GUY
Mi
pi. col. 4i)7. Face et partie de la tête jusqu'au delà du bord postérieur de* yeux, couverte* d'une peau rouge; tout Je plumage d'un blanc de neige, à l’exception de* rémige* qui sont noires; bec rouge, jaunâtre à la pointç; pieds d'un rouge de laque. Taille, trois pieds six pouces. Des parties orientales de la Russie; on la trouve en Asie jusqu'au Japon.
Grue du Mexique. Crut Mexicana, Briss. y. Grue CENDREE.
Cri e moink. Grus monaca , Teinm., Ois. color., pl. 555. Elle ressemble pour les formes et le port à la Grue cendrée; le front, l'espace entre le bec et l'œil, le sommet de la tête sont couverts d'une peau nue, rougeâtre, garnie de quelques poils noirs; tout le reste de la tête et les deux tiers du cou sont blancs, la partie inférieure et la poitrine sont d'un gris-bleuâtre foncé; les parties supérieures sont d’un gris cendré; pieds d'un noir verdâtre ; bec long de trois pouces et demi, jaunâtre, rougeâtre à sa base; iris jaune. Taille, trois piedsdix pouces. Du Japon.
Grue deNumidie. V. Grue Deroiselle.
Grue a nuque rl arche. Grus Lemouchen, Teram., pl. color. 449. Front, face et joues formés d'une peau rougeâtre, sur laquelle. sont implantés des poils courts, serrés et noirâtres ; sommet de la tête, occiput, nuque et partie postérieure du cou d'un blanc pur; devant du cou et parties inférieures d'un noir cendré; parties supérieures d'un cendré bleuâtre, avec le bord des plumes d’un gris cendré; rémiges noires; rectrices cendrées, terminées de noir qui forme sur la queue une large bande; bec verdâtre; pieds rouges. Taille, cinq pieds. Du Japon.
Grue panachée d’Afrique. / Grue couronnée.
Grue de Paradis. Gru » Paradisea. V . Anthropoïde.
Grue peteuse. Gru$ crépitant, l'allas. / '. Au a mi.
Grue royale. Même chose que Grue couronnée.
GKUET. bot. L’un des noms vulgaires du Landier ordinaire.
GRUGNAO. pois. Synonyme vulgaire de Trigle Grunau.
GRIJIILMANIA. bot. Genre fondé par Necker [Elément. Bolan., t. i,p. 993), pour y placer quelques espèces caulescentes du genre Spermacoce d'Aublel , et dont les caractères seraient : calice quadripartite; corolle quadrifide; style allongé, bifide; quatre glandules au sommet de l'ovaire; akènes dispermes.Ce genre n'a pas encore été adopté. P'. Spermacoce.
GRCINA ou GRUINALIS. bot. Synonyme de Géranier. P', ce mot.
GRUMARIA. bot. ( Mucédinèes. ) Dans sa Mycologie européenne, Persoon avait donné ce nom à une section du genre Erineum qui renferme les espèces dont les filaments sont roides, renflés au sommet, en forme de toupie ou de cupules , ou irréguliers. Ces espèces forment le genre Erineum proprement dit de Fries, et probablement son genre Rubigo. P', ce mot.
GRI.M1LEF. Grumilea. bot. Gærtner (de P’ruct., 1, p. 158, et tah. 98 , fig. 3) a constitué ce genre sur un fruit de l’ile de Ceylan, que les habitants nomment Rogdala. Il l’a ainsi caractérisé : calice à cinq dents, supère; corolle, étamines et style inconnus; baie infère
â deux nu trois loges; graines solitaires, munies d’un albumen grumelé. Gærtner indique les affinités de cc genre avec les Ruhiacées (Étoilées) près du genre Psycliotria. C’est sans doute cette indication qui aura décidé-Schulles à placer ce genre douteux dans la Pentandrie Monogy nie. L..au milieu d'un groupe de Rubiacées.
GRl'NERDE. min. Pr. Cblorite Bai doges.
GRDNON or GRYNON. bot. Synonyme de Montordica Elaterium, L.. selon Ruell et Adanson.
GRUNSTEIN ou GRUSTE1N. min. Nom sous lequel Werner réunissait les Hoches qui sont composées d'Amphibole Hornblende et de Feldspath compacte, et qui appartiennent aux Diabases de Brard ou aux Diorites d’Hatiy. La Dolérite de brard était aussi un Grunstein. quoique composée de Pyroxèncetde Feldspath. La Diabase qui est connue en Égypte sous le nom impropre de Basalte antique, et qui passe à la Siénite, et la Diabase orbiculaire de Corse, sont les deux principales variétés de Grunstein. Pr. Diabase et DoLtRiTE.
GRUS. ois. y. Grue.
GRYCALLUS. ois. Syuonyme de Tétras Tucrhaii. y. Tétras.
GRYLLACR1DE. Gryllacrit. ins. Orthoptères; ce genre de la famille des Locuslaires a été institué par Audinet-Serville pour quelques insectes nouveaux de l'Inde, et pour quelques autres déjà connus, mais que l'on avait disséminés dans différents genres qui ne pouvaient point les admettre. Caractères : antennes trèslongues, assez épaisses, avec leurs deux premiers articles assez gros; léle forle, et bombée supérieurement; palpes très-longues; le dernier article des maxillaires plus gros et tronqué à l’extrémité; celui des labiales très-renflé à son extrémité, creusé en cuiller intérieurement; mandibules très-grandeset allongées; corselet presque aussi long que large , ayant deux sillons transversaux : l'un antérieur, l'autre postérieur; préslernum sans dents ; corps assez court ; élytres eu toit très écarté, presque horizontales, un peu en recouvrement dans le repos; abdomen ayant le dessous du dernier segment très -arrondi postérieurement, échancré au milieu; sa plaque anale inférieure porte de chaque côté un appendice filiforme, velu, très-allongé dans les deux sexes; les mâles sont munis en outre d'un autre appeudice interne de chaque côté; oviscapte long, droit ou un peu recourbé en dessus; cuisses postérieures dentelées en dessous; jambes antérieures et intermédiaires années en dessous de deux rangées d'épincs longues, au nombre de cinq ou six par rangées; jambes postérieures armées en dessus de deux rangée» d'épines assez fortes.
Grtllacride a cou t acheté. Gryllacrit maculicollis, Serv., Sloll. Sauter., pl. 19, fig. 50. Corps, antennes et pattes d'un jaune sale; disque du corselet jaune, irrégulièrement tacheté et rayé de uoir; ailes blanchâtres, avec des traits transversaux largement ombrés de brun ; oviscapte de la longueur de l'abdomen. Taille, vingt lignes. De Java.
Grtllacride a basque. Gryllacrit personata, Serv. Corps jaunâtre; une tache rouge, oblongue, entre les antennes ; vertex et côtés de la tête jaunes, tout le reste d’un noir luisant; mandibules noires; chaperon bordé
de roussâlre ; disque du corselet ayant deux petites taches presque triangulaires, rapprochées, rougeâtres; nervures des élytres rouges; jambes rougeâtres en dessus; cuisses eu partie rouges; antennesel palpes jaunes. Taille, uu pouce. De Java.
GRYLLE. ois. Espèce du genre Guillemot. F. ce mot.
GRYLLIFORMES. A'. Grylioides.
GHYLLOIDES oc GRYLLIFORMES. uis. Dans sa Zoologie analytique, Duméril désigne sous ces noms tous les insectes Orthoptères qui ont les pattes postérieures plus longues et plus grosses que les autres et propres à leur faire quitter promptement le sol, en exécutant un saut rapide. Il divise celte famille en deux groupes qui contiennent les genres Criquet, Sauterelle, Gryllou, Courtilière, Truxale, etc.
GRYI.LOIDES. ois. Synonyme de Guillemot à miroir blanc. Guillemot.
GRYLLOI*. Gryllut. iîis. Genre de l'ordre des Orthoptères, famille des Sauteurs, tribu des Gryllones, établi par Linné qui comprenait sous ce nom, plusieurs genres dont Lalreille a fait la tribu des Gryllones. Le genre Gryllon, tel qu'il est adopté aujourd'hui par tous les entomologistes, a pour caractères . pattes postérieures propres au saut; élytres et ailes horizontales; ailes plissées longitudinalement et formant chacune, dans le repos, une sorte de lanière prolongée au delà des élytres; tarses à trois articles; antennes sélacées, à articles très-nombreux, insérées entre les yeux ; lau guette à quatre divisions dont les deux mitoyennes trèspetites; labre entier, une lanière saillante dans les femelles; jambes et tarses semblables. Les Gryllons se distinguent des Courtilières et des Tridaclyles par leurs pattes de devant qui sont simples, tandis que dans ces deux genres elles sont dilatées, dentelées et propres à fouir la terre. Les Gryllons ont le corps gros , presque de la même largeur dans toute son étendue; leur tête est grosse, verticale et arrondie postérieurement; leurs yeux sont composés, petits, presque ronds , et l'on voit entre eux et sur le devant de la léte, deux petits yeux lisses leurs élytres sont tout au plus de la longueur de l'abdomen, elles sont demi-transparentes, fortement réticulées, couchées horizontalement sur le corps eu dessus, et courtes brusquement sur les côtés. Les mâles ont . pour le chant, une portion intérieure de leurs étuis en forme de miroir ou de peau de tambour; les ailes sont plus longues et finissent par une sorte de lanière sétncée, débordant l'abdomen qui est muni, dans les deux sexes, de deux appendices sélacés placés de chaque côté de l’anus, et sans articulations; les femelles ont un oviducte écailleux, allongé, un peu renflé au bout, s'élevant lin peu en haut et formé de deux pièces concaves intérieurement, dont la réunion compose un tuyau. Les pattes sont fortes, les cuisses des pattes postérieures sont très-grandes, avec les jambes et les tarses même garnis d'un double rang d'épines. Le jabot des Gryllons forme souvent une poche latérale : ils n'ont au pylore que deux gros cæcums, et leurs vaisseaux biliaires s'insèrent dan» l'intestin par un canal commun. Ces insectes sont connus généralement sous le nom de Cri-Cri ; ce nom leur a été donné à cause du bruit qu'ils font entendre en frottant leurs élytres l'une contre
l'autre; ils se nourrissent ordinairement d'insectes, plusieurs sont nocturnes. Les principales espèces et celles qui sont les mieux connues sous le rapport des mœurs sont :
Le Gryllor domemiqük- Gtyllu» domeslicus, L., Gcoff.; Acheta tluintstit « , Fabr., Roes., Ins., I. u , Gryll., lab. 1-2. Il a environ huit lignes de long, tout son corps est d'un jaunâtre pâle mélangé de brun. Les ély- 1 res du mâle sont d'une nature plus élastique et plus sèche que celles de la femelle, ce qui les reud propres à exciter, par le frottement, un son semblable â celui que produit le froissement du parchemin. Quand il veut »e faire entendre pour avertir la femelle de sa présence, il élève ses élytres de manière qu'elles forment un angle aigu avec son corps ; alors il les frotte l'une coulre l'autre par un mouvement très-vif. Des idées superstitieuses, qui existent même encore chez le peuple, oui fait redouter le chant du Gryllon et ont fait considérer cet insecte comme sacré. Il parait que c'est en novembre ou décembre que les femelles de Gryllons domestiques pondent ; car Üegéer, qui a ouvert le ventre d'une femelle vers cette époque, l'a trouvé rempli d'œufs blancs et allongés. Elles placent ces œufs dans des plâtras ou en terre, au moyen de l'oviduclc dont elles sont munies; les petits éclosent au bout d'une douzaine de jours, et ce o'est qu'après trois mues qu'ils acquièrent des apparences d'ailes ou qu'ils se changent en nymphes. Ce n’est qu'au bout de quatre mois qu’ils subissent leur dernière Iran. formation mais l'on distingue déjà les femelles des mâles bien longtemps avant la présence de la larière dont celles-ci sont munies. Ces insectes vivent dans les maisons, ils aiment à se placer dans le voisinage des lieux où l'on fait du feu, comme les cuisines, les trous et les fentes de murailles, près des fours des boulangers , etc. Pendant le jour ils se tiennent dans leur trou et ils u'en sortent qu’aux approches de la nuit; c'e»l alors qu'ils cherchent leur uourrilure que Lalreille présume être composée d'insectes, et que divers auteurs disent consister en |>aiu, farine et autres provisions. Celle espèce se trouve dans toute l'Europe. Certain auteur rapporte avec un air de véracité toute méridiouale qu'en Espagne, les gens de Ip campagne élèvent des Gryllons dans de petites cages fort bien faites, qu'on accroche dans les cheminées, et où ces petits animaux continuent à faire entendre le bruit que les paysans appellent chant.
Gryllor en 4 ■pétri. Gryllu s campestri», L., GeofF.; Acheta campestris , Fabr., Roes., loc. cit., lab. 13. Plus grand que le précédent, noir, avec la base des étuis jaunâtre; télé grosse; cuisses postérieures rouges en dessous. La femelle pond , en juillet , près de trois cents œufs; les petits qui éclosent quinze jours après, se nourrissent, dit-on, dberbes tendres ou de leurs racines; ils font leurs premières mues avant la mauvaise saison, et dès que le froid commence à se faire sentir, ils s'en garantissent en se cachant dans la terre où ils ne prennent aucune nourriture; aussitôt que les beaux jours du printemps sont revenus, ils reparaissent, se creusent une grotte qui leur sert d'habitation et où ils se tiennent à l'affût. Celle larve se distingue de l’insecte parfait, par le manque d'ailes et d'élytres; elle prend
5 Dlf.T. DIS SCIRRCES RAT.
GLA
sa nourriture, saute et marche comme lui : après quelques mues elle sc change en nymphe, on voit sur son dos quatre parties aplaties qui sont les fourreaux des ailes et des élylres. Ces quatre fourreaux sont en forme de lames minces et ovales. Leur dernière transformation a lieu en juin ou juillet; c’est alors qu'ils sont en état d'engendrer; l'organe sexuel du mâle est garni de deux crochets qui doivent lui servir, (vendant l'accouplement, à retenir la femelle. C'est en été que l’on entend le bruit monotone et aigu de ces insectes qui se tiennent dans les pâturages et les prairies exposées au soleil. Les enfants de la campagne s'amusent à les chasser; pour cela ils jettent dans leur trou une Fourmi attachée à un cheveu : le Gryllon ne manque pas de la poursuivre, sort de sa retraite, et vient se livrer à son ennemi. Celte manière de les prendre était en usage parmi les anciens. Il suffit même d'introduire dans son trou un brin d'herbe pour l'en faire sortir; de IA vient, dilLalreille, que l'on disait proverbialement sot comme un Gryllon. Il habile toute l'Europe méridionale et l'Afrique.
On trouve en Espagne et en Barbarie un Gryllon trèssingulier ( GrjrUuê umbriculatu s), dont le mâle a sur la tète un prolongement membraneux, qui tombe en forme de voile. Dans le Gryllon monstrueux, les ailes se roulent en plusieurs tours de spire à leur extrémité. Il se trouve aux Indes-Orientales.
