‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 94 sur 148 · SI O U · texte numérisé non relu

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trinc; sternum d'un gris bleuâtre; parties inférieures blanches; bec bleu, avec la pointe noire; pieds bleuâtres. Taille, six pouces, non compris l’excédant des deux reclriccs intermédiaires qui sont très-longues. D’Afrique.

Noucberûlle a tête blepe. Muscicapa cœruleocephala , Sykes. Parties supérieures d’un brun cendré, nuancé de bleuâtre; tète et poitrine d’un bleu d’azur; abdomen et croupion blancs. Taille, cinq pouces neuf lignes. De l’Inde.

MorcuEROLLE a tête jacne dorée. Muscicapa ochroeephala , Lalh. Parties supérieures d’un vert jaunâtre; croupion cendré; tête, cou et poitrine d’un jaune doré; parties inférieures blanches; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces trois lignes. De l’Australasie.

MorcaeROLLE a tète roc sse. Muscicapa rufica pilla , Vieill. Parties supérieures d’un brun roussâtre; téted’un roux foncé; lectrices alaires et rémiges brunes terminées de roux; rectriccs intermédiaires brunes, les autres rousses en dessous; parties inférieures tachetées de blanc et de noirâtre; bec noir en dessus et bleuâtre en dessous; pieds noirs. Taille, cinq pouces neuf lignes. De l’Amérique méridionale.

Moucherolle Tictic. Todus cinereus, Lalh.; Duff., pl. en!. 585, flg. 5. Parties supérieures cendrées, mêlées de bleuâtre; sommet de la tète noirâtre; rémiges noirâtres, bordées de jaune; reclriccs intermédiaires noirâtres, les latérales brunes, terminées de blanc; parties inférieures jaunes; bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces. De l’Amérique méridionale.

Moccueroli.s varié. Indus rarius, Lalh. Parties supérieures variées de bleuâtre, de noir et de vert ; tète, gorge et cou d’un bleu noirâtre; rémiges vertes; rectrices noires, bordées de vert; parties inférieures semblables aux supérieures, mais d'une nuance plus claire; bec et pieds noirâtres. Taille, quatre pouces.

Mocckerolle a vevtrf. jaune. Todus flarigasler, Lalh. Parties supérieures d’un brun cendré; lectrices alaires brunes, bordées de cendré; parties inférieures jaunes; bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces six lignes. De la Nouvelle-Hollande.

Moccherolle a ventre jaune d’Haïti. Muscicapa flacicenlris, Vieill. Parties supérieures d’un gris roussàlre; rémiges et reclriccs brunes, bordées d’olivâtre; gorge et poitrine grises ; le reste des parties postérieures jaune; bec et pieds bruns. Taille, six pouces.

Moccderolle violent. Muscicapa i violenla , Ch. Bonap. Parties supérieures cendrées, les inférieures blanches; tête noire; plumes de la nuque d'un beau jaune à leur base; bec corné; pieds noirâtres; queue longue de six pouces et très-fourchue. Taille, un pied. De l'Amérique septentrionale.

Moccherolle de Virginie. T. Merle Catbirdt-

Moccderolle de Virginie, a hlppe verte. T. Gobi-

NOtJCOE VERDATRE.

Moocrerolle Yipérü. Muscicapa Yclapa, Vieill. Parties supérieures noirâtres, variées de brun; une tache d’un roux vif derrière l’œil, descendant sur le cou ; tète, cou et poitrine d’un cendré bleuâtre; un collier roux ; gorge, devant du cou et ventre blancs; rectrices brunes, avec l’extrémité noire; les latérales très-

longues; lœc et pieds noirâtres. Taille, quinze pouces, dont dix pour les reclrices latérales. De l’Amérique méridionale.

MOUCHERONS. ins. Nom vulgaire et collectif des petits Diptères.

MOl'CHET. ois. Synonyme vulgaire de Pégol. V . Ac-

CKNTEGR.

MOUCHETÉ, zool. On a donné ce nom à une Couleuvre ainsi qu’à un Ostracion. V. ces mois.

MOUCIIETS. ois. Pour Êmoucliet. V. cc mot.

MÜ1JCLIER. ois. Synonyme vulgaire de Morillon. Canard.

