D1CT. DES SCIENCES NAT
des étamines; pétales non onguiculés; étamines indéfinies; deux à quatre ovaires supportés au fond du calice par de petites gynophores, et terminés par des styles allongés ; akènes non rétrécis à la base.
Ces caractères rapprochent singulièrement ce genre des // dldsteinia, et pour s’en convaincre, il suffit de jeter les yeux sur les figures comparatives faites par Richard père, et gravées en tête de l’ouvrage de Nestler. L’unique espèce dont il se compose, avait été d’abord placée dans le genre üalibarda (Rich., in Michx. Fl. boreali-Amer., i, p. 300, t. 28). C’est une petite plante à souche rampante, à feuilles ternées, à pédoncules multiflores, et qui a le port de nos Fraisiers : aussi lui avait-on donné le nom spécifique de fragarioides. Elle croit dans l'Amérique du Nord, et peut-être en Sibérie, si le synonyme de Drj as ttiplicata , que lui donne Steudel, est bien exact.
COMARI AI. bot. Y. Coma R et.
COMAS1N. Comasinus. ins. Genre de Coléoptères télramères, établi par Megerie, aux dépens du genre Cbaraii8on. Y. ce mot.
COMASTRE. Comaster. échin. Ce genre de la famille des Crinoïdcs, établi par le Dr Agassiz, a la même organisation que les Comalules dont nous allons nous occuper fort amplement; U en diffère néanmoins d’une manière sensible, en ce que les espèces qui le composent ont les bras ramifiés, au lieu de les avoir simplement fourchus. Le type du genre est le Comaster muttiradiatus; Comatula multiradiata, Lainarck. tome n . p. 533, n° 2. Les rayons principaux sont au nombre de cinq ; mais ils se divisent ensuite en douze branches pinnées et même davantage, de manière qu'il en résulte une multitude plus ou moins considérable de rayons. Les pinnules sont un peu déprimées, avec des rayons dorsaux assez grandsel crochus à la pointe. Celte espèce habile l’océan Indien.
COMATULE. Comatula. icaix. Genre établi par Lamarck, aux dépens des Astéries de Linné, et placé par lui daus la première section de ses Radiaires écliinoderines. Ce genre a été nommé Aleclo par Nodder et
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Leach, et Antedon par Fréminvlllé. Caractères : corps orbiculairc, déprimé, à rayons de deux sortes : dorsaux et marginaux, tous munis d'articulations calcaires; rayons dorsaux très-simples, filiformes, cirreux, petits, rangés en couronne sur le dos du disque ; rayons marginaux toujours pinnés, beaucoup plus grands que les rayons simples ; leurs pinnulcs inférieures allongées, abaissées en dessous, entourant le disque ventral ; bouche inférieure, centrale, isolée, membraneuse , tubuleuse, saillante.
LesComatuIes sont éminemment distinguées de toutes les autres Stellérides. non-seulement parce qu’elles ont deux sortes de rayons disposés comme sur deux rangs, mais en outre parce que leur bouche est saillante, membraneuse, et offre un tube en forme de sac ou de bourse, au centre du disque inférieur. Ces Stellérides ont d'ailleurs des habitudes qui leur sont particulières; ce que confirme l'ongle crochu et solide qui termine leurs rayons dorsaux. Elles doivent donc former un genre séparé des Euryales et des Ophiures. Effectivement , le corps est petit , orbiculaire , déprimé en dessus et en dessous, véritablement discoïde, éminemment rayonné, et en outre* ayant des cirrcs ou des rayons simples, les uns sur le dos du disque, les autres abaissés sous le ventre, entourant la bouche et à quelque distance d'elle. Ces derniers ne sont que les pinnules inférieures des grands rayons, qui sont allongées et abaissées en dessous. Les rayons latéraux ou grands rayons sont constamment pinnés, et ont des articulations calcaires, recouvertes dans le vivant par une peau mince, transparente, qui disparait dans les individus desséchés. Chacune désarticulations de ces rayons est épaisse d'un côté et mince de l’autre. Par la disposition de ces articulations entre elles, les côtés épais alternent avec les côtés minces, en sorte que les sutures des articulations sont obliques et en zigzag. Chaque articulation soutient une seule pinnule qui s'insère sur son côté épais, et il en résulte que les pinnulcs sont alternes. Ces pinnules sont linéaires, subulées, articulées comme les rayons et moins calcaires. On voit ici le contraire de ce qui a lieu dans les Ophiures; car le disque dorsal des Comatules est beaucoup plus petit que le disque ventral; il soutient une rangée de rayons simples, cirreux, terminés chacun par un ongle ou un ergot crochu. Le disque inférieur ou ventral offre un plateau orbiculairc, plus large que le dorsal, entouré de rayons simples, cirreux. Près de la circonférence de ce plateau, on aperçoit un sillon irrégulièrement circulaire, qui s'ouvre sur la base des rayons pinnés, et se propage le long de leur face inférieure, ainsi que de celle des pinnulcs. Ce sillon, néanmoins, ne s’approche point de la touche et ne vient point s'y réunir, comme cela a lieu pour la gouttière des rayons dans les Astéries. Au centre du disque inférieur ou ventral des Comatules, la bouche membraneuse, tubuleuse ou eu forme de sac, fait une saillie plus ou moins considérable, suivant les espèces. Ce caractère singulier, qu’on ne rencontre jamais dans les Euryales ni dans les Ophiures, semble rapprocher les Comatules de certaines Médusaires. Quant aux habitudes particulières des Comatules, elles consistent en ce que ces Stellérides se servent de leurs rayons simples, dorsaux.
pour s’accrocher et se suspendre soit aux Fucus, soit aux Polypiers rameux. Là, fixées, elles attendent leur proie, l’arrétenl avec leurs grands rayons pinnés, et l’amènent à la bouche avec leurs rayons simples inférieurs. Les Ophiures et les Euryales, n’ayant point de rayons dorsaux , ne peuvent se suspendre comme les Comatules, mais seulement se traîner sur le sable ou sur les rochers, ou s’accrocher aux plantes marines avec leurs rayons.
Le nombre nature) des grands rayons ou rayons pinnés des Comatules est de cinq; mais dans certaines espèces, ces rayons divisés, presque jusqu'à leur base, en deux, trois, quatre et quelquefois cinq branches soutenues sur un pédicule très-court, paraissent bien plus nombreux. Néanmoins les divisions de ces rayons ne forment point de dichotomie semblable à celle des Euryales. Les Comatules se rapprochent tellement des Encriniles que l’on pourrait presque regarder ces derniers animaux comme des Comatules pédicellécs. Il est difficile de ne pas les réunir dans la même classe, malgré le grand caractère que présente la faculté locomotrice qui manque aux Encrines. Ce rapprochement a déjà été fait par Miller et d'autres naturalistes. Les espèces de Comatules répandues dans tes différentes mers du monde paraissent assez nombreuses; il en existe plusieurs d’inédiles dans les collections, et beaucoup doivent avoir échappé aux recherches des naturalistes. Ces Écliinodermes se plaisent dans les zones chaudes ; elles sont rares dans les tempérées, et n'ont pas encore été trouvées au delà du 45e degré de latitude.
CoiiTVll kr vxgée. Comatula fimbriata . Lamk. , t. h, p. 534, n° 4 ; Miller. Dans celte espèce, confondue avec beaucoup d’autres sous le nom d 'Aaterias pectinata, les rayons pinnés. au nombre de douze à trente, sont grêles, à peine longs de trois pouces, et divisés jusqu’à la base en deux à cinq branches; articulations à tords ciliés. Des mers de l’Iode.
CoMATt’iE ns 1 1 Mêhitp.rraxêe. f'omat nia Méditer ranea, Lamk., Enc. Méth.,pl. 124, f. fl. Dix rayons pinnés. avec des pinnules longues, subulées. cl l rente cirrcs dorsaux ou griffes. Cette espèee, assez commune dans les iners d’Europe, principalement dansla Méditerranée,
! a été confondue par Gmelin avec la Comatule frangée.
