DEI
cristalline, inodore, amère et Acre, se ramollissant par la chaleur et acquérant une plus grande dureté après le refroidissement; elle est un peu soluble dans l'eau froide, lrès-snlul>le dans l'alcool ; elle se combine avec les acides pour fumier des sels dont les alkalis séparent la Delphine sous forme de gelée.
DKLI’IIIMON. but. Les plantes que les Grecs et Dioseoride particulièrement désignèrent sous ce nom. semblent avoir été des Épilohes. Quelques commentateurs y ayant vu le Delphinium Consolida des botanistes modernes, ceux-ci en ont fait dériver te nom scientifique du genre Dauphinellc.
DELPH1NITE. mix. Nom donné par Saussure (Voyage dans les Alpes, n° 1018) à PÊpidole du Dauphiné, en cristaux ou en masses grenues d'un jaune verdâtre. y . Épi dote.
DELPHINIUM. bot. Synonyme de Dauphinellc.
DEI.PI1INORYNQUE. mam. V. Daimiix.
DLI.PUINULA. mou.. Synonyme de Dauplunule.
DELPU1NUS. xam. Synonyme de Dauphin.
DELPUIS. mai. Nom scientifique de l'espèce de Dauphin la plus anciennement connue, et qui a servi de type au genre Delphinus. y. Dacpbik.
DELTASIMDK./)e//as/;/s. nu. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérainhycins, institué par Audinel-Scrville pour un insecte récemment apporté du Mexique, et qui offre pour caractères distinctifs : antennes velues, de onze articles, plus courtes que le corps dans les femelles, et le dépassant dans les mâles, où les six derniers articles sont plus allongés et plus grêles que les autres; palpes égales : toutes oui le dernier article ovale , tronqué à l'extrémité; corselet presque cylindrique, unituberculé latéralement, un peu plus long que la tête, avec son disque un peu inégal; écusson petit, triangulaire et pointu; élytres puhescentes, parallèles, arrondies et mutiques à leur extrémité; corps puhescent; pattes fortes, à peu près égales; cuisses égales; dernier article des tarses presque aussi long que tous les autres réunis.
Dei.t asm de a bords dores. Detlaspis auromarginatüy Dupont. Antennes d'un noir violet ; tête d’un vert métallique; corselet d'un vert sombre, plus clair en dessous; élytres chagrinées, d'un vert brillant. avec les bords d'un cuivreux doré; pattes d'un vert irisé en violet. Taille, neuf lignes.
DELT11 Y1UTE. Delllij ris. moll. rOM. Dalinan a formé ce genre aux dépens des Anomites, et lui a donné pour caractères : Coquille à valves inégales, l’une et l’autre convexes , le plus souvent unies par le milieu ou canaliculées; bord cardinal transverse; talon de la plus grande valve imperforé et recourbé; un orifice triangulaire près de sa base. Dalinan admet dans ce genre six espèces bien distinctes, qu’il a observées dans le calcaire à Arlhocérites et dans la craie de la Scanie.
DELTOÏDE. Deltoideus. bot. Épithète par laquelle on désigne la forme de certains organes qui, amincis aux deux extrémités, présentent trois faces et imitent, dans la coupe transversale, le delta A des Grecs. Quelques Ficofdes, tel que le Mesemhrjanlhemum Deltoideum , présentent cette forme dans leurs feuilles ; il en est de même de différents fruits.
DELTOÏDES. Delloides. ms. Tribu de Lépidoptères, établie parLatreille dans la grande famille des Nocturnes. Caractères : antennes sélacées ou simples; quatre palpes apparentes; ailes formant avec le corps, sur les côtés duquel elles s'étendent presque horizontalement, une sorte de Delta ou de triangle, dont le côté postérieur, c’est-à-dire la base, a dans son milieu un angle rentrant. Celte tribu comprend des espèces très analogues aux Phalènes proprement dites; leurs Chenilles ont seize pattes, et appartiennent à la division que quelques observateurs ont désignée sous le nom de Fausses-Teignes. La plupart se construisent des fourreaux ou des galeries avec des feuilles qu'elles entortillent et avec le résidu des matières dont elles se sont nourries. Les genres Doliset Aglosse composent celte tribu.
DELLC1Ë. Dclucia. bot. Genre de la famille desSynanlhérées, institué par De Candolle pour une plante nouvelle, originaire des montagnes du Mexique, et récemment découverte par Berlandier. Caractères : capitule muiliflore, radié; fleurs du rayon femelles, liguiées et disposées sur un seul rang; fleurs du disque hermaphrodites, tubuleuses et à cinq dents; involucre double, presque égal, à écailles externes droites, foliacées, linéaires lancéolées; celles de l’involucre interne sont colorées; réceptacle plan, garni de paillettes linéaires; anthères noirâtres; styles des fleurs hermaphrodites rameux; akènes comprimés, linéaires, couronnés par trois arêtes hispides et renversées. La seule espèce connue, Delucia ostruthioides, est une petite plante qui ne s’élève à guère plus d'un pied; elle est glabre; ses feuilles sont opposées, péliolées, divisées en trois segments ovales, étrécis aux deux extrémités et grossièrement dentés; les capitules sont solitaires, portés sur de longs pédoncules et composés de fleurs jaunes.
DÉLUGE oc CATACLYSME, ctot. Inondation générale dont tous les premiers peuples connus dans l’hisloire conservèrent la tradition. Les Grecs en citaient jusqu’à quatre, bien que les prêtres de Sa is aient dit à Solon : A o us autres Grecs, ne connaissez qu'un Déluge que beaucoup d'autres ont précédé. — Cette croyance à plusieurs Déluges acquiert un certain degré de probabilité par les belles observations qu'ont faites dans les environs de Paris Cuvier et Brongniart. On a vu à l’article Craie que de grandes inondations alternatives avaient dû se succéder à de longs intervalles de temps les unes des autres, dans le bassin qu'occupe celle capitale. Les Chinois, les Persans, les Chaldéens conservèrent le souvenir d'un Déluge, et les livres sacrés le consacrent. On attribua longtemps à ce terrible événement l’existence des couches coqutllères et les grands dépôts marins où sont entremêlés des débris d’animaux fossiles. D'aulres voulurent expliquer le Cataclysme universel par des causes simplement physiques, et l'attribuèrent à des engloutissements de grandes iles ou bien à l'élévation subite de vaste» archipels qui, causant une perturbation générale dans la masse des mers, eussent fait refluer leur masse sur la terre. L'examen de tels systèmes serait déplacé dans un ouvrage consacré au simple exposé des faits. Il suffira de dire ici que les traces dans lesquelles on croit reconnaître un Déluge universel ne permettent guère de supposer d'irruption vio-