GRYLLON ES. Gryllides. ixs. Tribu d'insectes de l'ordre des Orthoptères, établie par I.atreille et renfermant tous les genres de la famille des Sauteurs, qui ont les antennes sélacées ou filiformes , écartées, insérées à peu de distance de la bouche, composées d’un grand nombre d’articles dans la plupart; la lèvre supérieure très-grande, voûtée, arrondie et entière; la lèvre inférieure à quatre divisions distinctes, presque de longueur égale; les pattes postérieures propres à sauter; les tarses de trois articles, les ailes et les élylres horizontales. Ces insectes ont la tète ovalaire, verticale et lisse postérieurement, deux ou trois petits yeux lisses entre leurs yeux qui sont écartés, ovales ou presque ronds, le corselet très-grand, transversal, tronqué et concave en devant et n'ayant point d'écusson; élylres couchées sur le corps, réticulées, se courbant sur les côtés, A leur base, et rétrécies ensuite brusquement; ailes prolongées en queue ou en forme de lanière; deux appendices sétacés à l'anus. Leurs quatre pattes antérieures sont rapprochées à leur naissance, les premières sont quelquefois propres à creuser la terre; les pattes postérieures sonl beaucoup plus grosses, toutes ont deux crochets au bout des tarses sans pelotes intermédiaires. Les genres Courtilière, Tridactyle et Gryllon, composent cette tribu. F. ces mots.
GRYLLUS. ms. F. Gryllon.
GRYNON. bot. F.Griisoii.
GRYPANIÉ. Grypaniu*. ois. llliger emploie cette épithète pour exprimer que la mandibule supérieure du bec de certains Oiseaux est arquée ou recourbée; comme dans les Aigles, par exemple.
GRYPHÉE. Grypbea. «ou.. Genre établi par Lamarck aux dépens des Qullres. F. ce root.
GRYPHITE. loi l. F. HüItrr.
GRYPHON. ois. Suivant Salerne. ce nom ri'unredou table animal fabuleux, qu'on supposait être moitié Aigle et moitié Lion , a été appliqué , dérisoirement sans doute, au Martinet de muraille.
GRYPHl’S. ois. Synonyme de Condor, aussi désigné sous le nom de Gryps. F. Gtpaêtr.
GRYP1DIE. Gripidius. ms. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rhynchophores , institué par Stephen aux dépens du genre Rhynchène de Fahricius. Caractères : antennes assez longues et minces, composées de douze articles , dont les deux premiers les plus longs et obcontques, les cinq suivants très-courts, avec l'extrémité tronquée, les autres formant une massue ovale-oblongue; trompe allongée, cylindrique, menue el arquée; corselet tronqué à sa hase, rétréci antérieurement et arrondi sur-les côtés; écusson petit el oblong; élylres presque du double plus larges que le corselet à sa partie antérieure, avec les épaules rectangulaires et proéminentes; extrémité déclive el gibheuse; corps subovalaire, en partie recouvert d'écailles grisâtres; jambes droites, avec leur extrémité interne anguleuse, garnie d’un petit crochet flexible. Le type de ce genre est le Rhynchcrnu» equiseti de Fahricius et d'Olivier. On le trouve communément en Europe.
GRYPS. ois. F. Gryfhi s.
GL'ACHARO. Steatomis. ois. Genre de l'ordre des Chélidons, établi dans la famille des Caprimulgides par Humholdt. pour un Oiseau d'une nature particulière, qu'il a découvert en 1709 dans la caverne del Guacharo, creusée dans les montagnes calcaires de Caripe, province de Cuinana. Les caractères appliqués au genre nouveau sonl : bec solide, à mandibule supérieure courbée, prismatique, muni d'une arête vive, armé d'une seule dent, el terminé par un crochet qui dépasse la mandibule inférieure; celle-ci dilatée en arrière et débordant en ce sens la supérieure qui , en avant, est recouverte par elle; narines nues, oblongues, percées obliquement dans le milieu du bec; base du bec entourée de soies roides. dirigées en avant, passant au-dessus des narines, harbulées à leur origine, simples à leur terminaison, et dépassant quelquefois un pouce en longueur; bouebe grande, très-fendue; pouce assez court, réversible; tous les doigts profondément séparés; ongles crochus, tranchants en dedans, mais non pcclinés; queue étagée, semblable à celle des Podarges. plus longue que les ailes; première rémige plus courte que la seconde ; la troisième, qui est la plus longue de toutes, dépassant peu la quatrième. Quoique assez abondants pour que leurs jeunes , pris au nid dans la caverne . fournissent aux habitants de la contrée une grande provision de graisse également recherchée pour la cuisine et l'éclairage, les Guacharos sont restés connus pen- | dont trente cinq ans. sans que nos ornithologistes aient pu les voir el les étudier; les deux individus pris et en- | voyés par Humholdt avaient été engloutis par le nau- | frage du bâtiment qui les apportait en Europe. Ce n'est i qu’en 1834 que Lhcrminier, savant médecin établi â la I Guadeloupe, a pu, par ses correspondances étendues, se procurer et envoyer au Muséum de Paris, quelques Guacharos bien conservés, qui ont été tués dans la grotte de Caripe. où ils se retirent en très-grand nombre. On
a pu dès lors faire une description exacte et minutieuse i de ce singulier Oiseau, et c'est de celte description, due i au docteur Lherminier, que nous allons extraire les principaux caractères spécifiques du Steatornis Cari- , pensis, ainsi que l’a nommé liumboldt.
Gvachabo dk Cabipe. Steatornis Caripensis, II. Fond du plumage roux-marron, mêlé de brun à reflets verdâtres, barré, piqueté et vermicnlé de noir, marqué de taches blanches, de forme et de grandeur variées, qui, sur la rangée externe des barbes de chaque rectrice, forment cinq ou six marques également espacées et disposées en série longitudinale; elles se font remarquer de même sur la plupart des rémiges et manquent ou sont moins prononcées sur les autres plumes principales. Les barres noires de la queue sont plus larges qu'aux ailes; le lias du cou, le dos et les parties inférieures sont plus pâles que le reste du plumage. Le bec est fort, solide, gris-rougeâtre; les soies rigides sont rousses. nombreuses et disposées en bouquet. Le tarse est gros, court, moins long que le doigt médian.
GllADAKELLA. bot. Synonyme de Gaude, espèce de Réséda doul le nom spécifique vulgaire parait venir de Guadum ou Guaddura , aussi employé par d'anciens botanistes pour désigner l'Isatis nu Pastel.
GUADUA. bot. Genre de la famille des Graminées et de l'Uexandrie Trigynie, L. . établi par Kunlh (Synops. Plant. Orbiê-Novi, i, p. 959) qui l'a placé dans sa section des Bambusacées , V . Bambou . et lui a assigné les caractères suivants : épiltets cyliudracés, formés de plusieurs fleurs distiques : les inférieures mâles ou à une seule valve et deux paillettes avortées; deux glumes, l'inférieure concave, la supérieure carénée, renfermant la fleur; trois écailles hypogynes; six étamines; style à trois divisions profondes, terminées par des stigmates plumeux; caryopse enveloppée par les paillettes. Les plantes de ce genre formé aux dépens des Bambusa , ont des chaumes en gazon, arborescents et rameux; les plus jeunes branches sont piquantes. Leurs feuilles sont planes, à pétioles courts; les épillets sont disposés en faisceaux. Kunlh (toc. cit.) en a décrit deux espèces : la première, Guadua angusti folia, avait été nommée Batnbusa Guadua par Humboldt et Bonpland, qui en ont donné une figure dans leurs Plantes équinoxiales, t. i, p. 08, tab. 90. Celte espèce croit dans les régions chaudes et tempérées de l'Amérique méridionale et principalement sur les pentes occidentales des Andes de la Nouvelle- Grenade et de Quito , A une hauteur qui ne dépasse pas quatre cents mètres au-dessus du niveau de la mer. Le nom de Guadua est celui sous lequel les habitants du pays la désignent. La deuxième espèce. Guadua lati folia, a été figurée par Mumboldt et Bonpland (loc. cit. f p. 75, tab. 91) sous le nom de Batnbusa latifolia. Elle est indigène des forêts ombragées et humides, près du fleuve Cassiquiare, dans les Missions de l'Orénoque supérieur et du Rio-Négro. Ces plantes ne fleurissent guère, ainsi que les autres Bambusacées, que lorsque le tronc a souffert soit par quelque brisure, soit par quelque incendie.
GllAlABARA. bot. Pour Guiabara. P. Coccolobis.
GLAlACANA, GÜAICANA. bot. Synonyme de Diospyros , L. y. Plaqüeminieb.
GUAlACANËES. Guaiacaneœ. bot. La famille ainsi nommée par Jussieu, a reçu le nom d’Éhénacées, qui a été plus généralement adopté, et sous lequel nous avons décrit celte famille, y. ÊbEnacées.
GUA1ACU.M. bot. Qu’on a aussi écrit Guyacum. Même chose que Gayac. y. ce mol.
GUAlAYA. bot. Tournefort, d'après l'Ecluse et, les anciens botanistes , donnait ce nom au Gouyavier. Linné y a substitué celui de Psidium.
GUAlERll. bot. Synonyme de Chrysobalanus Icaco y. Cbbysobalane.
GU AIMER, bot. Pour Gainier. P. ce mot.
GL’AJA-APARA. CRt'sT. P. Calappe.
GUAJABAHA. bot. Pour Guiabara. y. ce mot.
GUAJACl'M. bot. y. Gayac.
GUAJANA-TEMBO. bot. Même chose que le Cururu ou Curuape dePison. qui est une Paullinie. y. ce mot.
GUAJAVUS. bot. Synonyme de Psidium , ainsi que Guajava et Guajavo. /'. Gocyavieb.
GlIAJERO. bot. Pour Guaieru. F. ce mot.
GUALMALLES. bot. L'un des noms vulgaires de VAgaricus procerus.
Gl'ALTHËRIB. bot. Pour Gaullhérie. y. ce mol.
GUA.MAIACU-APE. pois. Synonyme de Coffre maillé.
y. ÜSTBACIOX.
GUAN ou GOUAN. ois. Espèce du genre Pénélope. y. ce mot.
GUANA. bept. Pour Iguane, y. ce mol.
GUANABANUS. but. Ce nom a été appliqué par les anciens botanistes et voyageurs au baobab, au Corotsolier ou à d'autres Anones, ainsi qu’au Durion.
GUANAC bt GUANACO. mai. Noms de pays devenus scientifiques, pour désigner l'espèce de Chameau, décrite sous le nom de Ganaque. y. Chameau.
GUANAPO. nam. Pour Guanaque. P. ce mot.
GUANAQUE. mam. Espèce du genre Chameau.
GUANDIROBA. bot. Pour Nbandiroba. V. FecillAs.
GUANGUE. mam. Molina a décrit tous ce nom, un petit Quadrupède propre au Chili, et qui parait être le Mus cyaneus de Linné.
GUANO, tool. ? min. ? Humboldt et Bonpland ont rapporté du Pérou celle substance qu’on y emploie comme engrais pour fertiliser la terre. On l'exploite à ciel ouvert comme on ferait d’un minerai d'une couche de cinquante â soixante pieds d'épaisseur dans certaines îles de la mer du Sud, peu éloignées de la cdte, et qui sont habitées par des milliers d’Oiseaux de rivage. Celle substance , analysée par Vauquelin , est formée : 1° pour le quart deson poidsd'Acide urique, saturéd’Ammoniaque et de Chaux; 9° d'Acide oxalique combiné en partie à l'Ammoniaque et à la Potasse; 3° d'Acide phosphorique uni aux mêmes bases et à la Chaux; 4° d'une petite quantité de sulfates et muriales de Potasse et d'Ammomaque; 5° d'une matière grasse; G° enfin d’un peu de Sable quartzeux et ferrugineux. La fertilité des (erres riveraines du Pérou, naturellement stériles, est due au Guano qui est un objet considérable de commerce. De petits bâtiments appelés Guanero$y tout uniquement employés â ce trafic. L'odeur de cette substance est ammoniacale. L’usage en vient des indigènes de qui les Espagnols l'empruntèrent. C'est surtout pour
les champs de .Maïs qu'on l’emploie. Une trop grande j quantité brille les racines des plantes. On est tenté de croire qu'elle doit son origine à la fiente des Oiseaux, mais combien de siècles eussent été nécessaires pour en accumuler d'inépuisables quantités? On propose pour le Guano le nom scientifique d'Ammoniaque uraté.
GQKPt.BE. G uajteba. bot. Ce genre nouveau, proposé par B. Gômez, cl que cet auteur dit voisin du Labiala , devrait entrer, à ce litre, dan* la famille des Ébénacées; il offre pour caractères : un calice télrapliylle ; une corolleà huitdivisionsdisposéessurdeux rangs : lesqualre intérieures sont commentes. Le fruit consiste en un drupe succulent, renfermant une noix à quatre loges et à quatre graines. La seule espèce décrite , ( iuapeba i laurifohii , est un arbre à feuilles alternes, lancéolées, entières et coriaces. Les fruits, à ce que l’on assure, sont fort bons à manger.
GUAPERVA. fois. On n'a pas adopté le genre formé par Sonnerai sous ce nom qui, dans les mers du nouveau monde , a été appliqué au Chevalier américain , ainsi qu'à un Holacanllie. tr. ces mots. Daubenton a traduit ce mot brésilien par Guaperve. Marcgraaff l’appliquait plus particulièrement au Chœtodon arcualus et non à un Zée, comme l’a fait supposer une transposition de figure dans l'ouvrage de ce voyageur.
GU.lPICOPAIBA. bot. Le Cassia mollis, qui remplace ; au Brésil la Casse des pharmacies, est mentionné sous j ce nom par Pison.
GUAP1RE. Guapira. bot. Ce genre de la Didynainir Angiospennie , L. , établi par Aublet (Plantes de la Guiunc, p. 508, tab. 1 19) sur un arbre qui croit dans 1 les haies de la Guiane, a. selon Jussieu (Généra Plant.. : p. 108). tous les caractères de l 'Acicennia, si ce n’est 1 une étamine de plus. Ce rapprochement n’est cependant ; donné que comine une simple indication . et ne devra ! être adopté qu'après un scrupuleux examen. En admettant ce genre, Neclcer l'appelait G/nostrum.
GUAPl'RU. Guapurium. bot. Genre établi par le professeur Jussieu ( Généra Piantarum, p. 334) qui l'a j placé dans la famille des Myrlhinées et l'a ainsi carac- I lérisé : calice dont le limbe est à quatre divisions; co- ! rolle à quatre pétales; étamines nombreuses, à anthères presque arrondies; baie sphérique, ombiliquée par le limbe calicinal, pulpeuse intérieurement et renfermant deux à quatre graines. Les caractères de ce genre qui appartient à l'Icosandrie Monogynie, L.,ont été tracés j d'après les notes et les échantillons rapportés par Joseph Jussieu.
