L. V, Basilic
HÆHER. ois. Synonyme ancien de Geai. y. Corbeau.
HÆMACATE. rept. Espèce du genre Vipère, y. ce mot.
II.EMACHATÉS. min. La Pierre ainsi nommée par Pline, était une Agate avec des taches couleur de sang.
HÆMAGOGUM. bot. Synonyme ancien de Pivoine.
HÆMANTUE. Hœmanlhua. bot. Genre de In famille de» Amaryllidées, de Brown, et de PHexandrie Monogynie, établi par Linné et ainsi caractérisé -. périanthe ' corolloïdc, dont le tube est court et le limbe à six divi- i sions profondes, égales et dressées; six étamines libres; '
i ovaire inférieur surmonté d'un style et d'un stigmate simple; baie triloculaire. chaque loge monosperme. Le nom de ce genre, formé de deux mots grecs qui signifient fleurs de sang, indique la belle couleur rouge purpurine des fleurs, dans la plupart des espèces. Ce sont des plantes à racines bulbeuses, â feuilles radicales le plus souvent au nombre de deux et opposées; leur hampe est miillifloreel leur spatlie divisée eu plui sieurs segments colorés. Elles sont originaires du cap de Bonne Espérance, et on en cultive plusieurs dans les jardins de botanique. Elles exigent une terre franche, mais légère, une exposition en plein air durant l’été, et l’orangerie ou la serre chaude pendant l’hiver. On doit les arroser fréquemment lorsqu'elles sont en végétation.'et très rarement après la chute de leurs feuilles. On les multiplie au moyen de cayeux qu'on sépare pendant l'automne. I n grand nombre d 'Hœmanlhua sont figurés dans les ouvrages de luxe, tels que les Liliacées de Redouté, l’//or/u» Schœnhrunnenais, etc. Voici la description de quelques-uns d'entre eux.
II.em anthe écarlate. Hœmanlhua coccineua , L., Redouté. Liliacées, tah. 39. Cette plante, vulgairement nommée la Tulipe du Cap, est remarquable par son bel involurre d'un rouge écarlate qui offre l'aspect d’une grosse Tulipe, et renferme vingt à trente Heurs d’un rouge vif, disposées en ombelles. Sa racine est un bulbe très-gros, d'où sortent deux feuilles larges, épaisses et en forme de langues. Vers le mois d’août, parait une hampe haute de deux décimètres et parsemée de taches purpurines. VHœmanthui puniceua, L., Dillen, Hort. Elth , tab. 140, est une espèce voisine : de son bulbe sortent trois ou quatre feuilles lancéolées, ondulées et canaliculées; sa hampe est (achetée comme une peau de Serpent, et son involucre est médiocrement coloré, presque herbacé et à folioles inégales.
Il .es antiie a tige louas. Hœmanthus aanguinatta, Jacq., /lorl. Schœnbrunn., t. iv, tab. 407. Son involucre est composé d'environ sept folioles rougeâtres, plus courtes que les fleurs; ses liges, d'un rouge de sang, sortent d’entre deux feuilles très glabres, étalées, larges et elliptiques.
Ilf.MATrnB a feuilles es LANCE. Hœmanlhua lanceœfoliua , Jacq., /or. cil., i, tab. f»0. L’involucre est composé de quatre folioles purpurines, lancéolées, aigués, renfermant des fleurs dont les pédoncules sont plus longs que cet involucre et disposés en ombelles. Ses bulbes ovales, de la grosseur d'une noix, produisent des feuilles lancéolées, rétrécies â leur base, ciliées sur les bords, du milieu desquelles s’élèvent des tiges grêles, comprimées, à deux angles.
Le magnifique ouvrage que Jacquin a publié sous le titre A'Hortua Svhœnbrnnncnaia, contient les figures et les descriptions de plusieurs autres espèces de ce beau genre. Tels sont les Hœmanlhua coarctatua , tigrinua, quadriralcis, albi/toa, hctiocarpua, craa sipes , moschalua.umarylloidea, pumUio et humilia.
V Hœmanlhua dnbiua de Kuntli ( Mor . Gêner, cl Spec. Plant, œquin., i, p. 281) n’est rapporté à ce f genre qu'avec doute par son auteur, parce que, selon les noies de Bonpland , la capsule de cette plante est • triloculaire et à loges polyspermcs.
