‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 59 sur 117 · G IJ E · texte numérisé non relu

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des Guellardécs : fleurs hermaphrodites ou monoïques; calice supèro. campanule, très entier ou obscurément denté; corolle hypocratériforme, dont le tube est très* long, et le limbe étalé, offrant de quatre à neuf divisions ; étamines en même nombre que les divisions calicinales et incluses-, style unique, sunnontéd'unstigmate capilé ; drupe contenant un noyau à quatre ou six loges monospermes. Le nombre des parties est variable dans ce genre; celui des loges varie probablement par suite d'avortement, car à la maturité, plusieurs fruits ne présentent qu'une ou deux loges. Il en est peut-être de même pour les graines; les ovaires doivent contenir deux ou plusieurs ovules qui avortent . à l'exception d'un seul ou de deux, comme on l'observe dans les espèces qui composaient le genre Laugicria.

Les Gueltardes sont des arbres ou des arbrisseaux â feuilles opposées, très-entières, munies destipules interpétiolaires. Les fleurs sont unilatérales, accompagnées de bractées et portées sur des pédoncules axillaires, quelquefois terminales. On en compte une quinzaine d'espèces toutes indigènes de l’Amérique méridionale et des Antilles, â l'exception du Guettarda speciosa, I.., qui croit dans les Indes-Orientales. Cette plante est un bel arbre, que l'on cultive pour l'ornement, dans son pays natal, et dont les fleurs répandent une odeur trèsagréable. Elle porte le nom vulgaire de fleur de Saint- Thomé. Sonnerai l'a figurée dansson Voyage aux Indes, lab. 128. Le Malthiola scabra , Lin. et Plumier, arbre de moyenne grandeur, a été décrit par Ventenal (Choix de Plantes, lab. 1) sous le nom de Guettarda ambra. Le Dicrobotryum diraricatum de Rcemer et Schultes (Syat. /></., 5, p. 221), décrit d'après l’ herbier et les manuscrits de Willdenow, doit être rapporté au Guettarda .ryloatioidex de Kunlh ( Sot. Gen. et Spec. Amer., tab. 202).

GUETTARDÉES. Guettardeæ. bot. Kunlh ( Nova Généra et Spcciea Plant, cequinoct. , et Synopsis Plant. Orbis-Noci, t. 111, p. 67 ) a donné ce nom à la huitième section qu'il a établie dans la famille des Rubiacées, et qu'il a ainsi caractérisée : fruit multiloculaire; loges monospermes; étamines le plus souvent au nombre de cinq. L'auteur de celle tribu y place les trois genres américains suivants : Guettarda, L.; /tetini/ hyllutn, Humb. et Bonpl ; et Nonatelia, Aublet. y. ces mots.

GUEULE, zool. bot. On entend généralement par ce mot la bouche des animaux ; on en a fait en plusieurs cas un nom spécifique, même parmi les plantes où l'ouverture de la corolle présente quelquefois la figure d'une Gueule. Ainsi l’on a appelé vulgairement :

Gueule db four (Ois.), la Mésange à longue queue.

Gueule dk Lion (Bot.), Y Antirrhinum ma jus , L.

Gueule db Loup (Moll.), V Hélix Scarabœus, L., dont Alontforl a fait sou genre Scarabé.

Gueule db Socris (Aïoli.), le Mytilus mutions, L.

Gueule :*oirk (Bot.), les fruits du yaccinium Myrtilus, parce qu’il noircit la bouche.

Gueule ivoire (Moll.), le Strombus gibberulus. V . Bouche ivoire.

Gueule bouge (Poiss.). Synonyme vulgaire de Gorelte.

GUEUSE, rix. Nom donné â la fonte de Fer. V. ce mot.

6UEUTHÉRIE. Gueutheria. bot. Le genre établi sous ce nom par Trcviranus, dans la famille des Marchantiacées, est le même que Coesinik. V . ce mot.

GUEUX, ois. Nom donné vulgairement à divers Oiseaux du genre Fou.

GUEVEL. man. Oui n'est peut-être que le mot sénégalien Gucrei, où IV terminal aura été, par faute d'impression, remplacé par 17; espèce du genre Antilope. y. ce mol.

GUETINA. bot. Pour Gevuine. y. Gevcine.

Gt HH. lia. y. Agaric minéral.

