on en fait d'immenses pêches, qu'au temps du frai.

■j* Moule, Morhua. Ce sous genre est caractérisé par ses trois dorsales, deux anales, un barbillon à l'extrémité de la mâchoire inférieure. Ce sous-genre est le plus nombreux et celui dont les espèces ont le plus d ulilité pour l'homme.

Gaoe Morue. Gaüus Morhua, L., Cruel., Sysl. Nat., 13, t. i, p. 1162; Bloch, pl. 04; Encycl. Pois., pl. 28, 101; Molta tel Morhua de Rondelet, de Johnslon et deGesner; vulgairement Cabillau, sur les côtes de Flandre, où se trouve ce Poisson, identique avec celui dont les atterrages de l'ile de Terre-Neuve, dans le nouveau monde, sont remplis. Une description de la Morue serait ici déplacée, puisque personne ne saurait confondre ce Poisson avec quelque autre habitant des mers que ce soit; il suffira de remarquer que les individus de cette espèce, qui ont les parties inférieures du corps d'une nuance argentée, tant qu'ils habitent sur des fonds de sable ou vaseux, deviennent rougeâtres et tachetés de marques jaunes quand ils habitent entre les rochers. Ces teintes, qui, au premier coup d'œil, paraîtraient caractériser deux espèces, disparaissent quand l'animal change d'habilalion. Les anciens, qui n'ont guère connu que les Poissons de la Méditerranée, n'ont rien dit de celui-ci, et celle Morue, dont la pèche et le commerce sont aujourd'hui l'une des sources de la prospérité et de la puissance navale des empires, fut inconnue aux Étals qui, dans l'antiquité, se disputèrent la domination des mers. Celle pêche, où concourent principalement les Hollandais, les Hambourgeois, les Français, quelques Espagnols et surtout les Anglais, occupe annuellement jusqu'à vingt mille matelots chez ces derniers. La Morue est vorace ; elle se nourrit de petits Poissons, de Mollusques et de Crustacés; scs sucs digestifs, dit Lacépède, sont si puissants et d’une action si prompte, qu'en moins de six heures la digestion peut être opérée. De gros Crabes y sont bientôt réduits en chyle, selon Anderson-, ils rougissent durant celte opération comme ils l'eussent fait s'ils avaient été mis daus l'eau bouillante. La Morue est si goulue qu'elle avale souvcul des morceaux de bois ou autres substances qui ne peuvent servir à sa nourriture; elle jouit comme les Squales de la faculté de les rejeter. On ne la voit jamais dans les rivières ou dans les Neuves; elle ne descend guère au-dessous du quarantième degré de latitude nord, et ne remonte que jusqu'au soixante-dixième. On remarque que du cinquantième au soixante-sixième sa

chair est la plus savoureuse. On en pêche dans la Manche ainsi qu'au Kamtschalka, mais c'est surtout dans l'espace compris entre la Norwège, l'Ecosse et l’Islande, que l’ancien monde en offre le plus. Les côles de la Nouvelle-Angleterre et le grand banc de Terre-Neuve, aux l lieux où il y a de vingt à cent mètres d’eau, en nourrissent encore davantage, et pour se débarrasser de sou frai, c'est parmi les rochers plus voisins des rivages que la Morue se jette en abondance. C'est en automne pour l’Europe, et au premier printemps pour l'Amérique, que la ponte a lieu. C'est vers le quatorzième siècle que les Anglais et les embarcations d'Amsterdam commencèrent à armer pour le banc de Terre-Neuve; les Français et autres Européens ne les y suivirent guère qu'au seizième. Les Morues se pèchent à la ligne; on les sale par divers procédés, dont l’un les rend si dures, que . dans cet état, elles portent le nom de Stock-fisch, c'est-à-dire Poisson de bois, ou Bâton Poisson. Les lâcheurs emploient les entrailles et les débris de ces animaux comme appât. On obtient de leur vessie natatoire une colle assez semblable à celle qui provient des Esturgeons. Les vertèbres, les aréles et les télés des Morues ne sont pas sans utilité ; on en nourrit les Chiens que le Kamtchadale attache à ses traîneaux, et mêlées à du Goémon, les Norvégiens en nourrissent leur bétail, au lait duquel ce singulier aliment donne, diton, une qualité supérieure. Les œufs fournissent une sorte de caviar appelé rognes ou rates, d. 14, 15. — 18, 50. — 19, 21, f. 16, 20, v. 6, a. 17, 21. — 15, 16. C. 30, 44.

Gade .Egienx ou Ægrefi*. Gadus Æglefinus, L.. Gmel., toc. cit., p. 1159; Bloch, pl. 62 ; l'Anon , Encycl. Pois., pl. 28, f. 99; VOnos des anciens, le Schcllfisch des Islandais. Celte espèce présente de grands rapporls avec la Morue, mais elle n'en acquiert jamais la taille. Elle voyage par troupes innombrables qui couvrent quelquefois plusieurs lieues carrées. On assure qu’elle ne passe jamais le Sund, et qu’on n’en voit point dans la Baltique. On en fait aussi des pèches considérables au moyen de la ligne. Les Squales en dévorent d'énormes quantilés. L’Æglefin s'élève beaucoup vert le cercle polaire arctique, et ne redoute pas la glace sous ' laquelle on le voit se tenir, venant respirer au bord des feules qui permettent , avec Pair atmosphérique, le contact de l’eau qui n'csl pas prise. C'est lâ que de hardis pécheurs elles Phoques viennent les surprendre. Ce Poisson est des plus goulus, et sa chair des plus agréables, d. 15, 16. — 18, 20. - 19, 20, r. 17, 19, v. 6, a. 22. 24. — 21, c. 23,27.

Gade Ilia ou BiBK.Ga<//j.« Luscun, L., Gin., loc. cit., p. 1165; Encycl. Pois., p. 29, f. 102. Celte espèce, que certains pécheurs appellent Borgne, est encore plus petite que les deux précédentes , n'atteignant guère qu’un pied de long. Sa couleur est olivâtre en dessus, argentée en dessous, et sa chair exquise. ». 13. — 93. — 10, p. Il, v.6. a. 31. — 18. c. 17.

Gade Dorscu, Ciiv., Règne Anim., t. il, p. 313, Gadus Colla rias, L., Gmel., loc. cit., p. 1 160; Bloch, pl. 63 ; le Narvaga, Encycl. Pois., pl. 28, f. 100. C’est principalement dans la Baltique que l'on rencontre ce Gade. dont le corps est tout tacheté, qui sc lient particulière-

ment à l'embouchure des grands fleuves, dont la taille est médiocre et la chair exquise, n. 13, 15. — 10, 30. — 17, 33, r. 10, 20, v. 0, A. 16, 23, c. 24, 30.

Gade T ac ac ik Gadus Barbatus, L.. Gmel.. loc. cil., p. 1 103; Bloch, pl. 166; Encycl. Pois., pl. 29. f. 103. Vulgairement Gode, Morue molle ou Mollet. Cette es* pèce se lient dans les plus grandes profondeurs des iners septentrionales de l'Europe, au milieu des Fucus qui en tapissent le fond ; sa chair est moins estimée que celle des précédentes, .a. 12, 13. — 17, 14. — 10, 20, r. 18, 19, v. 0, A. 19, 30. — 15, 21, c. 30, 40.

Gade Cafelan. Gadus minutus, L., Gmel.. loc. cil., p. 1104; Bloch, pl. 67, f. 1; Enc. Pois., pl.29, f. 104. Quand cette espèce , qui voyage par bandes innombrables et qui. à l'approche de la belle saison, quille les profondeurs de la mer, apparaît sur les cotes, elle y cause, dit Bosc, une grande joie parmi les pécheurs, parce qu'elle y annonce l’arrivée de plus grandes espèces qui la suivent pour la dévorer, d. 12. — 19. — 17, p. 13, 14, v. 6, a. 27. — 17, c. 18.

