‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 83 sur 117 · H ES · texte numérisé non relu

H ES

HERSILIE. Ilertilia. aracb. Ce genre, l'an «les plut I remarquables de la famille des Aranéides, doit sa enta- 1 lion à Savigny, cl il se distingue de tous les genres qui j composent celte famille, non seulement par les formes, 1 mais encore par une anomalie jusqu'ici unique, celle de présenter un article de plus aux tarses. Le céphalothorax est «ous-orhiculaire, légèrement renflé sur le* côtés, un peu déprimé postérieurement, rétréci et élevé j verticalement sur le devant. Les yeux , au nombre de i huit, sont rassemblés sur l'éminence antérieure du céphalolorax, disposés sur deux lignes transverses et recourbées en arrière, inégaux : les intermédiaires antérieurs plus grands, tes latéraux antérieurs extrêmement petits, les quatre intermédiaires figurant un carré parfait, et les quatre latéraux deux lignes parallèles. Les mandibules, abaissées perpendiculairement, sont petites, coniques, à gouttièreoblique, armées d'un seul rang de dentelures ; les crochets de ces mandibules sont trèspetits, légèrement arqués et très-relevés dans le repos. Les mâchoires sont divergentes, petites, très-inclinées sur la lèvre, oblongues, rétrécies et contiguës à leur sommet, plus larges à leur partie inférieure qu'à leur partie supérieure, qui est légèrement arrondie; les palpes sont allongées, composées de cinq articles : le premier très court, le second très-long, le troisième peu allongé, le quatrième moins long que le cinquième qui est terminé à sa base par un crochet simple. La lèvre est petite, plus large que haute, et un peu arrondie à sa partie antérieure; la partie sternale est courte, transverse , arrondie sur les côtés , tronquée antérieurement et un peu rétrécie postérieurement. Les pattes, au nombre de quatre paires, sont très-allongées à l’exception de la troisième qui dépasse à peine le premier article tibial de la précédente. L'abdomen est ovale, peu allongé, légèrement déprimé, attaché au céphalothorax par un court pédicule.

Ukraine a quelk. Ilersilia caudata, Savigny. Elle eut rousse, avec le thorax marqué de deux bandes dorsales, et bordé de la métne couleur; l'abdomen est varié, sur le milieu, de deux rangées contiguës de taches annelées, brunes, et sur les côtés de traits bruns et obliques ; les pieds sont annelés de brun. Taille, quatre lignes . les grandes pattes ont au delà d'un pouce et demi. Égypte.

Les deux espèces ajoutées à la précédente par Lucas, sont : Hersilie Ixdierre, Ilersilia Indica; et Hersilie de Savigny , Ilersilia Savigny i. Toutes deux sont de la côte de Malabar.

HERTELIA. bot. Synonyme A' Hernandia sonora. ! y. Herxasdie.

HEKTIa. bot. Necker ( Elem. Dolan ., I. i, p. 8) a ) établi sous ce nom un genre aux dépens de VOthonna de Linné, dont il diffère principalement par le éécep- ’ tacle hérissé: l’aigrette presque plumeuse, et l'involu- 1 cre à plusieurs divisions profondes. Ces caractères ne i paraissent pas assex importants pour motiver la sépa- ' rafion du genre proposé par Necker. Du moins, telle est l'npinion de Cassini qui a donné une autre division des Othonna , en établissant le genre Euryopg également constitué par Kunlh sous le nom de tVerneria. y. ces | mois.

HÉSIODIE. ffesiodia. bot. Le Siderilit monta un. I,., a été séparé, sous ce nom générique, par Mœncli qui lui a donné pour caractères : un calice velu intérieurement et à limbe divisé en deux lèvres dont la supérieure offre trois dents, et l’inférieure deux. Dans les Sideritis le calice est divisé en cinq parties égales. Ce genre n'a pas été admis, non plus que le Burgsdorftu du même auteur, formé avec le Siderilit romarta, L., et qui n’offre pas de caractères plus importants.

HÉSIONE. I/esione. airél. Genre de l’ordre desNéréidées, famille des Néréides, section des Néréides Glycériennes, établi par Savigny (Syst. des Annélides, p. 12 et 30), et ayant suivant lui pour caractères distinctifs : trompe sans tentacules à son orifice; antennes égales; première, deuxième, troisième et quatrième paires de pieds converties en huit paires de cirres tentaculaires; tous les cirres très-longs, filiformes et rétractiles; point de branchies distinctes. Ce genre a béaucoup d’analogie avec ceux d’Aricie, de Glycère, d'Ophélie. de Myriane et de Pbyllodoce; il leur ressemble par l’absence des mâchoires, par les antennes courtes, de deux articles, et par le défaut d'antenne impaire; mais il s’éloigne de chacun d'eux par les caractères tirés de la trompe, des antennes, des cirres et des branchies. Du reste, le corps des Hésiones est plutôt oblong que linéaire, peu déprimé, à segments peu nombreux; le premier des segments apparents surpasse à peine en grandeur celui qui suit. Leurs pieds sont dissemblables; les premiers, seconds, troisièmes et quatrièmes, n'étant pas ambulatoires, sont privés de sbies et convertis en huit paires de cirres tentaculaires très-rapprochées de chaque côté, et attachées à un segment commun, formé par la réunion des quatre premiers segments du corps; les pieds suivants, y compris la dernière paire, sont simplement ambulatoires. Les cirres tentaculaires, sortant chacun d'un article distinct, sont longs, filiformes, complètement rétractiles et inégaux; le cirre supérieur de chaque paire est un peu plus long que l'inférieur. Les pieds ambulatoires ont une seule rame pourvue d'un seul faisceau de soies et ordinairement d'un seul acicule, les soies cylindriques, munies, vers le bout, d’une petite lame cullriforme, articulée et mobile. Les cirres sont filiformes, facilement et complètement rétractiles, inégaux; les cirres supérieurs sont beaucoup plus longs que les inférieurs, et sortent d’un article distinct et cylindrique; ils diffèrent à peine des cirres tentaculaires. Les branchies ne sont point saillantes et paraissent nulle*. La tète, divisée en deux lobes par uii sillon longitudinal, est Irès-réluse et complètement soudée au segment qui porte les cirres tentaculaires. Les yeux sont très -distincts et latéraux; il en existe deux antérieurs qui sont plus grands et deux postérieurs. l.es antennes sont incomplètes, les mitoyennes excessivement petites, très-écarlées, de deux articles, obtuses; l'impaire nulle; les extérieures semblables aux mitoyennes et rapprochées d’elles. La bouche se compose d’une trompe grosse, profonde, cylindrique ou conique, et de deux anneaux; le dernier est court, avec l’orifice circulaire, sans plis à l'intérieur, ni tentacules. Les mâchoires sont milles. L'anatomie a fait voir que les Hésiones ont comme deux poches longues et

il!'»

(rampa renies, attachées vers l'œsophage. Savigny ne décrit que deux espèces propres à ce genre; elles sont nouvelles.

Hêsioxb éclatante. Hesione splendida , Savig. (Ouvrage d’Égypte, pl. S, fig. 3). Celle espèce a été trouvée par Mathieu à l'Ile-de-France, et par Savigny sur les eûtes de la mer Rouge; elle nage assez bien en s'aidant de ses longs cirres. Son corps est long de près de deux pouces , sensiblement rétréci dans sa moitié antérieure, et formé de dix-huit segments apparents, qui ont, à l’exception du premier, les côtés séparés de la partie dorsale, renflés, plissés et marqués d'un sillon profond sur l’alignement des pieds. Il existe dix sept paires de pieds à rames, fixées à la partie antérieure des segments; la dernière paire seule est notablement plus petite que les autres, et conserve toutefois de longs cirres; elle est portée par un segment rétréci dès son origine et comme arrondi, avec l’anus un peu saillant en tube. Les soies sont fortes, roides, jaunâtres; leur petite lame terminale est plus allongée, plus obtuse, dans les individus de la mer Rouge. L'aciculeest trèsnoir. Les cirres sont roussâ très, fort délicats; les inférieurs ne dépassent pas de moitié les gaines.donl l'orifice n’offre aucune dent particulière. La couleur générale est le gris de perle avec de très beaux reflets; le ventre ! porte une bandelette plus éclatante, qui s'étend de la trompe à l’anus.

Hésione agréa Bit. Hesione feslira , Sav. Celte espèce, propre aux côtes de la Méditerranée, a été découverte à Nice par Risso. Elle est très semblable à la précédente, quoique moins grande. Le nombre des segments et des pieds est égal; la trompe est conique plutôt que cylindrique ; le corps a fort peu de reflets et les anneaux sont un peu allongés. Savigny dit n'avoir pas vu les cirres qui étaient tous retirés en dedans. Il existe un second acicule fort grêle ; les soies sans lames mobiles lui ont paru tronquées accidentellement à la pointe.