Le Grimait do Pftaor est un arbrisseau dont les feuilles des branches principales sont caduques; celles des petites branches sont opposées, simples, marquées de point* glanduleux, composées de trois ou six paires, et paraissent ainsi ailées sans impaires. Les fleurs sont disposées en faisceaux sur l’écorce des branches nues, l e port de cet arbre est celui du Plinia.
CHAR A. pois. Espèce du genre Diodon. V. ce mot.
GUARAL. rkpt. (Léon.) P. Warral.
Gl’ARANYS. rah. Cariai.
GUARAL Na. ois. Espèce du genre Courlis, y. ce mot. ! On écrit ce nom Guarana et Gouarana en le rapportant à un Ibis.
GUARDIOLE. Guardiola. bot. Genre de la famille de* Synanthérées , Corymbifères de Jussieu , et de la Syngénésie nécessaire, L.. établi par llumboldt et Bonpland (Plant, œquinoct i, p. 144), adopté et ainsi caractérisé par Kunth (Not. Gener. et Spec. Plant, œquinoct., t. iv, p. 347) : involucre tubuleux, campantilé, formé de trois folioles presque égales, oblongues, ! obtuses, membraneuses, vertes et diaphanes sur les bords; réceptacle couvert de paillettes oblongues, linéaires ou lancéolées, aigues et scarieuscs; fleurons du disque au nombre de dix à quinze, tubuleux, mâles; ceux de la circonférence au nombre de trois à cinq, en languettes et femelles. Les ovaires des fleurs femelles sont ohlongs, en forme de coin, comprimés, striés, glabres et dépourvus d’aigrettes. Kunth a placé ce genre dans la tribu des liéliantbées, entre les genres Heterosj permum et Tragoceros. Cette place est incertaine, selon Cassini qui, attachant une grande importance I au sens suivant lequel les ovaires sont aplatis, observe | que celte indication manque dans la description. Le Guardiola Mexicana, Uumb. et Bonpl., espèce unique, est une plante herbacée, à rameaux et à feuilles opposées, entières, et à fleurs blanches, au nombre de trois à cinq, pédonculées et terminales.
GUARÉ. pois. Synonyme de Scomber Cordilla , L. y, Scorbrr.
CL ARKE. Guarea. rot. Genre de la famille des Méliacées. de l'Octandrie Monogynie, L. Il présente un calice court et à quatre dents ; quatre pétales allongés ; un lulie cylindrique, entier au sommet, portant intérieurement huit anthères sessiles, disposées en cercle vers son ouverture ; un ovaire velu, prolongé en un style épais que termine un stigmate renflé en tète; une capsule pyriforme, à quatre loges monospermes; des graines revêtues d'un arille mince, et dépourvues de périsperme. Les espèces de ce genre, au nombre de cinq, originaires de l'Amérique, sont des arbres à feuilles pennées, avec ou sans impaire. L'un d'eux, le Guarea irichilioides , porte communément à Saint-Domingue le nom de Bois rouge. /’. Lamarck. lllustr., tab. 301; Cavanilles, Monadelph., tab. 310, et Yentenat, Choix de Plantes, 41.
GUARIRA. rai. y. Sapajou.
GLARI.MBK ois. Synonyme de Canard, ce mot.
GUAKIRUMA. bot. Le genre que H. Cassini avait proposé sous ce nom , a été reconnu pour ne pas différer du genrtf Mutisie. y. ce mol.
GLAROUBA. ois. Espèce du genre Perroquet. V. ce mot.
GUATTK. pois. Le Clupe désigné sous ce nom. dans les bassins de la Garonne et de l’Adour, paraît être la Feinte, y. ce mot à l'article Clcpr. On donne également ce nom aux jeunes Alose*.
GUATTÉKIE. Gualleria. bot. Genre de la famille des Anonacées et de la Polyandrie Polygynie, L., établi par Ruiz et Pavon ( Prodr . F/or. Peruv., p. 85, tab. 17) et adopté par Dunal (Moimgr. des Anonacées, p. 50 et 133) qui lui a donné pour caractères principaux : calice à trois sépales soudés à leur base, ovales, aigus et presque cordiformes; six pétales ovales ou obovales; éta ! mines nombreuses dont les anthères sont presque ses-
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siles ; carpelles nombreux, formant îles baies sèches, coriaces, ovées ou presque globuleuses, slipitées et monospermes. Les genres Aberemoa et Cananga d'Aublel. ainsi que plusieurs espèces d'Utaria de Lamarck et Willdenow, rentrent dan* ce genre. Celui-ci se distingue de ceux de la même famille, par ses pétales souvent étalés et assez petits, par ses étamines souvent moins nombreuses et moins serrées que dans les autres genres, et par les caractères tirés du fruit. Les Gtiallériessonl des arbres ou des arbrisseaux à rameaux étalés, cylindriques, portant des feuilles à courts pétioles et très entières. Les. fleurs, toujours en petit nombre, naissent sur des pédoncules axillaires ou opposé* aux feuilles. Le Prodromn s du professeur De Candolle contient l'énumération de vingt-deux espèces, toutes originaires des contréeschaudesde l’un et l'autre hémisphère; huit croissent dans l'Inde . et le reste dans l'Amérique équinoxiale. Parmi ces espèces, et indépendamment des Guatteria hirsula, prtulula , ovalis et glauca de Ruiz et Pavon. lesquelles croissent dans les montagnes et les forêts du Pérou, on doit encore ciler : 1° le Guatteria Aberemoa, ou ^/heremoa6uia»ens/sd'Aublet,arbusle des forêts de Sinamary dans la Guiane; 2° le Guatteria Ourcgou, ou Cananga Ouregou, Alibi., arbre de quinze à vingt mètres, originaire aussi des forêts de la Guiane; 3* le Guatteria Eriopoda , De Cand. . arbre indigène du Pérou, et dont une belle figure a été donnée par Al. Benjamin Delesserl ( /cottes Select. , t. i, tab. 90); 4° Guattaria cirgata, Dunal, ou Ucariu lanceotnta; petit arbre des Antilles, remarquable par l'odeur suave de ses fleurs, et dont le bois, ainsi que celui du Guatleria laurifotia qui croit dans les mêmes Iles, est recherché à cause de sa ténacité et de son élasticité.
GliAVAS et PAGAYES, bot. Synonyme d'inga insignis. Gcaiar et Ixga.
GUAYACANA. bot. Ce qui signifie Dois dur , d'où le nom de Gayac, etc. Jacquin applique plus particulièrement ce nom de pays à son ZygophyUutn arboreum, qui croit & Carthagène dans l'Amérique méridionale.
GUAYACl'M. bot. y. Glaiacum.
GUAYAPIN. bot. Nom vulgaire du Genisla Anglica, L. . qui . malgré ce nom spécifique , croit très-communément aux environs de Paris et daus tout l'ouest de la France.
GUAZE. rois. Espèce du genre Labre.
GIIAZIJ. ois. Espèce du genre Tinamou, y. ce mot.
GUAZLMA. bot. Linné avait réuni au Theobroma ce genre établi par Plumier; mais Lamarck, Jussieu et 1rs botanistes modernes, l'en ont de nouveau séparé. Il appartient à la Monadelpbie Décandrie, L., et Kunth (Mov. Gener. et Spec. Plant, as quinort,, I. v, p. 320) l'a placé dans la famille des Bullnériacées. Ses caractères principaux sont . d'après De Candolle (Prodr.t t, p. 485) : calice à cinq sépales ou à deux ou trois divisions profondes par suite de la diverse soudure de quelques sépales; corolle à cinq pétales bicornes, c'est-àdire terminés par une languette bifide; dix étamines dont les filets sont à peine monadelpltes à la base; cinq d’entre eux sont des lobes stériles et alternes avec cinq j filets fertiles , trifides . et à trois anthères au sommet ; i cinq styles conni vents ; capsule ligneuse, tubemilée, I
sans valves, quiiiquéloculaiie, percée de trous placés | sur dix rangs, et contenant un grand nombre de graines ; ovales, dont les cotylédons sont plissés, suivant Kunth (toc. cit. ).* — Ce genre a été nommé Itubroma par Schreber et Willdenow.
Le Gi'azcba a fecilies d'Ormk, Guazutna ultnifolia , Larnk.; Theobroma Guazutna, L.. est un arbre ; qui s'élève à la hauteur de dix à quinze mètres ; son tronc est garni de fortes branches étalées horizonlalcmrnt. Les jeunes rameaux . couvert'- d'un duvet court et cotonneux, portent des feuilles alternes , {«étiolées, ovales, amincies, dentées et accompagnées de stipules linéaires. Les fleurs sont petites, d'un blanc pâle, disposées en petites grappes axillaires et rorymhiformes. Les brandies nombreuses et très -divisées qui forment le sommet de cet arbre, produisent un très-bel ombrage. Pour lui donner une tète plus touffue, ou a soin, tous les cinq ans, de débarrasser son sommet de toutes ses branches, et un mois après cette opération il est chargé de feuilles. En, Amérique, on le plante pour faire des allées, et ses feuilles sont une excellente nourriture pour les bestiaux. Cet arbre a reçu le nom vulgaire d'ORie d’Ameriqib. à cause de la ressemblance de son port avec celui du véritable Orme. Les feuilles adultes, glabres des deux côtés dans celle espèce , la distinguent du Guazutna lomenloaa de Kunth, dont 1rs deux variétés (.1 fonpoxensis et (.umatiensis) croissent, l'une sur les bords de la Madeleine, et l'autre près de Cumana. Celle-ci, qui a quelques différences dan* le nombre des divisions calicinales et dans la longueur de ses corymbes de fleurs, pourrait bien constituer une espèce distincte. Le Guazutna Polybotrya de Cavanilles (/ton. 3. p. 51, tab. 199) est une troisième espèce indigène de la Nouvelle-Espagne et de Saint Domingue. Hernandez l'a figurée sous le nom de Guacimo ( Mcx 40, fig. 1).
GliBARTAS. ma*. D’où Juharle. y. ce mot.
GI'BERNETE. Gubernetes. ois. Ce petit genre de l'ordre des Insectivore* a été créé par Such (Journ. Zoo!., t. il, p 110, tab. 4) pour un Oiseau qui lui a présenté les caractères génériques suivants : bec épais, un peu déprimé, assez élargi à sa base, à arête arrondie; à mandibule supérieure légèrement échancrée au sommet; narines ovalaires; soies roides, épaisses; ailes médiocres; rémiges de la première à la cinquième â peu près égales , la première la plus courte , la deuxième la plus longue; tarses médiocres, sculellés; doigts réticulés en dessous; queue très-longue, fourchue. Ce genre n’est peut-être pas assez distinct des Moucherolles.
GlblbxEte ue Cuxiiixgh am. Gubernetes Cunningham i, S. Corps cendré, linéolé longitudinalement de fauve; gorge et joues blanches; une tache en croissant d'un brun pourpré sur la poitrine; rémiges brunes, rayées de ferrugineux; reclrices noirâtres. Taille, quatorze pouces. Du Brésil.
GL’ÈDE. bot. L'un des noms vulgaires de Vlaalis tinetnria, L.,d'où le Pastel s'appelle quelquefois Guède dans le commerce.
GLEMINTE. ois. Syn. du Calao d'Afrique. / .Calao.
GL'EMLL. MAM.-Wolina f llist. nal. du Chili) a décrit
GUE
GUE
tout ce nom. un animal singulier qu'on nomme aussi Huemul et Cheval hisalque ; Il se rapproche du Cheval et de l’Ane. Mai» Sonnini a judicieusement observé que, d’après les caractères mentionnés par Molina, le Gueinul ressemble davantage au l.ama et à la Vigogne.*
GUENON. M AX. Genre de Quadrumanes appartenant à la première division de la famille des Singes (Calarrhinins de Geoffroy Saint Hilaire), c'est A dire à tous ces Singes qui ont la cloison des narines étroite et les narines ouvertes au-dessous du nez. Dans ce premier groupe tous les genres ont cinq molaires partout aux deux mâchoires. La distance d'organisation entre ce groupe très-nombreux et celui des Singes à narines latérales et séparées par une cloison épaisse, en même temps qu'à six molaires partout (ou Plalirrhinins), coïncide avec des distances non moins lointaines de leûrs patries. Tous les premiers sont de l'ancien continent, tous les autres du nouveau. Voici les caractères généraux des Guenons : ce sont des Singes à tète ronde, à angle facial de cinquante à soixante degrés, à queue autant ou même plus longue que le corps, redressée en arc sur le dos jusqu'à la télé ou au moins au-dessus de l’axe du corps dont les membres postérieurs sont constamment plus longs d'environ un cinquième que les antérieurs, et pourvus de callosités aux fesses. A ces caractères on en avait ajouté d'aufres. savoir : l'existence d'abajoues, et surtout le nombre de quatre tubercules seulement à la dernière molaire d'en bas, comme dans l'Homme, les Orangs et les Gibbons. Mais ces derniers caractères, qui sont les plus précis parce qu'ils portent sur les formes des organes les plus essentiels de l'animal , n'ayant été établis que sur l'examen des Guenons africaines, en vertu de ces analogies si trompeuses en histoire naturelle, on les appliquait mal à propos aux Guenons asiatiques. L'examen plus exact de ces derniers animaux vient de montrer, premièrement, que leur dernière molaire d'en bas a un tubercule postérieur de plus et en forme de talon, caractère qui conduit vers les Macaques et les Cynocéphales, où ce talon a deux tubercules; qu'en second lieu plusieurs espèces, peut-être toutes, n'ont pas d'abajoues, autre caractère qui les rapproche des Gibbons el des Orangs, dont ces mêmes Guenons ont. en outre, le naturel grave, doux et tranquille. En quoi elles se distinguent absolument des Guenons d’Afrique, toutes si pél niantes el la plupart si brusques, si brutales et si intraitables.
Les Guenons se séparent donc en deux sous-genres. Les premières, outre les caractères généraux précités, ont des abajoues et quatre lubercutes à leur dernière molaire d’en bas; ce sont les Gcexoixs proprement dites. Les secondes ont un talon de plus à celle dent, manquent d'abajoues, et leurs membres, d'ailleurs inégaux, sont d’une longueur disproportionnée à leur corps, ce qui leur donne, parmi les Guenons, la physionomie des Alèles parmi les Sapajous d'Amérique. Ce second sousgenre, à cause de la gravité douce des espèces qu'il eomprend, a été nommé Semxo Pitbèques par F. Cuvier qui le premier en a reconnu les différences d’organisation.
