ALI
ALEVINAGE n. m. Art de propager l'alevin ; fretin.
ALEVINER v, tr, Jeter de l'alevin dans un étang.
ALEXANDRHEIN, adj. et n. m. Vers de douze syllabes. Ex, :
On à sou-vent be-soin d'un plus pe-tit quo soi.
ALBXIPHANMAQUE adj, ot n, m, Nom donné autrefois aux remèdes que l'on croyait propres à détruire l'action du poison ou des principes morbifiques.
ALEZAN, adj, et n. De couleur fauve, en pariant des chevaux.
ALKER n, f. Drap plié en plusieurs doubles qu'on met sous les malades.
ALFA n. m. Graminée d'Algérie.
ALFENIDE n. m. Composition métal-
lique blanche, due au chimiste Halphen,
ALGALIE n,f, Sonde creuse,
ALGANON n,m,. Chaine de galérien.
ALGAMBADE n f. Sortie brusque et
bruyante contre quelqu'un.
ALGEBRE n, f. Science du calcul des randeurs représentées par des lettres; ivre qui traite de cette suience.—L'alge- Eh pe a pour but d'abréger et de généraliser la solution des questionsrelativesaux quantités, est d'une origine récente com-
arativement à celle de l'arithmétique.
lle fut introduite en Europe, vers 950, par les Arabes, qui en avaient puisé la connaissance dans les livres greës et surtout dans Diophante d'Alexandrie, l'auteur du
lus ancien traité d'algèbre connu (1ve 8.).
a connaissance de l'algébre a été long-
temps le patrimoine. exclusif des savants.
Veut-on, encore aujourd'hui, parler d'une chose difficile, inconnue à quelqu'un, on dit : l'est de l'algébre pour lui.
ALGÉBRIQUE adj, Qui tient àh l'al-
gèbre : formule algébrique.
ALGEBRIQUEMENT adv. Suivant
les règles de l'algèbre.
ALGEBRISTE 1. m. Qui connait l'al-
gèbre, l'enseigne.
ALGIDE adj. (a/gidus). Qui fait éprou-
ver des sensations de froid : fiévre alyide.
ALGUAZIL (goua-3ile), n. m. Officier de
police en Espagne.
ALGUE n.f. Plante qui vit à la surface
ou au fond des eaux douces ou salées,
ALERBA n. m. (lat. alibi, ailleurs). Ab-
sence d'un lieu prouvée par la présence dans un autre : les alibis sont fréquents en malière criminelle,
ALIBIFORAIN n.m. Propos sans rap-
port avec la chose dont il est question,
ALITILE ad), Propre à la nutrition.
ALERILEITE n. f. (lat. alere, nourrir).
Qualité d’une substance alibile,
ALIBORON n. m. Ane. Fig. Homme
ignorant qui fait le connaisseur.
ALICANTE n. m. Vin liquoreux que produit le territoire d’Ali- .
Cante : yn verre d'alicante.
ALIDADE n,. f. Règle mobile pour viser les objets et mesurer les angles.
ALL
ALIÉNABILITÉ n. f. Qualité de ce qui est aliénable.
ALIENABLE adj. Jurisp. Qui peut être aliéné.
ALIENATION n,f, Action d'aliéner, Fig. Fôlie : aliénation d'esprit.
ALSENE, E adj. et n. Fou, folle,
ALIENER v,tr. (lat. alienare, rendre autre). Vendre, transférer; rendre hostile : aliéner les esprits ; troubler : aliéner la raison. — Pour la conj., v. ACCÉLÉRER.
ALIENIANTE adj.et n. m. Médecin qui soigne spécialement les aliénés.
ALIGNEMENT n, m,. Action d'aliguer ; ligne qu'on tire pour aligner une
| rue, une allée, etc. , situation de plu-
sieurs objets sur une ligne droite,
ALIGNER v. tr. Ranger sur une ligne droite; soigner jusqu'à l'affectation : aliqner ses phrases, S'aliguer v. pr. Se mettre en face d'un autre nr se battre. Pop.
ALIMENT n. m, (lat, alimentum ; de alere, nourrir). Nourriture. Fig. : les sviences sont l'aliment de l'esprit.
ALIMENTAIRE adj. Propre à servi:
d'aliment : plante alimeniaire; destiné pour les aliments : pension ulimentaire,
ALIMENTATION n, f. Action d'alimenter.
ALIMENTER v. tr. Nourrir. Fig..
l'étude alimente l'esprit.
ALIMENTEUX, EUSE adj. Nutritif,
ALINEA n. m. (lat. ad lineam, à la ligne). Ligne dont le premier mot est rentré; passage commençant par cette ligne jusqu'à une autre de même disposition.
PI. des alinéas (0. n.).
ALIQUANTE (kouan) adj. f. Math. Qui n'est pas exactement contenu un certain nombre de fois dans un tout : deux est une partie sens de neuf.