Lamarck cite encore dans son ouvrage la Comatule solaire, originaire des iners Australes. — La Comatule rotatoire, de la Nouvelle-Hollande, r— La Comatule cannée, de l’Ile-de-Frauce. — La Comatule de l’Adéone. des mers de l’Australasie. — Enfin la Comatule branchiolée, Aaterias tcnella, Gm., de l'océan Atlantique.
CX) -MAY. dot. S. de Pnnicum calonutn. r. Pxxic.
COMBA. bot. Synonyme de Solannni Mclongena , L., sur les côtes d’Afrique au nord du Zaïre, où les naturels se nourrissent des fruits de celte plante.
. COMBA-SOU. ois. Espèce du genre Gros-Bec.
COMBATTANT, ois. Lue espèce du genre Turnix, et un autre Oiseau qui sert de type au sous-genre des Combattants parmi les Bécasseaux, portent ce nom.
COMBÈBE. bot. Même chose que Cubébe.
COMBILI. bot. Synonyme de Dioscoren aculeata.
COMBOPHORE. Combo^hora. ixs. Genre de l’ordre des Hémiptères, section des Uomoplères, famille des
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Cicadaires, établi par Germar, aux dépens du genre Centrale de Fabririus. Caractères : «antennes de trois articles. insérées entre les yeux; tête horizontale, comprimée en dessus comme en dessous, et sans rebord ; yeux écartés et placés à l’extrémité du verlex; corps comprimé; partie supérieure du corselet dilatée; élytres étalées, découpées auprès de l'angle interne du liord postérieur; jambes triangulaires, dépourvues d'épines. Le genre Combophore se compose d esCcntrotus horritlus , Trifhtus, etc., de Fahricius, et d'une douzaine d'espèces nouvelles du Brésil.
COMBKE. rois. Espèce du genre Labre.
CONBRET. (oui b relu m. bot. Vulgairement Chigomier. Ce genre . placé autrefois parmi les Unagraires, est devenu le type d'une famille nouvelle, à laquelle il a donné son nom. Il a pour caractères : un calice adhérent à l'ovaire articulé avec lui et au-dessus de celte articulation, évasé en entonnoir, caduc, campaniforino, que terminent quatre ou cinq lobes égaux et dressés; dans leurs intervalles s'insèrent autant de pétales égaux entre eux. ordinairement assez petits; huit ou dix étamines s'insèrent également au calice : la moitié d'entre elles, presqu'à la même hauteur que les pétales auxquels elles sont opposées, l'autre moitié sur une ligne circulaire inférieure; celles-ci alternent avec les premières. Les anthères, à deux loges qui s’ouvrent longitudinalement, sont vacillantes, et fixées par leur dos au filet aminci à son extrémité. Le style, saillant, se 1ermiueparun stigmate aigu. L'ovaire, uniloculaire, renferme de deux à cinq ovules, suspendus au sommet de la loge. Le péricarpe se réfléchit en dehors, de manière à former quatre ou cinq ailes ; il renferme une graine unique dans une loge indéhiscente. Celte graine, qui se inouïe plus ou moins sur la loge, est composée d'un tégument mince et membraneux . d'un embryon h radicule supérieure, à cotylédons foliacés, qui tantôt s'enveloppent l'un l'autre en se contournant, tantôt, au contraire, se plient chacun en deux moitiés réfléchies extérieurement cl divariquées. On doit remarquer que la première de ces deux dispositions s'observe dans les espèces à dix étamines, la seconde dans les espèces octandres. Ce genre comprend des arbres ou des arbrisseaux à feuilles opposées, trèsrarement tenues ou alternes, simples, très-entières, dépourvues de stipules. Les Heurs sont accompagnées de bractées, et disposées en épis terminaux ou axillaires, quelquefois paniculés. Oii en compte une dizaine d'espèces, toutes exotiques. L'uue d’elles, le Combretum coccitieum, est connue vulgairement sous le nom d’Aigrelte de Madagascar; Coinmerson, dans ses manuscrits, l'appelle Pernea , et Sonnerai Crislaria. Une autre, le Combrelum frangulœfoti u m , a été figurée dans les Aoea Généra de kunlh (T. vi. 1 0H, l. 558) qui, en faisant connaître plusieurs autres espèces nouvelles, a développé et fixé les caractères génériques tels que nous les avons exposés ici. F. aussi Lamarck (III.. lab. 282), Roxhurg (PI. Coron*. , t. 50), Jacq. (Juter., tab. 170 et 2C0), Yenlen. (Choix de PL, 58).
COMBRÉTACÉES. Coinbrclactœ. bot. Jussieu avait réuni, dans sa famille des Khcagné-cs, des genres dont la structure offre îles différences tranchées. C'est ainsi,
par exemple, que les genres Hippophae et Elæagnus ont l'ovaire libre, uniloculaire et contenant un seul ovule ascendant; que les genres Thesium , F u garnis, etc., ont l'ovaire infère, à une seule loge contenant plusieurs ovules (2 ou 5) attachés à lu partie supérieure d’uu trophosperuie ou placenta central; enfin dans les genres liucùla , Termina lia , ('hunchoa , etc., l’ovaire est infère, et les ovules sont pendants au sommet de la loge, sans placenta central. Dans ces derniers genres, il n'y a pas d'endosperme. tandis que cet organe existe dans ceux précédemment mentionnés. Plus tard, Jussieu sépara des Élæagnées les genres Terminalia, Pue nia , Chu m hui , etc. , et eu fil une famille nouvelle qu'il nomma Myrohalanées; enfin Brown reprenant les travaux de Jussieu, a formé trois familles des genres autrefois réunis sous le nom d'Êlæagnées, savoir: 1° les Éteagnées qui se composent seulement des genres Hippophae et Ela'agnus ; 2° les Santalacées qui comprennent les genres Sanlalum, Quinchamalium , Thesium , Leptomeria , l'usa mus , etc.; 3° enfin les Combrétacées, oii il réunit les genres U initia, Terminalia , Chunchoa , d abord placés daus les Ëlœagnées. et les genres Combretum , Cacoucia, etc., qui faisaient partie des Onagraires.
Les Combrétacées sont des arbres, des arbrisseaux ou même des arbustes portant des feuilles opposées, alternes, éparses, entières et sans stipules; des fleurs hermaphrodites ou polygames, diversement disposées en épis axillaires ou terminaux; leur calice est adhérent par sa hase avec l’ovaire qui est infère. Son limhe est allongé ou campaniforme, à quatre ou cinq lobes; il est articulé avec la partie supérieure de l’ovaire, et s’en détache circiiiairemenl après la fécondation. La corolle manque dans plusieurs genres. Lorsqu'elle existe, elle se compose de quatre à cinq pétales insérés à la base et entre les lobes du calice. Le nombre des étamines est, en général, double de celui des pétales nu des divisions du calice dans les genres où la corolle manque; cependant ce nombre n’est pas rigoureusement limité, et dans certaines espèces, on en trouve quatre, cinq, douze, quatorze et même quinze. Elles sont toujours insérées à la base du limbe calicinal; leurs anthères sont à deux loges s'ouvrant longitudinalement. L'ovaire est constamment infère, à une seule loge, contenant de deux à quatre ovules pendants, et attachés au sommet de la cavité par un petit prolongement filiforme, plus ou moins allongé, sans aucune trace de tropliosperme central. Du sommet de l'ovaire on voit s’élever un style long et grêle, que termine un stigmate simple. Le fruit offre dans sa forme et sa consistance, des différences assez tranchées; il est toujours uniloculaire, monosperme par avortement, et reste constamment clos. Tantôt il est sec. et présente deux, trois ou cinq angles saillants, membraneux et en forme d'ailes; tantôt il est ovoïde ou globuleux et charnu. La graine qu'il conlirntest su «pendue a u sommet delà loge, et offre à peu près la même forme que le péricarpe, c’est à -dire qu'elle est anguleuse dans le premier cas et ovoïde, allongée daas le second; sou épisperme ou tégument propre est simple et membraneux , et rccouvte immédiatement l’embryon. Celui-ci a la même direction
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que la graine , c’est-à-dire que sa radicule correspond exactement à son point d'attache. Les cotylédons sont foliacés, rarement plans, et plus souvent roulés sur cux-mémes.