Geoffroy Saint- Hilaire (Tableau des Quadumanes, Annales du Musée, t. xix) a dispersé dans cinq genres
différents les Singes qui vont être décrits sous le nom de Guenon. Les coupes de ce naturaliste n'étaienl point motivées sur la forme des dents, caractère capital chez les Mammifères. Les deux premiers de ces cinq genres étaient formés chacun d’une seule espèce : c'était 1° le genre Pygatriche , composé de la Guenon Doue; 2° le genre Masique, de la Guenon Kahau; sou troisième genre Colobe, adopté par llliger, a dû être conservé à cause de l’absence de pouce aux mains antérieures ; son quatrième genre Cercopithèque rassemble la plupart des vraies Guenons et l'Enlelle, le seul des Semno Pilhêques alors connus. Enfin son cinquième genre Cercocèbe confond avec tous les Macaques plusieurs Guenons ordinaires.
Dans la coupe de ces genres, el les limites d’organisation et les limilcs d'habitation des espèces étaient donc également confondues. Or, ce n’est pas un des résultats les moins importants de la zoologie que la coïncidence de ces doubles barrières pour marquer la différence originelle des animaux. Dès lors la réunion de ces êtres dans les groupes artificiels appelés genres, n’expose pas à prendre chaque espèce pour des transformations d’un seul ou du moins d'un très petit nombre de types dans chaque genre; manière de voir qui attribue à la nature une économie de production dont elle ne se pique même pas aujourd'hui pour les animaux infusoires.
Les phalanges aux doigts des quatre mains, surtout de celles de derrière, el les os du métacarpe et du métatarse n'ont guère plus de courbure que dans l'Homme, chez toutes les Guenons d'Afrique: Cette courbure uniforme à toutes les mains, est aussi grande que dans les Gibbons et les Orangs chez les Guenons asiatiques. En outre, toutes ces phalanges et ces os du métacarpe et du métatarse vont le même excès de longueur que les membres qu’ils terminent. Enfin le pouce de devant y est un quart plus court que dans les africaines, raccourcissement qui contraste avec la disproportion des autres doig(9 et qui complète ce rapport déjà indiqué avec les Alèles. Toutes les Guenons d'Afrique ont six vertèbres lombaires, el il n’v a que la Guenon Doue, parmi les asiatiques, qui en ait certainement le qième nombre. Les autres n'en ont que cinq ou sept. Tous les Semno Pilhêques ont les incisives supérieures el inférieures de grandeur uniforme, et toutes à proportion beaucoup plus petites que les Guenons, où. surtout en haut , les incisives moyennes excèdent d'au moins un tiers les latérales. Il résulte de cette grandeur des incisives, surtout des supérieures, et par conséquent de celle de leurs alvéoles dans l'intermaxillaire , que le museau des Guenons est plus saillant, plus allongé, ce qui diminue il'autaut leur angle facial par rapport aux Semno-I'ilhèques. Enfin la canine supérieure, constamment plus petite aussi à proportion, dans ces Guenons. y est tout à fait lisse, ou bien n’a qu’un sillon superficiel sur sa face antérieure toujours profondément cannelée dans les africaines. Il en résulte que l’alvéole de celte canine, dans le maxillaire, étant plus petite, la fosse canine est moins relevée, et que la pommette l’est davantage, ce qui rend moins plat le visage des Scmno-Pillièques.
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Par leur organisation, ces Singes sont intermédiaires aux Orangs-Outangs et aux Macaques. Les Guenons proprement dites se rapprochent des Macaques par tous les autres caractères moins celui des dents, et les Semno-Pilhèques des Gibbons par tous les caractères moins celui des dents et la queue.
f Gfëîtoxs.
Leur front déprimé est brisé directement en arrière sur les arcades sourcilières, mais sans crête saillante comme dans les Macaques. Le cadre de l'orbite n'est pas non plus échancré à son bord supérieur. L'angle facial n'a pas plus de cinquante degrés; le nez est plat et ouvert à la hauteur des fosses nasales , à peu près à égale distance de la bouche et des yeux. Toutes les espèces ont des abajoues. Les lèvres sont minces et garnies, surtout la supérieure, de poils plus longs que sur le reste de la face, et ordinairement d'une couleur bien tranchée. Le pelage est entièrement soyeux dans toutes les espèces, et n’offre aucune différence d’un sexe à l'autre, soit pour la quantité, soit pour la couleur et la longueur. Mâles et femelles sont également barbus, et toujours les poilsdes favoris, ordinairement assezépais, sont dirigés en arrière. Les testicules et les lèvres génitales des femelles sont nuancées de diverses couleurs, ordinairement fort éclatantes, comme dans les Macaques et les Cynocéphales. Le gland des mâles, terminé en forme de Champignon, au centre duquel se trouve l'orifice de l’urètre, est supporté par la pointe d’un osselet oblong. Le clitoris des femelles a aussi un champignon terminal, et plus de longueur à proportion que chez les Femmes. Elles ont également une menstruation, dont la fluxion a cependant des périodes plus abondantes, qui marquent le rut. Les callosités des fesses adhèrent aux tubérosités de l’ischion, et sont beaucoup moins pourvues de tissu érectile, que dans les Cynocéphales ( y. ce mot). Aussi ne participent- elles pas à la congestion menstruelle. Les canines d’en bas sont plus petites que celles d'en haut; la première fausse molaire qui les suit , est mince et a une seule pointe comme celle des carnassiers ; la seconde ressent ble aux deux fausses molaires supérieures.
Tout le monde connaît le genre de marche de ces animaux. La brièveté de leurs membres antérieurs nécessite une démarche en zigzags, qui n’est pour ainsi dire qu’une suite de sauts surbaissés. Mais, sur les arbres, leur agilité est extrême; car le mécanisme de ces bras plus courts que les jambes, de ces jambes dont les jarrets sont toujours â demi fléebis. et de ce corps oblique sur les jambes et ainsi merveilleusement disposé pour grimper à travers les branches, est mis en jeu par des muscles robustes, qu'excite lin système nerveux d'une énergie inépuisable, à en juger par les agitations incessamment renouvelées de tout leur corps, et par l’expression continuellement changeante de leur figure imitatrice et grimacière. En liberté dans les forêts cl captifs dans nos ménageries, ils montrent également leur haine pour l'Homme et leur passion pour l'indépendance. Chaque espèce vit par troupes cantonnées dans des régions de forêts, où elles ne tolèrent guère que les animaux qu'elles ne peuvent chasser, ou que leur petitesse dérobe à leur jaloux instinct de propriété.
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A l'approche d'un Homme, d'un Antilope, d'un Eléphant, toute la troupe se rassemble au cri d'alarme de quelque sentinelle toujours en faction. Bu haut des arbres, et en avançant ou en fuyant de cime en cime, ils attaquent l'ennemi à coups de branches cassées, de fruits, et lui lancent jusqu'à leurs excréments. Dans leurs retraites, toujours Ie6 Guenons savent interposer quelque grosse branche entre elles et l'ennemi. Pleines d'affection pour leurs petits, s'ils tombent par blessure ou par hasard, elles les attendent, vont les chercher, ou restent près d'eux en les embrassant au risque de périr. Elles ont la même lactique de maraude que les Cynocéphales qu’elles semblent beaucoup surpasser en intelligence. Elles ne paraissent pas , au moins en captivité, avoir aucun instinct de propreté, encore moins de décence. A côté de leurs excréments, elles ne paraissent nullement en être incommodées; et cependant leur odorat doit être délicat, car elles ne mangent rien qu'elles n’aicnl d'abord flairé. Elles portent les aliments à la bouche avec leurs manu, et quoi qu'on en ail dit, saisissent les petits objets entre le pouce et l'index, comme les autres Singes. Toutes les Guenons boivent en humant, et sont moins portées au coït que les autres Singes dans nos climats. Leur verge est tout à fait rétractile dans le scrotum.
Une tête un peu plus ronde, une (aille un peu plus petite, un caractère un peu plus docile, avec tout autant de pétulance, ont fait séparer des Guenons proprement dites, deux petits groupes, ayant tous deux l’Afrique et ses îles pour patrie; Geotfroy désigne le premier par le nom d'une de ses plus jolies espèces.
* Les L>1 AXES.
Gijevox Moxk. Simia Mono, Schreb., pl. 15, F. Cuv., Main, litliog.; Buff.,t. 14, pl.ôG, et Suppl., 7, pl.10. — Dos, dessus du cou, Hancs et dessus de la croupe, d'un beau marron tiqueté de noir; dessus des jambes et des cuisses, ainsi que la queue, d'un gris ardoisé; sur la croupe, près de la queue, une tache ohlongue et d'un blanc pur de chaque côté ; dessous du cou, poitrine, ventre et face interne des membres, aussi d’un blanc très pur; (été d'un vert-doré brillant ; un léger bandeau gris ceintle front au-dessus des sourcils, et dechaque cùlédcs joues d'épais favoris jaune-paille, joints sous le menton. encadrent la face qui, des yeux jusqu'au nez, est bleuâtre et d'une belle couleur de chair sur le reste de son étendue; pattes et oreilles couleur de chair livide. LMfférente de tons les autres Singes par son sérieux, la Guenon Mone ne grimace jamais. Sa figure est toujours grave et calme. Sa décence n'est pas moins exemplaire parmi cette race d'impudiques; sa douceur n'est pas même altérée par les souffrances de la maladie. L'auteur de cet article. Desmoulins, en a observé une dans le dernier mois d'une consomption pulmonaire; elle recevait avec reconnaissance les caresses et les témoignages d'affection, lors même que son état ne lui permettait plus de manger le sucre ou le gâteau qu'on lui présentait. La Guenon Mone habile les régions de l'Atlas.
Gieüox Ascvgxe ou PfcTAi niSTK. Simia Pela u rista , Gmel., F. Cuv., Mam. lilli. Verdâtre en dessus, avec un peu de fauve au dos et à la queue; tête et cuisses d'un
r. ti F.
iifiO
vert assez pur; dessous du corps el dedans des membres blancs; joues et menton garnis de poils blancs, légers et touffus; favoris de même couleur; mains, lèvres. oreille* el menton violâtres; le bout du nez n'est blanc qu'à cause de la couleur de ses petits poils; dessus du nez, tour des yeux el mamelles bleuâtres. Schreher. tab. 19, donne sous le nom de Blanc-.Xez, d'après l'édition de Buffon d'Allamattd, I. 14. pl. 39. une Guenon qui ne différerait de l’Ascagne que pour avoir du noirâtre au lieu de bleuâtre à la face. D'ailleurs, le moral est le même que celui de l'Ascagne. Avec autant de décence que la Guenon Moue, l'Ascagne est si preste qu'elle semble voler plutôt que sauter; son altitude favorite, quand elle est en repos, est d’appuyer sa tète sur une de ses mains de derrière, avec l'air d'une méditation profonde. Contraste charmant avec la vivacité si pétulante de ses mouvements et de ses émotions ’ Avant de manger ce qu'on lui présente, elle le roule entre scs mains, comine fait un pâtissier d’un morceau de pâte. Vaniteuse, elle n'aime pas qu'on la raille d’une maladresse, ni qu'on l'interrompe en mangeant. Elle s'en irrite, mais pas pour longtemps, car elle est sans rancune. Elle ne marche sur les pattes de derrière, que quand elle veut reconnaître ou examiner quelque chose.
Giexox Diaxe. Simia Diuna, Mamm. lilh., 4« douz. tout le dessus du corps, les Bancs, les bras, les cuisses, les jambes, la poitrine, le ventre el la queue d'un noir uniforme ;*cette teinte est un peu moins foncée sous le corps; dos et flancs tiquetés de blanc el de noir; des poils fauves seulement autour des callosités; un arc mélangé de petits poils blancs el jaunes assez clairsemés sur le front ; quelques poils autour du menton , mais sans former de longue barbe; toute la face violâtre , avec du bleu dominant sur le* pommettes et les joues , et du rouge dominant autour du museau et sur les paupières; mains noires; les yeux d’un jaune fauve. Telle était à son entrée à la ménagerie la Guenon Diane observée par Frédéric Cuvier. Depuis, les anneaux blancs des poils du dos passèrent au fauve, et cette couleur augmenta aux favoris.
On a rapporté à la Guenon Diane l’Exqitima. nom Congo d'une autre Guenon, Cttrcopiihecus barbatus de l'Ecluse, et GercopWiecus bar ha tus Guincensii de Marcgraaff; enfin le Holloway d'Allamand. édition de Buffon, pl. 15, tab. 13, el Schreher, pl. 25. I.e Holloway est tiqueté sur les flancs, les cuisses, les jambes et la tête; la poitrine, le ventre, le contour des fesses, le dedans des bras et des cuisses sont blancs, el le menton garni d'une barbe aussi longue que la face et fourchue. On en a aussi rapproché la Guenon Diane de Linné; le pelage de cette dernière espèce est varié de blanc dans le premier âge, avec du blanc à la partie antérieure el supérieure de la poitrine et des cuisses qui sont noires dans celle qu’a observée Frédéric Cuvier. De plus le croissant du front était double, le dedans de la cuisse couleur de rouille, et le bout de la queue blanc. C'est celte espèce qu’a représentée Schreber. pl. 14. Il est Irèsdouteux que cette Guenon Diane soit la même que celle de F. Cuvier.
Toutes les (rois sont de la côte occideriiale d'Afrique.
(Kevov HortiE.ua. Simia nictitan», Gtnel.. Schreb.. pl. 19. el Audebert. Hist. nat. des Sing.. fam. 4, sect. 1. pl. 2. et Bnff.. Suppl. 7. Tout le dessus du dos, de la léle, des cuisses, la poitrine el le ventre gris d'ardoise; le cou el la qfteue noirs; favoris très touffus el de la couleur de la léle, dont ils sont séparés par une bande tout à fait noire, tendue de l’œil à l'oreille qui est d’un brun noirâtre; face noir- bleuâtre; paupières supérieures de couleur tannée; nez noir à la base, et d'un beau blanc à la moitié inférieure. Voici ses proportions : du bout du museau à l'origine de la queue, un pied quatre pouces; télé, quatre pouces; qnetie, deux pieds un pouce; hauteur au garrot, huit pouces. On la présume de Guinée.
Giexox Melaroixe. Simia Meiarhina , F. Cuvier. Mamm. lilh., 4e douzaine. Talapoin de Buffon. t. 14, pl. 40, et Schreber. pl. 17. Tout le dessus du corps du même vert qu'à la Guenon Callitricbe; dessous du menton et queue blancs; mains . oreilles, nez, excepté sa hase, noir»; yeux bruns; dessus des paupières blanc; dessous des yeux couleur d’ocre; tour de la bourbe couleur de chair; devant des oreilles blanc, les favoris couchés à plat sur la face, s'étendant en travers de dessous l'oreille jusqu’au nez; les testicules couleur de chair ; aucune trace de bandeau au front. Jusqu’à F. Cuvier, on l'avait prise pour un jeune du Maibrouk ou de la Guenon Grivel.
