‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 111 sur 125 · BR É · texte numérisé non relu

BR É

de la tète, encadrement de la gorge et reclrices latérale!, bleu azuré; part. sup. vert-olive; les inf. fauves; tectrices alaires et rectrice» intermédiaires bronzées. Bec noir; pieds bruns.-Taille, huit pouces. Madagascar.

B. Réveillecr. P. Strepitans, T., Ois. col. 333. Parties supérieures d’un vert foncé, luisant; sommet de la tête d'un roux marron ; joues , devant du cou , nuque et milieu du ventre noirs; côtés du cou, poitrine et flancs d’un jaune sale; croupion et poignets bleus; rectrices noires, terminées d'aigue - marine ; abdomen rouge; bec et pieds jaunes. Taille, six pouces. Australasie.

B. a tète noire. P. atricapilla, Ouoy et Gaymard, Voy. de l'Astrol. Zool. pl. 8 fig. 3. Bec, sommet de la télé . cou et dessous de la gorge noirs ; baut de la poitrine d'uu vert brillant , tirant un peu sur l'aiguemarine, plus foncé sous le ventre où l'on voit, entre les deux jambes, une tache d'un noir foncé; dos et dessus des reclrices d'un verdâtre sale; grandes rémiges brunes à leur extrémité ; une tache allongée d'un . beau vert glauque au pli de l'aile; une tache blanche sur les plus grandes rémiges; dessous de la queue d’un rouge carmin éclatant. Taille, six pouces six lignes.

B. thoracique. P. thoracica , Teram., Ois. color., pl. 70. Tout le plumage d'un brun rouge, à l’exception de la gorge qui est d'un gris bleuâtre foncé, et d'un large hausse-col blanc; bec et pieds d’un noir plombé; iris rouge. Six pouces. Java.

B. a ventre roi ce. P. erythrogasler , Teinm., Ois. col. 319. Parties supérieures vertes; tête d’un brun marron; collier bleu, ainsi que le croupion et la queue; milieu des ailes blanc; parties inférieures rouges; bec gris; pieds jaunes. Taille, six pouces deux lignes. Philippines.

B. versicolore. P. versicolor , Swaîns. Parties supérieures vertes; croupion et tectrices alaires bleus ; vertex roux ; nuque, menton et tache abdominale noirs; abdomen rouge. Inde.

L’incertitude qui règne dans ces espèces nous a portés à énumérer toutes les var. données par Linné et Lalham ; il n’y a point de doute que, parmi ces var. , plusieurs devront prendre rang comme espèces.

BREVER. bot. Adanson avait désigné par ce nom un G. de la fam. des Mousses, qui renfermait les Brfunt palustre, pseudotriquetrum , steUare , et le Bartramia fontana.

BREV1CEPS. Engysioma, rept. C’est encore à Meyer que l'on doit ce démembrement des Crapauds ; il y a groupé tous ceux privés de tympan ou de parotide visibles, dout le corps est ovale, la tète et la bouche très-petites, les pieds peu palmés : le Bufo gibbosus ou Engystoma dorsatum , Cuv. ; de même que E. marmoratum ; E. granosum, Cuv.; E. surinamense ; E. oralis, etc., etc.

BRÉV1C1TE. min. Le professeur Strom a envoyé à Berzclius , un minéral trouvé près de Brevig en Norvège, qui parait remplir les cavités d'une roche trachitique. Cette substance est en masses blanches , lamelleuses et radiées, qui, dans l’intérieur des cavités, se changent en cristaux prismatiques, transparents; elle

est traversée par de larges bandes d'un rouge foncé et sale. L'analyse chimique a donné silice 43 , 88; alumine 98, 39; soude 10, 32; chaux G, 88; magnésie 0, 21; eau 9. 63 ; perte 0, 09.

BRÉVIER. ois. S. vulg. des grands Oiseaux de proie.

BRÉYIPEN.NES. C’est ainsi que Cuvier nomme sa première fam. des Oiseaux anomaux.

BKEWERIE. Breweria. bot. Le G. que Brown a établi sous ce nom, fait partie de la fam. des Convolvulacées et vient se ranger à côté du G. Bonamia , dont il offre tous les caractères, et dont il ne se distingue que par son port et par quelques différences peu importantes. Il se rapproche aussi beaucoup du G. Porana de Burmann.

Brown indique trois esp. originaires de la Nouvelle- Hollande, qui sont des pl. herbacées et lion lactescentes. portant des feuilles entières et des fleurs axillaires et solitaires. Leur calice offre cinq divisions profondes; leur corolle est infundibuliforme et plissée. L’ovaire est surmonté de deux styles soudés par leur base et terminés chacun par un stigmate globuleux. Le fruit est une capsule Inloculaire, dont les loges sont dispermes, et qui est revêtue par le calice.

BHEWSTER1TE. min. Substance très-peu connue qui a été trouvée à Strontian en Écosse. Elle est blanche , transparente ou translucide eu petits cristaux prismatiques à sommets dièdres. Sa pesanteur spécifique est 2,4; elle raye le verre; exposée au chalumeau, elle s'y fond difficilement en perdant sa transparence , puis en se boursouflant; elle est soluble en gelée dans l’acide nitrique. On l'a trouvée composée de Silice 38; Alumine 18; Chaux 0,7; Eau 17.

BREME. Brexia. bot. Du Pelit-Thouars avait formé sous ce nom, un G. dont le siège était resté incertain; il avait été longtemps uégligé des botanistes , se composait de quelques arbustes de Madagascar et offrait pour caractères calice mooophylle, 5 fide et persistant; corolle à cinq pétales arrondis et caduques; cinq étamines dont les filaments réunis et soudés à leur base, forment une sorte d'urne; ils sont frangés aux iulervalles de disjonction ; anthères insérées au sommet et intimement déhiscentes; ovaire conique; style court; stigmate épais. Le fruit est une baie oblongue , à cinq angles, à cinq loges, entourée d'une enveloppe solide; semences nombreuses, attachées au centre et sur trois rangs; embryon dressé; cotylédons hémisphériques. Des deux esp. placées dans ce G. par Du Pelit- Thouars, l’une, B. tHatlagascariensis, parait être la même que celle érigée eu G. par Lamarck, sous le nom de F émana (y. ce mot), et l'autre, P. spinosa, mieux connue et parfaitement étudiée par Lindley, constitue à elle seule le G. dont la place a été fixée dans la fam. des Myrsinées. C'est un arbuste de quatre à cinq pieds, à rameaux cylindriques , épais, d'un vert brunâtre à feuilles alternes, péliolées, pendantes, allongées, lancéolées, à bords garnis de larges dentelures festonnées, concaves et épineuses. Les fleurs sont assez grandes et verdâtres.

BUE Y ME. Brexnia. bot. Le G. décrit par Forsler sous ce nom, doit être rapporté, selon Willdenow et Jussieu, au G. Phyllanthe de la faut, des Eupborbiacées.

y. Phyllaxtbe. Ce nom a également été appliqué à certaines esp. de Câpriers et au G. Seriphier par Petiver.

BRI A. bot. Syn. de Tamaris gallica dans les parties de l’Amér. sept, où cet Arbre a été transporté.

BRIARÉE. Briarœa. moll. Quoy et Gaymard ont donné ce nom générique à un Animal observé par eux prés du détroit de Gibraltar, et qui offre les caractères suivants : pélagien, gélatineux, transparent, aplati, scolopendriforme; deux yeux; quatre tentacules dont deux trèslongs, filiformes et résistants; un grand nombre de pieds. Branchies de chaque côté du corps ; une queue longue. L'esp. sur laquelle est fondée ce G. a quatre pouces environ et a été nommée B. scolopendre, B . sco~ lopendra.

BRI BRI. ois. S. vulg. de Bruant de liaie.

