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que peu de supercherie. En 1781,- des jeunes gens , qui sortaient du collège et qui étaient ye-* nus à Corbeîl pour voir la fête , y rencontrèrent un de leurs camarades qui était officier de maré^t chaussée. Ils lui proposèrent d'aller tous ensemble en uniforme voir les préparatifs des miracles. La châsse devait marcher à onze heures ] il en était dix. Les jeunes gens se rendirent au pré de Saint- Jean , armés de longs fouets de poste , et se disant chargés de faire la police publique.
Lorsqu'ils se trouvèrent au milieu des malades, ils firent jouer si habilement leurs fouets , que les paralytiques et les boiteux , laissant leurs béquil-^ les , s'enfuirent à toutes jambes; et quand saint Spire passa , il n'y eut plus rien à faire.
Ces miracles à coups de fouet firent beaucoup de bruit ; on parlait de poursuivre l'irrévérence des jeunes incrédules, conmie onavaitpoursuiTÎle chevalier de la Barre. Mais Louis XVI qui régnait alors n'était pas persécuteur; et d'ailleurs il se * trouvait dans les coupables un fils de M. Berthier, lieutenant de Paris ; de sorte qu'on endormit rafiaîre.
On dit que depuis, Spire n^osa plus faire de miracles dans le pré de Saint- Jean. Ses reliques en font seulement quelques petits dans l'église de Corbeil ; car elles ont échappé à la révolutions -
STANISLAS , — évêque de Cracôvie , fameux par ses miracles et par la fermeté avec laquelle il gpurmandait le roi Boleslas, qui le fit tuer en