Cette famille ne parait pas, au premier abord, réunir des genres ayant entre eux une très-grande affinité. F.n effet les uns sont pourvus de pétales , et les autres en manquent ; ceux-ci ont les cotylédons plans , et ceuxlà les ont contournés et roulés sur eux-mêmes; mais ces différences, ainsi que celles qui proviennent de la forme et de la consistance du péricarpe, ne sont pas d'une assez hante importance pour nécessiter leur désunion. Le caractère vraiment distinctif de cette famille consiste dans son ovaire uniloculaire, contenant un ou plusieurs ovules attachés au sommet de la loge et pendanls. Parses genres «apétales, elle tient aux Sanlalacées, 1 qui s'en distinguent par la présence d’un endosperme et 1 par leur placenta central. Par ses genres pélalés, elle se rapproche beaucoup des Onagraires et des Myrtacées entre lesquelles elle vient se placer.
Les genres qui composent cette famille sont peu nombreux, et peuvent être partagés en deux sections; dans la première on placera ceux qui sont dépourvus de corolle, tels que Un vida, L., Terminalia. L., auquel , il faut réunir le Tanibnuca et le Pamea d'Aublet; Chunchoa, Pavon, Conocarpus , L., Quisqualis, L., j à moins que l'on ne considère les cinq écailles qui garnissent l’intérieur de son calice, comme une corolle po- * lypétale, et dans ce cas il ferait partie de la seconde section. La deuxième comprendra les genres qui ont une corolle polypétata régulière : tels sont Laguncularia , liaertner fils, Combretum , Lcefl., Cacncia, Aubl., et Cestonia, Koxburgb.
COM BU 11 L.NTS (corps). On a qualifié ainsi lescorps qui, dans la combustion, s'unissaient à d'autres corps dont ! ils changeaient ou modifiaient les propriétés. Longtemps ! on a cru que l'Oxygène élail l'unique Comhureiil. que j seul aussi il jouissait de la propriété de produire les ■ Acides; mais des travaux récents ont prouvé que plu- ! sieurs autres corps . placés même parmi les conduis- i tildes, étaient susceptibles de favoriser la combustion , cl de donner naissance à des Acides. En outre . on a dé- ’ couvert que l’Oxygène, en se combinant avec les com- I bustibles, communiquait aux uns l'acidité, aux autres l'alcalinité, et souvent aussi formait des produits absolu- * ment neutres. Dès lors, il a été difficile d'attacher lin vé- ; rilaldesensnumolComburent. et de désigner clairement 1 lescorps qui jouissent exclusivement de celle propriété. |
COMBUSTIBLES (corps). Qualification attachée aux ! corps qui jouissent de la propriété de dégager du feu, i de la lumière, ou de la chaleur; de se combiner avec I l’Oxygène, le Chlore, l'Iode et le Phlore ou Fluoré; ! d'élre transformés en Acides par la combustion, etc. Cette qualification est devenue assez inexacte depuis 1 que l'on a vu des Combustibles remplir, dans certaines circonstances, le rôle de comburenfs.
COMBUSTION. Phénomène que l'état actuel des connaissances ne permet pas de bien définir. Quand on admettait l’Oxygène comme seul coinhurent, on pouvait dire qu'il y avait Combustion lorsqu'il y avait fixation d’Oxygènc dans un combustible quelconque, soit que
le phénomène fut accompagné d’un dégagement apparent de feu, soit que çe dégagement ne fût point sensible à nos organes. Mais l'Oxygène n'est plus le seul comhurent, et d'autres corps qui jouissent de celte propriété, peuvent, dans certains cas, se combiner avec les combustibles sans qu'il y ait Combustion , et , de plus, devenir combustibles eux-mêmes. En attendant que les idées soient mieux Hxées sur la Combustion, on pourrait se contenter d'appliquer ce nom au dégagement du feu produit par un échange de principes entre deux ou plusieurs corps, et donnant lieu à des combinaisons nouvelles, dont la capacité à contenir la matière du feu serait moindre que celle des composants.
COME. rois. Synonyme de Pleuronecte Plie.
COME. bot. F. COM4.
COMEPHOBE. rots. P. Callioxtvb.
COMESPERME. Comesperma. bot. Genre établi par Lahiilardière (Sp. ». hol.) dans la famille des Polygalées; Diadelphie Oclandrie. Caractères : calice à cinq divisions ordinairement inégales, deux étant presque toujours plus grandes que les trois autres; corolle formée de cinq pétales irréguliers, inégaux, soudés ensemble par le moyen des blets staminaux, de manière à représenter une corolle monopétale irrégulière, à deux lèvres : l’une supérieure bifide, l'autre inférieure concave et à trois lobes. Les étamines sont au nombre de huit et diadelphes. Le stigmate est bifide. Le fruit est une capsule comprimée, en forme de spatule, à deux loges contenant chacune une graine couverte de poils renversés. Ces caractères, ainsi qu’il est facile de le voir, rapprochent singulièrement ce genre du Polygala , dont il diffère seulement par son calice caduc, sa capsule en formede spatule, ses graines rccouvertcsde poils, et la caroncule linéaire, qui règne sur l’un de ses côtés.
Lahiilardière décrit et figure cinq es|>èces, savoir : Comesperma rirgata, ta b. 150 ; Comesperma relusn, la b. 1H0; Comesperma conforta, 1. 101 ; Comesperma calymega , t. 102; et Comesperma volubilis , t. 165. Ces cinq plantes sont de petits arbustes ou des herbes vivaces, ayant des feuilles alternes, ordinairement étroites, et des fleurs assez petites, qui forment un épi au sommet de la tige.
COMETE, isr. Espèce du genre Trichode et du genre Cercaire.
COMÈTES. Comètes, bot. Une plante de Surate, aux Indes-Orientales, avait reçu ce nom générique de Burmann ( Flora Indien , p. 59); elle le devait à l’aspect de ses enveloppes florales, hérissées de poils dont les faisceaux divergents simulaient la queue des comètes. Linné accueillit ce genre, et tous les auteurs d'ouvrages généraux l’ont ensuite adopté, en copiant le* caractères inexacts donnés par Rurmann. Il n’est donc pas étonnant qu’on l’ail méconnu, et que Jussieu lui-même l’ait confiné parmi les Généra incerta* sedis. Lorsque M. Benjamin Delesserl eut fait l'acquisition de l'herbier de Biirmann, on s’csl empressé de venir vérifier la plante que celui-ci a décrite et figurée (foc. cit., t. 15). Jussieu vil de suite que celte plante était une Amaranlliacée, cl non pas une Kuphorhiacée, comme avait seillblé l’indiquer le faux caractère de capsule à trois coques, donné par Bunnann. DeCandollc reconnut en
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elle le nouveau genre qu'il avait proposé sous le nom de Desmochœta , et dont il avait décrit six espèces, dans le Catalogue du Jardin de Montpellier, p. 101. Dans le second volume des Annales du Muséum, p. 152, Jussieu avaitantérieurement fondé ce genre sur 1* Achyranlhes lappacea, L., plante vivante au Jardin de Paris. Il lui avait imposé le nomde/'u/>a//a, dérivé AePupal-calli, donné par Rhéede ( Hort . Malab., v. 7, l. 44) à une plante de l'Inde, que Jussieu croyait identique avec 1' Achyranlhes lappacea, mais qui, « Ion De Candolle, ne lui est pas même congénère. Loureiro paraît aussi avoir eu en vue le genre dont nous traitons, en décri* vant le Cyathula qui, selon Jussieu, se rapporte à YAchyranthe s prostrata, L. Les caractères tracés par Jussieu sont très-exacts; De Candolle les a développés, et Guillemin a pu, de son côté, en faire une description complète sur le vivant. 11 lui a restitué le nom de Comélès, parce qu'il est le plus ancien, et qu'on serait indécis pour l'adoption de l’une des deux dénominations proposées par les botanistes modernes. C'est aussi l'avis de R. Brown, dans une note manuscrite sur l'échantillon deBurinann. Voici ses caractères : fleurs ramassées en faisceaux, disposées le long d’un axe commun; chaque faisceau a deux bractées triflores; les deux fleurs latérales oui un calice à cinq pétales munis de deux bractéoles disposées à angles droits par rapport aux bractées de l'involucre ; dans l’aisselle de chacune de ces bractéoles se trouve une masse de poils longs, roides et crochus comme des hameçons; la fleur du milieu n'a point d'appendices bracléiformes ; elle est plus grande, à cinq sépales lancéolés, aigus, connivents, membraneux sur leurs bords, et très-laineux extérieurement; chbqufe fleur renferme ciqqélamiues dont les Blets sont réunis à la base en un urcéole appliqué contre l'ovaire; les anthères sont globuleuses; l’ovaire est sphérique, divisible transversalement en deux parties, surmonté par un style de la longueur des étamines et par un stigmate glanduleux, capité ; toute sa capacité est remplie par un seul ovule scrotiforme ou, si l'on veut, globuleux, avec un appendice latéral très-grand, et tellement proéminent, qu'il lui donne la forme d’une cornue de chimiste.