HESPËRANTHE. Hesperantha. bot. Famille des Iridées et Triandrie Monogynie , L. Sous ce nom générique. Ker ( Iridearum généra, p. 88) a détaché du genre Ixia de Linné, un groupe qu'il a ainsi caractérisé : spathe bivalve; corolle tubuleuse, dont le limbe est à six divisions régulières; trois stigmates distincts jusqu'à l'entrée du tube; capsule oblongue, trigone. Il lui rapporte six espèces, savoir :

ÜESPÉRANTHe radiée. Hesperantha radiata , Ker; Ixia radiata, Jacq., le. rar., tab. 280; Gtadiolus recurvus, Thunh. Tige élevée de plus d'un pied, faible, simple et flexueuse; feuilles radicales, plus courtes que la tige, ensiformes, ordinairement au nombre de quatre; fleurs unilatérales, distantes, offrant une valve extérieure de la spatbe oblongue, roulée, açuminée, verdâtre et striée, l’intérieure est plus courte, étroite et bidentée au sommet; le tube de la corolle est de la longueur de la spathe, avec son limbe incliné, ses divisions lancéolées, d’un blanc sale, les trois extérieures d’un rouge obscur, un peu plus larges et plus longues.

Hesferaxtre in faux. Hesperantha falcata, Ker; Ixia falcata, Willd., i,207. Tige droite, presque simple, plus souvent rameuse, haute de six à sept pouces.

munie de deux petites feuilles courtes et comme spathacées. les radicales sont au nombre de quatre ou cinq, ensiformes, un peu linéaires, glabres, finement striées, presque deux fois plus courtes que la tige et courbées ; les fleurs sont alternes, petites, distantes, en épi lâche sur un axe courbé en zigzag, avec le tube de la corolle aussi long que la spathe. rouge ainsi que les trois divisions extérieures du limbe en dehors, les autres sont blanches.

Les autres Hespéranlhes indiquées par Ker, sont : 3° Hesperantha pilota ; Ixia pilota, Thunh.; 4® Hesperantha r irginea, Ker; Ixia c irginea, Soland.; 5° Hesperantha acuta, Ker; Ixia acuta, Lichst., et 6® Hesperantha cinnamontea, Ker, ou Ixia cinnatnomea, Willd. Ces six plantes sont indigènes du cap de bonne -Espérance , et on les cultive dans les jardins d'Europe.

HESPÉRIDÉES. Itesperideœ. bot. Cette famille de Dicotylédones hypogynes avait reçu primitivement le nom d'Auranliacées, dérivé de celui d'Auranlium qui en est considéré comme le type. Les genres qui la constituent ont été particulièrement étudiés par Corréa de Serra ( Ann. du Muséum, vol. 0, p. 376), et par Mirbel (Bull. Philom.. 1813, p. 170). Adoptant les travaux de ces savants. De Candolle( Prodroni.System. f^eget., i, p. 535) a exposé ainsi les caractères de cette famille : calice urcéolé ou campanulé, court, marcescent et divisé eu trois, quatre ou cinq dents; corolle composée de trois à cinq pétales larges à la base, tantôt libres, tantôt soudés entre eux, insérés à l'extérieur d'un disque bypogyne, ayant leurs bords légèrement imbriqués pendant l’estivation; étamines en nombre égal à celui des pétales, ou bien double et multiple de celui-ci, insérées sur le disque hypogyne; filets plans à la base, tantôt libres, tantôt réunis entre eux de différentes manières, polyadelphes ou inouadelphes, toujours libres et suhulés supérieurement ; anthères terminales, attachées par leur base et dressées; ovaire arrondi, multilocu laire, surmonté d'un style cylindrique et d'un stigmate un peu épais; fruit (Hespéridie, Desv.; Aumntium, De Candolle) composé : 1® d'une écorce (indusium) épaisse, glanduleuse, sans valves, indéhiscente, et qui doit vraisemblablement être regardée comme le prolongement du torus; 2® de plusieurs carpelles (rarement un seul par avortement) verticillés autour d'un axe idéal, tantôt contenant seulement des graines, tantôt remplis d'une chair ou d’une pulpe contenue dans de petits sacs nombreux et qui sont attachés aux parois du fruit; graines fixées à l'angle pariétal de chaque carpelle, nombreuses ou solitaires, dépourvues d'albumen, le plus souvent pendantes, quelquefois renfermant plusieurs embryons ; spermodehne marqué d'un raphé et d'une chalaze très-visibles; embryon droit, à radicule supère, regardant le hile, à cotylédons grands, épais, munis à leur base de deux oreillettes, et â plumule visible. Les Hespéridées sont des arbres ou des arbrisseaux, tous originaires de la Chine et des (ndes- Orienlales. Les feuilles, les calices, les pétales, les filets des étamines, et surtout l'écorce des fruits sont munis de glandes vésiculaires pleines d’huile volatile. Les feuilles sont alternes, articulées sur la tige, difficile-

ment caduques, tantôt composées, pinnées, à plusieurs paires, ou bien lomenlacées, c'est-à-dire composées d'une foliole articulée à l'extrémité d'un pétiole dilaté, foliacé, tantôt simples peut-être à cause de l’avortement de la foliole terminale. Les épines axillaires ne se changent point eu branches par la culture.

La famille des Hespéridées comprend les douze genres suivants : Atafaniia f Correa ; Tiiphasia, Lour. ; Uinonia , L.; Cookia , Sonnerai; Mut raya, Kœnig; A g Lai a , Lour. ; Ber géra , Kœnig; Clausena , Burm.; Glyensmis , Correa; Feronia, Corr. ; Ægte, Corr.; et Citruii, L. F. ces mots.

HF.SPÉRIDES. I/esperide». ins. Tribu de l’ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, établie par Latreille et dont les caractères sont : jambes postérieures ayant deux paires d'ergots, l’un au bout et l'autre près du milieu; extrémité des antennes presque toujours trèscrochue ou fort recourbée ; ailes supérieures relevées, mais écartées; les inférieures souvent presque horizontales dans le repos; chenilles rases, sans épines; chrysalides sans éminences , renfermées dans une toile légère entre des feuilles. Cette tribu comprend les genres Uranie et Hespérie. F. ces mots.

HESPÉR1DIER. Hctperidium. bot. C'est, selon Desvaux, une espèce particulière de fruit remarquable par les caractères suivants . il est charnu, avec une enveloppe épaisse et rugueuse, divisé inférieurement en plusieurs loges par des cloisons celluloso-meinbraneuses.Tle manière qu'on peut le séparer facilement et sans déchirement en autant de pièces distinctes. L'Orange, le Limon et en général les fruits de toutes les plantes de la famille des Hespéridées, en sont des exemples.

HESPÉRIDINE. bot. Lebrelon a découvert dans la partie blanche qui recouvre les fruits de la famille des Hespéridées un principe crislallisablc, blanc, brillant, satiné, qu’il a nommé Hespéridine; il est insoluble dans l'eau et dans l'éther, soluble dans les alcalis et dans l'acide acétique, fusible au-dessus de 100®, à la manière de la Résine.

HESPK1UD111.M. bot. Nom donné par De Candolle ( Sy»t. Fegei. via/., 2, p. 477 ) à la première section du genre Hctperi s. y. Julienne.

HESPKRIDOPSIS. bot. Ce nom a été donné par De Candolle (Syst. Regn. Fcget., t. U, pl. 484) à la septième section du genre Sisymbrium, que cet auteur ( Prodr. Sy»f,9 1, p. 190) a depuis érigée en genre distinct sous le nom d ' Andreoskia. y. ce mot.

