‹ Dictionnaire critique des reliques et des images miraculeuseChapitre 18 sur 96 · SAM · texte numérisé non relu

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de saint Supère se mirent à opérer les plus beaux miracles (i).

SAMARITAINE. — L'église a rendu un culte à la Samaritaine , que Jésus convertit au puits de Jacob , près de la TÎUe de Sichar du Sichem. Quelques-uns Thonorent sous le nom de sainte Photine. Sa tète est à Rome danè Téglise de Saint-Paul.

On avait bâti une église , aujourd'hui ruinée , sur le puits de la Samaritaine , et l'on disait la messe dans le puits même. On n'en yoit plus que les restes en mauvais état.

« L'illustre auteur de l'histoire scolastîque remarque que ce puits est le centre de la terre habitable , à cause que tous les ans , un certain jour de l'été , à midi , le soleil y plonge perpendiculairement , sans faire à Tentour aucune ombre {2). »

SAMSON. — On conserve , dans plusieurs couvens grecs et latins, la mâchoire d'âne avec laquelle Samson tua mille Philistins.

On dit qu'après sa victoire, Samson, ayant soif, pria le Seignifiltf ;^ qu'il sortit aussitôt de la mâchoire une fonâinë abondante ; et que cette fontaine continua de couler.

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(1) Ribadëneira , a6juiQ.

(a) Cite dans le P. Goujon , HUtaire et f^Qyage en lene- Sainte , chap. 96.

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On prétend même qu'elle subsiste toujours , près de Tîbériade selon les uns , près du torrent de Cédrcm selon d'autres , près d'Éleuthéropolis . selon Glicas. On l'appelle la fontaine de la Mâchoire (i).

Les carmes de Nazareth conservaient la grosse dent qui tomba de cette mâchoire pour laisser passage à la fontaine. Cette dent donnerait à croire que la mâchoire d'âne de Samson était de bonne taille 5 et il le fallait bien pour tuer mille hommes sans doute armés.

SAMSON , — • abbé de Dol en Bretagne , mort au sixième siècle. Il avait un demi-corps à Orléans , un demi-corps à Dol , et un demi-corps à Paris , sans parler de divers ossemens que l'on distribua dans plusieurs églises. Les reliques d'Orléans furent brûlées par les huguenots , et celles de Paris par les républicains de 1793.

Sauvai rapporte que les reliques de saint Samson, de saint Magloire et de quelques autres saints, ayant été exposées dans la salle du palais à Paris, le maître-d'hôtel de Hugues-le-Grand s'avisa de les toucher d'un air de mépris avec le bout de son bâton , et qu'aussitôt il devint fou furieux (2}, pour montrer la révérence que nous devons aux saintes châsses.

SABfUEL. — Les Juifs le regardent comme

(1) Sans doate qu'elle ne jaillit plàs de la mâchoire. ' (a) Antiquités de Paris , livre 7 , page 5. .

SAN Cl

leur plus grand prophète après Moïse. On sait que son tombeau recevait un culte distingué , depuis que la pythonisse d'Endor avait fait apparaître son spectre devant Saûl.

On retrouva, au cinquième siècle , le corps de Samuel , que Ton porta à Constantinople , et qu# est peut-être perdu aujourd'hui. On vénère toujours auprès de Ramatha , en Palestine , son tombeau , auprès duquel une foutaine sacrée guérit toutes sortes de maladies.

SANÉ. — Saint Sané , que qu^ues-uns nomment aussi saint Sidoine , n'est ff^ connu que des Bretons. Il reçoit un grand culte à cause de ses miracles , dans le Finistère.

L'eau de sa fontaine procurait , pendant vingtquatre heures, des vents favorables aux navigateurs qui en emportaient avec foi quelques bouteilles dans leur vaisseau.

Le collier de fer que saint Sané portait à son cou servait aux épreuves judiciaires : il étranglait sur-le-champ les parjures et les fourbes.

De petits cailloux olivâtres , que l'on trouvait dans le tombeau du saint, préservaient de la peste et des naufrages (i).

SANG. — Les bernardines de la rue de Vaugirard , à Paris , gardaient une fiole de sang sorti

(i) M. Cambry , Voyage dans (e finistèi'e , tome 1, p. 178.

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d'un crucifix de bois frappé par un hxiL On avait partout des reliques semblables. — Voyez les articles Cruafix, Notre-Dame ^ Jésus- Christ^ Jan* uier, etc. , etc. , etc.

# SABA. —-On apporta de la Palestine à Rome, et ensuite de Rome à Pavie, dans le huitième siècle , le corps d'une sainte Sara; mais les savans ne peuvent décider si c'efit lu. vieille Sara , femme d'Abraham , ou la jeune Sara , femme de Tobie , en huitièmes noces.

Des incrédules prétendent que ce n'est pas la seconde , et qMÉhjP ^^ peut pas être la première , qui est toujoul^aans son tombeau près de Carîath-Arbé.

SATURNIN. —Barbare, étant gouverneur àe Sardaigne , tua de sa main saint Saturnin à Cagliari (i) , où l'on conserve son corps.

Mais on croit que ce saint a été imaginé , et que c'est le même que saint Saturnin de Tpulouse , martyrisé vers le même temps , à la fin du troisième siècle. Le premier fut tué par un païen furieux 9 le second par un taureau qu'on lâcha sur lui. Son corps est à Toulouse.

On fait un troisième saint Saturnin, martyr à Rome au commencement du quatrième siècle , et qui a tout l'air d'être encore le même que le saint toulousain. L'un et l'autre sont fêtés le 29 de novembre.

I I • Il m' ~ — '

(1) Daillet, 3o octobre.

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