B. VERT A CROC PION BOUGE. F. GROS-BEC
B. vert-olive. P. tiridis. Parties supérieures vertes. les inférieures d’un vert jaunâtre; gorge jaune; milieu des ailes varié de blanc, de noir et de jaune.
B. violet. F. Gros-Bec.
B. violet de Bahaxa. F. B. a sourcils roux.
B. violet. P. purpurea , V.; Fringilla purpurca , Lath. Parties supérieures d'un violet pourpré; parties inférieures blanches ; reclrices et rémiges brunes intérieurement. Taille, cinq pouces huit lignes. La femelle est brune, tachetée de blanc sur la poitrine. Amérique septentrionale.
BOUVREUX. ois. S. vulg. de Bouvreuil commun.
BOYISTA. bot. Les pl. de ce G. diffèrent des Lycoperdons par leur péridion double; l’extérieur, blanc, se détruit et s’enlève par morceaux avant son développement complet; l’autre, interne, persiste et s’ouvre au sommet par un orifice irrégulier; il renferme des sporules nombreuses entremêlées de filaments; ces sporules s’échappent sous forme de poussière d’un brun rougeâtre. L’csp. la plus commune est le B. plumbea , Lycoperdon ardoisé de Bulliard (Champ., pl. 192). Il
croit sur la terre, dans les pelouses sèches, el non pas sur les arbres, comme Bulliard l’a figuré; il est globuleux, de couleur d’ardoise ; sa surface est lisse; sa chair, d’abord rougeâtre, se change en une poussière violâtre. On en connaît encore quatre à cinq esp. qui se distinguent très-peu des Lvroperdons.
BOWDICHIE. Botcdichia. bot. Kunlh a établi ce G. dans la fam. des Légumineuses, d'après une esp. découverte el rapportée par Humboldt el Bonpland. Son calice est turbinato-campanulé. à cinq divisions droites et aigues; sa corolle, presque papilionacée, se compose de cinq pétales libres dont les latéraux un peu plus longs; ses dix étamines sont libres ou du moins le paraissent ; son légume est membraneux, comprimé, monoloculaire, indéhiscent, bordé d'une aile à la suture où sont attachées les graines. Le B. virgiliolde, que les naturels des bords de l'Orénoquc où il croit appellent Àlcornoco , est un arbre non épineux, à feuilles pinnées avec impaire, recouvertes en dessous, de même que les rameaux, d'un léger duvet ferrugineux; les fleurs sont violettes.
BOWIËE. Bowiea. bot. G. delà fam. des Hémérocallidées, liexandrie Monogynic. Linn.. formé aux dépens des Aloès, par Uawordt, en faveur d'une esp. nouvelle découverte au cap de Bonne-Espérance par Bowie à qui le G. nouveau est dédié. Caractères : périgone cylindracé. presque droit et bilabié, à six divisions trèsobtuses, dont les trois intérieures faiblement roulées vers le sommet; six étamines de longueur inégale, exserles, déclinées et se relevant après avoir formé un coude. Les B a f ricana et myriaianlha sont les esp. principales de ce G. qui appartient à l'Afrique australe.
BOWLES1E. Bowlesia. bot. Ruiz et Pavon ont établi ce G. de la fam. des Omhcllifèrcs. en l'honneur de Bowles. savant minéralogiste, qui fit le premier connaître l’Espagne sous ses rapports géologiques. Il a un calice â cinq dents, cinq pétales entiers et égaux , cinq étamines, deux styles cl deux stigmates. Le fruit offre la forme d’une pyramide quadrangulaire rétrécie et tronquée au sommet; il résulte de la soudure de deux akènes hérissés de petites pointes sur leurs angles et extérieurement concaves. L’ombelle, portée sur un pédoncule axillaire, est composée de trois fleurs sessiles cl dé|H)urrues d’involucre. On en rencontre trois esp. au Pérou ; les feuilles sont diversement lobées, parsemées, ainsi que les tiges, de soies fasciculécs ou étoilées, fréquentes surtout à la base des pédoncules.
BOYAU ou LACET DE MER. bot. N. vulg. du Chorda F il u tn , L.
BOYAUX. Max. F. Intestins.
BOYAUX DE CHAT. annRl. N. vulg. des Tarets et des Tubipores.