HESPÉRIE. HetpeHa. ns. Genre de l’ordre des Lépidoptères. famille des Diurnes, tribu des Hespérides, établi par Fabricius qui comprenait sous ce nom les Papillons que Linné nomme Plébéiens Ruraux et Urbicoles. Dans son Système des Glossates, cet auteur forme neuf genres avec son feenre Hespérie. dont l’un conserve le nom primitif. Les espèces urbicoles qui forment seules le genre Hespérie, tel qu’il est adopté par Latreille, forment, selon Fabricius, les genres Thymèlc, HéHas et Pamphile, que Latreille n'adopte pas dans sa Méthode; quant aux Hespéries de la division des Ruraux, elles appartiennent à la tribu des Papilionides et aux genres Polyommate et Érycine. y. ces mots. Les Caractères du genre Hespérie , tel qu’il a été restreint

par Latreille (Encycl. Mélhod., art. Papillon), sont : antennes terminées distinctement en bouton ou en massue; palpes inférieures courtes, larges et très-garnies d’épines. La massue des antennes sépare ce genre de celui des Uranies. Les Hespéries ont le corps généralement court et gros; la télé large et les antennes écartées à leur insertion ; elles sont terminées brusquement en une massue plus ou moins ovale et oblongue, finissant en pointe; dans quelques espèces, elles sont arquées à leur extrémité; dans d'autres, elles sont subitement courbées et crochues. Leurs palpes extérieures ou labiales sont larges, de trois articles et fournis de beaucoup d'écailles; leur dernier article est petit comparativement au second. Leurs ailes sont fortes; les inférieures sont toujours plissées au côté interne et souvent parallèles au plan de position dans le repos. Toutes leurs pattes sont propres à la marche; leurs tarses sont terminés par deux crochets petits, simples et très-arqués; leurs jambes postérieures sont armées de quatre ergots. Les chenilles sont presque nues, peu variées en couleurs, grêles aux deux extrémités ou du moins antérieurement ; elles ressemblent à celles de divers Lépidoptères nocturnes. Leur télé est grosse, souvent marquée de deux taches imitant des yeux. Ces chenilles se nourrissent des feuilles de différents végétaux; elles les roule ui et les fixent avec de la soie et se métamorphosent dedans; la chrysalide est unie ou sans éminences angulaires, et son extrémité antérieure est plus ou moins avancée en une pointe simple. Si l’on s'en rapporte aux figures de Sloll, les chrysalides de quelques espèces, de Surinam, seraient fixées à la manière de celles des Papilionides hexapodes, c'est-à-dire par la queue et par un lien passant au-dessus du corps et lui formant une ceinture. — Ces Lépidoptères fréquentent généralement les bois et les lieux garnis de Graminées; quelques espèces se plaisent dans les lieux humides et aquatiques. Plusieurs sont propres à l'Europe et à la France, mais le plus grand nombre appartient à l’Amérique. Latreille ( loc . rit ) décrit cent soixante et onze espèces de ce genre; il les classe dans un grand nombre de divisions qu'il serait trop long de rapporter ici. L'espèce la plus commune en France est :

L’Hkshbie de la Mauve. Hesperia Malcrc, Fabr. ; le Papillon tiriselte, Fngram. , Pap. d'Europe, pl. 40, fig. 78, a, B, c; Papilio Alcea , Esper, t. i, tab. 51, fig. 5, var. Sa chenille vit sur différentes espèces de Mauves et sa chrysalide est renfermée dans une légère coque de soie. Le Point de Hongrie , le Pleinchant . l'Échiquier, le Miroir, le Sylvain ou Bande noire sont d'autres espèces européennes de oe genre.

UESPÉRIS. bot. F. Julienne.

HESPÉROSCORDE. Hesperotcardum. bot. Genre de la famille des Asphodélées, Hexandrie Monogynie. L., récemment institué par Lindley, pour une plante bulbeuse rapportée de la Californie; il est très-voisin du genre Allium , et ne se compose encore que de deux espèces dues, toutes deux, aux recherches de Douglas. La première. IlEsmoscoBDE Htacintbinb, Hesj*eroscordum Hyacinthinum , a les fleurs d'un beau bleu de ciel, l’ombelle très compacte, et les pédicelles portant les fleurs les plus extérieures de celte ombelle, recour-

hés et guère plus longs que les fleurs elles -mêmes. I.a seconde, Heapëroscorue a pleurs blanchis, lleajteroacordum lacieum, Bot. regist., 1080, a son bulbe qui s'élève ordinairement hors de terre, du volume d'une forte aveline ou d'une petite noix? il est revêtu de tuniques luisantes, brunâtres et finement réticulées; ses racines sont fibreuses et déliées. Les feuilles . au nombre de quatre ou cinq, sont longues de quinze pouces environ, larges de deux lignes, de peu de consistance, linéaires, canaliculées et d'un vert jaunâtre ; elles entourent une hampe un peu plus longue, faible, cylindrique, jaunâtre, terminée par une ombelle composée de quinze à vingt fleurs, portées sur des pédicelles dont la longueur égale trois fois au moins celle des fleurs; cette ombelle est entourée à sa base d'un involucre polyphylle. à folioles linéaires, subulées et d'un brun jaunâtre. Le périanthe est composé de trois sépales blancs, un peu verdâtres extérieurement, ovales, aigus, presque carénés, et de trois pétales ovalaires, écbancrés au sommet, blancs, avec une petite ligne saillante, verte à leur base. Les six étamines ont leurs filaments blancs, dilatés, foliacés, soudés au delà de moitié et entourant l'ovaire; chacun de ces filaments, formant un segment lancéolé, aigu, porte une anthère biloculaire. ovale et jaune. L'ovaire est sessile, triloculaire, terminé par trois glandes arrondies; le style est cylindrique, articulé au-dessus de l'ovaire et terminé par un stigmate simple et renflé. Le fruit consiste en une capsule à trois loges, â trois valves scplifères au centre, renfermant un assez grand nombre de semences noires, anguleuses, presque crustacées.

Ces plantes paraissent devoir réussir dans tous les terrains et s'y naturaliser parfaitement; jusqu'ici, comme on n'en possède encore que très-peu de bulbes, on a dû les soigner et les lever de terre ainsi qu'on fait pour les Tulipes, mais tout porte à croire que l’on pourra, sans crainte, les y laisser constamment.

HESPET. rois. Pour Hepset. f'. ce mot.

HESPHORUS. nix. Synonyme de Chaux fluatée verte phosphorescente.

HETÆRI. / Jeheriua . ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Clavicornes, établi par le docteur Krichson, dans sa nouvelle Monographie des Histéroldes, avec les caractères suivants : mandibules cxsertes, presque égales; antennes insérées sous le bord du front; leur lige est courte, épaisse, et leur bouton solide; prosternum légèrement émarginé postérieurement; jambes obluiémeot anguleuses exlérieumnenl; avant-dernier segment de l'abdomen dorsal et perpendiculaire, le dernier incliné; corps court, carré et petit. Ce genre ne se compose eucore que de V Mater quailratus de Paykul.

HÉTÉPOZITE. «in. Variété de Fer phosphaté manganésifère, découverte par Alluau dans les environs de Limoges, et qui se reconnaît à sa forme prismatique rhomboldale oblique, sou* l'angle de 1 00 à 101 degrés; sa couleur est le gris-verdâtre, s'irisant en bleuâtre et en violet ; sa dureté est assez grande pour entamer le verre j sa densité est de 3,300. L'Hétépozite se fond au chalumeau en un émail brun-foncé; son analyse chimique a donné : Acide phosphorique, 43; protoxyde

de Fer, 35; protoxyde de Manganèse, 18; Eau, 4.

H K TE U ACANTHE. Hetcracantha. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Féronides, établi par Brullé qui lui assigne pour caractères : palpes longues et grêles; mandibules fortes et avancées; lèvre supérieure courte et bilobée ; corselet en cœur; élytreslargescl courtes; corps plat; éperon inférieur des jambesde devant (l'une des deux grandes épines terminales) plus long, placé tout à fait à l'extrémité, et élargi de manière à pouvoir creuser la terre.

11 Etêr acanthe nfcPRixÊE. IJ ’ete racantha deprcaaa, Or. Le dessusdu corps est d’un brun foncé; le dessous est un peu ferrugineux, ainsi que les antennes et les pattes ; la tète et le corselet sont lisses ; ce dernier présente. en avant, une dépression dans toute sa largeur, eide chaque côté, en arrière, on remarque un enfoncement large et profond ; les élylres ont des stries, mais si faibles qu'elles paraissent être lisses. Taille, sept lignes. D'Égypte.

IIÉTÉRACIE. ffeleracia. but. Genre de la famille des.Synanlhérées, institué par Fischer et Meyer qui lui ont assigné pour caractères : calalhide multiflore, divisée en huit parties et écailleuse à sa base; clinanlhe plan et nu; akènes extérieurs comprimés, lélragones, recouverts d’une écorce subéreuse, mucronés et tronqués au sommet et dépourvus d'aigrette; ceux du centre sont presque cylindriques, tronqués et terminés par une aigrette formée de plusieurs rangées de cils allongés, scarieux et dentelés. La seule espèce connue est niËTéRACtk de Sxovits, Jleteracia ïzocitsii, F. et M. , plante annuelle, petite, glabre, rameuse, à feuilles roncinées et sagiltées; à fleurs jaunes. On la trouve dans les champs arides et dans les steppes de la Daourie.

