‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 57 sur 148 · ER · texte numérisé non relu

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el long; hanches très-fortes; cuisses postérieures fortes et dilatées; jambes de la même paire arquées, terminées par une pointe. Les espèces de ce genre paraissent propres â l'Amérique méridionale.

MEropaqib noirâtre. Meropachus nigricans. Elle est noirâtre avec son corselet tubercule; les cuisses postérieures sont très-renflées el presque triangulaires. Taille, huit lignes. Du Brésil.

MÉROI'IDÉES. Meropidœ. ois. Nom donné par Vigors à une tribu de Passereaux qui a pour type le genre Mvrops.

MÉROPS. ois. Synonyme de Guêpier. V . ce mot.

MÉROSCÉL1SE. Mcrostclisus. ms. Coléoptères létramères; genre de la Famille des Longicornes, tribu des Prionieus, institué par Audinet-Serville qui lui a imposé pour caractères antennes filiformes de onze articles, dont le troisième plus long que les deux suivants réunis, le premier long, en massue, le deuxième court et globuleux, les quatre suivants renflés au milieu et amincis aux deux extrémités dans les femelles : ces mêmes articles presque en cône renversé dans les mâles, le onzième arrondi au bout; palpes courtes, assez épaisses, avec l'article terminal en cône renversé, distinctement tronqué au bout; mandibules courtes, épaisses, dentées au côté interne; corselet sans crénelures, presque ep carré transversal, et muni de trois dents à chaque bord latéral; écusson petit, triangulaire; élylres peu allongées, arrondies el inuliques a l'extrémité; corps glabre; abdomen ayant son dernier segment échancré dans les mâles; pattes assez longues; cuisses allongées; jambes sans épines au côté interne; premier article des tarses grand : celui des quatre antérieurs en triangle renversé, très-allongé aux postérieurs.

Méroscéusk vto! et. Meroscelisus violuceus, Dej. Il est d'un noir mat en dessus, un peu luisant en dessous; antennes et pattes d'un noir luisant; une ligne longitudinale enfoncée au milieu de la télé; élylres noires, offrant un transparent violet à la lumière. Taille, treize lignes. Du Brésil.

NEKOSPOlilUM. bot. Le genre de Champignons établi sous ce nom, par Corda, ne diffère point de celui précédemment publié, par Fries, el nommé par lui Dacrina. F. ce mot.

MÉROSTaCHYDE. Merostach/s. bot. Genre de la famille des Graminées, institué par Spreugel qui lui assigne pour caractères : épillets à deux fleurs, dont ('inférieure courletnenl slipilée, hermaphrodite, la supérieure pourvue d’un pédicelle plus allongé, très-petite, reçue dans un sillon dorsal de la fleur inférieure et susceptible de se dessécher promptement; deux glumes inégales : l’inférieure petite, subulée, la supérieure oblongo- lancéolée, acutato- subulée; deux paillettes presque égales en longueur : l’inférieure ovalo-elliptique, aigue, cylindraceo-roulée, la supérieure à deux carènes au dos; trois squainmulcs entières et ciliées; trois étamines; un ovaire sessile el glabre; deux styles terminaux; stigmates pluineux à l'intérieur.

MErostaciiyde ElEuante. Meroatachys speciosa , Spr. C’est une plante élevée, qui fait l'ornement des plaines du Brésil; son chaume est divisé à distances

par des nœuds d’où s'échappent des faisceaux de feuilles distiques et planes; les épis sonlterminaux et solitaires, enroulés dans un fourreau spathiforine, nu à sa hase; les épillets sont unilatéraux, imbricalo-suhhisériés et

lanceolalo-oblongs.

ME KOI.1 et MERRA. rois. F. Serran.

MElUtAlN. max. Nom donné par les chasseurs à la lige principale du bois des Cerfs.

MERSA. ois. (Pallas.) Synonyme de Canard couronné, jeune. F. Canard.

