Cellule discoldale des secondes ailes fermée en arriére
Mohpiiox Actoriox. Morpho Aclorion, God., Latr ; Pupilio Aclorion, L., Clerck. Icon., I. 30, fig. 2; Séba. Mus., t. 41, fig. 17, 18. Il a deux pouces d’envergure; scs ailes sont entières, couleur de terre d'ombre en dessus ; les supérieures ont une bande rousse à l’extrémité, avec un espace d’un violet, luisant, vers l’angle interne. Il se trouve au Brésil et à Surinam. P. pour les autres espèces, Crainraer, Esper, iJubncr, Fabricius, Codarl, etc.
MORPION. r a en. Nom vulgaire d’une espèce du genre Pou. A', ce mot.
MORRÈNE. no t. Corruption de l'épithète Mors-ranœ , nom spécifique d’une ilydroebaride. y. ce mot.
MORUÉME. Morrenia. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, institué par le professeur Lindley, pour une plante obtenue de graines envoyées de Buenos- Ayres, à la Société d'ilorlicullure de Londres, et que W. Ilookercl Arnott ( Journal ofBotany , vol. 1. p. 294) avaient placée dans le genre Cynanchum. Voici les caractères de ce genre que l'auteur a dédié par reconnaissance à Ch. Morren, professeur à ITniversilé de Liège : calice formé de cinq sépales linéaires, qui se redressent entre les pétales; corolle rotacée, à cinq lobes étalés et acuminés; couronne tubuleuse à cinq angles, à cinq lobes soudés en forme de cloisons, pour entourer les organes de la génération; cinq étamines insérées en opposition aux lobes de la couronne; anthères en pointe, réunies par forme de lame membraneuse autour du stigmate; masses polliniques pendantes et déhiscentes par leur bord supérieur; ovaires sphéroïdaux, ventrus; stigmate convexe, apiculé, bilobé.
MoRRt.Aii: odoraxte. Mor renia odorata , Liudl .; Cynunchum odorat uni, llook. C’esl une plante voluhile qui grimpe et s’enroule autour des corps qui l'environnent, sans néanmoins s’élever guère au delà de quelques pieds; elle se garnit d’un assez grand nombre d«* Heurs vertes d’un pouce de diamètre, qui répandent, surtout dans les soirées humides, une odeur balsamique très-forte; la couronne angulaire centrale est blanche. Celte plante se distingue de toutes celles de la famille et principalement du genre Cynanchum , où elle avait été admise au premier abord, par une formation remarquable de tubes polliniques. Avantl'épanouissement des Heurs, les parois internes de la cavité de la couronne tubuleuse sont sèches et membraneuses; mais insensiblement une sécrétion liquide les imprègne et les gonfle, ainsi que toutes les parties qui surmontent les loges des anthères; on voit bientôt saillir au sommet de ces derniers organes un tissu filamenteux, qui s’accroît successivement, au point de recouvrir la partie supérieure et glabre du 6tigma(c, ce qui le fait paraitre comme laineux. Ce tissu est entièrement formé de tubes I
polliniques qui, sortant du bord externe des loges des anthères, dilatent leurs valvules et se dirigent vers le stigmate pour féconder l’ovaire.
MORRUGE et MORRGDE. rois. Pour Morue. A'.Gade.
MORS. bot. On donne quelquefois ce nom aux Spatelles des plantes de la famille des Graminées.
MORS-DH DIABLE. Morsus-Diaboli.u ot. Espèce du genre Scabieusc, dont la floraison annonce la mauvaise saison. Sa racine, échancrée et comme mordue, lui a valu son nom qui est assez trivial. On a appelé Mors de Grexoiili.e V //y d roc ha ris Mors us- Rance.