1IÉTEKACT1DE. Heteractia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Cynarées, établi par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule multiflore, bétérogamc; fleurs du rayon femelles, disposées sur deux rangs et ligulées; fleurs du disque mâles, tubuleuses, à cinq dents; involucre formé de deux rangées d'écailles égales, linéaires, aiguës, un peu rouTées vers les bords ; réceptacle convexe, alvéolé; akènes du disque linéaires, glabres, avortés; ceux de la couronne piano-comprimés , oblOngs et glabres ; aigrette pourvue d’une rangée de soies scabres et trèscaduques. On nu connaît encore de ce genre qu'une seule espèce : UetEractide en zalx, // et e radia falcata ; c'est un sous arbrisseau entièrement glabre; ses liges sont rameuses et dressées . ses feuilles sont éparses, sessiles, linéaires, acuminées, très-entières, un peu courbées en faux ; les capitules sont réunis en corymbe au sommet des liges et garnis de fleurs jaunes.

HËTËKADELPHIE. Heteradelphia. mai. Ce mot qui, littéralement, exprime des frères jumeaux très-dissemblables, s'applique à deux individus adhérentsdoiil l'un , bien développé, a acquis presque toute la perfection de l’espèce, et l'autre est demeuré plus ou moins imparfait, par défaut de développements successifs. F. Monstre.

HËTÉRANURE. Ueterandrua. bot. Plante dont les étamines et les anthères sont de forme differente.

HÉTÉRANTHE. rot. Assemblage de fleurs différentes sur une même tige.

HÉTÉRANTHÉM1DE. Heteranthemis. Ce genre que le docteur Schotl avait créé dans la famille des Synanthérées pour une plante. Heteranthemi s riscidoflirta, qu'il avait observée aux environs d'Algesiras en Espagne, a été reconnu pour ne point différer essen- tiellement du genre Chrysanthejuum dont, suivant De Candolle, il forme à lui seul une section.

HÉTËRANTHÈRE. Heteranlhera. bot. Ce genre de la famille des Ponlédériécs de Kunth. et de la Triandrie Monogynie, L., a été primitivement établi par Palisol- Beauvois (Jet. Soc. A mer., 4, p. 73), sous le nom d'IIeterandra. En l’adoptant, Ruiz et Pavon lui ont donné le nom d ' Heteranlhera admis généralement. Dans la Flore de l'Amérique du nord de Michaux, Richard père a fait connaître le même genre et l'a nommé Leptanthus. Ses caractères sont : périanllie corolloïde, dont le tube est très-long et le limbe à six divisions égales et étalées; trois étamines; un style et un stigmate simple; capsule triloculaire, polyspcrine. Les espèces de ce genre, en petit nombre, sont des piaules aquatiques, indigènes de l'Amérique méridionale et septentrionale. Leurs feuilles sont engainantes à leur base; leurs fleurs, solitaires, sortent de la gaine des feuilles.

L 'Heteranlhera reniformi », Ruiz et Pavon ( Fior. Férue., 1, p. 43, tab. 71) peut être considéré comme le j type du genre. Kunth (Généra Hoc. et Spec. Fiant. \ aequin., i, p. 305) lui assigne pour synonyme le Lep- \ tanthus reniformi» de Michaux. Cette espèce a des I feuilles orbiculées réniformes, et se Fait surtout remarquer par une de ses étamines beaucoup plus longue j que les autres, et en outre conformée en fer de flèche. I C'est ce dernier caractère qui a valu au genre les noms iV Hete randra et Heteranlhera. Le Fontederia limosa de Swarlz (Flor. Ind. occid., i, p. 011), qui n'a que trois étamines, a été rapporté à ce genre par Willde now. Hooker ( Exotic Flora, mars 1821. n° 04) pense que l’ f/eteranlhera gratninea , Vahl, Leptanthus gramineus, Michx., doit constituer un genre particulier, en raison de l'unilocularité de sa capsule, de son port remarquable qui ressemble à relui de certains Polamogetnns, et de scs fleurs jaunes. Willdenow, qui aussi n'avait trouvé qu'une seule loge dans les fruits du Leptanthus gramineus, en avait déjà formé- le genre Schollera. F. ce root.

HËTËRANTHIE. Heteranthia. bot. Ce genre, établi par Nées et Martius, dans la famille des Scrophularinées, pour une plante nouvelle du Brésil , qu'ils ont nommée Heteranthia decipiens, ne parait nullement différer du genre Frolikia de Sprengcl. F. Vbolixir.

11ETERANTHUS. bot. Synonyme dlHomoianth us. F. HovoUntbb.

• HETKROBRANCHE. Heterobranchus. boT. Ce genre, formé par Geoffroy Saint-Hilaire, aux dépens du genre Silure, présente pour caractères : tête garnie d'un bouclier âpre, plat et d'autant plus large que les frontaux et les pariétaux donnent des lames latérales qui recouvrent l'orbite et la tempe; opercule petit ; outre les branchies ordinaires, des appareils ramifiés, adhérents à la branchie supérieure du troisième et du quatrième arc branchial, et qui paraissent être une sorte de branchies surnuméraires; épine pectorale forte et

Il É T

dentelée; corps nu et allongé ainsi que les nageoires dorsale et anale; point d'épine à la dorsale ; caudale distincte; huit barbillons. Geoffroy a publié sur ce genre des détails anatomiques d'un haut intérêt, dans les planches 16 et 17 de la description de l’Égypte. Ce sont des Poissons du Nil, du Sénégal, dont la chair est médiocre. Les espèces principales sont :

Het£rodr.o< iie harhont. Heterobranchus anguillari», Hasselq. Il a le dos d'un vert noirâtre, l’abdomen d'une teinte moins foncée; il porte sur la caudale, la dorsale et même le bout de la queue quelques taches plus noires encore et éparses; les ventrales, le bord supérieur de la dorsale et le bout de la caudale sont rougeâtres; la dorsale a 72 rayons, l'anale 54, les pectorales U, les ventrales 6. la caudale 21. 11 faut ajouter à ce genre : Il et Erour.ocde b vi t, Heterobranchus bidorsalis, Geoff ; Hetêro branche brcn, Heterobranchus fu/rus; Macropiéronote brun. Lacép., etc.

UÉTËROBRANCHES. holl. F. Syphonobr anches.

HËTEROCARPE. bot. H. Cassini nomme ainsi la calalhide d'une Synauthérée, qui offre des fruits dissemblables entre eux ou seulement par les aigrettes; telle est celle de Y Hetcrospennum, etc.

HÉTÉROCAKPELLE. Helerocarpelta. bot. (Chaoditiées.) Second genre de la première seclion de la famille des Chaodinées de Bory. Plus compliqué dans son organisation qucje genre Chaos, il offre la même disposition dans le mucus constitutif; mais les corpuscules qui le colorent y varient infiniment pour la forme et pour la disposition; et dans une pareille étendue de mucus, ces corpuscules ne sont pas semblables. Bory décrit comme espèces : 1° Y Heterocarpelta inonadina, consistant en globules simples, monadiFormes. marqués au milieu d'un cercle concentrique, comme s'il existait, ainsi que dans les globules du sang, un globule intérieur; 2® Y Heterocarpelta geminata, consistant en globules semblables à ceux de l'espèce précédente, unis deux à deux et d'une Forme ovoïde; 5° YHeterocarjtella tetracarpa, globules de six à vingt fois plus considérables que ceux des espèces précédentes, ovoïde* ou ohronds, comme divisés en quatre quartiers par deux sections en diamètre, lesquels contiennent chacun un globule semblable ù ceux qui se voient dans les espèces précédantes; 4° Y Helerocarpella pulvhra, globules encore plus grands que dans la précédente . ohronds, mais sinueux sur les côtés, divisés en deux dans le sens des sinuosités opposées ; chaque sort* contenant des corpuscules ohronds, placés à côté les uns des autres, ayant leur axe disposé vers le centre du grand globule qui les renferme et qui est marqué d'un point transparent; 5® V Helerocarpella remformis , composée de deux à quatre et cinq corpuscules réniformes, allongés, disposés parallèlement en diminuant, de taille et transversalement, dans un globule ovale, formé par une membrane parfaitement hyaline; 6° Y Heterocarpelta botrytis, globales réunis en amas qui affectent une forme triangulaire, tronqués vers les sommets, et se disposant souvent base à base. Lyngbye a passablement saisi celle disposition dans la figure 2 de son Echinella radiosa, pl.69, e.

