‹ Dictionnaire critique des reliques et des images miraculeuseChapitre 24 sur 96 · SER · texte numérisé non relu

SER

9u diocè^ de Verc^l^ où il faisait la pluî^ cilt le beau temps. Qn le promenait daJOf 1^ néceifiMéù publiques ; et Yon assure qu eu i63q il délivm le pays de la peste , çair il y a beaucoup die pesHes dans lea légendes (^ ).

SëBXzE , — martyr en Syrie ayec saizu Bac-»

cbus 9 vers la fin du troisième siècle. 1} fut eu* terré dans le bourg de Rasapk^ où ses reliques attirèrent tant de dévots , quje ce bourg dcxint une Tille qui porta le nom de Sergiop<^s.

Justinien envoya au saint une riche croix d'or ^ on lui fit de toutes parts des présens , en retoof de ses miracles ; et , dès Tan 54o , $ergiopol{jp était une viU» métropolitaine.

Dix ans auparavant , Gdsroès , roi de Perse j^ faisant la guerre aux Romains , obligea les Sep giopplitàins à lui donner les richesses de l'égliâC de saint Serge » et surtout la belle croix' de ïustinien. On ne toucha point aux reliques <m saint , qui étaient renfermées dans rtne girande châsse couverte d'argent.

Cosroès ayant appris que le clergé y avait jjçacbé divers obiets précieux vint mettre Je s^éœ devant la ville. Évagre raconte qu'il trouva lés murailles garnies de soldats , quoiqu'il ii y pût plus dans la ville que quelques vieillards ; ^}^^

■ - ■■ ' ■ ■ *' m -' T'' -ti" *

(i) Voyez V Histoire âe Marseille , ilu sieur deHafli » Hv. X, cbap. 1.

recofumt là dedans un elfet d/e la proijteclioa du saint Serge , et qu'il leva le siège. AJais Brocopç, qui était contaQa.poraia , ne parle pas ds ce mirafJe,

OiuquaAte an$ après , Cosroès II , chasoé de ses états par son allié Baram , implora , quoique païen , le secours de saint Serge et lui promit iin« hdi^ croix -d'or , s'il le soulageait H n'y «irait pas vm nois qu'il avait fait ce vœu , lorsqu'on lui -envoya la tête de Baram.

Dès^u'il e|it repris son tréfiie, Catroès fitoârir au sadivt la c^ix qu'il lui avait promise ^ avec ccMb jque Cosnoès I"^. avait enlevée , et àiven présens magnifiques.

Saint Serge donnait ausiit des eoians aui: femmes dont lee marisp ne pouyaient pas en faire. H favorisa d'qit ^s ce Cosroés II , qui ^tait sans doute impuissant.

Saint Serge avait des reliques à Alexuidrie eq. E^g^te , k I^léiAïde en Phénicie , à donstantinciple , h Bémm , à Parts , à Chartres y etdans uiie infinité d'é^iises 9 €(ù il faisait des nûracles depuis les xemps les f^Jius i^reiculés.

'A^ ocoDMUweneement du aixièiiie siècle , ou avait un de ses doigts à Bordeaux ; le général Mummol ayant eu laitémériié de rompre une parck; {de octUe «eU(|{ie , àim^ l'espoir, qu'elle lui fiâsait .^agnel: ds^ b«f(aâUe8 , devint depuis si malliéureux , xfu? fliédégondecle fit mourir dads des icMt^ures inouïes^, soufi ipnétex-te qu'il était sorcier.

Vers leonème lemps, on débitait que Dieu pu^

8o SER

DÎssait avec sévérité ceux qui volaient quelque chose de ce qu on avait donné à saint Serge. C'est pourquoi les propriétaires faibles mettaient leurs biens sous sa protection ] ils avaient les prêtres du saint pour seigneurs suzerains , et le saint ne s'appauvrissait pas.

SERVAIS , — dernier évêque de Tongres et premier évêque de Maestricht , mort en 384- On ne sait pas sou pays. Il fut amené par un ange dans la ville de Tongres , qui n'avait pas d'évêque.

Il se montra très-zélé contre les hérétiques ; ce qui n'empêcha pas l'hérésie de pénétrer dans son diocèse.

Il alla visiter les tombeaux de saint Pierre et de saint Paul , à Rome , où saint Pierre lui révéla que la ville de Tongres allait être ravagée, qu'ainsi il se réfugiât à Maestricht , que Dieu épargnerait par considération pour lui.

Là dessus saint Pierre lui ttonna une petite croix d'argent , faite de la main d'un ange , laquelle se conserve encore , comme nous le dirons.

En s'en retournant , il fut pris par les barbares qui le mirent en prison ; mais une lumière éclatante , qui l'environna toute la nuit , engagea à le relÂcher. On le garda quelques jours dans le camp. Pendant qu'il dormait , on vit un grand aigle se percher derrière lui , et lui faire de ses ailes une manière de parasol. Les barbares étonxiés lui demanderont sa bénédiction et lé laissèrent aller. . Un jour qu'il était auprès de Worms , et qu'il

SËR 4ii

ftVs^it soif , il fit jaillir une fontaine par un signe de croix. Plusieurs furent guéris des fièvres en buvant Teau. de cette fontaine , et quelques-uns eurent la piété d^enrichir saint Servais ^ par de magnifiques présens qui témoignaient leur dévodoii et leur reconnaissance.

Il quitta bientôt laViUe de Tongres ^ son peuple lui fit la conduite en pleurant , car il emportait avec lui les reliques de*a ville»

Lorsqu'il eut fait environ une lieiie , sur la route de Maestricht ^ il eut envie de se reposer. La terre s'éleva incontinent et lui fit un siège , qu'on appelle toujourslk chaise de saint Servais; les dévots vont s'y asseoir avec humilité.

Le saint mourut à Maestricht^ où ses reliques firent bientôt des choses merveilleuses. On raconte que lorsque les princes voulaient faire quelque tort aui^ moines de saint Servais , les bons pères s'allaient plain4î'e à la chasse de leur patron ^ qui faisait réparer l'injure.

Outre le corps de Maestricht, Servais en. avait pourtant un second à Quedlinbourg, une troisième tète à Goslat en basse S^xe ^ line quatrième mâchoire à Rome , et diverses pièces à Cologne où il a une église, et dans une infinité de pays chrétiens^

Cependant on ne crojt pas que saint Servais ait jamais paru à Maestricht. Il y a même des critiques qui prétendent que c'cs| un saint imaginé , comme «aint Denis , saint Geryais , et cinq ou six mille autres.

Page 1