LcGade Saide, Gadus Saida, Grn., loc. cil., p. 1266; Encycl. Pois., pl. 8G, f. 130; le Gadus Blennoides , Gmel., loc. cil., 1163; et le ff'achnia , Gadus macrocephalus de Tilesius, j4ct. Petr., 11, pl. 16, sont encore des espèces du sous-genre Morue.

•j-j- Merlan, Merlamjus. Ce sous- genre, qui, de même que le précédent, est caractérisé par trois dorsales, en diffère par l'absence de barbillons à la mâchoire supérieure.

Gade Merlan. Gadus Merlangus , L., Gmel., loc. cil., p. 1167; Bloch, pl. 65; Encycl. Pois., pl. 29, f. 105. Celte espèce est l'une des plus communes et des plus connues dans le centre de l'Europe. Les marchés de Paris et de Bruxelles l’offrent particulièrement en quantité : aussi ne nous appesantirons-nous pas sur ce qui la concerne. Elle se nourrit de petits Mollusques, de Crustacés et de Poissons, ainsi que le font les Morues; onia pêche durant toute l'année, parce qu’elle ne s’éloigne guère des rivages, ou du moins qu'elle y est aussi fréquemment répandue que dans la haute mer. C’est particulièrement après la ponte des Harengs, dont le Merlan dévore le frai, que ce Poisson est le plus gras et le plus recherché sur les côtes de Flandre. On ne se borne point à le manger frais, on le sale et on le prépare pour la conservation. Ou a prétendu qu’il existait des individus hermaphrodites, mais c’est une erreur qui vient d’une fausse apparence du foie souvent très-volumineux dans les femelles et qu’on y avait pris pour une laitance. Selon que le Merlan habite des fonds de roche ou de vase, sa saveur est fort différente; légère, tendre et de facile digestion , on permet sa chair aux convalescents, d. 14, 16. — 18, 21. — 10, 20. r. 16, 20, v. 4, 6, a. 28, 33. — 19, 23, c. 31.

Gade Colin oii Merlan noir. Gadus Carbonarius , L., Gmel.. toc. cil., p. 1168; Bloch, pl. 66; Encycl. l'ois., pl. 29. f. 100; vulgairement Grélin et charbonnier, le Coalfish de la Zoologie Britannique et des Anglais. Ce Poisson, qui n’est pas rare dans les mers d’Europe, a été également trouvé, dit-on, dans la mer Pacifique. Sa chair est coriace, aussi Ja mange-t-on rarement fraîche, et on ne pèche le Colin que pour en )

faire des salaisons, o. 14.- 20,22, r. 18. 21, v. 6. a. 32, 25. — 10. 20, c. 26.

Gade Lied ou Merlan jaune. Gadus Pollachius, L., Gmel., loc. cil., p. 1169; Bloch, pl. 68; Encycl. Pois., pl 30, f. 107 ; le Gade Pollack, Lac., l'ois., t. n,p. 416; le Lyr des pêcheurs du Nord et Lyrbleck des Suédois. Cette espèce, qui n’est pas d’une grande taille, dont la couleur est noirâtre, et qui voyage par bandes innombrables, semble se plaire aux lieux où la tempête agile le plus souvent et le plus violemment la mer. d. 11,13.

Le Gade Sey, Enc. Pois., p. 48 (sans figure) ; Gadus virent, Gmel.. loc. cil., p. 1166, est encore une espèce du sous-genre Merlan, qu’on a confondue quelquefois avec le Gade Lieu, et qui se trouve principalement sur les côtes de Norwège.

Merluche, Merlucius. Deux dorsales seulement caractérisent ce sous-genre, dont les espèces, dépourvues de barbillons, ne présentent qu’une seule anale.

Gade Merlus. Gadus Merlucius, L., Gmel., toc. cil., p. 1159; Bloch, pl. 164; vulgairement la Merluche. Ce Poisson se pèche également dans l’Océan septentrional et dans la Méditerranée. Il y parvient jusqu’à la longueur de trois pieds, et ne le cède point en voracité aux Morues ; il poursuit avec un tel acharnement les Clupes, qu’on en a vu se jeter dans des bateaux à ras d’eau où l'on en entassait. Les Merlus ou Merluches voyagent par troupes, et sont un objet important de pèche et de commerce pour certains parages. Commerson l’a rencontré en abondance dans plusieurs localités de l'hémisphère austral. d.9,10.—39,40. r. 12, 13, v. 7, a. 37,39, c.20,24.

•j-j-f-f Lote, Lola. La disposition des nageoires est In même que dans les Merlus, mais les barbillons se voieul aux mâchoires.

Gade Lingue. Gadus Molca , L., Gmel., loc. cit., p. 1170; Bloch, pl. 69; Encycl., pl.50, fig. 108. Cette espèce de Gade, moins épaisse que les autres, acquiert une longueur souvent très - considérable , c’esl-à-dirc jusqu'à cinq pieds. Ce Poisson , aussi commun que la Morue, dont une femelle a présenté neuf millions trois cents et quelques milleœufs, est comme elle un grand objet de commerce, se prend aux mêmes lieux, se prépare, se sale ot se répand en Europe pour l'usage des jours où les pratiques religieuses proscrivent la viande. On en relire line huile de poisson fort employée, d. 15.

Gade Lote. Gadus Lola, L., Gmel., loc. Cil., p. 1172; Bloch, pl. 70; Encycl. Pois., pl. 30, fig. 110; vulgairement Motclle et Barbolte en plusieurs lieux de France. Quoique ce Poisson soit év idemment un Gadolde par se» caractères , la forme de son corps . son aspect et ses habitudes semblent l’en éloigner pour le rapprocher des Blennies. Sa figure, sa couleur, sa viscosité lui donnent quelque ressemblance avec l’Anguille. Seul entre ses congénères, qui se plaisent dans l’Océan, il vil dans les eaux douces, où il échappe avec d’aulaiil plus de facilité à la main qui le veut saisir, qu’on le serre avec plus de force. La Lote, dit Lacépède, préfère les eaux les plus claires où les victimes qu’elle guette échappent difficilement à sa poursuite ; elle s’y cache sous les pierres, la

gueule ouverte, agitant ses barbillons |»our y attirer la proie sur laquelle elle s'élance pour l'engloutir en l’y retenant au moyen de ses sept rangées de dents. La Lote croit avec une singulière rapidité; on l’a crue vivipare, et ce point de son histoire n’étant pas suffisamment éclairci , peut être admis comme probable. Sa chair est blanche et d’un fort bon goût. Sa vessie natatoire, fort grande, équivaut parfois au tiers de son volume; ses œufs, assez gros, passent pour malsains et de difficile digestion ; elle a la vie fort dure. n. 13, 14. — 08, 76, v. 0, 7, a. 55, 67, c. 30, 30.

Gade Danois. Gadua Danicus, Muller. II fait encore partie du sous-genre Lote.

• ttttt M r stèle, 3/as/e/a. Ce sous-genre ne diffère du précédent que par la petitesse de la première dorsale qui est à peine perceptible.

Gade MistEle. Gadus Mua/e/a , L., Gmel., loc. cil., p. 1173; Encycl. Pois., pl. 31, flg. 111; Gadus tricirrhatus, Bloch, pl. 105. L’allongement, la viscosité et les allures de ce Poisson lui donnent de la ressemblance avec la Lote, mais il vil dans les mers, et s'y nourrit de Crustacés et de Mollusques à coquilles. Il devient la proie des Scombres qui s'en montrent fort avides. La Mustèle est souvent blanchâtre, tachetée de brun , avec des teintes violâtres sur la tète et brunes ou noires sur le dos. o. I . — 42, 56, ». 14, 16, v. 7, a. 40, 47, c. 25.

