‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 63 sur 117 · G Y II · texte numérisé non relu

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formes el velues ; bord antérieur de la tête presque i droit ; labre plus large que long; lèvre inférieure sans échancrure au milieu, ayant les angles antérieurs trèssaillants et aigus, la languette grande el tout à fait dé- j couverte. On peut citer parmi les espèces remarquables:

Gyriosome lime. Gyriosom us tœrigatus , Guér. U est entièrement noir et lisse; télé petite, avec une impression transversale au milieu; corselet presque aussi I large que les élylres, transversal . deux fois plus large que long, rebordé, lisse, bombé au milieu; élylres for- j niant un ovale-allongé, ce qui rend l’insecte plus étroit | que les deux espèces précédentes; elles sont rebordées autour, mais la bordure, qui est très-saillante et gra- | nulée à l'épaule, va eu diminuant et s'efface un peu au delà du milieu ; les pattes et le dessous du corps sont d'un noir luisant. Taille, huit lignes. Du Chili.

GYROCARPE. Gyrocarpus. bot. Ce genre, que les auteurs systématiques ont placé dans la Tétraudrie Monogynie , quoiqu'il fût réellement polygame , a été établi par Jacquin (Plant. Amer ., p. 282), et adopté par Gærlner, Roxhurgh et Willdenow. R. Brown ( Pro itrom. Flor. N ov.- Holland., 1. 1, p. 404) l’a placé à la suite des Laurinées, observant, dit-il, dans ce genre plus de rapports avec les plantes qui constituent celte famille malgré la supérité de leur ovaire, qu'avec les Myrobalanées, Jus*., ou Combrétacées , Br., dans lesquelles le professeur Jussieu (Ann. du Mus., t. v, p. 123) voulait le faire entrer. Cette opinion a été récemment embrassée par Kunlh , dans son Synopsis Plant. Orbis i\oci , t. ni, p. 307. Voici les caractères imposés à ce genre par R. Brown : dans les individus hermaphrodites, le périantlie est supèrc; il offre de quatre à huit segments, quatre étamines périgynes, opposées aux segments du périantlie; anthères à loges déhiscentes par le moyen d'une valvule qui s'élève de bas en haut; ovaire contenant un seul ovule pendant, surmonté d'un style très-court el d'un stigmate capilé el oblique; fruit drupacé, offrant deux ailes à son sommet; graine sans albumen, munie d‘un embryon renversé, de cotylédons en spirale el péliolés, d'une plumule à deux folioles. Les fleurs mâles, réunies sur le même coryinbe que les hermaphrodites, ont aussi la même structure du périanlhe et des étamines. Les Gyrocarpes sont des arbres â feuilles éparses sur la tige, mais resserrées aux extrémités des rameaux, pétiolées, sans stipules larges, indivises ou lobées, et caduques. Les fleurs sont disposées en coryrobes axillaires et dichotomes.

Le Gyrocarpe d'AiLriqle, Gyrocarpus Americanus (Jacq. . loc. cit ., tab. 178, fig. 80), est un arbre élégant, rameux. ù feuilles très-grandes, longuement péliolées , indivises ou trilobées dans les individus adulles, à trois ou cinq lobes dans les jeunes. Les enfants s'amusent à jeter son fruit dans les airs; les ailes dont il est revêtu lui servent de parachute, el le font descendre lentement , en décrivant des tours de spire (gyri), et c'est de ce jeu que Jacquin a tiré le nom générique. Celle espèce croit dans les forêts de Cartbagènc.

