‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 40 sur 116 · C 0 IT · texte numérisé non relu

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COURCHO. ims. Nom que l’on donne au Ver-â-sole qui se change en Chrysalide, sans filer de cocon.

COURDI. bot. F. Cocbojdi.

COUREJHOLO. bot. Syn. vulg. de Liseron commun.

COURKLIOU. ois. Synonyme de Courlis.

COCRESSE. bept. Espèce«du genre Couleuvre.

COUREUR. Corrira. ois. Aldrovande a le premier décrit cet Oiseau que, depuis, l’on n’a jamais revu. Cet animal, qui devrait faire le type d’un genre particulier, laisse de grands doutes sur son existence, et plusieurs auteurs présument que la bonne foi d’Aldrovande a été surprise par des récits mensongers ou par un Oiseau fabriqué artificieusement avec des parties empruntées à d'autres Oiseaux de genres différents. On a donné le surnom de Coureur 5 une espèce du genre Traquet, Æ na ni hc cursoria , Levaill., Ois. d'Afrique, pl. 100. y. Tbaqdkt.

COUREUR DE COUSINS, ois. Syn. vulgaire de Gobe- Mouehc gris.

COUREURS. Cursore s. ois. Douzième ordre de la méthode ornithologique de Temminck. Caractères : bec médiocre ou court; pieds longs, nus au-dessus du genou; les doigts, au nombre de deux ou de trois seulement, dirigés en avant. Cet ordre se compose des genres Autruche, Rhéa, Casoar, Outarde et Coure-Vite. 11 en est peu qui renferment moins d'espèces, et nos climats n'en comptent guère que trois ou quatre. Le nom de Coureurs leur a été imposé à cause de la grande aptitude qu’ils ont pour la course, aux dépens du vol qui même, faute d'organes convenables à son exécution, est absolument interdit A plusieurs espèces de ce genre. Us habitent de préférence les plaines les plus vastes et même les déserts. L'herbe tendre, les graines, les insectes concourent indistinctement à leur nourriture. Us fuient la société et paraissent se dérober surtout aux regards des hommes; ils mettent peu de soins à la construction de leurs nids, et ceux qu’ils apportent dans l'incubation se ressentent du peu de tendresse, du peu d’empressement qu’en général on observe dans la recherche mutuelle des deux sexes.

Le nom de Coureurs a été aussi donné à plusieurs divisions des différentes branches de la Zoologie : par Blainville, à une famille de Mammifères rongeurs qui, comme le Lièvre, sont très-aptes à la course; par Latreille A un groupe d'insectes orthoptères, plus habitués à courir qu'à voler; par Harvorlh à une famille de Crustacés , renfermant ceux de ces animaux dont les pieds sont uniquement propres à la course, ou que leur agilité rend très-remarquables.

COURE-VITE. Cursorius. ois. Genre de l’ordre des Coureurs. Caractères -. bec plus court que la tête, grêle, presque cylindrique, déprimé à la l^ase, faiblement < voûté et courbé à la pointe; narines ovales, surmontées d'une petite protubérance; tarse élevé, grêle; trois j doigts en avant très-courts, presque entièrement divisés; l’intérieur moins long de moitié que l’intermédiaire; ongles très- petits; point de pouce; ailes me- | diocres : la deuxième rémige la plus longue ; tectrices 1 recouvrant entièrement les rémiges.

Ces Oiseaux sont particuliers aux contrées brûlantes de l'ancien continent, et ce n'est qu'impropremenl que

l’on a donné le nom d’Européenne à l’une des espèces d’Afrique, parce que quelques individus égarés ont été trouvés, par hasard, sur les plages de l’Italie, de l'Espagne et même de l’Angleterre. Ces Oiseaux, sauvages et fugitifs, retirés dans les sables arides et déserts, ont encore été fort peu étudiés, et le petit nombre d’individus qui parent les collections, ont succombé par surprise dans des pièges, car la rapidité de leur course peut, à ce qu'on assure, les mettre hors de toute atteinte des armes à feu. Tout ce qui concerne leur nidification, l’incubation, l’éducation de leurs petits et leurs différentes mues, est absolument ignoré.

COCBE-VlTE A AILES VIOLETTES. CUTSOriUS ChûlCOp-

terusy Temm. Ois. col., pl. 298. Parties supérieures d'un cendré roussâtre; les inférieures grises; front blanchâtre; sommet de la tète roussâtre; une large bande marron sous les yeux et une autre sur les côtés de l'occiput; commissure du bec et gorge brunâtres, tachetées de noir, demi-collier et bord externe des rémiges noirs; celles-ci sont terminées d’un brun violet clair, et bordées de vert chatoyant; rectriccs noirâtres, terminées de blanc; bec noir; pieds rougeâtres. Taille , dix pouces six lignes. Sénégal.

Coure- Vite de Corokaxdei.. Cursorius asiaticus , Lath.; Charadrîus Coromandelicus , Gmet.. Buff. , pl. enl. 892. Parties supérieures brunes; croupion et tectrices caudales blancs; sommet de la tête, devant du cou et poitrine d'un roux marron ; rémiges et basventre noirs; cuisses et tectrices anales blanches; un trait blanc et un autre noir derrière l'œil ; reclrices cendrées, avec une tache noire vers l’extrémité qui est blanche : bec noir; pieds jaunâtres. Taille, huit pouces. Inde.

Coure-Vite a double collier. Cursorius bicinctus , Temm.; Tachydromus col /a ri s , Vieill. Parties supérieures d’un brun cendré ; chaque plume bordée de blanc roussâtre; lectrices alaires intermédiaires rousses; rémiges noires; croupion blanc; un collier noir, fort étroit au bas du cou , et un autre plus large sur la poitrine; parties inférieures roussâtres. Taille, dix pouces. Afrique.

COURE-VlTE ISABELLE. CufSOrtUS EUTOpœUS, Lath. ; Cursorius isabellinus , Meyer; Charadrius gallicus, Gmel., Buff., pl. enl. 795. Plumage d’un roux isahelle; une double raie noire, séparée par un trait blanc, derrière l’œil ; sommet de la tête roux ; tectrices alaires bordées de cendré; rémiges noires; une tache noire entourant l’extrémité des reclrices, qui est blanche ; les deux intermédiaires unicolores; bec noir; pieds cendrés. Taille, neuf pouces. Afrique. Il a été observé quelquefois en Europe.