MOUETTE. La rus. ois. Genre de l’ordre des Palmipèdes, aux espèces duquel le vulgaire donne le nom de Mauves qui doit être soigneusement proscrit du langage scientifique où il fait double emploi. Ses caractères sont : bec assez long et fort, dur, comprimé et tranchant; mandibule supérieure courbée vers la pointe, l’inférieure renflée, formant un angle saillant; narines placées au milieu du bec, de chaque côté, fendues longitudinalement, étroites et percées de part et d’autre; pieds grêles, dénudés jusqu’au-dessus du genou; tarse long; quatre doigts, dont trois en avant entièrement palmés, et un pouce libre, court, plus ou moins visible, s’articulant très-haut sur le tarse ; reclrices d’égale longueur; rémiges longues, la seconde ne surpassant que de très-peu la première. A l’apparente douceur qu’exprime le faoies de tous les Oiseaux qui composent ce genre; à la gracieuse légèreté de leur vol ; à l’extrême propreté de leur rol>e éblouissante de blancheur, on se ferait difficilement une idée des mœurs réelles de* Mouettes; cependant une lâche férocité semble faire la hase de leur caractère, et leurs habitudes dégoûtantes en font un diminutif des Vautours. Munies des appareils de vol le plus infatigable, elles poussent leurs excursions trèsavant dans l’Océan, et peuvent parcourir en assez peu de temps de grandes étendues de pays; aussi les retrouve-t-on sur presque toutes les côtes, où souvent leurs bandes innombrables autant que leurs cris importuns et désagréables, fat iguenlles marins et les pécheurs qui les dédaignent comme une proie inutile. La voracité de ces Oiseaux est telle, qu’on les voit d’habitude se disputer un lambeau de charogne infecte, repoussé par les flots; l’acharnement qu’ils mettent à le déchirer ainsi qu’à le défendre, cause entre eux les combats les plus rudes. Ils mangent indistinctement tous les débris d’animaux qu’ils aperçoivent soit à la surface des flots, soit sur le sable, soit enfin dans les bourbiers marécageux. Quand les matières dures cl osseuses qu’ils ne sauraient digérer, sont accumulées dans leur estomac, au point de n’y plus laisser accès aux véritables aliments, ils les rejettent et se livrent incontinent à de nouveaux excès de gloutonnerie. 11 est possible que celle habitude de se gorger outre mesure, soit un acte de prévoyance pour ces Oiseaux souvent exposés à des jeûnes prolongés; on a vu en effet des Mouettes et des Goélands captifs rester, après un très ample repas, sept à huit jours sans prendre de nourriture, et n’en point paraître incommodés. Les Mouettes, vêtues d’un épais plumage, semblent destinées à supporter la rigueur des frimas; effectivement, elles y paraissent insensibles et

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se retirent méinc de préférence vers les lieux les plus rapprochés des pôles qu’elles n’abandonnent que lorsque les glaces leur cachent toute nourriture; elle* couvrent la surface des arides rochers, où elles peuvent en sécurité faire leur ponte qui consiste en deux ou quatre œufs qu'elles déposent dans un trou faiblement abrité et où elles n’ont qu’à les défendre de la rapacité de leurs congénères; elles pondent aussi sur les plages sablonneuses. Les œufs sont blanchâtres, tachetés de noir ou de brun ; les petits naissent couverts d’un duvet bleuâtre, qu’ils conservent assez longtemps; insensiblement paraissent les fourreaux d’où sortent bientôt quelques plumes d’une teinte brunâtre, plus ou moins intense ; ces plumes sont peu à peu remplacées par d’autres d’une nuance moins foncée, et ce n’est qu’à la troisième année qu’ils acquièrent la véritable livrée; aussi y a-t-il peu de genres qui offrent autant de confusion dans la distinction des espèces. Ces Oiseaux éprouvent annuellement une double tnuc au printemps et en automne : la première surtout est très-marquée en ce qu’elle change totalement la couleur de la tête et celle du cou. Le plumage parfait se reconnaît assez généralement, lorsque la queue est entièrement dépouillée de taches et de lunules brunes ou noires, qu'elle est absolument blanche, quand encore on n’aperçoit plus de marques noires au bec.

Ces Oiseaux courent sur le sable avec assez de vitesse et de légèreté; ils volent avec beaucoup d'aisance et de rapidité; ils nagent peu et s’abandonnent plutôt au balancement des flots poursc reposer des fatigues d’une longue course aérienne ; ils s'aventurent aussi trèsavant dans l’intérieur des (erres où on les aperçoit quel quefois; les petites espèces surtout voltigent au-dessus des lacs et des rivières. Ces apparitions sont presque toujours des pronostics certains de tempête ou de gros temps.

On est depuis très-longtemps dans l’habitude de diviser les Mouettes en deux sections : les grosses espèces qui sont vulgairement connues sous le nom de Goélands, et les petites qui le sont plus particulièrement sous celui de Mouettes. Comme ces limites ne reposent sur aucun caractère essentiel et vrai, mais sur une simple différence de taille, et qu'elles disparaissent par une transition insensible, on n’a pas cru devoir adopter ici une telle division qui n'est d’aucun secours pour l'étude.

Mouette arctique. V. Mouette leccoptère et Mouette a matteau dleu.

Mouette argentée. V. Mouette leucoptére.

Mouette atricille. V. Mouette a capucbon nouât.

Mouette Audouin. La ru s Àudouinii , Payraudeau. Tem., pl. color. 480. Tête, cou, poitrine, ventre, abdomen et queue d’un blanc pur; grandes rémiges noires; dos, scapulaires, couvertures des ailes et rémiges secondaires d’un cendré bleuâtre; ailes pliées dépassant de trois pouces le bout de la queue; bec d'un rouge foncé, portant deux lignes noires en travers; bord des paupières d’une nuance orangée; pieds noirs, les tarses mesurant deux pouces. Taille, dix-huit pouces. On la trouve sur les côtes de Sardaigne.

Mouette a bec grêle. Larus tenuirostris , Tcrora.

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