BOYAUX DE CHAT. bot. On a donné ce nom à PUive intestinale, pl. dont la forme varie â l'infini, et qui se trouve dans les eaux douces, dans les eaux saumâtres et dans les eaux salées.
BOYAUX DU DIABLE, bot. S. vulg. de Salsepareille. F. Sxilax.
BOYCINÏNGA. rktt. S. vulg. de Crotale. F. Boïquiba.
BOYMIE. Boymia. bot. G. de la fam. des Zanthoxylées, institué et dédié par Jussieu, à la mémoire de Mi-
ctoel Doym qui, en 1G50, a publié la description et Histoire de plusieurs plantes et animaux de la Chine. Caractères : fleurs diclines, dont les femelle* seules sont connues; calice court, 5-fide; cinq pétales fort allongés; cinq ovaires disposés autour d'un gynophnre court, ayant A sa base cinq petites écailles; ils sont réunis inférieurement et sont marqués chacun d'un sillon longitudinal; ils renferment deux ovules superposés. Les cinq styles sont courts et rapprochés de manière à paraître n'en former qu'un seul, couronné par un stigmate unique, très large, pellé, à cinq sillons, l.es cinq capsules sont confiées à leur hase et divergentes supérieurement, convexes en dehors, anguleuses intérieurement et déhiscentes; les semences sont solitaires, globuleuses et lisses. Ces caractères ont été tracés d'après quelques fruits rapportés par le pèred'Incaville; ils sont appelés en Chine Ou-Tckou-Yu.
BOZIË. soll. S. vulg. d'Ampullaire.
BRABKI, BRABEIt M oi BRABEJt M. bot. Ce genre, établi par Linné, et qui, dans son Mantissa Plantarum, porte un nom différent, celui de Brabyla, appartient à la fam. des Protéacées. 11 présente un calice de quatre sépales réguliers, à la base de chacun desquels s'insère une étamine dont l'anthère est saillante. L’ovaire sessile est entouré à sa base d'une petite gaine, résultant de la soudure de glandes hypogynes, et a son sommet surmonté d'un stigmate vertical. Il devient un fruit velu, sec et monosperme, à noyau. On en connaît une seule esp., le B. stellaturn , arbrisseau du Cap, dont les feuilles sont verticillées et dentées en scie, les fleurs disposées en épis axillaires sur lesquels elles se distribuent en faisceaux de trois ou plus, munis d’une bractée commune. La plupart sont mâles par suite de l'avortement de l’ovaire.
BRABYLA. «ot. V. Brabeicx.
BR AC. hax. V. Braque.
BR AC. ois. S. de Calao d'Afrique.
BRACHÉLYTRES. irs. V. Stapbyliriexs.
BRACH1Ë. Brachialus. bot. Cette dénomination s'entend ordinairement des rameaux quand ils se développent parallèlement et d’une manière très -ouverte, comme les liras d’un homme. Le développement brachiése fait quelquefois deux par deux alternativement ou verticillement, en croix.
BRACH1ELLE. Brachiella. arrêl. G. de Vers intestinaux cavitaires, institué par Cuvier qui lui reconnaît |iour caractères : deux proéminences comme deux bras, et qui se réunissent en une seule partie cornée par laquelle l'animal se fixe aux ouies. Ce G., qui a pour type le Lernæa snlmonea de Gislër (Act. Suec. 1751, et Encycl. méth. vers, pl. 88, fig. 13 — 18), ne diffère peut-être pas assez des Lernéomyzea de Blainville.
BRACI1IELYTRE. bot. y. Mihlexbergie.