MLRTENSIA. bot. Genre placé dans la Pentandrie Digynie, L., voisin du Cellis ou Micocoulier, el qui présente les caractères suivants : fleurs polygames; calice qiiinquépartilc, au fond duquel s'insèrent cinq étamines opposées à scs divisions; deux styles bifides surmontant un ovaire uniloculaire, dans lequel se trouve un ovule unique pendu au sommet. Le fruit est un drupe. Les espèces de ce genre sont des arbres à feuilles alternes, égales à leur hase, très-enlières et marquées dans le sens de leur longueur de trois nervures. De leurs aisselles parlent des grappes de fleurs, ou bien, dans les rameaux non florifères, des aiguillons solitaires ou géminés. La présence de ces aiguillons fait distinguer au premier coup d’œil les arbres de ce genre, des Micocouliers dont les rameaux sont i ne r mes . ils en diffèrent aussi par leurs styles bifides cl non simples. Les espèces de Celtit qui présentent ce double caractère doivent donc être reportées aux Mertensia : on en connaissait une; Kunlb en a décrit trois nouvelles de I l’Amérique équatoriale (Aor. Gcn. et Spec.y 2, p. 30, tab. 150 ) en établissant le premier ce genre. Il est dédié à F. C. Mertens, botaniste de Brême, connu par ses travaux sur les Algues ainsi que sur les plantes d'Allemagne. Roth avait, sous le même nom. distingué génériquement une espèce de Pulmonaire (F. ce mot), lia i été encore consacré à un genre de Fougères.

MEKTENSIE. Mertcnsia. bot. {Fougères.) Ce gejire, établi par Willdcnow, est très-voisin des Gleichenia, auxquels il a été réuni par R. Brown. Il forme avec ce genre et le Plotizoma de Brown la petite tribu des Glcicheniées. La fructification de ces trois genres dif- ■ fère à peine; elle consiste en capsules sessiles, réunies en petit nombre, en groupes arrondis; chaque capsule 1 est entourée par un anneau élastique complet, large, strié, transversal, et s’ouvre par une fente longitudinale. Les Gleichenies différent réellement des Merten- , sies, quant au faciès, en ce que les pinnules des pre- ; mit res sont profondément pinnalifides, tandis que celles des secondes sont linéaires el entières; il en résulte un port très-différent, mais qui ne suffirait pas pour for- I mer deux genres, si l'on n'y avait trouvé d'autres ca- ! ractères; c'est ce qui a engagé plusieurs botanistes à ! suivre l'opinion de Robert Brown, et à réunir les Mertensia aux Gleichenia. Les plantes que Willdenow range dans le genre Mertcnsia sont des frondes plusieurs fois dichotomes, d'une forme très-régulière et fort élégante; les pinnules simples, étroites, assez allon- | gées, perpendiculaires sur ce rachis dicbotoine, sont en ! général très rapprochées, eutières, souvent glauques en dessous; elles portent à leur face inférieure des i groupes peu nombreux de capsules nues. Ce genre est

entièrement propre à la zone équatorial des deux continents et aux régions australes. La seule espèce connue au delà du tropique du Cancer est la Mertcnsia glauca, qui habite le Japon; les autres espèces croissent dans l'Amérique équinoxiale, aux Indes-Orientales, dans les iles du grand Océan, à la Nouvelle-Hollande, dans les iles Maurice et de Mascareigne.

MKRTENSIE. Mertcnsiu. a cal. Genre de la famille des Iléroïdes, institué par Lesson avec les caractères suivants : corps vertical, échancré en bas. comprimé sur les cotés, formé de globes bordés chacun par une rangée de cils; deux longs cirrbes parlant du pourtour de la bouche et sortant sur le côté, à l’extrémité inférieure. Trois espèces sont décrites par Lesson.

