COUCOU TACHETÉ DE LA CHINE. K. COTA TACHETÉ DE
la Chine.
Coucou tacheté de l’Ile Panay. CucuIuh Pannraw us, Latb., Sonnerai, Voy. pl. 78. Parties supérieures brunes, tachetées de roux jaunâtre; rémiges rayées de roux et pointillées de blanc; rectrices rousses, rayées de noir; gorge noire, tachetée de roux; parties inférieures roussâlres, rayées de noirâtre; pieds cendrés. Taille, douze pouces.
Coucou tacheté des Indes, y. Coucou brun tiqueté de ROUX.
Coucou tacheté de Malabar, y. Coucou Cbil.
Coucou tacheté de Mindanao. Cuculua Mintlanensia , Lalh., Buff., pl. enlum. 277. Parties supérieures d’un brun verdâtre, irisées, tachetées de blanc et de roussâtre; rémiges rayées transversalement de blanc roussâtre ; rectrices égales, irisées en vert doré brillant, rayées transversalement de roussâlre et souvent terminées de blanc; parties inférieures blanches, tachetées et rayées en travers de noirâtre ; bec noir, roussâtre en dessous; pieds d'un gris brun. Taille, quatorze pouces six lignes. C’est le Coucou â gros bec, femelle.
Coucou TACHiaor. C'eut, selon Levaillanl qui l'a figuré
pl. 216 des Oiseaux d’Afrique, le même que le Coucou Cuil.
Coucou Tait-Soc. y. Cou a Tait-Sou.
Coucou DE TaVTI. y. Coucou ARA VEREVA*
Coucou tes u 1 rostre. Cettlropua lenuirostrin , Cuv. Parties supérieures brunes, variées et rayées de roux, de noir et de gris; tête et joues grises; rectrices blanches en dessous, rayées de noir; gorge blanchâtre; poitrine rousse ; abdomen blanc, rayé de brun, de roux et de noir; bec grêle et noir. Taille, dix pouces. Inde.
Coucou a tète bleue. Cuculua cyanocepholut , Latb. Parties supérieures brunâtres, pointillées et rayées de blanc; sommet de la tête, nuque et côtés dp cou d'un bleu noirâtre; rectrices longues et presque égales; gorge et devant du cou jaunâtres; parties inférieures blanches, rayées transversalement de noir; bec et pieds bleuâtres. Taille, neuf pouces. Nouvelle Hollande.
Coucou a tête gbise. Cuculu* polioccphalus , Latb. Parties supérieures d’un cendré plus obscur sur la tète et le cou; rectrices blanchâtres, rayées transversalement de noirâtre ; parties inférieures blanches, rayées de cendré; bec et pieds brunâtres. Taille, huit pouces. Iode.
Coucou A TÊTE GRISE BT VENTRE JAUNE. V. PETIT COU- COU A TÊTE GRISE ET VENTEE JAUNE.
Coucou tiqueté de blanc. Cuculua olbo punctulatuay Drap. Plumage d'un noir irisé, avec des points blancs sur la tête, les rectrices alaires et les parties inférieures; rémiges inférieures marquées d’une tache blanche ; rectrices terminées par un petit point blanc sur la tige, les deux latérales beaucoup plus courtes et rayées de blanc en dessous, de même que les tectrices caudales inférieures; bec et pieds noirs; quelques plumes â moitié blanches sur les plumes des jainl>es qui garnissent aussi un côté des tarses. Taille, huit pouces. Java. Le mâle est entièrement d'uu noir lustré, à l'exception de quelques petites raies blanches sur la queue.
Coucou varie de Mindanao, y. Coucou tacheté de Mindanao.
Coucou a ventre fauve. Cuculua pyrogoater, Drap. Parties supérieures d’un brun bronzé, rayées transversalement de fauve; sommet de la tête tirant sur le cendré; rémiges intermédiaires bordées â l’extérieur de taches fauves; rectrices intermédiaires dentelées de fauve, les latérales de blanc, toutes étagées et terminées de blanc; gorge, dessous du cou, poitrine et ventre d'un fauve pâle, rayés transversalement de brun et de blanc; parties les plus inférieures fauves; bec noir, brunâtre à sa base et en dessous; pied» rougeâtres. Taille, huit pouces six lignes.
Coucou a ventre noir. Cuculua melanogaater, Parties supérieures ferrugineuses; sommet de la tète cendré; rectrices longues, étagées, noires et terminées de blanc ; gorge, devant du cou eL poitrine roussâtre»; parties inférieures noires. Taille, quinze pouces. Java.
Coucou a ventre raté. Cuculua lincatua, atrialua. Drap. Parties supérieures d’un brun cendré, bleuâtre; rémiges brunes, frangée* de blanchâtre, les deux premières dentelées de roussâlre; rectrices peu étagées, noirâtres , avec l’extrémité et des taches blanches le long de la tige; gorge et devant du cou d’un cendré
cou
bleuâtre, trè» - clair; partie* inférieure* blanchâtre*, i rayée* transversalement de noir; bec noir, roussâtrc en dessous ù sa base; pieds rougeâtre*. Taille, douze j pouces. Java.
Coccoc A TERTRE RATÉ DE L’IlE DE PARAT. F. COUCOU I BRUR ET JAURE A VERTRE RATÉ.
Coucou a vertre roux. Cuculus ruficenter , Less. | Parties supérieures d'un noir bleuâtre, brillant; ailes et queue brunâtres ; un trait blanc, partant de l'angle du bec; parties inférieures rousses, finement tachetées de brun. Bec et pieds noirs. Taille, treize pouces. Nouvelle- Guinée.
Coucou VERDATRE DE MADAGASCAR. V. CoUA VER- DATRE.
Coucou vf.rt-d’artique. F. Coucaî. vrrt-d’artiqur.
Coucou vert et blarc. Cuculus palliolalus , Lalh. • Parties supérieures d'un vert sombre; sommet de In tête, côté* du cou et rémiges noirs; rcctrices courtes, tachetées de blanc à l’extrémité; parties inférieures blanches; dessous des ailes jaunâtre; l>cc brun; iris , orangé; pieds hleuâtres.Taille, douze pouces. Nouvelle- Hollande.
Col'COl VERT DU CAF DE BüRRE-EsPÊRARCE. F. COUCOU ‘
Didric.
Coucou VERT-DORÉ ET RLARC. F. COUCOU DlDRIC. ,
Coucou VERT niPML DE GUtRÉE. F. TOURACO PAULIRE. ]
COUCOU VERT BUPPÉ DE SlAR. F. DROROO A RAQUETTES,
jeune.
COUCOU (fleur de), bot. Nom vulgaire du Lychnis Flos Cuculij du Narcissus Pseuüo-iXarcissus, et du ; Primula ofjicinalis.