Le Gyrocarpus Asiaticus, Willd., arbre des Indes- j Orientales, est si voisin du précédent, qu'il lui a été réuni par Roxhurgh (Coromandel , i, p. 1, tab. 1) sous le nom de Gyrocarpus Jacquini. Les grandes distances

entre les patries respectives de ces plantes portent û croire qu'elles doivent former des espèces distinctes; mais R. Brown (loc. cit.) observe qu’on ne peut compter sur l'exactitude des différences caractéristiques exprimées par Willdenow. puisque les feuilles d'un individu de Gyrocarpus Asiaticus sont encore pluscordiformes que celles du Gyrocarpus Americanus. Il a donc cru plus convenable de former deux espèces nouvelles avec les Gyrocarpus qu’il a trouvés dans les contrées intratropicales de la Nouvelle Hollande, que de les réunir à des espèces sur les caractères desquelles il y a de l'incertitude. Ces deux plantes ont reçu les noms de Gyrocarpus Sphænopterus el Gyrocarpus rugosus.

GYROCARPÉES. Gyrocarpeœ. bot. Dumorlier a établi cette famille pour le seul genre Gyrocarpus que Robert Brown avait placé provisoirement à la suite des Laurinées; il la comprend dans le premier ordre de son système naturel, celui qui présente les plantes Eudoxyles, ou à système ligneux recouvert par le système cortical , et la caractérise par une enveloppe florale unique, les sépales insérés sur l'ovaire, un fruit monosperme, des cotylédons spiraux, des étamines périgynes, des anthères à valves relevantes, etc.

GYROCËPHALE. Gyrocephalus. bot. Genre de la fa- ! mille des Champignons , établi par Persoon dans le premier cahier des Annales de la Société Linnéenne de Paris (mars 1824). Les Champignons qui composent ce genre se présentent plutôt sous la forme d'une suh- 1 stance membraneuse que trémelleuse , comme on le remarque dans la majeure partie des Uelvelles proprement dites, dont cependant les Gyrocéphales diffèrent encore par des lacunes ou plis nombreux el en quelque sorte réguliers du chapiteau. Le Gyrocêphale exotique, Gyrocephalus exoticus , l’ers., a le chapiteau d'un jaune orange obscur, et ce chapiteau se convertit à la base en une sorte de pied moins plissé et d'une couleur plus pâle. On le trouve dans l'ile Rawak.

GYRÜFLÉE. bot. Pour Giroflée. V. ce mot.

GYROGO.MTE. bot. foss. F. Ciiaragxe.

GY ROI DINE. Gyroidina. moll. foss. Dorbigny.daus sa classification méthodique des Coquilles fossiles de l'ordre des Céphalopodes, a institué ce genre dans la famille des Hélicostègues nauliloldes; ce sont de trèspetites espèces, où les tours de spire s'élèvent comme dans la plupart des Lnivalves.

GYROLE. bot. On donne ce nom, selon les divers cantons où il est usité, soit aux racines de Chervi, soit aux Bolets mangeables.

GYROLOPH1ER. Gyrolophium. bot. Genre de la famille des Champignons, auquel Kunze a reconnu les caractères suivants : hyménion infère, irrégulièrement tuberculeux , où l'on distingue néanmoins des lignes concentriques aboutissant à une base commune. Ces Champignons ont une forme irrégulière, on n'y distingue plus le chapeau , et quelquefois la tige se divise en plusieurs rameaux garnis inférieurement de pointes longues et cylindriques. CesCbampinonssontépipbytes.

GYROME. Gyroma. bot. (Lichens.) Les Gyroma de Persoon, Sphœra ou Trica d’Achar, sont des réceptacles sous-arrondis, sessiles, marginés el immarginés, < formés d'une substance propre, compacte, solide et

continue dam toute leur lurface. Leur partie supérieure j offre des plis circulaires et spiroïdaux, couverts par une membrane commune. Ils renferment à l'intérieur des sporules nues; ces plis (gyri ) se fendent dans leur longueur à leur maturité, et laissent échapper, suivant l'o- J pinion de quelques auteurs, des élylres A huit séminules.