Mertensie de Scoresby . Mertensia Scoresbyi , Less. Voyage de la Coq.,Z<m)., pl. 2, fig. 1; Cydippe cucullus, Ëschsh., Mertens, Voyage au nord, pl. P, fig. G, l. 2. p. 122; Deroc pilcus , Fabr.; tieroc cucullus, Modeer. Son corps a neuf côtes bordées de cils irisés; un canal central occupe les quatre cinquièmes de la longueur totale du zoophyle; sa couleur est hyaline, transparente, teintée fie rose; scs cirrhes sont d'un rose fulgidc. Ses dimensions sont très-variables; elles atteignent quelquefois (rois pouces. Des mers du nord.

Le Mertensia ocunt, Less., habile la baie de Buffin, et le Mertensia elliptica la mer du Sud entre les tropiques. *

AIERUA. bot. Pour Mærua. y. ce mot.

MEitLLA. ois. Nom latin d'une espèce du genre Merle, y. ce mot.

MÉRULAXE. Merulaxis. ois. Genre de l’ordre des Insectivores, institué par Lesson qui lui donne pour caractères : bec médiocre, allongé, presque droit, assez fort, très-comprimé, convexe en dessus, avec l'aréle marquée seulement entre les narines, et la pointe un peu dentée et crochue; mandibule inférieure mince, droite, légèrement convexe en dessous; derrière de l’œil nu; narines latérales amples, recouvertes par une membrane et par les plumes du front, qui sont rigides et dressées; ailes très-courtes et concaves; cinquième, sixième, septième et huitième rémiges égales et les plus longues; rcclrices longues, élargies et molles; tarses allongés, minces clscutcllés.LesMérulaxes, encore peu étudiés, sont très-rapprochés des Merles par leurs habitudes. Ce genre est très-remarquable et parfaitement distinct; il sc compose de deux espèces qui toutes deux, à ce que l'on assure, appartiennent au Mexique.

Merulaxe hoir. Merulaxis ater, Less. Parties supérieures d'un brun-noir ou ardoisé foncé; croupion et abdomen roux; ailes d'un brun -noir mat, avec les épaules d’un brun ferrugineux; parties inférieures d'un noir ardoisé; bec brun; pieds roussâlres. Taille, cinq pouces.

Mérilaxb toux. Merulaxis rvfus , Less. Parties supérieures d'un brun ardoisé; les plumes du front forment sur les narines une petite huppe comprimée; parties inférieures d'un roux très-vif. Sa taille est conforme à celle de l’espèce précédente.

AIEItl LE. Merulius. rot. (Champignons.) Le nom de Merulius, appliqué d'abord à un grand nombre de

Champignons, a depuis été limité à quelques espèces qui paraissent avoir porté primitivement ce nom; les autres forment le genre Cantharellus. (y. Chanterelle ). On peut donner le caractère suivant au genre Merulius, tel que Nées d'Esenbeck et Fries l’ont circonscrit : chapeau irrégulier, étendu, sessile; membrane fructifère, occupant sa surface inférieure, garnie de plis ou de veines sinueuses, anastomosées, flexueuses, formant des cellules irrégulières, et portant des thèques épaisses. Toutes les plantes de ce genre croissent sur les bois pourris, et particulièrement sur les solives des plafonds des appartements bas et humides; elles forment de larges plaques charnues, ou d'un aspect cotonneux, marquées de veines épaisses, souvent plus coloriées, qui s'étendent rapidement sur le bois, entretiennent l'humidité à sa surface, et hâtent sa destruction.

Mertle serpentant. Merulius serpens, Tode, Nat. Ges. Il s'étale et se prolonge en serpentant sur les bois secs; il est sessile, un peu coriace, membraneux, mince, glabre, large de huit à dix pouces, rougeâtre dans son milieu, blanc en dessus et en ses bords qui sont légèrement frangés. Lorsqu'il est avancé en âge, il se couvre de rides ou de veines peu distinctes. Il croit en Belgique, pendant l'automne et l’hiver.

MËRL'LIDES. Merulidœ. ois. Vigors a donné ce nom à une famille d'Oiseaux insectivores qui a pour type le genre Merle.