COUCOUA. Coccycua. ois. Genre de l’ordre des Zygo- | dactyles, institué par I.esson qui en trace ainsi les ca- I ractéres : bec très-court, peu élevé, très-comprimé; mandibules égales : la supérieure voûtée ; narines marginales, ouvertes, basales; ailes très-courtes, concaves, arrondies; cinquième, sixième et septième rémiges les plus longues; tarses courts, grêles, sculellés; queue étagée, longue, cunéiforme.
Coucoua CAPUC1R. Coccycua monachus, Less. Tout le plumage d’un brun ferrugineux , à l’exception de l’abdomen qui est d’un gris ardoisé ; rectrices terminées de blanc : les extérieures rousses; bec jaune. Taille, huit pouee*. Cayenne.
COUCOUAT. ois. Nom vulgaire donné aux jeunes Coucous.
COUCOUL1ADO. 010. Synonyme vulgaire d'Alouette Cochevis.
COUCOU MELLE, bot. Synonyme vulgaire d’Oronge blanche, et d’Amanite engainée.
COUCOUNASSOUX. bot. Syn. ancien de Concombre.
COUCOUPIC. Cucupicus. ois. Genre établi parLesson, 1 pour y placer le Promépic de Levaillant, Picus Cufer, \ Lath., espèce intermédiaire des Pics et des Coucous. F. Pic.
COUCOURDE. bot. L’une des nombreuses variétés de la Courge calebasse, Cucurbita tngenana , L. F. Courge.
COUCOURELO. bot. Nom vulgaire d’une variété de , Figue, nommée aussi petite Violette.
COUUOUREN-NASSON. bot. Synonyme vulgaire de [ Momordica Elatcrium, L. F. Momordiqie.
3 OIU.T. DES SCISRCES RAT.
COUCOURZELLE. bot. Nom vulgaire d’une variété du Potiron. F. Courge a gros fruits.
COl’CUT. ois. Synonyme vulgaire de Coucou gris.
COUDE. Palisol de Beauvois se sert de cette épithète et l'applique à l’aréle des Graminées, lorsqu'elle est pliée dans son milieuet que l’extrémité, conséquemment, se rapproche de la base. Il en est de même des aulcnnes, chez la plupart des insectes de la famille des Rhynchophores, qui, pliées ou brisées dans leur milieu, font une sorte de chevron.
COU DEY. ois. Espèce du genre Jacana.
COUDIOU. ois. Synonyme vulgaire de Coucou gris.
COUDOU, mai. Même chose que Condou. P'. Artilope.
COUDOUGAN, COUDOUGNAN. ois. Synonymes vulgaires de Loriot à tête noire.
COUDOUGIE, COUDOUKIER, COUDONIER. bot. Synonymes vulgaires de Coignassier.
COUDOUMBRE. bot. Syn. vulgaire de Concombre.
COUDRE, bot. Synonyme vulgaire de Coudrier et de Viorne.
COUDRIER. Corylus. bot. Genre de la famille des Amentacées. Monœcie Octandrie. Caractères : fleurs monoïques : les mâles formant de long* chatons cylindriques et pendants. Chacune d'elles se compose d’une écaille profondément bifide, soudée avec une autre écaille plus extérieure, entière, plus grande que la précédente et l’enveloppant, de huit étamines à filets courts et grêles, à anthères ovoïdes allongée* et uniloculaires, marquées d'un seul sillon longitudinal, par lequel elles s’ouvrent. Les fleurs femelles sont en général réunies plusieurs ensemble â l’aisselle d'écailles qui constituent quelquefois une sorte de bourgeon conoïde. On trouve pour chaque fleur un involucre monophylle. persistant, recouvrant complètement la fleur, tantôt profondément biparti, taulôl simplement denté à son bord, cl que tous les auteurs considèrent à tort comme le calice. Celui-ci, ,en effet, est adhérent avec l’ovaire qui est infère et plus ou moins globuleux; son limbe est fort court et irrégulièrement denticulé. Coupé en travers, l’ovaire offre deux loges, très-petites comparativement à sa masse, et dans chacune d’elles, un ovule renversé est attaché à sa partie supérieure et un peu interne. Du sommet de l'ovaire naissent deux stigmates subulés. plus longs que l’involucre et finement glanduleux. Le fruit est un véritable gland osseux, enveloppé dans un involucre inomqihytle ou cupule foliacép, plus longue que lui, au fond de laquelle il est attaché par une base large. Le péricarpe est oiseux, indéhiscent, plus ou moins globuleux. terminé en pointe ù son sommet où il offre un petit ombilic formé par les dents du limbe calicinal. Ce péricarpe n’a en général qu’une seule graine et une seule loge, plus rarement deux loges et deux graines séparées par une cloison mince, irrégulière et celluleuse. La graine est dépourvue d’endosperme et se compose d’un gros embryon dont les deux cotylédons sont trèsépais. Les Coudrier* sont des arbres, ou plus souvent des arbrisseaux à feuilles alternes et entières, munies à leur base de deux stipules écailleuses et caduques. Eu général , leurs fleurs s'épanouissent avant que leurs feuilles commencent à se développer.
cou
liG
Coudrier CO il Ml) R ou Noisetier. Corylua Arcllana,
L i nné. Il croit en abondance dans nos bois et nos forêts, et forme un arbrisseau de dix à douze pieds d'élévation, dont les rameaux sont effilés, cylindriques elpubexcents. Ses feuilles sont alternes, courlement péliolécs, cordiformes, arrondies, acuininées au sommet, doublement dentées en scie sur leurs bords, pubescentes et un |»eu rudes au toucher sur leurs deux faces. Les deux stipules qui accompagnent chaque feuille, et qui constituaient les écailles «lu bourgeon dans lequel elles étaient d'abord renfermées, sont très-caduques. Les chatons miles sont longs, cylindriques, et pendent de la partie supérieure des jeunes rameaux de l'année précédente. Chaque fleur se compose de huit étamines i anthères vraiment uniloculaires et barbues à leur sommet. Les fleurs femelles constituent une sorte de petit bourgeon conique. Il leur succède des fruits ou glands désignés sous le nom de Noisettes, enveloppés dans une cupule monophylle , foliacée , frangée . plus longue qu'eux. Les principales variétés produites par la culture sont ; le Coudrier franc à fruits blancs, le Coudrier i amandes rouges, et l’Avelinier qui se distingue par la grosseur de ses fruits. L'amande du Noisetier est très-agréable et très-recherchée, surtout lorsqu’elle est récente. Elle a une saveur douce et contient une quantité considérable d'huile grasse, que l'on peut en extraire par le moyen de la presse. Le Coudrier n’est pas difficile sur la nature du terrain dans lequel on le plante; cependant les terres légères cl un peu humides sont celles qui lui conviennent le mieux. On le multiplie soit par les rejets nombreux qui poussent de son pied, soit par ses graines. Les sujets que l’on obtient par ce dernier moyen sont plus vigoureux.
