‹ Dictionnaire complet d'Homère et des HoméridesChapitre 63 sur 299 · XIII · texte numérisé non relu

XIII

s γαμφηλαί, ὧν (αἱ), machoires des ani-

maux, seul. au plur. * 11. ΧΠῚ, 200; XVI, 489; ΧΙΧ 394. R. 3 γνάμπτω.

γαμψώνυξ, vyos, (ὃ; ἡ,), qui a des serres crochues, épith. des oiseaux de proie : — αἰγυπιοί, Il. XVI, 428; Od. XVI, 217; XXII, 302. R. ἡνάμπτω, av.

yaïaw, briller, éclater, rayonner; seul.

au part. Prés. γανόωντες, γανόωσαι, par allong. éP. pD. γανῶντες, γανῶσαι; se dit surtout du métal poli, A. XIII, 268; πρασιχὶ γανόωσαι; θα.

VIE, 128, carreaux de jardin touj. beaux et brillants. R. γάνος, éclat.

γανυμαι (fut. γανύσομαι, ἐρ. aa) s’égayer , se réjouir ; — τοί, de quelque chose; οὐχ avdpi ἐλθόντι γανύσσεται, Il. NIV, 564, elle ne se réjouira pas duretour de son époux; γάνυται φρένα, Il. ΧΠΙῚ, 495; θα. XIT, 45, il se τέjouit dans son cœur. R. γαίω. ;

T ανυμδης» εος (ὁ), acc. eu el ἦν. Ganymède, Jils de Tros qui régnait à Troie, arrière-petit- fils de Dardanus; il était le plus beau jeune homme de son temps; aussi Jupi-

nie TA

ter le fit enlever par son aïgle et le prit pour échanson, à la place d'Hébé, 1]. V, 266, et XX, 252. R. γάνυμαι, μῆδος, lite. aux idées joyeuses.

74p (γέ, ἄρα), con. qui sert à donner le motif d'un fait. Cette particule, qui ne se mel Jamais en léle de la proposition et ne vient jamais qu'après un mot, réunit la signif. de γέ et α᾽ ἄρα, et α par conséquent une valeur causative, explicative, complétive ou conclusive. On peut le plus souvent la traduire Par : car, en eïlet, bien que (à l'exception de γάρ τε si fréquent dans Homère) elle ne rattache jamais d’une manière ‘aussi rigoureuse la proposition qui suit à celle qui précède. || 1° dans le sens causatif et explicatif : car en effet, à sayoir; c’est que; le sens expli- Calif domine particulièrement, quand γὰρ est Précédé d'un pronom démonstratif: ὁ γὰρ δασιληϊ χολωθείς, IL I, 9, car celui-ciirrité contre le roi; souvent la proposition explicative qui renferme γάρ, précède celle quiest à expliquer, el alors on peut traduire γάρ par : comme, attendu que : Ζεὺς γὰρ ἐς Ousavdy ἔδη.... ϑεοὶ δ’ ἔποντο, Îl. 1, 425, comme Jupiter s’en est allé vers l’océan, les dieux l'ont suivi; cf. VIE, 73; souo. la 2°° proposition est précédée de τῷ; ἃ cause de cela: πολλοὶ γὰρ τεθνᾶσιν Ἀχαιοί, τῷ σε χρὴ --- παῦσαι. Il. VII, 528, comme beaucoup de grecs sont morts, pour cela il faut que tu fasses cesser: γάρ vient irès-souv, après un vocatif, Od. X, 174, 190, 226; souvent encore la proposition à motiver a besoin d'étre suppléée d’après l’enchainement des idées, οἱ γάρ se traduit alors par : c’est que, 11. XI, 408; Od. X, 501; |} 2 dans le sens complétifez conclusif : ἃ) dans les exclamations, les souhaits : αἱ γὰρ δή, IL LV, 189; X, 556; εἰ γάρ, I. XVII, 561; ah! si, plüt aux dieux; {{{. si en effet, car si; Ὁ) dans les interrogations où iléquivaut au nam des latins : τίς γάρ, Quisnam, qui donc ? πῶς γάρ, quinam, Il. L, 122; X, 424; ΧΎΤΗ, 182; [1 3° τ est souo. joint à d'autres particules : ἀλλὰ γάρ, at enim, sed enim; mais en vérité; yat γάρ, et en effet, et enim; γὰρ δή, γὰρ οὖν, γάρ ῥα; γάρ τε, γάρ τοι, eic. Foy. ces différents mots.

Γάργαρον, οὐ (τό), nom de ἴᾳ cime méridionale du mont Ida dans la Troade; il F aoait un temple de Jupiter, Il. VIIL, 48:

XIV , 292 (comme nom commun, il signif.

foule, multitude).