Ce genre est bien suffisamment distinct de YAchyrauthes, dont les fleurs sont séparées et accompagnées chacune de trois bractées , et les filets d’étamines réunis en un tube garni d’appendices intermédiaires. La place qu'il occupait dans le système sexuel ne lui convenait pas, car, au lieu d'appartenir à la Télrandrie, il suit de la description précédente qu'on doit le placer daus la Penlandrie Monogynie. Les Comélès sont des plantes herbacées, originaires des Indes-Orientales ou de l’Afrique et de l'Arabie, biles se cultivent assez facilement; mais leurs fleurs, sans éclat, ne peuvent intéresser que les botanistes. Parmi les six espèces décrites par De Candolle, trois avaient reçu de Linné le nom d’ Achyranlhes; ce sont ses Achyranlhes lappacea , Achyranlhes prostrata, L., et Achyranlhes altcrnifolia, L. Lamarck en avait nommé une autre Achyr. styraci folia. Le Comeles aUerniflora, L., ou Cometes suratensis , Burm., parait être la même espèce que le Desmochœta altemifolia de De Candolle. Le nom
; de Comélès désignait un Euphorbe, dans Dioscoride.
COMÉTÈS. Comètes, ins. Genre de Coléoptères té- I tramères. de la famille des Longicornes, tribu des Lep- | turèdes, institué par Serville pour un insecte du Brésil, ! que Dejean avait provisoirement placé parmi les Cal- I lidies. Caractères : antennes filiformes, rapprochées à leur base, velues, un peu plus longues que le corps, insérées hors des yeux, à articles cylindrico-coniques; labre court, transversal; mandibules fortes, courtes, obtuses à l'extrémité; palpes inégales : les maxillaires trois fois plus longues que les labiales, les premières de quatre articles, les autres de trois; tète rétrécie postérieurement, portant un bourrelet transversal entre les yeux, immédiatement au-dessus de l’insertion des antennes, ayant une petite ligne enfoncée, qui part de ce bourrelet, et atteint presque le bord postérieur; chaperon transversal; yeux réniformes; corselet à peu prés de la largeur de la lêlc, plus étroit que les élytres, inégal en dessus, rétréci postérieurement , ainsi qu'en devant, muni latéralement d'un tubercule épineux; écusson petit; élytres linéaires, rebordées, un peu déprimées en dessus , avçc leur extrémité arrondie et mulique; pattes courtes; cuisses un peu renflées; jambes antérieures subitement dilatées et renflées à leur extré mité. Le Comélès hirticorue est d'un uoir mal en dessus, un peu luisant en dessous, avec le corselet ferrugineux et les élytres poinlillées. Taille, cinq lignes.
COMET1TE. polyp. Ce nom a été donné à des Polypiers fpséiles du geure Astrée.
COMIMA. bot. Ce nom désigne l'Olive dans Pline. Brown l'avait appliqué à un geure qui se trouve avoir été réuni au Sumac.
COMMAISDEl R. ois. Espèce du genre Troupiale. lu Traquel et un Bruant portent aussi ce nom.
COMMÉLINAIÉES. Commclinaceœ. bot. Brown a formé cette petite famille de plantes Monocolylédones, avec quelques genres de la famille des Joncées de Jussieu, et dont il a considéré le Commelina comme type. Caractères : calice ou périanlhe simple, à six divisious profondes, disposées sur deux rangées; les trois extérieures, en général plus petites, sont vertes et calicinales, tandis que les trois intérieures sont minces, colorées el pélaloïdes. Tantôt elles sout munies d'un onglet, tantôt elles en sont dépourvues; dans le premier cas, elles sont quelquefois réunies entre elles par la base de leurs onglets. Les étamines sont généralement au nombre de six ; cependant quelques-unes avortent parfois ou sont stériles el difformes par suite de l'imperfection de leurs anthères. Ces étamines sont toujours attachées sous l’ovaire; elles ont des anthères à deux loges souvent écartées l'une de l’autre par le moyen d’un connectif placé entre elles. L’ovaire , entièrement libre, offre (rois loges contenant chacune un petit nombre d’ovules fixés à l'axe interne : il est surmonté par un style et un stigmate simple, el se change en une capsule globuleuse, trigone ou comprimée, à deux ou à trois loges, et s’ouvrant en autaut de valves qui portent les cloisons sur le milieu de leur face interne. Les graines sont rarement au delà de deux dans chaque loge; outre leur tégument propre, elles se corn posent d'un eudosperme dur et cbaruu, contenant un
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embryon en forme de poulie, placé dan» une cavité opposée au point d'attaclie de la graine. Toutes le» plantes de la famille des Commélinées sont herbacées, tantôt annuelles, tantôt vivaces ; leur racine est fibreuse ou formée de tubercules charnus; leurs feuilles sont alternes, simples et engainantes à leur base. Leurs fleurs sont nues ou enveloppées dans une «pallie foliacée. Les genres qui entrent dans celte famille sont les suivants : Commelina, L., Campe lia, Itich., Trailescantia, L., Cartonemn , R. Br., Callisia, L., Dit horisamlra , Mik.. et /Ineilema, tt. Br. Dumortier partage cette fa mille en deux tribus : les Commélinées, dont les fleurs sont munies de bractées, et les Dichorisandrées , qui n’ont point de bractées aux fleurs; il place dans l’une les quatre premiers de ces genres , et dans l’autre les trois derniers.
COMMÉLINE. Comtnelina. bot. Le père Plumier a perpétué le souvenir de deux botanistes hollandais, Jean et Gaspard Cnminelin, par ce genre qui se compose de jolies plantes herbacées, annuelles ou vivaces, croissant dans les contrées chaudes de l'ancien et du nouveau continent, et même à la Nouvelle-Hollande et dans les archipels de l'océan Pacifique. Ce genre de plantes Monocolylédones fut d'abord placé par Jussieu dans sa famille des Joncs, mais aujourd'hui il appartient à un ordre naturel distinct, qui en a emprunté son nom. Les Commélincs se reconnaissent à leur calice à six divisions profondes et inégales : trois extérieures persistantes, vertes et caliciformes; trois intérieures pétaloïdes. onguiculées et caduques. Les étamines sont au nombre de six, dont quelques-unes rudimentaires et privées d'anthères. Les fleurs sont généralement bleues ou roses, réunies plusieurs ensemble dans un involucrc monophylle, persistant, replié ou roulé en cornet. Les feuilles sont alternes, terminées ù leur partie inférieure par une gaine entière.