Colorier db Byxaxce. Corylu » Colurna, L., Corylus Üyzantina , Desf. Cette espèce sc distingue de la précédente par sa lige eu arbre, par ses stipules étroites et lancéolées, par ses feuilles plus velues et comme anguleuses, par ses fruits enveloppés d'un double involurre : l’un extérieur, mulliparti ; l’autre interne, à trois* divisions. Ces fruits sont plus gros que dans l’espèce vulgaire, mais leur enveloppe osseuse est plus épaisse et plus dure. Cet arbre, que l’on trouve fréquemment dans les jardins, croit naturellement aux environs de Constantinople. L'Écluse fut le premier botaniste qui cultiva le Coudrier de Byzance; il en reçut des graines de Constantinople, en 1582. Linné dit qu’en 173(1, il en existait un très-bel individu dans le Jardin botanique de Leydc. qui avait été planté par L'Ecluse.
Colorier d'AmErique. Coryius Atnericano, Mich., Fl. Bor. Am. Cette belle espèce, qui croit dans les diverses contrées de l'Amérique septentrionale, a les feuilles trèslarges. L'iovolucre qui environne scs fruits est évasé et comine campanulé, irrégulièrement découpé, chargé de poils glanduleux. Le fruit est déprimé.
On eullive encore quelquefois dans les jardins, le Colorier couru, Corylu s roui raid , Michx., qui vient | de l’Amérique septentrionale , dont l'involucre, trèsallongé, un peu tordu, forme une sorte de corne. Ses ( fruits mûrissent en Europe, et donnent des amandes bonnes à manger.
COUERDOU. mai, y. Coeroou.
| COI ÉPI. COUP1. Couepia et Acioa. dot. Aublel ( Plantes de la Guiane) a distingué, sous ces noms, deux arbres de Cayenne. Jussieu et Lamarck ont indiqué les grands rapports qui unissent ces plantes. Enfin, .v h relier et Willdcnow les ont comprises dans un seul genre auquel ils ont donné le nom Acioa. Ses caractères sont: calice tubuleux ou turbiné, à cinq lobes; corolle de cinq pétales inégaux; étamines nombreuses dont les filets sont soudés en une membrane épaisse, insérée sur le calice, entre les deux plus petits pétales; ovaire légèrement pédicellé ou fixé à un processus du fond du calice; un seul style et un seul stigmate ; drupe ovée, sèche, couverte d’une écorce épaisse et coriace qui se fendille par la maturation; semence unique, grosse, enveloppée dans un tégument fragile.
Ce genre a été placé par Jussieu, dans la famille des Hosarées. section des Amygdalées, et il appartient à l’Icosandrie Monogynie. Les deux espèces dont il se compose habitent les forêts de la Guiane; ce sont des arbres très-élevés, A feuilles slipulacées, alternes et ovales, très-rameux et garnis de fleurs terminales, disposées en corymbes. L’un est le Couepia Guianeusis , Aublel (t. 207), ou Acioa amara, Willd. ; l’autre, VAcioa Gutanensis , Aublel (t. 280) , ou Acioa ilulcis , Willd. L'amande du premier est Irès-amère, taudis que celle du second, au contraire, a une saveur si agréable que les habitants de la Guiane les mangent avec autant de plaisir que l’on mange en Europe les Noisettes et les Cerneaux. Elle fournit aussi une huile analogue, pour sa fluidité et sa saveur, à l'huile d'Amandes.
COLETTE, ois. Syn. vulgaire de Mouette rieuse.
Mai ye.
COLGAR. COUGl’AR. mai. Espèce du genre Chat.
COUGHIOULO. bot. Synonyme vulgaire de Primula teris et d’ Acena fatua.
COUGOURDE, COOGOURLE. bot. Synonymes anciens de Cucurbita lage noria , L. Courue.
COUGOURDETTE. bot. Nom vulgaire d’une variété de Pépon. V . Courue.
COUGUAR, mai. V. Cougar.
COUGUOU. ois. Synonyme vulgaire de Coucou gris.
COl llIEII, COUUYE1I. ois. Espèce du genre Faucon, Falco melunoplcrus.
COU. kept. Espèce du genre Tortue.
COITA, COUJA. man. Race de Cochons rouges de la côte d’Afrique.
COLKKEL. ois. Espèce du genre Coucou.
COULA et COULAK. rois. Même chose que Cola et Colac. Sy nonyines d’Alosc, sur les bords de la Garonne et de la Dordogne.
COULARÜ, COU L ART. bot. Variété de Cerisier, qui produit peu de fruits.
COULASSADE. ois. Syn. vulgaire d’Alouctte Calandre.
COULAVAN. ois. Espèce du genre Loriot.
COILECOU. ois. F. Couroucou.
COULÉE. cXol. y. Lave.
COULEMELLE, COLOUMBLLB , COL KM MLLE oc COI A, MELLE, bot. Noms vulgaires de V A garicus provenus, de VAgaricus colubrinus.
COULEQUIN. bot. Synonyme de Cécropie.
i COULEURS. Eu général il est difficile d’emprunter
cou
lies caractères constants de cette modification; en minéralogie, ils doivent être considérés sous deux points de vue très -différents, suivant la nature diverse des corps qui en sont pourvus : ou la couleur n'est qu'un accident fugitif, dû aux molécules d'un principe étranger, ordinairement de nature métallique, disséminé entre les molécules propres du corps coloré, tel qu'on le voit dans presque toutes les substances acidifères et terreuses; ou dans d'autres minéraux, tels que les substances métalliques, le soufre, le succin, etc., la réflexion des rayons qui produisent la couleur, se fait sur les parties propres du corps coloré; elle dépend de son tissu et du degré de ténuité de ses molécules; elle peut être mise alors au rang des caractères spécifiques.
