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Cet escalier saint fut apporté à Rome devant Téglise de Saînl-Jean de Latran par rimpératrice Hélène. On le monte à genoux, et, avant d'entrer dans le saint des saints , U faut réciter une petite prière. • -tt
L(7s femmes, qui n entrent jamais dans le saint des saints, gagnent Tindulgence en regardant à la j^orte.
SCHOLASTIQUE , — vierge du éixîème siècle , sœur de saint Benoît.
Saint Grégoire-le-Grand raconte qu*à sa mort saint Benoit vit son âme monter au ciel , sous la forme d'une colombe. H fit transporter son corps dans son monastère duMont-Cassin. Ces reliques fureM depuis apportées au Mans ; et les Normands les brûlèrent vers la ûp. du neuvième siècle, mais on les retrouva peu après.
En 1 562 , les calvinistes se disposaient à brûler de nouveau les os de sainte Scholastique , lorsqu'ils furent obligés de quitter précipitamment la ville. On publia aussitôt que la sainte le$ avait frappés d'une >te,rreur panique^ et elle n*a pas cessé de fai]:;^ les plus grands miracles.
Cependant sainte Scholastique avait np, second corps ^u Mont-Cassin , avec beaucoup de reliques dépareillées à Anvers , à Snijit -Hubert dans les Ard^fines , à Luxembourg , a Fabbaye de Juvigny , dans le diocèse de Trêves et surtout dans cinq où fiix églises de Cologne.
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SÉBASTIEN , — martyr à Rome , en l'aimée 9.88. Ses reliques ne sont pas moins célèbres €gùe sent histoire.
On le représente en Fmïtce Gomme un jeune homme et en Italie commeSiin vieillurd; msia quoi qu'il en soit de son âge , il paraît qu'on le fit mourir à coups de bâton , après Vavoir inutilement percé de flèches. On jeta son corps dans uUr cloaque , d'où les chrétiens le retirèrent •, et son culte fut fameux à Rome , dès le quatrième siècle. On lui éleva iine église qui est toujours une des se^ principales de Rome.
Le corps du saiiit y fit de beaux miracles. Saint Grégoîre-le-Grand raconte qu'une dame de Tos* came , mariée depuis peu de temps , ayant ose s'approcher des rdiques de saint Sébastien, im jour où elle n^àvàit pas eu la précaution Ae s'aJistfenir des plaisirs de la chair, fut aussitôt possédée dû diable.
Un bon prêtre qui se trourait là eut pitSé de roite jeune dame, et voulut la délivrer en la eonvrant de la nappe de Faut^. Le tiiable s'emrpaisa du prjètre lûî-même.
On conduisit hes deux possédés à un gi*and içiagicien, chez qui ils ne trouvèrent pas letrr sàlut ; car aussitôt que le sorcier eut prononcé quelques mots magiques , une légion de six mille six cent soixante-six diables' entra dans le corps de la pauvre femme. Il n'y eut que saint Sébastiep qui voulut bien la débîrrrasser, à la piHkfFe ^\m -saint homme.
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vpUe <^eji; JLqsppf^4i,çfa 4'Afl«ef:? , mU^f déjt9r rejll^ c]b^ les J4çp^^? dç If ff^e yilJlç , |ifli ^utrf; bras à Tqu^oj^i^ 4^tp? J'égjiçe 4^ ^^'nt-Ça^ni^ ', un autre bras à la Case-Dieu en Auvergne , un au-* tre à Montbrisson en Forez , ûu autre & Avignon , et une foule de pièces détachées à SéviUc , à Ma* laga , 4 GomposteUe 9 à Prague , à Munich , k Brunsvfich , à Cologne , Â Paras , à Trêves , a Sens 9 à Tro^s , jl Beauvais , à Toumay , à Aix , en Provence , à Bruxelles , à Marseille , etc. , etc. M. PouqueviHe trouva, dans le trésor de la cathédrale de Raguse , un tibia de cheval que Ton fait honorer comme un tibia de saint Sébastien (i).
Un bon prêtre auvergnat, qiu. se gommait JMa^^ nus, fut averti en songe d'aller visiter à Rome le tombeau de saint Sébastien. Il part avec soumission , honore hiùnblemeht les reliques du
(1) Voyez le lomej*'. de Touvrage sur la Gréoe.
r;8 -sf:?
sïiint , ramasse la poussière de son sépulcre ; en remplît un petit sac et s*en revient. Cette poussière était un trésor qui opéra bientôt des merveilles. Un jour que Magnus s'était endormi sous un arbre , et qu'il avait pendu son petit sac à une branche , l'arbre se mit à fleurir ; et il se ^t tant d'autres miracles , que Magnus jugea que saint Sébastien voulait être honoré dans cette partie de l'Auvergne. Il bâtit donc l'abbaye de Manlieu , qui se trouve à peu de distance d'Yssoire. Celte fondation eut lieu vers Tan 656 5 la pcyussière de saint Sébastien n'a cessé qu'à la révolution ses guérisons et ses miracles (i).