MORSE. Tricheclius. mai. Genre encore très-imparfaitement connu, qui compose, avec les Phoques, la tribu si remarquable des Carnassiers Amphibies. Les modifications de l'appareil de la locomotion le rendent voisin de celte dernière famille, à laquelle il ressemble aussi par ses formes générales; mais dont il s'éloigne au contraire à plusieurs autres égards, et spécialement par son système dentaire. Les deux mâchoires ont ordinairement l'une et l’autre huit màchelières, et la supérieure a en outre quatre incisives et deux canines, qui manquent à l'inférieure, du moins chez l’adulte. Le nombre des dents est en effet sujet à varier chez les Morses, soit par l’effet de l’àge, soit même par d'autres causes; fait qu'il est important de remarquer parce qu'il explique les nombreuses contradictions que présentent les diverses descriptions données par les voyageurs et les naturalistes. Il parait que, dans le jeune âge, on trouve à la mâchoire inférieure deux petites incisives très-rudimentaires, et dont il n’existe plus de vestiges chez les adultes. Les deux incisives médianes de la mâchoire supérieure manquent elles-mêmes chez un grand nombre d’individus; elles sont d'ailleurs, lorsqu'elles existent, coniques et crochues, mais toujours très-petites et rudimentaires. Les externes, dont le volume est beaucoup plus considérable, sont cylindriques et coupées obliquement de dehors en dedans elles diffèrent peu des màchelières par leur forme, et c’est ce qui avait porté quelques auteurs à les compter parmi les molaires, quoiqu’elles soient bien réellement de véritables incisives. Les canines sont d'énormes défenses qui se recourbent en bas et en arrière : elles sont arrondies en dehors, mais creusées d’un sillon longitudinal à leur face interne. On ne voit point sur leur coupe de lignes courbes comme dans l’ivoire de l’Élépliant, mais de simples granulations. Les trois premières molaires de chaque côté sont plus fortes et plus grosses que les incisives externes, avec lesquelles elles ont, comme on l’a déjà remarqué, beaucoup de ressemblance; la dernière n’est au contraire qu’une petite dent rudimentaire, et qui tombe avec l’âge: elles n'ont d’ailleurs toutes qu'une racine conique trèscourte, et sont formées d’une seule substance très-dure, très-compacte, et analogue à celle des défenses. Les màchelières inférieures sont toutes à peu près de même forme; elles sont plus étendues de devant en arrière que de dedans en dehors, et leur couronne parait légèrement convexe. En général, le système dentaire des Morses, remarque Fr. Cuvier, • ne parait pas plus convenir pour broyer des matières végétales que pour couper des substances animales. On dirait que les dents
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de ces Amphibies sont spécialement destinées A briser, à rompre des matières dures; car elles semblent, par leur structure cl leurs rapports, agir les unes sur les ' autres, comme le pilon agit sur son mortier. » Les ' membres très-courts, et disposés comme chez les Phoques, sont terminés par cinq doigts réunis par une forte membrane et armés d'ongles assez robustes; le corps, allongé, conique et généralement assez semblable à celui des autres Amphibies, est terminé par une queue très-courte; la tète est arrondie, et les narines, au lieu d'ètre terminales, sont dirigées en baul; disposition qui dépend de la forme de la mâchoire supérieure relevée et modifiée d’une manière très- remarquable à cause de la grandeur des alvéoles qui logent les défenses.
Les mœurs et les habitudes des Morses sont aussi imparfaitement connues que leur organisation. On sait cependant que ces Amphibies vivent par troupes assez nombreuses sur les côtes désertes ou peu habitées. Ils se nourrissent de Fucus et de matières animales, mais surtout de coquillages qu'ils brisent au moyen de leurs mâchelières, que leurs formes et leur structure rendent trè8-propresà cet usage. Les femelles portent neuf mois environ, et neproduisenl ordinairement qu'un seul petit.
On ne connaît encore, d’une manière bien certaine, que le Morse du Nord, Trichechus Hosmarus , L., ou l'animal appelé vulgairement Vache marine , Cheval marin et Bête â la grande dent. Cette espèce, répandue dans toutes les parties de la mer Glaciale, est couverte d’un poil ras, de couleur brunâtre : elle atteint quelquefois jusqu'à vingt pieds de longueur, et on a trouvé des individus du poids de deux milliers. Sa graisse, sa peau et (‘ivoire de ses défenses sont employés à divers usages.
On croit qu'il existe dans ce genre une seconde espèce qui serait propre aux mers équatoriales ; mais on n'a encore sur elle que des notions très-vagues. Quant aux Lamantins et aux Dugongs, longtemps placés dans le genre Trichechus, il est bien démontré aujourd'hui que ce sont des êtres d'une organisation très-différente de celle des vrais Morses, et que c'est avec juste raison que Cuvier les a reportés vers les Cétacés. T. Degoxg et Lamaxtix.