Il existe entre les Gyromes et les lirelles des Opégraphes ( notamment celles de l’espèce nommée Mcdusula, par Pcrsoon), une assez grande ressemblance ; cependant elles diffèrent de ces dernières par leur port, leur structure intérieure, et par leur mode d’accroissement. Acliar, en définissant cette sorte d’apolhécie, avait étendu le nom de Gyroma ou de Trica à tous les réceptacles des Ombilicariées, mais c'est à tort; les vrais Gyromes ne s’observent que dans le genre Gyrophora , tel qu'il est établi ici. Les apothécies des Ombilicaires sont des scutelles sous sessiles, toujours marginées, à disque rugueux ou verruculeux et dépourvu de plis spiroïdaux; elles se touchent et paraissent confluentes dans l’OmbilIcaire populeuse; cependant , examinées avec attention, on s’aperçoit qu'elles sont distinctes et que la marge, quelquefois crispée, n’est point le résultat d'une fente longitudinale. Le disque, dans cette même espèce, parait être prolifère, mais ce phénomène s'observe dans les scutelles de quelques es|>èces de Lecanora , notamment dans celles de la belle variété du Lecanora Domingensi» t\ue le professeur Fée a nommée prolifère, cl dont la figure se trouve dans son Essai sur les Cryptogames des écorces exotiques officinales. F. Gyromork cl Orbuicaire.

GYROMIE. Gyromia. bot. Genre de la famille des Asparaginées et de l’Hexandrie Trigynie, L., constitué avec le Medeola Firginica de Linné, par Nuttall (Getier. of North Amer. Plant», t. 1, p. 238) qui l’a ainsi caractérisé : périanthe A six divisions peu profondes, roulées en dehors; six étamines dont les filets et les anthères sont libres ; trois stigmates sessiles. filiformes, divergents et réunis à leur base; baie triloculaire , renfermant dans chaque loge cinq à six graines comprimées et trigones. L’espèce avec laquelle Nuttall a constitué son genre croit dans l’Amérique méridionale. On la nomme vulgairement Concombre des Indes, h cause de ses racines qui, par leur nature épaisse, charnue et succulente , simulent les fruits des Cucu m/i. Sa tige est droite, engainante à la hase, et munie de feuilles glabres, entières, sessiles, lancéolées et verlicillées. Les fleurs sont terminales, petites, d’une couleur pâle, verdâtre, et soutenues par des pédicelles filiformes et au nombre de trois à six. F.lles sont plus nombreuses dans une autre plante fort voisine et que Nuttall a nommée Gyromia picta , A cause de ses feuilles ovales- a ignés et d’un rouge cramoisi.

GYROM1UM. bot. (Lichen».) F. Gyropüorr.

GYROPHÆNE. Gyrophæna. iss. Coléoptères pentamères? Genre de la famille des Brachélylres, établi par le comte de Mannerheim qui lui donne pour caractères: mandibules mutiqiies; palpes labiales de deux articles dont le premier cylindrique et le second- mince rtacuminé ; languette courte, entière et arrondie; point de paraglosses; antennes coudées, insérées entre les yeux, le premier article plus gros et allongé, les trois derniers

perfotiée; tète petite; corselet plus étroit antérieurement ; élylres plus larges et de la même longueur que le corselet ; trois articles aux tarses antérieurs et cinq aux postérieurs : le premier le plus allongé. Les Alco chara nana et polila de Gravenhorst. constituent avec quelques autres espèces nouvelles, le genre Gyroptuene.