Plusieurs espèces, d'abord placées dans ce genre, en ont été retirées pour former des genres distincts. Ainsi le professeur Richard a fait du Commelina Zanonia de Linné le genre Campelia . Brown, dans son Prodrome de la Nouvelle-Hollande, propose comme genre différent les espèces de Coinmélines, qui sont dépourvues d'involucre. Il les nomme Jneilcma . Quoi qu’il en soit, le nombre des espèces qui restent parmi les Commélines est encore assez considérable, et peut être évalué à une soixantaine environ. Elles sont de peu d’inlérèt. Deux seulement sont quelquefois cultivées dans les jardins d'agrément :
CommElixe vr lg a ire. Commelina communié , L., Lamk., III. t. 55, f. 1. Elle croit naturellement en Amérique et peut-être même en Asie, puisque Thunberg cl Kccmpfcr l'ont trouvée au Japon. Cependant il serait très-possible que la plante mentionnée par ces auteurs, fût spécifiquement différente de celle d'Amérique. Quoi qu'il en soit, la Comtnéliue commune offre une lige cylindrique, rameuse, un peu étalée, noueuse, portant des feuilles alternes, ovales, lancéolées, aiguës, entières, glabres, terminées à leur base par une gaine entière un peu ciliée sur ses bords. Les fleurs sont d'un bleu tendre, réunies plusieurs ensemble dans une spathe formée par la feuille la plus supérieure de la lige.
CoxvftLiNK tirérei se. Commelina tuberosa, L. Elle est originaire du Mexique et vivace. Sa racine est formée d’un ou de plusieurs tubercules charnus, d'où naissent plusieurs tiges articulées, cylindriques et grêles. Les feuilles sont cordiformes, allongées, sessiles, engainantes, velues, quelquefois rougeâtres dans leur partie inférieure. Les fleurs sont d'un beau bleu , portées sur des pédoncules pourprés, et d'abord renfermées dans une spathe foliacée. On la multiplie de graines qu par la séparation des racines.
CO.MMERSIS. bot. Nom donné par Du Pelll-Thouar* à une plante de la famille des Orchidées (flist. des Orchidées des îles australes d’Afrique), et qui constitue à elle seule la section nommée Commersorchis.
COMMERSONIE. Commersonia. bot. Deux genres de plantes ont successivement porté ce nom qui rappelle celui d'un des naturalistes français, auxquels la botanique doit le plus grand nombre de découvertes, de Commerson qui accompagna Bougainville dans son voyage autour du monde. Forster, le premier, lui consacra une plante observée par lui, dans l'archipel des Amis, d'abord placée parmi les Tiliacées, puis enfin faisant partie de la famille des Bultnériacées de Brown. Sonnerai fil également un genre Commersottia de la plante désignée par Ruinph, sous le nom de Butonica, et qui appartient à la famille des Myrtacées. Ce dernier genre doit être rejeté, et le Commersonia de Forster doit seul conserver ce nom. Ce genre offre pour caractères : des fleurs hermaphrodites dont le calice étalé et en forme d'étoile, présente cinq divisions très-profondes, lancéolées et aigues; corolle composée de cinq pétales dressés, plus courts que le calice, cohcaves à leur partie inférieure, qui est beaucoup pli/s large et offre deux lobes arrondis terminés en pointe à leur sommet; étamines rnonadelphes par leur base seulement, au nombre de dix , dont cinq sont stériles et difformes par suite de l’avortement des anthères. Les filaments sont courts et les anthères à deux lobes et presque didymes dans les étamines fertiles qui sont placées en face des pétales. La plupart des auteurs ne donnent à ce genre que cinq étamines, considérant les cinq qui sont stérile» comme un nectaire à cinq lobes velus. L'ovaire est libre, globuleux, à cinq côtes cl à cinq loges, contenant chacune plusieurs ovules; cinq styles grêles naissent du sommet de cet ovaire et se terminent par autant de petits stigmates simples. Le fruit est une capsule globuleuse, hérissée de pointes roides et plumeuses, à cinq loges contenant chacune deux graines.
Une seule espèce compose jusqu’à présent ce genre encore assez mal connu dans ses caractères; c'est le Commersonia echinata , Forsl., Gen. p. 44, t. 22. Cet arbre, qui ne s'élève qu’à une hauteur médiocre, est le Hestiaria alba de Ruinph (Amb. 3, t. lit)). H porte des feuilles alternes, pétiolées, cordiformes, glabres, à l'aisselle desquelles existent de petites fleurs, portées sur des pédoncules grêles et rameux. Cet arbre croit à (Haiti et dans les Mobiques.
COMNERSOPllYLlâ. bot. V. Pbyllobchis.
COMMIA. bot. Genre de la famille des Eupliorbiacées, établi par Loureiro. Les fleurs sont dioïques : les mâles disposées en chatons courts et axillaires, daqs lesquels
COM
le* écaille* imbriquée* portent chacune un filet *ur- | monté d'une anthère multiloculaire, ou plutôt de plusieurs anthères hiloculaires accolée*. Le* femelle», disposées en Grappes nombreuses, petites, presque terminales, présentent un calice triparti, court, persistant; trois styles courts et réfléchis; des stigmates légè- \ renient épaissis ; une capsule trilobée , à trois loges monospermes, percées d'une ouverture de leur côté interne. On en cite une seule espèce; c’est un arbuste de la Cochinchine , plein d'un suc résineux, qui jouit de propriétés émétiques et purgatives. Ses feuilles sont alternes, très-entières et glabres.
COMM1DENDRE. Cotnmidendrum. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, formé par De Candolle pour cinq espèces arborescentes, originaires de l'ile de S*c-Hélène, et dont plusieurs avaient été disséminées par Roxburgh dans les genres Coniza, Aster et Soliitago. Les caractères du genre nouveau sont : calatbidemultiflore. hétérogaine; fleurs du rayon femelles, ligulées et disposées sur un seul rang; celles du disque hermaphrodites, tubuleuses et à cinq dents; réceptacle nu et rétréci; involucre imbriqué, composé d'écailles linéaires, acuminées, disposées sur quelques rangs seulement; anthères appendiculées, mais point > en queue; stigmates courts; akène glabre, plan, com- i primé et dépourvu de bec ; aigrette scabre, mais gdV- ; nie d’une rangée de poils. Les espèces qui constituent i ce genre peuvent être divisées en deux sections : dans l’une seraient rangées celles à feuilles glabres, â pédoncules rameux et corymbifères ; l'autre offrirait les Coinmidcndres à feuilles velues et à pédoncules simples ou rameux dès la base.
GOMMIER, bot. P. Gommier.
COMMINGTOMTE. miis. Substance particulière , découverte récemment à Commington dans le Massachussets, par T. Muir qui lui a reconnu les caractères suivants : amorphe ou en masses imparfaitement cristallisées ; d’un vert grisâtre ; translucide sur les bords ; pesanteur spécifique : 3,20 ; dureté : 2,75 ; infusible au | chalumeau; composée de : silice 57,5; protoxide de fer 22; protoxide de manganèse 8,5; soude 9; eau 3. Ce minéral constitue une roche avec le quartz et le mica.
COMMIPUORE. Commiphora. bot. Sous le nom de Comtniphora Madagasca rien sis, Jacq. ( H. Schœnb. t. 49) a décrit et figuré un arbrisseau de Madagascar appartenant à la Dicecie Oclandrie, mais dont les caractères incomplets ne permettent pas de déterminer la place dans les familles naturelles. Sa tige, droite et rameuse, s'élève à la hauteur d’un mètre et plus. Les branches, d'un brun cendré, sont très-étalécs , garnies de feuilles alternes, péliolécs, glabres, oblongues, aigues et dentées en scie; à la base de chaque feuille se trouvent deux folioles opposées et arrondies; fleurs dioïques ; les mâles, petites et jaunâtres, naissent avec ! les feuilles; elles sont agrégées et presque sessiles sur les rameaux; leur calice est campanulé, â quatre dents aigues et étroites; la corolle a quatre pétales concaves, aigus et un peu réfléchis; huit étamines insérées sur le réceptacle, incluses et alternes avec les pétales, à filets subulés et à anthères oblongueset dressées. Les fleurs femelles sont inconnues.
COMMISSURE, bot. On donne ce nom à la ligne de jonction que forme l'application l'un contre l'autre, des deux akènes, dans les graines des Ombellifères.