HÉTËROCARIMENS. but. Desvaux a donné ce- nom

aiix fruits provenus d'ovaires qui, se développant avec d'autres parties, n’ont pas été cachés par celles-ci, mais qui ont subi seulement quelques modifications dans leurs formes primitives.

HËTËROCÉOPIEISS. bot. Pour Uétérocarpiens. f'. ce mol.

HËTÉROC.ÈRE. Heteroceru». ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Clavicornes , établi par Bosc(Act. do l’ancienne Soc. d’Hist. nat. de Paris, t. I, pl. 1, fig. 5) et adopté par tous les entomologistes ; ses caractères sont : tarses courts, n'ayant que quatre articles distincts et se repliant sur les côtés exlérièiirs des jambes qui sont triangulaires, épineuses ou ciliées, surtout les deux premières, et propres à fouir. La tête des llélérocères s'enfonce postérieurement jusqu'aux yeux, dans le corselet, se rétrécit et se prolonge un peu antérieurement, en manière de museau arrondi; le labre est exlérieur. grand et presque circulaire; les mandibules sont fortes, cornées et bidentées à leur pointe, les mâchoires ont deux lobes : l'interne est pointu et en forme de dent, et le terminal est plus grand et cilié; les palpes sont courtes et filiformes : les maxillaires ont le dernier article un peu plus long que les précédents et presque ovoïde, les deux derniers articles des labiales sont presque égaux et cylindracés; la languette s'élargit vers son bord supérieur qui est largement échancré; le menton est grand et offre aussi une grande échancrurequi le fait paraître comme fourchu; les antennes sont à peine plus longues que la tête ; leurs sept derniers articles forment une massue dentée et arquée; le corselet est transversal, court et sans rebords ; ses côtés sont arrondis. L’avant- sternum s'avance sur la bouche; le corps est ovale, aplati ; les pieds sont courts et propres A fouir la terre, avec les jambes antérieures plus larges et portant à leur côté extérieur une rangée d'épines parallèles ; les tarses sont courts, ils se replient sur les jambes et ne paraissent composés que de quatre articles, le premier étant très-courte! peu distinct; le dernier article est armé de deux ongles grêles et distincts.

Ces insectes sont très voisins des Drynps d'Olivier, ou des Parues de Fabricius, mais ils s'en distinguent, ainsi que de tous les autres Clavicornes, par les tarses et par les antennes. Ils vivent dans le sable ou dans la (erre humide, près du bord des eaux, et sortent de leur trou lorsqu'on les inquiète en marchant sur le sol; leur larve, que Niger a observée le premier, vit aussi dans les mêmes lieux. La seule espèce que l'on ail encore trouvée à Paris est :

L’HétEiocère bordé Heterocerus margiuatus, Bosc (/oc. eii.), Fabr. , Latr., Illig., Panz. . fa un. Ins. tiers». f fasc. 33, fig. 11, 13. Il est long d'une ligne; j son corps est velu, obscur, avec les bords et quelques points des élytres d’un jaune ferrugineux.

BËTËROCHÈLE. Helerochelus. crist. Épithète que , l'on donné à tout Crustacé qui présente naturellement un bras plus grand que Paulre qui lui correspond.

HËTËROCHÈTE. fleterochœla. bot. Genre de la famille des Synanlbérées, tribu des Asléroïdées, établi par De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule multiHore, radié; Heurs de la couronne ligulées.

Il Ê T 4 1 U

| linéaires, femelles, disposées sur plusieurs rangs; celles du disque à cinq dents et hermaphrodites ; réceptacle ! nu. poncliilé; involucre formé de deux ou trois ran- I gées d'écailles acuminécs. presque égales; akènes'pu- I hères, comprimés; aigrette double : l’extérieure courte i et paléacée. l’intérieure longue, sétiforme et scabre. Les Hétérocbètes, au nombre de six espèces, sont des plantes herbacées, velues ou puhescentcs, dont les capit nies sont solitaires au sommet des tiges et garnis de Heurs blanches ou pnrpuriues. La plupart sont originaires de l’Inde; quelques-unes se trouvent dans l'Amérique méridionale.

liËTÈHOciJHO.ME. irt. Espèce du genre Cucullan. f\ ce mol.

HÉTÉROCLITE. Syrrhapt* ois. HeleroctHus , Vieillot. Genre de l’ordre des Gallinacés. Caractères : bec court, grêle et conique ; mandibule supérieure faiblement courbée, avec une rainure ou sillon parallèle à l’urètre; narines placées de chaque côté du bec cl à sa base, recouvertes par les plumes du front ; pieds emplumés jusqu'aux doigts; ceux-ci au nombre de trois, dirigés en avant et réunis jusqu’aux ongles; reclrices étagées : les deux intermédiaires filiformes et très-aliongées; première rémige la plus longue et allongée, ainsi que la seconde, en forme de dis. La connaissance de ce genre qui ne se compose encore que d'une seule espèce, est due à Pallas; il a découvert l'Héléroclile auquel on a donné pour nom spécifique celui de ce savant voyageur dont les travaux ont si puissamment concouru aux progrès des sciences, dans les plaines arides et desséchées de la Tartane australe, vers les bords du lac Balkal. Cel Oiseau y est appelé Sadscha par les naturels; quoiqu'il n'y soit pas très-rare, il a été cependant très-peu observé; la raison en est facile à saisir : circonscrits dans une étendue assez médiocre d’un pays que rien ne porte à visiter, et dont les habitants ignorants et barbares repoussent tout ce qui présente les formes de la civilisation, les Hétéroclites, aussi sauvages que les Tartares dont ils ont à redouter les flèches meurtrières, doivent naturellement se retirer dans les abris les plus solitaireset les plus inaccessibles, où ils se tiennent presque constamment cachés. C'est sans doute pourquoi Pallas , si bon observateur en toutes circonstances . n'est entré dans aucun détail relativement à l'histoire des Hétéroclites; la dépouille desséchée du seul exemplaire qu'il ait rapporté lui avait tnéme été donnée par Rytscbof. Delanouc, qui depuis Pallas a traversé les déserts qui bornent cel immense empire voisin de la Chine, a été plusieurs fois à même d’étudier les Hétéroclites; il les a observés dans leur marche lente et même pénible en apparence, puisqu'elle les oblige à de fréquentes alternatives de repos ; il a étudié leur vol rapide, bruyant, direct et élevé, mais peu soutenu; leur manière de chercher sur un sable mouvant une nourriture qui consiste en petites graines amenées par les vents. Dans ses recherches sur les soins qu'ils prennent de leur progéniture, il a plusieurs fois surpris la femelle, malgré de vives inquiétudes, ne se décidant qu'à la dernière extrémité à quitter le nid où se trouvait l'espoir d'une nouvelle famille. Ce nid n'offrait pour tout duvet que quelques brins de Graminées,

Il É T

Il E T

en lob rés de sable; il contenait quatre œufs d'un blanc roussâlre, lâchetés de brun, et se trouvait placé au milieu de quelques pierres amassées sous un buisson.

HtTiaocLiTE de Pallas. A 'yrrhaptea Pallpiiï, Tem.. Ois. color., pl. 95; Tetrao parailoxu », Lalh.; Heteroclilus Tartaricus, Vieill. Parties supérieures d’un jaune cendré, avec les plumes bordées de noir à l’extrémité, ce qui dessine sur le dos un grand nombre de lunules et de lâches noirâtres; sommet de la lêle jaunâtre, encadré par une ligne formée de lunules noirâtres; colés du cou d'un jaune orangé, plus vif vers la gorge qui est de la même couleur; lectrices alaires intermédiaires terminées de rouge pourpré; rémiges noirâtres, bordées de jaunâtre, les deux extérieures entièrement noires et dépassant les autres en longueur; lectrices étagées, d’un cendré jaunâtre, terminées de blanc, les deux intermédiaires plus longues et noires dans la partie mince et allongée; ventre d'un cendré jaunâtre, bordé par une large bande noire; parties inférieures d'un blanc cendré; bec jaunâtre; ongles noirs. Taille, douze pouces. La femelle diffère peu du mâle; on la distingue néanmoins facilement â la privation des longues plumes des ailes et de la queue.