GYROPilORE. Gyrophora. bot. (Lichens.) Ce genre, établi par Achar et que Fée place dans le groupcdesOinbilicariées, est ainsi caractérisé dans sa méthode : thalle foliacé, petlé, attaché au centre; apothécie (gyroma) orbiculaire, sous-convexe, sous-sculelliforrae, sessile, marginée et iminarginée. couverte d’une membrane cartilagineuse, noire, à disque marqué de plis spiroïdaux, à l'intérieur similaire. Le nom de Gyrophore vient de ce que le disque de l’apothécion est composé en entier de cercles ou plis concentriques. I.e genre Gyrophom d’Achar est Y Umbilicaria de Schneider et d’Hoffman; c’est le Gy rom in m de Wahlenberg et le Capnia de Ventennl. Achar. dans son Prodrome de la Lichénographic suédoise, avait admis le genre Umbilicnria des auteurs qui l'avaient précédé. Dans sa méthode, il rejette ce nom pour celui de Gyrophore, et range parmi les Lécidées les espèces à disque patelluloïde , division qui n’est plus admise dans sa Lichéuographie universelle ni dans son Synopsi». La différence qui se trouve exister entre les apothécies desGyrophores et celles des Ombilicaires, n'est pas la seule. Le thalle du premier est lisse ou rugueux , assez souvent polyphylle, rarement garni de ces sortes de productions qu’on nomme pulvinules, presque toujours velu en dessous, à marge souvent ciliée; le thalle du second est marqué d'enfoncements et de bosselures assez réguliers, ovoïdes; il est lisse en dessous, quelquefois garni de pulvinules en dessus, et jamais polyphylle; il est aussi plus cassant; cette différence de structure du thalle et de l’apothécion justifie suffisamment la séparation proposée.

L’habitat des Gyrophores est exclusivement fixé sur les rochers dans les endroits découverts et élevés; la France en possède plusieurs espèces qui se trouvent presque toutes sur les rochers de Grès de la forêt de Fontainebleau, si riche en Lichens. Les Gyrophores les plus remarquables sont le Gyrophore Trompe d’Éléphant, Gyrophora proboteidea , Ach. Syn. mélh. lich., p. 64; Umbilicnria prohoacidea, DC., Fl. fr. 11; Lichen proboteideu», Linn., Fl. suéd. 1106. Espèce remarquable par son thalle membraneux, réticulé, rugueux , et par sesapolhéciesturbinées, imitant avec assez d’exactitude la trompe d’un Eléphant; elle se trouve sur les rochers, dans les Alpes et dans les Pyrénées. — Le Gyrophore laineux, Gyrophora rellea , Ach. Lich. univ., p. 318; Lichen r et leu», Linn., dont le thalle est lisse, cendréjaunAtre en dessus, laineux et noirâtre en dessous; il se couvre d'apothécies sessiles et planes dont les plis concentriques sont marginés. c’est sur les rochers des Alpes de Laponie et du Canada que croit ce Lichen. le plus grand de tout le genre. — Le Gyrophore enfoncé, Gyrophora saccata, DC.. Fl. fr., T, p. 408. Cette espèce assez rare a été découverte par Ramond dans les Pyrénées, sur les rochers, autour du lac de Gaube; on la reconnaît facilement A son thalle arrondi, un peu lobé, A sa surface supérieure grise, unie et glabre, tandis

Diqit

que l'inférieure esl d'un blanc sale dans le milieu, hérissée de radicules blanches en dessus, à bord grisâtre el muni de radicules, à apothécies enfoncées dans la feuille sous la forme de protubérances coniques ou hémisphériques. — Le Gyrophore gris de souris, Gyropliora uturina f Ach., Lich. univ.. p. 231; Lichen ( jriseus, Ach., Nov. Act. Stock!., v , xv, t. il. fig. 3; UmbUicaria griaea, lloffm., Germ. 2, p. 111, esl une petite espèce qui se trouve fréquemment sur les Grès de Fontainebleau; son thalle est d'un gris cendré, glabre, uni, avec le centre un peu blanchâtre, crevassé et mamelonné à la surface supérieure; il est hérissé de petites papilles assez rares en dessous. Les apolhécics sont éparses, noires, planes, ensuite hémisphériques, inarquées de sillons ou de rides.

Les Gyrophores ne sont d'aucun usage en médecine, mais ils peuvent, comme presque tous les Lichens.servir à la teinture. Le Gyrophore brûlé, Gyrophora deuata, Ach.. fournil une belle couleur violette et un rouge assez fixe. Quelques voyageurs disent que les Canadiens. pressés par la faim, mangent le Gyrophore laineux après l'avoir fait longtemps bouillir dans de l'eau.