COULEUVRE. Coluber. rept. Genre de l'ordre des Serpents non venimeux , caractérisé par l'absence de crochets mobiles dans la bouche, par des sculelles ou plaques abdominales, et par de doubles plaques sous la queue, quoiqu'on en ait â juste litre séparé les espèces venimeuses, les Couleuvres, telles qu'on les distingue aujourd'hui, forment le genre le plus difficile à étudier de la classe des Reptiles; se ressemblant entièrement par leur forme extérieure, les couleurs susceptibles de s'altérer par la conservation, la (aille et le nombre des plaques plus ou moins variables, en forment presque les seuls caractères qu'on ne peut pas toujours apprécier exactement. La tête des Couleuvres est généralement aplatie, ovale, oblongue, ayant le museau obtus et même un peu écliancré, couverte de plaques plus grandes.au nombre de neuf; leur langue est fourchue, et s’agite avec vivacité. On la prend vulgairement pour un dard, et l'on pense que, dans ses pointes, réside un venin mortel qui n'existe cependant pas. Des écailles un peu plus grandes que celles du reste du corps revêtent les lèvres; des dents aiguës et recourbées garnissent les mâchoires; des écailles imbriquées, ordinairement en forme de losange, couvrent le corps. Toutes les espèces paraissent être ovipares, et déposent, dans des lieux où la chaleur peut les faire éclore, leurs œufs de forme arrondie, oblongue, souvent disposés en chapelets, et revêtus d’une enveloppe blanchâtre, membraneuse comme du parchemin , se durcissant à l'air. Lejeune animal, contourné et nageant dans une matière albumineuse semblable au blanc de l'œuf de la Poule, y est muni d’un véritable cordon ombilical qui aboutit sous le ventre un peu au-dessus de l'anus. Les Couleuvres fort innocentes, susceptibles de se familiariser avec l'homme et d'acquérir une certaine éducation , inspirent cependant une sorte d'horreur aux Européens, tandis que des peuplades sauvages ou demicivilisées les révèrent et regardent comme d'un bon augure qu'elles fréquentent leurs habitations. L’accouplement des Coulemres n'a pas été bien observé. Ces animaux changent de peau comme les autres Serpents; ils se nourrissent de proie cl de substances animales , telles qu'insectes, petits poissons, têtards, grenouilles, reptiles, petits oiseaux, souris et coquillages. Pour s’emparer de ces diverses proies, elles nagent dans les eaux, s'insinuent dans les terriers, et grimpent agilement aux arbres. Leurs mâchoires sont très-dilatables, et l'on voit les Couleuvres avaler des animaux beaucoup
plus gros qu’elles. 11 est des espèces qui n'excèdent pas quelques pouces de longueur; il en est qui acquièrent plusieurs toises. Leurs couleurs sout souvent fort brillantes et de la plus grande élégance; leur voix est une sorte de sifflement, quelquefois très-aigu ; elles s’enfoncent, en hiver, dans la terre où la plupart s'engourdissent. Aux premiers jours du printemps , on les voit sortir pour venir se réchauffer aux rayons du soleil ; elles se plaisent à s'en pénétrer, et deviennent d'autant plus agiles qu’il fait plus chaud; elles se roulent alors dans les endroits les plus exposés à la lumière, comme pour en savourer l'influence, dans un grand état de repos, et pour peu que le moindre bruit appelle alors leur attention, on les voit relever la tète en regardant de tout côté, et prèles à fuir comme un trait au moindre péril. Lorsqu’on les irrite, elles s'élancent sur qui les menace et mordent comme les Lézards, mais sans qu'il en résulte le moindre danger. On assure que leur existence est fort longue ; elles peuvent supporter une abstinence prolongée, et, transpirant peu, vivre longtemps dans des lieux presque privés d'air. L'ancienne médecine employait Id chair des Couleuvres comme remède ; on la mange en divers cantons où ces animaux sont vulgairement appelés Anguilles de baie; on prétend même que celte chair est excellente et surtout fort saine; leur graisse passe pour un des meilleurs topiques calmants et résolutifs qu'on puisse employer.
Ce genre peut être divisé ainsi qu'il suit :
f Pythons. Ils ont des plaques ventrales plus étroites, et des crochets à l'anus. Les Pythons deviennent fort grands; ils ont beaucoup de ressemblance, pour l'aspect et pour la taille, avec les Boas, et il parait que tous les prétendus Boas de l'ancien conliuent ne sont que des Pythons.
Python de Java. Coluber Javanicus, Schn., Python Ainéthiste.Daud.; grande Couleuvre desiles de la Sonde, appelée vulgairement Ouiarsatca. Elle est d'un cendré bleuâtre, varié de blanc, de noir et de brun ; elle parvient â plus de trente pieds de long.
Python Bay-Rotce. Coluber annulai» s, L., Encycl. pl. 35, f. 51. Elle acquiert deux pieds de longueur; elle est remarquable par les taches hémisphériques qui forment, en alternant, une ligne sur le dos. Plaques 100, écailles OG.
Python Tigre. Pilhon Tigris , D. ; Boa eas'anea , Schneider. Couleur grise, avec une ligne derrière les yeux; une^rande tache fendue, en devant, sur la nuque. Les Boa reticulata , ordinata et rhombea de Schneider, et le Bora, de Russell , appartiennent à ce sousgenre. Le Coluber Belin de Ceylan en fait peut-être également partie, ainsi que l'iiikkanelle.
t+ Hirriahs. Ils ont les plaques de la base de la queue constainmenUimples, mars cellesde la pointe sont doubles. Cuvier regarde de tels caractères comme de simples anomalies. L'espèce de ce sous genre, à laquelle on a conservé son nom de pays et qu'a figurée Russell, a été reproduite par Baudin.
Hikriau Fai'x-Doiga. Coluber Pseudo-Boiga. Mince, très-longue; d'un gris pourpré en dessus, avec des points blancs en travers. Inde.
f+t Difsas. Leur corps est comprimé , moins large
Die
cou
us
que la (été, et la rangée d'écaillea , qui régne le long de l'épine du dos, est plus graude que les autres, comme dans les Bongares, avec lesquels Oppel les a confondus. C’est à Lnurenli qu'on doit ('établissement de ce genre. Le nom de Dipsas est emprunté des Grecs, qui le donnaient à un Serpent dont ils prétendaient que la morsure causait une inextinguible soif, et qui lui-méme était si tourmenté du besoin de boire, qu’il buvait souvent jusqu'à en crever. Il ne faut pas confondre, comme l’ont fait Linné et Daudin, le Dipsas / ndica avec le y i per a alrox, qui est un Serpent venimeux.
Dipsas carëne. Coluber can nai us , L. Gris-blanc, avec des zones brunâtres entourant le corps et la queue; elle est de grande taille, et présente sur le dos une caréné dont les écailles paraissent avoir une autre forme que celles du reste du corps, p. 157, K. 130. On pourrait peut-être rapporter encore à ce sous-genre la Couleuvre Minime, Coluber pu Hat us, L.. Encycl. Oph., pl. 37, f. 57 ; et le Coluber cittatus , L.. Encycl. Oph., pl. 15, f. 23, qui ont le corps latéralement comprimé et le dos conséquemment disposé en carène.
Couleuvres propre» f.jir niTES. Elles sonllesplus nombreuses et celles qui réunissent sans aucune sorte d’aberration les caractère* imposés au genre Coluber. Daudin les divise en huit sections.
a. Qui ont deux dents simples, plus longues, et dont le type est la Couleuvre cannelée.
fi. A tête de Vipère; la Couleuvre à stries.
y. A neuf grandes plaques sur la tête; la Couleuvre à collier.
i. A ventre pial; la Couleuvre comprimée.