BR1CCANS. pois. S. dTranoscope.

BR i CK ELI E. Brickelia. bot. G. de la fam. des Synanthérées, formé par Elliott, mais qui n'a pas été adopté par la majorité des botanistes et dont le professeur De Candollc a fait une esp. de son grand genre Eupatorium en lui conservant le nom imposé au G.

BRIDÉ, pois. Sous ce nom on a désigné plusieurs Poissons des G. Baliste, Chétodon, Scare et Spare.

BRIEDELIA. bot. Roxburgh. dans ses pl. de Coromandel, décrit et figure, tab. 170, 171, 173 et 173, quatre espèces de Cluylia , qu'il nomme Spinosa, montana, fruticosa et scandent, mais qui diffèrent des véritables Cluytia en ce que leurs Heurs sont polygames au lieu d'élre simplement dioïques ; en ce que, au lieu d’avoir trois styles bifides, ils n'en ont que deux, et enfin en ce que leur fruit est une baie biloculaire et* disperme, au lieu d'être une capsule à trois loges et trois graines. Ces différences ont engagé Willdenow à les séparer du G. Cluytia et en former un nouveau G. sous le nom de Brietlelia, qu'il place dans la fam. des Gultifères, Monadelpliie Penlandrie, L., avec les caractères suivants : fleurs monoïques; calice 5-fide; cinq pétales petits; étamines soudées à leur base, entourées d'un disque sinué; deux styles bifides; fruit consistant en une baie à deux loges ou deux spermes. Ce sont des arbres ou des arbustes à feuilles ovales ou oblongucs, obtuses ou aigues, à fleurs blanchâtres, disposées en grappes axillaires. Le D* Blume a trouvé dans les forêts de Java trois Briedelies nouvelles qu'il a décrites dans sa Flore.

BR1DGES1E. Bridgesia. bot. Le célèbre voyageur Brotero, dont la fin malheureuse est pour tous les amis des sciences naturelles, un sujet d'éternels regrets, avait créé ce G. de la fam. des Sapindacées, pour une pl. qu'il avait observée au Chili ; mais il ne l’avait point publiée et c’est Cambessèdes qui a rempli ce devoir de l'amitié. Les caractères assignés au G. nouveau sont : calice persistant, égal à sa base, profondément divisé en cinq lobes presque égaux; quatre pétales avec indication de la place vacante d'un cinquième qui est remplacé par une écaille bombée dont le sommet est garni d’une crête; disque incomplet, à quatre lobes; huit étamines excentrales, libres autour de l'ovaire; pistil excentral ; style 3-fide, persistant, couronné par trois stigmates; ovaire ovoïde, 5-loculaire et 3-ovulé. Le

fruit consiste en trois samares membraneux, unis par leur bord interne, prolongés en aile au 6ommei et monospermes. Les semences sont dressées, dépourvues d'arille. avec l’embryon courbé, la radicule très-courte, les cotylédons grands et couchés. Le B. in ci si folia est un petit arbre qui se fait remarquer par ses feuilles simples, caractère fort rare dans la fam. des .Sapindacées, et par ses pédoncules uniflores.

Le nom de Bridgesia a éié donné successivement par llooker et par Arnott, à deux pl. du Chili; l’une est la même que YErcilla de A. De Jussieu; et l'autre a été reconnue par Don, pour appartenir au G. Polyachyrus de Lagasca. Il n'y avait donc aucun motif pour changer le nom que Bertero avait donné à celle qu'il a découverte, et qui rappelle les services rendus à la botanique par le Dr Bridges, médecin anglais, établi au Chili, auquel l'Europe est redevable de la possession d'une multitude de pl. curieuses.

BRIGNE. pois. S. vulg. de Centropome Loup.

BRIGNOLE, bot. N. d’une var. de Prunes.

BR1GNOLIE. Brignolia. bot. Fam. des Ombellifères, Penlandrie Digynie, L., G. formé par Bertholoni, dont le B. pastinaeœ folia est la seule esp. Cette pl. croit en Italie, en Sicile et dans les lies Baléares, etc.; elle a été séparée, en 1777, du G. Sion, par Scopoli, pour former un G. particulier qu'il a nommé Kundmannia. On ne peut donc point la nommer autrement, et le professeur De Candolle a parfaitement senti ces raisons de convenance, en appliquant le nom de Brignolia à un G. nouveau de la fam. des Rubiacées, que nous décrivons dans l'article suivant.

BR1G.NOL1E. Brignolia. bot. Caractères : tube du calice court et un peu arrondi ; limbe â quatre dents dont deux plus grandes; tube de la corolle court, avec son limbe partagé en six lobes linéaires oblongs, obtusiuscules, plus long que le tube, dont l’orifice interne est poilu ; six étamines insérées sur le tube , et alternant avec les lobes de la corolle; filaments courts; anthères linéaires; style filiforme; stigmate en télé et indivis. Le fruit est globuleux, charnu, couronné par le calice persistant, et polysperme. Le B. acuminala est un petit arbre à rameaux cylindriques et velus; les feuilles sont opposées, péliolées, ovales-oblongues, obtuses à la base, acuminées à l'extrémité; les stipules sont lancéolées et pointues. Les fleurs forment un corymhe terminal,, pédoncule, à rachis velu et garni de bractées ciliées.

BK1GNOLIER. bot. Les deux arbustes de S*-Domingue, désignés sous ce nom par Poupée Desportes et par Nicholson, ont été si imparfaitement mentionnés, qu'il est impossible de déterminer à quel G. Us appartiennent. L’un a le fruit rouge, l’autre l’a violet; ces fruits sont bons à manger.

BRIGNON ou BRUGNON, bot. Nom d’une var. de Pèche.

BR1GOULA. bot. S. vulg. d' Artichaut.

BR1GOULE. bot y. Baligaocle.

BRIKOUR. bot. y. Myagrux.

BRILLANTESIE. Brillantesia. bot. Beauvois a décrit et figuré (Flore d'Oware, T. u, p. 07, t. 100), sous le nom de Brillantesia owariensis, une pl. de la fam.

de* Acanthacées, qui ne parait pas différer du G. Carmentine. Elle offre un calice à cinq division* profondes, une corolle bilabiée, quatre étamines didynames, dont les deux supérieures sont seules fertiles.

BRILLE-FUGL. ois. S. vulg. de Pingouin.

BIUMBELLES. bot. N. vulg. des fruits de l’Airelle.

BR1NIULLIER. bot. V. Airelle.

BR1NBALUS. tcuin. S. d ' Hololhuria penlacta.

BRIN-BLANC. ois. Esp. du G. Colibri.

BRIN-BLEU. ois. Esp. du G. Colibri.

BRIN D’AMOUR, bot. S. de Malpighia u refis, L.