COURE-VlTE A LO R U Si HOIR. P. COCRB-VlTE DE CORO- XAlfDEl.

Coure-Vite de Terrïkck. Cursorius Temminckii, Swains. III. Zool. pl. 106. Ne paraît différer du Coure- Vite de Coromandel que par la tache blanche du lorum, qui est beaucoup plus étendue, et par une taille supérieure de prèsd'uu tiers. Afrique.

COURGE. Cucurbita. bot. Genre de plantes à fleurs monoïques, de la famille des Cucurbitacées , de la Monœcie tnonadclphie de Linné. Ce genre ne diffère

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essentiellement des Concombres que par ses semences entourées d'un bourrelet très-sensible. Scs fleurs sont pourvues d'un calice à cinq dents, dont le tube est soudé avec la base de la corolle; une corolle (calice, Juss.) monopétale, adhérente au calice , campanulée , à cinq divisions; une cavité particulière au ceutre de la fleur, en partie recouverte par la base des étamines; trois étamines; les filaments libres à leur base, réunis à leur sommet ; les anthères adhérentes entre elles ; dans les fleurs femelles, le calice et la corolle comme dans les mâles ; dans le fond de la fleur une cavité orhiculaire, à bord saillant, à cinq ou six petites dents fort courtes; un ovaire inférieur, chargé d'un style court, trifide à son sommet. Le fruit est une grosse baie ou pomme charnue, divisée intérieurement en trois ou cinq loges par des cloisons molles et membraneuses, renfermant un grand nombre de semences elliptiques et bordées.

Les Courges sont des herbes annuelles, quoiqu'elles soient des plantes très-fortes, et qu’elles produisent les plus gros fruits connus. Elles sont originaires des climats brûlants des Indes et de l'Afrique, également cultivées en Amérique et dans les contrées méridionales de l'Europe. Rien de plus varié que les espèces, les races et les variétés de ce genre. Ces plantes, soumises à la culture depuis très-longtemps, ont tellement perdu les traits de leur caractère originel, qu'il est très-difficile d'assigner les limites qui séparent l'espèce et la variété, rien n'étant constant ni dans la forme des fruits, ni dans les découpures des feuilles, ni dans la disposition des branches, tendant à s'élever ou à ramper : les vrilles quelquefois se convertissent en feuilles, quelquefois aussi elles disparaissent entièrement; elles sont chargées, sur toutes leurs parties, de poils permanents, excepté sur les fruits. Duchesne, qui a cultivé pendant plusieurs années les plantes de ce genre, pour en suivre les différentes races et les variétés, nous a laissé le travail le plus complet qui eût été donné jusqu'alors sur ce genre intéressant, et dout nous présentons ici l'analyse. Cet auteur a établi la différence des espèces particulièrement sur la forme et la couleur des fleurs, sur la figure des semences. Il trouve qu'on peut reconnaître quatre ou cinq espèces distinctes, et les rapporter à trois sections, subdivisées daus leurs races principales, ainsi qu'il suit.

$ I. Fleur à blanches très-ouvertes ; feuilles arrondies; semences échancrees au sommet et de couleur grise.

CoL RGK-CALE8ASSE, CoiRUE A FLEIXS BLAXCMEA. Cucnrbita leucantha, Duch., Eric., 2, p. 150; Cucurbita lagenaria , L. Cette espèce se reconnaît, même dans toutes ses variétés, par ses feuilles arrondies, molles, lanugineuses, d'un vert pâle, légèrement gluantes et odorantes. Ses fleurs sont blanche», fort évasées, formant dans leur limbe une étoile , comme celle de la bourrache; les semences ont la peau plus épaisse que l'amande; leur bourrelet, échancré par le haut cl par le bas, ne forme que des appendices qui donnent à ces semences une figure carrée. Dans toutes les variétés la pulpe du fruit devieul spongieuse , fort blanche, d’abord d'uu vert pile, puis d'un jaune sale dans la maturité. On y distingue les trois variétés suivantes :

1° La Cocgocrde, Ont rue des pèi.erims, Cocrge-bocteii.le. Cucurbita lagenaria , J. Bauh., 2, p. 310; Tournefort, Inst., 107; Cucurbita prior., bodon.. Pempt ., 668; Moris., Hist., 2, $ 1, lab. 5. fig. I. Cette variété a son fruit en forme de bouteille; souvent la partie voisine du pédoncule est elle même renflée, imitant. en plus petit, la figure du ventre, dont elle n’est séparée que par un étranglement. Les fruits sont souvent marqués de taches foncées , peu régulières.

2° La Coi rue. Cucurbita latior , Dodon. , 669; J. Bauh.. 2, p. 215; Moris., $ 1, tab. 5, fig. 2. C’est une Calebasse à coque dure et à gros fruits renflés, point ou presque point étranglés ni allongés. Les nageurs novices en font usage pour se soutenir plus aisément à la surface de l'eau , en s’attachant à chaque aisselle un de ces fruits secs et vides.

3° La Trompette ou Courge-troieet™. Cucurbita longior, Dodon., Pempt., 669; J. Bauh. 2, p. 215; Moris., $ 1, tab. 5, fig. 3; Rumpli, Jmb., 5, tab. 144; la Coi RGE LORCCE, Tourn. 107. Cette variété se reconnaît à ses fruits allongés : s'ils restent à terre, ils sc courbent souvent en forme de faux, ou même se renflent par les deux bouts en forme de pilon : ils varient en grosseur} les plus gros ont la coque plus tendre, la pulpe plus charnue. On les mange en Amérique et dans les parties méridionales de l’Europe; mais il faut alors les cueillir bien avant leur maturité. Lorsque ces fruits sont secs, les nègres, en les creusant, en font une sorte d’instrument de musique, dont ils tirent le son en frappant sur l’ouverture avec la paume de la main, comme sur un cornet à jouet aux dés.