Les Gadua Cimbricua de Schneider, Gmel., loc . cil., p. 1174, et quinquecirrhatua de Peunant, qui est le Muatela de Bloch, le Gadua didaclylua de Brunsvicb, et le Trident, Gadua dipterygiua de Pennanl, Encycl. Pois., pl. 86, fig. 361, sont d'autres espèces du sousgenre Mustèle.

tttl H' Beosme, Broamerua. Ce sous-genre est caractérisé par une seule et longue dorsale qui s'étend jusqu'à la queue. Parmi les espèces maintenant connues nous citerons:

Gade Brosse. Gadua Broame de Pennant, Gmel., loc. cil., p. 1175; Koila des Islandais. Il habile les mers du Nord, et particulièrement du Groenland; il a près de trois pieds de longueur. Sa queue est en forme de fer de lance; son dos est d’un brun foncé avec le ventre plus pâle. n. 100, ». 20, v. 5, a. 60, c. 30.

Gaoe Brosme jaune. Brosmerus flaceacena, Lesueur, Ann. Mus., t. v, p. 158. pl. 16. Il a le corps oblong, plus large vers la tête et comprimé vers la queue; sa couleur est d’un brun jaune, avec les nageoires bordées de noir. On voit deux barbillons à la mâchoire inférieure; sa longueur est de deux pieds. Celle espèce se trouve à Terre-Neuve où elle est rare. r. 7, ». 25, v. 6.

Gade Monoftère de Bonnaterre. Gadua Méditer rnneua, L., Gmel., loc. cil., p. 1175 ; Gade Torse, Gadua Monopterygiua, Encycl. Pois., pl. 87, fig. 362.

tttt i f t Pbvcie, Phycia. Les Gades de ce sous-genre diffèrent des précédents par leurs ventrales qui n’ont qu'un rayon souvent fourchu ; leur tête est grosse, leur menton porte un barbillon; le dos est muni de deux nageoires dont la seconde est plus longue.

Gade Molle ou Tanche de mer. Blenniua Phycia, L., Gmel., loc. cil., p. 1176; la Moule de Rondelet. Ce poisson a dans le printemps sa tète d’une belle couleur rouge, ; scs pectorales de la même teinte; un cercle noir envi- I

ronne l’anus, d. 10.— 62. ». 12, 15, v. 2, a. 56, 57, c. 20.

Gade Blennoide. Gadus albidua, Gmel.. loc. cil., p. 2171; Blenniua Gadoidea, Risso ; Phyacis Blennoidcs de Schneider, Merlus barbu de Duhamel. Cette espèce, plus commune dans l'Océan que dans la Méditerranée où la précédente est au contraire plus répaudue, a sa première dorsale plus relevée et son premier rayon trèsallongé; ses ventrales sont deux fois plus longues que la tête. d. 10.— 56, ». 11. v. 2, a. 53, c. 16.

Le Balrachoidca Gmelini de Risso et le Gadua Americanua de Schneider, qui est le Blenniua Chub, qu’il ne faut pas confondre avec un Able, et une Perche qui portent le même nom, sont encore des Pbycies.

Cuvier (loc. cil., p. 21) établit un huitième sous-genre de Gades sous le nom de Raniccfs pour le Gadua Raninus de Muller, qui est le Blenniua Runinua de Gmelin, le Phycia Ranina de Schneider, Poisson que nous avons déjà décrit sous le nom de Grenouillère à l'article Batrachoide. 1. 1, p. 225. Ce savant y comprend encore le Gadua trifurcatua de Pennant, qui est le Phycia fuaca de Schneider. Ce dernier ichlhyologiste avait réuni les Lotes, les Mustèles et les Brosmes en un seul genre qui liait les Gades aux Blennies . et pour lequel il avait emprunté de Klein le nom d 'Enchelyopua. Ce genre, qui parait cependant devoir être assez naturel, n’a pas été adopté.

GADELLES. bot. On nomme ainsi les Groseilles dans certains cantons de la France.

GADELLIER. bot. L'un des noms vulgaires du Groseiller épineux.

GADELUPA. bot. Pour Galedupa. V. ce mot.

GADILLE. ois. Synonyme vulgaire de Rouge-Gorge. V . Sylvie.

GAD1N. moll. C’est le nom qu’Adanson (Voyage au Sénégal, p. 33, pl. 2, fig. 4) a donné à une petite espèce qu’il rapporte aux Patelles. Blainville, dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, doute que ce soit une Coquille de ce genre. Cependant on ne saurait en douter d’après la description, la figure étant trop mauvaise pour s’en rapporter à elle seule; cela est d'autant plus probable, qu'Adanson. qui a vu l'animal, l’a trouvé en tout semblable à celui des autres Patelles.

En 1824, le docteur Gray (Phil. Magas., avril) a proposé l’établissement d'un genre particulier pour celte Patelle, dont les principaux caractères seraient : test univalve, non symétrique, obliquement conique; ouverture suborhiculaire. irrégulière ; cavité simple, avec un sillon sur le côté droit, près du bord antérieur de l'impression musculaire qui est allongée, arquée, subraarginale. Gray nomme la seule espèce connue Gadinia afra.

GA DIME. Gadinia. moll. Ce genre, proposé par Gray dans la famille des Gastéropodes peclinibrancbes, est le même que le précédent.

GADOIDE. rois. C’est dans Lacépède une espèce de Saumon, et dans Linné une Blennie, y. ces mots. Cuvier a établi sous le nom de Gadoïdes une famille, la première dans l’ordre des Malacoptérygiens Subhrachiens, qui renferme les genres Gade, Lépidolèpre et Macroure. y. ces mots.

GADOLIMTE. MtN. Ekcberg; Y Habite. Silicate sim-

pie il' Yttria, ordinairement mélange de silicate de Fer, qui le colore en noir. Substance vitreuse, soluble en gelée dans les Acides, assez dure pour rayer le Quartz, et pesant spécifiquement 4. Elle est rarement cristallisée d’une manière nette : ses formes paraissent dériver d'un prisme oblique rhomboldal d'environ 115°, dont la base s'incline sur l'aréle obtuse de 98°. Elle se décolore dans l'Acide nitrique, avant de se convertir en une gelée épaisse et de couleur jaunâtre. Traitée au chalumeau avec le Borax , elle se fond en un verre que le Fer colore plus ou moins fortement. Elle a beaucoup d'analogie par son aspect avec l'Allanile. qui s'en distingue en ce qu'elle ne se résout pas en gelée dans les Acides. Elle n’a encore été trouvée que sous forme de petits nids engagés dans le Granité graphique â Ylterby, Broddboel Finbo en Suède, à Korarf près Fahlun, et au Groenland, dans les environs du cap Farewel. On l’a nommée Gadolinile, en l'honneur du chimiste Gadolin, qui le premier y reconnut l’existence d’une nouvelle terre. l’Yltria.

GADOONG. bot. C'est, selon Marsden, un Sinilacede Sumatra, fort employé par les habitants dans les maladies vénériennes.