«. Filiformes; la Couleuvre Boiga.
i. A large télé; la Couleuvre à tête large.
p. A tête cylindrique ; la Couleuvre à tète écarlate.
». Aiiguiformes; la Couleuvre anguiforme.
Un a encore divisé les Couleuvres en deux grandes sections, selon que leurs écailles sont plates et unies ou qu’elles sont relevées par une cannelure longitudinale cii saillie.
Nous nous bornerons à mentionner ici les espèces auxquelles on a donné un nom particulier, et â faire connaître avec quelque détail celles qu’on sait aujourd'hui se trouver en Europe.
Espèces européennes.
CoirizcvRR Boroei.aihe- Coluber Girondicus, Daud. Télé comprimée sur les côtés; couleur, le gris cendré; écailles lisses; des bandes transversales, nombreuses et formées par le bord noir des écailles; ventre tacheté | de jaune et de noir, en damier, avec une marque en croissant sur le front. Taille, deux pieds.
Couleuvre a collier. Coluber A atrix, L. , Gmel. Sysl. Nat. T. i, p. 1100; Encycl. Opb., pl. 44. flg. 55, f. 3 (fort bonne description, mais mauvaise figure). Espèce fort commune en France, où on la nomme vulgairement Serpent d’eau ou Serpent nageur , parce qu’on la trouve ordinairement au voisinage des mare», où elle nage avec facilité. Elle acquiert jusqu'à trois pieds. Une tache derrière la têle, formant un collier; dessus du corps brun, tirant sur la leinte de l'acier, r. 178,
Coleuvre Coronelle. Coluber Corouclla, Laurcnti;
Encycl., pl. 50, fig. 2. Elle diffère surtout de la précédente par ses écailles parfaitement lisses. Deux taches triangulaires, jaunes, se voient derrière la tête qui est ovale et revêtue de très-grandes écailles. Le dessus du corps est bleuâtre, avec deux rangs de taches noirâtres, lenticulaires, placées de manière que celles d'une rangée correspondent aux intervalles de celles de l'autre ; les côtés sont roux, obscurcis de quelques nuances plus foncées, r. 178, e. 40.
Couleuvre d’Esculafe. Coluber Esculapii , Sliaw; Coluber flatescens , Scopoli. D'un gris terreux, avec line bande longitudinale plus obscure, sur chaque côté du corps; écailles voisines des plaques abdominales blanches, bordées de noir en dessous; ventre blanchâtre, marbré de gris; écailles du dos lissesou presque lisses.
Couleuvre Lisse. Coluber A ustriaca, Laurcnti. D’un gris roussàtrc , très-luisant en dessus, à cinq petites lignes derrière les yeux ; une bande derrière la tête, et deux rangs de taches alternes le long du dos. brunes ou noirâtres; le dessous est marbré et de couleur d'acier, p. 173, e. 40. Delà taille des petites Couleuvres à collier : deux à trois pieds.
Couleuvre Provençale. Coluber meridioualie , I>aud. Dos grisâtre, avec de grandes taches cendrées, sur la tète et derrière les yeux, ainsi que des plaques latérales vertes ; quatre rangées longitudinales de taches cendrées, nombreuses, marquées presque toutes de noirâtre autour des écailles. Les taches dorsales se touchent alternativement , et toutes celles des flaucs sont séparées. L’extrémité des plaques transversales est noire, leur milieu est blanc, avec des taches noires, carrées, alternes. Le dos est légèrement caréné, r. 148, e. 50. Taille, deux pieds.
Couleuvre a quatre raie». Coluber quadrilincatus, Lacép., Encycl., pl. 50, fig. 1; Coluber Elaphis , Shaw. C'est le plus grand des Serpents d'Europe. Il parvient à plus de six pieds de long. On le trouve eu Pro vence et en Italie. Le dessus du corps est fauve, avec quatre lignes longitudinales, noires ou brunes. Le ventre est noir, luisant, semblable à de l'acier poli. Les écailles du dos sont carénées ; celles des flancs sont lisses, p. 218, k. 73.
Couleuvre rougeâtre. Coluber Rubens , Cachet. Rmissâtre et fort luittnleen dessus, a vécu ne double ran gée de taches presque rouge.;; jaune en dessous, rougeâtre sur les flancs, p. 18Ç. e. 70. Taille, dix-sept | pouces. Celle espèce a beaucoup de rapport avec la Couleuvre lisse; mais la différence des couleurs, jointe au nombre des plaques abdominales, celui des écailles, et la longueur relative de la queue, sont des caractères suffisants pour en former une espèce. Quelques individus ont été pris, pendant le mois de mai, sur l'un des i coteaux de la rive droite de la Garonne, dans un endroit rocailleux. Celte Couleuvre exhale une odeur désagréable, analogue à celle de certains poissons, et qui devient beaucoup plus forte lorsqu'on tourmente l’animal ou qu’on l'expose â toute l’ardeur des rayons solaires; son sifflement est très-faible, son audace presque nulle.
Couleuvre sanguinolente. Coluber sang uinolenta,
Digitize
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Bory. Celle espèce ressemble assez, pour la forme, à la Couleuvre d'EscuIape dont elle a à peu près la taille. Sa couleur est le brun cendré; des taches arrondies d’un rouge tirant sur le brun, et quelquefois munies d'un point central noir, sont disposées sur tout son corps, comme seraient des gouttes de sang ; sa tète est épaisse; ses écailles sont carénées. Midi de la France.
Couleuvre Tétragoxe. Coluber Tetragonus. Luisante; écailles lisses; couleur, le gris verdâtre, cendré, avec un# série dorsale de points noirs; deux lignes pareilles régnent sur les cotés de l'abdomen dont la nuance tire sur le fauve. Corps quadrangulairc. p. 188, k. 40. Taille, douze pouces.
COULEUVRE CO MR U XK OU VERTE ET J Al 31- Colubet Pl-
ridi/larus , Lac., Serp., pl. G, fig. 1 ; Encycl., pl. 38, fig. 3. Celte belle espèce est la plus répandue dans le midi de la France, où elle acquiert de deux à cinq pieds. La tète est assez grosse; tout le dessus du corps est de la plus grande beauté, chaque écaille étant ou d'un noir brillant ou d'un vert agréable. Le ventre et les parties inférieures sont d'un jaune tendre; queue ornée de lignes jaunes et noires, p. 200, e. 107.
Couleuvre Y i péri se. Coluber Fiperinus, Latreil. D’un brun grisâtre, avec des taches dont le centre est jaune et le pourtour noirâtre, formant un zigzaz le long du dos ; une rangée d'autres petites taches ocellées règne de chaque côté. Ventre tacheté en damier de noir et de grisâtre; écailles carénées. Midi de la France.