HÆMARIK. Hœmaria. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi |>ar Lindley qui lui assigne pour caractères : folioles extérieures du périgoue, ou sépales, étalées, les latérales réfléchies, l'intermédiaire connivente. de même que les folioles intérieures ou pétales ; lahelle avancé, libre, ayant â sa base deux corps calleux en forme de bourse, oblique au sommet qui est onguiculé, subsagillé et plan; gynoslème cylindrique, en massue; elinandre charnu, en capuchon, contourné obliquement, rostellé, acuminé; anthère biloculaire, aigué, à demi cachée par le capuchon du elinandre; deux masses polliniques sillonnées, caudiculées et sans glande- Ce genre ne comprend jusqu'ici qu'une seule espèce.
H.ïmabii h DEt x consens. Hœmaria diacolor , Lindl.; Goodytra diacolor , Ker, Bot. reg., 27t. Ses liges sont droites, simples, glabres, garnies à leur hase de feuilles alternes, vaginales sur la tige, rétrécies eu pétiole, ovales -oblongues, un peu acuminées, trèslisses, d'un vert sombre en dessus, purpurines en dessous, très-entières; la partie supérieqre de la lige est munie d'écailles distantes, lancéolées, aigues, et terminée par un long épi de fleurs sessiles dont les pétales sont lancéolés et blanchâtres; l'ovaire est velu, strié; le gynoslème est droit et jaunâtre. Du Brésil.
HÆMAT1NE. bot. et ois. Principe immédiat qui parait être contenu dans toutes les substances végétales ou végélo-animates qui fournissent aux arts une teinture rouge. L'Uæinatine obtenue de la macération du bois de Campécbe, consiste, lorsque l'évaporation a été bien conduite, en un dépôt cristallin d'un rose pâle et irisé, peu sapide et peu soluble «lans l'eau froide, se dissolvant plus aisément dans l'eau chaude qui lui procure une belle couleur pourpre qu'il perd quelque temps après pour eu prendre une orangée qui repasse au pourpre par une nouvelle élévation de température. L'Hæmaline acquiert une intensité de couleur en rouge par l'action de quelques acides, tandis que d’autres la portent au jaune; les dissolutions alcalines, qui ne contiennent pas d'oxygène, prennent avec l'Hæmatine une teinte bleue assez intense , qui se produit également avec divers hydrates et oxydes métalliques. Celle substance, soumise à la distillation sèche, donne entre autres produits de l'ammoniaque, d’où l'on peut conclure qu'elle contient de l'azote; elle laisse 54 pour cent de charbon qui donne, par l’incinération, un résidu dont le poids ne s'élève pas â 1 pour cent de celui de l’Uæmaline et qui se compose de Chaux et de Fer oxydé.
Le nom d'H.f, mâtine a aussi été donné à un Oiseau du genre Gros-Bec. F. ce mol.
HÆMATITE ou SANGUINE, min. Nom donné par les anciens minéralogistes à une variété de Fer oxydé ; rouge, en stalactites ou en concrétions mamelonnées, â (issu fibreux, que l'on trouve dans un grand nombre ; d'endroits, et en particulier à Nie d’Elbe, où elle forme des masses considérables. Elle porte, lorsqu'elle est J polie, le nom de Pierre à brunir, et on s'en sert pour | donner de l'éclat aux métaux dont la surface a été préa- I laidement adoucie. La même dénomination d'Hæmatile a été appliquée à une variété analogue d'Hydroxyde de 1
Fer, qui est brune ou noirâtre, et l'on a distingué les deux espèces, en appelant llæmalile rouge, celle qui provenait du peroxyde, et llæmalile brune, celle qui appartenait au Fer hydrocidé. y. Fer.
HÆMATOB1E. Hwmatobia. ins. Diptères. Genre de la famille des Muscides, établi par Robineau-Desvoidy, avec les caractères suivants : tète peu déprimée, presque sphérique; trompe solide, menue, allongée ; lèvres terminales, petites; palpes aussi longues que la trompe; troisième article des antennes double du deuxième; style plumeux en dessus; première cellule postérieure des ailes assez ouverte à l'extrémité. Quelques espèces du genre Stomaxia offraient une différence marquante dans la longueur des palpes, et celte différence a déterminé Robineau -Desvoidy ù former de ces espèces le genre dont il est ici question , et qui a pour type :
H.t.m atûbie stimclante. Hœmatobià stimulons ; SI orna xts stimulons, Meig. Son corps est cendré; les palpes sont ferrugineuses, en massue. La face et les eûtes du front sont blanchâtres avec une bande noire; les antennes sont noires ainsi que les lignes du (borax; une ligne dorsale et des taches latérales noires sur l’abdomen; pieds noirs; cuillerons blancs, les ailes sont brunâtres chez les mâles. Taille, trois lignes. Europe.