GUI. yiscum. bot. Genre de la famille des Loranthées de Jussieu et Richard , et de la Diœcie Tétrandrie, L., ainsi caractérisé : Heurs dioïques, ou quelquefois monoïques selon Gærtner; calice dont le bord est entier, très-peu saillant et même à peu près nul dans les fleurs mâles; corolle à quatre pétales très-larges à leur base où ils sont réunis; les quatre étamines des fleurs mâles sont formées d'anthères sessiles et adnées aux pétales; dans les fleurs femelles, l'ovaire est supère, surmonté d'un stigmate sessile, glanduleux et presque orbiculé; baie globuleuse, remplie d’une pulpe très-visqueuse dans laquelle flotte une seule graine cordiforme, tin peu comprimée. Ce genre se compose de plantes ligneuses éminemment parasites sur les arbres, à branches opposées, dicholotnes et articulées, garnies de feuilles le plus souvent opposées, un peu épaisses et très entières ; quelques espèces en sont dépourvues. Les fleurs sont solitaires, axillaires ou en épis. On en connaît environ vingt espèces qui, pour la plupart, sont originaires des climats chauds des deux hémisphères, car elles se trouvent dans les Indes-Orientales, au cap de Bonne-Espérance, au Mexique, dans les Antilles, etc.

Gui dlaivc. yiscum album , L. Sa tige est divisée presque dès sa base en rameaux dichotomes articulés, portant des feuilles lancéolées, très-obtuses , épaisses et glabres. Ses fleurs dioïques sont ramassées trois â six ensemble, dans les bifurcations supérieures des rameaux. Elles paraissent à la fin de l'hiver, et il leur succède de petites baies blanches, qui ressemblent assez à celles du Groseiller blanc. Le Gui ne croit jamais dans le sol; c’est inutilement que Duhamel a essayé de l'y faire développer. Ses tiges et ses feuilles ne peuvent absorber l'eau dans laquelle on les plonge, selon les observations du professeur De Candolle ( Mém. de l'Instit., année 1806 ). Il est toujours parasite sur les arbres fruitiers, principalement sur les Pommiers dont il pompe la sève et auxquels il est par conséquent trèsnuisible. On l'observe plus rarement sur les Frênes, les Peupliers, les Saules, les Pins, sans que les différentes sèves dont il se nourrit paraissent influer sur les formes extérieures; l’espèce est identique sur ces divers arbres. Les anciens médec.ins avaient une croyance vraiment superstitieuse aux vertus anli- épileptiques, fébrifuges, etc., du Gui. Ils ordonnaient expressément celui du Chêne, mais leurs malades, nonobstant les ordonnances, ne prenaient que du Gui de Pommier. Les pauvres apothicaires aüraienl, en vérité, été fort cm-

barrassés pour exécuter strictement les prescriptions doctorales, car le Gui de Chêne est si rare que les botanistes ont longtemps cru qu’il ne croissait pas sur cet arbre. Cependant il existe au Muséum d'histoire naturelle une branche de Chêne sur laquelle le Gui est implanté, et qui a été trouvée dans les forêts de la Bourgogne. Pline {lib. IA, cap. 44) a rapporté, et beaucoup d'écrivains ont répété d'après lui, l'espèce de culte et les cérémonies religieuses que les Gaulois, conduits par leurs druides, célébraient en l'honneur du Gui de Chêne. Mais l'excessive rareté du parasitisme de cet arbuste sur le roi de nos forêts n'indique-l-elle pas une erreur des modernes relativement à la plante que les anciens avaient en vue; ou bien doit on admettre ce que l'on a raconté du zèle outré des premiers chrétiens à détruire, dans les forêts, tous les Chênes qui portaient le Gui, objet de vénération pour leurs aïeux simples et crédules?

L'embryon de la graine du Gui a une conformation particulière : sa radicule est une sorte de tubercule évasé en cor de chasse qui se recourbe en tout sens dans le liquide visqueux qui l'entoure, se dirige toujours vers le centre des corps sur lesquels la graine se colle et parait obéir à l'attraction qu'ils exercent sur elle. Elle présente encore une tendance constante, celle de fuir la lumière. Les circonstances dans lesquelles s'opère celle germination ont été examinées avec beaucoup de soiu, par Dulrochet qui a fait plusieurs expériences très-ingénieuses pour expliquer les phénomènes que présente la germination du Gui. Voyez au mot Ger- ■f nation, où l’on a donné le résumé de ces expériences et les conséquences que l'auteur en a déduites. La substance visqueuse, qui enveloppe les graines du Gui, servait autrefois à faire la glu. Elle préserve la graine de l'action digestive des Oiseaux qui s'en nourrissent et qui la disséminent en répandant leurs excréments sur les arbres.

