Deux incisives supérieures
II. Galago de Devidoff. Galago Demidoffli , Letnur minulus, Cuv., Tab. des Animaux; Fischer, Act. des nat. de Moscou, t. i, p. 24, fig. 1. A pelage roux brun, à museau noirâtre, à 'oreilles n’ayant que la moitié de la longueur de la tête, à queue plus longue que le corps et finissant en pinceau.
III. Galago du Sénégal. Galago Senegalensis, Geoff. (loc. cit., et Mam. lithog. , 2* douzaine, où se trouve une figure faite d’après nature vivante). Celle qui existait auparavant dans Audebert, in-folio, Makis, p. 24; Schreber, pl. 38, b, b, quoique faite d’après une peau bourrée, est cependant bien reconnaissable et caractérisée. Cette espèce, que Geoffroy a fait connaître avec détail (loc. cit.) d’après les renseignements fournis par Blanchot, gouverneur du Sénégal, Geoffroy de Villeneuve et Adanson, a dix molaires eri haut et huit en bas, toutes hérissées de pointes; une seule incisive fort petite en haut, de chaque côté; la cditque de l’oreille presque aussi grande que la tête, susceptible de se fermer en se fronçant et se raccourcissant d'abord à la base, et en rabattant toute la partie supérieure du pavillon. Les membres postérieurs sont plus longs que le corps et la tète pris ensemble ; la queue a le poil susceptible de s'étaler comme chez les Écureuils. Le pelage touffu, très-doux, s'étend jusque sous le tarse ; il est blanc-jaunâtre sous le corps . et gris-fauve en dessus;
| la télé est entièremènl grise. Cet animal a tout à la fois I les habitudes et les allures des Singes et des Écureuils.
| Il est toujours perché sur les arbres, où il se choisit un ! domicile dans des trous pour faire ses petits. Ses oreilles très-mobiles lui donnent une physionomie fine et spiri- < tuelie â laquelle répondent bien la vitesse et la grâce de ses mouvements. Son ouïe est très-délicate ; quand il dort, quoique le pavillon de l’oreille en ferme l’orifice pour isoler cet organe des sons comme les paupières isolent l’œil de la lumière, le moindre bourdonnement d’un insecte passant â sa portée suffit pour le | réveiller. Aussitôt ses oreilles déployées deviennent les auxiliaires de ses yeux pour diriger sa chasse. Les Maures appellent celte espèce Y Animal de la gomme. Il est effectivement très -commun dans les forêts de Gommiers qui bordent le Sarah, sous lesquelles Adanson dit que vivent aussi deux autres espèces, une plus grande et l’autre plus petite. Ces deux espèces ont été indiquées dans le courant de cet article. Il est probable que le Galago se nourrit de gomme; au moins s’est-on assuré qu’il en mange volontiers en captivité.
GALANCIER. bot. Synonyme d’Églantier. V. Rosier.
GA LAN DE. bot. Variété d’Amandier.
GALANE. bot. L’un des noms vulgaires du genre Chélone. F. ce mot.
GALANGA. fois. L’un des noms vulgaires du Lophius piscatorrus. F. Lofhie.
GALANGA. bot. Deux plantes de la famille des Amomées portent spécialement ce nom ; l’une est le Kœmpferia Galanga , l'autre le Maranta ou Alpinia Galanya. F. KæipfErie et Maranta.
Dans le commerce, on distingue aussi deux espèces de Galanga. Ce sont les racines du Maranta Galanga prises à deux époques. Elles sont extrêmement piquantes et aromatiques. On les emploie comme assaisonnement ou comme un médicament puissamment excitant.
GALANG-LANT. bot. Synonyme malais de Sesuvittm Portutacasirum. F. SEsuvier.
GALANT, bot. Nom vulgaire de deux espèces do Ceslreaux, dont l’un, Cestrum diurnum . est appelé Galant de jour, et l'autre, Cestrum noclurnum , Galant de nuit.
GALANT D’HIVER ou GALATiT DE NEIGE, bot. Noms vulgaires du Galanthe. F. ce mot.