GAERTNÈRE. Gaertnera. bot. Des trois genres dédiés au célèbre carpologisle Ga*rlner, celui qui a été constitué par Lamarck est le seul que les Itolanistes aient adopté. Ce genre appartient à la Penlandrie Monogynie, L., et a été placé à la suite de la famille des Rubiacées (Méin. du Muséum d'Histoire naturelle, t. vi, année 1820) par le professeur A.-L. de Jussieu qui l'a ainsi caractérisé : calice urcéolé, quinquéflde, infère, muni de deux petites bractées à sa base; corolle tubuleuse, quinquéfide, insérée sous le pistil et autour d'une sorte de disque formé par la base dilatée de celui-ci ; cinq anthères presque sessiles sur les pétales, ohloiigues, non saillantes; ovaire supère; style bifide au sommet; deux stigmates; fruit baccifonne. sec, supère, ové, biloculaire, à deux graines planes d'un côté sans sillon ou fossette, et convexes de l'autre; embryon petit, logé dans la cavité inférieure d'un albumen cartilagineux ou corné. Le fruit du Gaertnera donné ici comme supère, d'après Gærtner fils (Carp.58,lab. 101), le calice et l’ovaire décrits l'un comme infère et l'autre comme supère, d'après Lamarck (llluslr., tab. 167), et par suite d'observations faites sur le sec, ont décidé le professeur de Jussieu à ne pas admettre définitivement ce genre au nombre des vraies Rubiacées, quoiqu'il s'en rapproche infiniment par ses feuilles et ses fleurs opposées, par ses stipules vaginales interpétiolaircs, par son fruit disperme comme celui du Café (d'où le nom de Café marron que lui donnent les habitants de l’Ile-de- France), par son périsperme corné, sa radicule inférieure, et enfin par son port qui est entièrement celui des Rubiacées. Cependant ce genre ne peut être placé convenablement dans aucune autre famille de Dicotylédones monopélales; il diffère en effet des Jasminées, des Verbénacées et des Apocynées monocarpiques, par le nombre de ses étamines, son périsperme corné, sa radicule inférieure et ses stipules; mais ne pourrait on pas admettre, comme au reste le professeur de Jussieu l'a indiqué lui-même (Ann. du Mus. d'Hist. nat., x,320),

| que l’ovaire du Gaertnera n'est pas véritablement et entièrement supère, mais qu'il est primitivement cou* ronné par le disque corollifère, et qu'alors il est infère ou semi-infère ; que le disque se contractant et finissant par disparaître, le fruit devient libre ou à peine soudé avec la partie tubuleuse inférieure du calice, ce qu’indiquent la largeur de celte partie, ainsi que l'analogie qui existe entre le Gaertnera et le Pagamea , genre où le fruit est adhérent à la base du calice dont la forme est celle d'une cupule ? Au moyen de ces considérations, l'organisation du Gaertnera ne différerait pas sensiblement de celle des Rubiacées.

Robert Brown (Itotany of Congo , p. 30) a voulu trancher la difficulté, ru proposant l'établissement d’une nouvelle famille intermédiaire entre les Rubiacées et les Apocynées, et dans laquelle entreraient avec le Gaertnera, les genres Pagamea, Aulil.; Ustcria ; Geniostoma, Forât., ou Ananser, Jtiss., et Logania. Celte famille, dont son auteur avait déjà prévu l'existence ( Prott . Flor. Nov.-Holl p. 455), et dans laquelle il plaçait en outre le genre Fagrara , n'est pas, à la vérité, très naturelle, et exigerait qu'on la subdivisât en quatre sections; mais les nombreux points de connexion qui unissent celte famille ou tribu avec les diverses sections des Rubiacées, tendent à infirmer la valeur de l'ovaire supère comme caractère de famille, lequel ne devient plus qu’un caractère générique.

La GaertxLrk a stipules vagi* alks .Gaertnera taginata, Lamk., Gaertnera longiflora, Gærln. fils, est un arbre de l’Ile-de-France, découvert par Commerson, dont les rameaux sont droits, garnis de feuilles opposées, glabres, coriaces, très-longues, ovales-lancéolées, rétrécies à leur base, et marquées de nervures trèssaillantes; les stipules sont réunies en une gaine ciliée; les fleurs disposées en corymbes opposés très ramifiés, et munis à leur base de deux bractées.

Schreber avait appliqué le nom de Gaertnera au genre que Gærtner avait appelé liiptage, et qui avait été aussi nommé Molina par Cavanilles. Le Sphenoctea de Gærtner ou Pongatium de Jussieu avait également reçu de Retzius la dénomination de Gaei tuera. F. H IFT \UE et SPBtVOCLtE.

GAESTBIN oc PIERRE ÉCUMANTE. Rome do Lisle désigne ainsi une Roche feldspalhiquc, que les minéralogistes allemands et français nomment Pechslein. F. ce mot.

GAFAKRON. ois. Syn. d'OIivarez. F. Gros Bec.

GAFEL. rot. F. Cafal.

GAFET. moll. Adanson (Voyage au Sénégal , p. 237, pl. 18, fig. 2) avait donné le nom de Tellines aux Donaces de Linné : celle-ci, qui est une Telline pour lui, est le Donax trunculus des auteurs.

GAGATES. m iv. F. Jaïrt.

GAGÉE. Gagea, bot. Vürnithogalum spathaceum et YAnthericum terotinum ont été réunis, par Bcllenden-Ker, en un genre distinct, qui a été adopté par Salisbury et les autres botanistes; il offre pour caractères : un périanthe coloré, persistant, composé de six pétales faiblement étalés et presque égaux; six étamines adhérentes à la base des pétales; ovaire ù trois loges renfermant plusieurs ovules disi>otés sur deux

rangs; style terminal , trigone; stigmate trilobé, un peu déprimé ; capsule triloculaire et tri valve; semences suhglobuleuses , assez épaisses et recouvertes d'un tégument jaunâtre.

Gagée a tige basse. Gagea minima , Bell.; Ornithogai uni ttpalhaeeum , Ilayn. Sa lige ne s'élève guère au delà de huit pouces ; elle est faible, nue, munie de feuilles radicales, solitaires et planiuscules ; les fleurs, réunies en ombelle, sont petites, striées, blanches et purpurines intérieurement, portées sur des pédoncules grêles et d'inégale longueur. Elle est originaire de l'Europe septentrionale et de l'Asie.

Gagée sf bothe. Gagea serolina , Bell.; Ornithogalut n striatum , Willd.; Anthericum serotinum, L.

Sa lige est uniüore, pourvue de feuilles lancéolées et courtes; les feuilles radicales sont linéaires, filiformes et longues; les pétales sont nervurés et striés. On la trouve aux Alpes cl en Sibérie.

GAGET. ois. Syn. vulgaire de Geai. F. Corbeau. GAG.NEBINL. Gagncbina. bot. Ce genre de la famille des Légumineuse a été institué par Necker, aux dépens des Acacies, puis restitué à ce dernier genre |>ar la plupart des botanistes , jusqu'à ce «pie De Candolie, dans son Histoire des Plantes légumineuses (Mém. xii, n°3), ait prouvé que le genre de Necker était d'une très-judicieuse formation. Caractères : fleurs hermaphrodites ; calice à cinq divisions, cinq pétales oblongolinéaires, distincts; dix étamines; style long, filiforme et décidu : légume aplati, desséché, indéhiscent, avec le bord ailé sur chaque suture, divisé intérieurement par plusieurs loges transversales et monospcrincs. I.es Gagnebines, dont on connaît maintenant deux espèces, sont des arbustes très-élégants et originaires du midi de l'Afrique ; leurs feuilles sont glabres, ainsi que les tiges et les rameaux , bipinnées à folioles linéaires et mulli-jugées.

Gaoxkbixe a épis de Tamarix. Gagncbina Tamariscina, DC., I, 43-2. Tiges d'un brun roussàlre; feuilles longues d'un peu plus de six pouces, deux fois ailées et composées de quinze à dix-huit paires de pinnules longues d'un pouce et demi, chargées chacune de trente paires environ de folioles très-petites, rapprochées et d’une ligne au plus de longueur; fleurs petites, jaunâtres, disposées eu épis linéaires, longs de deux pouces, qui naissent deux ou trois ensemble d'un même point et par étage, sur un pédoncule commun, qui termine les rameaux ; pétales étroits, dépassant de beaucoup le calice; dix à douze étamines libres; ovaire garni de poils blanchâtres.

Gauxebixe axillaire. Gagnebina axillarisf DC. , ibid. Hameaux cendrés; feuilles longues de huit pouces, deux fois ailées, composées d'une vingtaine de paires de pinnules. portant une cinquantaine de paires de petites folioles glabres, étroites et d’environ une ligne de longueur.

GAGNED1. bot. Syn. de Protea Abyssinien.

GaGNOL et GAGNOLLES. rois. Syn. de Syngnathes. Le premier nom désigne plus particulièrement la Trompette, et le second l'Hippocampe, F. Syxgxatbb.