BUINDAON1ER , BR1NDÈRE , BRIN DIRE , BRINDO- NlA. bot. Un arbre de l'Inde, cité par Linscot et les anciens voyageurs sous le nom de Btïndoyn , n'avait, pendant longtemps, été connu qu'imparfailement des botanistes. Du Pclil-Tbouars a fait cesser leur incertitude en prouvant qu'il devait former un nouveau genre de la famille des Gutlifères, genre auquel se rapporlait VOxycarpus de Lourciro, et une troisième esp., originaire des Célèbes, réunie jusque-là au Mangoslan. Eu lui rendant le nom qu'on lui donne dans les pays qu’il habite, et qu'il a latinisé en celui de Drindonia ou Brindera , il a fixé ses caractères de la manière suivante : les fleurs, qui ont toutes un calice composé de quatre sépales et autant de pétales alternes, sont les unes mâles, les autres hermaphrodites, portées sur des pieds différents. Dans les premières, on observe des étamines nombreuses réunies en un faisceau unique cl central. Dans les secondes, ces étamines, au nombre de vingt environ, se groupent en quatre faisceaux distincts, à insertion bypogynique ; l'ovaire est surmonté de six styles cylindriques et courts; le fruit est une baie renfermant six graines munies d'un arille. Leurs deux cotylédons sont soudés en un seul, comme il arrive à plusieurs autres G. de la même famille. — Ce G., comme nous l'avons annoncé, comprend trois es p. d’arbres à feuilles opposées, lisses et luisautes, originaires l'une de l'Inde, l'autre de la Cochinchine, une troisième des Célèbes. La première, dont les fleurs sont terminales : les mâles fasciculécs, au nombre de quatre ou ciuq, les hermaphrodites solitaires, fournit de ses diverses parties un suc résineux et jaune aualogue à la Gulle, et porte un fruit de la couleur de la lie de vin, de la forme et de la grosseur d'une Pomme d’Api, acide au goût et employé contre les affections fébriles. L’espèce de la Cochinchine, Oxyca rpus codait ch inensis de Lourciro, présente des fleurs presque sessiles à l’aisselle des feuilles, au nombre de trois ou quatre , et des baies d’uu rouge jaunâtre, acidulés et bonnes à manger. Enfin la dernière, Gard nia celcbica de Linné, est connue par la description et la figure de Rumpb (Mort. Amboin., 1. 1, p. 135, fig. 44) qui le représente avec des feuilles lancéolées et des fleurs terminales ternées. Son bois est employé après une préparation qui lui donne la dureté et la transparence de la corne.

BRINDILLE, bot. Syn. de petit rameau; il exprime souvent les dernières ramifications des branches.

BRINGARAS1. bot. Syn. de t'erbesina calendulacea, L.

BRINGBAR. bot. y. Brasbar.

BRISE, y. MtrtoHEs.

BRISE-LUNETTE, bot. S. vulg. d’Eupbrasie officinale.

BRISE-MOTTE, ois. S. vulg. de Traquet Molteux.

BRISE-OS. ois. N. anc. du Faucon.

BRISE-PIERRE, bot. y. Peccêdank Su ais.

BRISEUR-D’OS. ois. S. de Pelrel géant.

BRISSK. échu. Klein et Leske ont proposé ce G. dans la famille des Oursins, Lamarck l'a réuni aux Spalangues. Les Brissi de Davila, les Brissus d'Aristote n’en diffèrent point ; ils ont tous un ou plusieurs sillons plus ou moins marqués. Il n'en est pas de même des Brissoïdes.

BR1SS0CARPE. Brissocarpus. bot. G. de la fam. des Hépatiques, institué par Bischoff, 'pour une plante de l'ile de Sardaigne, qu'autrefois Micheli a placéedansson G. Ricda, sous le nom spécifique de Major. Caractères : point de tige; expansions membraneuses, rayonnantes d'un centre commun ; organes de la fructification disséminés sur ces expansions; capsules globuleuses; indéhiscentes, sessiles, posées à la surface de la fronde; elles renferment un réceptacle globuleux, hérissé et styligère; filets nuis. L'auteur a nommé l'esp. de Micheli, qui est encore la seule connue, B. Ricdoidcs .

BR1SS0IDES oc BRISSITKS. tenu. ross. G. d'Oursin proposé par Klein et qui n’a point été adopté par Lamarck. Il diffère des Brisses par le test qui n'est point sillonné. Les Brissoïdes ainsi que les Brisses appartiennent aux Spa langues.

BR1SSÜNIA. bot. Nom générique sous lequel Neckcr a séparé plusieurs esp. de Galega à légume comprimé et dépourvu de bosselures. Si ce G. était adopté, il rentrerait dans le Tephrosia de Persoon.

BRIL'S. Brins, ns. Coléoptères lélramères; G. établi par Megerle dans le grand G. Charanson de Linné, et adopté par Dcjean qui en possède cinq esp. dont une, le B. atténuât us, se trouve dans le nord de la France; les autres sont exotiques.

BRIZE. Brisa, bot. G. de la fam. des Graminées et de la Triandrie Digynie, bien facile à reconnaître à son port et à ses caractères qui consistent en des fleurs formant unepauicule lâche et à rameaux pendants. La lépicène est mulliflore, à deux valves naviculaires cl cordifonnes à leur base; les fleurettes soûl imbriquées sur deux rangs; leur glume est bivalve; la valve inférieure, également cordifonne à sa base, embrasse la valve supérieure ; le style est profondément biparti et porte deux stigmates poilus et glanduleux; le fruit est terminé à son sommet par deux pointes filiformes.

Ce G. contient un assez grand nombre d'esp. Ce sont pour la plupart des Graminées vivaces, rarement annuelles, qui croissent dans presque toutes les contrées du globe. On les désigne vulg. sous le uoin d' Amourette; en France, on en trouve trois ù quatre espèces, savoir : B. media, qui est vivace et fort commune ; B. tninor , qui est annuelle et plus petite; B. maxima, dont les épillets sont très-gros et roussâlres.

BROCARD, mai. N. du Chevreuil mâle qui a passé deux ans.

BROCARD DE SOIE. moll. N. vulg. du Conut Geographns.

BKOCATELLE. o£ol. Nom vulg. de diverses variétés

de Brèches calcaires, où des Fragments de Coquilles brisées et diverses veines colorées rappellent l’idée de ces vieilles étoffes qu'on nommait Brocards. On en extrait, des carrières de Tortose en Catalogne , de fort belles qu'on nomme ordinairement Broc.atei.le u’EsPAGXE.On appelle Brocateiie de MocuüS la Brèche coquillère, d’un gris bleuâtre mêlé de brun, qu'on trouve aux environs de la ville qui lui donne son nom, et d'où elle se répand dans le commerce , chez les sculpteurs.

BROCATELLE d'argext, brise et d’or. ixs Noms spécifiques imposés par Geoffroy à diverses Phalènes.

BROCHANT1TE. mx. Ksp. récemment découverte dans les mines d’Kcutherinenburg en Sibérie, et que l'on présume être un arséniate ou un phosphate de Cuivre. Elle est en très petits Cristaux verts, qui noircissent par l'action du chalumeau, mais sans sc fondre.

BROCHE, rois. Esp. du G. Lutjan.

BROCHET, rois. Esp. du G. Ësoce.

On a nommé : Brochet de her le Sphyrène et le Gadc Merlus ;

Brochet de terre, le Mahouya, esp. du G. Scinque;

Brochet volart, leXiphias Porte-glaive.

BROCOLIS, bot. Esp. du G. Chou.

BRODAME. rois. S. d’Aspidophore armé. F. Cotte.

BRODERIE, rept. Esp. du G. Boa.

BRODIÉE. Brodiœa. bot. Smith a établi sous ce nom, et Salisbury sous celui de Hookcra , un G. qui parait devoir être placé dans la fam. des Narcissées auprès du Sowerhæa. Son calice, inférieurement tubuleux, se partage supérieurement, et jusqu'à sa moitié environ, en six parties à peu près égales. Six filets s’y insèrent; trois portent des anthères pressées, oblongties, bilobées à leur sommet, et ne dépassent pas le calice ; trois autres, stériles et plus longs, alternent avec les premiers. L'ovaire est libre, le style simple, le stigmate à trois loties ; le fruit n'est pas connu. Les Heurs, en petit nombre, sont disposées en une ombelle environnée de spathes, au sommet d'une hampe qui s'élève du milieu de feuilles graminées. La pl., type de ce G., est originaire de l'Amérique septentrionale.

BROMBAK. bot. P. Brambar.