MORSBGO. bot. Sous ce nom est décrit et figuré dans Kumph (Herb. Amboin vol. vu, p. 17, t. 10) un petit arbre très-rameux, à feuilles opposées et dentées. Les fruits, disposés en grappes terminales, sont des baies sèches ou des capsules qui s’ouvrent d’un seul côté, et Renferment un noyau. Quoique l'arbre ait le port de certains genres de Verbénacées, il n’est cependant pas possible d’en déterminer les affinités naturelles, attendu que l'on ne connaît aucunement sa fleur.
MORSURE DE PUCE, moll. Nom marchand d’une espèce de cône, Conus publicarius, L.
MORT. zool. bot. Cessation totale des fonctions vitales. y. Orgaxibatiox.
On a appelé vulgairement :
Mort-av-Cu ovhe. l'Orobanche rameuse.
Mort-aux-Cmiems. le Colchique d'automne.
Mort-be-Froid, V Agaric us procerus .
Mort- ai -Loup, V Aconit um lycoclhonum.
Mort-ai x-Moüchf.s, le Cobalt et l'Arsenic.
Mort- aux -Poules, la Jusquiame noire.
| Mort acx-Rats, le Deutoxide d'arsenic, la Stron- ' liane, etc.
Mort-de-Safrax, un Champignon du genre Sclcrotinm.
Mort-aex-Vaches, la Renoncule scélérate.
Mort-acx-pocx, la Stapbisaigre, etc.
MORTEFÊRIE.ois. Nom vulgaire du grand Plongeon jeune. T. Ploxgf.ox.
MORTON, bot. L'un des noms vulgaires de Y A garions necatoriuêf L.
MORUE, pois. Espèce du genre Gade. V. ce mol.
MORUNGA ou MORUNGU. bot. Synonyme de Moringa. V. ce mol.
MORUS. bot. T. Mûrier.
MORUS. ois. Synonyme de Fou. y. ce mot.
MORVAN, i am. T. Moctox.
MORVEN. bot. Synonyme vulgaire de Janiperus phœnica. y. Gcxévrier.
MORVÈQUE. bot. Variété de Raisin noir.
MORV1 AU. bot. L’un des noms vulgaires de l’If, Tasus baccala , L.
MUR Y KAN . ois. y. Morbrax.
MORYSIE. Morysia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Sénécionide9, établi par Cassini aux dépens des genres Alhanasia et Tanacctnm de Linné. Voici les caractères imposés au genre nouveau par son auteur: calatliideoblonguc, incouronnée, éq ua li flore, mulliflorc, régulariflore, androgynillorc; péricline olilong. un peu inférieur aux fleurs, formé de squainraes imbriquées, appliquées, ovales-oblougucs, obtuses, concaves et coriaces; clinanlhe petit, ptaniiiscule, garni de squammelles inférieures aux fleurs, planes, suhlancéolées. presque membraneuses, diaphanes, irrégulièrement deiiliculées; ovaires ohlongs, glabres, munis d'environ dix côtes longitudinales, saillantes; aigrette absolument nulle; corolles à tube cylindrique, droit, articulé sur l'ovaire, nullement prolongé par sa base sur le sommet de l'ovaire, ù limbe presque aussi long que le tube, à cinq divisions privées de bosse derrière le sommet.
Morysie a feuilles diverses. Morysia dicersi folia, Cass.; Alhanasia dentata, Lin. Sa tige est épaisse, tortueuse, haute de près de trois pieds et très-rameuse; les feuilles sont peu distantes : les supérieures sessiles, à peine décurrcntes, courtes, larges, arquées, subcordiformes, ù bords presque entiers; les inférieures sont décurrentes, contournées, tinéaircs-lancéotées et dentées; les calalhides sont nombreuses, rapprochées, composées de quinze â seize fleurs jaunes, réunies en corymbe. Du cap de Bonne-Espérance.
MOSAÏQUE, moll. Nom marchand d'une espèce du genre Cône, Conus tessellutus, L.
MOSAMBÉ. bot. Nom indien de quelques espèces de Ciéomés, adopté dans quelques ouvrages pour désigner ce genre, y. ClEoxe.