Grtxox MorsTAC. Simia Cephns, L.,Buff., t. 14. pl. 34. Schreb.. tab. 39; Audeb.. Sing., fam. 14. sect. 3, pl. 12 Celle espèce est d’une taille intermédiaire à la Guenon Ascagne el à la Guenon Moue : toute la tète est couverte de poils verdâtres, plus foncés à l’occiput qu'au front; ceux du dos, des épaules, des flancs, de la croupe et de la base de la queue sont d'un vert plus brun qu'à la tête; ceux des membres sont gris, avec une teinte de jaune. Ces nuances résultent de ce que les poils sont annelés. Tous sont gris vers la racine, puis noirs el jaunes au bout. Les deux derniers tiers de la queue sont roux. Les favoris sont très épais et d'un jaune brillant. passant au blanc sur la mâchoire inférieure. Une raie de poils noir* le* sépare de la coiffure verte de la télé. Les oreilles, les testicules et la peau des mains couleur de chair; toute la face d'un bleu lapis à teinte noirâtre près des lèvres; un chevron blanc sur la lèvre supérieure.
Cette espèce n'est pas le Cephus des anciens , lequel n'était probablement qu'un Cynocéphale. On la croit de Guinée. Voici ses proportions : tète, trois pouces neuf lignes; corps, dix pouces trois ligues; queue, vingt et un pouces.
Giexox a aiADfcxE. Cercopithecuê Jiadema, Groff. Saint Hilaire. Cette Guenon a été bien figurée el bien décrite, par F. Cuvier, comme variété de la Diane; mais elle en diffère trop pour n'ètre point considérée comme une espèce parfaitement distincte. Le dessus du corps et les joues sont d'un gris olivâtre, tiqueté de noir; le front porte une tache en forme de croissant, et celle tache est blandie ainsi que le dessous du menton; la gorge el la poitrine ont la même nuance que le reste du pelage; la queue est noire, tiquetée de blanc. On la trouve sur la côte occidentale de l'Afrique.
** Gl'ERORS OR DM Al R Lv
Gestion Margaret. Sfmid i Æthiops , Lin.; Cercot ebus fuliginosu* , Geoff.; Schreber, pl. 30, et t. 14, pl. 10 de Btiffon qui lui donna ce nom parce que, sur de mauvais renseignements, il la crut de Madagascar où il est même à peu près certain qu'il n'existe pas de Singes. On ignore encore sa patrie, quoiqu'on l'apporte très -communément en Europe ; ce qui rend très-pro l>al»le qu'elle est de la côte occidentale d'Afrique. Tout le dessus du corps cl la queue gris d'ardoise, passant au noir sur les membres; le dessous du corps et favoris blanc-grisâtres; mains noires; oreilles violâtres; la paupière supérieure , toujours blanche . se détache fortement du visage, quelquefois tout entier d'une teinte livide foncée; quelquefois noirâtre en bas et cuivré sur tout le reste. C’est la seule des Guenons qui porte sa queue renversée et droite parallèlement au dos. K. Cu vier n'eu a pas vu, sur un très grand nombre, une seule qui ne fût douce et familière, malgré la plus grande pétulance. Les mâles accompagnent leurs gesticulations d'une sorte de rire. Chaque mois les côtés de la vulve des femelles se retiHcul en deux protubérances plus grosses du côté de l'anus.
Gceror Mergabey a collier. Cercocebus Æthiop* , Geoff . , Butf , t. 14, pl. 53; Schrel». , pl. 31. hile ne diffère de l'autre que par le brun marron du vertex et le collier blanc qui lui passe du cou à la nuque, en enfermant les oreilles; face, mains et oreilles noires. Elle est â la précédente ce que la Guenon Ascagoe est â la Guenon Blanc Nez. Tout le jeu de sa physionomie consiste dans le mouvement de ses lèvres qu'elle relève en monlraut les dents, grimace qui lui est propre. Elle est de l'Afrique occidentale, au sud du Cap-Vert.
Gi‘enoxCallitricbe.AYmi/<i subito , Lin., Buff., t. 14, pl. 37; Schreb., Suppl., pl. 18; et Fréd. Cuv., Naui. lith., première douzaine. Vert jaunâtre en dessus; dessous du corps, dedans des membres blanc- jaunâtre; les |>oils autour des organes génitaux, au-dessus des sourcils et ceux des favoris, sont d'un beau jaune; la face, lesoredles et les mains sont tout à fait noires; testicules verdâtres; oreilles un peu plus pointues qu'à la Guenon Malbrouk. Adanson les a vues dans les forêts du Sénégal vivre en troupes nombreuses, hiles sont tellement silencieuses, qu'elles ne crient même pas quand elles sont blessées; elles n'ont pas peur du feu et attaquent toujours les premières, hiles ne fuient qu’après avoir perdu beaucoup des leurs. Un adulte observé par F. Cuvier était doux et faisait entendre dans le contentement un grognement doux exprimé par grou-grou. Eu voici les proportions : longueur du tronc, un pied quatre pouces; de la tète, six pouces; de la queue, deux pieds deux pouces. On dit qu'elle habile, outre le Sénégal, la Mauritanie et le Cap-Vert, hile est très nombreuse à l'Ile-de-France où elle fut, dit-on, introduite par quelque colon.
Gceror Grivet. Simia subririitis , F. Cuv.. Mammifères lithograph., première. douzaine. Celte espèce forme le passage de la Guenon Callitriche à la Guenon Malbrouk. Tète moins ronde qu'à celle ci ; testicules d'un vert de cuivre; poils environnants les organes génitaux orangés, et blancs dans la Guenon Malbrouk. D'un
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vert plus sotnbre que la Guenon Callilriche, elle s’en distingue encore par le bandeau blanc du front, par les favoris blancs et la queue grise jusqu'au bout. La nuance de son vert est sale, et occupe tout le dessus du corps; tout le dessous et le dedans des membres sont blancs ; le tour des yeux couleur de chair livide; les oreilles, les mains et la face d'un noir violâtre. Sa patrie est l’Afrique.
Gceror Malbrouk. Stmia Fauttus. Gmel.. Ma mm lith., première douz. ; Scopoli. pl. 10. Délie.. Faun. et Flor.. qui le nomme Simia Cjrnosuroa ; Buff., I. 14. p|. 39. Tout le dessus du corps gris - verdâtre ; tout le dessous, joues et un bandeau nu frohl, blancs ; membres en dessus et queue sur toute la longueur, gris; poils blancs autour des organes génitaux ; museau noir, excepté le tour des yeux qui est couleur de chair ; oreilles et mains noires; callosités et lourde l'anus rouges; testicules du bleu lapis le plus pur. l.e Simia Faunus de Lin., représenté par Schreber. pl. 13, serait plutôt le Cercopilhccus barbai un de l'Ecluse. Longueur du corpB, un pied quatre lignrs;de la télé, cinq pouces quatre lignes; queue longue â peu près comme le corps. Btiffon la croyait du Bengale , mais celle conjecture est plus que douteuse.
Gceror Vbrvet. Simia pygerilhra, F. Cuv., Mamm. lith. Cette espèce, très -voisine des précédentes, et surtout de la Guenon Callitriche. a tout le dessus du corps vert-grisâtre, le dessous blanc, et les testicules couleur vert de cuivre comme la Guenon Grivel, mais les poils environnants sont blancs; en outre, l’anus est environné de poils d’un roux foncé, qui ne se voient que quand laquelle est redressée; les quatre mains noires depuis le poignet ; téteapprocbanl decelle de la Guenon Malbrouk; le bout de la queue jaune, dans le Callilriche, gris dans la Guenon Malbrouk et la Guenon Grivel, est noir dans la Guenon Vcrvel. Delalande en a beaucoup rapporté du Cap où ils peuplent les forêts que n’habile pas une seule des trois autres e pèces précédentes.
Sirges verts.
Les Guenons réunies sous ce litre, forment une petite division bien distincte. Dociles dans la jeunesse, elles deviennent méchantes en vieillissant, même pour ceux qui les soignent.
Gceror Patas. Simia rubra , Gmel., Buff., t. 14. pl. 3-i el 30; F. Cuv.. Mamm. lith., 2" douzaine. Tout le dessus du corps d’un fauve brillant, nuancé de gris au bout de la queue et des membres; tout le reste blanc; mains et face couleur de chair verdâtre. l*n bandeau étroit de poils noirs borde les sourcils; la lèvre inférieure porte aussi une moustache noire. En voici les proportions : longueur du corps, un pied et demi; de la tête, cinq pouces; de la queue, un pied cinq pouces. Plus grande hauteur, un pied deux pouces. — Celle espèce est du Sénégal et peut-être de toute cette zone de l’Afrique jusqu'au Nil. Lncépède (Btiffon, Sup. 7), a donné, sous le nom de Falas à queue courte, une espèce de Macaque; c'est le Rhésus.
Gceror barbiqge. CercopftkecHi fatibarbalus , Geoff.. Buff., Sup-, t. vu. pl. 31. Une grande barbe étendue en ailes, le bout de la queue en pinceau; face d’un pourpre violel; pelage noir dans l'adulte, entiè-
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renient roux chez les jeunet. Patrie inconnue. L'individu du Muséum de Paris, dont le corps n'a pas plus de huit pouces de long, semblerait un jeune de la Guenon dorée, s'il n'avait pas les incisives mitoyennes supérieures proportionnées comme dans les vraies Guenons.
G croix naine Delalande. Cercopithccus putillus De' a fonde , Ü . Tète et corps uniformément gris-cendré, ainsi que la queue dont le bout est noir. Des poils plus longs débordent le pelage sur la nuque, le dos et les épaules; la gorge est grisâtre, le dedans des membres est d'un gris blanchâtre, plus foncé que la gorge. Sous le menton, une tache gris-brun au milieu du blanchâtre de la gorge; cette tache se prolonge vers le larynx. La face est de couleur tannée ainsi que les mains; les sourcils sont noirs et surmontés d'un bandeau grisâtre. Le corps avec la tête n'a pas plus de neuf à dix pouces; la queue est un peu plus longue. Delalande a découvert celte espèce sur la lisière des forêts le long desquelles habitent les Chacmas, au delà do Groole-VisRiver, au Keiskama. (/'. Cynocéphales.)
La Guenon couronnée ou Bonnet-Chinois et la Guenon Aigrette sont deux Macaque s. f\ ce mot.
•j-f Sebno-Pithéqies.
Aux caractères ci-dessus énoncés, il faut ajouter que la branche montante de la mâchoire a une hauteur, un élargissement, surtout dans la partie angulaire, qui rappellent sa proportion dans les Uurleurs d'Amérique. V. ce mol. Aussi la plupart des Semno-Pilhèques ontils une poche gutturale communiquant avec le larynx à la manière de ces flurleurs. Leur cæcum est long et boursouHé. Tous les Semno Pilhèques dont on connaît le squelette, excepté la Guenon Doue, ont plus ou moins de six vertèbres lombaires, nombre constant chez toutes les vraies Guenons. L'on conçoit quelle différence dans la grandeur de l'élan et dans la facilité de la marche à terre apporte celte inégalité du nombre des vertèbres lombaires. Ces inégalités des profondeurs de l’organisation dans des espèces qui habitent les mêmes Iles, qui sont compatriotes des mêmes forêts, excluent toute possibilité qu'elles soient des transformations d'un moindre nombre de types primitifs et à plus forle raison d'un type unique. Toutes les espèces de ce sousgenre habitent le continent et les Iles de l'Inde.
Guenon Enteile. Si mut Eut cil us, Dufresne, Houlman au Bengale, Schrcber, pl. 23, b, Audcbcrl; .Histoire nalur. des Sing. Famil., n, secl. 2. pl. 2. — A face et mains d'un noir violet, contrastant avec le blanchâtre obscur et presque isabeile du reste du corps. Les poils qui entourent la face forment un toupet plat au-dessus des sourcils, et sous le menton, une barbe dirigée en avant. Sous le corps et sur le dedans des membres, le poil est presque blanc. La couleur de la peau même est bleuâtre au dos, mais violette au visage, à la télé, à la gorge, aux callosités, aux membres et au dessus des mains; elle est blanche au ventre; l'Iris est brun-roux. La Guenon Enteile a sept vertèbres lombaires. Voici les proportions de celle Guenon : longueur du tronc, un pied un pouce; de la tête, quatre pouces; de la queue, deux pieds deux pouces trois lignes; hauteur : devant, neuf pouces; derrière, un pied. — C'est le plus
commun des Singes au Bengale. Vénéré de tous les adorateurs de Brama, il les honore et les réjouit quand il va piller leurs jardins, leurs maisons et même leurs tables déjà servies. Malgré sa lenteur, la longueur de ses bras lui donne une étendue, une portée d'élan supé - Heure à celle des autres Singes du Bengale. Aussi dans les langues de l'Inde , son nom exprime-t-il cette faculté particulière de mouvement.
Guenon Ci vepate. Sirnia Melaiopho s, Raffl., Trans. Lin., tab. 13, Fr. Cuv., Mammif. lith., 3« douz. Pelage roux brillant sur le dessusdu corps, à la face extérieure des membres, à la queue, au devant du front et aux joues où les poils, dirigés en arrière, forment d'épais favoris; poitrine, ventre et dedans des membres blanchâtres; la tête ceinte d’un cercle de poils noirs; quelques poils semblables sont clair semés aussi le long du dos et sur les épaules. La face est bleue jusqu'à la lèvre supérieure qui est couleur de chair ainsi que l'inférieure et le menton. Les oreilles sont de même couleur que la face, et le dedans des mains est noirâtre comme les callosités. Le ventre est presque nu , et le dedans des membres peu velu. Le nez fait une grande saillie, et est très -ridé à sa base. Les poils de tout le corps sont très -longs et un peu laineux. La Guenon Cimepaye a sept vertèbres aux lombes, trente à la queue, et de grosses canines supérieures sillonnées. Sa longueur, du museau à la queue, est d'un pied six pouces; de la tète, quatre pouces; de la queue, deux pieds huit pouces; hauteur : devant, un pied un pouce; derrière, un pied quatre pouces. La Guenon Cimepaye n'a encore été trouvée que dans les Iles de la Soude et la près qu'ile de Malaca.
Gcenon TcsiNCOti. Semno-PHhecus pruinosus, Desmarest ; Sitnia cristala , Raffl., Tram. Lin., t. 13. où elle est nommée Chingkou; Mammif. lilbogr. , 4* douzaine. Pelage uniformément noir, plus fourni en dessus et très-rare au ventre. Oreilles et face nues, excepté le long des lèvres, surtout aux angles où s'élèvent quelques poils blancs. La peau du corps est bleuâtre, celle des mains très- peu velues est noire, ainsi qu'aux callosités; l'iris est jaune, ce qui annonce une existence nocturne. Les jeunes sont brun -rougeâtre; le noir ne se prononce qu’avec l’âge. Proportions : corps, deux pieds; queue, deux pieds et d,mi ; hauteur : devant, quinze pouces; derrière, dix-huit pouces.