BROME, bit. Substance particulière encore indécomposée. découverte en 1820 par Balard. dans les eauxmères des salines des côtes de la Méditerranée; elle parait y exister à l’état de Bromure de magnésium, de sodium ou de calcium. Telle qu’on l'a obtenue jusqu'ici, cette substance est liquide à la température ordinaire, d’un rouge brun foncé, d'une odeur forte et désagréable d’où lui vient son nom formé du grec Rronios, infertion. Sa densité est 2,90. Appliquée sur la peau, elle la corrode en la colorant fortement en jaune; elfe agit avec énergie sur les animaux : une goulle déposée dans le bec d’un oiseau suffît pour le tuer sur-le champ. Le Brome se combine avec un assez grand nombre de corps ; il est peu soluble dans l'eau ; il l'est grandement dans l'alcool et surtout dans l’éther. Il absorbe promptement l'oxigène et passe à l'état d'acide, alors ses combinaisons avec les bases salifiables portent le nom de Bromate8.

BROME. Bromus. bot. G'cst un des G. de la fam. des

Graminées qui contiennent le plus grand nombre d'espèces. Presque toutes croissent en Europe ; elles sont généralement vivaces; leurs fleurs sont disposées en une panicule le plus souvent étalée et pendante; la lépicène est multiflore et bivalve, plus courte que la glumc; celle-ci offre deux valves dont l’inférieure est bifide à son sommet et porte une soie plus ou moins longue, qui naît dans la séparation de ses deux dents: la supérieure est entière, inutiquect un peu roulée. Le fruit est revêtu par les écailles intérieures. On trouve en France ail moins une quinzaine d'esp. de ce genre. Les unes sont annuelles et croissent dans les champs ou les prés, telles que les B. mollis, secalinus , arcensis, etc., ou sur les vieilles murailles, B. sterilis, tectorum, etc. ; d’autres sont vivaces et se plaisent surtout dans les lieux secs et incultes ou dans les bois, ainsi qu’on l'observe pour les B.erectus,asper?\ giganteus. Nous ferons ici une remarque assez importante : c'est que la pl. mentionnée par Linné et tous les auteurs systématiques, sous le nom de B. scoparius , et qui croit en Espagne, n’est pas une esp. de Brome, elle appartient au G. Enneapogon de Dcsvaux ou Pappophorum de Brown, et nous lui dounons le nom de Pappophorum brotnoitlet.

BROMELDIA. bot. G. proposé par Nccker. Il renferme les esp. de Jatropha dans lesquelles les fleurs mâles présentent un double calice, l'intérieur à cinq lobes pétaloldes, l'extérieur quinquéparti.

BROMÉLIACÉES. Bromeliaceæ. bot. Cette fam. qui se place naturellement parmi les pl. monocolydonées, a pour type le G. Bromelia; elle se compose de pl. parasites, des contrées chaudes des deux continenls, et dont les racines fibreuses s’attachent à l’écorce des grands arbres, pour y puiser leur nourrilure. Leurs feuilles, qui sont alternes et en général réunies en faisceau à la base de la lige, sont allongées, étroites, souvent roides, et présentent sur leurs bords des dents épineuses; dans un grand nombre d'esp.. toute la pl. est recouverte d’un duvet très court et comme ferrugineux. Les fleurs varient dans leur disposition . tantôt elles forment des épis écailleux, et sont situées aux aisselles de ces écailles ; tantôt elles constituent des grappes rameuses; quelquefois elles sont disposées en capitules , et tellement rapprochées les unes des autres, qu'elles finissent par se souder toutes ensemble; dans quelques espèce, les fleurs sont solitaires et terminales. Leur calice est tubuleux, tantôt adhérent et soudé par sa partie inférieure avec l'ovaire infère ; tantôt entièrement libre. Le limbe présente six divisions plus ou moins profondes qui sont disposées sur deux rangées; les trois divisions extérieures sont plus courtes, persistantes et calicoïdes; les trois intérieures, plus grandes, plus minces et souvent caduques, sont colorées à la manière 4rs pétales. Les étamines sont généralement au nombre de six, insérées à la base du limbe calicinal; on en compte dixhuit dans un G. auquel Richard donne le nom de Radia , et qu’il avait d’abord indiqué sous le nom de Campderia , dans le Bulletin de la Société philomatique, mai 1822, ignorant qu'il existât alors un G. sous ce nom dans la fain. des Omliellifèrcs, et récemment proposé par le professeur Lagasca. Dans ce G. Radia, on trouve

GOf

constamment dix huit étamines ; leurs filets sont prêles, et leurs anthères généralement étroites, linéaires et à deux loges. L’ovaire est, comme nous l'avons dit, tantôt libre, tantôt adhérent et soudé avec le calice, il offre toujours trois loges dans lesquelles sont renfermés un grand nombre d’ovules; de son sommet naît un style simple, plus ou moins allongé, qui se termine par un stigmate à trois divisions, tantôt étroites cl subulées, tantôt planes et membraneuses. — Le fruit est ordinairement une baie couronnée par les lobes du calice, à trois loges polyspermes; quelquefois toutes les baies d'un même épi sont tellement rapprochées les unes des autres, qu'elles finissent par se souder et par donner uaissance à un fruit composé, qui a quelque ressemblance avec le fruit de l’arbre à paiu ou avec le cône du Pin Pignon. L'Ananas offre un exemple remarquable de cette singulière disposition. D'autres fois le fruit est sec et capsulaire. — Les graines renferment. sous leur tégument propre, un endosperme farineux, dans la partie inférieure duquel sc trouve un embryon allongé et recourbé.

Les ti. qui composent la fam. des Broméliacées sont peu nombreux ; on peut les diviser en deux seclious, suivant que leur ovaire est libre et supère, et suivant que cet ovaire est infère.

P** Scêtion. Ovaire libre.

TiLLA^Dsitcs : Tillandsia , L., auquel on doit réunir le G. Bonaparlea de Ruiz et Pavon. — Pilcairnia, l’ Héritier, qui est le même que 1* Hepestis de Swartz.

Il* Section. Ovaire infère.

BnoxtLiACÊxs : Xerophyla , Jussieu. — Pourrelia , Ruiz et Pavon. — Gusmunnia , Kuiz et Pavon. (Ces deux G. sont peu distincts du Xerophyla.) — Æchmea, Ruiz et Pavon. — Nadia , Richard. — P rouie U a , Richard. — Kara/aSf Richard. — Agace t L. — Furcrœa, Yeulenat. — Billbergia, Thunberg.

Jussieu avait d'abord placé le G. Burmannia dans la première section des Broméliacées ; mais il a depuis reconnu qu’il n'appartenait point à cet ordre ; il l’a relégué à la suite des Iridées en y réunissant le G. Tripterclla de Michaux. Brown, au contraire, le rapproche des Joncées , lui trouvant plus d’afiiuilé avec les G. Xyris et Xiphidium. — La fam. des Broméliacées a les rapports les plus intimes avec plusieurs autres familles et particulièrement avec les Amaryllidécs; mais elle s’en distingue par les divisions du calice, par le fruit, et surtout par un port tout à fait différent. Cependant ces différences ne sont pas tellement tranchées, que peut-être un jour les G. qui composent cet ordre ne soient réunis à quelques autres. C’est ce que Vcnlenal a déjà fait en plaçant la plupart des Broméliacées dans sa fam. des Naivissoldes.