GYROPODIER. Gyropodium . bot. Ce genre de Champignons a été découvert par Schweinilz, dans le Massachusetts; l’auteur l'a étudié sur le vivant, et il eu donne la description suivante . quand cette plante sort de terre elle esl sphérique; une enveloppe gélatineuse, qui la recouvre, el qui en forme comme la volva, tombe en gelée sur la terre; alors on en voit sortir un pédicule crevassé et surmonté d’une sorte de sphère, qui en forme le péridion. Bientôt ce péridion fend une enveloppe externe, qui sc partage en cinq ou huit divisions pélaloïdes. lesquelles forment autour de lui une corolle jaune, tachée de purpurin. Le péridion sc compose d'un sac externe et d'un sac interne qui tiennent l'un à l'autre par le sommet, et qui renferment les séminules. Ces derniers organes sont lancés au dehors par une ouverture qui varie quant à sa forme, mais qui est toujours la même quant à sa structure ; elle présente deux lèvres composées de créneaux qui s'appliquent les uns contre les autres pour former l'organe, et qui. en s'écartaut les uns des autres, prêtent à l'ouverture une grandeur qu'elle ne paraissait pas devoir acquérir lorsqu'elle était fermée; c’est par les bords de ces lèvres que les sacs interne et externe adhèrent ensemble. L'émission des sporules. dit Schweinilz. a lieu ou bien par la compression exercée sur le sac interne par les contractions de l'externe, ou bien à cause d'un dégagement de gaz produit dans l'intérieur de l'organe et qui chasserait les sporules au dehors. Bu reste le Gyropodium coccincum te rapproche des Lycoperdons, et il atteint jusqu'à deux pouces d'élévation. Ce même Champignon a été aussi examiné par llitchcook qui a placé le genre dans la famille des Lycoperdons; mais Nées d'Esemheeck prétend que le Gyropodium coccineum n’est autre chose que le Milremyce» tutescena. y. Mitre* yce.

GYROSELLE. bot. Quelques botanistes français ont proposé ce nom vulgaire pour désigner le genre Dodécal luon. y. ce mot.

GYROSTACIIIDE. Gyroalachi». iot. Genre de la fait DICT. DES SCIENCES NAT.*

mille des Orchidées, qui a été institué par rersoon. dans son Euchirid. Botan., u, 511, mais que Richard a réuni à son genre Spiranihea.

GYROSTEMON. bot. Ce genre, établi par Desfontaines dans les Mémoires du Muséum, parait appartenir à la famille des Tiliacées. Ses fleurs diolqucs présentent un calice découpé supérieurement en six ou sept lobes courts ou étalés, el point de corolle. On observe dans les mâles des anthères nombreuses, disposées en cercles concentriques, rapprochées, sessiles. télragones, obtuses au sommet, à deux loges qui s'ouvrent longitudinalement sur les côtés; dans les femelles, vingt à quarante styles aigus, un peu charnus, disposés en cercle sur un seul rang; un ovaire libre, ovoïde, à vingt ou quarante côtes un peu saillantes dont chacune est mar quée d'un léger sillon dorsal. Elles répondent à autant de loges renfermant un ovule oblong, placé près de leur bord interne et attaché à un placenta central. Le fruit mûr se compose de capsules en même nombre, rapprochées circula irement les unes des autres autour d'un axe central, très-comprimées, minces, s'ouvrant en deux valves uniloculaires, monospermes. La graine esl recourbée, rugueuse , marquée de stries transversales, attachée par sa base vers le sommet de la loge à l'axe central. L’embryon, grêle, à cotylédons accombants, a radicule infère, est fortement arqué et enveloppé dans un périsperme charnu de même forme.

On en connaît deux espèces originaires l'une el l'autre de la Nouvel le- Hollande. L'une, le Gyroateinon ramuloaum , esl un arbrisseau du port de l'Epbedra, divisé en un très -grand nombre de rameaux grêles, verts, glabres, inégaux, un peu fragiles, sans feuilles et sans noeuds, à l'aisselle desquels sont des fleurs solitaires, soutenues sur un pédicelle court et grêle. La seconde, le Gyroatemon colini folium , esl un arbuste de cinq à six pieds, garni de feuilles alternes, ovales, entières, lisses el glabres, el de Heurs disposées en grappes, y. Mémoires du Muséum, I. vi, p. 10, lab. G, etl. vin, p. 115, lab. 10.