Glenon Eato. Scmno-Piihecus comatus, Desm. Pelage gris de fer, noir en dessus depuis le front jusqu'au bout de la queue cl des membres; tout le dessous de la tête, du cou, du tronc, de la queue, et le dedans des membres d'un blanc sale, uniforme; tous les doigts à proportion moins allongés qu'aux autres Scmno-Pithèques; sur la tôle une huppe noire, longitudinalement comprimée et se continuant sur la nuque d'où le noir se perd sur les épaules; la face et la paume des mains noires; la queue est aussi longue que le corps; le pelage, excepté la huppe, est plus ras et plus luisant que dans le reste des Semno-Pilhèques. Diard l'a découverte à Java.
Guenon Mairf. de Leschenad lt. Sitnia Maura , Gcof. , Tab.desQuadriim .Annal, du Mus., t. 19. Les poils sont beaucoup plus longs que chez les autres Semno-Pilhè-
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ques, sur tout te corps et principalement sur la léte où i ils forment une véritable chevelure inclinée de chaque cAté de la ligne médiane. Celte espèce est entièrement noire; la peau de la face, des mains et du ventre, est de couleur tannée ; le poil de la queue est presque ras. Comme les Guenons Entelle et Cymepnye, elle a sept vertèbres lombaires, et diffère, outre la chevelure, d’un autre Semno-Pilhèque aussi tout noir, que Diard a découvert â Java; elle a deux vertèbres de plus aux lombes, et les canines supérieures, plus petites, ne sont pas creusées d’un sillon sur la face antérieure. Rapportée de Java par l.escbenault.
La Maure de Diard, nommée Loulou parles Malais, : a cinq vertèbres lombaires et des dents canines supé- Heures, creusées d'un profond sillon; son pelage noir j est semblable à celui du Tchincou; ses petits sont aussi. ! dans le premier âge. d’abord d’une couleur brun-roux, phase qui leur est commune et avec les jeunes de la > Guenon Tchincou et avec ceux de la Guenon Maure de l.escbenault. — Est-elle la même que la Guenon Tchincou? La comparaison des squelettes peut seule déci- I der; mais elle diffère certainement, ainsi que la Guenon | Tchincou, de la Guenon Maure.
Le Siutia Maura des nomcnclateurs. fondé sur le Simia Callithrix magniturliue magnorum Cynoce phalorum de Prosper Alpin, lib. 4. ch. 10, et le Singe noir d'Edwards, Glati., pl. 31t. ne sont sans doute que des Cynocéphales, car ils passent pour être d'Afrique.
Gestion SocLiLt. Semno-Pithecu» fulvo griaeut, D. D'un gris fauve passant au brun sur les épaules et le bas des quatre membres. Les quatre mains noires ; visage tanné; favoris, gorge et menton d’un gris blan- j châtre sale ; la queue, composée de trente-deux vertèbres. d'un quart plus longue que tout le corps dont le tronc est raccourci comme au Loulou par deux vertèbres de moins aux lombes où il n'y en a que cinq. Doigts très-longs, très-grêles, avec leurs phalanges bien arquées. Canines supérieures très grandes et creusées d’un profond sillon sur la face antérieure. Diard a découvert la Guenon Soutili à Java.
Gcenon houle. Semno-Pilhecus auralua, D. Celte belle espèce , si remarquable par sa taille , ayant environ deux pieds de haut, et la queue aussi longue que le corps, est d’un beau roux doré uniforme, excepté une tache noirâtre à la rotule, et le ventre qui est presque nu. Les doigts des mains antérieures sont couverts de poils jusqu’à la deuxième phalange, ceux des mains de derrière le sont jusqu'aux ongles. Celte espèce de Singe a toujours été classée avec les Guenons proprement dites, et elle termine leur série dans la collection du Muséum de Paris. Mais la longueur de ses doigts, aussi disproportionnée que dans aucun Semno-Pithèque, la figure et la grandeur uniforme de ses incisives, tout annonce un Semno-Pilhèque, ce que peut seulement déterminer toutefois l’existence d'un talon à la dernière molaire inférieure. Temminck assure qu'elle est des Moluques, position géographique qui éloigne encore l’idée que ce Singe soit une Guenon.
Gceno* Docc. Simia Netuœua, L. , Buffon , l. 14, pl. 41 ; Schreb. , pl. 94. Le plus richement peint de tous 1
les Singes ; il a le corps et la tète gris ; l’épaule et le haut des bras d'un gris plus foncé; l'avant-bras, la queue et une large tache sur le bas de la croupe, d’un blanc jaunâtre ou même jaune serin, mais d'un blanc pur dans la jeunesse; les cuisses et les jambes d'un brun pourpré; les quatre mains et le front noirs; favoris et barbe bien lotiffus et jaunes; le cou d'un rouge bai, avec un collier brun-pourpré. Celte espèce a six vertèbres lombaires, du reste son squelette ressemble entièrement à celui des précédentes. Jusqu’ici, on a lieu de la croire particulière à la Cochinchine. Diard en a envoyé de nombreux individus au Muséum. Debout, il a plus de deux pieds de haut. Geoffroy ( Tab. des Ouadrtim.) a fait de la Guenon Donc, sous le nom de Pyga- Iriehe. un genre particulier dont le caractère le plus saillant, le défaut de callosités, n'était fondé que sur le mauvais état de l’individu empaillé qu’il observait, car la Doue a des callosités aussi prononcées, à proportion de sa taille, qu'aucune autre Guenon.
Guiboii Kabab. Simia Maaica, Schrcber, Suppl., pl. 10. b. et 10. d. — Buff., Suppl. 7, pl. Il et 19. Plus grande et plus trapue que la Guenon Doue; elle est rousse, avec la queue blanchâtre ainsi qu'une tache sur la croupe. Le trait le plus caractéristique est un nez long de quatre pouces, divisé en deux lobes dans sa moitié inférieure, très -élargie par lin sillon qui règne dessus; les narines sont percées en dessous ; mais leur contour postérieur n'est point adossé à la moustache qui en est séparée par une portion du plan inférieur du nez. L'animal peut seulement élargir et renfler ses narines, mais non mouvoir le nez en. totalité. Les os de la face n'offrent aucune configuration particulière dans cette région. Le visage et les oreilles sont de couleur (année; le front et le sommet de la tète rouxfoncé; une barbe d’un roux clair au menton, se recourbe en haut; la poitrine et le ventre légèrement teints de gris, avec une ligne transversale plus claire sur les mamelles ; les bras d'un roux vif, avec une diagonale jaune pâle; avant bras, jambes et quatre mains d'un gris jaunâtre. La Guenon Kahau n’a encore été apportée que de Bornéo et de la Cochinchine. On ne connaît de son squelette que le crâne. Le nom de Doue, à la Cochinchine, s'applique génériquement à tous les grands Singes, et partant aussi au Kahau. Geoffroy de Saint-Hilaire (Tabl. des Quadrumanes) a fait du Kahau le type d’un genre particulier, sous le nom de Nasique. Si, comme il le dit, le Kahau a des abajoues, il serait possible que cette séparation fût motivée encore par quelque particularité du squelette.
Enfin , il y a encore quelques espèces présomptives de Guenons dont l’existence parait bien constatée, mais dont la situation générique est fort équivoque. Entre autres :
1. La Gcexox a cnmtRE. Simia Leonina, Buff., Suppl. 7; et Schreb., Suppl. Il, b. Un individu mâle, assez bien privé, vivait à la Ménagerie de Versailles en 1775. Il avait deux pieds de long, flu museau à l'origine de la queue, dix-huit pouces de hauteur; la face nue et noire ainsi que le pelage de tout le corps dont le poil était long et luisant; une belle crinière d'un gris brun autour de la face et du cou ; la barbe gris clair; les
narines larges et écartées; une touffe de longs poils au bout de la queue. On ignorait sa patrie.
2. La Gcexûx xEure, Schreb., pl. 22, b; Simia Cey lonicua de Séba , lab. I, pl. 18, Hg. 3; .Middle-Siied Black Monkcy, Edwards. Glan. 3, lab. 311; n'aurait au corps que six ou sept pouces de longueur, et la queue longue comme le corps ; le visage Fait comme celui d'un nègre; elle serait de Ceylau suivant Séba, de Guinée suivant Edwards toujours bien mieux informé que le pharmacien hollandais.
La Ggexox a mesbau allonge de Pennant, Quadr., t. i, pl. 23; et Buff., Suppl., pl. 15, parait, d’après l'ensemble de ses Formes et l'indication de sa pairie, être quelque Cynocéphale à longue queue, différent peutêtre des espèces actuellement connues.
GUENTHÉRlË. bot. V. CoRsms.
GüEMCUES. «a». Les petits des Guenons. ce mot.
GUÉPAIRES Vetpariœ. ins. Tribu d'insectes de l’ordre des Hyménoptères, section des Porte- Aiguillons , famille des Diploptères, établie par Latreille cl renfermant tous les Hyménoptères auxquelsLinné avait donné le nom de Guêpes ; ils ont toujours les antennes plus épaisses vers leur extrémité et coudées au second article, les yeux échancrés; le chaperon grand, souvent diversement coloré dans les deux sexes ; les mandibules fortes et dentées; une pièce en forme de languette sous le labre; les mâchoires et les lèvres allongées; la languette communément divisée en trois parties, dont celle du milieu plus grande, en cœur et les latérales étroites, allant en pointe; le premier segment du corselet arqué, avec les côtés élargis en forme d'épaulette, et replié en arrière, jusqu’à la naissance des ailes; le corps glabre, ordinairement coloré de noir, de jaune ou de fauve. Les femelles et les neutres sont armées d'un aiguillon très-fort et venimeux. Leurs ailes supérieures sont doublées longitudinalement. Plusieurs vivent en sociétés composées de trois sortes d'individus.
Les larves des Guépaires sont vermiforroes, sans pattes, et renfermées chacune dans une cellule où elles se nourrissent tantôt de cadavres d'insectes, dont la mère les a approvisionnées ail moment de la ponte, tantôt de miel des Heurs , de suc des fruits et de matières animales que la mère ou les mulets ont élaborés dans leur estomac , et qu'ils fournissent journellement à ces larves.
Latreille divise ainsi cette tribu :
1. Mandibules beaucoup plus longues que larges, rap- . prochées en devant en forme de bec ; languette étroite
et allongée; chaperon presque en forme de cœur ou
ovale, avec la pointe en avant plus ou moins tronquée.
* Glepaires solitaires.
■| Languette sans points glanduleux, divisée en quatre filets longs et plumeux.
Les Stragbes (Latr. et Fabric.). V. ce mot.
Ü- Languette ayant quatre points glanduleux à son extrémité, divisée en trois pièces, dont celle du milieu plus grande, évasée, échancrée ou bifide au bout.
Les Eciexes (Latr. et Fabr.) comprenant les genres CtEAaiE(Latr.),PTtBociiEiLE (Klug.), ÛDYxfeRES (Latr.), auxquelles sont réunies les Rygchies de Spinola. Les
Elmèxes proprement dites ( Fabr.), les Zétbes ( Fabr. ) et les Discoelies (Latr.). V. ces mots.
Tous ces genres vivent solitairement, et chaque espèce n'est composée que de mâles et de femelles; ils approvisionnent leurs petits avant leur naissance, en mettant dans chaque trou où ils ont pondu une certaine quantité d'insectes qu'ils ont préalablement piqués de leur aiguillon ; ils font leurs nids dans la terre, dans les vieux murs; ils en bâtissent quelquefois en terre sur diverses plantes.
11. Mandibules guère plus longues que larges, avec une troncature large et oblique à leur extrémité; languette courte et peu allongée ; chaperon presque carré.
! *• Gt Epures sociales.
Les GlEpes comprenant, les genres Polibte de Latr. et GcfcPB proprement dits.
Les espèces de ces deux genres se réunissent en sociétés nombreuses, composéesde mâles, de femelles et de neutres. Les individus des deux dernières sortes font, avec des parcelles de vieux bois, qu'ils détachent avec leurs mandibules et qu'ils réduisent en pâte de la nature du papier ou du carton , des nids composés de gâteaux dans les cellules desquels les femelles pondent leurs œufs; elles nourrissent leurs larves en leur donj nanl la becquée.
GUÉPARD, mai. Espèce du genre Chat. y. ce mot. GUÊPE, yespa. ï*rs. Genre de l'ordre des Hyménnp- ! lères, section des Porte Aiguillons, famille des Diplopi lères, établi par Linné qui comprenait sous ce nom un grand nombre d’Hyménoptères de différents genres, l dont Latreille a fait sa tribu des Guépaires {V . ce mot), j Le genre Guêpe, tel qu'il a été adopté dans ces derniers j temps, a pour caractères : languette droite. |>eu allon- \ gée, ayant à son extrémité quatre points glanduleux.
. divisée en trois parties, dont l'intermédiaire presque j en cœur; palpes maxillaires à six articles; quatre aux ; labiales; la plupart de ces articles courts, ohconiqiics;
1 mandibules guère plus longues que larges, obliquement et largement tronquées au bout; cette portion , tronquée de leur bord interne, plus longue que l'autre portion du même bord; chaperon presque carré avec ! le milieu de son bord antérieur fortement tronqué et unidenté de chaque côté; abdomen ovotdo-conique et tronqué en devant à sa base. Les Guêpes se rapproi chent beaucoup des Polisles, mais elles en diffèrent en j ce que ces dernières ont la portion du bord interne des mandibules, qui est au delà de l'angle et qui le termine, plus courte que celle qui précède cet angle; le milieu du devant du chaperon s'avance en pointe; leur abdomen est tantôt de forme ovalaire ou elliptique, tantôt il ressemble à celui des Eumènes.
Les Guêpes sont des insectes qui inspirent autant d'intérêt que les Abeilles et les Fourmis; comme ces animaux, les Guêpes vivent en société et ont une industrie et un ordre dans leur gouvernement, qui les placent à leur niveau aux yeux du naturaliste, et quoique les ravages qu'elles font les rangent parmi les insectes nuisibles et que l'on doit détruire, leurs mœurs, leur architecture et leur adresse à exécuter des ouvrages qui prouvent leur patience et la finesse de leur
instinct, Ica rendent dignes de toute attention. Cet insectes »e nourriaaent indifféremment d'autres insectes, notamment d'Atieilles ordinaires, dont ils font une grande consommation, ou de fruits; ils aiment aussi beaucoup la viande , le miel , et en général toutes les matières animales et végétales qu'ils peuvent trouver. L'aiguillon dont les Guêpes sont armées, est pour elles un sûr moyen d'exercer leur brigandage et de se livrer à leur férocité ; elles se jettent sur les insectes plus petits qu'elles, les percent à plusieurs reprises de leur arme envenimée, et les apportent à leur nid pour servir de pâture aux larves.