ALIQUOTÉ (ko) adj. f. Math. Qui est contenu exactement un certain nombre de fois dans un tout : le nombre trois est une partie aliquote de douze. :
ALISE où ALIBE n, f. Fruit de l'alisier, aigrelet et d'un goût agréable.
ALISIER ou ALIZIER n. m. Genre d'arbre, de la famille des rosacées.
ALITER v. tr. Forcer à garder le lit.
S'aliter v. pr. Garder le lit par maladie.
ALIZARI n. m. Racine de la garance.
ALIZARINE n. f. Matière colorante extraite de la racine de la garance,
ALIZE adj.m. Se dit des vents qui règnent de l'est à l'ouest entre les tropiques.
ALKEKENGE n. m, Genre de plantes à baies d'une saveur acidule.
ALKERMES adj, etn.m. Préparation faite avec le suc du kermès animal.
ALLAH n. m. Nom que les mnhométans donnent à Dieu: Al(ah soit loué!
ALLAITEMENTN.m,.Actiond'allaiter,
ALLAITER v.tr. Nourrir de son lait,
ALLANTS n. m. pl. Qui vont : les allants et venants.
ALLECHANT, E adj. Attrayant, séduisant : proposition alléchante.
0 met ue M Al : Le 1 : 3
ALL 38
ALLÈCHBMENT à. m. Moyen d'allécher, appat.
A MER v.tr. (lat, allicere, attirer). Attirer par l'appât du plaisir.— l'our la conj., v. ACCÉLÉRER.
ALLER n,.f, Passage étroit :'chemin bordé d'arbres. Allées et venues, coursos réitérées.
ALLÉGATION n, f. Citation d'un fait, assertion.
ALLEGR n. f. Petit bateau À la suite d'un plus grand pour l'alléger., Petit mur d'appui sous la baie d'une fenêtre (*).
ALLEÉGEANCE n.
f. Adoucissement.Serment d'allégeance, serment de fidélité prété au roi, en Angleterre.
ALLÉGEMENT n.
m,. Diminution de
oids, de charge : l'al-
égement d'un navire, d'ig. : l'allégement de d'impôt
ALLÉGER v. tr. Soulager d'une partie d'un fardeau. Fig. Calmer, adoucir :
alléger la peine. — Conj., v. ABRÉGER.
ALLÉGIR v. tr. Diminuer le volume : allégir une pièce de bois.
ALLEGORIE n,. f. (gr. allos, autre; agorein, représenter). Fiction qui présente un objet à l'esprit, de manière à éveiller la'pensée d'un autre objet : en cachant la Vérité au fond d'un puits, les paëtes ont fait une allégorie; peinture ou sculpture représentant une jilée abstraite : le tableau de la Calomnie, d'Apelle, était une magnifique allégorie.
ALLEGORIQUE adj. Qui appartient à l'allégorie.
ALLÉGORIQUEMENT adv. Par allégorie.
ALLÉGORISER v. tr. Donner ur: sens allégorique. F
ALLÉGORISTE ou ALLEGORI- SEUR n. m. Qui explique les allégories.
ALLÈGRE adj. Gai, dispos,
ALLEGREMENT adv. D'une manière allègre.
ALLEÉGRESSE n. f. Grande joie qui éclate au dehors.
ALLÉGRETTO adv.et n. m. Mus. Diminutif d'allégro. PI. des allégrettos.
ALLEGR9 adv. (m.ital.). Vivement et gaiement. N. m.: jouer un allégro. PI.
des allégros.
ALLEGUER v. tr. Mettre en avant, prétexter : «lléguer des raisons.
ALLÉLUIA (lui-ia) n. m. Mot hébreu qui signifie louez Dieu, et qui marque l'allégresse. PI. des alléluias.
ALLELUIA n. m. Plante qui fleurit vers Pâques et qui fournit le se] d'oseille.
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ALLEMAND, E adj. et n. Qui a rapport à ou qui est de l'Allemagne.
ALLEMANDE nf, Danse vive et gaie à deux temps ; nir sur lequel on l'exécute,
ALLER v. int. (Je vais ou je vas, tu vas, il va, nous allons, vous alles, ile vont. J'allais. J'allai, Je suis allé, J'irat. d'trais, Va, allons, alles. Que j'aille, que nous allions, que vous alliez, Ave aillent, Que j'allasse. Allant, Allé, allée). Se mouvoir, se transporter d'un lieu dans un autre ; conduire : ce chemin va à Paris ; marcher:
ce cheval va bien ; avancer : ce travail ne va pas; prospérer : le commerce va; s'é lever : cette montagne va jusqu'aux nues ; s'ajuster : cet habit vous va bien ; être sur le point de : nous allons partir ; se porter : comment allez-vous? Aller aux voir, voter ; àl y va de, il s'agit de; se laisser aller, s'abandonner, #'en aller v, pr. So retirer: mourir: ce malade s'en va. — Ne dites pas : je me suis en allé, je m'étais en allé, mais je m'en suis allé, ete, Ecrivez va-t'en, et non va-t-en, On remplace quelquefois je suis allé, j'étais allé par j'ai été, j'avais été, etc, ; mais alors on fait entendre que l'aller a été suivi du retour, On ne doit pas dire je fus pour j'allai, A l'impératif, on dit vas-y pour va-y.