GYROSTOME. Gyroatomum. bot. Ce genre de Lichens a été établi par Fries, pour quelques espèces qui lui ont offert les caractères suivants : thalle cartilagineux; périlhécion corné, d'abord fermé, se déchirant ensuite, formant en s'étalant, un limbe plan; noyau subglobuleux , gélatineux et concentrique. Ce Lichen se trouve sur les écorces des arbres des Tropiques.

GYROTRIQUE. Gy rot rie hum , bot. Genre de la famille des Hypliomycèles bissotdes. établi par Sprengel qui lui assigne pour caractères -. tubercule globuleux recouvert de sporidies ou capsules fusiformes, pellucidrs. souvent cloisonnées. Ces Cryptogames croissent sur les feuilles mortes el les rameaux desséchés ou pourris du Cbéne. On n’en connaît encore qu'une espèce : Gyrotrichum muculi forme , qui est d’un brun noirâtre ou olivâtre.

GYRRENERA. ois. Synonyme vulgaire de l’Aigle des Grandes-Indes, y. Faccon.

GYTONANTHE. Gytonanthua. bot. Ce genre, créé par Raflinesque pour le yateiiana Mbit ica, qu’il considérait comme devant en être le type, a été réuni par Endlicher au genre Pal rima de Jussieu.

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HABAZIS. bot. Synonyme de Cyperus œsculentus. y. Soi'CHET.

IfABÉNAIRE. Habenaria. bot. Genre de la Famille des Orchidées et de la Gynandrie Diandrie, L. Willdcnow a formé ce eenre des Orchis habenaria, Lin., et monorhiza , Sw., parce qu’il avait observé que ces deux espèces s’éloignaient sensiblement du genre dans lequel on les avait primitivement placées, par l'ensemble des caractères suivants : périanlbe oblique, formé de trois ou cinq segments réunis en casque, et d’un labelle éperonné à sa base; anthère terminale, possédant deux loges distinctes, accolées longitudinalement, quelquefois séparées à leur base; masses polliniques pédicellées : chaque pédicelle ou caudicule inséré sur la base correspondante de la glande nue. Déjà Du Petit Thouars, dans son Histoire des Orchidées, avait prévu celte séparation , puisqu'il avait formé dans le genre Orchis même, et sous le nom d ' Habenorchit, un groupe distinct, comprenant les espèces dont on a fait le noyau du genre Habenaria. Un nombre plus ou moins considérable d'autres Orchidées ayant été successivement ajouté à ce noyau, il en est résulté un genre assez important pour mériter un examen particulier et une élaboration , de la part de Robert Brown qui a rangé toutes les Habénaires en (rois sections, selon que leur labelle était entier ou trilobé, et que les lottes euxmêmes étaient à leur tour découpés. On connaît une soixantaine d'Habénaires dont moitié à peu près du continent de l'Amérique du nord ou des Iles voisines; l'autre moitié se partage assez également entre l’Amérique du sud, Mascareigne, Madagascar, la Nouvelle- Hollande, l'Inde et le Népaul. C'est dans cette dernière région qu’a été trouvée I'Uabénaire gigantesque, Habenaria gigatUea, Spreng., Syst. teg., 3, 093; Bot. Magaz., 5374; Orchis gigantea, Smith, Ex. Bot., 100. Sa tige est susceptible de s'élever à la hauteur de quatre à cinq pieds; les feuilles inférieures sont largement elliptiques, concaves, plissées dans leur longueur et engainantes à leur base ; à mesure qu'elles se rapprochent de l'extrémité de la lige, elles perdent de leur largeur, et les dernières ne sont plus en quelque sorte que des bractées carénées et pointues; leur nuance est le vert foncé; elles ont près de six pouces de longueur sur deux et demi de large. Les fleurs sont réunies au nombre de cinq ou six en une grappe terminale, d'un blanc verdâtre, exhalant une odeur extrêmement suave; chacune d'elles a près de trois pouces de diamètre, sans compter l'éperon du labelle, qui dépose cette mesure de plus d’un tiers ; les trois divisions extérieures du périanthe, ou les sépales, sont ovales, étendues, la supérieure beaucoup plus large; les deux intérieures, ou pétales, sont linéaires avec la pointe réfléchie. Le labelle est large, divisé en trois lobes dont îés latéraux peclinés et l'intermédiaire spathulé et entier; l'éperon est très-alloogé, cylindrique, pointu et vert. Le gynoslème est épais; l'anthère est large, avec les loges écartées à