BRACIUNK. Brachinu *. irs. Coléoptères pentamères; G. établi par Weber aux dépens des Carabes de Fab. Caractères : palpes extérieures point terminées en manière d’alène ou subulées;côté interne des deux jambes antérieures fortement échancré; extrémité postérieure des élytres tronquée; crochets des tarses simples ou points dentelés en dessous; point de paraglosses sur les côtés de la languette, cette partie tantôt entiè-
rement cornée, tantôt cornée au milieu avec les bords latéraux membraneux, et s’avançant au delà du bord supérieur dans quelques-uns. Corps oblong, avec la tète et le prothorax ordinairement plus étroits que l’abdomen. prothorax presque en forme de cœur, tronqué postérieurement; tête triangulaire, rétrécie immédiatement après les yeux, et ne tenant jamais au corselet par un col en forme de petit nœud; tarses presque semblables dans les deux sexes : leur pénultième article toujours entier ou point bilobé. Ces derniers caractères n'appartiennent pas exclusivement aux Brachines, mais aussi aux G. Anlliie, Graphiplère, ilelluo et Apline : ceux qui pourraient leur être propres et les distinguer des G. précédents, seraient l'abdomen carré, long ou ovale, épais, avec des glandes intérieures, sécrétant un liquide volatil, qui sort avec bruit par l'anus. Ce phénomène remarquable est produit lorsque l'Insecte est inquiété, ou lorsqu'il craint un danger : on voit alors sortir par l'anus une vapeur blanchâtre ou jaunâtre, d'une odeur acide, et qui l’est réellement, Duméril et Léon Dufour s'en étant assurés au moyen du papier de Tournesol. Ces deux observateurs distingués nous ont donné des détails sur l'appareil de cette fonction. Cet appareil consiste en deux corps auxquels on distingue deux parties, l’une qui prépare, et l’autre qui conserve le liquide. La première se présente sous deux aspects différents : ou bien elle est contractée, et ressemble à un corps blanchâtre et mou, comme glanduleux, ou bien elle est dilatée, et figure un sac oblong, diaphane, rempli d'air et occupant tout l’abdomen; la seconde partie ou la partie conservatrice fait suite de chaque côté à celle qui précède; elle est le réservoir de tout l’appareil; sa forme est sphérique, et sa place est fixée entre le rectum cl le dernier segment dorsal de l’altdomen; elle s'ouvre de chaque côté de l'anus par un pore. Tel est l'organe fort simple qui produit le phénomène de la détonation dans les Brachines; il offre sans doute quelques différences suivant les espèces. Ce que nous en avons dit et les autres détails que nous allons donner sur l’anatomie, ont été observés par l.éon Dufour (Annal, du Mus. d’Hist. nat., T. xviii, p. 70, et Nouveau Bulletin de la Société philomatique, juillet 1812) sur le Brachine tirailleur.
Duméril a remarqué qu'aussitôt que l’on ouvre le réservoir, le liquide qu'il contient entre en effervescence et s'évapore à l'instant. Il nous apprend encore que l'action acide de ce fluide est telle que le papier bleu végétal, d'abord rougi, ne larde pas à jaunir, et que si on place la vésicule sur la langue, et qu'on la comprime, le liquide qui en sort répand dans toute la bouche une saveur particulière et assez agréable qui ne tarde pas à dégénérer en une vive douleur, se faisant sentir au point d'application, et laissant là une tache jaune, semblable à celle que produirait une trèspetite quantité d’acide nitrique. L'appareil digestif se compose des vaisseaux hépatiques, au nombre de quatre, de l'épiploon formé par des lambeaux de graisse, et du canal digestif qui a deux fois environ la longueur du corps; on lui distingue : l'œsophage droit, aussi long que le prothorax ; l'estomac qui, lorsqu'il est contracté, a des parois très-épaisses et présente une sur-
face granuleuse cl ridée; tandis que lorsqu'il est dilaté, toutes les rides disparaissent, et qu'il n'existe plus que des lignes enfoncées. longitudinales, laissant entre elles des intervalles légèrement convexes, divisés par des raies transversales; en arrière de l’estomac et à une ligne environ, un petit renflement presque globulaire; l'intestin qui est un tube cylindrique, hérissé de petites papilles, faisant une circonvolution sur lui -même, et offrant, avant de se terminer au rectum, un renflement assez semblable à l’estomac; enfin le rectum long d'une ligne. I.es organes de la génération , dans les deux sexes, consistent dans ceux qui servent à la préparation et ceux qui opèrent la copulation. L’organe