Gui de l'Oxycèdre. yitcum Oxycedri, DC., Flor. franç., îv, p. 274. Sa tige est grêle, rameuse cl dépourvue de feuilles. Celte plante est parasite sur les branches du Juniperus Oxycedrus, dans les contrées méridionales de l'Europe.

GUIABARA. bot. Synonyme de Coccoloba urifera.

F. CüCCOLOBIS.

GDI A VA. bot. Synon. de Psidium. y . Gouyavieb.

Gl'IB. mai. Espèce du genre Antilope, y. ce mot.

GUIBON. v ah. Pour Gibon. y. ce mot.

GUICIIENOTIE. Guichenotia. bot. Genre de la famille dos Bytlnériacées, et de la Peulandrie Monogynie, L., établi par Gay (Monographie de la tribu des Lasiopélalées , p. 18) qui l'a ainsi caractérisé : calice pélalotde, persistant, cainpanulé, à cinq segments cotonneux sur l'une et l'autre face, marqué exlérieurement de trois côtes; cinq pétales extrêmement petits, ayaul l'apparence d’écailles. alternes avec les divisions calicinales; cinq étamines dont les filets sont libres, et les anthères linéaires, lancéolées, adnées au filet, déhiscentes par une fente qui occupe les côtés et la partie supérieure; ovaire unique, surmonté d'un seul style sessile, mucroné , cotonneux, à cinq loges renfermant cinq ovules et contenant dans leur intérieur un duvet

très épais. Les fleurs sont disposées en grappes axillaires et portées sur des pédoncules longs et peitdanls. Ce genre est très voisin du Latiopelalum et du Thomasia. Il diffère du premier qui a l'inflorescence en corymbe, ses anthères déhiscentes par un pore apiculaire. et les loges de l'ovaire à deux lobes ; il s'éloigne du second entièrement par le port, l'absence des stipules, et par ses feuilles entières, linéaires et lancéolées. Une seule espèce, Guichenotia Itdifolia, Gay (loc. cil , lab. 20), constitue ce genre; c'e»t un petit arbrisseau pubescenl qui croit sur la côte occidentale de la Nouvelle-Hollande. près de la baie des Chiens-Marins. Il ne faut pas confondre avec celte plante le Latiopelalum ledi folium de Venlenat, qui parait devoir être placé dans le genre Boronia de la famille des Kutacées.

GUIDE, zool. Dans l'idée où l'on fut longtemps que divers animaux avaient les mœurs analogues aux nôtres. on appela .

Guide du Lion (Mam.). le Caracal, espèce du genre Chat.

Guide du Miel (Ois.), le Coucou indicateur.

Guide du Requin (Pois.), le Remore. y. ces mots.

GUIDOMA. bot. Plumier avait donné ce nom à un genre dont les espèces rentrent dans les genres Satnyda , Guarea et Stcielenia. 11 existait d'ailleurs un genre Fagonia dédié par Tournefort à Gui-Fagon, personnage en l'honneur duquel le Guidonia a été aussi établi.

Le Guidonia de Rrowne ( Jamaic 249, tab. 29) a été réuni par Swarlz au Lœtia. y. ce mot.

GU1ER. Guiera. but. Genre de la famille des Coinbrétacées, et de la Üécandrie Monogynie, L. Le calice, adhérent à l'ovaire, s'évase au-dessus de lui et se termine par cinq découpures aiguës, entre lesquelles s'insèrent autant de pétales petits et très étroits. De dix étamines saillantes, cinq s'insèrent au calice immédiatement au dessous des pétales, cinq qui paraissent plus courtes à l'extérieur, beaucoup plus bas. Le style simple se terminejiar un stigmate légèrement renflé. L'ovaire renferme cinq ovules pendants tle son sommet. Le fruit, allongé en forme de gousse, présente cinq côtes longitudinales. cachées sous les poils nombreux qui le recouvrent; il est couronné par le* dents du calice persistant et contient cinq graines réduites souvent à une par avortement, suspendues par un fll grêle. L'embryon , dépourvu de périsperme, offre une radicule supérieure et deux cotylédons plissés, dont l'un enveloppe Vautre en partie. La seule espèce connue jusqu'ici a été recueillie au Sénégal. C'est un arbrisseau à feuilles opposées et ponctuées. Les fleurs sont disposées au sommet des rameaux en capitules , dont chacun est environné d'uu involurre de quatre bractées. Celles-ci sont, ainsi que les calices, parsemées de tubercules noirâtres. /'. Lamk., Illuslr., tab. 300.