ALLER n. m. Action d'aller: l'aller et de retour.
ALLEU n. m. Propriété héréditaire, Franchalleu, héritage exempt de toute redevance. V. FÉODALITÉ (Part. hist.).
ALLIACÉ, E adj. Qui tient de l'ail.
ALLIAGE n. m, Combinnison de métaux par la fusion. Fig. Mélange impur :
alliage de bien et de mal. Arith. Règle d'alliage, opération qui consiste à déterminer le prix d'un mélange quand on connaît le prix et la quantité des éléments qui le composent.
ALLIANCE n, f. Union À sud mariage ; anneau de mariage; confédération entre Etats ou souverains : traité d'alliance.
V, PART. HIST. Fig. Union, mélange de plusieurs choses : alliance de la prudence et du courage. Alliance de mots, rapprochement de mots formant une expression remarquable. Ex. : {l ne voit que la muis, n'entend que le silences
ALLIER, E n. Parent par alHance ; confédéré. V. PART, HIST,
ALLIER v. tr. (ad, et ligare, lier). Méler, combiner : allier l'or avec l'argent.
Fig. : allier la force à la prudence, S'al- Hier v. pr. S'unir par mariage ; se liguer.
ALLIER n. m. Sorte de filet À prendre les perdrix.
ALLIGATOR n.
m. Crocodile de l'A- &* mérique du Nord (*). 7
ALLITÉRATION n. f. Répétition des mêmes lettres, des mêmes syllabes. Ex. :
Non, il n'est rien que Nanine n'honore.
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur ; vos têtes.
ALLODROGE n. m. Homme grossier
d'un es à l'ane
terre ten ALLO ALLO Mine, fig
Convenuel
de longu ALLO étendre :
ger un co ALLOR n, m. Méd ALLO pathos, à pour 0 recourant traire à ca ALLOS l'allopathi ALLOP la méthod ALLOP ALLOU accordé ALLQOU crédit; acc ALLUC!I adapte à ce ALLUM ALLUM| men, lumié ter : allum ALLUM!
chanvre sc ailumette ] du chlorate ALLUM!
lumettes.
ALLUMI d'allumer gaz, etc.
ALLURS Manière de pas franche ALLUSI Jouer). Fig chose qui 4 faire une 1 quoiqu'on a ALLUVL adj. Qui es terrains ail ALLUVI je lave), Ter ent et grad ALMAGI recueils d'c dont l'Alma ALMANA nach, comp!
EME Par LE
e et gaie exécute, | vas, tu le,
ile vont. \ , J'trais, 4 ue nous lent, Que 0 mouvoir, É n autre; narcher:
ravail ne va; s'é UX UPS ; : être sur e porter :
voir. vOnisser alv. pr. 80 \ en Ua. — dé, je m'éallé, ete, , On rem- { ‘étais allé ais alors é suivi du
pour j'al- Jour U4t-}/.
: d'aller et
tréditaire.
de toute . hist.).
de l'ail.
n de mére impur :
ith. Règle e à déterquand on éléments
mariage ; ion entre d'alliance.
élange de prudence 8, rapproxpression e la nuit.
nce ; con-
lier). Mèl'argent.
ce, M'alse liguer.
ht À pren-
tres, des
"honore.
flent sur vos têtes.
grossier
Û ALM
d'un esprit lourd et inculte, par allusion à l'ancien peuple de ce nom. V,P. MIST.
ALLOCATION n. f. Action d'allouer.
ALLOCUTION n. f. (préf. ad et lat, loqui, parler). Harangue d& peu d'étendue.
ALLODIAL, ALE ad). Tenu en francalleu : biens allodiaux.
ALLODIALITÉ n. f. Qualité d'une terre tenue en franc-alleu.
ALLONGE n. f. Pièce pour allonger.
ALLONGÉ, E nd). Rendu plus long.
Mine, figure allongée, qui exprime la déconvenue,
ALLONGEMENT n.m. Augmentation de longueur,
ALLONGER v. tr. Rendre plus long; étendre : allonger le bras; porter ; allonger un coup d'épée. ‘
ALLOPATRHE où ALLOPATRHINTE n, m. Médecin qui traite par l'allopathie.
ALLOPATHIE n, f, (gr. allos, autre; pathos, maladie). Système médical qui a pour objet de guérir les maladies en recourant à des remèdes d'une nature contraire à ces maladies. V, HOMŒOPATHIE. |
ALLOPATHIQUE adj. Quiarapportà |