HÆMATüPOTE. Hœmalopotu. ins. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes. fondé par Fabricius aux dépens des Taons, et adopté par Mcigen et par le plus grand nombre des entomologistes. Latreille lui assigne pour caractères : antennes sensiblement plus longues que la tête, de trois pièces : la première un fieu |>lus courte seulement que la troisième, renflée, ovale, cylindrique; la seconde très courte, en forme de coupe; la dernière en cône allongé ou en alêne. Ce petit genre Se trouve exactement décrit par Meigen ( Descript. systém. des Dipl. d'Europe, l. ii), qui en décrit quatre espèces, dont une, très-commune, sert de type au genre, et porte le nom de :
Hcmatüpote pluviale. Hœmalopota pluvialis , Fahric., Tuba nus pluvialis , Lion., qui est la même espèce que le Taon à ailes brunes piquées de blanc de Geoffroy (Il ist. des Ins., t. it, p. 461), flgurée par Réauinur (Mém.sur les Ins.,t. IV, pl. 18, fig. 1),et par Meigen (/oc. cil., lab. 14, flg. 16). On la trouve en automne dans les prairies. Elle incommode les bestiaux.
UÆMATOPUS. ois. Synonyme d'tluilrier.
HÆMATOXYLE. iiœmaloxylum. bot. Vulgairement Campécbe. Genre de la famille des Légumineuses, et de la Décandrie Monogynie, L., dont les principaux caractères sont : calice turbiné, rougeâtre extérieurement , à cinq divisions profondes et réfléchies; cinq pétales égaux, rétrécis à leur base, deux fois plus longs que les lobes du calice; dix étamines dont les filets sont libres à la base, et légèrement velus intérieurement; stigmate échancré; légume capsulaire, lancéolé, trèscomprimé, uniloculaire, à deux valves naviculaires , relevées d'une crête sur sa suture dorsale, et contenant deux ou trois graines oblongues et comprimées. Ce* genre ne renferme qu'une seule espèce, que sou emploi dans la teinture rend trop importante pour que nous ne nous arrêtions pas à son histoire.
1I.EMATOXYLE ue Campêche. Hœmaloxylum Coin
H Æ tf
pechiannm , L. et Lamk. ( Illustr lal>. 340). C'est un arbre <|ui s'élève à la hauteur de quinze à vingt mètres; son écorce est rugueuse, son aubier est Jaunâtre, tandis que les couches ligneuses sont d'un rouge foncé. On remarque sur ses branches des épines formées par de jeunes rameaux avortés. Ses feuilles sont alternes, pinnées, sans impaire, composées ordinairement de quatre ou cinq paires de folioles opposées, petites, obovales, presque cordifurmes, luisantes, coriaces et à nervures parallèles. Les fleurs, de couleur jaune, sont disposées en épis ou en grappes simples à l'aisselle des feuilles; elles répandent une odeur analogue à celle de la Jonquille. Cet arbre croit sur les côtes du Mexique, près de Campéche, d’où lui vient son nom de Bois de Campéehe sous lequel il est connu dans le commerce. Il est maintenant naturalisé dans les Antilles où on le plante autour des propriétés pour en former des haies. Le Irais de Campéche est apporté d'Amérique en grosses bûches dépouillées de leur aubier; il est très-dur cl susceptible d'un beau poli. Son principe colorant est très -soluble dans l'alcool, l’éther et l'eau bouillante, et la solution concentrée passe du rouge orangé au rouge vif par les acides versés en grande quantité. Les alcalis forment avec lui des combinaisons bleues qui peuvent être conservées pendant très-longtemps sans altération. La découverte de ce principe est due à Chevreul, qui l'a faite en 1810, et lui a donné le nom d'Uêmatine. Lorsque cette substance a cristallisé lentement, elle est d’un blanc rosé, ayant un reflet argentin ; vue à la loupe et éclairée par un rayon du soleil, elle parait formée de petites écailles ou de petits globules d’un gris métallique brillant.