la base. Les masses polliniques sont allongées et d'un brun jaunâtre.

Habênaire Goodyêroïde. Habenaria Goodyeroides , Don, Prodr. Fl. Nep ., 45; Spreng., Sysl. teg., 3, 090; Bot. Magaz., 3397. Cette espèce appartient aux forêts du Népaul; sa tige atteint rarement plus de douze à quinze pouces de hauteur; elle est droite, simple, arrondie, garnie de feuilles étalées, dressées, elliptiques, oblongues, ondulées, striées, faiblement acuminées, d'un vert pur et luisant en dessus, d’un vert pâle et jaunâtre en dessous, longues de sept â huit pouces, larges de dix-huit à vingt lignes. Le pédoncule est terminal, portant une multitude de fleurs réunies en épi dense; chacune d'elles est accompagnée de bractées lancéolées, imbriquées, fort aigues, d’un vert pâle, tirant sur le glauque de même que tout le pédoncule. Les trois divisions du périanthe, qui tiennent lieu de calice (sépales), sont vertes, ovales et acuminées; celles qui forment la corolle (pétales ), sont verdâtres, ovales et obtuses; le labelle est blanc, ovale, divisé en trois lobes dont les latéraux recourbés, l'intermédiaire réfléchi au sommet , prolongé à sa base en une sorte d'éperon renflé ou globuleux ; d’un vert jaunâtre. Le gynoslème est court; l'anthère est large, avec les loges distantes à leur hase et d'un jaune assez pur, de même que les masses polliniques qui sont ovales, en massue , portées sur une caudicule cylindrique, en massue.

UabEnaibe a tige élevEe. Habenaria Procera, Lind., Gen. et sp. Orch. 318; Orchis Procera, Swartz, m Pers. syn., 2, 500. Quoique connue depuis assez longtemps par la description qu'en ont faite divers auteurs, celte Orchidée est encore excessivement rare dans les serres; elle est originaire de la côte africaine de Sierra Léone. Sa tige, haute de deux pieds environ, est garnie de cinq ou six feuilles qui y sont eu quelque sorte articulées à égale distance entre elles; les inférieures sont engainantes, les supérieures ne sont plus pour ainsi dire que des bractées, toutes sont lancéolées, aiguës, marquées decinq fortes nervures longitudinales, dont les intervalles sont striés et réticulés, d'un vert foncé, assez brillant. Les fleurs sont fort nombreuses et réunies au sommet de la lige en une belle grappe lâche, de huit pouces envirou de longueur. Les sépales sont arrondis, blanchâtres, avec l'extrémité blanche : le supérieur est concave, et les deux pétales qui viennent s'y unir prennent avec lui la forme d'un casque. Le labelle a près d'un pouce de longueur, il est blanchâtre, très-profondément découpé en trois lobes linéaires, dont l'intermédiaire un peu plus épais; l'éperon a près de trois pouces et demi et une teinte verte, trèsprononcée surtout à l'extrémité qui forme une massue allongée. Le gynoslème est petit, blanc, charnu, garni de chaque côté d'appendices prolongés et recourbés, qui sont des étamines stériles. L'anthère est d'un jaune ochracé, à loges accolées longitudinalement, diver-

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