γαστήρ; ἐρὸς οἱ par contr, γαστρός [ἡ], 4° ventre, en lat. venter, Il. IV, 654. δέ ϑοιιν. le flanc maternel, 1], VI, 58; | 2° particul. l’es-

TE

tomac; de là : faim, désir de manger : 66oxe γαστέρα, Θά. XVII, 228, 559; Batr. 57, emplir son estomac ou son ventre; mais γαστέρι νέχυν πενθῆσαι, Il. XIX, 225, lite. pleurer un mort avec l'estomac, c.-à-d. en s’abstenant de nourriture ; || 5° estomac, ventre ou ventricule farci, Od. XVIII, 44. δε γάστρη ΡῈ (), le ventre c.-à-d. la partie bombée d’un vase, Il. XVIII, 348; O1.

VIIT, 457. Sie:

γαυλός, où (6) trait les brebis ou les vaches, jatte IX, 928, ιν UE ; ᾿ yavpow, rendre fier ou bardi; a moy, se glorifier, être tout glorieux, Batr. 267, R. γαίω. ; ἢ AT (γαω) , thème primil. inus. auquel on rapporte le parf. ép. γέγαα ρ. γέγονα, voy.yi- |

, vase ou terrine où l’on

γνομαι.- rs γδουπέω, Poët. p. Souréo. es γέ, particule enclitique, qui sert à faire | ressortir davantage une idée; on peut, en général, la traduire en français par: au moins, du moins, certes; assurément; certainement, bien; souvent elle ne se rend que par l’élévation de la voix sur le mot qu’elle accompagne. Ainsi elle sert 1° àrendre une idée plus saillante et à l'opposer en quelque sorte à une autre. Siles deux membres quise correspondentexpriment unité de vue, γε peutse répéter et paraitre dans les deux membres : εἰ σύγε c@ ϑυμῷ ἐθέλοις’ κέλομαι γὰρ ἔγωγε, EL XXII, 894, I. XV, 48, si tu le veux bien toi aussi; car, pour moi, je t’y engage; mais ordin. elle ne met ensaillie qu'une seule idée, et toujours quand y a un membre de phrase opposé à un autre: χόλον γε... ἀλλὰ, 11. 1, 81: 00 εὖ εἰδῶ; εἰ ἐτεόν γε Ἰθάκην τήνδ᾽ ἱκόμεθα, Od. XXAV, 259, afin que je sache si c'est bien réellement à Ithaque que nous sommes arrivés. || Ellese | construit souv. avec les pronoms personnels ou démonstratifs : ἔγωγε, σύγε, etc. ; elle répondalors au quidem.des latins, equidem, tu quidem; dans les propositions disjonctives, on la rencontre dans les cas suivants : *) quand ἡ le pronom est opposé à lui-même, il est ac- | compagné de γε dans le second membre: εἰπέ Lot, ἠὲ ἑχὼν ὑποδάμνασαι À σέ γε λαοὶ ἐχθαίρουσ᾽ 5 Od. ΠΙ, 214, dis-moi si tu te laisses sou | mettre de ton plein gré ou situ es bien celui que le peuple déteste; cf. Il. XIE, 259; ?) γε se Joint au pronom, pour rappeler avec plus de force une idée précédemment exprimée : | ἤ τινας ἐκ Πύλου ἄξει ἢ ὅγε καὶ Σπάρτηθεν, θά. IE, | 527, ou il (Télémaque) amènera de Pylos |

auxiliaires ou il (lui qui est Télémaque) amènera de Sparte; cf. 11.4, 65. C'est ce

πὶ ἃ lieu aussi dans les propos. d'une autre jèce; || 2° γε: prend quelquefois d’une matière plus sensible le caractère d'une conjoncdon, et sert à motiver ou à préciser davantage proposition; dans ce cas, elle estirés-souv.

116 aux pronoms relatifs et aux conjoncms, el on peut la traduire par : du moins, à voir; 5) avec les relatifs comme : ὅς γε, ὅστις Pois y, ΤΠ. V, 505; ἀνὴρ ὅστις ruvros γε τέλθοι, Θά. I, 129, un homme, qui /c.-à-d.

élui du moins qui ou à savoir celui qui) ait venu ayatit du cœur; ἢ) avec des connet. : εἴ γε, 51 quidem; — εἰ UE... SINON...

