‹ Dictionnaire complet illustré de la langue française [microforme]Chapitre 668 sur 761 · SON · texte numérisé non relu

SON

SOMMELLERIS n,f. Fonction du sommelier ; lieu où il serre ce dont il est chargé.

SOMMER v. tr. Avertir avec menaces:

signifier à quelqu'un, dans les formes âta.

blies, qu'il ait à faire une chose ; calculer la sonime d'une suite de termes, en mathématiques.

EÉOMMET n. m. (lat, summum), Le haut, la partie la plus élevée : Je sommet d'une montagne.Géom.Sommet d'un angle,

int de rencontre de ses deux ‘ôtés. Fig

sommet des grandeurs, le comble des grandeurs,

SOMMIER n.m. Matelas servant de paillasse ; cheval de somme; coffre d'un orgue ; pierre qui reçoit la retombée d'une voûte ; partie d'une presse d'imprimerie, Coin, Gros registre où les commis inscrivent les sommes qu'ils reçoivent,

SOMMITE n. f. Partie la plus élevée de certaines choses: pointe, extrémité des branrhes, des plantes. Fig. Personnage distingué par ses talents, sa for- «une, etc. : les sommités littéraires.

SOMNAMBULE adj. et n. (lat. somnus, sommeil; ambulo, je marche). Qui marche, agit, parle sans s'éveiller.

SOMNAMBULISME n, im, Etat du somnambule, Somnambulisme magnétique, sommeil factice provoqué par les

| manœuvres du magnétisme.

SOMNIFERE adj. et n. (lat. s9mnus, sommeil ; fero, je porte). Qui provoque, qui cause le sommeil : breuvage somni- Jére le pavot est un somnifére.

SOMNOLENCE n,. f. Etat interméâiaire entre le sommeil et la veille.

SOMNOLENT, E ad). Qui à rapport à la somnolence : état somnolent.

SOMPTUAIRE adj. (lat. sumiplus, déponen Lois somptuaires, qui ont pour

ut de restreindre le luxe et la dépense.

SCMPTUEUSEMENT ady. D'une mapière somptueuse,

SOMPTUEUX, EUSE ad). Magnifique,

| splendide: festin somptreux.

SOMPTUOSITÉ nr. f, Grande et magnifique dépense.

SON, SA, SES adj. poss. qui détermine

| le nom, en y ajoutant une idée de pos-

SOMME n. f. Charge, fardeau. Bête de | nossion.

SON n. m. Bruit, ce qui frappe l'oule.

— Quand un corps sonore a été frapjé, ses molécules éprouvent aussitôt un mouvement de vibration ou d'ondulation. L'air qui environ ce corps participe à ce mouvement et forme autour de lui des ondes qui ne tardent pas à parvenir à l'oreille. L'air est dons le principal véhicule du son, mais les liquides et }es soiides le transmettent avec plus de rapidité ; aussi a-t-on l'habitude de se coucher à terre quand on veut reconnaître un bruit que ne perçoit pas encore l'oreille de celui

ui est debout, Le son ne 8e transmr! pas

ans le vide, et son intensité augmente ou diminue en méme es: 3 que la densité du milieu qui le transmet, Saussure ra-

Fa à

SORBET n. m. (lat. sorbere, avaler).

Boisson À demi glacée, qui a pour base du sucre et des jus de fruits, et dans laquelle on fait entrer une liqueur.

SORBETIERE n. m. Vase de métal dans lequel on prépare les sorbets.

SORBIER n. M. V. CORMIER.

SORBONIQUE adj. Qui concerne la Sorbonne. N. f. Une des trois thèses que soutenaient autrefois les aspirants au doctorat.

SORBONISTE n. m. Docteur, hachelier de l’ancienne Sorbonne ; celui qui en professait les doctrines.

SORBONNE n.f. Ancienne école télèbre de théologie ; établissement, à Paris, où se font les cours publics des Facultés des sciences et des lettres. V. P. HIST.

SORCELLERAT n, f, (lat. sors, sort).

Opération de sorcier, Par ext. Tours d'adresse qui paraissent surnaturels.

SORCIER, IÈRE adj. et n. Personne que le peuple croyait autrefois en société avec le diable, pour faire des maléfices.

Fig. Personne fort habile.

SORDIDE adj. Excessif, honteux, en parlant de l'avare et de l'avarice : avtrice sordide, Sale, dégoûtant : Anbits sordides.

SORDIDEMENT adv. D'une manière sordide. à

SORDIDATÉE n. f. Ladrerie, avarice; état de se qui est serdide, sale.