GAGOT. bot. Préfonlaine mentionne sous ce nom un arbre de la Guiane qu'il classe parmi les Cèdres , et l

dent les naturels emploient le bois pour la construction de canots très-légers.

GAGl'EDI. bot. Pour Gagnedi. V . ce mot.

GAHME. Gahnia. bot. Genre de la famille des Cypéracées et de l'Ilexandrie Monogynie, L., établi par Forstcr (Gen., p. 51, tab. 10), adopté par Labillardière cl R. Brown qui en ont décrit plusieurs espèces nouvelles . toutes originaires de la Nouvelle-Hollande. Les épillets sont uniflores, formés d'écailles imbriquées en tout sens, et pour la plupart vides; les soies ou écailles hypogynes manquent dans toutes les espèces, l es étamines sont au nombre de six , excepté dans le Gahnia melunocarpa de R. Brown, qui n'en a que trois; leurs filets sont persistants et allongés, et peu- I vent être facilement pris pour des soies hypogynes.

! L’ovaire est allongé, surmonté d'un style simple inférieurement, trifide dans sa partie supérieure où il porte sur chacune de ses divisions un stigmate profondément bifide, excepté dans le Gahnia melanocarpa1 déjà cité précédemment, où les stigmates sont simples et indivis. Les espèces de ce genre, au nombre de quatre, sont toutes originaires de la Nouvclle-Uollaiide; leur chaume est roide, et porte des feuilles allongées, rudes et souvent roulées sur elles -mêmes, ce qui les fait paraître linéaires et sélacées; les fleurs, qui sont hermaphrodites, forment une panicule rameuse, mêlée de feuilles; le fruit est un akène globuleux ou Irigone.

Lahillardière ( Specim . Fl. Koc.-Holl ., 1, p. 89, l. 115) en a figuré une espèce qu'il nomme Gahnia Psittacomm. Quant à son Gahnia trifula (loc.cit., t. 1 Kî), Robert Brown l'a réuni avec quelque doute à son genre Lampocarya, sous le nom de Lampocarya hexandra.

GAHMTE. six. Nom donné au minéral découvert par Gahn en 1805, à Fahlun en Suède, et qu'Hauy a rangé, dans sa méthode, sous le nom de Spinelle zincifère. Berzélius en fait une espèce à part, et le considère comme un aluminale de Zinc. Il est moins dur que le Spinelle, cristallise comme lui en octaèdre régulier, et pèse spécifiquement 4,6. 11 a pour gangue un schiste lalqueux.

GAI. ois. Espèce du genre Corbeau. F. ce mot.

GA1AC. bot. Pour Gayac. V. ce mol.

GAIAC1NE. Pour Gayacine. V . ce mot.

GA1DEROPE. Gaderopus. moll. On nommait ainsi ou on donnait le nom de Pied-d'Anequiest synonyme, à une Coquille assez commune, que les anciens plaçaient parmi les Huitres épineuses, et qui rentre aujourd'hui dans le genre Spondile, sous la dénomination de Sponditus Gaderopus. F. SrosDiLX.

GAIDKOPSARLS.pois.Rafllnesque établit sous ce nom {Indice /cht. .Sic., p. 51). un genre dont les caractères consistent en plus d'un rayon aux branchioslèges, en deux dorsales dont la seconde est réunie à la caudale et par suite à l'anale. II renferme une seule espèce. Gaidropsarus musteUaris, qui est la Mustellede Rondelet.

GAILLARD, bot. Synonyme vulgaire de Gayac. F. ce

GAILLARDA et GAILLARDIE. bot. Pour Galardie. F. ce mol.

tl

GAILLARDOTELLE. Gaillardotellu. bot. V. Cbao-

BlIftlS-

GAILLET oc CAILLE-LAIT. Galium. bot. Genre de la famille des Kubiacées et de la Télrandrie Monogynie, qui se compose d'un très-grand nombre d’espèces qui sont toutes des plantes herbacées, vivaces, ayant une lige carrée ou anguleuse, des feuilles verlicillées, généralement étroites et allongées ; leurs fleurs sont blanches, quelquefois jaunes ou purpurines, très-petites, disposées en grappes ou en panicules terminales; le calice est adhérent avec l’ovaire ; son limbe est à quatre dents très -petites; la corolle est monopétale rolacéc, quelquefois comme campanulée. à quatre divisions aigues; les étamines, au nombre de. quatre, sont attachées à la base de la corolle : l'ovaire est globuleux, infère, à deux loges contenant chacune un seul ovule; le sommet de l’ovaire offre un disque épigyne, un style à deux divisions portant chacune un stigmate capitulé; le fruit est un diakènc globuleux, didytne, légèrement ombiliqué à son sommet, se séparant en deux akènes ou coques monospermes , tantôt glabres, tantôt velues ou même hérissées de pointes roides.

Les espèces de ce genre sont fort nombreuses et répandues surtout dans les régions tempérées et septentrionalesdu globe. Parmi les espèces européennes, nous citerons les suivantes :

Gaillet j ac ve. Galium verum, L., Sp. Cette espèce qui est fort commune sur le bord des chemins et dans les lieux incultes, est vivace; ses liges sont redressées, hautes d'un pied et plus, légèrement sous-frutesccntes A leur base, carrées et rameuses; les feuilles sont verlicillées, en grand nombre, linéaires, terminées en pointe, glabres, d'un vert foncé; les fleurs, qui sont très-petites et jaunes, forment en se réunissant une sorte de panicule terminale; les fruits sont globuleux et glabres. Les fleurs de cette plante répandent une odeur assez forte, qui rappelle beaucoup celle du miel. On les considérait autrefois comme antispasmodiques, et. à une époque où l’on cherchait quelque ressemblance extérieure ou quelque rapport caché entre les médicaments et les maladies contre lesquelles on en faisait usage, quelques médecins avaient recommandé les fleurs de Gaillet, à cause de leur couleur jaune, contre Piclère. La saine philosophie et l'expérience repoussent également des moyens thérapeutiques fondés sur de tels raisonnements. Autrefois on croyait généralement que les fleurs de Gaillet caillaient le lait; de là le nom vulgaire sous lequel les diverses espèces sont généralement connues; mais l'expérience a encore démontré la fausseté de cette assertion : les sommités fleuries de cette plante n'opèrent point cette altération dans le lait, mais elles lui communiquent une couleur jaune et une odeur et une saveur particulières assez agréables. Il est j probable même que le nom de Caille Lait aura été donné ] à cette plante à cause de l'usage où l'on est dans quelques pays , entre autres dans le canton de Chester en Écosse, de la inéler avec le lait, afin de colorer et d'aromatiser en même temps le fromage.

Gaillet Alarme. Galium Aparine, L., Sp., Bull., t. 515. On désigne vulgairement celte espèce sous le nom de Gralcron, à cause des crochets ou tubercules

recourbés dont ses liges, ses feuilles et ses fruits sont hérissés. Ses liges sont faibles, étalées, ou s'élevant, par le moyen de leurs crampons, sur les autres végétaux environnants. Elles sont longues de deux à trois pieds, rameuses, carrées, hérissées, surtout sur les angles, de crochets très-rudes; les feuilles, verlicillées par huit ou par dix, sont linéaires, aigues, légèrement pubescentes; les fleurs sont petites, blanches, en petit nombre à l’aisselle des feuilles; les fruits sont globuleux’, assez gros, hérissés de pointes. On trouve celle plante, qui est annuelle, dans les champs et les lieux cultivés.