MOSASAURE. Mosasaurus. rept. foss. Genre de l’ordre des Sauriens, créé par BucLIand pour la grande espèce fossile trouvée dans les carrières de tuf calcaire qui constitue la montagne de Saint-Pierre, près de Macs-
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iricbt. Ce (uf résultant des dépôts les plus modernes de la formation crétacée, contient des Ammonites, des Rélemnites, des liamites et ftranri nombre d'autres coquilles de la craie, en même temps que des débris d'animaux marins qui lui appartiennent en propre. Ce fut en 1780 que l'on y découvrit une télé à peu près complète, qui appartient maintenant au Muséum de Paris. Cette pièce célèbre dérouta pendant plusieurs années toute la science des naturalistes : plusieurs y voyaient la tête d'une baleine, d'autres celle d'un Crocodile; mais sa véritable place, dans la série animale, lui fut assignée pour la première fois par Adrien Camper dont les travaux de Cuvier sont venus depuis confirmer l'opinion. Il résulte des recherches de ces deux savants illustres que l'animal auquel avaient appartenu lesdébris en question était un Reptile marin d’une taille gigantesque et très-voisin des Monilors. El quant ù l'époque à laquelle le Mosasaure sc montra pour la première fois, ce fut selon toute apparence vers la fin de cette longue série de périodes géologiques, durant laquelle se déposèrent les groupes ooliliques et crétacés. Dans toute la durée de ces périodes, notre planète parait avoir été surtout habitée par des animaux marins, et, au nombre des plus grands parmi ces derniers, se trouvaient des Sauriens d'une stature gigantesque, dont plusieurs habitaient la mer et arrêtaient dans de justes limites l'accroissement excessif des tribus de boissons leurs contemporaines.
Depuis le Lias jusqu'au moment où a commencé le dépôt de la Craie, les Ichthyosaures et les Plésiosaures furent les tyrans de l'Océan; et, à partir de cette dernière époque qui est précisément celle où sc termina leur existence, ils paraissent avoir été remplacés, tout le temps que dura le dépôt de la Craie, parle Mosasaure, qu'on dirait avoir été créé pour remplir temporairement leurs fonctions, cl qui devait lui-méme céder la place aux Cétacés de la période tertiaire. Comme il n'existe dans le monde actuel aucun Saurien qui habite la mer; comme d'un autre côté les représentants les plus puissants de cet ordre, les Crocodiles, bien que créés spécialement pour vivre dans les eaux, ont recours plutôt à la ruse qu'à la vitesse pour s'emparer de leur proie, il ne sera pas sans intérêt d'étudier les arrangements mécaniques par suite desquels un Reptile, voisin des Monilors, se mouvait dans la mer avec assez de puissance et de vélocité pour atteindre et saisir d'aussi grands Poissons que ceux dont il dut faire sa pâture, à en Juger d'après le volume prodigieux de ses dents et de ses mâchoires.
Les caractères de la tète et des dents prouvent des rapports intimes entre cet animal et les Monilors, et les proportions des diverses autres parties du squelette conduisent à conclure que ce Monilor monstrueux des mers d'autrefois, avait vingt cinq pieds de longueur, quoique parmi scs congénères modernes aucuft n’excède cinq pieds. La tète est longue de quatre pieds; celle des plus grands Monilors ne dépasse pas cinq pouces. Les anatomistes les plus profonds ne pourraient imaginer qu'avec peine une série de modifications â l'aide desquelles un Monilor pùt atteindre la taille cl le volume d'un Épaulard ( Uclphinu* orca)y et posséder en même
temps la faculté de se mouvoir avec force et vitesse au sein des eaux de la mer. C'est néanmoins ce qu'offre le squelette fossile dont l'étude fait l'objet de cet article: dans tout son ensemble, on trouve les caractères d'un Monilor; mais ces caractères sc modifient dans le but manifeste d'en faire un animal créé pour vivre au sein des eaux de la mer.
Le Mosasaure n'avait guère de caractères communs avec le Crocodile; mais il se rapprochait des Iguanes par un appareil dentaire fixé sur l’os ptérygotde, et occupant la voûte palatine, ainsi que cela a lieu chez certains Serpents et chez certains Poissons, où ces dents, dirigées en arrière comme les barbes d'une flèche, s’opposent à ce que la proie puisse leur échapper.
Les autres parties du squelette sont parfaitement eu accord avec les caractères fournis par la tête. Toutes les vertèbres sont concaves en avant, et convexes en arrière, et s'adaptent par une articulation orbiculaire qui leur permet des mouvements faciles de flexion dans tous les sens. Depuis le milieu du dos jusqu'à l'extrémité de la queue, elles sont dépourvues des apophyses articulaires qui sont d'une utilité si essentielle pour la solidité du tronc chez les animaux destinés à se mouvoir à la surface de la terre. Elles ressemblent sous ce rapport aux vertèbres des Dauphins, et cet arrangement n'a été créé que dans le but de leur rendre la natation plus facile. Les vertèbres du cou sont aussi construites de façon à procurer à cette partie du corps plus de flexibilité qu’elle n'en a chez les Crocodiles.