préparateur du mâle se compose de deux testicules ovales, pyriformes. et de deux vésicules séminales, sur la nature desquelles Léon Dufour s’était d’ahord mépris, en les regardant comme les testicules. Elles sont cylindriques, .repliées sur cllcs-mêines, et ont six lignes de longueur. Chacune reçoit une petite vésicule composée d’un vaisseau unique, replié sur lui-méine, après quoi elles se réunissent en un canal spermatique commun . lequel aboutit à l’organe copulateur, après avoir traversé un corps blanchâtre, spongieux en dehors et calleux en dedans. L’organe copulateur est formé par des pièces cornées que l’auteur décrit avec soin, mais dont l’exposition serait difficile à donner, et plus encore à saisir à cause de la nomenclature encore très incertaine de chacune de ces pièces. Nous renvoyons pour ces détails au Mémoire lui-méine. L’organe préparateur de la femelle est formé de deux ovaires Irès-distendus lorsqu'ils sont remplis par les œufs fécondés, et ressemblant à deux sacs membraneux qui, après s'élre réunis pour former un canal commun, aboutissent â un corps spongieux qui est la base de l'organe copulateur; celui-ci se compose de trois pièces dont deux latérales, en forme de crochets, et l'intermédiaire aplatie, droite, dilatée et échancrée. Ces parties jouent les unes sur les autres. Nous avons eu occasion de les étudier, et nous les avons trouvées composées des mêmes pièces principales que la tarière et l’aiguillon des Hyménoptères. Nous reviendrons sur tous ces objets dans le travail générale! déjà fort avancé que nous préparons sur les organes de la génération dans les Animaux articulés.
Outre les caractères extérieurs et distincts que nous avons fait connaître, les Drachmes ont encore les antennes filiformes, un peu plus longues que la tète cl le protiiorax ; la tête ovale; les yeux saillants; les mandibules à peine dentelées ; l'écusson petit ou presque nul dans certaines espèces. Ce sont des Insectes carnassiers, vivant quelquefois en sociétés nombreuses sous les pierres et dans des lieux humides, et se rencontrant principalement au printemps.
Latreille réunit au G. Drachme celui des Aptines de Bonclli, qui n’en est qu’un démembrement; mais il établit dans ce premier G. deux divisions dont la première répond au G. Apline, et la seconde au G. Brachine proprement dits, du même auteur. Nous ne citerons qu'une esp. comme type de chaque section.
+ Point d’ailes; dernier article des palpes extérieures dTilaté , presque en cdne renversé ; menton échancré. avec une dent bifide, troisième article des
antennes n’étant pas une fois plus long que le premier.
B tirailleur. B.tlisplosor de Dufour. Il habite l'Espagne et parait être In même esp. que le B. bailisla d’illiger.
•j-f Des ailes; dernier article des palpes extérieures presque ovoïde ; menton échancré, sans dents; troisième article des antennes au moins une fois aussi long que le premier.
B. pétard. B. c repila n «. 11 est commun aux environs de Paris, ainsi que plusieurs autres.
BRACillonOLE bot. V. Brachylobos.
BRACMOLEetRRACHIOGLE. bot. V . Brachyglottis.
BRACHION. pois. Esp. du G. Spare.
BRACHION. Brarhionun. G. d'Animaux microscopiques dont Hory a fait le type de sa fain. des Rrachionjdes. en leur imposant pour caractères : lest transparent, capsulaire, antérieurement denté ou simplement émargioé, postérieurement foraminé pour donner passage à une queue rétractile, tissée; organes gastrites centraux ; les ciliaires se développant en deux rolifères complets.
Les Brochions habitent les eaux douces cl pures, parmi les Conferves et les Lenticules ; nagent avec rapidité ; ont une figure fort bizarre; tels sont le B. urceolaris , Mllll., Encyc., pl. 28, f. 98-30 ; et le B. Bukeri, Mull., Encycl., pl. 28. f. 29-31.
BRAC1IIONIDES. Kam. proposée par Bory dans ses Animaux microscopiques, et à laquelle seraient assignés les caractères suivants : corps microscopique, invisible à l’œil nu . contractile et recouvert d’un test solide, qui laisse apercevoir dans sa transparence un organe plus ou moins agité, paraissant avoir rapport à la digestion; évidemment ovipares; émettant des glomérules productifs qu'on a vus enfermés dans leurs corps plus nu moins de temps avant leur émission. Les G. contenus dans la fam. des Brachionides seront répartis ainsi qu’il suit : tous sont aquatiques et se trouvent soit dans les eaux douces, soit dans l’eau de mer.
f Où Fon reconnaît distinctement des organes ciliaires.