Rasomnonsky , dans son Histoire naturelle du mont Jura , a fait encore connaître deux Couleuvres européennes qui doivent se trouver en diverses parties de la France; il appelle l'une d'elles la Chatoyante, et l'autre la Vulgaire. Celle-ci est la Suisse de Lacépède. La première n’est pas plus grosse qu'une plume d’Oie. La seconde acquiert deux pieds de longueur. Ces animaux sont aussi innocents que les autres Couleuvres, encore que les habitants de la campagne les disent venimeux.
Scopoli mentionne comme habitant du Tyrol, un Coluber bipe * qui vil , dans les eaux , de poissons et de grenouilles, et qu'il dit être brun tacheté de blanc, ainsi qu’un Colulter Tyrolensi» dont il ne donne aucune description. Laurenti mentionne encore, sous le nom de Coluber longissiinus, un autre Ophidien européen, qui est décrit dans l’Encyclopédie, sous le nom spécifique de Très- Long.
Espèces exotiques.
Coiu.ErvRE africaine. Coluber africanus, Bonnat. Vulgairement Serpent hleu d'Afrique. Dos bleuâtre; ventre blanc, avec des taches transversales, p. 142, e. 60.
Covitt vreagile. Coluber agili», L., Encycl., pl. 16, fig. 20. Tête uvale, un peu aplatie; corps alternativement marqué de bandes brunes et de bandes blanchâtres. p, 181-184, e. 44 50. Inde.
Couleuvre Alidre. Coluber Alidris, L. Entièrement blanche, p. 121, e. 58. Inde.
COULEUVRE ANGULEUSE. Coluber angula.SU S, L., EnC. pl. 10, f. 11. Tête ovale, à peine distincte du tronc; corps anguleux; couleur grisâtre, tirant sur le brun, avec des bandes transversale*, p. 117, 120, e. 00, 70. Asie.
Couleuvre axneiée. Coluber doliatus , L. ; la Cerclée de quelques-uns. Très-pelite espèce qui n’a guère
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que six à huit pouces de long, dont le corps blanchâtre est marqué d'anneaux noirâtres, circulaires, qui, de deux en deux, sont plus rapprochés, p. 104. e. 43. Caroline.
Couleuvre âpre. Coluber scaber , L., Enc. pl. 22, f. 43. Nuque marquée d'une tache noire fourchue; écailles carénées; des taches noires, disposées en nuages sur tout le corps, p. 228, e. 44. Inde.
Couleuvre arabe. Coluber arabicas. On ne sait pourquoi Bonnaterrc, en décrivant ce Serpent, d'après Gronovius. lui donne Surinam pour patrie. U est bien véritablement arabe. Sa couleur est sombre; il atteint â plus de trois pieds de longueur, p. 170-174, e. 54-00.
Couleuvre argeytée. Coluber argcntcus , Daud. On ignore le pays de cette Couleuvre dont l’individu décrit avait trois pieds de longueur, p. 270. e. 177.
Couleuvre Argus. Coluber Argus, L., Enc. pl. 30, f. 00. Télé large cl comme formée postérieurement de deux lobes prononcés. Corps couvert de plusieurs rangs de taches ocelliformes. Afrique.
Couleuvre audacieuse. Coluber audax. Corps comprimé, jaunâtre. avec des bandes transversales, brunes et dentelées, p. 205, e. 99.
CorLEcviE AiLiQUE. Coluber aulicus , L.; le Losange. Encycl. Oph., pl. 10, fig. 28. Grisâtre, avec plusieurs fascies linéaires blanches et deux taches trigone*. confluentes sur la nuque. Elle n'a guère plus de six pouces de longueur, p. 184, e. 00. Amérique méridionale.
Couleovre aurore. Coluber ourora , L. , Encycl. Oph., p. 53. pl. 14, fig. 20. Belle espèce à laquelle sa couleur orangée a mérité le nom qui la caractérise. Elle n’a que deux pieds de longueur; mais sa circonférence n'a pas moins de deux pouces; on la trouve dans les parties chaudes de l'Amérique méridionale, p. 1*. E. 37.
Couleuvre azurée. Lacép., Serp., p. 276. Celte belle espèce, de couleur d’azur, vient du Cap-Vert. p. 171. e. 04.
Couleuvre Bat. Coluber plicatilis, L., Enc.. pl.9. fig. 7. Couleur livide, avec une bande brunâtre sur chaque côté. p. 130, e. 56. Inde.
Couleuvre Baxdk-xoïre. Coluber nigrofasciatus . L., Encycl. Opb.. p. 40, pl. 15, fig. 23. Ce Serpent, qui parvient à la longueur de deux pieds, parait se trouver dans la région des deux mondes ; on en cite des individus rapportés de l’Inde, de Guinée et de l'Amérique méridionale. Son corps est gris, traversé par des bandes qui lui ont mérité le nom qu’on lui a donné. Il se pourrait cependant que plusieurs espèces fussent ici confondues, si l’on en juge par la différence d 'habitat et du nombre des grandes plaques comptées sur différents Serpents rapportés à celte espèce, p. 158-189, e. 42-44.
Couleuvre bariolée. Coluber cariegatus. Blanche; dos traversé de petites lignes noires, p. 153, e. 50.
Couleuvre blancbatre. Coluber candidus, L., Enc., pl. 21, fig. 41. Tète semblable pour la forme â celle de l'Anguille; couleur blanche, parsemée de quelques teintes brunes sur le dos. p. 220, e. 50. Inde.
Couleuvre blanche. Coluber atbus, L., Enc. Oph., p. 10, pl. 11, fig. 13. Totalement blanche, sans taches. Taille, lin pied. p. 170, e. 20. Inde.
Couleuvre bleuâtre. Coluber cæruletcen» , L., Encycl. Oph., p. 13, pl. 39. fig. 01. Ce joli Serpent, dont le nom indique la couleur, vient des Indes; il présente quelque ressemblance avec le Boiga. p. 313,
K. 170. Inde.
Couleuvre bi.u et. Coluber eœntleus, L.. Enc.Oph., p. 30. pl. 10, fig. 13. Grande espèce américaine, dont la queue, fort déliée, est d'une couleur bleue, beaucoup plus foncée que celle du reste du corps, p. 105, e. 24.
Couleuvre Boiga. Lac., Serp., pl. 223. pl. xi, fig. 1 ; Coluber Ahœtulla , L.,Enc.. pl. 22, fig. 55. Dessus de la tète d'un vert brillant, d'où s'échappent des lignes minces longitudinales, qui régnent sur tout le dos, dont certains reflets changeants relèvent l'élégance, en donnant quelque chose de métallique et de cuivreux à l'animal lorsqu’il se meut; le ventre est blanc; une bandelette noire règne de l’extrémité du museau jusque derrière les yeux, en séparant ainsi les couleurs qui ornent la tête. p. 1G3. e. 150. Asie.