GALANTHE. Galanthus. «ot. Genre de la famille des Narcissées et de l'Hexandrie Monogynie, L.. caractérisé par un ovaire infère, un calice â six divisions profondes, dont trois extérieures étalées, trois intérieures un peu plus courtes, dressées, glanduleuses, souvent échancrées en cœur à leur sommet; six étamines dressées, à filets courts , à anthères allongées, lancéolées, terminées en pointe â leur sommet, â deux loges inlrorses. L’ovaire est à trois loges contenant chacune plusieurs ovules fedressés, attachés sur deux rangs à l’angle interne. Le style est plus long que les étamines, terminé par un stigmate simple, tronqué, excessivement petit. Le fruit est une capsule ovoïde, à trois côtes et à trois sillons, à trois loges polyspermes, s'ouvrant en trois valves par le milieu des loges. Les graines sont ovoïdes, terminées supérieurement par un appendice allongé en forme de corne. Elles renferment
un embryon cxlrêincmenl petit, placé à la partie inférieure d‘un endospermc charnu.
Ce Genre se compose d une seule espèce, Galanthus n icalis , L. , Jacq., Fl. Auslr., t. SIS. Elle est connue sous les nom» de Perce-Neige, de Calant d'hiver. En effet, ses fleurs s'épanouissent , en général, au milieu de l’hiver, et quand la terre est encore couverte de neige. Son bulbe est ovoïde allongé, formé de tuniques. Les feuilles qui en naissent sont au nombre de deux, réunies à leur base dans une gaine tronquée à son sommet. Ces feuilles sont dressées, allongées, linéaires, obtuses. La hampe, d'environ six pouces de hauteur, est légèrement comprimée, terminée â son sommet par une spathe linéaire , qui contient une seule fleur recourbée quand elle est épanouie. Le Perce-Neige croit naturellement dans les lieux montagneux, en Auvergne, en Suisse, près de Versailles, etc. On le cultive assez souvent dans les jardins.
GALANTINE, bot. Pour Galanlhe. V . ce mot.
GALAUDIE. Gala ni ut. bot. Dans les Mémoires de l’Académie des Sciences pour 1780, Fougeroux de Bondaroy établit un genre de la famille des Synanlhérées et de la Sy agénésie fruslranée, L., auquel il donna le nom de tiaillartliu , le dédiant à Gaillard de Cliarcn- (onneau, magistrat et amateur de botanique. Lamarck a modifié et remplacé ce nom par celui «le G a limita . que Jussieu, Willdenow. Persoon et presque tous les auteurs contemporains ont adopté. C'est pourquoi nous ne croyons pas qu'il soit dans l’intérêt de la science de rétablir la dénomination dans sa pureté primitive, d'autant plus que sa dédicace en a été faite à un personnage fort estimable sans doute comme magistrat, mais un peu obscur sous le rapport des sciences. Ce genre a été placé par H. Cassini dans la tribu des Hélianlhées. section des Héléniées, près du Tithonia . H offre les caractères suivants .- calalhide radiée, dont le disque est formé de fleurs, nombreuses, régulières et hermaphrodites, et les rayons de fleurs en languettes, très-larges, trifides et stériles; involucre composé ri’éeailles peu nombreuses , imbriquées , coriaces et surmontées d’un long appendice foliacé et élalé; réceptacle légèrement convexe et muni de paillettes (8mbrilles, Cass.!; akènes couverts de longs poils dressés et appliqués, surmontés d’une aigrette longue, formée de six A huit poils paléiformes dans leur partie inférieure, flliformes et ciliés supérieurement; dans chacune des fleurs de la circonférence, on trouve un ovaire avorté et pourvu d'une aigrette semblable à celle des fleurs fertiles. A l'espèce qui a servi de type au genre Galardia , les auteurs en ont ajouté quelques autres, mais qui appartiennent à des genres différents. Ainsi la Galardia fimbriala , Mich., forme le genre Leplopoda de Nutlall; la Galardia acaulit de Pursb rentre dans le genre Actinella , selon Nutlall; mais on doit observer que les autres Actinella étant des plantes de l’Amérique méridionale, l'espèce de l'Amérique du nord n’apparlienl probablement pas au même genre ; la Galardia amara de Raffinesque doit être placée parmi les Anthémis ou les Helenium . La piaule décrite par Fougeroux, sous le nom de Gailiantia pulchella , fut nommée ensuite Galardia bicolor par Lamarck (line.