GUIFKTTE ou GU1SETTE. ois. Synonyme de l’Hirondelle de-mer. y . ce mol.

GUIGNA, bas. L'un des noms vulgaires du Margay. y. cbat.

GUIGNARD, ois. Espèce du genre Pluvier, y. ce mot.

GUIGNARD, pois, l/un des noms vulgaires du La va rot.

GUIGNE, bot. Variété de Cerise.

GUIGNE-QUEUE, GUIGNE -QUOYË , ou GUIGNO- QUOUE.ois Noms vulgaires de la Lavandière. V. Ber-

6KB0RRKTTK.

GUIGNETTE. ois. *oll. Espèce du genre Chevalier.

ce mot. On donne également sur nos côtes le nom de Guignette au Vignot , espèce fort commune du genre Turbo.

GUIGNIER. bot. Nom du Cerisier qui produit la Guigne.

GUIGNOT. ois. Synonyme vulgaire de Pinson. T. Gros-Bec.

GUILAND1NE. Guilandina. bot. Vulgairement Bonduc et Queniquier. plumier avait établi ce genre, de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie, L., sous le nom de Bonduc; mais Linné lui donna celui de Guilandina qui a prévalu chez les botanistes modernes. Lamarck en a séparé le genre Gymnocladus , et Jussieu a rétabli le Moringa de J. -B. Burmann qui lui avait été réuni par Linné. V. Gymsoclaok et Morisca. Ainsi réformé, \e Guilandina offre les caractères suivants : calice urcéolé, à cinq divisions égales; cinq j pétales sessiles, presque égaux; dix étamines dont les | filets sont distincts, courts, non saillants et laineux à la base; ovaire oblong. surmonté d'un style court; lé- ; gume hérissé de pointes ou lisse , ovale . à deux valves légèrement comprimées , contenant de. une à trois graines osseuses et globuleuses. Outre les changements opérés dans le genre Guilandina de Linné et énumérés plus haut , le professeur Jussieu a indiqué le rapprochement des espèces à fruits lisses, avec \esCœsalpinia. Les plantes de ce genre sont des arbres ou des arbrisseaux dont les tiges et les pétioles sont garnis d'aiguillons, à feuilles bipinnées et à Heurs disposées en épis ou en panicules axillaires et terminales. On en compte cinq espèces, toutes indigènes des contrées situées entre les tropiques, principalement de l'archipel Indien.

La Gcilardirb Boxdcc, Guilandina Bonduc, L., qui a la tige hérissée d’aiguillons, les feuilles pinnées à folioles ovales, accompagnées chacune d'un seul aiguillon. est l'espèce la plus remarquable. Son légume inuriqué contient ordinairement trois graines parfaitement sphériques, d'une couleur verdâtre, et connues vulgairement sous le nom d'tEil de Bourique. B. Brown [Bot. of Congo , p. 02) a observé que les graines de celte plante, ainsi que celles de Y A brus precatorius, conservent une faculté germinative plus grande que dans toutes les autres Légumineuses, faculté qu'elles doivent à la manière dont leur embryon est protégé. Celte puissance vitale des graines est telle aux yeux du savant anglais, qu'elle ne serait pas détruite par l'action digestive des Oiseaux ou des autres animaux, ainsi que par l’eau de mer. Comme ces deux Légumineuses sont les plantes les plus générales des côtes équatoriales, il a paru vraisemblable d'admettre que les Oiseaux et les courants pélagtens ont été les seuls moyens de transport de leurs graines. Nais il semble difficile d'adopter celle opinion, si l’on réfléchit à la rapidité avec laquelle l'eau pénètre les tissus lorsqu'on les y fait macérer. Il est plus raisonnable de penser que lu naissance d'un

individu de Guilandina Bonduc sur la côte d'Islande, résulte du semis accidentel d'une graine et non de son transport par les courants maritimes.