11 parait que les Calebasses ont été connues des anciens. Les voyageurs en ont trouvé dans l’Amérique méridionale, ainsi qu’à Atnhoine et dans d'autres contrées de l’Inde, et c'est depuis ce temps que le nombre de leurs espèces s'est multiplié. Quand leurs fruits sont bien s ccs, leur peau dure et presque ligneuse , on les vide , et l'on en fait des bouteilles et divers ustensiles commodes , dont se servent les voyageurs et les pauvres gens. Les jardiniers font usage des plus petites pour serrer diverses graines, qui s’y conservent trèsbien.

Dans les régions un peu froides , il est nécessaire de bâter sur couche, la végétation des Calebasses : on les élève sous cloche, en les semant dans le courant de mars. Il faut les placer dans une exposition chaude, el ne pas leur épargner le fumier. Comme la plante grimpe volontiers, cl que sou fruit réussit mieux suspendu que traînant h terre, c’est ordinairement au pourtour des carrés de couches qu'on en élève.

$11. Fleurs jaunes, en entonnoir ; semences ovales, de couleur blanche.

Cor rue meloxee. Cucurbita moschata, Duch.; Ci-

TROlll LE Ht. LO ME OU ClTROMLLE MrSQCÉE, Cucurbita

Indica rolunda , balech., Hist., 616. Celte espèce, très-difficile à circonscrire, se divise en plusieurs variétés trop peu observées pour les bien déterminer. De Chanvalon est le premier qui . dans son voyage de la Martinique, ait parlé de cotte plante. Duchesne la regarde comme une espèce distincte du Pe|>on. Lamarck l'y réunit, n'y trouvant pas de différences suffisantes.

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On peut cependant en indiquer deux . savoir : dans sa Heur, le resserrement du bas du calice; dans ses feuilles, leur mollesse et leur duvet doux et serré- Elle tient de la Calebasse par scs Heurs blanches en dehors, par l'allongement des pointes vertes du calice, par la saveur musquée de son fruit. Les feuilles ressemblent à celles des Pepons : elles sont anguleuses ou découpées. Le fruit est le plus souvent aplati, sphérique ou ovale; quelquefois aussi il est cylindrique . en massue ou en pilon : la couleur de la pulpe varie depuis le jaune soufré jusqu'au rouge orangé.

On cultive cette plante comme les Calebasses. Malgré son nom vulgaire de Citrouille musquée , elle ne fournit qu'un fruit médiocre , qu'on mange rarement cru : cependant on en fait quelque cas dans les départements méridionaux de la France, en Italie et dans les Iles de l'Amérique; la tinesse de leur chair et leur bon goût les font préférer à la plupart des Giraumons.

Cot RGB A GROS FRUITS, POTIROX. Cucurbita HlOXima, Duel).; Cucurbita Pepo , L.,var.; Pepo maximus, etc.. Lob.. Icon.f 64 1 ; Cucntbiîa aspera, etc., J. llauli.. 2. p. 221. Cette espèce se distingue du Pepon par ses fleurs plus évasées, plus élargies dans le fond du calice; le limbe rabattu. Les feuilles sont très-amples, en cœur arrondi, assez molles, couvertes de poils presque sans roideur. Les fruits sont très-gros, de forme sphérique aplatie, h côtes régulières, avec des renfoncements trèsconsidérables au sommet et à la base : la pulpe est ferme, juteuse, fondante, la peau fine.

Les principales variétés sont : 1» le Potiron jaune commun. C'est le plus gros et le plus creux : il s'en trouve de trente à quarante livres; on en a vu quelquefois de soixante. La couleur de la pulpe est d'un beau jaune; plus ce jaune est vif, meilleure elle se trouve au goût : la nuance extérieure du jaune est toujours un peu rougeâtre; souvent il existe une bande blanche entre les côtes. 2° Ce gros Potiron rert. Ce vert est toujours grisâtre, quelquefois ardoisé avec des bandes blanches : sa chair varie de couleur. En général, les Polirons verts un peu moins gros sont estimés les meilleurs; ils se gardent plus longtemps. 3° Le petit Potiron vert, sous-variété du précèdent, qui est recherchée, parce que son fruit, fort aplati, plus plein, moins aqueux, se conserve plusieurs semaines de plus, et reste bon à manger jusqu'à la fin de mars. Enfin, il existe encore un petit Potiron jaune, dont la queue même est jaune, et qui est le plus hâtif.

Les Polirons sont plus délicats que les Citrouilles, moins que les Courges melonées et les Pastèques. On en fait, avec le lait , des soupes très-agréables : d'habiles cuisiniers ont aussi trouvé le moyen d'en faire des crèmes, des tourtes et autres entremets délicats; mais ils préfèrent les Giraumons. La culture des Polirons n'exige de soins que dans le printemps. C'est au commencement de mars, si l'on veut récolter de bonne heure, ou à la fin d’avril, si l'on préfère des fruits de garde, qu'il faut les semer dans des trous remplis de fumier, recouverts de terreau, les arroser fréquemment, et les couvrir de cloches jusqu'à la fin des temps rigoureux. Quand le fruit parait, il faut placer dessous, pour le sauver de l'humidité, une tuile, une planche ou une

, pierre plate et inclinée : les Polirons étant cueillis, il { convient de les laisser quelques joyrs au soleil, puis de j les rentrer dans un lieu sec, aéré, mais à l’abri de la gelée, et il faut éviter qu'ils se touchent.

Courge Pr.ro*, Pf.pov polymorphe. Cucurbita Pepo , var. polymorphe , Duch.; Cucurbita Pepo, var. melopepo , L. Celte espèce est tellement variable dans la figure de toutes ses parties, qu'elle est très-difficile à bien caractériser. La grandeur des Heurs, leur forme régulièrement conique, la direction oblique ou presque droite et jamais horizontale de ses feuilles, leur couleur brune, leur âprelé, voilà tout ce qu’on peut observer de commun entre les nombreuses variétés que fournit celte espèce. Avant de les mentionner, il ne sera pas inutile de présenter ici, d’après Duchesne, quelques observations qui, sans être très-générales, sont du moins communes au plus grand nombre des variétés.