HÉTÉROCOME. Heicrocotna. bot. Genre de la famille des Synanlbérées, et de la Syngénésie égale, L., établie par De Candoile (Ann. du Mus., vol. vvi, p. 190) et offrant pour principaux caractères : involucre presque cylindrique, formé de. folioles disposées sur deux rings, illégales, appliquées, lancéolées, linéaires et aigues; réceptacle plan, garni de paillettes analogues aux folioles de l'involucre; calai bide composée de fleurons égaux, nombreux, réguliers et hermaphrodites; ovaires oblongs, glabres, marqués de eûtes longitudinales, surmontés d'un bourrelet et d'une aigrette double : l'extérieure courte, composée d'un seul rang de poils laminés, l'intérieure longue et composée de poils plumeux. Après avoir examiné, dans l'herbier de Desfontaines, un échantillon de la plante sur laquelle ce genre a été fondé, H. Cassmi a conclu qu’il appartient â la tribu des Vernoniées. On ne connaît encore que le Heterocoma albida , arbrisseau du Brésil, à feuilles alternes, à capitules scssilcs dans les aisselles des feuilles.

UÉTËRODACTYLES. ois. Blainville donne ce nom (Prodr. d'une nouv. distrib. syslém.) à une famille d'Oiseaux grimpeurs, qui comprend ceux dont le doigt externe est versatile , comme les Coucous , Barbus , Anis;etc.

IIÉTKKODEMDRE. Heterodemlrum. bot. Genre de I la Dodécaudrie Motiogynie, L., établi par Desfonlaines (Méui. du Muséum d'Hisl. nat.. vol. 4, p. B) qui, l’avait rapporté aux Térébinthacées. Dans la révision de cette dernière famille (Annales des Sciences naturelles, juillet 1854), Kunlh en a exclu Y Heterodendi um , et il a indiqué. avec doute sa place dans les Sapindacées. Ses caractères ont été ainsi exprimés : calice cupuliforrae, presque entier ou légèrement denté, persistant; corolle nulle; disque membraneux, entier, logé au fond de la fleur et ceignant l'ovaire contre lequel il n’est pas étroitement appliqué; six ou douze étamines insérées entre le disque et l'ovaire, exserlesct presque

égales; filets courts libres et un peu épaissis à la base; anthères obovées, bifides, sagittées à la base et fixées par eelle-ci. biloculaires , déhiscentes par une fente longitudinale et latérale; ovaire supère, sesaile, tantôt ohové, presque arrondi, à quatre loges, couronné par quatre stigmates sessiles papillaires et divergents, tantôt ohové. comprimé, biloeulaire, ombiliqué par lin stigmate obtus et simple. L’ovule, unique dansebaque loge, varie selon que les ovaires sont quadriloculaires ou biloculaires; dans les premiers, il est presque arrondi , ubnvé, dressé et placé sur un tubercule adhérent à l'axe; dans les autres, il est obové et fixé sur la base de l'ovaire. Le fruit n'a pas été observé.

V Heterodemlrum oleoefoliutn , Desf. . loc. cit. , tab. 3, est la seule espèce du genre. C'est un arbrisseau indigène de la Nouvelle-Uollande, rameux, revêtu d'une écorce grisâtre, garni de feuilles alternes, brièvement pétiolécs, glabres, coriaces, lancéolées, entières, glauques et persistantes. Les fleurs sont petites et disposées eu grappes axillaires simples ou ramifiées.

HÉIËRODÈRE. Heteroderes. ixs. Genre de la famille des Serncornes, tribu des hlalériens, établi par Latreille qui lui reconnaît pour caractères : antennes simples; front terminé par un chaperon très-marqué, deiui-circulaire; corselet fort grand, plus large que l'abdomen, aussi large au moins que long, avec ses angles postérieurs très -forts, appliqués à leur extrémité sur les épaules. Une seule espèce constitue ce genre, c'est i'UcrèBODKBE bbix, Helsroderus fusais, Latr.; elle est de Cayenne.

IIËTËKODEKMES. rkpt. Famille établie parmi les Serpents, dans la Zoologie analytique de Duméril . et dont le principal caractère consiste dans la diversité des écailles qui sont petites. sur le dos, et en plaques ou eu demi-plaques sous le corps et sous la queue. Duméril y range ses genres Crotale, Boa, Trigonocéphale, Vipère, Tri mesure, Bougare, Aipysure, Disteyrie, (Mâture. Couleuvre, Erpélon et Erix. V. ces mois.

HEfEltOlM»'. ba>. Four lléléroodou. Voyez ce mot.

HËl’ËRODON. Ki.pi . Beauvois avait établi sous ce nom, pour une simple Couleuvre que caractérisent deux dents plus longues que les autres aux mâchoires supérieures, un genre qu'adopta avec doute Latreille dans le Bulfon de Üéterville. Il a disparu dans le tableau erpélologique inséré au tome sixième de cet ouvrage. Bosc a observé à la Caroline le Serpent qui servit de type au genre dont il s'agit. Daudin en a fait son Col ttber f/eterotlou. Sa taille varie entre dix-huit pouces et trois pieds ; il est noirâtre en dessus et blanchâtre en dessous, avec la télé de forme triangulaire.

HËTËRODOÎNTE. // eterodontus . pois. (Blainville.) Synonyme de Ceslracion, sous-genre de Squale. V. ce mot.

HËTËROGË.NEES. bot. (Lichens.) Acharius a réuni dans cet ordre, le cinquième de sa première classe, les Miothalaines . les Lichens dont l'apolhécie est presque simple , composée d'un thalamium solitaire et munie d’un uucleum. Les genres Graphis, Venucaria et Lmlocarpon, constituent cet ordre qui n'est point na 1 lurel.

H fc T

HÉTËROGRAPHE. Heierographa. but. (Lichens.) Ce genre qui fait partie du groupe des Graphidées du professeur Fée, établit le passage des Artlionies aux Üpégrapiies; il a été créé par Chevallier qui a publié un très -bel ouvrage iconographique sur les Hypoxy- Ions. Le noua de Folymorphunt , donné par cet auteur, ayant paru inadmissible parce qu'il est adjectif, Fée lui a substitué celui par lequel il se trouve désigné dans ce Dictionnaire. L'tiétérographe est fondée sur deux Upégraphes. le faginea et le quercina des auteurs. Chevallier, qui a très -bien étudié l'organisation de rUétérographc, regarde ce genre comme intermédiaire entre les Hystéries et les Opégraphes. Il se rapproche en effet des premiers par l'absence de toute croûte licbénolde, et par sa manière de croître; des seconds par sou organisation, et diffère néanmoins des uns et des autres par son mode de développement, la forme de ses réceptacles, et les changements qu'éprouvent ceux-ci. Ces plantes croissent, ainsi que leur nom spécifique l'annonce, sur l'épiderme des écorces du.llélre et du Cliéue; et l'on doit y faire entrer comme variétés les Upegrapha conglomerata de Persuon, et epiphega d'Acharius.

HÉTËROGYNES. Helvrogjna. ms. Famille de l'ordre des Hyménoptères, section des Forte-Aiguillons, composée de deux ou trois sortes d'individus dont les plus communs, les neutres ou les femelles, n’ont point d'ailes, et rarement des yeux lisses, très-distincts. Tous ces insectes ont la languette petite, arrondie, voûtée ou en cuiller; leurs antennes sont coudées. Les uns vivent en sociétés qui se composent de trois sortes d'individus; les mâles et les femelles sont ailés, et les neutres sont aptères; ils forment le grand genre Fourmi de Linné dont Lalreille a fait sa tribu des Forbicaires. F. ce mot. Les autres vivent solitairement, et chaque espèce n'est composée que de deux sortes d'individus; les uiàles ailés et les femelles aptères. Ils composent le grand genre Muiitie de Linné ou la tribu des Mulillaires de Lalrcille. F. ce mot.

HËTËROüYMDE. Helerogynis. irs. Lépidoptères; genre de la famille des Crépusculaires, tribu des Proirrides, institué par llambur, qui lui assigne pour caractères : trompe presque nulle; palpes rudimentaires, très-velues; antennes longues, sétiforrnes, assez fortement pectiuées, dont les dentelures diminuent progressivement du milieu à l'extrémité; corps et abdomen très-minces, médiocrement velus; celui-ci terminé par deux crochets en forme de pinces, prolongés en pointe, et qui par leur réunion, forment inférieurement une ouverture ovalaire; pattes à tarse court, les postérieures n'ayant qu'une paire d'épines aux tibias; crochets simples; ailes demi-transparentes, couvertes de poils couchés et non d'écaiiles ; cellule discoldale des supérieures ouverte extérieurement ou seulement tonnée par un rudiment de nervure, formant un angle rentrant; la base des inférieurs ofFrant une soie très forte et très-longue, qui s'engage dans un anneau des supérieures.