MERVEILLE A FLEURS JAUNES, bot. L'un des noms vulgaires de Y Impatiens nolilattgete , L.

MERVEILLE DU PÉROU, bot. D'où le nom scientifique de Mirabilis , premier nom que reçut la Belle de- Nuil, lors de son introduction dans les jardins de France, y. Nyctagi.

MERYCOTUER1UM. ham. Bojanus (Ko o. Jet. acad. Cœs. Léopold, nal. Curios., t. xn) a décrit avec soin, et figuré trois dents trouvées en Sibérie, et qui indiquent un Ruminant de très-grandes dimensions. L'espèce â laquelle appartiennent ces débris, devra probablement, selon l'anatomiste allemand, devenir le type d’un nouveau genre qu'il propose de nommer Mery cotherium.

MERYTA. bot. Forsler (Charact. Gcn. Plant., n»00) a établi sous ce nom un genre de la Diœcie Triandrie, L., dont il n'a décrit que la structure des fleurs mâles. Elles sont agrégées en capitules sessiles sur les branches. Le périanthe est à trois divisions ovales, aigues; les étamines, au nombre de trois, ont leurs filets capillaires de lu longueur du calice, et les anthères à quatre sillons. Cette description incomplète, qui n’est pas éclaircie par plus de détails dans la figure de Forsler, ne permet d'établir aucune.honne considération sur ce genre.

MËRYX. Meryx. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Tétramères. famille des Xylophages, tribu des Trogossi (aires, établi par Latreille, et ayant pour caractères : corps étroit et allongé; antennes composées de onze articles, plus longues que la tète, et ter- 1 minées par une massue de trois articles; mandibules bifides, peu ou point saillantes ; palpes très-courtes; i les maxillaires saillantes. Ce genre se distingue des

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Lalridies et de» Sylvain», parce que ceux-ci n’ont pa» les palpes saillantes; il est séparé des Trogossilcs et des Prostomides par les mandibules qui, dans ceux-ci, sont très-fortes et avancées. Ce genre a été établi sur un petit insecte rapporté des lies de la mer du Sud. par Labiilardière et Riche; il est très-voisin de celui des Lyctes, mais il s’en distingue par la massue de ses antennes, composée de trois articles, tandis qu’il n'y en a que deux à celle des Lyctes. On ue connaît encore qu'une seule espèce.

Mêryx higielse. Meryx rugosa, Latr., Gen. Crust. et lus., t. i, pl. 11, fig. 1. Elle est longue d'environ trois lignes, d’un brun obscur, pubescenle, ponctuée, avec des lignes élevées formant «rie sorte de réticulation ou de grandes mailles sur les élylres. Les antennes et les pattes tirent sur le fauve.

MËSA. bot. Pour Afœsa. V. ce mot.

MËSAL. moll. Nom donné par Adanson (Voyage au Sénégal, pl. 10) à une Coquille qu'il place à tort dans son genre Cérithe; elle appartient aux Turrileiles; les auteurs ne l'ont point encore mentionnée : c'est pourtant une espèce intéressante en ce qu'elle pourrait servir de passage entre les Turrileiles et le genre Proto institué par Üefrance. ces mots.