Les fruits dont le vert est le plus noir, deviennent du jaune le plus foncé à la maturité. Le soleil , au lieu de colorer le dessus de ces fruits, les pâlit. La privation de lumière, causée par le contact de la terre, blanchit le dessous; alors le pourtour de cette tache reste trèslong temps vert, aussi bien que les bords des parties blessées. Les Pepons panachés le sont principalement dans le milieu; le côté de la (été, c'est-à-dire, de la fleur, conserve une ceinture verte, toujours plus grande que celle du côté du pédoncule. Ces parties vertes, quelquefois unies par une bande, font toujours des pointes comme pour se rejoindre, et les pointes sont prolongées sur les cloisons des graines. Les parties panachées sont toujours plus minces, quelquefois d'une manière fort sensible.

Outre les grandes pointes, qui ont rapport â l’intérieur du fruit, on en voit de moindres marquer le passage des fibres principales, qui passent du pédoncule au calice de la fleur : c’est en rapport avec ces nervures que se trouvent les bandes colorées, ce qui en établit ordinairement cinq principales entre cinq autres moins fortes. Les bandes sont, indifféremment, pâle sur foncée, ou foncée sur pâle; quelques-unes même se trouvent pâles au milieu, et foncées aux deux extrémités; enfin, dans quelques autres, elles restent d’abord pâles, même lactées, tandis que le fond est verdâtre, puis deviennent d’un vert noir lorsque le fruit jaunit. Les bandes morcelées forment des mouchetures plus ou moins grandes, et agrégées de diverses manières, mais quadrangulaires et non arrondies ni étoilées, comme celles des Pastèques : à ces mêmes bandes répondent des côtes proéminentes et des cornes très saillantes dans les variétés contractées du Pastissnu, qui ont d’abord la peau trèsfine, très-mince et très lisse.

Une autre inégalité d’accroissement, dans les Giraumons à peau fine cl à chair aqueuse, y forme des ondes. Les Pepons à peau ou coque épaisse, particulièrement les Rarbarines, pu lieu d'ondes, sont sujets à des bosselures, nommées vulgairement verrues, qui sont si sensiblement l'effet d'une maladie que ceux qui en sont entièrement couverts ont rarement de bonnes I graines.

j Enfin, la peau des Pepons est susceptible de ces gerj cures exsudantes qui ferment la broderie dans les

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Melons ; mais cet accident est peu commun, et seulement par places. Lesracesaou variétés des Pepona polymorphes sont :

1° L’Orangin et les Coloquinelles, vulgairement les fausses Oranges et les fausses Coloquintes. Cucurbita colocyntha , Duch.; Cucurbita mini ma luira, J. Bauh., 2, p. 231. Les feuilles sont médiocrement découpées; les fleurs mâles et femelles également distribuées sur toute la plante , qui en acquiert une grande fécondité. Le fruit est de forme sphérique, d*un diamètre double de celui de la fleur, à trois loges régulières; les semences nombreuses, assez grosses; la pulpe jaunâtre, fibreuse, un peu amère, se desséchant facilement, acquérant alors une odeur un peu musquée; la peau forme une coque solide, d'un vert noir dans sa fraîcheur, puis d'un jaune orangé très vif : tels sont les Orangins. Dans les Coloquinelles la peau est beaucoup plus mince, plus panachée, à bandes claires; la pulpe assez mince et sèche. Tous ces fruits sont très-agréables. Ceux de l'Orangin ressemblent tellement aux Oranges qu'on s’amuse quelquefois à les mêler dans les desserts pour en faire des plats d'attrape : cette plaisanterie réussit presque toujours.

2° La Cocuoirdette, vulgairement fausses Poires, Coloquintes lactées. Cucurbita pyridaria , Duch.; Cucurbita seu colocynlhia amant, C. J. Bauh-, 2, p. 230. Ses feuilles sont un peu [dus découpées, et l’eo- , semble de la plante plus grêle que dans l'Orangin : ses fleurs sont les plus petites de toutes, aussi bien que les semences, dont la forme est très-allongée : le fruit est ovale ou en forme de Poire; la coque épaisse et solide; la pulpe fraîche d'abord, puis fibreuse et friable, trèsblanche; la peau d'un vert brun, marquée de bandes et mouchetures d'un blanc de lait. Les Cougourdettes sont plus robustes que la plupart des Cucurhitacées ; elles ne demandent qu'un terrain chaud pour fructifier abondamment; elles gnmpeut bien d'elles mêmes, et leurs fruits en sont plus jolis : ils servent de parure dans les orangeries, ainsi que sur les cheminées; en les creusant, on en fait des vases assez agréables.

3° La Barbarixe, vulgairement Barbaresque sauvage. Cucurbita cerrucosa, Duch., Linn., Spec. Ses fruits, ordinairement plus gros que le* précédents, ont une grande disposition aux bosselures, ce qui semble analogue au défauL de couleur de ces fruits, qui sont la plupart entièrement jaunes ou panachés, quelquefois marqués de bandes vertes. Leur forme et leur grosseur varient beaucoup. On en voit d'orbiculaires, de sphériques, d'ovales, d’allongés en Concombre. Ils n’exigent pas, pour leur culture, plus de soins que les Coloquinelles; ces plantes produisent beaucoup, et réussissent surtout très-bien quand elles trouvent à grimper : mais il n’y a de bon â manger que les fruits très-pâles et lorsqu'ils sont jeunes. Ils sont meilleurs frits que de toute autre manière. Il s'en trouve de blancs , à peau tendre cl à pulpe très-aqueuse, qui peuvent se manger en salade, comme les Concombres.

4° Le Turbané, vulgairement le Pepon turban. C’ucurbila piliformis, Duch. Cette belle variété lient beaucoup de la nature des Barbarines, mais la forme particulière de ses fruits la rend très -remarquable. Leur

partie inférieure , très-large, est légèrement sillonnée , mais ces cdtes s'arrêtent vers le milieu, et au-dessus de la contraction formée en cet endroit on ne voit plus que quatre cornes correspondantes aux quatre loges du fruit : les mouchetures sont également interrompues. de manière que, ne se répondant point, il semble que la moitié supérieure soit un fruit différente! beaucoup moindre, qu'on aurait pris plaisir à faire entrer dans le gros enfin les deux moitiés sont séparées par un cordon de petites verrues grises, qui se louchent sans intervalle, et qui, au dedans de la coque, répondent à une augmentation d'épaisseur fort remarquable. Cette coque est solide; la pulpe sèche, fort colorée : les semences sont ovales; le bourrelet n'y est que tracé et non relevé. Ce Pepon doit être cultivé comme les Coloquinelles ; il réussit facilement : on fait profiter les fruits, en retranchant les branches surabondantes; ils sont toujours plus beaux lorsqu'ils pendent, et sont fort (nuis à manger, quoique la pulpe crue en soit fort dure et d'un jaune assez foncé.