C’est dans la teinture qu'on fait le plus grand usage du bois de Campéche. On l’a employé en médecine contre la diarrhée chronique , à cause de sa saveur douce et astringente. Cette qualité physique, jointe à une odeur particulière, fait aisément reconnaître les liqueurs colorées par son moyen. Aussi n'csl-il pas nécessaire de recourir aux réactifs chimiques pour reconnaître si les vins ont été colorés artificiellement par le Irais de Campéche.
IIÆMAX. bot. Synonyme de llémace. y. ce mot.
IIÆMOCARPIJS. bot. Synonyme de liarongane. y. ce mot.
IIÆMOCHARIDE. Uœmocharia. bot. Genre de la famille des Ternslrœtniacées de Mirbel, de la Polyandrie Penlagynic de Linné, établi par Marlius, dans son A'op. Gener. et Spec. Brasit ., I, p. 100, qui lui donne pour caractères : calice à cinq divisions; corolle à cinq pétales ou plus, inégalement découpés; étamines libres; ovaire supère, à cinq loges ou plus; cinq styles ou plus, courts, terminés par des stigmates simples; capsule ligneuse à cinq ou dix loges et pareil nombre de valves; plusieurs graines dans chaque loge, disposées sur plusieurs rangs et ailées au sommet. Marlius décrit deux espèces : Uœmocharia scmi-serrala et Hœtnocharia * tome ntosa , pi. 40 et 47 de l'ouvrage précité; cc sont de fort petits arbres à feuilles simples, courlement péliolées, entières ou dentées, coriaces, décidues, privées , de stipule; leurs fleurs sont belles et grandes, assez semblables à celles des Caraellies, et d'un blanc qui lire fai-
blement sur le purpurescenl. Ces deux espèces sont originaires du Brésil. Le genre Uœmocharia diffère peu du Gardonia; aussi plusieurs botanistes en ont-ils proposé la réunion.
HÆMOCH ARIDE. Uœmocharia. axvél. Genre de l'ordre des Hirudinécs, famille des Sangsues, fondé par Savigny (Sysl. des Annél., p. 100 et 111) qui lui donne pour caractères distinctifs : ventouse orale peu concave; mâchoires réduites à trois points saillants; huit yeux réunis par paires disposées en trapèze; ventouse anale obliquement terminale. Ce genre est voisin des Albioues par l'absence des branchies et par la ventouse orale d'une seule pièce; mais il en diffère essentiellement par le peu de concavité de cette ventouse et par le nombre plus grand des yeux.
Les Hæmocbarides, regardés par les auteurs comme de véritables Sangsues, constituent, dans la méthode de Blainville, le genre Piacicola adopté par Lamarck (Hist. nat. des Auim. sans vert., t. v, p. 994). Savigny les a décrits avec soin. Leur corps est cylindrique, légèrement aminci vers la ventouse antérieure, composé d'anneaux non saillants, peu distincts, qui paraissent assez nombreux; le dix septième segment? et le vingtième ? présentent les orifices des organes générateurs. Les yeux, ail nombre de huit, sont réunis par paires . deux antérieures et deux postérieures. La bouche est très-petite et située dans le fond de la ventouse orale , plus près du bord inférieur. La ventouse orale est formée par un seul segment, et séparée par un fort étranglement; elle est peu concave, en forme de coupe; son ouverture est oblique, elliptique, avec un léger rebord. La ventouse anale est assez concave, sous-elliptique , non bordée, obliquement terminale.
On ne connaît encore qu'une seule es|»èce qui vil dans les eaux douces de l'Europe, et qui. parait s'attacher de préférence à certains Poissons du genre Cyprin. Ces Vers se déplacent assez souvent et marchent à la manière des Chenilles arpenleuses.
Il t:>ocn aride des Poissons. Hœtnocharia Piacium, Savigny, Hirudo geometra , Linné; Ilirudo Piacium t Muller et Roèscl; Piacicola Piacium, Lamarck. Suivant Savigny, son corps est long de dix à douze lignes, grêle, lisse, terminé par des ventouses inégales, la postérieure étant double de l'antérieure et légèrement crénelée. Les yeux sont noirs; ceux de chaque paire sont confondus ensemble par une tache brune, et ces quatre taches représentent en quelque sorte, par leur disposition, les quatre angles tronqués d'un trapèze converti en octaèdre. Sa couleur générale est d'un blanc jaunâtre, finement pointillé de brun, avec trois chaînes dorsales chacune de dix-huit â vingt I taches elliptiques plus claires que le fond et non poinj tillées; la chaîne intermédiaire est mieux marquée que I les latérales. On voit deux lignes de gros points bruns ' sur les côtés du ventre, alternant avec les taches claires du dos. La ventouse anale est rayonnée de brun et ‘ marquée entre les rayons de huit mouchetures noirâtres. Cette espèce se trouve figurée dans l’Encyclopédie méthodique (Vers, pi. 51, fig. 19-19).