FLÈCHES DE SÀIBfT .SÉBASTIEN.
Si les flèches sont dignes 4^ètre adorées , ceux qui les ont décochées ne mériteraient-*ils pas égalemeiit un culte , comme dit Henri Estienne (2) ?
0^ vénérait une des flèches qui percèrent saint Sébastien , dans le trésor de son église de Rome , une autre à- Lambesc en Provence , une ai^ypre chez les augustîns de Pojitiers , et d'autres dans diverses églises.
On révère aussi à Rome, dans l'église de Saint- Sébastien^, la colonne à laquelle le saint fut attache lorsqu'on le perça de flèches.
SEPT FRÈRES M|NEURS. -r- Vers Van 1 22a, sept moines de Saint-François , nommés Daniel ,
(1) Bruzeo de la Martinicre , au mot Manlieu, . (a) yfpoiogi0 pour Hérodote , chap. 38.
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Samuel , Ange , Domne , ]L«éon , Nicolas et Hugolin j s'avisèrent d'aller prêcher la foi chez les Maroquins. Us firent beaucoup de mal de 'Mahomet , beaucoup de bien de saint François , et furent conduits devant Tempereur de Maroc, qui^ regardant leur audace comme un signe de folie , leur prçmit la vie et la liberté de retourner dans leur pays, à condition qu'ils rétracteraient ce qu'ils avaient avancé contre Mahomet. Les sept frères ne demandaient pas mieux que le martyre. Us répondirent à l'empereur par des ii^jures , et l'empereur les condamna à mort. La populace les mit en pièces pour l'honneur de Mahomet ; et ils se laissèrent mettre en pièces pour l'honneur du nom chrétien.
Alphonse-le-Gras j-* roi de Portugal, fit demander leurs corps à l'empereur de Maroc , qui les rendit comme ils se trouvèrent : on les honore à Lisbonne , depuis que Léon X a déclaré qflé ce n'étaient pas des extravagans , mais bien de saints martyrs.
SÉPULCRE DE JÉSUS-CHRIST. — « Le » corps de Notre-Seigneur est reçu dans le ventre » d'une vierge , quand il vient au monde , et il )» est déposé dans le tombeau d'un juste quand il » en sort. Dans le sein de la Vierge , il ne ,reçoît » pas la moindre atteinte de l'impureté himiaine , D et dans le tonibeau de Joseph d'Arimathie il est » exempt de la corruption de la mort* Mais Jésus, » au sortir dit tombeau, inspire pliM ic respect
'^Ltm^m^'mi^
^o SEP
«> (^'au s'ôilir du veétré de éa mëte , car SI è^t » dégkgë de toutes les ittfiiin^éà Irt^fifes (t)'. )>
C'est ^oùr cela ^ë le Sàîtit-SiépidbW dé 31?sus-Christ est devenu Un lîeu si vëûérablè: H k eàusé des guerres longues et funesteis , et cSeà c'r6îs'àdes Ijue Ton ne sait tipôp juger,
Mais le Tasse a tbanté te cdpitaihe ijiH délivtia h tombeau de^^Jéiiis-'Chr'Ùt^ et cfettte relîqufe j éh allùtn^t uhë guerre sainte , à ins^iï*é ùh béii'u ^oëlûle.
iffous donueirôns la déscHjptftfn dû Sa{ftt--Së-piilérfe , suivant Dlesliaycfs , 'cKé 'dâiis léis n6tèi au voyage dû Levant de M. Se Fèrbîà , page 3^ de l'^ditfôû ^tl-è^
« L'dgb'se du Saint-Sépulcre eoflipt'eûid le Saint-^Sépulcre , le ^oîit Calvaire et pluèiettré autres lieux saints. Ce fut sainte Hélène qàï en fit bâdr utîe partie , pour couvrît le toiùbeaù de ï^stre-Christ. Mais les princes cbWtiehs'qui vinrent à'p'rès , la fitent àVïgtiiénter pôilr y coïtipteûdré le mont Calvaire , qui n'est qu'à cinquante pas dU Saint-Sépulcre.
» Anciennement , ïe Calvaire était bors de la ville : c'était le lîeu où Ton exécutait les criminels condamnés à mort; et, afin que tout le peuple y pût assister , il y, avait unie grande plade entre le mont et lesm'ùraiues de la Ville : ïe reste du mon t était ehyirohné aé jar^ms , dont l'un appartenait
à ïoWpn aAnmatbié. disciple secret aè'Jesus-^
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(i) D. Ambroiii , serm. 3, ia die Parascevai.