Les Guêpes ne vivent pas, comme les Abeilles, sous les lois d'une seule reine : leur gouvernement est tout à fait républicain, elles ont, comme les Abeilles et les Fourmis, des individus de trois sortes, des mâles, des femelles et des neutres; ces dernières ne paraissent être autre chose que des femelles plus petites et dépourvues d'ovaires. Ces individus neutres sont chargés d’aller è la provision, ils sont continuellement à la chasse ou à la maraude; les uns attrapent de vive force des insectes qu'ils portent à leur guêpier ; d'autres vont dans les boucheries, s'attacher à la pièce de viande qu'ils préfèrent; après s'en être rassasiés, ils en coupent un morceau qu'ils portent à leur nid; d’autres, •*nfin, se répandent dans les jardins, ravageul les fruits qu'ils rongent et sucent; tous font part du produit de leurs courses aux mâles, aux femelles, et même à d’autres neutres, et ce partage se fait sans confusion et de gré à gré. Kéaumur a vu des Guêpes qui venaient de sucer des fruits, rentrer sans rien apporter de solide, mais elles ne laissaient pourtant pas d’être en étal de fournir quelque chose à manger à leurs compagnes; elles se posaient tranquillement sur le dessus du guêpier, et faisaient sortir de leur bouche une goutte de liqueur claire, qui était avidement sucée par line et quelquefois deux Guêpes dans le même instant. Dès que celte goutte était bue, elle en faisait sortir une seconde et quelquefois une troisième, qui étaient distribuées à d'autres.
Les Guêpes neutres, quoique les plus laborieuses, sont les plus petites, les plus légères et les plus actives; les femelles, qui ne laissent pas que de travailler â certaines époques, sont les plus grosses et les plus pesantes; il arrive un temps uù le guêpier n'a qu’une seule de ces femelles; mais danl d'autres temps, on peut compter plus de trois cents femelles dans un seul guêpier. La grosseur des mâles est moyenne entre les neutres et les femelles. Pendant les mois de juin, juillet, août, et jusqu'au commencement de septembre, les Guêpes femelles se tiennent dans le guêpier; on ne les voit guère voler à la campagne que dans les mois de septembre et d'octobre : dans les mois d'été elles sont occupées à poudre, et surtout à nourrir leurs petits.
Les Guêpes font leur nid à l'abri des vents et des grandes pluies, soit dans des troncs d’arbres pourris, soit dans des combles d'édifices abandonnés, sous des toits, sur des arbres ou dans la terre, selon les espèces. Quand elles ont une fois déterminé le lieu de leur demeure. elles commencent par poser les premiers fondéments de leur édifice; ils consistent en un pilier gros I
et solide, de même matière que le reste du nid; cette matière est composée de fibrilles qu'elles détachent des menues branches de Frêne ou de différents bois qui ont été exposés aux injures de l'air, et qu'elles broient avec les mandibules, pour en former une pâle qui se durcit après qu’elle a été mise en œuvre. Ces nids diffèrent selon les espèces; c'est pourquoi on ne doit parler de leurs formes qu'en traitant de ces espèces. Ils sont composés d'une enveloppe générale, dans laquelle se trouvent des gâteaux placés les uns sur les autres, et assez espacés entre eux pour laisser passage aux Guêpes. Les cellules dont se composent ces gâteaux sont hexagones, et leur ouverture est tournée en bas; les cellules destinées aux œufs qui doivent donner des ouvrières, ne se trouvent jamais placées parmi celles qui renferment les mâles et les femelles. Des gâteaux entiers sont composés des premières qui sont plus petites que les autres. L'édifice que les Guêpes ont bâti en quelques mois, ne dure qu'une année, et cette habitation, si florissante et si peuplée en été, est presque déserte l'hiver, entièrement abandonnée au printemps, et le plus grand nombre de ses habitants périssent en automne* Quelques femelles, destinées à perpétuer l'espèce, passent l'hiver engourdies . et au printemps suivant chacune d'elles devient la fondatrice d'une nouvelle république, et elle est la mère de tous les individus qui la composent. Les ouvrières, comme étaul les plus utiles, sont les premières qui naissent; les mâles et les femelles ne paraissent que vers la fin de l'été ou au commencement de l’automne : leur accouplement a lieu dans le guêpier même où ils sont nés.
Les Guêpes pondent leurs œufs à la fin de l'été; ces œufs sont placés chacun dans une cellule; ils sont blancs, de figure oblongue, et un peu plus gros vers une extrémité. Le bout de l’œuf le plus pointu, est le plus proche du fond de la cellule, et y est collé contre les parois , de manière qu'il est difficile de l'arracher saus le casser. Les larves éclosent huit Jours après la ponte ; elles ont la tète tournée vers l’entrée de la cellule ; ces larves sont blanches. On leur distingue des mandibules : elles n'ont aucun poil, et sont recouvertes d’une peau molle. C’est à celle époque que les Guêpes sont le plus occupées : les femelles et les neutres travaillent alors continuellement à nourrir ces larves; elles leur apportent la becquée, et la leur donnent en faisant entrer leur télé plus ou moins avant dans la cellule, selon que la larve est plus ou moins avancée en âge. On voit les plus grosses larves avancer leur tête hors de la cellule, et demander la becquée, en faisant de petits mouvements et en ouvrant leurs mandibules et leur bouche à plusieurs reprises; quand la mère leur a donné à manger, elles se renfoncent pour quelques instants dans leur cellule et se tiennent tranquilles. Lorsque les larves sont prêtes à se métamorphoser, elles bouchent l'entrée de leur cellule avec une matière soyeuse qu'elles filent elles-mêmes. Peu après que la larve s'est ainsi renfermée, elle se transforme en nymphe qui laisse voir parfaitement toutes les parties de l'insecte parfait, mais qui est encore enveloppée d’une peau très-mince; lorsqu'elle s’est dépouillée de cette enveloppe, l'insecte parfait ronge tout autour le
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couvercle qui le renfermait, le pousse sans peine au dehors et sort. La cellule qui a été abandonnée par une jeune Guêpe, ne reste pas longtemps libre; aussitôt qu'elle est vacante, une vieille Guêpe ou un mâle y entre, travaille à la nettoyer, et la rend propre à recevoir un nouvel œuf.
La paix ne régne pas toujours dans les républiques de Guêpes, et il y a souvent des combats de mulets contre mulets ou de mâles contre mâles. Ces derniers, quoique plus grands, sont plus faibles ou plus lâches, et après avoir un peu tenu , ils prennent la fuite. Les Guêpes ne traitent pas si mal leurs mâles que les Abeilles quand elles les combattent, c'est plus bravement et à partie égale.
Vers le commencement d’octobre, il se fait dans cha- ! que guêpier un cruel changement de scène. Les Guêpes alors cessent de songer â nourrir leurs petits; on les voit arracher des cellules les larves qui ne les ont point encore fermées et les porter hors du guêpier : rien n'est épargné, ni sexe, ni âge; les mulets arrachent indifféremment les larves de mulets, de mâles ou de femelles de leurs cellules, et même les rongent un peu au-dessous de la tête. Le massacre est général, et les mâles s'en mêlent comme les autres. Cette ex|>édition se fait quand les Guêpes jugent que le froid va les surprendre et qu’elles ne pourront plus suffire à la conservation des petits. Lorsque le froid devient plus grand , les Guêpes n'ont pas même la force d'attaquer les Mouches communes qui viennent alors se promener impunément dans leur guêpier : le froid les fait entin périr, et il n'y a que quelques mères qui en réchappent et qui passent tout l’hiver sans manger.
Quelqu'adrairables que soient les Guêpes sous le rapport de l'industrie et des mœurs, elles n’en sont pas moins des Insectes très -redoutables pour les cultivateurs en ce qu’elles gâtent les fruits avaul leur maturité ; aussi divers moyens ont été proposés pour les détruire. Quelques personnes ont imaginé de placer aux environs du nid des brins de paille enduits de glu, mais cette méthode est longue cl pénible , et l’on court le danger d être piqué. On peut aussi employer l'eau bouillante quand on a affaire à des Guêpes communes qui font leur nid dans la terre. Mais le meilleur moyen est de les étouffer avec de la vapeur de Soufre; pour faire cette opération, on introduit dans le guêpier des mèches allumées et on bouche l’entrée de manière à ne pas empêcher qu’il entre un peu d’air pour entretenir la combustion du Soufre : en peu de temps les Guêpes sont toutes étouffées.
Le genre Guêpe, des anciens auteurs, renfermait un grand nombre d’espèces, mais depuis qu’il a été restreint dans ses limites naturelles, il n’en renferme qu'une vingtaine environ ; parmi celles d'Europe , on remarque :
Gufcrt FatLoiv. t’espa Crabro , L., Fabr., Réaum., Ins., t. vi, tab. 18, tig. 1, et t. iv, tab. 10, fig. 0. Longue d'un pouce; tête fauve, avec le devant jaune ; corselet noir, tacheté de fauve; anneaux de l'abdomen d’un brun noirâtre, avec une baude jaune, marquée de deux ou trois points noirs. Celte espèce vit en trèsgrandes sociétés dans les greniers abandonnés, les
troncs d'arbre creusés par le temps ou dans les trous de rocher. La matière dont ccs guêpiers sont composés est un papier grossier de couleur de feuille morte; les Guêpes le préparent en broyant avec leurs mandibules la partie fibreuse de l’écorce séchée de jeunes branches de Saule et de Frêne; elles y dégorgent un suc visqueux, qui en forme un mastic mou et solide, dont elles font la base ou un pilier sur lequel est attachée d'abord une sorte de calotte ou de voûte de forme variée, suivant l’espace où elle doit s’étendre. En dedans de cette voûte, elles posent un deuxième pilier, qui est la continuation du premier et qui doit servir d'attache au premier gâteau de cellules. Ces cellules sont hexagones, et leur ouverture est tournée en bas. Les femelles que l’on trouve au printemps, et qui ! probablement ont été fécondées avant l'hiver, comi mencenl à faire quelques cellules et y pondent des ; œufs de neutres. Aussitôt qu’ils sont éclos, ils aident i leur mère à construire d'autres cellules dans lesquelles elle pond aussitôt d'autres œufs, et la population s’accroît ainsi rapidement; quand le logement est devenu trop petit, les neutres agrandissent l'enveloppe et le ; gâteau, et quand celui-ci est arrivé aux bords de l'enveloppe. elles en recommencent un autre sur-le-champ. Ce dernier est attaché au premier par un ou plusieurs piliers; bientôt l'enveloppe est achevée et de nouveaux gâteaux la remplissent : alors il ne reste plus qu'une ouverture au nid. Celte ouverture correspond à celle du trou qui est la porte par laquelle les Guêpes arrivent à leur nid ; elle n’a souvent qu’un pouce de diamètre. En automne, on rencontre des mâles et des femelles de Frétons sur les arbres d'où découlent des liqueurs acides et sucrées. Ils ne retournent plus au nid et périssent misérablement au premier froid, et c'est ainsi que finissent ces sociétés dont la plus grande population n'excéde guère cent cinquante â deux cents individus.
GcfcPE coaatiNE. l'espa rutgaris, L.,Fab., Réaum.. i ibid., t. vi, pl. 14, fig. 1, 7. Longue d'environ huit lignes, noire; devant de la tête jaune, avec un point noir au milieu; plusieurs taches jaunes sur le corselet, dont quatre à l'écusson ; une bande jaune avec trots points noirs au bord postérieur de chaque anneau. Celte espèce fait, dans la (erre, un nid analogue à celui de la Guêpe F réion, mais composé d’un papier plus fin; son enveloppe est formée de plusieurs couches, disposées par bandes et se recouvrant par leurs bords; elle est raboteuse et les pièces qui la composent sont en j forme de valves de coquilles posées les unes sur les autres de manière è ne laisser voir que leur partie convexe. Quand cette enveloppe est entièrement finie, elle a au moins deux portes qui ne sont que deux trous ronds. Les Guêpes entrent toujours dans le guêpier par un de ces trous et sortent par l'autre. Chaque trou n'en peut laisser passer qu’une à la fois. Ces guêpiers I contiennent jusqu'à quinze ou seize gâteaux parallèles et à peu près horizontaux. Tous ces gâteaux sont ! comme autant de planchers disposés par étages qui fournissent de quoi loger un grand nombre d'hahilants. Ces gâteaux sont faits de la même matière que | l'enveloppe du nid. Leur diamètre change en même
proportion que celui de l'enveloppe. Les premiers et les derniers n'ont que quelques pouces de diamètre, tandis que ceux du milieu ont quelquefois un pied. Iléaumur a calculé qu’un guêpier de grandeur ordinaire pouvait contenir environ quinze à seize mille cellules. Les liens qui attachent ces gâteaux les uns aux autres sont massifs et semblent autant de petites colonnes dont la base et le chapiteau ont plus de diamètre que le milieu qui n'a pas plus d’une ligne. Réaumur a vu les Guêpes communes travailler à la construction de leur nid ; il n'est point d'ouvrage qu'elles conduisent plus vite; un grand nombre de Guêpes y sont occupées, et chaque individu entreprend une bande du cintre, et mène seul plus d'un pouce d'ouvrage à la fois. Quand la Guêpe est arrivée chargée d'une boule de matière prête à être mise en oeuvre, elle la porte à l'endroit où elle veut travailler, la place et l'applique contre un des bords de la voûte qui est commencée. Aussitôt on la voit marcher à reculons : à mesure qu'elle marche, elle laisse devant elle une portion de sa houle; cette portion est aplatie sans être détachée du reste que la Guêpe tient entre ses pattes antérieures pendant que ses mandibules allongent, étendent et aplatissent ce qu'elle en veut laisser.Celte bande, qui ne vient que d'être aplatie, est perfectionnée et aplatie par la Guêpe qui va la reprendre à l'endroit où elle l'a commencée, et puis va- à reculons en donnant, sans discontinuer et très - rapidement, des coups à celte bande avec ses mandibules. Elle retourne do la sorte quatre à cinq fois jusqu’à ce qu’elle soit satisfaite de l'épais seur et du poli de son ouvrage. La matière que ces Guêpes emploient est très- analogue à celle des Frétons, seulement ce n'est pas sur le Frêne et le Saule qu'elles vont la chercher, mais bien sur les boiseries des édifices qui sont exposées aux intempéries de l’air, cl qui ont déjà éprouvé un commencement de décoinposition. Il n'est personne qui n'ait eu occasion de voir les Guêpes occupées à ratisser avec leurs mandibules la surface des fenêtres ou de différentes barrières dans les jardins; ce sont les parcelles de bois qu'elles en détachent qui sont broyées dans leur bouche avec une matière gluante, et qui servent à leurs constructions. La diversité des espèces de bois qu'elles emploient explique pourquoi leurs guêpiers ne sont pas de la même couleur partout.