De même que la queue des Crocodiles, la queue du Mosasaure, comprimée dans le sens latéral, en même temps qu'épaisse dans le sens vertical, constitue un aviron droit, d’une puissance énorme; et l'action qui résulte de ses mouvements latéraux, chasse le corps en avant, comme ces bateaux que fait avancer un seul homme -avec un seul aviron à l'arrière. Bien que les vertèbres caudales soient à peu près en même nombre que chez les Monilors, la queue était proportionnellement plus courte, par suite de la plus grande brièveté relative du corps de chacun de ces os; et de celle disposition résultaient un accroissement de puissance dans la queue considérée comme instrument de natation, et une rapidité de locomotion qui n'eût pu se concilier avec une queue longue et mince comme celle du Monitor, qui s'en aide pour grimper. Enfin uue dernière disposition , qui a pour but de douner à la queue une plus grande vigueur, c’est l’existeuce tVoê en chevron solidement fixés au corps de chaque vertèbre, de la même manière que Mans les Poissons.
Le nombre total des vertèbres est decenl trente-trois, à peu près autant que chez les Monilors. et plus du double de ce qu’on en observe chez les Crocodiles. Les côtes n'ont qu'une seule tête, et sont arrondies comme dans la famille des Lézards. Quant aux extrémités, on en possède des fragments assez nombreux pour démontrer que le Mosasaure, au lieu de pattes, les avait terminées par quatre larges rames pareilles à celles du Plésiosaure et de la Baleine; et il est probable qu'un de leurs usages principaux fut d'aider l’animal à s’élever à la surface des eaux pour y venir respirer, dépourvu qu'il était, suivant toute probabilité, de la queue hori-
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zonlale, qui permet aux Cétacés ce même mouvement d'ascension. L’ensemble de ces caractères concourt à démontrer que le Mosasaurc était organisé dans le but d'une existence exclusivement aquatique, et que, malgré l'exagération de ses proportions, s'il vient à être comparé aux genres vivants de ces deux familles, il établit un anneau intermédiaire entre les IJonitors et les Iguanes. Quoi que l'on puisse trouver d'énorme dans ces dimensions comparées à celles de tous les Lézards actuels, et quelque étrange que puisse paraître l'existence de genres marins dans cet ordre des Sauriens dont aucune espèce actuellement vivante n’babile la mer, il n'y a rien là qui doive plutôt étonner que les modifications analogues que l'on observe dans le Mégalosaure et dans l’Iguanodon, exemples d'un agrandissement plus considérable encore du type des Monilors et des Iguanes, converti en des formes colossales appropriées à une locomotion terrestre.
Au milieu de cette variation dans les proportions, on voit persister les mêmes lois qui président à l'organisation des genres contemporains; et la perfection des combinaisons mécaniques qui, à toutes les époques, ont résulté de leur action, prouve quelle haute sagesse a calculé ces mécanismes, et quelle puissance infinie les a maintenus dans leur intégrité.
Cuvier affirme, à propos du Mosasaure, que, même avant devoir vu une seule de ses vertèbres ou un seul os de ses extrémités, il était à même de déterminer le caractère général de l'ensemble du squelette, d'après l'examen des mâchoires et du système dentaire, ou même d'après la vue d'une seule dent. Ce pouvoir de détermination, la science en est redevable à ces lois magnifiques de corrélation des organes qui sont le fondement de l’anatomie comparée, et qui donnent à ses découvertes un intérêt si puissant.
Outre les grands débris de l’animal de Maeslricht, Manlell en a trouvé d’autres et bien évidemment semblables dans la craie supérieure, près de Lewes, et le docteur Morton dans le sable vert de Virginie.
MOSAT. coxcr. (Adanson.) V. Bccarde.
IUOSCaRIA. bot. Pour Moscbaria. V . Mosqcaire.
MOSCATELLINF.. bot. V, Adoxa.
MOSCU. bot. Graine d’Ambretle. V. Abel-Moscb.
NOSCIJARIA. bot. V. MosqtAiBE.
MOSCIIATELLA oc NOSCA TELLIN A. bot. V. Adoxa.