Coulecvbe Borcorage. (' olubcr Boneoragc , Less. D'un jaune clair, cerclé de brunâtre roux et marquée de noir; deux cent soixante-deux plaques ventrales blanches, bordées de noir; plaque médiane capislrale et pointue en arrière, avec deux plaques occipitales en arrière et en triangle; maxillaires garnis de dents aigues, serrées et recourbées. Taille, sept piedssix pouces. Bengale.
Couleuvre brute. Coluber brunneu». D'un brun pâle, avec des taches plus foncées sur le dos et sur les côtés. Taille, deux pieds, p. 202, e. 90. Surinam.
Couleuvre Cabêrr. Coluber Caberu», Daud. Tête assez grosse; couleurs et aspect de la Vipère noire; écailles larges et carénées, p. 144, e. 59. Bengale.
‘Couleuvre Calamar. Coluber l'a lama ria , L-, Enc. Oph., p. 43. pl. 8, fig. 5. Cette espèce n’a guère que huit pouces de long, et la grosseur d’un tuyau de plume d’Oie ; le dessous de son corps, peint de taches carrées, imite le Damier, p. 140. e.22. Amérique.
Couleuvre Camus. Coluber. Simm, L. Corps panaché de noir et de blanc, p. 124, e. 40. Amérique septentrionale.
CoclecvreCaracara. ColuberCaracara. Des taches noires, verles et purpurines sur un fond rougeâtre. Taille, trois pieds, p. 190, e. 135. Amérique méridionale.
Couleuvre Ciruo. Coluber Cenchon, L., Enc., pl. 29, fig. 00. Sa taille s'étend â plus de quatre pieds, et son diamètre n'excède guère celui d’une plume d'Oie; tète presque globuleuse; dessous du corps d’un blanc éblouissant, ainsi que des bandes, au nombre de plus de vingt, qui régnent dans toute la longueur du dos sur un fond brunâtre parsemé de taches pâles, p. 220, e. 124. Il en j existe une variété non moins élégante, également ori- j ginaire de l’Amérique méridionale.
Couleuvre cerdrEe. Coluber cinereu», L. Teinte uniforme ; ventre anguleux, p. 200, e. 137. Inde.
Couleuvre Chaire. Coluber Getulu» , L., Encycl., pl. 18, fig. 53. D'un bleu noirâtre en dessus, avec de petites lignes transversales jaunes, imitant la flgure de chaîne, et qui, s'arrêtant aux plaques centrales, ne font pas le tour de l'animal, lequel n'a guère que deux pieds de longueur, p. 215, e. 44. Caroline.
Couleuvre Ch apelet. Coluber margariti féru», Lac . Serp., p. 240; Encycl. Oph.,p. 56, pl. 41, fig. 1. Corps orné de trois bandelettes longitudinales blanches; celle du milieu est formée de petites taches imitant un chapelet. p. 100, b. 103.
Couleuvre ClEue. Coluber délia, Daud. Dessus du cou et du dos d'un brun foncé; nuque marquée d'une grande bande transversale blanche; ventre blanchâtre, p. 200, e. 93. Taille, trois pieds. Amérique méridionale.
Couleuvre Cobel. Coluber Cobclla, L. Enc^l. Oph., p. 49. pl. 12, fig. 16. Télé ovale, ohlnnguc; corps noir, avec de petites lignes transversales blanches, p. 136- 150. «. 51-02.
CorLEuvKE Collier . Coluber Monilis, L. Corps brun, avec des bandes transversales, blanchâtres, lisérées de noir. p. 164-170, e. 82-85. Taille, dix-buit pouces. Amérique.
Couleuvre Coureresse. Coluber Curtor . Lac., Serp. p. 281 ; Encycl. Oph., p. 27. pl. 42. fig. 3. Dessus du corps vert, marqué de taches blanches, allongées, disposées sur deux rangs; le dessous et les côtés blanchâtres. p. 185. e. 105. Martinique.
Couleuvre Cravate. Coluber lorqualu». Corps livide; extrémité des écailles blanche, ainsi qu'un collier, p. 201. i. 08. Guinée.
Couleuvre cuirassEe. Coluber scutatus, Pall. Celte espèce, qui atteint jusqu'à quatre pieds de longueur, se trouve sur les bords du Jaïck. dans l’Asie septentrionale. Sa couleur est noire, mais le dessous présente des taches carrées, d'un jaune blanchâtre, posées alternativement de droite à gauche, p. 190, e. 50.
Couleuvre Daboie. Coluber JJaboia , Lac., Serp. p. 255; Enc. pl. 42, fig. 1. Corps blanchâtre, avec trois rangées longitudinales de grandes taches ovales, rousses, bordées de noirâtre. Taille, trois pieds, p. 109, e. 40. Afrique.
Couleuvre Dard. Coluber jaculalrix , I.. Tête ovale et petite; corps cendré, relevé par trois bandes noirâtres. p. 153, e. 77. Amérique méridionale.
CorLKUVRE DECOLOREE. Coluber t jolclus , L., Enc., p. 10. pl. 33, fig. 47. Cette espèce, assez ressemblante au Boiga, a son corps d’un gris bleuâtre, p. 147, e. 132. Inde.
Couleuvre Dhara. Coluber Dhara, Forskalb. Écailles roussâtres, bordées de blanc, p. 255, k. 48. Taille, deux pieds. Arabie.
Couleuvre Diore. Coluber Dione. Pallas a fait connaître cette Couleuvre qui se plait dans les déserts imprégnés de sel eL parmi les rochers arides des environs de la mer Caspienne. Le dessus de son corps est d'un gris bleuâtre, relevé par trois bandelettes brunes et blanches alternativement placées, p. 190-200, e. 58-00.
Couleuvre Double-Baie. Coluber bilincatu» , Lac., Serp. p. 220 ; Encycl., p. 42, pl. 40, fig. 3. Corps d’un roux foncé, avec deux bandelettes d’un jaune doré. Écailles bordées de la même couleur, p. 205, e. 99. Inde.
Couleuvre Double-Tache. Coluber bimaculatu», Lacép., Serp., p. 222. Deux grandes taches sur la partie postérieure de la télé qui est fort élargie; d'autres taches ocelliformes, répandues sur le corps qui est roussâtre. p. 297, e. 72.
Coui.ecyrb êclataxte. Coluber tplendidua , Gronov. Museau large et obtus; corps noir; ventre et flancs : d'un jaune de citron, r. 104, e. 115.
Couleuvre farineuse. Coluber farinosua, L. Corps brun, parsemé de petits points d'une blancheur éclatante, disposés avec une certaine symétrie, r. 143, e. 35. Guinée.
Coi i ei vre Fer-a-cheval. Coluber / lippocrepia , L., Encycl. Opb., p. 20, pl. 28, f. 58. Une marque en forme de croissant sur la nuque, p. 233, e. 04. Amérique méridionale.