GAILLONE. Gaillona. bot. Genre de la famille des Hydrophyles, institué par Bonnemaison et dédié, ainsi que le suivant , au naturaliste Gaillon. Caractères : fronde ronde, réliculée-sillonnée, presque conlinuedans le bas, uniloculée dans les rameaux; capsules de deux sortes. Les espèces sont en petit nombre; elles ont le port agréable et une organisation fort rapprochée de celle des Céraraiées; leur couleur est le pourpre plus ou moins foncé, souvent mélangé de verdâtre; elles ont une consistance cartilagineuse et coriace , surtout dans les parties inférieures, qui n'offrent qu’un tissu épidermoïde, opaque, presque continu, à réseau réticulé ou sillonné, superposé à un cylindre charnu, opaque. Celte organisation robuste change dans ses divisions raméales, qui acquièrent l'éclat et les métamorphoses des uniloculées. Une locule interne, bien distincte, se fait remarquer dans les segments. La fructification offre deux sortes de capsules : les unes plus consistantes, membraneuses, colorées, ovales, obrondet, donnant issue aux séminules par uue ouverture circulaire, située au sommet; les autres presque mucilagineuses, diaphanes, oblongucs. plus ou moins aigues, renfermant des séminules disposées dafisune série double ou triple, et qui se séparent par la rupture d'une portion de leur enveloppe. Bonnemaison considère comme appartenant au genre nouveau le Ceratniutn coccineum, DC., qu'il appelle Gaillona millefolium;\aCeranium cancellatum,t)C.y nouvellement nommée Galliona arbuscula; les Gaillona v ersicolor, punctata , rireacenn, Boucherie espèces nouvelles ou moins connues. Toutes habitent l'Océan ou la Méditerranée.

GAILLONELLK. Gaillonella. bot. Genre de la famille des Confervées, établi par Bory de S1- Vincent, présentant des caractères fort remarquables, et qui tendraient à le séparer de la famille naturelle où il est placé provisoirement pour le rapprocher des Arlhrodiées, dans la section des Eragillaires.dont il acquiert parla dessiccation la consistance micacée, scarieuse et brillante. Le plus fort grossissement seul peut faire apprécier son élégante organisation qui consiste en des filaments simples, cylindriques, articulés par sections renfermant chacune deux corpuscules capsulaires , sphéroïdes , transparents même quand ils sont remplis d'une matière colorante, ferrugineuse, et partagés en deux parties égales par un dissépiment qui apparail au profil comme une ligne que formerait, en la coupant en deux parties égales, le diamètre de chaque globule. Bory y avait vainement cherché des traces d’animalité ; il n'hésite pas ù regarder les Gaillonclles comme de

simplet végétaux. Le type du genre est le Conforta monitiformin de Muller, auquel on ne voit pat pourquoi Lyngbye ( Tent p. 274), d'après Dillwyn,a donné le nom de lineata. Cette espèce forme sur les plantes marines et les l'Ives des rivages un duvet grisâtre peu remarquable. Le Conforta nummuloides de Dillwyn appartient au genre Gailionellc.

GAILLOMK. Gaillonia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par Richard qui lui assigne pour caractères: le tube du calice ové, son limbe est persistant, divisé en cinq ou sept dents aigues et inégales; corolle infundibulaire; son tube est cylindrique et son limbe divisé en cinq ou sept lobes oblougs; cinq à sept étamines plus courtes que les lobes de la corolle; style filiforme, plus épais au sommet; stigmate bilobé. Le fruit est ovoïde, presque nu au sommet, à deux coques indéhiscentes et monospermes. De Candolle , dans son Vrodromuêj vol. 4. p. 574, décrit trois espèces de Gaillonies : Gaillonia Oliterii, Bruguieri et Sowitsii. Ce sont des plantes herbacées, pubescenlcs, vivaces, à tiges rameuses, à feuilles linéaires, calloso-mucronées au sommet, opposées, accompagnées de deux stipules plus ou moins longues , suivant les espèces. Les fleurs sont quelquefois axillaires, et d'autres fois terminales, toujours solitaires et sessiles. Ces plantes appartiennent à la Perse et à l'Arabie.

GAIMARD1E. Gaimardia. bot. Genre de la famille des Resliacées, établi par Gaudichauddans la botanique du Voyage de ITranie. Caractères : calice glumacé à deux divisions membraneuses, acuminées, l'inférieure plus grande, enveloppant la supérieure; deux étaïuiues exsertes, libres, opposées l’une à l'autre et aux gluraes; anthères elliptiques, peltées, biloculaireset déhiscentes longitudinalement; un ovaire slipilé, biloculaire; un ovule dans chaque loge; stigmate sessile, bipartite, à découpures allongées, subulées et exsertes; fruit Ion* guement slipilé, entouré, â sa base, par les glumes et les filaments persistants, comprimé, bilobé au sommet, marqué d'un sillon longitudinal, lisse, glabre, biloculaire et bivalve; graines solitaires, suspendues, remplissant chacune sa loge, oblongues et cylindriques.

Gaimabdie ai stb a lk. Gaimardia australis , Gaudichaud. C’est une petite plante herbacée, ayant l'apparence d'une Mousse, et qui croit sur les rochers; elle est entièrement glabre ; ses tiges sont droites , subfastigiées, un peu rameuses dans leur partie supérieure, garnie de feuilles serrées, imbriquées, subulato-lriangulaires, dilatées et engainantes à leur partie inférieure; fleurs sessiles et solitaires â l'extrémité de chaque rameau. Des lies Malouines.

GAINE. Pagina, ns. On a donné ce nom à une partie constituante de la bouche de certains insectes, principalement de l'ordre des Hémiptères et de celui des Diptères. Cbex les premiers la Gaine n'est autre chose, suivant les observations comparatives de Savigny, que la lèvre inférieure, et chez les seconds elle représente le labre. V. Boiché.

GAINE. Pagina, bot. Dans certaines familles, le pétiole formant la partie inférieure de la feuille est remplacé par une membrane tubuleuse, enveloppant la tige dans une partie de sa longueur. C’est à cet orgaue qu’on

donne le nom de Gaine. Elle est entière (intégra), c'est à-dire formant un tube continu, dans les Cypéracées; elle est au contraire fendue longitudinalement ( fissa ) dans les Graminées. Les botanistes ont proposé divers noms substantifs pour désigner la Gaine de certaines plantes. Ainsi, Willdenow a nommé Ochrea la Gaine membraneuse et incomplète qui existe à la base des Polvgonées; l.ink a désigné, sous le nom de Réticulum , la Gaine fibreuse et basilaire des feuilles de Palmier. Le même auteur a aussi proposé le mot de Pericladium pour exprimer l'évasement plus ou moins large de la base des rameaux ou des pédoncules, comme, par exemple, dans les Orabellifères. La Gaine des Graminées est surmontée d'un appendice membraneux, nommé Languette (Ligulaf Coltare, Rich.).

GAIMER. Cercis. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie, L., qui se compose de deux espèces arborescentes, dont une croit en Orient et dans le midi de l'Europe, et l'autre dans les provinces du uord de l’Amérique septentrionale. Leur calice est monosépale, campanulé, renflé, et terminé par cinq dents; la corolle est papilionacée; l'étendard est redressé, obtus, plus court que les ailes; la carène se compose de deux pétales distincts; les dix étamines sont libres; l'ovaire est pédicellé à sa base, allongé, comprimé; le style est recourbé à sou sommet; la gousse est allongée , plane , bordée sur son dos ou suture supérieure, d'une aile étroite; les graines sont presque globuleuses ; elles contiennent uu embryon placé au centre d'un endosperme charnu très-manifeste, ca- | ractère qui se rencontre rarement dans les Légumineuses; les fleurs sont d'une couleur rose très agréable; elles naissent généralement sur le vieux bois avant le développement des 'feuilles. Celles-ci sont simples, alternes, pétiolées, cordiformes, arrondies et entières.