Mélh. ), Calonnea pulcherrima par Buchoz, et f7rgilia helioidet par l'Uéritier. Il est peut-être inutile d’ajouter que ces deux nouveaux noms génériques, le premier surtout, ont été rejetés. Un genre de Légumineuses rappelle d'ailleurs aux agronomes et aux botanistes le chantre harmonieux des Géorgiques. Mais, selon le professeur Desfontaines elCassini.ee n'est plus la Galardia pulchella que l’on cultive au Jardin des Plantes. Cette belle espèce, originaire de la Louisiane, a disparu peu à peu par l'effet de l'altération des graines, et elle a fait place à une autre plante spécifiquement différente, quoiqu'on l'ait rapportée à la Ga ■ tard ht bicolor, Lamk., dans le Botanical Magazine.
La Galardie mstiqce, Galardia rustica , Cass., produit plusieurs tiges herbacées, hautes de trois à quatre décimètres, dressées et pourvues à leur partie supérieure de feuilles odorantes, épaisses, glauques, hérissées de poils épars , un peu roides et articulés. Quelques unes des feuilles inférieures sont presque pinnalifides ou découpées latéralement en lobes inégaux. Les calatliides sont solitaires au sommet des liges et de leurs rameaux ; le disque en est violet ou rougeâtre, tandis que les rayons sont entièrement jaunes en dessus ou nuancés de rouge à la base. La Galardia arislala de Pursb semble, d'après la description, distincte de l’espèce précédente, et la Galardia lanceolata, Midi , a été réunie par Willdenow et Persoon à la plante décrite par Fougeroux.
GALARDIÊES. Galardiœ. bot. Nom d’une tribu proposée par Nullal (G'c/iera of Sorth American Plant s) dans la famille des Synantliérées, et composée des genres Helenium, Leplopoda , Actinella, Galardia et Balduina. Les Héléniées, section de la tribu formée antérieurement par Cassini, renferment le groupe des Gaiardiées. y . HêUxikks et Synaxtherees.
GALARHGEIS. bot. Uaworlh, dans son Traité des Plantes grasses, a distribué les nombreuses espèces d'Luphorbes en plusieurs genres, d'après leur inode d’inflorescence, le nombre, la forme et la nature des parties qui composent i'involucre, appelé par lui calice. Celles où les divisions extérieures et glanduleuses de cet involucre sont entières, où les fleurs sont en ombelles terminales, forment son genre Galarhœus. Ce nom. qui signifie, d'après son étymologie, une plante d'où le lait découle, est assez mal choisi, car il eût dû s'appliquer aux espèces d’Eupborbes où le suc laiteux est le plus abondant, c'est-à-dire aux espèces dont la lige charnue et épaisse rappelle celle des Cierges, et non à des espèces rameuses, où il se trouve aussi, il est vrai, mais en beaucoup moindre proportion. D'ailleurs les caractères génériques choisis par Haworlh ne paraissent nullement établir des coupes naturelles, ni par conséquent devoir être adoptées.
GALARIN. bot. L’un des noms vulgaires du Trapa notant, y. Mâche.
G A La IU PS. bot. Synonyme d'Aliamande. y. ce mot.
GALaTÉaDÉES oc GALATIJKADÉES. Galateadœ.
I cri ât. Famille établie par Leach dans l'ordre des Déca- ! pudes cl dans la famille des Macroures. Elle corres- 1 pond à la tribu des Anomaux de Latreille (Règne Anim. de Cuv.). et peut être caractérisée de la manière sui-
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