1IÆMODORACÉES. Hœmodoraccœ. bot. Famille de planles Monocotylédones , établie par Robert Brown
(Prodr. Ftor. Nov.-Holl ., i, p. 290) qui l’a ainsi caractérisée : périanthe supère, rarement infère, à six divisions; six étamines insérées sur le périanthe, ou trois seulement opposées aux divisions inférieures de celui-ci; anthères introrses; loges de l'ovaire renfermant une, deux ou plusieurs graines; style simple et stigmate indivis; péricarpe capsulaire, à plusieurs valves, quelquefois sans valves, et d'une consistance de noyau; graines définies et pellées, ou indéfinies. Celte famille se distingue suffisamment des Irrdées par le port très-différent des plantes qu’elle renferme, par le nombre de ses étamines et la structure des anthères. R. Brown l’a partagée en trois sections, et y a fait entrer les genres suivants :
lr* section. Graines définies, peltées; trois étamines : Hœmodorum , Smith.
2* section. Graines indéfinies ; six étamines : Conostylis , R. Br.; Anigozanthos, Labill.
3e section. Graines définies; six étamines : Phlebocarya, R. Br.
Outre ces genres de la Nouvelle-Hollande, les Hæmodoracées comprennent encore les Dilatris, Berg.; Lanaria, Pers., ou Argolasia, Juss.; Héritiers , Gmel. et Michx., et le fFachendorfia, L. Nées et Martius ont récemment rapporté à cette famille le nouveau genre Hagenbachia. Malgré son ovaire infère, le Xyphidium fait probablement partie des Hæmodoracées , vu son affinité avec le tPachendorfia ; mais R. Brown, ne connaissant pas la structure de son fruit, a hésité de l'y rapporter. LePhylidrutn, que Salisbury a rapproché des Hæmodoracées, en est très-éloigné. Les graines en nombre indéfini du Conostylis et de Y Anigozanthos distinguent ces deux genres. Le Phlebocarya est particularisé par son ovaire uniloculaire et son péricarpe osseux.
HÆMODORE. Hœmodorum. bot. Ce genre, qui a donné son nom à la famille des Hæmodoracées, et qui appartient à la Triandrie Monogynic, L., a été établi par Smith ( Trans . of the Linn. Societ., 4, p. 213). Dans son Prodrome de la Flore de la Nouvelle- Hollande, i , p. 299, R. Brown en a ainsi exposé les caractères : périanthe supère, à six divisions persistantes , glabres ; trois étamines insérées â la base des folioles intérieures du périanthe; ovaire à trois loges dispermes; style filiforme, surmonté d’un stigmate; capsule semi-supère, trilobée et triloculaire; deux graines peltées, comprimées et bordées dans chaque loge. Ce genre se compose de cinq espèces qui habitent la partie de la Nouvelle-Hollande, située entre les Tropiques et aux environs du port Jackson. Ce sont des plantes herbacées, glabres, à racines tubéreuses, fusiformes et d’un rouge de sang. Leurs tiges sont simples, garnies de feuilles planes ou légèrement cylindriques,engalnanlcs à la base. Les fleurs sont disposées en corymbe, rarement en épi.
Le nom d'Ilæmodorc a été emprunté de l'Ecluse qui l'avait appliqué à l’Orohanche.
HÆMOME. Hœmonia. ns. Petit genre de l'ordre des Coléoptères, section des Télramères, famille des Kupodcs, établi par Megerle aux dépens des Donacies et adopté par Dejean (Calai, des Coléopl., p. 114) qui
en possède une espèce, VHœmonia Equiseti, ou la Donacia Equiseti de Fabricius. Elle est originaire d’Allemagne.