Les G. 1. Axot belle. Anourclla. 2. Keratelle, Keralella. 3. Testiihxeils, Teatudinella. 4. Lepadelle, Lepailella. 5. NiTiLLlItt, Mitillina. 0. Sucatixelle, SquatineUa. 7. Bbacbiox, Brathionus. 8. et Siliqiielle. Siliquclla.
•j-fOii l’on n’a pas reconnu d’organes ciliaires.
Les G. Ü.Sqi AMiiLELLt, Squnmulclla. 10. Colurelle, Colurella. 11. et Silcrelle, Silurclla.
BRACUIOPODE. Brachiopoda. moll. Celte dénomination, formée de deux mots grecs. /S^acx/av, bras, et noù«, pied, a été créée par Duméril pour caractériser une nouvelle coupe dans les Mollusques, dont Cuvier avait senti la nécessité en étudiant l’Animal de la Lingulc (Ann. du Mus.. T. 1, p. G9). Duméril en fil le cinquième ordre de la classe des Mollusques, mais en y comprenant les Anatifes et les Bal a nés qui en ont été séparés depuis par Lamarck, pour former la classe des Cirrhipèdes. en laissant les Brachiopodes comme fam. distincte dans l’ordre des Acéphalés.
Les Brachiopodes ont beaucoup de rapports avec les Lamellibranches. A ne considérer que leur coquille.ee
B ft A
sont «le véritables Bivalves. Il n’est pas douteux, par exemple, que le test des Cranies, et surtout celui des Orhicules.aient beaucoup d'analogie avec celui des Anomies. 0*mnt à leurs Animaux, ils s'éloignent moins des Lamellibranches qu'on ne le croirait au premier coup d'œil; mais leur organisation est cependant assez remarquable pour devoir les séparer en classe distincte. Ils ont, comme les Lamellibranches, « un manteau à
• deux lobes, et ce manteau est toujours ouvert ; mais
• leurs branchies ne consistent qu'en petits feuillets » rangés tout autour de chaque lobe, à sa face interne;
• au lieu de pieds, ils ont deux bras charnus et garnis » de nombreux filaments qu’ils peuvent étendre hors » de leur coquille et y retirer; leur extérieur a paru
•• montrer deux cœurs aortiques et un canal intestinal f « replié autour du foie; la bouche est entre les hases
• des bras et l'anus sur un des côtés. Un ne commit pas *> bien leurs organes de la génération, ni leur système » nerveux. » (Cuvier, llègn. Anim.) Leurs bras cirrheux ne sont point articulés comine ceux des Cirrhipodes; le cordon tendineux qui les soutient ne ressemble pas au pédoncule de ceux-ci, avec lesquels ils oui cependant le rapport marqué d'avoir des membres distincts qui manquent aux Lamellibranches. Les branches testacées. greles, fourchues, qu’on remarque à l'intérieur des Térébralules, pénètrent dans le corps de l'Animal , le soutiennent et donnent surtout attache aux bras. Ces bras, très-singuliers, sont allongés, ciliés et cirrlieux. Dans l'étal de repos, ils sont roulés en spirale dans la coquille, cl ne sortent que lorsque l'Animal veut s'eu servir. Serait-il possible que les filets spiraux, que Sowerby a reconnus dans l'intérieur du G. Spirifcr, fussent les bras en* question, différemment organisés et |»as*és à l'état de solidification ? ou ne sont ils qu’une charpente (estacée, analogue à celle des Térébralules ?
Les Orbicules présentent une analogie singulière avec les Hippony x de Defrance ou les Cabochons pourvus d'un support tout à fait comparable à la valve adhérente des Orbicules, dont la valve supérieure est si semblable à une Patelle qu’elle a souvent été classée dans ce G. Ce passage remarquable des Céphalés aux Acéphalés, sur lequel Blaiuvillc a promis des considérations qui méritent d’étre développées, prouve encore ! bien évidemment combien l'enveloppe lestacée des Mol- | lusques peut induire en erreur pour leur classement, ; et qu’il n’y a que l'étude des Animaux qui puisse fonder une méthode qui permette de saisir leur» véritables ra|>ports.