GU1LANDINOIDES. bot. L’arbre ainsi désigné dans Linné ( llort . Cliffort.) et dont ce savant naturaliste avait ensuite fait son Guaiacutn afrum , a été érigé par Jacquin en un genre particulier de fa famille des Légumineuses, sous le nom de Schotia. V. ce mot.

GUILLEM. ois. L'un des noms vulgaires du Guillemot à capuchon. T . Gciilivot.

GUILlELME.G'ut/tWma. bot. Genre de lafam. des Palmiers, établi par Marlius(Gener. et Spec. Palm. Bras., t. fiGet 67) qui l'a ainsi caractérisé : fleurs monoïques sur le même régime, sessiles, accompagnées de petites bractées; spalhe double; calice des Heurs mâles trifide; corolle subglobuleuse, à trois pétales; six élamihes insérées sur un réceptacle charnu; calice des fleurs femelles en forme d'anneau; corolle monopétale, campanulée; ovaire Iriloculaire; stigmates sessiles; drupe renfermant un noyau qui, au sommet, offre trois poils disposés en étoile; graine pourvue d'un albumen homogène et d'un embryon placé dans un pore. Martius rapporte à ce genre le Palma Pirijao de Humholdt et Bonpland. La souche de ce Palmier est annelée, couverte d'aiguillons, et se compose d'un bois noir. Les feuilles sont pinnées sur des pétioles et à demi embrassantes à la base. Les spadices se divisent en branches simples; ils portent des fleurs jaunâtres et des drupes colorées.

GCII.LEMINÉE. Guillcminca. bot. Ce genre, créé par Kunlh, appartient à la famille des Paronychiées et à ta Penlandrie Monogynie, L. Caractères : calice campanulé, dont le limbe est à cinq divisions égales, orné à sa base de trois bractées; point de corolle; cinq étamines insérées sur le sommet du tube, courtes; filets dilatés à la hase et réunis entre eux; anthères 'uniloculaires; ovaire supère, sessilc. uniloculaire, renfermant un seul ovule, et surmonté d'un style et d’un stigmate échancré; capsule elliptique, uniloculaire, monosperme, indéhiscente. recouverte par le calice persistant ; graine comprimée, avant à peu près la forme d’une Lentille. Ce genre est voisin du Paronychia , Juss.. ou lltecebrum , L.. mais il s’en distingue suffisamment par ses feuilles sans stipules, ses cinq étamines toutes fertiles (et non pas dix dont cinq alternes stériles), par ses anthères uniloculaires, et par son style indivis (et non bifide ). Les anthères hiloculaires et les feuilles munies de stipules dans Y A ny chia de Richard (Queria Canadensis, L.), sont encore des différences assez tranchées pour ne pas lui réunir le genre que nous avons proposé.

La Guilleminca illecebroides , K., loc. cil., p. 42, lab. 518; Illecebrum densutn, Willd., Herb. in Ham. etSchull., est une plante herbacée, rampante, â feuilles opposées, portées sur des pétioles engainants à leur base, dépourvues de stipules, et dont les capitules formés de huit à douze petites fleurs sont sessiles dans les aisselles des rameaux. Elle croit au Pérou , près de la ville de Quito, et dans la vallée de Saint-Jacques. Les échantillons récoltés dans celte dernière localité sont plus petits dans toutes leurs parties.

GU1LLEM1NIA. bot. Et non Guitlelminia. Necker

(Elem. Dot., t. u , p. 133) a donne ce nom au lotomita d'Auhlet, nommé aussi Gtossoma par Schreber et Willdénow.

GUILLEMOT. Uria. ois. Genre de l’ordre des Palmipèdes. Caractères : bec médiocre ou court, robuste, droit, pointu, comprimé; mandibule supérieure légèrement courbée vers la pointe, l’inférieure formant un angle plus ou moins ouvert; narines placées de chaque côté à la base du bec, concaves, fendues longitudinalement, en partie recouvertes par une large- membrane emplumée; pieds courts, retirés dans l'abdomen; tarses grêles, trois doigts seulement et entièrement palmés; ailes courtes, la première rémige la plus longue.