5° Les Citrouilles et les Cirai rons. Cucurbita Pepo, L., var. ; Cucurbita foliis asperis, seu zucclta . flore luleu , J. Bauh., 2. p. 218; vulgairement Coi rge de St. -Jean. Concombre d'hiver. Concombre de Malte ou de Barbarie. Citrouille iroquoise, etc. Sans les intermédiaires et les fécondations métisses, il serait difficile de soupçonner les petits l'epons, tels que des Coloquinelles ou des Cougourdettes. de même espèce que nos Citrouilles et nos gros Girnumons; et si, au contraire, ces énormes différences ne se rencontraient pas entre les races diverses des Pepons, les Citrouilles pourraient bien être distinguées des Giraumons, ces derniers ayant une pulpe ordinairement plus pâle, toujours plus fine, les feuilles plus profondément découpées, tandis que celles des Citrouilles ne sont souvent qu'anguleuses. Les variétés principales sont :

a. La Citrouille rerie , à peau tendre, fort luisante; la chair très colorée, quelquefois jaune : sa forme est ovale, ou plutôt cylindrique, arrondie aux deux extrémités.

b. La Citrouille griac ou r crt-pàlc, de forme ovale, un peu en poire.

c. La Citrouille blanche ou sans couleur , si molle que son poids altère sa forme qui est naturellement en poire.

d. La Cilrouille jaune . également arrondie à ses deux extrémités, la plus commune à Paris, avant que le Potiron l'ait fait abandonner.

k. Le Giraumon r crt bosselé , énorme en grosseur, égal à ses deux extrémités, comme les Citrouilles.

f. Le Giraumon noir , effilé du côté de la queue, quelquefois du cùté de la tête; peau fort lisse, pulpe ferme. Il y en a de panachés et de jaunes.

u. Le gros Giraumon rond, de forme peu constante, qui a probablement porté le premier le nom de Giraumon, rocher roulant.

h. Les Girnumons moyens , à bandes et mouchetures , nommés communément Concombres de Malte ou de Barbarie , et par d'autres, Citrouilles iroquoise*; tous variés eu forme, en nuances de vert et de jaune, et en mouchetures.

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j. Les Giraumons blancs on d* un vert pâte, appelas aussi Concombres d’hiver, qu’on (veut regarder comme les plus dégénérés de l’espèce primitive.

l. Les Giraumons rcrl-tcndre , à bandes et mouchetés, soit pâles, soit foncés.

Culture et usages. Le fumier, plus ou moins consommé, est l’aliment des Citrouilles et des Giraumons.

A la campagne on fait assez communément courir les Citrouilles sur des tas de fumier, qui ne se consomme que mieux tout en les alimentant. Dans les terrains bien amendés des potagers, il suffit, pour la culture des Giraumons, de les planter dans de bons terrains, | comme les Cardons, soit qu'on les y élève, soit qu’on les y transporte semés sur couche et , pour le mieux, dans de petits pots. Il est presque nécessaire d’ar- I rèter la pousse directe, en coupant chaque branche deux ou trois yeux au dessus du fruit noué, ou du second nœud, si deux se trouvaient près l’un de l’autre. Ou doit supprimer toutes les branches latérales, et on leur fait grand bien en fixant les branches de place en place avec une ou deux bêchées de terre. Il est bien essentiel, en transportant les Giraumons et Citrouilles dans la serre, de prendre garde de heurter la queue : c’est communément à sa jonction avec le fruit que se déclare le moisi, et bientôt une pourriture, qui gagne successivement tout le reste.

Les Citrouilles se mangent, comme les Polirons, cuites et fricassées, ou en soupe au lait : il est nécessaire de mettre en coulis toutes celles dont la chair est un peu grossière. On a vu autrefois, à Paris, un boulanger célèbre par ses petits pains mollets â la Citrouille. Les Giraumons, qui ont la chair plus blanche et plus fine, s’apprêtent comme les Concombres, coupés en morceaux. En général, les Giraumons vert- pâle sont les plus délicats à manger. Quand on en a une bonne espèce, il faut en garder précieusement la graine, et surtout éviter d’en élever de moins bons dans le même jardin : il en résulte souvent des mélisses qui allèrent les bonnes espèces.

fi" Le Pastissor. Cucurbita melopepo, Duch., Linn., var.j Melopepones laliores dypei formes, Lob.. Icon., 042; J. Bauh.. 2. p. 224; connu vulgairement sous les noms de Borrbt ii'èlecteur. Bouret de prêtre, Cue-

lORRE IMPERIALE; ARTICHAUT DE JERUSALEM. DËSPAUKE;

Arbolste d’Astbacar. La forme du Pastisson, ses nombreuses variétés, qui se perpétuent depuis plusieurs siècles par le plaisir que l’on prend à resemer les fruits les plus régulièrement déformés, offrent un phénomène très-curieux en botanique. Ces fruits ont , en général, la peau fine, comme les Coloquinelles, mais ordinairement plus molle; la pulpe plus ferme, blanche et assez sèche, ce qui fait qu’ils se gardent fort longtemps : ils sc divisent intérieurement en quatre et cinq loges. Quant à la forme, il s’en trouve quelquefois de ronds, de turbinés ou en poire; mais plus souvent, dans les races franches, comine s’ils étaient serrés par les nervures du calice, la pulpe se boursoufle, s'échappe dans les interstices, formant tantôt dix côtes dans toute la longueur, seulement plus élevées vers le milieu, tantôt dos proéminences dirigées vers la tête ou vers la queue, qu'elles entourent en forme de couronne. D'autres fois