UtTiRooY vide paradoxale, Helerogynis parudoxa, llambur. Sa taille est d'environ un pouce, les ailes étendues; le corps est mince et très -grêle; les ailes sont entièrement d'un brun roussit re, elles sont demi-

transparentes, avec des franges assez larges , formées de poils déliés. On la trouve communément au midi de l'Espagne.

HËTËROIDE. Heteroideus. bot. On se sert de cette épithète pour désigner des plantes dont les organes varient de forme sur le même individu : (elles sont les feuilles du Broussonetia papy ri fera.

1IËTÉROLKP1DK. Heterolepis. bot. Genre de la famille des Synanlhérécs, Corymbifères de Jussieu, el de la Syngénésie superflue. L., établi primitivement sous le nom <&' Heteromorpha par Cassmi (Bu Met de la Société Philom., janvier 1HI7). Cet auteur ayant ensuite réfléchi qu'une telle dénomination pouvait être considérée comme un adjectif, a cru devoir lui substituer celle d 'Heterolepis. Il lui a donne les caractères suivants . involucre composé de folioles disposées irrégulièrement sur deux ou trois rangs, inégales el dissemblables les extérieures lancéolées, les intérieures larges, ovales , obtuses , membraneuses, «carieuses et frangées; réceptacle alvéolé; calatbide radiée, dont les fleurons du centre sont nombreux, réguliers, hermaphrodites. el ceux de la circonférence à deux languettes, femelles, munis cependant d'étamines avortées : akènes courts, cyliridracës, hérissés, à deux pointes, surmontés d'une aigrette composée de soies nombreuses, inégales, laminées el plumeuses sur toute leur surface. L’auteur de ce genre l'a placé dans la Ihbudes Arclotidées. dont il offre tous les caractères, et notamment celui tiré du style; il a, en outre, insisté sur les corolles hiligulées de la circonférence qu'il ne faut pas confondre avec les corolles labiatiflores. Cette différence essentielle, jointe ù l'organisation du style et aux corolles régulières du centre, ne permet pas de rapprocher Y Heterolepis de la tribu des Mulisiées.

L 'Heterolepis decipiens , H. Cass., OEdera aliéna, L., et non OEdera alienata de Thunberg, a été nommée Arnica inuloides par Valil. lacquin l'a figurée, Hort. Schænbruun., t. il, lab. 154. C’est un arbuste du cap de Bonne Espérance, dont la tige est branchue, couverte d'un colon blanc el entièrement garnie de feuilles éparses, étalées, un peu fermes, linéaires, aigues, ayant la face supérieure verte et luisante, tandis que l’inférieure est tomenleuse el blanche. Les calathides, larges el composées de fleurs jaunes, sont solitaires à l'extrémité des branches.

HETEROLOBE. Helerolobus. bot. Pourvu de lobes de formes différentes.

HETEROLOMA. bot. Genre formé par Desvaux aux dépens de YHedysarum f L. F. Sautoir.

HËTÉROMÊRKS Heteromera. us. Section de l’ordre des Coléoptères, établie par Duméril. et comprenant tous ceux qui ont cinq articles aux quatre premiers tarses et un de moins aux derniers. Elle renferme quatre familles qui sont les Mélasomes, les Taxicorncs, les Slénélylres et les Trachélides. F. ces mois.

HETEROMORPHA. bot. V. HëtErulênde.

HÉTËROMORPHES. Heteromorpha. iool. Blainvtlle propose sous ce nom l'établissement d'un sous-règne composé d'élres qui ne paraissent point avoir de formes symétriques ou déterminées, tels que les Eponges, les Corallmées el Ie6 Infusoires.

Il E T

Il tTEKOMYS. ma*. Desuiaresl a proposé ce nom pour le Hamster anomal.

HÉTÉRONOME. Heteronoma. bot. Genre de la famille des Mélaslomacées , établi par le professeur De Candolle. aux dépens du genre Bhexia , avec les caractères suivants : calice persistant, tubuleux, à quatre dents triangulaires, aigues; quatre pétales ovales et subinucronés; buitanlhèresdonlqualre alternativement pins longues, se terminant par un appendice linéaire et bifide , les autres ont deux simples soies, et toutes sont réunies par leur base; capsule à quatre loges et de même longueur que le calice; semences comprimées, en forme de cuiller, transversalement ruguleuscs, sobres, avec des stries parallèles sur le dos. La seule espèce de ce genre, connue jusqu'ici, a été nommée Uetèronohk a feuilles diverses, Heteronoma diversifulium. C’est une plante herbacée, glabre, dont les liges sont ramifiées, lélragones, garnies de feuilles pétiolées, ovales, aigues, à cinq nervures serrato ciliées ; les cimes ou corymbcs sont lâches, terminales et composées d’un petit nombre de fleurs rosées fort élégantes. Celte jolie plante, dont on doit la découverte à Domhcy, est originaire du Pérou.

HÉTÉRONOTE. Heteronotus. iss. Hémiptères, section des Homoplères, famille des Cicadaircs. Ce geure a été établi par Delaporte qui lui assigne pour caractères : antennes filiformes, insérées cuire les yeux qui sont grands, globuleux et saillants; tête transversale, triangulaire; bec court, ne dépassant pas la base des pattes intermédiaires; corselet convexe, muni d’un appendice très- prolongé en arrière; abdomen court; tarière en forme de sabre dans les femelles; élytrcs membraneuses ou pseudélylrcs plus ou moins longues, offrant en dessus une échancrure sensible; elles sont transpareules et parcourues par des nervures assez fortes; pattes de médiocre longueur; jambes antérieures un peu élargies, les postérieures longues; premier article des tarses assez grand, le second fort petit, le troisième le plus grand; ongles courts. Ce genre parait avoir les rapports les plus incontestables avec le genre Combophora , de Germar, et n’en diffère que par le prolongement postérieur du corselet qui se termine en épines courtes, reposant sur un petit -nœud. Or, ce caractère est il suffisant pour établir une différence générique ? Les espèces introduites par Delaporte sont au nombre de six, toutes nouvelles et de l’Amérique du Sud. Nous citerons comme principale :

HEtEronote Epineux. Heteronotus spinosus, Ann. Soc. ent. de France, 1 , p. 96, pl. 3, fig. 7. Il est d’un jaune luisant; sa tète a deux lignes longitudinales noires; son corselet est armé de chaque côté d’une forte épine arquée; le prolongement postérieur est formé de deux lobes placés l’un à la suite de l’autre; le dernier plus gros portant les trois épines : une de chaque’fôté et la troisième au milieu, en dessous. Tout le corselet est nuancé de noir, de jaune et de brun; l’abdomen est court; les pseudélylres sont grandes, transparentes et d’un beau jaune. Taille, quatre lignes. De Cayenne.

HÉTÉROODON. im. Nom du sixième sous-genre établi par Blainville dans je genre Dauphin pour les espèces qui diffèrent entre elles par leurs dents qui, en

général, sont peu nombreuses. La seule espèce authentique de ce sous-genre forme le type du genre Hyptroodon de Cuvier. V. Dauphin.

HÉTÉROPAPPE. Heteropappus. bot. Genre de la famille desSynanlhérées, tribu des Asléroldées, institué par Lesson pour une plante du Japon, que Tbuoberg avait placée parmi les Aslères. Caractères : capitule multiflore, hétérogame; fleurs de la couronne femelles, ligulécs et disposées sur un seul rang: celles du disque hermaphrodites , tubuleuses et à cinq dents; involucre formé d’un double rangd’écailles étalées et divergentes; akène sans bec; aigrette coroniforme dans les fleurs femelles, garnie d’une rangée de soies dans les fleurs hermaphrodites. L’HEtEropappe hispide. Heteropappus hispidus , Less.. Aster hispidus, Thunh., Fl. Jap. 315. est une plante herbacée, dressée, rameuse, à feuilles alternes : les inférieures oblongues-ovales . crénelées, les supérieures lancéolées. Les capitules sonl petits, solitaires à l’extrémité des tiges avec les fleurs de la couronne blanches et celles du disque jaunes.

HÊTÉROPE. Heteropus. mai. Genre de la famille des Marsupiaux, institué par Jourdan, et qui. comme l’indique son nom , se distingue des Kanguroos et de tous les autres Mammifères de ce groupe, par des jambes et des tarses postérieurs beaucoup plus courts et plus trapus que les leurs; de plus l'ongle du grand doigt ou du troisième, fort grand chez les Kanguroos, et qui est pour eux une arme assez forte, dépasse à peine la partie charnue sur laquelle il s'appuie chez l'Hétérope, et semble ne devoir être pour lui d’aucune utilité particulière. Privé de canines comme les Kanguroos proprement dits, l’Hétérope se rapproche par là plus du groupe que forment ces animaux, que des Potoroos qui sonl pourvus de ces dents; mais la brièveté de ses membres postérieurs le rapproche un peu davantage de ceux-ci que des autres. Ainsi, à ces différents égards, l’Hétérope se placerait entre ces deux groupes principaux en se rapprochant cependant plus des seconds que des premiers.