COMOCLADIE. Cotnocladia. bot. Les manuscrits de Plumier avaient fait connaître un genre de plantes appelé Pseudo-Urnsilium , composé de deux espèces, l’une glabre, l’aulre hérissée de poils, toutes les deux à feuilles pinnées, à fleurs en panic nies, ayant un fruit drupacé à un seul noyau, et pleines d’un suc qui noircit à l'air, etc. Ces caractères s'accordent parfaitement avec ceux donnés par Browne, Linné et Jacquin, pour le genre Comocladia. Ce genre est du petit nombre de ceux des Dicotylédones qui se placent daus la Triandrie Monogynie. Jussieu l'a rangé dans la seconde section des Térébinthacées, près des genres Cneorum, Rumphia et Canarium. Caractères: calice très-petit, à trois divisions très profondes; corolle formée de trois pétales plus grands que le calice, élalés, ovales et aigus; trois étamines à filets très-courts et à anthères didymes; un stigmate obtus et sessile sur l’ovaire. Le fruit est une drupe oblongue, arquée et succulente, marquée de trois points au sommet et contenant un noyau de même forme, uniloculaire et monosperme. Les espèces sont encore en petit nombre, mais leur connaissance offre assez d’intérél en raison des usages variés auxquels on les emploie, ou des dangereuses propriétés qu’on leur attribue. Ce sont des arbres de moyenne grandeur, indigènes de l’Amérique méridionale et des Antilles. -
COMOCLADIE A FEUILLES ENTIÈRES. Comocladia itlte-
grifolia , L. Sloane, Jamaic. I. 222. Arbre de six à huit mètres de hauteur, branchu et portant des feuilles pin- I nées avec impaire, à folioles péliolécs, opposées, ovales,
; lancéolées, aigues et très-entières; ses fleurs forment de grandes grappes axillaires et sont de couleur pourpre-foncée. On lui donne à Saint-Domingue le nom impropre de Brésillet , parce qu’il fournit une couleur analogue â celle du bois de Brésil, (Cœsatpinia echinota), mais d'un rouge terne, plus foncé. 11 sert â faire quelques ouvrages de tour et de menuiserie. Son fruit a une saveur acidulé, et une couleur pourpre foncée lorsqu’il est mur. Les autres parties de l’arbre sont pleines d’un suc tellement caustique qu'il désorganise entièrement les tissus cutanés, ce qui l'a fait employer par des colons inhumains pour imprimer leur nom sur de malheureux nègres.
Comocladie dext£k. Cowocladia dentata , Willd. Cet arbre ne diffère du précédent que par ses feuilles bordées de dents épineuses, et parce que tes fruits ne sont pas comestibles. L’odeur infecte d'Hydrogène sulfuré que dégagent ses feuilles lorsqu'on les froisse, indique des qualités assez actives; on va même jusqu'à dire que ses émanations sont si dangereuses que des personnes endormies sous son ombrage y ont péri, expérience que Jacquin a voulu jusqu'à un certain point vérifier, mais qui , heureusement, ne lui a pas réussi. Au reste, ces propriétés délétères que partageut avec les Comocladie* quelques espèces de R/tus où elles ! sont même beaucoup plus cxaltées^confirment lescorré- 1 lations indiquées par Jussieu et De Caudolle entre la nai lureet les formes extérieures des plantesde même famille.
COM
COM
COMOLANGA. bot. Y. Camalanca.
COMOLIE. Comolia. bot. Genre de la famille des Mé- Iaslomacécs, Décandrie Monogynie, auquel De Candolle assigne pour caractères : tube du calice campanulatocylindracé : les quatre lobes du limbe sont linéaires; quatre pétales ovalaires; anthères ohlongues-linéaires, en faux, monoporeuses, égales, jointes par un court article; ovaire glabre; capsule ovale, biloculaire, renfermant des graines concaves d'un côté, élevées, rugueuses et tubcrculées de l'autre. Un arbrisseau du Brésil, Comolia berberi folia, donné d’abord par Huraboldl et Donpland pour une Rliexie, fait le type du genre; ses feuilles sont ovales, et ses fleurs axillaires, solitaires, presque sessilesel blanches.
COMON. bot. Palmier du genre Bactris.
CO.MOR1CUA. bot. S. de Phyllirée à feuilles étroites.
COMOSPERME. bot. Même chose que Coraesperme.
COMPACITÉ, mu, Ou dit que les corps sont Compactes, lorsque leur cassure ne présente jamais, en aucun sens, que des fragments de forme irrégulière et indéterminée. 11 faut distinguer la Compacité qui dépend de la nature même du corps cristallin , de celle qui est le résultat d’une agrégation de particules irrégulières, extrêmement Anes, ou de très-petits cristaux, que l’on doit regarder comme une structure accidentelle. Il est souvent difficile de distinguer ces deux Compacités, et ce n'est souvent que par des passages à des structures d'agrégations distinctes que l'on peut établir la différence entre le second et le premier cas.
COMPAGNON, max. Y. Campagnol.
COMPAGNON BLANC, bot. Syn. vulgaire de Lychnide diofque.
COMPARETTIE. Comparettia. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monaudrie, L., institué par Poppig et Endlicher, pour une plante nouvelle, apportée du Pérou et dans laquelle ils ont reconnu les caractères génériques suivants : sépales et pétales soudés par leur base : les premiers étroits, avec ceux des côtés prolongés inférieurement en éperon et l’intermédiaire adhérent au gynostème; les pétales soûl semblables, mais non adhérents au gynostème et plus larges; labelle placé postérieurement, articulé au gynostème par une sorte d'onglet qui sc divise et se prolonge en deux cornes contournées, réniformes, entières ou bidentées à leur base convexes, écbancrées et crélécs ; gynostème demi-cylindrique, membraneux, échaucré, renflé au milieu; anthère biloculaire et membraneuse; deux masses polliniques; deux caudicules filiformes, élastiques, adhérentes à une glandule ovale et un peu convexe. La Compareltie est une plante épiphylc, à pseudobulbes exigus, d’où sort une seule feuille oblongue. obliuscule, nerveuse ; les fleurs sont réunies en grappe radicale, simple ou rameuse, munie de bractées.
COMPAS-SCALLOP. moll. Syn. vulgaire de Peigne.
COMPÈDES. ois. Nom sous lequel divers auteurs distinguent les Oiseaux à pieds palmés, qui ont la majeure partie de la jambe engagée dans l'abdomen.
COMPÈRE-LORIOT, ois. Nom vulgaire dis Loriot d’Europe.
COMPÈRE-GUILLAUME, ois. Nom vulgairedu Bruant proyer.
COMPLECTIF. Complecticu». bot. On admet que la préfoliation est Compleclive, lorsque les disques des feuilles en s’embrassant mutuellement, se recouvrent par le côté et le sommet.
COMPLET, bot. Se dit d’une partie quelconque des végétaux, munie de tous les organes dont 'elle peut se composer. Ainsi une fleur complète est celle qui réunit pistil ou pistils, étamine ou étamines, calice et corolle ; elle est incomplète lorsqu'il lui manque l’un ou l'autre de ces organes. Le fruit complet désignait jadis celui qui avait son péricarpe, et on appelait incomplet celui que l'on en croyait privé et auquel nous donnons aujourd'hui le nom des semences nues. Les cloisons qui se trouvent dans l'intérieur d'un fruit, séparent complètement ou incomplètement la cavité de ce fruit. La Giroflée a le fruit divisé en deux loges par une cloison complète. Le fruit du Pavot, quoique muni de plusieurs cloisons, n'offre qu'une loge parce que les cloisons sont incomplètes. L’arille, ce tégument particulier qui revêt certaines graines, les recouvre quelquefois en totalité, et quelquefois ne les recouvre qu'en partie; dans le premier cas l’arille est complet, c'est ce qu'on |>eut voir dans la graine des Axalides; et il est incomplet dans celle du Fusain galeux.