aussi le fruit se trouve étranglé par le milieu, et renflé aussitôt en un large chapiteau, comme dans un Champignon qui n’est pas encore épanoui; ou bien, il est entièrement aplati en bouclier, quelquefois goudronné inégalement, quelquefois régulièrement. Celle dernière forme, la plus éloignée de la nature, est aussi la plus rare de toutes, et celle qui sc reproduit le moins constamment. Une partie des semences renfermées dans ces fruits contractés, sont elles-mêmes bossues, fort courtes et presque de forme ronde, suivant la proportion qui s’observe en général dans les Pepons, dont les fruits les plus longs ont aussi les semences les plus allongées. La même contraction affecte la plante entière dès le commencement de sa végétation : ses rameaux, plus fermes par le rapprochement des nœuds, s'élancent verticalement jusqu’à ce que le poids des fruits les abatte ; ce à quoi concourt le grand allongement des pédoncules des fleurs mâles, des pétioles des feuilles, et de la figure de ces mêmes feuilles. Enfin les vrilles, toujours plus petites, lorsqu'il y en a, se trouvent quelquefois changées en petites feuilles à pétiole tortillé, dont la pointe se prolonge eu une très-petite vrille, qui n'existe pas toujours.

Les Pastissons barbarins sont des Pepons qui s'allongent moins que les autres, et dont les fruits médiocres et allongés ont des bosselures et une peau jaune.

Les Pastissons giraumonês sont cultivés, chez divers curieux, sous les noms impropres de Concombre de carême , de Potiron d' Espagne, et sous celui de Septen-toise , nom plaisant, mais exact, en ce qu'il peint la fécondité et la végétation resserrée des Pastissons. Quelques-uns sont si serrés que les fruits en deineureut défectueux ; d’autres s'allongent , prennent diverses figures et varient de grosseur. Dans leur étal de perfection, ils sont comme de médiocres Giraumons, de vingt quatre à trente pouces de long, en massue, et peints de belles bandes d'un vert gai, sur un fond d’uu jaune pâle, un peu verdâtre; la pulpe est fort blanche, d'un grain fin, et sc conserve bien plus délicate qu'eu aucun autre Giraumon.

La végétation des Pastissons étant plus resserrée que celle des Giraumons. les fruits sont plus exposés à mal nouer, si on ne les place pas à une bonne exposition : au reste, leur culture exige moius de peine, leur disposition dispensant de fixer leurs branches, et même de les tailler. Ces fruits se gardent communément tout l'hiver, et sont bons à manger jusqu'en février et mars : c’est eu friture qu'ils réussissent le mieux, ce qui leur a fait donner le nom d'Arlichaut.

Courge Pastèque ou Courge laciriêe. Cucurbita anguria, Duch.; Cucurbita citrullus, L. ; Anguria , Dodon., Pempt., 004; Rumph, Amb. , 5, tab. 110, fig. 1 ; Citrullus offhinarum , Lob., Je., 040; vulgairement le Melor d'eau. Cette espèce sc distingue par ses feuilles très-profondément laciniées, placées dans une direction verticale, et d’une consistance ferme et cassante; par son fruit orhiculaire ou ovale, lisse, moucheté de taches étoilées; par sa chair souvent rougeâtre; par ses semences noires ou rouges, non blanchâtres. Le nom de Pastèque est réservé aux variétés dont le fruit, plus ferme, ne se mange que confit ou

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fricassé, el l'on donne celui de Melon d'eau aux. variétés dont le fruit est très-fondant, que Ton mange cru comine le Melon, qui se résout dans la bouche eu eau rafraîchissante, d’un goût agréable et sucré.

On cite encore plusieurs espèces de Courges, jusqu'à présent peu connues, telles que le Cucurbita hispida , Thunb., dont le fruit est dblong, les fleurs blanches, les feuilles velues, se rapprochant dans la Calebasse, ainsi que le Cucurbita idotatrica , Willd., originaire de la Guinée. Le Cucurbita siceraria, observé au Chili par Molina : ses fruits sont globuleux, leur écorce ligneuse; ses feuilles anguleuses et tomenteuses. Le Cucurbita mammeata, du même pays, à fruits sphériques, mamelonnés, à feuilles découpées. Les Cucurbita aura» - j lia cl subrerrucosa ne sont probablement que des variétés produites par la culture. Le Cucurbita uinbcllata de l'Inde a des feuilles rudes, en rouir, anguleuses, à cinq lobes denticulés : les fleurs mâles réuuies en ombelle; les femelles solitaires ; le fruit elliptique tomenleux.

COURGNK. bot. Synonyme de Cournouiller.

COURICACA. ois. y. Tantale.

COUKIKIL. ois. Synonyme vulgaire d'ilirondelle.

COUKIL. ois. Syn. de Psittacus Aocœ Hotlandiœ , ' L. y. Pbrmoqvit.

COURIMAR1. bot. Le végétal décrit par Aublel dans son supplément des Plantes de la Guiane, page 28, j pl. 384, est trop imparfaitement connu pour qu'on en puisse déterminer les rapports naturels. C’est un arbre I de quatre-vingts pieds d'élévation, dont le tronc est supporté à sa base par des sortes d'arcades de six à huit pieds de hauteur, formées par les racines qui s’élèvent ainsi au-dessus du sol. Les feuilles sont simples, alternes, entières, vertes et glabres à leur face supérieure, couvertes inférieurement de poils roussâtres et ferrugineux. Leur longueur est de quatre à cinq pouces sur ! une largeur de deux pouces à deux pouces et demi. On n’en connaît pas les fleurs. Mais à en juger par ce qui [ en reste avec le fruit non parvenu à sa maturité, elles i se composent d’un calice el d une corolle persistante, à cinq découpures très- profondes. L’ovaire est libre, et devient un fruit globuleux, charnu, à cinq loges qui contiennent chacune une seule graine.

COURIN’GIE. bot. y. CotiüGiA.

COURITIS. bot. Synonyme de Verveine.

COURJO, COURJÆTO. bot. y. Coucous LO.