Coii.ei are Fit. Coluber fUiformia, L., Encycl. Opb., p. 37, pl. 27, fig. 50. Cette Couleuvre, qui égale à peine un tuyau de plume ordinaire en diamètre, et qui n'a pas moins d'un pied et demi de longueur, vient des Indes.. Elle est parfaitement noire eu dessus, et totalement blanche en dessous, p. 165, e. 158.
Coi'LEi vre GEmork. Coluber Gemonenaia. Corps | couvert de taches jaunes, bordées de brun, disposées symétriquement sur la partie antérieure du dos, et confusément sur la postérieure.
Couleuvre Grexoitller. Coluber raninuaf Gronov. j Corps blanchâtre, varié de lignes et de taches noires, p. 140, e. 03. Taille, dix-sept pouces. Surinam.
Couleuvre Grisox. Coluber Canua, L., Enc. Opb., 1 p. 50. pl. 18. f. 33. Corps blanchâtre, marqué de bandes transversales brunes, tachetées de points couleur de lait de chaque côté. p. 188-200, e. 04-70. Amérique méridionale.
Couleuvre grivrlEk. Coluber cirgala. Dos noirâtre, varié sur les cùtés de lignes transversales noires, brunes et blanches; écailles grandes et carrées. Taille, dixhuit pouces, p. 100, e. 00. Surinam.
Cou El vre Groxovikrne. Coluber Gronotianu a, Laurent i. Corps bleuâtre, ondé de petites lignes noires transversales. Le dessous est noir. p. 178, e. 40.
Colleu vre Gros-Nez. Coluber Maaica, Gronov. Museau surmonté d'une membrane ronde et relevée qui donne à la tète un aspect particulier. Corps brun, parsemé de petites taches noires, p. 140-154, E. 42-43. Taille, douze pouces.
Couleuvre Grosse-Tête. Coluber capilatus , Lac , Scrp., p. 280; Encycl. Oph., p. 40, pl. 42, f. 2. Couleur foncée , avec des zones plus pâles, p. 103 , e. 77. Amérique.
Coi LEt vre Guipe. Coluber ovivorua , L. Ventre d'uue couleur argentée, fort éclatante; le reste du corps mélangé de noir et de blanc, p. 203, e. 73. Taille, quatre pieds. Urésil.
ColleVvre GcirAerre. Coluber Guineenais. Tête ovale, aplatie; corps blanchâtre, panaché de taches transversales, entremêlées de noir et de blanc, p. 133, K. 42.
Couleuvre Haje. V. Vipère.
Coi leu vre H ebe. Coluber Hebe , Daud. D'un gris cendré avec des taches obscures, et une vingtaine de bandes transversales, étroites, sur le dos, toutes blanches ou jaunâtres; le ventre est nacré, p. 102, e. 02.
Couleuvre Uottamb.cja, Gronov. Corps d’uu roux tirant sur le blanc, avec le derrière de la tête jaunâtre. Taille, deux pieds, p. 150, e. 42. Inde.
CoCLEtVRR Ibiboboca. Coluber Ibiboboco , Daud. Dessus du corps orangé, varié de beau noir luisant. Taille, trois pieds, p. 200, e. 120. Coromandel.
CoiLEivRE Ikakêquk. Coluber Ikakeca, Less. Zool. de la Coq., pl. 5. brunâtre en dessus, avec la tête et le cou jaunes; des taches plus foncées sur le milieu de chaque écaille; plaques ventrales blanchâtres, bordées d'une raie brune; tête courte, obtuse et de la largeur du cou; bouche assez largement fendue; bout du museau épais, obtus, d'une seule pièce; dents aigues, saillantes; langue charnue et bifurquée. Taille, quatre pieds neuf pouces. Nouvelle-Guinée.
Couleuvre Korrov Coluber Korroa , Less. Dessous du corps blanchâtre; dessus d'un noir bleu ; une ligne moyenne tout le long du corps, blanche, bordée de deux autres noires et interrompues; des anneaux blancs sur les cùtés; tête rougeâtre; un croissant noir en travers du museau. Taille, sept pieds quatre pouces, p. 210, s. !H>. Inde.
CoiLEivRE Leux i s^ce. Coluber lAunniacatua , L. , Enc. Oph., p. 47, pl. 24 , f. 40. Celte petite Couleuvre, qui n'a guère plus de six pouces, et dont la grosseur est celle d’uue plume de Cygne, est décorée de fascies blanches et noires, disposées par auneaux. p. 241-350, E. 50-37. Asie.
Couleuvre Lichtenstein. Coluber Lichlenstcinii , Wjed. Celle espèce, longue de six pieds, a été trouvée par le prince Maximilien, aux environs de Rio de Janeiro; ses couleurs sont belles et variées de jaune, de gris et de brun; tète allongée, ovalaire, un peu renflée au-devant du cou; queue formant le huitième de la longueur totale. Plaques abdominales 180; plaques caudales 00 paires.
Couleuvre Lier. Coluber Conalrictorf L., Encycl. Oph.. p. 15, pl. 33, f. 40. Dessus du corps noir, le dessous bronzé, p. 180, e. 03. Taille, six pieds.
Couleuvre Lutrix. ('otuber Lutnx , L. Dos et abdomen bleuâtres, avec les eûtes jaunes, p. 134. e. 37.
Coileivre Maire. Coluber Mauru a, L. Dos brun,
; avec deux lignes longitudinales, qui finissent par se | confondre avec l'abdomen , lequel est d'un beau noir;
! écailles carénées, p. 153, r. 00. Alger.
Couleuvre miliaire. Coluber milia ris, L. Celte espèce de l'Inde, qui n'a guère plus de six pouces, et qui n'est pas plus grosse que le doigt, a sa télé ovale, cou- . verte d'écailles vertes ; et le corps est brun, tacheté de ' blanc, p. 102, e. 50.
CorLEt v rk Mixer* e. Coluber Minercœ, L. Sa couleur est le vert de mer, avec une bandelette brune sur le dos. p. 238, e. 00. Inde.
Coileivre mouchetée. Coluber guttaiua , L., Enc., pl. 23, f. 48. Corps couvert de taches d'un rouge vif. p. 223-330, e. GO. Caroline.
Couleuvre nébuleuse. Coluber nebulosus, L. Enc. Oph., p. 30, pl. 20, f. 38. Dessus du corps nuancé de brun et de gris; le dessous blanchâtre et moucheté de brun. p. 185, e. 81. Amérique.
Couleuvre Nez retroussa. Coluber Mycleriacua, Encycl. Oph., p. 53, pl. 38, f. 02; le Fouet de cocher, Coluber flageltiformis, Daud. Mâchoire supérieure se prolongeant en nez retroussé; corps couleur de chair,