MÉSANGE. Parus, ois. Genre de l'ordre des Granivores. Caractères : bec assez fort, droit, conique, comprimé, court, pointu, non échancré, garni de petits poils à sa base et tranchant aux bords des mandibules ; mandibule supérieure quelquefois un peu recourbée vers les narines placées de chaque côté du bec et la pointe près de sa base, arrondies et presque entièrement cachées par de petites plumes dirigées en avant; pieds assez robustes ; quatre doigts : trois en avant entièrement divisés, un en arrière dont l'ongle est plus fort et plus recourbé que les autres; la première rémige de moyenne longueur ou presque nulle, la deuxième de beaucoup moins longue que la troisième qui dépasse toutes les autres, plus courte aussi que les quatrième et cinquième. Vivacité, courage, hardiesse, perfidie, ardeur belliqueuse et même une certaine férocité, sont les traits les plus saillants du caractère des Mésanges, que, malgré la réunion de telles qualités, le besoin de vivre en société tient presque toujours groupées par bandes de dix, douze et même plus. Abondamment répandues dans tous les climats, les Mésanges, quelle que soit l'espèce qui prédomine dans un canton, ofFrent partout la plus grande similitude dans leurs habitudes; partout, on les trouve constamment à la recherche des insectes et des larves réfugiés sous l'écorce des arbres dont elles parcourent la surface dans toutes les directions, en s’y tenant fortement cramponnées par les ongles, au moyen de muscles dont la vigueur doit être extrême. Elles font de leur bec fort et pointu, un levier qui détache souvent des fragments d'écorce dont le volume a lieu de surprendre; et, de leurs petites serres, elles saisissent l'insecte et le dépècent avant de l'avaler. Elles poursuivent ordinairement leur proie jusque sur ies plus petites ramifications des branches, et, parvenues à leur extrémité, elles s'y tiennent suspendues, sans que le balancement qui résulte de leur position, apporte

aucun obslacli^à leur chasse qu'elles continuent sur les petits insectes qui peuvent voltiger autour d’elles. Tous les plans inclinés ou verticaux des rochers comme des murailles, sont parcourus et visités de la même manière par les Mésanges; et il est bien rare que les insectes qui s’y étaient réfugiés leur échappent. Si elles sont fatiguées de la nourriture des insectes, ou quand elle vient ù leur manquer, les Mésanges ont recours aux fruits, aux semences et surtout aux graines oléagineuses. qui sont pour elles uri mets favori, elles ne broient point ces substances végétales, ainsi que le font la plupart des Oiseaux granivores, mais elles les divisent à coups de bec, cl en avalent des fragments qu’elles ont soin de monder de tonte matière qui ne pourrait être digérée. Quelquefois, devenant encore plus omnivores, elles se jettent sur les charçgqn qu’elles rencontrent, pour en détacher de petits lambeaux, à In manière des Rapaces; enfin elles visitent les nids des petites espèces d'Oiseaux, guettent les moments d’absence de la couveuse, attaquent la progéniture sans défense, la détruisent en perçant le crâne pour aspirer la cervelle. C'est surtout dans la captivité que se décèle l’humeur féroce des Mésanges; toujours elles finissent par se débarrasser des autres Oiseaux qu'on leur adjoint, et il arrive bien rarement qu'une seule Mésange ne reste point maîtresse absolue de la volière. On a vu plusieurs fois le résultat d'uirsemblablc brigandage commis en une seule nuit, et tous les compagnons d'esclavage étendus, le crâne percé d'uu coup de bec. De tous les Oisillons auxquels on tend des piégeç, aucun n’y donne plus facilement que la Mésange, surtout lorsqu'elle est attirée par les cris d’une congénère captive, que, dans cette circonstance, elle cherche imprudemment à délivrer; cette confiance aveugle forme un certain contraste avec le fond de son caractère. Du reste, ceci n'est pas un grand bonheur pour le chasseur, car cet Oiseau ne lui offre qu'une chair peu abondante, dure et d’un fumet désagréable. On en prend beaucoup à la pipée, et l'acharnement avec lequel une sorte d'antipathie la porte â attaquer courageusement la Chouette, sert encore â favoriser cette chasse. Le chant ou plutôt le cri des Mésanges peint assez bien leur humeur colérique; ces cris, ordinairement fort aigus, sont plus vifs, plus concentrés et plus souvent répétés â l’époque des amours qui, pour ces Oiseaux, se fait sentir de trèsbonne heure. Déjà, dès le mois de février, dans nos climats, ils s'apparient; les sociétés se rompent; et chaque couple, abandonnant le voisinage des habitations dont ces Oiseaux s'approchent avec une hardiesse trèsi familière, se retire dans les bois; là, ils s'occupent bientôt de la construction de leur nid. Ce petit édifice est un véritable chef-d'œuvre d'architecture; il est placé, soit dans les bifurcations des couronnes touffues des arbres, soit dans le creux de leurs troncs vermoulus, soit enfin dans des trous de murailles, dans des crevasses de rochers. La ponte, toujours fort nombreuse, est suivie d'une incubation de douze à quatorze jours. Les parents soignent leur famille avec des attentions d'autaut plus admirables que l'on conçoit plus difficilement que deux petits êtres puissent, par leur chasse, pourvoir, pendant un temps assez long, à la