COURLAN. Aratnus. ois. Genredel’ordrcdcsGralles. Caractères : bec plus long que la tête, dur, épais, comprimé latéralement, droit , incliné à la pointe qui est renflée; mandibule supérieure légèrement sillonnée: l'inférieure renflée vers le milieu, angulaire, pointue; narines linéaires, latérales, placées assez loin de la base du bec, dans de longues fosses nasales et percées de part en part; tarse élevé ; quatre doigts entièrement divisés : trois devant, lisses en dessous, longs et grêles; un derrière. articulé sur la partie postérieure du tarse el portaul à (erre sur plusieurs articulations; ailes médiocres: la première rémige assez courte, la troisième la plus longue.

L'histoire du Courlan, encore très-peu connue, n'offre que des données assez incertaines sur les mœurs cl les

habitudes de cet Oiseau sauvage et solitaire. Habitant ! les plaines arides et désertes des contrées équatoriales ! du nouveau continent, il semble prendre un soin particulier à se dérober aux regards, et part comme un trait pour s'élever à perle de vue, lorsqu’il se croit dê- ! couvert. On présume que. pour la nourriture el la reproduction, il se rapproche des Hérons avec lesquels il a pendant longtemps été confondu. Cependant D'Azara. qui a découvert dans le Paraguay une seconde espère de Courlan, assure que cet Oiseau n’es! point pécheur, que jamais il n’entre dans Veau, qu’il dédaigne pour sa nourriture les Poissons el les Serpents, etc. Cet observateur ajoute qu’il cache soigneusement son nid au sein des savaunes; que la poule consiste en deux œufs, el que les petits, aussitôt après leur naissance, se trouvent en étal de suivre leurs parents. Il est possible qu'Azara ait été induit en erreur, car les faits qu'il rapporte sont un peu contradictoires.

Cocrlax Carat. A ram us Carat t. Vieil!. , Arara. Parties supérieures d’un brun noirâtre, qui prend une teinte pourprée sur le dos et le croupion ; plumes de* côtés de la tête, de la gorge el du cou, blanches à leur centre; parties inférieures brunes, tachetées de blanc sur le ventre; bec jaune, noirâtre aux deux extrémités; iris roussâlrc; pieds cendrés. Taille, vingt -six pouces. Paraguay.

Colrlar cocruri. Ardea scolopacea , Gmcl.. Bu If., pl. enl. 848. Plumage d’un brun foncé, irisé de vert cl de rougeâtre sur les rémiges et les reclrices; gorge blanche dans sa partie supérieure; les plumes du cou de celte couleur, mais bordées de blanc ; bec d'un cendré roux, bleuâtre à la pointe; pieds noirâtres. Taille, trente-deux pouces. Guiane.

Il faut avouer qu’il y a -bien peu de différence entre ces deux espèces; aussi Temminck, dont l'opinion en ornithologie est d'un grand poids, les regarde comme identiques.

COI RLERET. ois. Syn. vulg.de grand Courlis cendré.

COURLERIC. ixs. Même chose que Courlerole.

COURLEROLE. lits. Nom vulgaire de ta Courtilière el de la larve du Hanneton commun.

CUURLI. ioll. Nom vulgaire du Murex houslcUum.

. L. y. Rocher.

COURU ÉPINEUX, «ou. Syn. vulfiaire de Murex Branderis. L.

COURLIRI. ois. y. Cour laïc.

COURLIS. Numcnius. ois. Genre de l’ordre des Gral- Ic8. Caractères : bec très long, grêle, arqué, un peu comprimé, presque rond; mandibule supérieure dépassant l'inférieure, faiblement obtuse vers l'extrémité, cannelée jusqu'aux trois quarts de sa longueur; narines placées latéralement dans la cannelure près de la hase du bec, linéaires el longitudinales; face entièrement emplumée; pieds grêles; quatre doigts . les trois antérieurs réunis jusqu'à la première articulation ; le postérieur articulé sur le tarse et posant à terre; ailes médiocres, la première rémige la plus longue.

Les rives fangeuses, les marais bourbeux sont la retraite favorite des Courlis; on les trouve aussi quelquefois sur les dunes humides; mais ce n'est que pendant leurs voyages, lorsque sur leur route ils ne trouvent

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point de plages marécageuses; forcés de descendre pour prendre leur nourriture , ils s'abattent sur ces sables trempés où la multitude énorme de Vers et de Mollusques, dont ils sont le refuge, serait plus que suffisante pour nourrir des milliers de Courlis, si la nature, en donnant à l'extrémité du long bec de ces Oiseaux une consistance assez flexible, ne les eût destinés en quelque sorte à choisir de préférence la vase des marais. Quoi qu'il en soit, les Courlis s'éloignent peu des côtes, et rarement on les rencontre à une grande distance de celles-ci ou des rivages des grands fleuves; ils entreprennent de longs voyages, en troupes assez nombreuses, et ne se séparent qu'au temps de la ponte; celte ponte consiste en quatre ou cinq reufs que l'on trouve ordinairement sur quelques brins de Joncs ou de Graminées, amoncelés au centre de quelqueslouffesd’herbes ou de bruyères élevées qui les cachent ; quelquefois ces o* tifs sont déposés, dans des fossettes, sur le sable des dunes. Les Courlis soignent peu leurs petits qui , presque en naissant, sont aptes à chercher eux mêmes leur nourriture et à se passer des soins de leurs parents. Quoique d’un naturel beaucoup plus farouche que les Chevaliers cl les Bécasseaux, les Courlis sc plient cependant à la domesticité dans les jardins clos; mais les Vers et les Limaces qu'ils y trouvent, ne pouvant suffire 5 leurs besoins, ils ne lardent pas à périr autant d'inanition que d'ennui. Ces Oiseaux sont peu estimés des amateurs de gibier; dans certains cantons l'on recherche leurs œufs, avec lesquels on confond ceux do presque tous les autres Grallcs qui nichent dans les mêmes lieux. Les Courlis, dont le nom français dérive de leur cri, et que la forme du bec a fait appeler A umenius par les latinistes, paraissent avoir partagé avec les Ibis, les honneurs divins, chez les peuples de la liante antiquité soumis au culte d'isis : du moins on en reconnaît des figures sur les hiéroglyphes qui sont parvenus jusqu'à nous. Ce genre, quoique peu nombreux en espèces, est répandu sur tous les littoraux des deux mondes; il doit sa formation à Rrisson qui l’a détaché des Scolopax de Linné. Cuvier a distrait de.ee genre le Gorlieu. dont il a fait le sous-genre V hæopuê , et le plus petit des Courlis, qui est devenu le sous-genre Falcinelle. Tcmminclc, en adoptant celle dernière séparation, s’est contenté de placer l'espèce qui en est l'objet, parmi les Bécasseaux.