COMPOSÉE (tleur). bot. Dans le Chardon, l’Artictîaut, le Souci, la Chicorée, etc., les fleurs sont fort petites, rapprochées les unes contre les autres sur un réceptacle commun , et environnées de folioles disposées symétriquement. C'est à cet assemblage de fleur» que les anciens botanistes donnaient le uoin de fleur composée. Mais celle expression impropre n'est plus employée aujourd’hui, et l'inflorescence des plantes réunies dans la Syngénésie est aujourd’hui considérée, et avec raison, comme un simple capitule que la plupart des auteurs ont nommé Calalhide. Pendant fort longtemps, on a également donné le nom de Composées à la famille naturelle de plantes formée par la Syngénésie. Mais ce nom rappelant celui de fleur composée, dont il vient d’étre question et dont on avait reconnu l'impropriété, Richard lui a substitué celui de Synanthérées, qui a été presque généralement adopté.
COMPOS1T1FLORES. bot. Syn. de Synanlhérées.
COMPRESS1CAIJÜE. Compreaaicauüua. iool. Queue comprimée, serrée dans le sens d'un côté à l'autre.
COMPRESSICAULE. Compressicaulis. bot. Tige comprimée, serrée par deux côtés opposés, ce qui occasionne deux surfaces larges et deux étroites.
COMPRIMÉ. Compressas. bot. S’entend de tout organe dout la coupe transversale présente la forme d'une ellipse, comme s’il avait été serré par les côtés.
COMPSANTilE. Compsanthus. bot. Genre de la famille des Joncécs, Hexandrie Monogynic. Caractères: corolle campauulée, composée de six pétales renflés extérieurement et plus épais vers l'extrémité; Aletsdes étamines dilatés à leur base; anthères pellées; trois stigmates bifides, roulés au sommet; capsule siliquifortne, triloculaire et polysperme. Le Compsanthu a tnacu/alus, unique espèce du genre, availétéprécédemmen tdécrit par Don, sous le nom de Compsoa maculata.
COMPSOCÈRE. Compsocerus. ins. Coléoptères tétra mères; genre de la famille des Longicornes, établi
par Servillc aux dépens du genre Saperda de Fabricius. Caractères : tète dirigée en avant, peu ou point comprimée; mandibules fortes, saillantes, creusées en dessus; palpes de longueur moyenne : les maxillaires guère plus longues que les labiales, et toutes ayant leur article terminal assez long, cylindrique, tronqué au bout; antennes de douze articles, le dernier plus court .que le précédent, le troisième plus long que le quatrième; corselet arrondi latéralement, mutique, point dilaté, déprimé en dessus, sans crénelures latérales; élytres longues, linéaires, déprimées en dessus, arrondies et muliques à l'extrémité; corps linéaire, un peu pubcscenl; pattes assez grandes ; cuisses simples; jambes droites, un peu comprimées. La Saperde barbicorne est encore Tunique espèce du genre. On la trouve au Brésil, sur les feuilles, les troncs d'arbres contre lesquels elle grimpe avec facilité; on la rencontre aussi volant pendant le jour, dans les bois, et produisant alors un sou aigu, par le frottement des élytres contre le corselet.
COMPTONIE. Comptonia. bot. Genre formé par Gærtner et rangé dans la famille des Mjncées. Caractères : fleurs monoïques, disposées en chatons. Les chatons mâles, plus nombreux, sont placés à la partie supérieure des jeunes rameaux, naissent immédiatement au-dessus de la cicatrice des feuilles de Tannée précédente, et sont alternes comme elles. Ils sont cylindriques et allongés. Les chatons femelles, au nombre de deux. plus souvent même solitaires, sont beaucoup plus courts que les chatons mâles, au dessous desquels ils sont immédiatement placés. Dans les chatons mâles, les écailles sont imbriquées, très-serrées les unes contre les autres ; à leur base interne, on trouve quatre ou cinq étamines dont les filets sont fort courts et les anthères didymes. On trouve quelquefois des chatons dont toutes les fleurs sont â quatre étamines, et d'autres qui en présentent constamment cinq. Les châtons femelles sont beaucoup plus courts que les mâles; ils sont ovoïdes, allongés, formés d’écailles également imbriquées. A la base interne de chaque écaille sc trouve une fleur femelle. Celle-ci sc compose d’un calice formé de trois folioles lancéolées et inégales, les deux latérales étant un peu plus longues. Chacune d'elles est accompagnée à sa base interne, d’un petit corps charnu et comme glanduleux. Ces folioles s'accroissent sensiblement après la fécondation, et accompagnent le fruit. L'ovaire est sessile, un peu comprimé, à une seule loge, renfermant un seul ovule dressé. Le style est extrêmement court et à peine distinct du sommet de l’ovaire. Il sc termine par deux stigmates subulés, glanduleux, beaucoup plus longs que les écailles du chaton. Le chaton fructifère est globuleux, hérissé d'écailles linéaires eteiliées sur leurs bords. Les fruits sont ovoïdes, allongés, un peu comprimés. Leur péricarpe est légèrement charnu en dehors, dur et crustacé en dedans; il renferme une seule graine dressée. Une seule espèce forme le genre Comptonia, qui a les plus grands rapports avec le Myrica. Elle est originaire de l'Amérique septentrionale et porte le nom de Comptonia asplenifolia, Michx. C’est un arbrisseau rameux, que l'on cultive quelquefois dans les jardins. Ses feuilles sont alternes,
allongées, profondément crénelées et un peu velues en dessous.
COMPTONITE. «ix. Substance blanchâtre, en petits cristaux brillants, dérivant du prisme droit, rhotnboïdal, faisant gelée avec les acides. Elle a été trouvée par Moriticelli, dans les cavités de quelques laves du Vésuve, avec la gismondinc ; elle a de l'analogie avec la brewstérite et la tomsonile; son analyse a donné : silice 37;alumine 31, 5; chaux 15, 5;eau 13; fer 1; pertes.
CONABIBY. ois. Synonyme vulgaire d’Aulour de Cayenne. E. Faccox.
CO.YAMI. bot. Sous ce nom Auhlet a désigné un genre qui n’est autre chose qu'une espèce du Phyltanthus. Cette plante parait douée de propriétés narcotiques telles que, mêlée à Tenu, clic jette les Poissons dans un étal de stupeur. Auhlet apprend que ce nom de Co*amf est appliquédans la Guianeaux divers végétaux qui ont le même effet, et, par suite, les mêmes usages.
CONAM A. bot. Synonyme de Corossol.
CONANa.M. bot. Synonyme d'Elais Guianensis.
CO N ANTHÈRE. Conanthera. bot. Genre établi par Ruiz et Pavon, dans la famille des Asphodélées, Hexandrie Monogynie , Lin., avec les caractères suivants : périanlhe supère, à six divisions réfléchies; anthères réunies en forme de cône; capsule oblongue, triloculaire et Irivalve; semences peu nombreuses et presque rondes. Une seule espèce constituait primitivement ce genre, c’était le Conanthera bifolia, Fl. Peruv ., figurée par Trew, T. m, sous le nom de Bermudianaputposa. Cette plante est indigène du Chili ; ses fleurs sont d'un bleu violet, panachées à la base des pétales. On mange ses bulbes. A cette espèce, Persoon a réuni une plante qui doit faire modifier les caractères du genre. C’est VEchcandia terni/lora d’Orléga, dont la hampe est simple, les feuilles linéaires; les fleurs jaunes et les filets des étamines garnis de points glanduleux. On ignore sa patrie; elle est remarquable par la soudure de ses anthères, cas très -rare chez les Monocotylédones. Dans cette espèce, le périanlhe n'est point supère; on voit, au contraire, un ovaire libre, sous lequel sont insérées les étamines; ce n’est donc pas parmi les Narcissées qu'on doit placer celte plante, ainsi qu'on l'a imprimé quelque part, mais bien plutôt près des Asphodélées, dont son organisation et son port indiquent l’affinité. Cavanilles avait également senti ces rapports, eh la réunissant aux Anthericum. T)n pourrait ajouter qu'elle ressemble beaucoup, par son fucies , à certains Si*yrinchiufnf mais le nombre et l'insertion des étamines sont trop différents pour qu'on voulût les rapprocher.