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nourriture de vingt autres. La tendresse qu'ils lui témoignent, et le courage avec lequel ils la défendent contre toute attaqueront encore un autre sujet d'étonnement sur la singularité et la bizarrerie des mœurs de ces Oiseaux qui, d'ordinaire, n'épargnent pas même leurs semblables : il faut que chez tous les animaux, la nature ait placé la tendresse maternelle au-dessus de toutes les passions, qu'elle en ait fait généralement la sensation la plus puissante. Quoique les Mésanges rendent d'assez grands services au cultivateur par l’étonnante destruction qu'elles font parmi les insectes, surtout dans le premier état de ceux-ci, on est cependant obligé de leur faire une guerre à outrance dans les cantons où l'on^jpccupc de l’éducation des Abeilles, l'n seul couple de ces Oiseaux suffit pour anéantir en peu de jours tout un essaim, cl rendre ainsi la ruche improductive.

Le genre Mésange, tel qu'il a été établi par Linné, a été divisé par Cuvier, en Mésanges proprement dites, en Moustaches et en Rémiz; celte division est fondée sur une légère différence dans la conformation du bec ou seulement de l’extrémité delà mandibule supérieure. Temminck s'est borné à établir dans ce genre, deux sections; il a plus consulté, comme motif de la division, les oppositions d'habitudes : les Mésanges proprement diles préférant les lieux secs, élevés et boisés; les Moustaches et les Rémiz se tenant au contraire dans les endroits aquatiques et marécageux, dans les jonchâtes et les roseaux. Quant aux différences physiques. ceux-ci ont la première rémige-nulle ou presque nulle, tandis que les Mésanges l'ont de moyenne longueur. * .

Mésange d'Afrique. V. Mésange petit deuil.

Mésange des alpes sinamisices. Parus alpinus, Lalh. Parties supérieures noires avec le bord des plumes cendré; petite moustache blanche; rémiges noires en dessus. cendrées en dessous; lectrices alaires noires, terminées de blanc; rectrices noires, avec une tache blanche à l’extrémité des latérales qui sont plus longues que les intermédiaires; parties inférieures rougeâtres, tachetées de noir; bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces six lignes. De Perse.

Mésange américaine, y. Sylvie des Sapins.

Mésange amoureuse. Paru» amorosus, Lalh. Plumage d'un noir bleuâtre, d'une teinte un peu plus claire en dessous; petites tectrices alaires bordées d'un fauve clair, les grandes bordées de roussâlre, ce qui dessine sur l'aile deux bandes; queue fourchue; bec noir, avec la pointe orangée; pieds noirs. Taille, cinq pouces six lignes. De Chine. Espèce douteuse.

Mésange azurée. Parus ryanus, Pâli.; Parus Sœbyensis, Gtnel. Parties supérieures d’un bleu d'azur; front, tempes, ainsi qu'une grande tache sur la nuque d'un blanc pur; sommet de lu tête d’un blanc bleuâtre; bande oculaire d'un bleu vif; grandes lectrices alaires bleues, bordées de bleuâtre et de blanc; rectrices intermédiaires bleues, les latérales bordées et terminées de blanc, moins longues que les autres; parties inférieures blanches; bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces six lignes. Du nord de l’Europe.

Mésange de Babama. y. Guitgcit sucrier.

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