BROMEL1E. Bromelia. bot. Par la séparation de toutes lcsesp.,qui offrent un calice tubuleux et des fruits libres, situés à l'aisselle de bractées persistantes, esp. qui constituent le G. Karal ai, il n’est plus resté dans le G. Broinétie que l’Ananas avec toutes ses variétés. Nous ne savons point encore positivement à laquelle des deux Indes nous devons l’Ananas. Suivant Pison, les Portugais le découvrirent au Brésil, et le transportèrent de là dans les Indes Orientales. D'autres, au contraire,

prétendent qu'il est originaire des Grandes Indes, et qu’il s’est ensuite introduit dans le nouveau inonde Quoi qu’il en soit, ce Végétal est depuis fort longtemps cultivé en Amérique et en Asie. De sa racine, qui est tubéreuse et grisâtre, sort un large faisceau de feuilles carénées, roides, lancéolées, aiguës, glauques et comme pulvérulentes, surtout à leur face inférieure, marquées de dentelures en forme de crochets sur leurs bords; du centre de cet assemblage de feuilles, s’élève une tige haute de cinq à six pouces, portant des feuilles alternes, et couverte supérieurement de fleurs violacées, très- rapprochées, formant un épi dense, surmonté d’une couronne de feuilles d'abord courtes, mais qui s’allongent à mesure que le fruit avance vers la maturité. Chaque fleur est sessile dans l'aisselle d'une bractée concave plus courte qu’elle; l’ovaire, qui est infère. est presque triangulaire, couronné par le limbe du calice, dont les six segments forment deux rangées; les trois divisions externes sont courtes, larges, se recouvrant latéralement , et persistantes : les trois internes, beaucoup plus longues, étroites, violettes, tombent de bonne heure; les six étamines sont plus courtes que les divisions intérieures du calice, et le style se termine par un stigmate à trois lobes linéaires ; le fruit se compose de tous les ovaires qui deviennent des baies charnues, et qui se soudent toutes ensemble; il ressemble extérieurement au cône d'un Pin; sa couleur est d’uu beau jaune doré; il est gros environ comme les deux poings.

Ce Végétal est abondamment cultivé, non-seulement sous les tropiques, mais en Europe. En France et dans les pays septentrionaux, il doit être placé dans des serres faites exprès, et où l’on entretient continuellement une chaleur très-élevée. Le fruit de l’Ananas est, au rapport de tous les voyageurs, le meilleur et le plus savoureux des fruits connus. Sa chair, douce, fondante et parfumée, l’emporte de beaucoup pour le goût sur celle de tous les fruits que nous cultivons en Europe. Ce|>endant il faut convenir que ceux que l'on obtient en France, à force de chaleur, sont loin de justifier ces éloges, et qu’on les recherche plutôt à cause de leur rareté, que pour la supériorité qu'ils ont sur les fruits indigènes.

On connait plusieurs var. de l’Ananas cultivé; les principales sont : FA. à feuilles panachées; l’A. à fruit blanc; l’A. à fruit jaune; l’A. à fruit rouge; VA. sans épines ; l’A. à gros fruit violet; l'A. à fruit noir; l’A. de Mont-Ferral,etc. La culture de l’Auanas exige beaucoup de soins. La pl. se propage , soit au moyen dXEilletons qui se forment à côté des pieds qui ont fleuri, soit avec les couronnes qui surmontent les fruits inûrs, et que l’on a soin de conserver. Les (Eillelons et les couronnes doivent être placés dans des pots de cinq à six pouces de diamètre, remplis d’une terre bien préparée. Tour en faciliter la reprise, on les place sous un châssis à melon dans une couche bien chaude. Lorsque la reprise est effectuée, et qu’on veut obtenir des fruits, on les met dans une serre chaude, dont la température doit cire entretenue à douze ou quinze degrés du thermomètre de Réaumur, et on les enterre dans une tannée dont la chaleur ne doit pas être moindre de vingt-cinq à trente degrés. Lorsqu'ils sont en fleur, on augmente

3Sle

autant que possible la chaleur jusqu'à la parfaite maturité du fruit.

BROMOS. bot. y. Brome.

BRONBAR. bot. F. Brambar.

BRONCHE. lironchus. ins. Coléoptères Tétramères; G. extrait parGermar du grand G. Charanson de Linné, et adopté par Rejean qui en possède deux esp. orifçinaires d’Afrique. Caractères : trompe petite, courbée, épaisse, surtout à l'extrémité qui est carrée, distincte de la tête par un sillon tracé à sa base; mandibules exsertes, obtuses; antennes atteignant en longueur le corselet, insérées près de l’extrémité de la trompe, avec les derniers articles en fuseau; yeux oblongs; corselet émarginé; point d'écusson ; élytres soudées, plus courtes que l’abdomen; point d’ailes; pieds allongés, presque égaux ; jambes tronquées à l'extrémité ; les antérieures angulato-denlées intérieurement. L’esp. qui a formé le type de ce G. habite l'Autriche, c’est le B. Bulbifer. Il est d’un noir mat, avec les élytres striées de points et les interstices tuberculeux.

BRONCHES, zool. f'. Respiration.

BRONCIIINI. pois. S. de Ceutropome Loup.

BRONGNlARTELLE. Brongniartella. bot. G. formé aux dépens du Ceramium de divers auteurs et des Uutcbinsies de Lyngbye; il renferme un petit nombre d’Hydrophyses marins, de la plus grande élégance, et a été dédié par Bory au savant Adolphe Brongniart, l’un des plus habiles cryptogamistes de France. Les caractères des Brongniartelles consistent en des filaments cylindriques, articulés par sections dont les entrenœuds, en forme de carré long, sont parcourus par des filaments intérieurs; les rameaux se terminent par des ramilles dichotomes, articulées à leur tour, et qui, se renflant vers leur base, produisent, dans chacun de leurs enlrenœuds, des gemmes ovoïdes, opaques, qui, dans leur maturité , donnent aux rameaux fructifères l’aspect des gousses de certaines Légumineuses articulées. Ce G. singulier a l’aspect des Céramiaires, des rapports de conformation avec les Batrachos|>ermes , un peu de la fructification des Confervées; il offre conséquemment un passage naturel entre des fam. distinctes. La plus remarquable des esp. que l’on y rapporte, est le Brongniartella élégant, Bo.; Hutchinsia byssoides y Lyngbye, Tent. Uydr ., p. 34, pl. 34; Ceramium byssoides, De Cand., Fl. fr., 2, p. 40; C’onferra byssoides , Dillw., Conf. brit., T. 58.

BRONGNIARTIE. Brongniarlia. bot. Légumineuses. G. institué par Kunlh d’après plusieurs esp. recueillies par llumlKildt et Bonpland dans l’Amérique mér.; il lui donne un calice braclifère, presque campanulé, divisé en deux lèvres : la supérieure bilobée au sommet, l’inférieure à trois divisions profondes dont l’intermédiaire est la plus longue et concave en forme de carène; une corolle papilionacée : l'étendard presque orbiculaire, émarginé en forme de capuchon ; les ailes presque égales à l’étendard et plus longues que la carène, contre laquelle elles sont appliquées; des étamines diadelpbes, ayant leurs anthères linéaires; un ovaire sessile, surmonté d'un style filiforme, subulé, et d'un stigmate; un légume si i pi lé, nu sur la suture séminifère. Le B. mollis est un arbrisseau des montagnes de Tasco, dans la

Nouvelle-Espagne; et le B. Podalyrioides appartient aux chaînes voisines : tous deux ont les feuilles imparipinnées, à folioles ovales-ellipliques, aigues.

Tandis que Kunth, en Europe, établissait le G. Brongniartia, le l)r Blumc, à Java, donnait le même nom à un G. nouveau de la fam. des llrlicées, que vraisemblablement, dans son grand ouvrage intitulé Flore de Java, il reproduira sous une autre dénomination.

BRONGN1ART1EN. RErr. Esp. du G. Lézard.

BRONGNIART1NE. min. F. GlacbKrite.