Gaihieb connu*. Ccrcis Siliquattrum, L.,Sp. C'est cet arbre que l’on cultive si abondamment dans nos jardins, sous les noms d’Arhrede Judée, Arbre d’amour, et qui, dès les premiers jours du printemps, y produit un 'effet si agréable par la belle couleur rose de ses fleurs. Son tronc peut s’élever à une hauteur de vingt à vingt-cinq pieds; il est rameux supérieurement et | recouvert d'une écorce noirâtre; ses feuilles sont al ternes, pétiolées, cordiformes, arrondies, entières, trèsobtuses, molles et d'un vert tendre; ses Heurs naissent sur le tronc et ses ramifications; elles sont extrêmement nombreuses et disposées d'une manière tout à fait irrégulière. 11 leur succède des gousses allongées, planes, d'uuc couleur brune quand elles sont sèches, contenant huit à dix graines globuleuses. L'Arbre de Judée, ainsi que l'indique son nom, est originaire de la Judée, mais on le trouve également en Espagne, en Portugal, et Jusque dans le midi de la France. Cet arbre s'accom mode de tous les terrains, même des plus maigres, et particulièrement de ceux qui abondent en craie. On le cultive dans les jardins d'agrément, soit en palissades pour cacher les murs d'enceinte , soit en massif dans les bosquets. Les fleurs, qui ont une saveur piquante et agréable, sont quelquefois employées en assaisonnement sur la salade. On les fait aussi confire au vinaigre avant leur épanouissement.

G \ ni eu df Caxada. Cercit Canadensi », L., Sp. Celle espèce a le même port que la précédente dont elle diffère seulement par ses feuilles pointues, ses fleurs beaucoup plus petites et d'un rose plus pâle. Originaire de l’Amérique septentrionale, on la cultive comme la précédente, mais moins abondamment. Elle supporte les froids les plus rigoureux.

GAI N U LE. y agi nuta. bot. On désigne ainsi la partie inférieure de l’écorce superficielle des Mousses, lorsque, peu de temps après la maturité des corps reproducteurs, elle a cessé d'adhérer aux parties intérieures, et s’est divisée en deux par une fente transversale.

GA1ROUTES. bot. Synonyme vulgaire de Lathxrus Cicer. y. Gesse.

GA1SSENIA. bot. Au nombre des nouveaux genres que Raffinesqiie-Schraallz a proposés, sans les caractériser, dans le Journal de Botanique, 1808, vol. 2, p. 105, se trouve le Gaissenia. Mais ce genre, formé avec le Trolliue Jmericanus de Nuhlenberg et Gaissenheiner. ne diffère aucunement du Trollius de Linné; et en conséquence De Candolle ( Syst. Teget., î, p. 513) l’a décrit comme espèce de ce dernier genre. V. Tboluts.

GAJANIS, bot. La plante ainsi nommée, décrite et figurée par Rumph ( Àtnboin i, p. 170, l. 65), est la même que VInocarpus edulis, L., Suppl., 239.

G AJ ATI. bot. Syn. d’Æschynoraène, L. y. ce mot.

GAKENIA. bot. Syn. de Cheiranthus tricuspidalus , L., ou Malhiola tricuspidata , DC. y. Matbioi.e.

GAL. ois. Du latin Gallus. Synonyme ancien de Coq. y. ce mot.

GAL. fois. Pour Gall. y. ce mot.

GALA. bot. Syn.de Laserpiliutn, suivant Adanson.

GA LACHE. Galactia. bot. Ce genre, de la famille des Légumineuses, et de la Diadelphie Décandrie, L., présente un calice accompagné de deux bractées à sa base, divisé en quatre parties, la supérieure entière et plus large, l’inférieure plus allongée; une corolle papilionacée dans laquelle l'étendard réfléchi ou beaucoup plus rarement dressé est entier au sommet; des étamines diadelphes; un ovaire stipité ou sessile, contenant plusieurs ovules, entouré A sa base d'un disque annulaire; un stigmate obtus ou légèrement renflé en tête; une gousse linéafre, comprimée, uniloculaire, polysperme, bivalve; des graines sans périsperme, à hile elliptique et à radicule infléchie.

P. Browne a établi ce genre d’après une plante de la Jamaïque. Michaux en a fait connaître deux autres de l’Amérique septentrionale, et enfin Uumboldl et Bonpland en ont recueilli dans l’Amérique méridionale quatre nouvelles, dont Kunlli en a décrit cl figurédeux, dans son bel ouvrage sur les .Miinoses du nouveau continent (p. 190, t. 55 et 56). On doit encore y ajouter une espèce découverte par Commerson dans Plie de Bourbon. Leurs liges sont herbacées ou ligneuses, couchées, dressées ou volubiles; leurs feuilles alternes et [ composées de trois folioles, dont la terminale éloignée des deux autres; les fleurs roses ou blanches, en grappes axillaires, solitaires ou géminées, sur lesquelles elles se groupent en faisceaux, où quelques hermaphrodites sont mêlées à des mâles en plus grand nombre.

GALACT1S ou GALAXIE, ni. I.es anciens auteurs confondaient sous ces noms les Pierres météoriques et les Pyrites radiées : ils les croyaient des produits de la foudre, y. Lee sllffbê.

GALAGT1TE. Galaetites. bot. Geure de la famille des Synanlhéréos, Cinarocéphales de Jussieu, et de la Syogénésie fruslranée, L., établi par Mœncb et adopté par De Candolle (Flore française) et par U. Cassini. Il est ainsi caractérisé : cala thide radiée, dont le disque est composé de fleurs nombreuses, régulières, hermaphrodites, et les rayons de Heurs stériles, disposées sur un seul rang et très -développées ; invoiucre turbiné, formé d’écailles imbriquées, «carieuses, ovales et surmontées d'un appendice étalé, spiniforine et cotonneux à sa base; réceptacle légèrement plan, paléacé; akènes glabres, surmontés d'une aigrette formée de longs poils plumeux, réunis par la base en un anneau qui se détache facilement, disposés sur un seul rang cl non sur deux ou trois, comme l'indique la description de Cassini. Cet auteur a d'ailleurs fait connaître une particularité, c'est que les étamines sont soudées non-seulement par les anthères, tuais encore par les filets. Il est difficile cependant d'admettre qu'une circonstance aussi faible puisse avoir une telle influence sur le reste de l'organisation pour que d'autres piaules dans lesquelles on retrouve celte particularité, tels que les Carduus Marianus et Leucographus. types des genres Sylihum et Tyrimnus , puisseul être rapprochés parcelle seule observation. Dans ces caractères, il en est certainement d'assez importants pour assurer l'établissement du genre Galaetites. Scs fleurs extérieures, longues cl stériles, l'obliquité de la base de ses ovaires, niée, il est vrai, par Cassini, mais bien réelle, le rapprochent du Centaurea, avec lequel Linné l'avait confondu; mais ses aigrettes plumeuses et un port particulier le rapprochent davantage du Cirsium , quoique sous ce dernier point de vue, il présente aussi de grands rapports avec le genre Crocodilium de Vaillant et de Jussieu, qui n'est qu'une division du Ceniaurea de Linné.

La Galactitb cotoxselse, Galaetites tomentosa , Mœncb, Cenlaurea Galaetites, L., est une plante haute de cinq décimètres au plus, dont la tige est couverte d'un colon blanc et épais; ses feuilles longues, découpées en segments muitifides et spinescenls, sont cotonneuses en dessous, vertes en dessus, et marquées de taches blanchâtres. Les Heurs sont ordinairement purpurines. Elle croit sur les côtes et dans les îles de la Méditerranée. Ou la rencontre abondamment en. Provence, au cap Notre-Dame près d'Antibes.

GALACT1TES. lin. On croit généralement que la substance désignée sous ce nom. par les anciens, est une Argile smectique qui jouit de la propriété de blanchir l'eau dans laquelle on la délaye. Valérius pensait que la Galactite était une variété de Jaspe d’Italie, blanche et très-légèrement veinée de rose.

GALACTODENDRON. Galactodendrum. botax. Le genre institué sous ce nom, par Humholdl et Kunth, pour un arbre du Mexique connu vulgairement sons le nom d'Arbre à lait, a été reconnu pour ne pas différer du genre Brosimum, précédemment établi, y. Baorimi. L’Arbre a lait ou a Vacbb, Galactodendrum ou

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5 ÜICT . DES SCI EXCES *AT.

