‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 138 sur 148 · NON · texte numérisé non relu

NON

que le corselet, composées de treize articles dans les mâles, et de douze dans les femelles. Le premier article est allongé, à peine arqué, presque cylindrique ou légèrement aminci ù sa base; le deuxième est court, le troisième est de la longueur des suivants, mais aminci â sa base; les autres sont tout à fait cylindriques. La lèvre supérieure est cornée, courte, arrondie et ciliée antérieurement. Les mandibules sont cornées, simples, arquées, pointues et un peu en gouttière intérieurement ; la trompe est composée de deux mâchoires et d’une languette; les mâchoires sont cornées, larges, coudées aux deux tiers de leur longueur, et plus longues que larges; elles portent chacune une palpe filiforme, composée de six articles dont le deuxième est un peu plus long que les autres : les suivants sont égaux entre eux. La languette est cornée de la hase au milieu, et ensuite coriace; elle donne attache à deux palpes labiales courtes, composées de quatre articles dont le premier allongé et les suivants courts et égaux entre eux. Le corselet est arrondi, plus ou moins velu; il porte une grande écaille de chaque côté, servant à recouvrir l'attache des ailes, qui ont trois cellules cubitales complètes; les pattes antérieures cl intermédiaires sont simples; les postérieures sont très-remarquables dans les mâles. La cuisse est plus ou moins grosse, quelquefois bossue vers sa base supérieure, creuse en dessous, et garnie de poils fins et serrés. La jambe est plus ou moins courte, quelquefois courbée irrégulièrement cl munie, vers le milieu, ou à l'extrémité latérale, d'une expansion coriace, en forme de cuiller, ou bien elle est terminée par un ou deux lobes plus ou moins allongés; les tarses sont un peu plus longs que dans les genres voisins. Le premier article surtout est trèsallongé, et un peu plus gros que les suivants.

Nome Dir forme. Aomia üiffbrmis , Latr.; Lasius iliffonnis, Jurine; Andtrena humeralis, Jurine. U y m., p.93l,t. 14? Longue de quatre lignes; antennes brunes en dessus, fauves en dessous, avec les deux premiers articles noirs. Tète noire; verlex pubescenl et front couvert de poils courts, serrés cl cendrés. Corselet noir, légèrement couvert de poils roussâlres ou cendrés. pius serrés à la partie antérieure ; écusson ayant de chaque côté une petite épine courte, noire, avec l'extrémité fauve. Abdomen ponctué, noir, légèrement pubescenl, avec le bord des anneaux garni de cils blancs, excepté le premier et le dernier. Pattes jaunes, pubescenlcs; jambes antérieures irès-dilalées; cuisses postérieures noires, renflées, creuses en dessous, dentées vert l'extrémité. Jambes courtes, courbées, terminées par un lobe jaune, allongé, aplati et un peu dilaté à son extrémité. Tarses Jaunes. Celte espèce se trouve ilans le midi de la France et en Italie.

NOMISMA. bot. De Candolle (Sytt. Veget. nat., 2, p. 375) nomme ainsi la troisième section du genre Thlaspi. y. ce mol.

PiOMISMIE. Nomismia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Wighl et Arnolt. aux dépens du genre Glycine de Linné. Ce genre ne parait point différer de celui publié par De Candolle dans le second volume de son Prodromus (p. 384), sous le nom de Hhynchotia. y. ce mot.

NOMOCHLOA. bot. Genre de la famille de* Cypér»cées, institué par Palisot de Dcauvois qui lui donne pour caractères : épillets bi-muliiflores, hermaphrodites; paillettes siibdtslique* et imbriquées; soies du périgone au nombre de trois ou de six et plumeuses ; trois étamines; disque peu apparent ; style bipartite à sa base. Le fruit consiste en une caryopse lenticulaire, couronnée par les vestiges du style. Ces plantes sont propres aux deux Amériques tropicales. Leurs chaumes sont élevés, droits et feuilles; leurs épis sont réunis en petites grappes ou panicules contractées, axillaires, beaucoup plus courtes que les feuilles.

NOMOLOG1E. bot. Connaissance des lois qui règlent l’organisation des végétaux.

NO.MPARKILLE. ion. V . Nortareille.

NONAGRIE. Aonagria. ibs. Lépidoptères nocturnes; genre de la famille des Noctuélides, établi par Guenée qui lui assigne pour caractères : antennes épaisses, crénelées ou légèrement ciliées chez les mâles, filiformes chez les femelles; palpes dépassant la tète, avec le dernier article bien distinct, nu et tronqué au sommet; corselet lisse et arrondi; abdomen beaucoup plus long que les ailes inférieures; les supérieures assez étroites, arrondies au bord terminal, ayant les taches souvent peu distinctes et les lignes presque invisibles; recouvrant les inférieures dans le repos et formant un toit peu incliné.

Noxagrie de la massette. A ’onagria typhœ , G.; N oc tua lyphce, Esp. Ses ailes sont cendrées, avec des points et des lunules marginales noirs, et une tache centrale, obscure en dessous. Taille, dix-buit lignes. En Europe.

Noxacrie do roseau a balais. Nonagria phragmitis, G.; iXoctua phragmitis, Hubn. Ses ailes supérieures sont d'un blanc jaunâtre et légèrement teintées de verdâtre, avec leur extrémité rougeâtre; les inférieures sont d'une teinte plus pâle ; le dessous est eotièremenl d'un blanc jaunâtre. Taille, onze lignes. Europe.

NONARIA. bot. Aucien synonyme d'Astragale.

KONATEI.IE. A onatelia. bot. Ce genre établi par Auhlel, appartient à la famille des Rubiacées et â la Penlandrie Monogynie, L. Ses caractères rectifiés par Kunth ( A’oc. Gêner, et Sp. Plant, coquin., 3, p. 422), •ont les suivants : calice supère, à cinq dents et persistant; corolle infundibuliforme, dont le tube est bossu à la base, garni de poils intérieurement et dans sa moitié inférieure; le limbe à cinq segments; cinq étamines saillantes; style unique, surmonté d'un stigmate bifide; drupe globuleux, à cinq nucules coriaces et polysperines. Ce genre est extrêmement voisin du Palicourea d’Aublet; il ne s’en distingue que par son fruit drupacé, dont le noyau offre cinq loges. Jussieu (Mém. sur les Rubiacées, p. 29) lui associe le Retintphyllutn de llumholdt et Bonpland (Plant. /Equin., 1. p. 86, tab. 25) ; mais Kunlb, tout en confessant que ce dernier genre n’est pas très -distinct du A onatelia, admet leur séparation et indique des caractères pour le Retinipltyllum, qui diffèrent decouxdu A onatelia quant à la corolle et au stigmate, y. Retikiphyli.e. Scbreber a inutilement changé le nom de A onatelia

île

Page 1