Nous avons établi trois fam. dans la classe des Brachiopodes : celle des Lingules, qui ne comprend que le i G. de ce nom; celle des Térébralules. qui renferme les : G. Producle, Térébratule, Spirifer, .Magas et Thécidée; : et enfin celle des Cranies, qui comprend les G. Cranie I et Orbicule.
BRACUIl'RE. CRiST. V. Brachyibk.
BRACUO.N YX. ois. Swainson a établi ce G. dans sa j nouvelle classification des Oiseaux ; il est de la fam. des j Mandées et a pour caractères : bec court, droit, coin- j primé; arête légèrement recourbée; ailes très-courtes; ! première rémige très -courte, deuxième, troisième, I quatrième et cinquième presque égales, très- longues ; |
queue médiocre; pieds très-longs; tarses à squames latérales et divisées; pouce à angle court ù peu près droit. Le type de ce G. est l’Alouette bateleuse, de Levaillant.
BltACHYACUYRIDK. Brachyachyria. bot. G. de la fam. des Synanthérées, Svngénésie radiée, L.. qu'a établi Nullal pour une pl. qu'il a découverte sur les bords du Missouri, et dont il a (racé les caractères de la manière suivante : calalbide composée d'une dizaine de fleurons, et entourée d’un involucre formé d’écailles ovales et imbriquées; cinq fleurons à la circonférence; réceptacle nu; aigrette composée de cinq à huit paillettes très-courtes. La seule esp. connue, U. Eutlwmiw , est une pl. herbacée, rameuse, à feuilles linéaires, opprimées, semées de points âpres et rudes sur les bords; les fleurs sont terminales.
BKACiiYCAKPÆA. bot. G. établi par De Candoile, dans la fam. des Crucifères, ayant pour type, et jusqu'ici pour unique esp., une iiéliophile, U. flava de Linné fils. Les sépales du calice sont légéremeut dressés; les pétales ovales, oblongs; les étamines dépourvues d'appendices; la silicule à peu près sessile , didytne, surmontée d'un style très-court, à deux loges inoiiospcruies. Le U. turiuns , Cand. , est un sous-arbrisseau du Cap. glabre, à feuilles oblongues, linéaires, ayant à peu près le port des Héliopbilcs à tige frutescente, mais la silicule beaucoup plus courte que daus ce G., caractère d'où lui vient son nom. Cette silicule rappelle le fruit du Seucbiera ou du Biscutella.
BRACHYCEPHALE. Brachycephatua. RtrT. Le professeur Eitzingera fait du Batracien décrit par Spix. sous le nom de tiii/'oepluppium, pl. XX, fig. 2, un G. par ticulier. basé sur la circonstance caractéristique, que l’on ue voyait que trois doigts à tous les pieds. Ce caractère a paru accidentel, et la majorité des zoologistes n’ont voulu adopter le G. que lorsque d'autres recherches auront pu valider le caractère.
RHACUYCÈKE. Brachycerua . ixs. Coléoptères pentamères. G. fondé par Olivier aux dépens du grand G. Chacanson. Caractères : antennes droites, plus courtes que la tète, grossissant insensiblement, de ueuf articles, le premier un peu plus gros que les autres, le dernier le plus long et tronqué à son extrémité; télé inclinée, allongée en forme de trompe épaisse; bouche placée à l'extrémité de la trompe et pourvue de mandibules, de mâchoires et d'anteunules ; celles-ci, au nombre de quatre, les deux antérieures très-courtes, composées de quatre articles dont le premier , plus large que les autres, terminé extérieurement par une pointe longue, avancée, et le dernier très-petit, les deux postérieures composées de trois articles diminuant de grosseur; tarses filiformes, sans houppes, de quatre articles, les trois premiers égaux entre eux. Les Brachycères ont beaucoup de rapports avec les Cliaraiisons, mais ils eu diffèrent essentiellement par les caractères tirés des antennes, des parties de la bouche et des tarses; ils en sont distingués encore par leurs habitudes , car ils ne se rencontrent jamais sur les plantes, cl vivent dans les lieux sablonneux où on les voit marcher lentement. Leurs ély très embrassent l'abdoiueu sur les côtés , et sont soudées à leur suture; il n'exislc pas d’ailes meui-