BRONNIA. bot. G. de la nouvelle fam. des Fouquiéracées, établi par Kunlh, d'après une plante assez mal connue avant que Humboldl et Bonpland l'aient observée dans son lieu natal, au Mexique; il offre pour caractères, un calice persistant, composé de cinq sépales arrondis et imbriqués; une corolle gomopétale. à tube cylindracé, à limbe quinquelobé et droit; dix étamines à filaments déliés et à anthères ovales; un ovaire libre; un style filiforme, trifide au bout, dépassant les étamines; des capsules ohlongues, trigones, à trois valves, à trois loges monospermes.

BRONSBOOVI. bot. y. Malapoexna.

BRONTE. Broutes, ins. Fab. F. Llbiotb.

BRONTE. Broutes, moi.l. Denys-Monfort a proposé de séparer du G. Murex, l’esp. appelée vulg. Bécasse ou Tète de Bécasse, M. haustellum , L., pour en faire le type d'un G. particulier, qu'il caractérisait ainsi : Coquille libre, univalve, à spire arrondie ou aplatie, varicée ou éperonnée ; bouche arrondie ; columelle lisse, tranchante à l'extérieur; lèvre extérieure également tranchante; canal de la base fistuleux et très-long. Il est jusqu'à présent peu de naturalistes qui aient adopté ce G. de Montfort.

BRONT1AS ou BRONTOL1TE. min. y. Batrachite.

BRONZE, min. F. Airain.

BRONZITE. min. y. Antuphyllite et Diallagr.

BROOKITË. min. Substance nouvelle trouvée à Snowdon et qui parait appartenir au G. Titane. Elle est en cristaux isolés dérivant du prisme rhombnldal droit; sa couleur est le rouge pâle, inclinant au rouge orangé foncé. Les cristaux sont quelquefois d’une opacité complète. L'analyse chimique n'en a pas encore été faite.

BROSCCS. INS. y. CtPHALOTE.

BROSIME. Brosimum. bot. On appelle ainsi un grand arbre de la Jamaïque, auquel Brow ne et après lui Adanson, donnaient le nom d'stlicasirvm, nom qui lui est resté comme spécifique. 11 appartient à la famille des Urticées. Ses Heurs, dioïques, sont disposées en cbalons globuleux ou allongés, couverts d'écailles orhiculaires et pellées, dont trois, plus grandes et situées à la base, forment une sorte d'involucre. Dans les mâles, à chacune de ces écailles répond un filet portant une anthère peltiforme, dont la déhiscence se fait par une fente circulaire, à peu près à la manière des fruits qu'ou a nommés Pyxides ou Boites à savonnette. Au sommet du chaton mâle, on observe un ovaire unique, stérile, à un seul style et deuxstigmales. Dans les femelles, cet ovaire est également unique, situé au centre du chaton, dont les écailles lui forment une enveloppe charnue. Il contient une seule graine, dans laquelle l'embryon, nu, a sa radicule recourbée sur ses cotylédons. Les différentes

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parties «le l’arbre sont laiteuses, les chatons axillaires 1 H pédicellés, les feuilles alternes et entières, envelop- ! pées pendant leur jeunesse dans des stipules qui se non- ] tournent en cornets, et laissent après leur chute des vestiges persistants sur la lige. Tous ces caractères rapprochent le Brosime de l’arbre à pain, et ce n’est pas leur seul rapport. En effet ses fruits fournissent un aliment sain, agréable et facile, abondant pendant les sécheresses d'où résulte la rareté des autres productions, et c’est ce qui les fait nommer par les Anglais de la Jamaïque Breatl-Mula, ou Noix-Pain. De plus ses feuilles fournissent ou fourrage d'autant plus précieux que l'arbre croit de préférence et plus vigoureusement dans les cantons arides, et que l’ablation de ces feuilles ne nuit en aucune manière à la récolte des fruits de l’année suivante. Ces détails sont dus à M. de Tussac qui avait formé l’utile projet de naturaliser cet arbre à St.-Domingue, et qui l’a figuré lab. ix de sa Flore des Antilles.

BKOSIMO.V bot. r. B rosi «e.

B KOS ME or BROME. Brosmius. pois. Esp. du G. Gade, fam. des Malacoptérygiens sub-brachiens, que Cuvier a érigée en sous-genre avec les caractères suivants : corps médiocrement allongé, peu comprimé, couvert d’écailles molles, peu volumineuses; tète nue; mâchoires et devant du vomer garnis de dents pointues, inégales, médiocres ou petites; point de nageoire dorsale séparée, mais une seule et longue, qui s'étend depuis la nuque jusque tout près de la queue. Ce sont des Poissons des mers du Nord; l'esp. y est extrêmement commune; c'est le Brosme , Penn. Brit. Zool. pl. 34; on le sale , on le sèche et on en fait une assez grande consommation en Suède.

BROSME-TOITF.E. pois. S. de Blennie Coquillade.

BROSQUE. IM. F. CtPHALOTE.

BROSSÆA. bot. Plumier a consacré ce G. à la mémoire de Gu i-de la Brosse, fondateur du Jardin des Plantes de Paris. Il en donne la fig. lab. G4 de ses Plantes d’Amérique, et ce n’est que d’après elle et la description qui y est jointe, qu'on en connaît quelques caractères. Ce sont : un calice à cinq divisions allon- i gées ; une corolle de même longueur, monopélate, de la forme d’un conoïde rétréci et tronqué à son sommet, à limbe entier ou crénelé; cinq étamines; un style et un stigmate simples; une capsule marquée de cinq sillons, à cinq loges polyspermes. recouverte par le calice qui persiste, s'accroît, prend une consistance charnue, et dont les divisions rapprochées laissent entre elles cinq fentes ou interstices. Le B. coccinea est un arbrisseau à tiges nombreuses, à feuilles alternes, pél idées et dentées. à (leurs solitaires à l’aisselle des feuilles, ou disposées au nombre de deux ou trois à l'extrémité des rameaux, portées sur un pédicelle muni d'une double bractée. Celle pl., sur l’existence de laquelle on a élevé des doutes, et que des botanistes ont rapportée au Gualtheria ou à l 'Epigma, a été placée par Jussieu dans la fam. des Éricinées. Mais il exprime en même temps quelque incertitude sur ses caractères, et demande si l'insertion des étamines est périgyne et leur anthère munie de deux cornes ; si l’ovaire est semi-adhérent ; si les valves du fruit portent les cloisons attachées à leur milieu, questions qui ne sont pas résolues et qui devraient l’être,

pour qu'on pût fixer sans aucun doute la place et les rapports du Brossaca.

BROSSE, ixs. Les entomologistes désignent sous ce nom l’assemblage de plusieurs petits poils ordinairement roides, serrés et d'égale hauteur, qui se trouvent sur différentes parties du corps des Insectes. Plusieurs Chenilles on larves en sont pourvues; on les rencontre aussi sous les tarses de la plupart des Diptères, et c’est au moyen d’elles qu’ils peuvent marcher sur les corps les plus polis. Dans les Abeilles, le premier article du tarse des pattes postérieures est garni, à sa face interne, de plusieurs rangées transversales de poils roides, qui constituent aussi une Brosse. Il ne faut pas confondre les Brosses avec les Pelotes.

BROSSWF.LLIE. bot. f'. Boswellie.