MOSCHELAPI1US. ram. L'un des synonymes de Bubale. y. Antilope.
MOSC1IIFERA. bot. Le genre créé sous ce nom par Molina, pour une plante du Chili , est le même que le genre Moscbaria de Ruiz et Pavon. y. Mosqijaire.
MOSCUOSME. Moschosma. bot. Genre de la famille des Labiatées, établi par le professeur Reichenbacb, aux dépens du genre Acymnm de Linné, avec les caractères suivants : calice ovale, à cinq dents dont les supérieures sont plus grandes et à bords simples, et les inférieures presque égales entre elles, un peu décurrcutes sur les bords; intérieur de l'orifice nu; tube de la corolle inclus dans le calice; son litnbe est suhhilabié, avec la lèvre supérieure courlement quadrifide, l'inférieure très- entière, presque plane, avec tous les lobes égaux ; quatre étamines déclines ; les inférieures
les plus longues; filaments libres, édenlulés; anthères ovato-réniforines, à loges confluentes ; style clavatocapité au sommet, très cAurtemcnt bifide; stigmates petits; akènes ovalo-comprimés et lisses.
Moschosie a épis nombreux. Moschosma polystachia, Reicb.; Oeymum polystachium f L. Sa lige est haute de deux pieds, dressée, télragone et rameuse; ses feuilles sont opposées, longuement péliolées. ovales, obtuses, pointues, rayées et dentées; les fleurs sont blanchâtres, réunies par verticilles de cinq en une longue grappe nue, axillaire, unilatérale et penchée ver* le sommet. Elle est originaire de l'Inde.
MOSCHOXYLE. Moschoxylum. bot. Genre delà famille des Méliacées, établi par A. de Jussieu qui lui assigne pour caractères : calice court, à quatre ou cinq divisions plus ou moins profondes, rarement presque entier; quatre ou cinq pétales quelquefois soudés à leur base, ce qui forme alors une corolle monopélale, trèsprofondément divisée; huit ou dix étamines dont les filaments sont soudés, et forment un tube court à huit ou dix dents au sommet qui porte huit ou dix anthères exscrle£, dressées, alternes avec les dents ; style court; stigmate capité ou trilobé; ovaire établi sur un disque qui le recouvre en partie, à trois loges, renfermant chacune deux ovules pendant aux parois latérales. Le fruit consiste en une capsule à trois valves, à trois loges monospermes ; semences enveloppées d'un aride succulent. Ces plantes, dont on connaît jusqu’ici trois espèces, appartiennent à l’Amérique du sud.
Moscboxyle rsiCDoTtrcLAiRE. Moschoxylum pseudotfpulare, Juss. Ses feuilles sont ailées avec impaire, bijuguées, à folioles obovales. acuminérs, glabres, les inférieures très-petites (ce sont pour ainsi dire des stipules), orbicutaires; les fleurs sont réunies en panictiles axillaires, très-courtes et pauciflores; les corolles sont à quatre divisions et pubérules. Du Brésil.
Muscmuxylr Plécan. Moschoxylum Plecanum, Juss. Feuilles composées de sept folioles presque opposées ou alternes, ovato-lancéolées, a eu ruinées et trèsglabres; les fleurs sont rassemblées en panicule terminale, oblongue; les corolles sont à cinq divisions et glabres. Du Brésil.
MOSCHUS. mah. V. Crevrotain.
MOSCOl’ADE. bot- Nom vulgaire du Sucre brut, produit par une première cristallisation; il est plus ou moins chargé de mélasse et autres impuretés qui sont enlevées par l'opération du raffinage.
MOSI1ITE. min. Substance noire, opaque, métalloïde, non magnétique, en petits cristaux tubulaires, chargés de facettes , et qui dérivent d*un rhomboèdre de 73° 43', dont la pesanteur spécifique est 3,8, qui raye le verre, quoique fragile.
MOS1GIA. bot. Le genre produit sous ce nom par Sprengel ( Slyti 111, CCI) est le même que le genre Moscharia. y. Mosqcaire.
MOS1LLE. Mositlus. ins. Genre de l’ordre des Diptères, famille des Alliéricères, tribu des Muscides, division des Scatnphiles, établi par Lalreille aux dépens du grand genre Musca de Linné, et ayant pour caractères : antennes plus courtes que la télé, insérées près du milieu de sa face antérieure, composées de trois