Cornus Addarana. Raffinesque, Munie ni ua aterrituus, Vieil!. C'est uue variété de 176/* r erl. y. Ibis

FAI.Cm.LLE.

Cornus d'Afrique. Scolopax A f ricana , L. Parties supérieures cendrées ; les inférieures blanches , tachetées de brunâtre; bec et pieds bruns. Taille, huit pouces. C'est le Bécasseau Cocorli, dans son plumage d'hiver.

CoCMl.lS DE LA HAIE ü'iiUDSOV /'. ClUKI.I* CoRLIEtl.

Courlis a bec grêle. Munir ni us lenuiroatria , C. nonap.,Vieül. Parties supérieures brunes, avec les plumes bordées de roiissâlre; rémiges hriiues; rectrices rayées transversalement de blanc sur un fond brun ; parties inférieures, devant du cou, poitrine et ventre couverts de taches allongées brunes; bec long et mince, jaunâtre à sa base, brun dans sa longueur ; pieds bruns. Taille, quinze pouces. Égypte.

3 DUT. I>E$ SCIENCES «IAT.

♦ I si. * •

Courlis a bec noir. Mumeniu a nielanopsia, Vieill.; Scolopax a rcua ta, Var. , Gmel. «Parties supérieures roussâtres, striées de brun noirâtre; sommet de la télé noir; les quatre premières rémiges noires à l'extérieur; celles rapprochées du dos entièrement tachetées de brun; rectrices roussâtres, tachetées de brun à l'intérieur; parties inférieures d'un blanc roussâlre, avec quelques traits bruns; bec noir; pieds noirâtres; plumage des jeunes un peu différent ; ils ont la tête brune, avec une bande rousse sur le milieu, les sourcils blancs, des taches noires sur le dos et brunes sur les flancs; de larges raies noires sur les rectrices, etc., etc. Taille, seize à dix-huit pouces. Amérique septentrionale.

Courlis blanc. V. Ibis blanc d'Amérique.

Courlis boréal. Mumeniu a borealia, Lalh. Parties supérieures brunes, avec les plumes bordées de gris blanchâtre ; front brun, tacheté de brunâtre; tétc blanchâtre, tachetée de brun; parties inférieures d’uu blanc jaunâtre, avec le cou et la poitrine finement tacheté* de brun; rémiges brunes; rectrices courtes, brunes, r.-fyées de blanchâtre; bec très-mince, noirâtre, avec la base de la mandibule inférieure jaune; pieds noirâtres. Taille, douze pouces. Amérique septentrionale.

Courlis du Brésil. V. Ibis rouge.

Courlis brillant, y, Ibis rouge.

Courus brun. V. Ibis brun.

Courus brun d'Amérique. Courlis Gouarauna.

Courus a calotte noire. A umenius atricapillus, Vieill.; Scolopax Luzonicnaia , Gmel. Parties supérieures brunâtres, avec le bord des plumes (acheté de hlanc ; sommet de la tète noir; parties inférieures blanches, avec des traits longitudinaux noirs; rémiges noires; rectrices roussâtres, rayées de noir; hoc et pieds noirs. Taille, dix-huit pouces. Ile de Luçon.

Courlis Carnay, Coi ri.is Chiui. Muuieniua Chihi, Vieill. Paities supérieures noirâtres, irisées de vert et de violet; tête et cou garnis dejilumes très-serrées, d'un brun foncé, bordées de blanc; parties inférieures noirâtres, avec des reflets violets; bec cendré; pieds bruns. Taille, dix-huit -pouces. Paraguay.

Courlis commun, y. Gjcand Courlis cendré. **

Courlis Corliru. Scolopax Phœopua , L., Buff., pl. enl. 842. Parties supérieures brunes . avec les plumes bordées de brunâtre; sommet delà tête brun, avec une raie variée de blanc dans le milieu ; joues blanchâtres, finement rayées de noirâtre, traversées par une raie obscure, qui part de l'angle du bec et s'étend un peu au delà de l’œil ; grandes rémiges noirâtres, avec la tige blanchâtre; le* autres bordées de taches blanches et tcrininécs.de celle couleur; rectrices cendrées, rayées de brun; gorge cl abdomen d'un blanc assez pur; le reste de» parties inférieures marqué de taches et de traits bruns; bec court et presque droit dans les jeunes, long et ar/jué dans les adultes, brun avec la base de la mandibule inférieure blanchâtre; iris brun; pieds cendrés. Taille, seize pouces. Europe, Asie, Inde, etc., etc.

Coi «lis a cou blanc, y. Ibis a cou blanc.

Coi ri.is a cou varié ou Curucau. f'. Courlis Carnat.

Courlis criard. Mumeniua r ociferua, Lath. Plumage cendré, avec les plumes bordées de blanc; récit ices brunâtres, 4es intermédiaires les plus longues, les

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cou

latérales les pins courtes et entièrement blanches; bec très-long, d’un noi» verdâtre, plus clair à la base; yeux grands, placés près du sommet de la tête; iris brun; pieds grêles et longs, cendrés. Taille, vingt-quatre pou ces. Amérique septentrionale.

Cuirais demi-bec. Numenius brecirostris, Temm., pl. col. 381 ; Chorlitù champêtre, Azara, 2, 273. Parties supérieures brunâtres, avec les plumes bordées de blanchâtre; sommet de la tête brun ; rémiges brunes, terminées de blanc; rectrices rayées de brun en dessous; parties inférieures et cou linéolés, puis marqués de chevrons bruns; bec noir avec la moitié de la mandibule inférieure jaunâtre; pieds bruns. Taille, douze pouces. Amérique méridionale.

Courlis d'Égypte. y. Courlis a bec grêle.

Courlis Epuoi srica, Tant alu s piclus. K. Courlis

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