CONASTELLO et CONASTRELLO. bot. Syn. vulgaires de Troène.
CONCEPTACLE. bot. Sous le nom de Conceptacu lu nt seminum, Jungius cl Bfrdikusont désigné le péricarpe des fruits, quelle que fût sa forme ou sa nature, réservant le mot Pericarpium pour les péricarpes secs. On Ta aussi appliqué spécialement au réceptacle des organes reproducteurs des végétaux Cryptogames, tels que les Champignons, les Lichens, les Hypoxylées et les Algues ; mais cet organe a reçu des noms qui nonseulement diffèrent d’une famille à l’autre, mais qui
sont encore très multipliés dans la même famille. Ainsi ; le Conceplacle des Chain pignons est appelé Péridion, ! celui des Hypoxylées Sphérule, Lirvelle; dans les Li* i chéris , il est assez communément désigné sous le nom j d'Apolhecium ou Apolhecia , quoiqu’on l’ait aussi ] nommé Scutelle, Orhille, Palellule, Gyromc, Globule, ; Cislule, Céphalode, etc.
CONCEPTACULAIRE. Conceplacularix. bot. Qui s’o- • père au moyen de Conceptacles; on emploie celle épithète pour caractériser lin mode de fructification. ,
CONCEPTACULIFÈRE. Conceptaculifcrux. bot. Or- . gane muni de conceptacles ou qui en supporte.
CONCEVEIBA. bot. Aublet ( Plantes de la Giiianc , ] t. 353) a nommé ainsi un arbre dont il n’a connu que ; les fleurs femelles ; elles sont portées sur des pédoncules épaissis et articulés, disposés sur un axe commun. Le calice est composé de cinq ou six divisions aigues et roides, au dessous desquelles sont, extérieurement, des glandes souvent lnlobées. Le style est court, triparti; les trois stigmates sc partagent A leur extrémité; l'ovaire est trigone, parsemé d'une poussière qu’on reconnaît, à l'aide de la loupe, être formée par des petits poils étoilés ; il présente trois loges, dont chacune, un peu velue à sa base, contient un ovule unique, surmonté d'un appendice plus ou moins long. Le fruit sc sépare en trois portions, dont chacune sc subdivise en deux valves, et les graines sont revêtues d'une coiffe charnue, bonne à manger. Les feuilles sont alternes, portées sur un long pétiole accompagné de stipules légèrement dentées, glabres sur leur surface supérieure, et marquées sur l'inférieure, d'un réseau de vaisseaux assez saillants. A l’espèce décrite par Aublet. Blumc en a ajouté une seconde qu'il a découverte à Java, et qu'il u nommée Conceveiba ou Conceceibuui Jaritnense. Celle découverte a permis à son auteur de compléter les caractères génériques , et de reconnaître que les fleurs mâles ont le calice à trois ou quatre divisions ; trois ou quatre étamines visibles, à filaments soudés à leur base et dressés, à anthères bien apparentes.
CONCEYEIBPM. bot. Ricli. V. Coxceveiba.
CONÇU A TR1LOBA. oust. Nom sous lequel on a dé- : signé anciennement les queues des Trilobites que l’on croyait être des Coquilles.
CONCHACÉES. loi.L. Famille de la méthode de Blainvillc, qui correspond à celle des Cardiacées. V. ce mot.
COXCHELA. bot. Syn. portugais de Cotylédon Umbilicus-Ccnerix.
CONCUIFKRE. Conclu fera. tooL. Classe établie par Lamarck (Anim. sans vert. T. v, p. -il 1 ) et qu’il distingue par les caractères suivants : animaux mollasses, inarticulés, toujours fixés dans une coquille bivalve; sans tète et sans yeux; ayant la bouche nue, cachée , dépourvue de parties dures , et un manteau ample, enveloppant tout le corps, formant deux lobes lamelliformes, à lames souvent libres, quelquefois réunies par devant; génération ovo-vivipare; point d'accouplement ; branchies externes, situées de chaque côté entre le corps et le manteau ; circulation simple ; le cœur a un seul ventricule; quelques ganglions rares; des nerfs divers, mais point de cordon médullaire gau glionné; coquille enveloppant entièrement ou en partie
l’animal, tantôt libre, tantôt fixée; à valves le plus souvent réunies d’un côté par une charnière ou un ligament ; quelquefois des pièces testacées accessoires et étrangères aux valves augmentent la coquille.
Les Concliifères , n’ayant point de tète, sont conséquemment dépourvus de tentacules ; leur bouche , cachée entre les lobes du manteau , n’est munie que d'appendices labiaux ; elle est toujours dépourvue départies dures, parce qu’elle n'est destinée qu'à recevoir des aliments qui n’ont pas besoin d'élre broyés; c'est, à bien dire, l'entrée de l'œsophage qui, lui-inéme, est court et large; il alsoulil directement à l’estomac qui n’en est qu'un renflement. Le système de circulation et de respiration se compose de branchies en nombre pair, variables, externes, grandes quelquefois autant que le manteau, formées de plusieurs feuillets résultant d'une multitude de petits vaisseaux parallèles, serrés. qui vont se rendre dans un tronc commun, lequel aboutit lui même au cœur situé vers le dos. Quant au système nerveux, U est moins avancé dans sa composition ; un ganglion se remarque au-dessus de la bouche, et ce ganglioq a été considéré comme le cerveau; un autre plus éloigné est lié au premier par deux filets nerveux et par d'autres branches qui en partent ; il donne la sensibilité à presque toutes les parties. La manière dont les Conchifères sc meuvent est bien différente de celle qu'emploient les Mollusques proprement dits; ils n'ont point sous te corps un disque pour ramper, mais quelques-uns ont un corps charnu, musculeux, qui leur sert à s'avancer en s’enfonçant dans le sable, et même à exécuter des sauts; et ce corps, devenant même tendineux, se divise en une multitude de filaments plus ou moins fins, et sert à fixer l'animal; il se nomme alors Hyssus. Tous les Conchifères sont revêtus d’une coquille formée de deux pièces uniques ou principales, le plus souvent semblables, dures, leslacées, réunies à leur base par un ligament élastique, ligament qui. par sa structure, agit toujours de la même manière, soit qu'il existe intérieurement, soit qu’il se montre à l’extérieur; les valves sont encore retenues dans leur position par des dents cardinales plus ou moins nombreuses, disposées comme des engrénages dont les parties saillantes sont reçues dans des enfoncements et réciproquement. Lamarck est le premier qui se soit servi du nombre des muscles, jouir diviser les Conchifères en deux ordres; cette méthode a été adoptée en 1810 parOcken, et depuis par presque tous lei conchvliologues. Il a employé aussi des caractères secondaires non moins faciles à saisir : ces caractères consistent dans l’égalité ou la non égalité des valves , dans le bâillement plus ou moins considérable de ces valves, etc. Les muscles des Conchifères laissent sur tes coquilles des impressions plus ou moins profondes qu’il est toujours très-facile de reconnaître. Ces impressions sont subcenlralesdans les .Monoinyaires (Conchifères à un seul muscle); alors le muscle traverse le corps de l'animal dans son milieu; dans les Conchifères Dimyaires(à deux muscles), au contraire, ils sont placés aux extrémités de la coquille, et semblent traverser ces mêmes extrémités; ces muscles sont fermes, durs, surtout vers les points d’attache.
Tous les animaux de cette classe ne peuvent respirer que dans l’eau; ils vivent donc sans exception au milieu de ce fluide. Le plus grand nombre habile les eaux dé la mer; ceux qui se trouvent dans les eaux douces sont moins nombreux, quoique la quantité s’en augmente à mesure que les recherches et les observations se multiplient.
Plusieurs classes d’animaux qui rentrent dans les Mollusques et parmi les Annélides de Cuvier, étant susceptibles de se couvrir d'un corps protecteur que l’on est convenu de nommer Coquille , c’est à cet article qu’il faut recourir pour tous les détails de formation et de structure.
Voici la distribution systématique des Conchifères par Lamarck.