Les Guillemols, que Tomminck considère dans la chaîne zoologique comme l'un des derniers anneaux qui unissent graduellement les habitants des airs aux animaux de la terre ou des mers, s'éloignent en effet d'une manière sensible, et par leur conformation et par leurs habitudes , de la plupart des autres Oiseaux. Partageant le plus ordinairement avec les Poissons le vaste domaine des eaux , les organes du vol , qui chci eux paraissent n'étre qu'ébauchés et dont l'usage est borné à des intervalles assez courts pour effleurer seulement la surface des rivages, leur servent habituellement de nageoires pour se soutenir entre deux eaux ou pour plonger, exercice dans lequel ils ne sont surpassés en adresse et eu vélocité que par quelques Poissons. Cependant ces exercices ont leurs limites, car les Guillemot! n’ont point, comme les Poissons, la faculté de trouver dans le liquide même le principal élément de la vie; ils sont obligés de l'aspirer au dehors. Aussi, lorsqu'ils nagent submergés, ont-ils souvent le bec et les narines au-dessus de l'eau. Ce» Oiseaux, que rien ne force à habiter les régions tempérées, ne quitteraient probablement jamais les mers les plus voisines des pôles , si les frimais ne venaient solidifier ces plaines liquides pendant la plus graude partie de l'année; c'est alors que les Guillemols. quoique plongeant facilement sous la glace, n*y trouvent plus qu’avec trop de peine les petits Poissons et les Mollusques dont ils font leur nourriture; ils se décident â abandonner leurs trop froides demeures, s'embarquent par troupes nombreuses. sur quelques éclats de glace flottante, et se laissent ainsi dériver, plusieurs centaines de lieues, vers une température uii peu moins rigoureuse, et dans laquelle ils prolongent leur séjour tout aussi longtemps que les glaces s'opposent au retour vers leurs chères et tranquilles stations. Il arrive quelquefois que des Guillemot*, victimes de la tempête, sont portés au loin par les venls ou par les vagues et délaissés bien avant sur les plages. Ces pauvres animaux, qui justifient alors l'épithète anglaise de stupides d'où leur nom est dérivé, se trouvent dans le plus cruel embarras; ne pouvant user de leurs ailes trop courtes cl trop étroites, et la marche leur étant interdite à cause de la position de leurs jambes qui inet le corps hors d'équilibre et leur occasionne autant de culbutes qu'ils cherchent à faire de pas, l'inanition met fin à leur cxisteuce, ou bien ils deviennent la proie des Orfraies et des Ouadrupèdes carnassiers. Ce sont aussi les coups de vent qui les amènent dans l'embouchore des fleuves et des rivières, mais ces Oiseaux ne s'y plai-

sent point, ils regagnent bientôt la haute mer. Soumis, comme tous les êtres , aux douceurs de l’amour, ils s'accouplent de très bonne heure et sans cesser d’être réunis; ils nichent en très grande société, tout près les uns des autres, dans les trous- des rochers littoraux et à la plus grande hauteur qu'ils puissent atteindre. La { ponte consiste en un seul oeuf gros et même disproportionné il la taille de l’Oiseau. Suivant Temminck, la mue serait double chez toutes les espèces, et le plumage complet d’hiver, pour les deux sexes , serait précisément celui que les auteurs assignent aux femelles ainsi qu’aux jeunes, lesquels diffèrent très- peu des adultes en plumage d’hiver, et qu'on ne peut même distinguer que par le bec moins formé dans la première année.

Cuvier et Vieillot ont séparé du genre Guillemot la plus |>elile espèce, et en ont fait un genre particulier pour lequel le premier a proposé le nom de Cepkut, et que le second a nommé Mcrgulus. Temminck s'est contenté d’en former une grande section de son genre Guillemot.

Glillkiot a CAPtcuov Uria Traite , Lalh., Buff., pl. enl. 005. Parties supérieures d'un noir velouté, les inférieures et l'extrémité des rémiges secondaires blanches; sommet de la tête, espace entre l'œil et le bec ainsi qu'une bande longitudinale noirs; partie latérale du cou d'un cendré noirâtre, s'avançant en une sorte de collier vers la poitrine; bec noirâtre, très-comprimé dans toute sa longueur, plus long que la tête; pieds obscurs; doigts jaunâtres. Taille, quinze à seize pouces. Dans le temps des amours, la télé, la région des yeux, la gorge et la partie supérieure du cou sont d'un brun velouté. Les jeunes ont le noir des parties supérieures nuancé de brun-cendré, la raie longitudinale confon due, par des taches cendrées, avec le blanc des côtés de l'occiput , les tarses et les doigts d'un jaune livide, avec la membrane brune. Des mers arctiques des deux continents.