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Brosimum utile, a été découvert par liumboldt dans la ; province de Venezuela; depuis lors Lockart. directeur du jardin de la Trinité, en a trouvé plusieurs individus ; dans la province de Caraque : l'un d'eux avait sept pieds de diamètre et plus de cent de hauteur ; le lait en était agréable, elles habitants en faisaient usage. Les jardiniers belges, par leurs correspondances très -étendues, sont parvenus à se procurer l'Arbre à lait, et un jeune pied de ce précieux végétal a mérité à son possesseur M. Van Geerl, le prix de l’exposition des plantes à Gand, en 1829.

Il parait que cet arbre n’est pas le seul qui soit doué de la faculté de donner un lait bon et nourrissant: James Smith, dans une excursion qu’il a faite sur les bords de la rivière de Déinérari, a trouvé un arbre que les naturels appellent Hya hya , qui fournit un lait potable. Cet arbre fut abattu, cl en tombant dans un | ruisseau, le lait en rendit l’eau blanchâtre; en enfonçant un couteau dans l'écorce, le lait en sortit en grande abondance ; ce lait était très gras et plus épais que celui de Vache, sans amertume, mais seulement un peu visqueux; mélé avec du café, il était impossible de le distinguer de l'autre.

GALACTON. bot. C'est dans Pline, selon Daléchamp. la plante aujourd'hui nommée Glaux maritima. y. Glauck.

GAI.AGO. sa». Genre de Lémuriens, seconde famille de l'ordre des Quadrumanes. Celle famille est caractérisée par la différence quant au nombre, par la situation et même la forme des dents incisives aux deux mâchoires, par l'excès constant de longueur des membres postérieurs sur les antérieurs, l'allongement filiforme du second doigt des inains de derrière, et surtout par l’eftilement en alêne et le redressement de l’ongle de ce doigt. Darts celte famille. l«s Galagos se distinguent par la rondeur de leur tète, la brièveté de leur museau, la grandeur et le rapprochement des yeux bien dirigés en avant; par l’étal rudimentaire des inlermaxillaires non soudés sur la ligne médiane, d'où suit la séparation des incisives en deux groupes latéraux écartés l'un de l'autre par un vide, et placées en dedans des canines; par la proclivité et même l'horizontalité des incisives inférieures, dont les moyennes, très -petites, rappellent la crénelure des dents analogues des Galéopilhèques; par la grandeur des oreilles susceptibles de se contracter et de se fermer comme celles de plusieurs Chauves-Souris; .par la rotation du radius sur le cubitus, et du péroné sur le tibia; par l'excès de longueur du tibia sur le fémur, excès qui va jusqu'au triple dans le tarse comparé au métatarse. Derrière les canines <|ui sont fortes et triangulaires viennent eu haut deux fausses molaires à une seule pointe; les quatre molaires suivantes sont semblables entre elles. Leur couronne est hérissée de quatre tubercules mousses , deux au côté externe , deux sur l'interne ; mais les deux molaires intermédiaires sont les plus grandes. £n bas, les canines sont grosses et crochues ; derrière est une fausse molaire, suivie de quatre mo* laires à couronne faite comme aux molaires supérieures; seulement en bas elles sont aussi larges que longues, taudis qu’en haut elles sont plus étendues

transversalement. Le nez se termine par un petit mufle. De cette construction on peut conclure les mœurs et les habitudes de ces Quadrumanes. Leurs grauds yeux et leurs grandes oreilles annoncent des animaux nocturnes ou crépusculaires; leurs dents molaires, hérissées de pointes, annoncent des Insectivores; l'excès de longueur des membres postérieurs sur les antérieurs, combiné avec l'existence de quatre mains, leur donne sur les arbres, site naturel de ces animaux , le même élan vertical ou ascendant que les Kanguroos et les Gerboises doivent à terre à la même cause mécanique. Il en résulte encore que sans quitter la place où ils se tiennent accroupis, mais en redressaul 1m trois coudes du levier fléchi que représente leur corps quand ils sont assis, et en étendant le bras, ils peuvent atteindre au vol des insectes passant à une assez grande distance d'eux pour se croire hors de leur portée. On ne voit pas aussi clairement l’utilité de leur longue queue qui n’est pas prenante, et qui, bien qu'assez touffue, est loin de s’étaler comme chez les Écureuils à qui elle sert de parachute. Geoffroy Saint-Hilaire , qui a établi ce genre dans son Tableau des Quadrumanes ( Ann. du Mus. d’Uisl. nat., t. xix), le compose de quatre espèces dont une , décrite par Buffon sous le nom de Rat de Madagascar, semble par la petitesse relative de ses membres postérieurs, de ses oreilles et de ses yeux, par la grandeur relative de sa queue, être plutôt du genre des Makis, animaux jusqu'ici exclusivement propres à I celle Ile. Il parait que c’est avec raison que Geoffroy en a séparé le Polio de Bosman. qui diffère des Galagos par son corps lourd et massif, et surtout par l’extrême lenteur de ses mouvements, en quoi il contraste infiniment avec les Galagos vifs et agiles comme des Écureuils. Celte lenteur l'a fait appeler LuyaerU par les Hollandais. Néanmoins, comme Cuvier (Règne Animal) a placé le Potto dans ce genre, on peut en résumer ce qu'en a dit Bosman (quatorzième lettre de son Voyage en Guinée). — Après avoir donné une idée de sa lenteur en disant qu'il ne descend d'un arbre qu’après l'avoir dépouillé de ses fruits et de ses feuilles (un pareil auimal ne doit guère être propre à attraper des insectes au vol), il ajoute : •• C’est un animal si vilain et si hideux, que je ne crois pas qu'on pût trouver son pareil en aucun lieu du monde. Il est peint au naturel dans le portrait que j’en donne (or la figure montre le Potto marchant â terre dans l'altitude d'un Reptile); ses pattes de devant ressemblent très-bien aux mains d'un Homme; sa tète est très-grosse à proportion de son corps; le poil du jeune est gris de Rat. et laisse voir une peau luisante et unie; mais quand il» sont adultes, le poil est roux et distribué en flocons comme de la laine. » Par celle description naïve de bosman et par la figure qu'il en donne, par l'opposition surtout des mœurs du Potto avec celles que l’on va voir dans le seul Galago bien connu, il n’est pas douteux que cet animal ne soit d'un autre genre, et mémo, très -probablement, d'un genre différent du Nyciicèbc où l’a placé Geoffroy; qu’il ne soit enfin le type d'un genre nouveau. A tous ces motifs d'exclusion, il faut ajouter qye les autres Nycticébes sont de l'Inde ou de ses iles.

VS

Récemment, en 1822 (Mam. lilh., 3* douz.), Geoffroy de Saint-Hilaire a fait du Fennec de Bruce , animal anonyme de BufFon. une espèce de Galago. On peut voir (op. cit.f et aux mots Fennec et Megalotis de ce Dictionnaire) , comment le savant professeur, frappé surtout des imputations, le plus souvent mal fondées, qui ont été faites à la véracité du voyageur anglais, motive la singulière transformation en Quadrumane, d'un Carnassier assez voisin du genre des Chiens. La figure donnée par Bruce n'a pourtant pas ce disparate choquant de formes hétéroclites auquel on reconnaît d’abord les animaux symboliques ou imaginaires.

Adanson dit avoir vu au Sénégat trois espèces de Galago, y compris celle distinguée par le nom de ce fleuve. Si les deux autres espèces, dont l'une aurait la taille d’un Chat, et l'autre celle d’une Souris, diffèrent de la première espèce dont il va être question, et du Galago Demidoff, le genre Galago, après en avoir exclu, 1° le Fennec ou Megalotis, 2° le Rat de Madagascar, et 3° le Potlo, serait encore formé de cinq espèces. Si cette différence n'existe pas, il n'y en aurait que trois, toutes de la Sénégambie.

Geoffroy (loc. cit.) a sous- divisé les Galagos d’après le nombre de leurs incisives supérieures.

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