HEtErofe a gorge blanche, Heteropus albogularis, Jourd. La surface palmaire des membres antérieurs est rugueuse, ce qui annonce qu’ils doivent souvent reposer sur le sol ; la queue est d’un égal développement à sa base et à son sommet ; elle est forte cl couverte de poils durs; le pelage est laineux, excepté à l’extrémité des membres ; la tète esl marquée d’une ligne brune, longitudinale; les joues sont blanchâtres; les oreilles noires en dehors, jaunes en dedans; la gorge esl blanche; la poitrine et le ventre sonl roux ; le cou et la partie supérieure du dos gris; les fesses d'un fauve rougeâtre; l'extrémité des membres et la queue d’un brun foncé : celle dernière terminée de blanc. Longueur totale, du museau au sommet de la queue quatre pieds. Celte espèce habile les montagnes qui sont au sud-ouest de Sidney; on dit qu’elle marche plutôt qu'elle ne saute.

UÉTÉROPËTALE. bot. H. Cassini a donné ce nom à la calalbide des Synanlhérées, lorsqu'elle offre des corolles dissemblables. Un tel root est évidemment inutile, puisqu'il en existe d’autres qui expriment aussi brièvement et aussi exactement la même chose. Ainsi les ca-

falhules couronnées, radiées, discoïdes, de YAater, de Y Heliantkua , de Y A rtemiaia , du Carpeaiutn , elc., sont des modifications d’une calalhide Hétéropétale.

HÉTÉROPHYLE. Heterophytua. ms. Coléoptères hétéromères. Genre de la famille des Mélasomes, tribu des Ténébrioniles, créé pour un insecte dont le faciès | a plus de rapport avec le groupe des Eumorphes qu'avec aucun de l'ordre des Hétéromères. Caractères : corps ovalaire, allongé, convexe; tête distinctement séparée du corselet qu’elle reçoit dans une profonde échancrure; lèvre transverse , non échancrée; mandibules bifides; palpes acuminées; articles des antennes cylindriques à l'exception des cinq derniers qui sont triangulaires, déprimés et formant massue, le second et le dernier sont les plus courts; corselet carré; pattes médiocres; cuisses inermes; jambes munies de courtes épines à l'extrémité; articles des tarses courts, presque triangulaires, et de longueur égale entre eux, le dernier seulement est cylindrique et plus long que les autres, les crochets sont simples, effilés. La seule espèce connue a été nommée Heterophytua chryaomelinua; elle a été trouvée par Goudot à Madagascar. «

HÉTÊROPHYLLE. bot. On donne ce nom à toute plante qui offre des feuilles dissemblables, souvent réunies sur le même individu et sur la même branche. Une foule de végétaux sont dans ce cas; ainsi les feuilles inférieures linéaires du Prutea aceptrum» ont brusquement remplacées à la partie supérieure par des feuilles larges et lancéolées; le Lilas de Perse peut offrir, dans les jardins, sur la même branche, des feuilles entières ou incisées de diverses manières; le Lepidium perfoliatumt st muni inférieurement de feuilles découpées, et supérieurement de feuilles entières et amplexicaules, etc., etc. Plusieurs Mimoaa de la Nouvelle-Hollande, quelques Oxatia de l'Amérique méridionale, rapportées par Auguste Saint Hilaire, ne sont Uétérophylles que par la dégénérescence des pétioles communs en véritables feuilles, et par l'avortement le plus souvent complet de leurs folioles.

HÉTÊROPODES. Helmopotla. aracbv. Nom donné par Latreille à un groupe d'Aranéides, composé des Araignées-Crabes dont les quatre dernières pattes sont presque de la même grosseur que les autres, et dont les yeux forment deux lignes transverses presque parallèles. Ce groupe constitue la première coupe du genre Thomise. V. ce mot. Blainville donne ce nom à une classe artificielle, qui comprend les Branchiopodesel les Squillaires dont le nombre des pieds varie.

IIÉTÉROPOGON. bot. Genre de la famille des Graminées, et de la Moncecie Triandrie, L., établi par Persoon ( Enchirid. , vol., p. 533) qui l'a ainsi caractérisé : épi simple, monoïque. Les fleurs mâles ont la lépicène â deux valves, la glume à deux valves mutiques, dont l’intérieure est sélacée; paillette (nectaire, Persoon) bilobéc , renflée. Les fleurs femelles ont la lépicène bivalve, la glume aussi à deux valves dont l'une est épaisse et munie d'une barbe très-longue et hérissée. Ce genre se compose de deux espèces, savoir : Heteropogon glaber, Pers.; ou Andropogon Atlionii, DC., Flor. fr.,3, p. 07; et Heteropogon hirtue , Pers., ou Andropogon contortum, L.

HETEROPS1DE. Heteropaideua. min. Hauy a désigné sous ce nom toute substance métallique que la nature produit sous des caractères extérieurs difficiles à saisir, et surtout privé de l’éclat qui fait reconnaître au premier abord tous les êtres de cette grande série inorganique.

HETÉROPTÈRE. Heteroptcrua. ms. Nom proposé par Duméril (Zool. analyt.) pour les Papillons appelés Estropiés par Geoffroy, et comprenant la famille des Hespérides de Latreille. P. ce mot.

HÉTËHOPTÈRES. f/eteroplera. ms. Section de l’ordre des Hyménoptères. P. ce mot.

HËTËROPTÉKIDE. Heteropteria. bot. Genre de la famille des Malpigbiacées et de la DécandrieTrigynie, L., établi par Kunlh ( Mot. Gener. et Spec. Fiant, œquin., vol. v, p. 1G5) qui l'a ainsi caractérisé : calice hémisphérique, persistant, à cinq divisions profondes, le plus souvent portant deux glandes sur le dos; corolle à cinq pétales onguiculés, presque arrondis, réniformes; dix étamines hypogynes dont les filets sont adhérents à leur base; trois ovaires soudés, ne renfermant qu'un ovule pendant, surmontés de trois styles; trois samares dont une ou deux avortent souvent , fixées à un axe central , se prolongeant extérieurement en une aile longue, épaissie dans le bord inférieur. Celle structure des appendices du fruit de YHeteropteria est le caractère principal qui sépare ce genre du Banialeria, où les ailes des samares sont épaissies dans leur bord supérieur. Plusieurs espèces de Banialeria , décrites par les auteurs, doivent faire partie de ce nouveau genre. Kuntb a indiqué les Banialeria purpurea , L. et Cavan.; Banialeria brachiata, L. et Lamk.; Baniateria chryaophylia, Lamk. et Cavan.; Banialeria ni - ! //f/a, Lamk. et Cavan.; et Banialeria cœrulea , Lamk. Outre ces plantes déjà connues, Kunlh en a décrit quatre espèces nouvelles sous les noms A' Heteropteria (urgent ea, voisine de Y Heteropteria nitidu , Heteropteria cornifolia , Heteropteria ftoribuuda, très rapprochée de Y Heteropteria cœrulea, et Heteropteria longifolia. Celle-ci n’est placée qu'avec doute dans ce genre. En adoptant le genre Heteropteria, De Candotle ( Prod . Syat. Peg., i, p. 591) y a joint deux espèces nouvelles, savoir : Heteropteria ptatyptera qui pourrait bien être le même qu' Heteropteria brachiata, et Heteropteria appendiculata. Toutes ces espèces croissent dans l’Amérique méridionale, le Mexique et les Antilles. Ce sont des arbrisseaux ou des arbustes grimpants , à feuilles opposées, à fleurs bleues, ro»es ou blanches, disposées en panicules, en grappes ou en ombelles axillaires, terminales et latérales; leurs pédicelles sont munis d’une ou de deux bractées. Une plante de l'Afrique équinoxiale, mentionnée par R. Brown (Buta ny of Congo , p. 7), et qu'il a seulement indiquée comme constituant un genre distinct du Banialeria , a été placée provisoirement à la fin des Heteropteria par De Cândolle (toc. cit., p. 502). Cette plante, Heteropteria Smeathtnanni, dont les feuilles sont alternes, forme une section sous le nom A'Anomalopteria.

UÉTEKOSCÉLIDE. Heteroacetia. ns. Coléoptères héléroinèreg ; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Asidiens. établi par Latreille qui lui assigne pour

Page 1