Gmllxsot a gros bec Uria Brunnichii , Sabine; Uria Francsii, Leach. Parties supérieures noires, les inférieures d’un blanc pur qui se prolonge sur le devant du cou en forme de fer de lance ; gorge et devant du cou d'un noir brunâtre; bec d'un bleu noirâtre, large et dilaté â sa base qui est d'un bleu clair, aussi long que la tête ; tarses et doigts verts ; membranes d'un noir verdâtre. Taille, dix-huit pouces. Sur les mers arctiques des deux continents.

Guillemot Grtlle ou Guillemot a miroir blanc. Uria Gtylle, Lalh.; Uria minor striata, Briss.; Uria baltica, Rrtinn.; Colymbus Gryllc, Ginel.; Cotymba Groenland ica . Briss. ; Ce/ hua lacteotuê, Pallas. Parties supérieures noires , avec un grand espace blanc i sur les pelilcs lectrices alaires; parties inférieures et ; joues blanches; bec noir; pieds rougeâtres. Taille, douze pouces. Les jeunes ont le sommet de la tête, la nuque et les côtés de la poitrine noirâtres, tachetés de gris; le dos et le croupion noirs ; les ailes noires, avec l'espace blanc, tacheté de cendré. Du nord des deux continents.

Guillemot marbré. Uria marmorata, Lalh. Il a la plus grande ressemblance avec le jeune Guillemot à I miroir , qui commence â prendre le plumage de l'adulte,

et parait être la même espèce. Du nord de l’Amérique.

Guillemot Nais ou petit Guillemot «oie. AlcaAHe, Gmel.; Uria minor , Briss., Buff., pl. enl. 917. Parties supérieures noires; les inférieures, quelques bandes longitudinales sur les tectrices alaires, l'extrémité des rémiges secondaires, la gorge el le devant du cou d'un blanc pur; quelques petits traits noirâtres occupent les côtés de la tête et se dirigent en bande étroite sur l’occiput ; bec noir, très-court , de moitié moins long que la tête, très-faibleinenl arqué ; iris noirâtre; pieds d’un brun jaunâtre, avec les palmures verdâtres. Taille, buil à neuf pouces. Dans le plumage d’amour, la tête, les joues, la gorge el toute la partie supérieure du cou sont d'un noir profond. Les jeunes se distinguent des adultes par plus ou moins de taches noires sur la gorge et le cou, et qui salissent, en général, tout le blanc du plumage ; les raies blanches des ailes sont peu ou point apparentes. Du nord des deux continents.

Guillemot Wunieusume. Uria /rwMitsM*wme,Tem., pl. color. 579. Front, sommet de la tête, joues et une large bande longitudinale qui se dirige sur les côtés de la poitrine el les flancs, d’un noir vif; face et menton d’un gris cendré; parties supérieures d’un gris bleuâtre; tectrices alaires d’un gris noirâtre; rémiges noires; parties inférieures blanches; bec brun; pieds jaunes, avec les palmures noires. En plumage d'amour on voit une huppe frontale, élégante el légère de longues plumes subulées et noirâtres qui se reploient sur la nuque. Taille, dix pouces. Côte de Gorée et Japon.

GUILLER1. ois. Synonyme vulgaire de Moineau. y . geos-bec.

GUILLOT. ois. On a nommé vulgairement Guillot à bec plat, le Pingouin Macroplère, V . Pingouin; et Guillot à long bec, le Guillemot à capuchon. V, Guillemot.