1moins: 07e... PEN πρίν γε; OÙ πρίν γε, OU réété: πρίν γε.... πρίν γε, Il. V, 288 , assurénent pas avant que; ἐπεί... γε. quandoquilem, puisque, Ii. 1, 299; || 5° οὐδέ... γε; un- 2... 4, pas du moins, Il. XIV, 221; γὲμέν bla signif. adversative : mais, en lat. at, llamen : οὐδὲ μὲν οὐδ᾽ où ἄναρχοι ἔσαν, πόθεόν Ve ἀἂἔν ἀρχόν, A. IE, 705, ils n'étaient pas sans chef , cependant ils regrettaient leur chef; ε΄. Od. V, 206. Foy. KUFHNER, IL, $ 705, bsuio; THIERSCH, ὃ 303.

| γέγαα, parf. 2 ép. de γίγνομαι; de là la j }" pers. pl. γεγάασι (along); le part. γεγαώς, 055 VOY. “γίγνομαι. | ᾿γέγηθοι, parf. de γηθέω.

| γέγωνα (parf. poét. avec signif. du prés.; τ pers. yéywve est en méme lemps un 1M- ΤῊ. avec signif. d'aoriste; part. γεγωνώς;

2 8. ἐγεγώνει , H. ΧΧΙ͂Ι, 54. De ce parf. on a Ormé un prés. γεγωνέω, d’où viennent : ἔτη, μβγωνεῖν. 11. ΧΙ, 537; l’imparf. ἐγεγώνευν, Did: IX, 47; XVIIT,161),appeler de manière Miétre entendu, crier ὅσον τε γέγωνε δοήσας, dd: V, 400; 11. XII, 557, aussi loin qu'il dJonyait se faire entendre en criant; — τινί, Il. WE, 227, crier après qn, l'appeler: on trouve 1 ss | μετά avec le dat. : — μετὰ ϑεοῖς, Od.

MJEYJOYES , VOY. γέγωνα.

| ᾿ γείνομισι (aor. 1 ἐγεινάμην); le prés. est épig. na que le sens passif, être né, engendré :

h γεινόμενοι, I. X, 71: Od. IV, 208 et passim, k 1x qui sont nés ; l’aor. 1 moy. a le sens ac- ΝΞ engendrer , faire naître, IL. V, 100; ei γείνεαι αὐτός, Θά. XX, 202, après que tu lesas engendrés toi-même; γείνεαι est le sub}, τι ᾿ ὁ pour γείνηκαι; la longue ἡ a été abrégée. ἢ, γένω, inus. Ὁ

᾿ φείτωγ, ονος (ὁ), voisin, celui dont les

enfin. γεγωνέμεν, 1. VITE, 225; plusq. parf. 5.

TE

champs touchent à ceux d’un autre, Od. IV,

16; || adj. Θά. IX, 48; Batr. 67. R. γῆ.

γελαστός , ἡ, ὧν, visible; — ἔργα, Θά.

VIE, 507, +, choses risibles, plaisantes; cf.

γελάω (par contr. γελῶ et par allong. ἐρ.

γελόω; autre forme ἐρ. γελοιάω; aor. 1 ἐγέλασα, α bref;poët. ça), 1° au propr. rire : — ἐπί Tux, Il. IE, 270, de quelque chose; — μάλα ἡδύ, Il. XI, 376, ei passim, rireà cœur joie; — δαχρυόεν, 11. VI, 484, d'un rire mêlé de larmes; avec des larmes dans les yeux; — χείλεσιν, Il. XV, 102, rire du bout des lèvres ou des lèvres seulement, quand le rire est feint; ἀλλοτρίοις γναθμοῖσι γελοίων, Θά. XX. 547, ils riaient d’un rire étranger, emprunté, qui n'est pas naturel, feint; on dit de méme dans le méme sens : γελᾶν ξέναις παρειαῖς; On dit encore, dans un sens analogue : ἐσθίειν γναθμοῖς ἀλλοτρίοις, Manger avec la mâchoire d'autrui, pour dire manger sans appétit; — ἀχρεῖον, vOy.

ἀχρεῖος: || 2° au fig, en parl. des choses, rire, avoir l'air riant : ἐγέλασσε δὲ πᾶσα περὶ χθὼν χαλχοῦ ὑπὸ στεροπῆς; HI. XIX, 562, toute la terre riait, c.-à-d, brillait de l’éclat du fer; cf. H. à C. 14.

γελοιοίω , forme ép. fréquent. de γελάω (aor À ἐγελοίησα,Ἡ. à V.49; 5. p. pl. imparf + γελοίων. Od. XVIII, 163; part. γελοίωντες ; Od. XX, 590). |

γελοίϊος, n, ον, ép: p. yéhouws, risible ; ridicule, ἢ. I, 215, Τ. R. γέλως.

γέλος (ὃ), éol. p. γέλως ; ancienne lecon de l'Od. XX, 546, γέλον p. γέλω.

γελόω,, γελόωντες, allongem, ép. Vory.

γελώοντες 9 allong. ép. de γελῶντες, Od.

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