SORGHO n. 1m. Espèce de millet d'Afrique.

SORIE n. f. Sorte de laine d'Espagne :

da sorie de Ségovie est estimée.

SORITE n. m. (gr, s0r0s, mouceau).

Argument composé d'une suite de propositions si bien liées entre elles que la dernière est ou semble la conclusion naturelle de la première.

SORNETTE n. f.

bagatelle,

SORT n, mn. Destinée: se plaindre de son sort ; hagard : le sort en a décidé; état, condition : faire un sort heureux à quelqu'un. Le sort des armes, les hasards de la guerre; le sort en est jeté, le parti en est pris. Pratiques consistant en parcles, caractères, etc.,au moyen desquels l'ignorance croit qu'on peut faire des maléfices :

jeter un sort sur un troupeau.

SONTABLE adj. Convenable : mariage sor table.

SOATABLEMENT adv. D'une manière sortable, convenable ; s'établir sortablement.

SORTANT, ÆE adj. Qui sort méro sortant, N. m.

sortants.

SORTE n.f, Espèce, genre; Stat, co::-

Discours frivole,

nut- : des entrants et les

dition : un homme de la sorte; manière : |

s'y prendre de telle ou telle sorte, En quelque sorte loc. adv, Pour ainsi dire, De sorte que. en sorte que 1oc. conij.

Si bien que, de manière que.

SORTIE n, f. Action de sortir: issue :

cette maison a deux sorties; attaque des

nssiégés lorsqu'ils sortent pour repousser les assiégeants. Fig. Critique, emporte ment brusque et violent contre quelqu'un :

je ne m'attendais pas à cette sortie de sa part. À la sertie de 16c. prép. Au moment où l'on sort de : à la sortie du spectacle. .,

SORTILEGE n. m. Maléfice de, prétendus sorciers. Fig. Moyen de nuire:

l'envie a des sortilèges.

SORTER v. int. (Je sors, nous sortons.

Je sortais, nous sortions. Je sortis. Je sor. tirai. Je sortirais. Sors, sorions, sortez.

ue je sorte. Que je sortisse. Sortant, Sorti, e). Passer du dedans au dehors:

pousser au dehors : les blés sortent de terre. Fig. Se dit en parlant du temps :

sortir de l'hiver; de l'état: sortir de maladie; du sujet : sortir de la question; se dégager : sortir d'embarras ; s'échapper : sortir de la mémoire; être issu :

sortir de bonne familie. Sortir des bornes, les dépasser; sortir de la vie, mourir, sortir de son caractère, se fâcher contre sa coutume, sortir des gonds, 8e mettre en colère; cet ouvrage sort des mains de l'ouvrier, est tout neuf; cela sort des mains d'un tel, un tel en est l'auteur; Le feu lui sort par les yeux, ses veux expriment la colère ; les yeux lui sortent de la tête, sont animés par un sentiment violent. V.tr

Tirer dehors : sortir un cheval de l'écurie.

V. impers, S'exhaler, s'échapper : il sort de ces fleurs une douce odeur. Au sortir de loc. prép. Au moment où l'on sort de:

au sortir de l'école, de l'enfance. — Prend l'auxiliaire avoir ou étre, selon qu'on veut marquer l’action ou l'état.

SORTIR v. tr. (se conjugue comme finir). Jurisp. Obtenir, avoir : celle sentence sortira son plein et entier effet.

SOSIE n. m. Nom d'un personnage de comédie, que l'on donne à toute personne ayant une ressemblance parfaite avec une autre. V, PART. HIST.

SOSORE n. m. Perruche de Guyane.

SOT, SOTTE adj. (lat. stultus). Dénué d'esprit, de jugement; embarrassé, con.

fus : il resta tout sot; fâcheux, ridicule :

sotte affaire, sot orgueil. N.: c'est un sot,

SOTERIES n..f, pl. Fêtes célébrées dans l'antiquité pour rendre grâce aux dieux quand on venait d'échapper à quelque danger.

SOTIE n, f. Farce de l'ancienne comédie, en France. Lu

SOT-L’Y-LAISSE n.m. Morceau dé licat au-dessus du croupion d'une volaille. PI. des sot-l'y-laisse. :

SOTTEMENT adv. D'une manière sotte.

SOTTISE n. f. Défaut d'esprit et dé jugement; discours, action sotte : àl a fuit là une sottise; injures : dire des sotiises à quelqu'un. *

SOTTISIER, IÈRE n. Qui débite des sottises ; recueil de sottises.

SOU n.m. Petite monnaie de cuivre qui équivaut à in 20e partie du franc. Fig.

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