GUIMAUVE. Allhœa. bot. Genre de la famille des Malvacées el de la Monadelphie Polyandrie, L., dont les caractères sont : calice à cinq divisions profondes, ceint d'un calicule offrant de cinq â neuf lobes aigus; cinq |>élales échancrés ou entiers, légèrement soudés à leur base; carpelles capsulaires monospermes, indéhiscents, réunis en cercle à la base du style. Ce genre a beaucoup d'affinité avec les Mauves, dont il présente presque tous les caractères génériques, mais ses espèces se distinguent d'ailleurs facilement par un port particulier. Cavanilles lui a réuni le genre Alcœa de Linné, réunion qu'ont adoptée Jussieu, Lamarck et De Candolle. Ce dernier auteur a donné, dans son Prodromus, l. 1er, p. 436, les phrases caractéristiques de dix-neuf espèces distribuées en trois sections. La première ( Althœastrum , DC.) est ainsi caractérisée: carpelles émarginés, sans bord membraneux; calicule le plus souvent â huit ou neuf divisions. Elle renferme six espèces indigènes d'Europe, el principalement du bassin de la Méditerranée.

Guimauve officinale. Allhœa o/fîcinalis, L. Celle plante possède une racine fusiforme, pivotante , charnue, blanche, de la grosseur du doigt , simple ou quelquefois rameuse, de laquelle s'élève une lige herbacée, dressée, cylindrique, cotonneuse, ainsi que toutes les parties de la plante. Ses feuilles sont alternes, pélio-

lées, molles , douces au loucher, cordifonnes , à trois ou cinq lobes peu prononcés, aigus et crénelés, accompagnés à leur base de deux stipules membraneuses , caduques, puhescentes. divisées profondément en deux ou trois lanières étroites. Les fleurs sont blanchâtres ou légèrement rosées, presque sessilcs, axillaires, formant une sorte de paiiicule à l’extrémité de la tige. La Guimauve fleurit aux mois de juin et de juillet, dans les champs cultivés de l’Europe. Tout le monde connaît les propriétés émollientes de la racine ainsi que des feuilles de Guimauve; elles sont dues au principe mucilagineux que ces organes contiennent en abondance. Les fibres des tiges de cette plante peuvent être réduites à l'état de filasse dont on a formé des tissus; elles sont spécialement employées en France, à la fabrication d'un papier transparent destiné â calquer les dessins.

La seconde section [Alcœa, L.) possède des carpelles bordés d'une membrane sillonnée, el un calicule â six ou sept divisions. On y compte onze espèces qui habitent les contrées orientales de l’ancien monde, à l’exception de deux espèces dont une [Allhœa caribœa) croit dans les Antilles, et l'autre [Allhœa Africana) dans les régions orientales de l'Afrique.

La troisième section [Alphœa, De Cand.) a des carpelles â nervures, rugueux el non bordés; le calicule offre cinq divisions. Elle ne contient que deux espèces : la première. Allhœa Durclœ/ii, croit au cap de Bonne- Espérance où elle a été découverte par Burchell qui, dans son Catalogue des plantes de l’Afrique australe, l’avait nommée Urena pitosa. La seconde espèce. Al thœa Borbonica , a beaucoup de rapport avec la précédente. Elle croît â File de Nascareigne, sur les bords de la rivière de Saint-Denis.

On a étendu le nom de Guimauve à plusieurs espèces de Sida, ainsi qu’à d’autres Malvacées, telles que YUibiscus syriacus que les jardiniers appellent Guimauve royale; ['Hibiscus Abelmoschus , qu’on désigne par Guimauve veioutee aux colonies; le Corchorus olitorius qui est la Guimauve potagère, et le Sida Abuti/on qu’on appelle fausse Guimauve.

GUIMPE, rept. Espèce du genre Couleuvre. F. ce mot.

GU1NAMBI. ois. Nom de pays des Colibris, y. ce mot.

GUINDOUL1ER ou GUINDUL1ER. mr. Vieux nom français du Cerisier, appliqué encore au Jujubier dans quelques cantons de la France méridionale.

GUINÉEN, rept. Espèce du genre Couleuvre, y. ce mot.

GUINETTE. ois. Vieux nom de la Peintade. y. ce mol.

GUINGARROUN. ois. L’un des noms vulgaires de la Mésange bleue, y. Mésange.

GUIMARD. pois. Bosc dit que Pison nomme ainsi un Poisson brésilien du genre Salmone et qu'on a cru être le Lavaret.

GUINPUAGUARA. rept. Le Serpent brésilien ainsi désigné par Pison, est la Guimpe. F. ce mol.

GU 10 A. bot. Genre établi par Cavanilles [Icon., 4, p. 49), et rapporté par Jussieu au Cttpania de Plumier. De Candolle en a formé une quatrième section de ce dernier genre, y. Cura nie.

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