Guêpe de Holstein. t'eapa Holsalica, Fabr., Latr., Ann. du Mus. Elle est un peu plus grande que la Guêpe commune, noire, avec une ligne à chaque épaule et deux taches à l’écusson jaunes. Son abdomen est jaune, avec une bande noire, transversale à la base des anneaux et des points noirs, contigus au bord postérieur des premières bandes. Le guêpier de cette espèce est de forme ovoïde dont le petit bout est tronqué. Ce nid est établi tantôt dans l'intérieur des maisons, tantôt dans les roches abandonnées ou sur des arbres, attaché à une branche; il est ordinairement formé d'une matière très-mince, papyracée, grisâtre, et son enveloppe est composée d'un assez grand nombre de couches parallèles. Le bas de cette enveloppe finit par un trou qui est la porte par où entrent et sortent les Guêpes. En coupant le guêpier dans sa longueur, on y trouve plu-
sieurs gâteaux placés horizontalement les uns sur les autres et percés tous d’un trou au milieu, qui coirespond au trou du nid.
La Gi fcPE moyenne, l'eapa media, Oliv., Degéer, Ins., t. il, pl. 27. fig. 224, est un peu plus petite que la Guêpe Frélon ordinaire. Elle se trouve en Europe, autour de Paris, et suspend son nid au-dessous des toits des maisons ou à une branche d'arbre.
Guêpe française. f'eapa (J a II ica , L., Fabr. y. Poli rte.
Guêpe Tatca. Poliste Moeio, Fabr.
Guêpe c arton mère. / Polistes nidglans, Fabr.
Guêpe dêcigandêe ou disloques. Geoffroy donne ce nom à un Chalcis. y. ce mot.
Guêpe dorée. Chrysis.
Guêpe Ichneumon. V. Spdex Pêlopêe.
GlÊPE MAÇONNE, y. ODYXÊRE.
GLÊP1A1RES. ins. Pour Guépaires. ce mot.
GUÊPIER. Me rops. ois. Genre de l’ordre des Alcyons. Caractères : bec médiocre, épais à la base, tranchant, à pointe aiguë, un peu courbé, avec l'arête élevée; narines placées de chaque côté à la base du bec, rondes ou ovoïdes, petites, couvertes à leur origine de soies dirigées en avant; tarse très-court, entièrement nu; quatre doigts, dont trois devant; l'extérieur réuni à l'intermédiaire jusqu'à la seconde articulation, l’intérieur n'y est uni que jusqu'à la première; le pouce élargi à sa base, son ongle est le plus petit de tous; première rémige presque nulle, la seconde la plus longue. Habitants des contrées les plus chaudes de l'ancien continent, les Guêpiers ue se montrent que très-accidentellement au delà des 47 et 48” degrés de latitude. H leur faut un sol brûlant où ils trouvent en abondance les insectes Hyménoptères et Diptères dont ils font une ample consommation; dès que cette nourriture, la seule qu'ils recherchent, vient à manquer, on les voit émigrer par haudes nombreuses , vers des régions où puisse recommencer pour eux la saison des Guêpes et des Abeilles. Ces Oiseaux ont le vol direct, rapide et longtemps soutenu, ce qui les rend capables de très-longs voyages que bornent cependant les rives de l'Océan, nù les engloutiraient les suites inévitables d'une disette absolue. Us ne se posent jamais à terre; leurs jambes, extrêmement courtes relativement à la longueur du corps et des ailes, ne leur permettent, pour lieux de délassement, que les arbres et les buissons où l'on a remarqué qu'ils choisissent ordinairement les branches desséchées pour se percher et prendre du repos. Comme les Martins-Pêcheurs et les Martins-Chasseurs, avec lesquels ils constituent seuls l'ordre des Alcyons, les Guêpiers établissent leurs nids dans des trous qu’ils creusent avec le bec et les pieds , dans les terres qui forment des crêtes et des coteaux ou les bords élevés des fleuves et des rivières dont ils aiment à parcourir la surface. Au fond de ces trous pratiqués obliquement et où Us entrent à reculons, les Guêpiers déposent sur un peu de mousse qu'ils y ont précédemment apportée, cinq , six et même sept œufs blancs. L'incubation, que l'on prétend être de plus longue durée que celle des Oiseaux de même taille, appartenant à d'autres genres, a lieu vers l'époque des plus fortes
chaleurs. 11 est probable que la nidification sotilerraine, à l'abri de tout rayon solaire, amortit l'action de la chaleur et •s’oppose au développement trop prompt du germe ou du fœtus. Les petits restent longtemps réunis en famille, près de leurs parents, et ne s'en séparent que lorsqu’eux-mêmes sont à leur tour appelés à s'accoupler et à se reproduire.
Plusieurs auteurs ont compris parmi les Guêpiers, diverses espèces étrangères à ce genre, ce qui en rend l'étude synonymique assez difficul tueuse.
Guêpier d'Adaxsox. Merop» castaneus , Var., Lath., Buff., pl. enlum.. 314. Parties supérieures d’un brun marron; les inférieures, ainsi que les petites lectrices alaircs et le croupion, d'un vert d'aigue- marine; gorge, devant du cou et poitrine d'un vert-bleu brillant ; rémiges vertes; rectrices bleues en dessus, cendrées en dessous, les deux intermédiaires dépassant les autres de deux pouces, noirâtres à l’extrémité; bec noir; pieds rouges. Taille, un pied quatre pouces. l)u Sénégal.
Guêpier d'Angola , Merop» Angotensis, Lath. Parties antérieures d'un vert doré; yeux entourés d'une bande cendrée, tiquetée de noir; parties inférieures d'un vert d'aigue-marine; gorge et devant du cou d'un brun marron; rémiges et rectrices vertes en dessus, cendrées en dessous; queue étagée; bec cendré; pieds noirs. Taille, cinq pouces et demi.
Guêpier bicolor. Merop» bicolor, Vieill. Parties supérieures d'un cendré vineux; trait oculaire brun; joues et côtés de la tète d'un blanc pur ; rémiges noirâtres; rectrices d'un brun noirâtre en dessus, cendrées en dessous, les deux intermédiaires plus longues; parties inférieures rouges ; bec et pieds noirâtres. Taille, dix pouces. D'Afrique.
Guêpirr ri. ec - vert . Merop» cœrulescen» , Lath. Tout le plumage d'un bleu vert, à reflets d'un bleu noirâtre; bec et pieds noirs. Taille, onze pouces.
Guêpier IIonelli. y. Guêpier rousse-tête.
Guêpier be Ruloch- Merop» B ulochii, Vieil., Levail., Ois. d'Afrique, pl. 20. Parties supérieures d’un vert mêlé de fauve; sommet de la tête bleu; nuque fauve; un large Irait oculaire noir; parties inférieures brunes, avec la gorge rouge et le ventre bleu; tectrices caudales inférieures bleues; bec et pieds noirs. Taille, dix pouces. D'Afrique.
Guêpier de Cbaddoejr. Merop» tiridi », Var., Lath. Tout le plumage vert, à l'exception d’un trait noir de chaque côté de la tête et de la gorge qui est jaune; bec noir. Taille , onze pouces. D'Égypte. Espèce douteuse qui pourrait bien être un jeune du Guêpier Patrich.
Guêpier Citrix ou Citrinelle. Merop» Ciirinella, Vieil. Tout le plumage jaune, varié de blanc-verdâtre; bec noir. Taille, six pouce*. De l’Inde.
Guêpier a collier du Bengale. Merop » tiridi» torquatus, Lath. Parties supérieures d’un vert nuancé de cendré-obscur; front d'un vert d'aigue-marine; réiniges vertes, bordées de brun; gorge d’un blanc jaunâtre; parties inférieures blanches, verdâtres; rémiges d'un vert obscur , les deux intermédiaires cendrées et plus longues que les autres; bec et pieds noirâtres. Taille, onze pouces.
Guêpier a collier gros-bleu. Merop» variegatu» f
Vieil., Levail., Ois. d'Afr., pl. 7. Parties supérieures d’un vert foncé; trait oculaire noir; rémiges rousses intérieurement, terminées de noir; rectrices noires . rousses à leur origine; parties inférieures d'un vert roussâlre; gorge d'un jaune pâle, avec un large collier bleu, bordé de blanc; poitrine et flancs d’un rouge marron; bec et pieds noirs. Taille, six pouces. De Mabmbe.
Guêpier a collier de Madagascar. Guêpier vert a gorge dlele.
Guêpier a collier et a très-longue queue. Metops lougicauda , Vieil. Parties supérieures d’un vert brun; Irait oculaire brun, bordé de blanc et d'aigue- marine; une grande tache bleuâtre sur l'aile ; gorge mélangée de jaunâtre et de fauve, avec un demi-collier noir; parties inférieures d'un brun verdâtre; rectrices intermédiaires dépassant les autres de six pouces; bec noir; pieds bruns. De Maliinbe. Espèce douteuse.
Guêpier cousin. Merops apiusler , L.; Merops chrysocephalux , Lath.; Merop* Schoghaga , F. Buff.. pl. enl. U3H. Parties supérieures d’on roux marron plus | pâle sur le dos, front blanc, nuancé de verdâtre ; trait oculaire large et noir; rémiges et rectrices d'un vert olivâtre; gorge d'uu jaune doré, avec un demi-collier noir; parties inférieures d'un vert bleuâtre; rectrices intermédiaires dépassant les autres d'un pouce; bec noir; pieds bruns. Taille, onze pouces. La femelle a les ! teintes plus ternes, une haude jaunâtre au-dessus des yeux, et la poitrine nuancée de roussâlre. Les jeunes ont les parties supérieures d’un brun verdâtre; une bande rousse au-dessus des yeux, et toutes les rectrices | égales; ils n'ont point de collier. D'Europe.
Guêpier Cuvier, ê". Guêpier a gorge blanche.
Guêpier Daudjx. y. Guêpier vert a queue i'aiiii.
Guêpier d'Europe, y. Guêpier cosrun.
Guêpier a fraise. , Merops amictu», Temm.. pl. col. 3 10. Front couvert d'une large plaque pourprée; une tache verte au-dessus des narines; gorge et devant du cou garnis de très-longues plumes à barbes décomposées, d'un beau rouge de vermillon ; dessous des rectrices jaune à la base, noir vers la pointe; le reste du plumage d'un beau vert d'émeraude. Taille, onze pouces. De Sumatra.
Guêpier a gorge blanche. Merops albicollis, Vieil.. Levaill., Ois. de Paradis, pl. 0. Parties supérieures d'un vert roussâlre; croupion, tectrices caudales et rectrice* d'un bleu pâle; rémiges rousses; rectrices intermédiaires déliassant les autres, terminées de noir; parties inférieures d'un vert blanchâtre; front et gorge blancs; sommet de la tête noir, de même qu’un large plastron frangé de bleu sur la poitrine. Bec noir; pieds bruns. Taille, dix pouces. Du Sénégal.
Guêpier a gorge bleue, y. Guêpier vert a gorge bleue.
Guêpier a gorge rouge. Merop» gulat is, Lath. Parties supérieures noires; front et croupion bleus; une 1 grande tâche brune sur les ailes; rectrices égales, avec les bords bleus ainsi que les rémiges; gorge rouge;
! parties inférieures bleues, tachetées de noir; bec et pieds noirs. Taille, dix pouces. D'Afrique.
Grand Guêpier des Philippines. F. Guêpier vert a queue d'azur.
ÏG9
Guêpier gris rose. y. Guêpier uu.olor.
Guêpier hausse-col hoir. Merops collant, Vieil!. Parties supérieures d'un vert obscur ; une tache noire, ohlongue, derrière l'œil ; parties inférieures d'un brun olivâtre; gorge jaune, avec un demi-collier noir; rémiges et rectrices rousses à leur base; les deux rectrices intermédiaires vertes; bec et pieds noirs. Taille, six pouces. Du Sénégal.
Guêpier Icterocephale. Merops coitgener, Lath. Parties supérieures jaunes, variées de vert, avec le dos brun; tète jaune ; trait oculaire noir; tectrices a la ires jaunes, variées- de vert et de bleu ; rémiges noires, terminées de rouge; rectrices jaunes, terminées de vert; bec et pieds jaunes. Taille, onze pouces. Espèce douteuse que l'on présume n'èlre qu'une variétédu Guêpier 1 d'Europe.
Guêpier de l’Ile de-France, Yicill., Meropt badius, L.; Meropt catlaneut , Lath., Buff. , pi. enlum. 252. Parties supérieures d'un brun marron ; trait oculaire brun; tectrices alaires vertes; rémiges terminées de noirâtre; rectrices bleues en dessus, d'un gris brun en dessous, les deux intermédiaires dépassant les autres de deux pouces; croupion et parties inférieures d'un vert d'aigue-marine; bec noir; piedsrougeâlres. Taille, onze pouces.
Guêpier jaune de la côte de Coboiandel. Meropt Coromandut, Lath. Parties supérieures jaunes, variées et ondulées de bleu-verdâtre; trait oculaire noir; rémiges et rectrices d’un jaune foncé, terminées de noir; parties inférieures jaunes, variées de vert au centre; bec et pieds noirs.
Guêpier Lamarck. y. Guêpier vert a gorge bleue.
Guêpier Latreille. y. Guêpier marron et bleu.
Guêpier Bt Liscrenailt. Meropt Leschenaulti, Levaill., Ois. de Paradis, pl. 18. Parties supérieures d'un vert brillant; front d'un vert sombre, Ê reflets rougeâtres; occiput vert-olive; rémiges roussâlres intérieurement et terminées de brun; croupion bleu; rectrices vertes en dessus, noirâtres en dessous; parties inférieures d'un vert jaunâtre, nuancé de bleuâtre sur l'abdomen ; gorge d'un roux jaunâtre, avec un collier noirâtre; bec noir; pieds brunâtres. Taille, huit pouces. De Java.
Guêpier a longs brins. Meropt tenuipennit , Levaill., Ois. de Paradis, pl. A. Parties supérieures vertes, nuancées de roux ; une large bande noire sous les yeux; occiput roux, ainsi que la gorge; un demi-collier noir; parties inférieures d'un vert nuancé de roux et de bleu; croupion et tectrices caudales d’un bleu vif; les deux rectrices intermédiaires longues, effilées et terminées en palettes; bec noir; pieds bruns. D'Afrique et des Indes,
Guêpier a longue queue du Sénégal, y. Guêpier d'Adanson.
Guêpier de Madagascar. P. Guêpier Patiricr.
Guêpier harron et bleu. y. Guêpier de l'Ilb de- Frahcb.
Guêpier marron et bleu du Sénégal, y. Guêpier d'Adanson.
Guêpier Minule. Meropt eryt hropterut , Gmel., Buff., pl. enlum. 318; Levaill., Ois. de Paradis, pl. 17.
Parties supérieures d'un vert clair, varié de jaune et de bleu; trait oculaire noir; rémiges et rectrices rousses. terminées de noir et frangées de fauve; parties inférieures d'un vert pâte, nuancé de roux ; gorge jaune; un plastron roux sur la poitrine; bec noir; pieds bruns. Taille, six pouces. D'Afrique.