BROTKRE. Broiera. G. dédié par Cavanilles à Broiera, professeur de botanique à l'université de Cotmhre en Portugal, et que l’on doit ranger dans la fam. de* Bultnéracées près des (i. Dombeya et /V nia /têtes. Voici ses caractères distinctifs : son calice est double; l’extérieur a cinq divisions profondes et linéaires, l'intérieur également a cinq divisions, mais plus larges et alternant avec les précédentes; la corolle se compose de cinq pétales; les étamines, au nombre de dix, sont soudées par la base de leurs filets et monadelphes; cinq seulement sont fertiles et alternent avec les cinq autres dont les filets sont privés d'anthères. L’ovaire est surmonté de cinq styles et d’autant de stigmates. Le fruit est une capsule à cinq loges s'ouvrant en cinq valves, entraînant chacune une des cloisons sur le milieu de leur face interne. Les graines sont renfermées, au nombre de cinq à huit, dans chaque loge ; elles sont brunâtres et anguleuses. Ce G. se distingue des Pentapete 9 par son calice double, et des Dombeya par son fruit à cinq loges et à cinq valves seulement. Une seule esp. est connue, c’est le B. ovata , Cavanilles ( Icônes, t. 433), petite pl. annuelle, cotonneuse, blanchâtre, ayant les feuilles pétiolées, ovales, stibeordiformes, dentées, les fleurs portées sur un pédoncule axillaire, géminé ou terné à son sommet. Elle est originaire de la Nouvelle-Espagne.

BROTHÊE. Brotheus. IM. G. de Coléoptères létramères, établi par Stephens, dans la fam. des Rhynrhophores de Lalreille. L’entomologiste anglais lui assigne pour caractères : antennes presque droites ou légèrement courbées, composées de douze articles, dont le premier allongé, gros et épais, et les derniers formés en massue fusiforme; trompe inclinée, très-courte et trèsépaisse; corselet ohlong ; élylres convexes, brusquement coupées à l'extrémité, pattes courtes; cuisses dentées; jambes droites ; tarses velus. Ce G. ne renferme qu'une seule esp., le Curculio portât us de Marsham, qui se trouve en Europe.

Sprengel a décrit sous le nom de Broiera, une pl. de la faim des Synanthérées, appelée Narenburgia trinerrala, par Willdenowqui a mentionné sous le nom de Broiera corymbosa , le Canlopatum corymbosum de Jussieu.

BROTULE. Brotula. rois. Malacoptérygiens sub-brachiens dont la dorsale et l'anale s’unissent avec la caudale en une seule nageoire terminée en pointe; quant

iino

nno

aux autres caractères, ils sont communs A ceux de tous les Gades. On ne connaît qu'une seule esp. de Brotula : le Barbota, Euchelyopuê ixirbatus, à six barbillons. Il est des Antilles et a été figuré par Parra, pl. 31, f. 2.

RROUAlLLE et BROUALLE. bot. E. Brow allia.

BROU DE NOIX. bot. Matière pulpeuse, qui enveloppe la semence du Noyer, Jugions, L., et que l’on emploie à la teinture en fauve, à cause d'un principe Acre et amer, brunissant par le contact de l'Oxygène que ce Brou contient abondamment.

BROUGilTONIE. Broughtonia. bot. Fam. des Orchidées, Gynandrie Monandrie, Lin. Brown a séparé du G. Detulrobrium l’esp. décrite par Willdenow sous le nom de D. songuineutn, et en a fait un G. distinct qu'il a appelé Hroughtonia. Voici les caractères qu*il lui assigne : gynostème libre ou soudé seulement par sa base avec le labelle qui est très-rélréci , formant même quelquefois une sorte de tube soudé avec l’ovaire. L’anthère est à quatre loges séparées par autant de cloisons distinctes et persistantes; elle renferme quatre masses polliniques, parallèles, terminées chacune A leur base par une petite queue élastique. La seule esp. encore connue de ce G. a les feuilles oblongues, géminées, portées sur un bulbe ovoïde; sa hampe est rameuse dans sa partie supérieure. Elle croit A la Jamaïque.

BROUILLARD. E. Météores.

BROUILLE, bot. S. de Eestuca notant, L.

BROUILLE BLANCUE. bot. S. vulg. de Ranunculus aquatili».

BROl .NE. bot. E. Browrea.

BROl SSAISIE. Broussaisia. bot. G. de la fam. des Saxifragées, institué par Gaudichaud, dans la relation du Voyage du cap. Freycinet. Caractères : calice hémisphérique, libre, A cinq divisions ou lol>e8 delloïdeoovales, obtusiuscules, égales; pétales oblongs, acuminés, un peu réfléchis A la pointe, et du double de la longueur du calice; dix étamines hypogyncs, entourant l’ovaiie à sa base; filaments subulés et libres ; anthères ovales ; ovaire arrondi, couronné par le style qui est très-court et par le stigmate qui est tronqué ; il est à cinq loges poiyspormes. Le B. arguta , seule esp. connue, est un aibrisseau A feuilles ovales, opposées, pétiolées, finement dentelées. Toutes les fleurs sont fertiles et réunies en corymbes. Il est des îles Sandwich.

BROUSSiN. bot. On nomme ainsi les loupes souvent fort grosses qui se forment accidentellement sur les troncs des arbres, et dont le bois, agréablement veiné, a de tout temps été recherché pour la menuiserie et la marqueterie.

BROUSSONNET1E. Broussonctia. bot. Ce G. dédié par l'Héritier au naturaliste Broussonet se compose de deux esp. arborescentes, autrefois réunies aux Mûriers, dont elles diffèrent surtout par leur ovaire A un seul style et à un seul stigmate et par le calice de leurs fleurs femelles, qui est simplement perforé A son sommet, au lieu d'élre A quatre divisions profondes. On peut donner ainsi les caractères de ce G. . ses fleurs sont dioïques : les fleurs mAles formant des épis ovoïdes, allongés; chaque fleur est accompagnée d’une écaille suhulée, et se compose d’uu calice monosépale, A quatre divisions aigues, de quatre étamines dont les filets, d'abord inflé-

chis vers le centre de la fleur, se rabattent ensuite et se recourant en dehors; les anthères sont globuleuses et comme didyines. Les fleurs femelles, dont les épis sont ordinairement globuleux, sont extrêmement petites, offrant à leur base une écaille comme cunéiforme ; leur calice est une sorte d'urcéole oblong, comprimé, perforé A son sommet; l'ovaire est renfermé dans cet urcéolc; il est A une seule loge qui contient un seul ovule, et se termine A son sommet par un long stigmate capillaire, un peu velu, qui sort A travers l’ouverture du calice. Les fruits sont autant de petites drupes pédiculées. rougeAlres, dont la partie charnue est fonnée par le calice, dont les parois se sont épaissies et sont devenues succulentes. Au centre de celte partie charnue, se trouve le véritable fruit qui est un petit akène.

On ne connaît encore que deux esp. de ce G. : l'une est le B. papyrifertt ou Mûrier A papier; Mûrier de la Chine, décrit et figuré par Lamarck sous le nom de Papy rut japonica. C’est un arbre dioïque, ayant le port des Mûriers, et offrant des feuilles pubescenles, dont les unes sont entières et les autres divisées en lobes plus ou moins profonds. Il croit A la Chine, au Japon et dans d'autres parties des Indes Orientales. C'est avec son écorce intérieure qu'on y prépare le papier employé dans ces contrées. Pour procéder A celte opération. on coupe tous les ans, après la chute des feuilles, les jeunes branches de l’année ; on les réunit et on les fait bouillir dans une eau alcaline jusqu'A ce qu’on la détache facilement de la partie ligneuse; on racle l’épiderme, puis on enlève l’écorce intérieure. On place de nouveau ces écorces dans une chaudière remplie de lessive, et l’on remue ce mélange jusqu'A ce qu’il forme une pâle épaisse, homogène et flocouneuse. On la lave A grande eau dans une rivière ; on la bat ensuite fortement pour enformer une masse bien liée. C’est alors qu'on l’étend dans une eau mucilagineuse, préparée avec une décoction de rizou de racine de Manioc, et que l'on fabrique avec celte pâle liquide le papier dans des moules préparés avec de petites baguettes de Bambou. Le papier, qui varie beaucoup en blancheur et en finesse, suivant qu’on a employé des branches plus jeunes, sert A écrire, A peindre et A beaucoup d'autres usages.