HÆMOPIDE. Hœtnopis. abnél. Genre de l’ordre des Hirudinées, famille des Sangsues, établi par Savigny (Syst. des Annél., p. 107 .et 115) qui lui assigne pour caractères distinctifs : ventouse orale peu concave, h I lèvre supérieure très-avancée, presque lancéolée; mâchoires grandes, ovales, non comprimées, à deux rangs peu nombreux de denlicules ; dix yeux disposés sur une ligne courbe, les quatre postérieurs plus isolés; ventouse anale obliquement terminale. Les Uæmopides offrent plusieurs points de ressemblance avec les Bdelles, les Sangsues proprement dites, les Néphélies elles Clepsines ; mais ils en diffèrent par plusieurs caractères assez tranchés, tirés de la ventouse orale, des mâchoires, des yeux et de la ventouse anale. Ce genre, fondé aux dépens de celui des Sangsues , s'en éloigne essentiellement par les mâchoires non comprimées et munies de denlicules peu nombreux. Le corps des Hæmopides est cylindrico conique, peu déprimé, allongé, composé de segments nombreux, courts, égaux ,* très-distincts; les vingt-septième ou vingt-huitième, et trente-deuxième ou trente-troisième portant les orifices des organes générateurs ; il n'existe point de branchies; la bouche est grande relativement à la ventouse orale ; celle-ci est composée de plusieurs segments, elle n’est pas séparée du corps; son ouverture est ÿ-ansverse et à deux lèvres, dont la supérieure, très-avancée f presque lancéolée, est formée parles trois premiers segments, le terminal plus grand et obtus; la lèvre inférieure est rétusc; la ventouse anale est de moyenne grandeur et simple. Ce petit genre a pour espèces principales :
Hæiopibb S.ogsie de ChevAl. Hœtnopis Sanguisorba , Sav., ou VHirudo Sanguisuga de Linné et de Lamarck, qui est le même que V Hœtnopis Sanguisuga de quelques auteurs. Celle espèce, plus grande que la Sangsue médicinale, se trouve communément dans les étangs; sa morsure produit des plaies douloureuses et quelquefois de mauvaise nature. Savigny a décrit trois nouvelles espèces ou variétés plus petites et qu'il a recueillies dans les étangs des environs de Paris.
H.cmopide noibe. Hœtnopis nigra , Sav. Son corps est grêle, presque cylindrique dans son étal habituel de dilatation, et composé de quatre-vingt-dix-huit segments ; la ventouse orale a sa lèvre supérieure lisse en dessous, demi-transparente et laissant apercevoir dans l’animal vivant les yeux qui sont noirs et très distincts; la ventouse anale a son disque très-lisse; les mâchoires ont, dans quelques individus, outre leurs denlicules, un petit crochet mobile; leur couleur est noire en dessus, cendré noirâtre en dessous et sans taches. Elle est d'une taille moyenne.
il.cuoriDE n deuil. Hœtnopis luctuosa , Savigny. Celle pelile espèce a le corps long de douze à quinze lignes, cylindrique , formé de quatre-vingt-dix-huit segments; la ventouse orale a sa lèvre pcllucide; les yeux sont noirs et très-distincts ; la ventouse anale est lisse en dedans. Sa couleur est noire en dessus, avec quatre rarfgées de points plus obscurs, et noirâtre eu dessous. '
Il A F
II A G
Il .r. vopide lacertire. Nœmopis laccrtina, Savig. i Celte autre petite espace a le corps long de douze à quinze lignes, un peu déprimé et formé de quatre-vingtdix-huit segments; les yeux sont noirs, très-distincts; . les mâchoires sont fortes; la ventouse anale est lisse; la couleur est hrune sur le dos avec deux rangées Hcxucusos de points noirs, inégaux; deux points plus groset plus intérieurs alternent régulièrement avec trois petits plus extérieurs; il existe deux autres rangées latérales de points peu visibles; le ventre est d'un brun clair.
HÆMUI.ON. pois. Synonyme deGoretle. F. ce mot.
HÆNCKEA. bot. Ruiz et Pavon, dans le Prodrome de leur Flore du Pérou et du Chili, p. G5, avaient donné ce nom générique à une plante qu'ils ont rapportée ensuite (F/or. Pcruc., 5. p. 8, t. 230) au genre Celastrua; c’est leur Ce/atlrus macrocar/ta. Ils ont ensuite décrit et figuré, sous le nom «le Uœnckea flcxuoaa (loc. cil., p. H. tab. 251 ), une espèce qui a été rapportée au genre Schœpfia de Schreber, ou Cotlonium de Vahi.