La seconde esp. est le B. tinctoria , Kunth, Monta tinctoria, Jacq.; il croît dans l’Amérique mérid. Son bois, qui fournit une couleur jaune, est employé dans la teinture.

BROWALL1E. Browallia. bot. G. de la fam. des Scrophulariées, composé de quatre ou cinq esp., dont plusieurs sont cultivées dans les jardins. Leur calice est monosépale, A cinq angles et A cinq dents. La corolle est subinfuiidihulifbrmc, ayant le tube très- long et grêle, le limbe presque plan , à cinq lobes inégaux. Les étamines, tétradynames,sonl un peu plus longues que le tube. -Le fruit est une capsule oblongue. recouverte par le calice, et s’ouvrant en quatre valves par sa partie supérieure. Toutes les esp. deBrowallies sont américaines, herbacées et annuelles; leurs feuilles sont alternes.

BROWNEA. bot. Jacquin a consacré ce G. A Patrick Brow ne, auteur de l'Histoire de la Jamaïque ; il l'a placé A la suite de la fam. des Légumineuses et caractérisé

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de b manière suivante : calice double : l'extérieur plut petit, turbiné et bifide; l'intérieur (qui est une corolle extérieure pour Jacquin) coloré, infundibulaire et redressé; cinq pétales onguiculés, insérés au tube du calice; dix étamines dont l'insertion se fait au même point, et dont les tilels sont réunis en une gaine fendue d'un côté et partagée supérieurement en dix lanières alternativement plus longues et plus courtes, qui portent des anthères oblongues et vacillantes; un ovaire libre, soutenu par un pédicule court, adné à la paroi interne du calice, et surmonté d'un style que termine un stigmate simple ; une gousse uniloculaire. On en décrit trois esp.; ce sont des arbustes ou des arbrisseaux qui croissent dans le nord de l'Amérique mérid. Leurs feuilles sont composées de deux ou trois paires de folioles opposées , leurs fleurs disposées en fascicules axillaires. Ces fleurs ont onze étamines dans la pl. dont Lœfling a fait son G. Hermesias. Ce G., entièrement semblable du reste, au Brownea, ne peut donc pas être conservé; il devrait, d’ailleurs, changer de nom, à cause de celui lïUermesia donné à une Euphorbiacée. ,

BROWNLOWIA. bot. Sous ce nom, Sprengel rapporte un G. créé par Roxburgh dans la fam. des Titiacées, Polyandrie Monogynie, L., et où l'on observe un calice quinquéparti ; une corolle parfaite, à cinq pétales; cinq nectaires périgynes, linéaires; un grand nombre d'étamines à fllaments déliés; un style; un stigmate; trois capsules bivalves, monospertnes. L'esp. décrite, B. elala, est un arbre de l’Inde à feuilles cordées . relevées par sept nervures; à fleurs jaunes, réunies en panicules terminales.

BRUANT, ois. Emberixa , L.— G. de l’ordre des Granivores. Caractères : bec court, fort, conique, comprimé latéralement, pointu, tranchant; bords des mandibules rentrant en dedans ; celles-ci distantes l'une de l'autre à leur base, la supérieure moins large que l'inférieure, et garnie intérieurement d’un petit tubercule osseux ; narines placées à la base du bec , arrondies, couvertes en partie par les plumes du front; trois doigts devant, entièrement divisés, un derrière; première rémige un peu plus courte que les deuxième et troisième, qui sont les plus longues.

Ce G. se compose d'esp. en général assez petites, mais en revanche très- nombreuses en individus, dans les divers cantons qu'elles semblent affectionner, et où, malgré leurs voyages périodiques, elles reviennent habituellement passer les époques de station. Ces voyages sont déterminés par les saisons : lorsque le froid devient trop rigoureux, les Bruants quittent le Nord, où sans doute ils ne trouveraient plus de moyens d'existence, pour se rapprocher des régions tempérées qu'ils abandonnent dès que les frimais ont disparu. Quelques esp. plus sédentaires et moins accessibles au froid , ne s'éloignent pas des lieux qui les ont vu naitre, et celles-là rappellent au moins la vie dans les campagnes, lorsque tout y offre l'aspect désolant et glacé de la nature morte. Les petites graines restées sur la tige ou éparses sur la terre, celles qui, dans les fumiers, ont échappé à la digestion des grands Animaux, deviennent alors la ressource des Bruants, et ils les disputent avec ardeur

aux autres petits Oiseaux qui, comme eux, savent résister à l'intempérie du climat. Au retour du printemps, que les Bruants célèbrent de lionne heure par des chants moins agréables que soutenus , les espèces sédentaires ' s se réunissent aux espèces voyageuses, et toutes se répandent dans les bois où les appellent les soins de l’incubation. A cette époque, ils négligent la recherche des graines, et préfèrent à cette nourriture celle qu'ils trouvent en abondance dans les Insectes, et qui probablement est plus agréable à leurs petits que les graines qu'ils ne commencent à leur dégorger que quand ils peuvent se passer de l'aile maternelle. Suivant les habitudes particulières aux diverses espèces de Bruants, ces Oiseaux placent et construisent leur nid d'une manière différente : les uns choisissent une touffe d'herbe élevée, au milieu de laquelle ils arrangent un épais duvet; d'autres préfèrent des buissons ombragés; enfln, les espèces qui n'habitent que les roseaux, ne quittent point , pour nicher , cette marécageuse demeure : ils affermissent les tiges vacillantes par la réunion de plusieurs brins au milieu desquels ils enlacent le nid. La ponte est de quatre à cinq oeufo, que la femelle couve avec une constance extraordinaire, car souvent elle se laisser prendre et emporter avec toute la couvée, plutôt que de se séparer du fruit de ses amours. Cette tendre sollicitude se fait encore remarquer longtemps après que les petits sont en état de pourvoir à tous leurs besoins, et souvent toute la famille est encore unie quand une autre est piété à succéder.

Les Bruants sont recherchés comme petit gibier; Il est même parmi eux quelques esp. qui figurent avec distinction sur les tables où la délicatesse fait le principal mérite des mets qui les ornent.

B. a ailes et queue RAYÉES. E.fanciata, Lath. Part, sup. d’un brun pâle; les inf. blanchâtres; poitrine et tectrices alaires d’un brun foncé; un faisceau de plumes sur le lorum; rémiges et rcclrices rayées transversalement. Taille, sept pouces six lignes. Chine.

B. Amazone. E. A ma zona, Lath. Tout le plumage brun, à l’exception du dessus de la tête qui est fauve, et des tectrices alaires inf., qui sont blanchâtres. Taille, quatre pouces six lignes. Amérique mérid.

B. aquatique. E. pratensia , Lath. Part. sup. d’un jaune verdâtre, nuancé de brun , avec des traits noirâtres; part. inf. d’un bleu noirâtre; tête et reclrices sup. d’un brun noirâtre; celles-ci, de même que les rémiges, bordées de jaune. Taille, huit pouces. Amérique méridionale.

B. auréole. E. auréola, L., Lath. Tête et dos roux, un collier de cette même couleur ; front, côtés de la tête et gorge noirs ; ailes noirâtres; scapulaires blanchâtres, ainsi qu'une bande sur les ailes et une marque oblique sur les reclrices latérales; part. inf. jaunes, avec les flancs rayés de brun. Taille, cinq pouces neuf lignes. Nord de l’Asie.

B. de Bade. E. badensis, Lath. E. B. Zizi.

B. de la baie Sandwich. E. aandwichenaia t Lath. Part. sup. brunes, les inférieures blanches, rayées de brun ; côtés de la tète rayés de brun et de jaune : rémiges et reclrices noirâtres. Taille, cinq pouces six lignes.

B. bleu du Canada. E. c^aneo, Lath. E. Gros Bec.

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