‹ Dictionnaire critique des reliques et des images miraculeuseChapitre 44 sur 96 · TOURS. TOUR DE BABEL · texte numérisé non relu

TOURS. TOUR DE BABEL

Selon le calcul de Benjamin de Tiidèle , cette tour avait dix mille pieds de diamètre à sa base. Saint Jérôme lui donne vingt mille pieds de hauteur; d'autres l'élèvent jusqu'à quatre-vingt mille pieds. C'est beaucoup, pour le nombre d'hommes qui peuplaient la terre cent dix-sept ans aprèà le déluge. Mais des commentateurs tÉsent que cette tour de quatre-vingt mille pieds fut bâtie par quinze ouvriers.

On voit auprès de Bagdad de vieux débris de rocher et de brique , élevés d'une centaine de pieds au-dessus du sol. Le père Kîrcher dit que

(1) M. Dulaure , Description de ta Gascogne y dam la prin' eipaux lieux de la France , tome ITI > pa^^ 1 85.

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ce 80Qt les restes de la tour de Babel) et Manessonl^allet ajoute (i) que Dieu nous permet de voir encore les traces de ce monument d'orgueil, pour nous faire songer à ùe pas exciter sa colère (2). '

LA TOUR ElïCHANTÉE DE TOLEDE.

« Il y avait auprès de Tolède une vieille tour déserte , que l'on appelait la tour enchantée : personne n'avait osé y pénétrer , parce qu'elle était fermée de plusieurs portes de fer. Mais on disait qu'elle renfermait d'immenses trésofs.

Rodrigue , dernier roi des Gotbt en Espagne^ ayant besoin d'argent pour lever une armée contre les Maures , se décida à visiter cette tour, malgré les avis de tous ses sujets. Après en avoir parcouru plusieurs pièces , il fit enfoncer une porte de fer battu , que mille verrous fermaient intérieure* ment. Il entra dans une grande cave , où il ne trouva qu'un étendard de plusieurs couleurs, sur I^squel on lisait ces mots : Lorsquon ouvrira cette tour les barbares s'* empareront de V Espagne. »y

» Alboidkacim-Tarista-Ben-Tarik, historien

(i) Description de rVnitf ers f tome II , page a34* (3) Le poète juif Emmanuel explique , dans uu de ses sonnets , comment le mot Sac est resté dans tontes les langues. Ceux qui travaillaient a la tour de Babel avaient, dit-il, eomme nos manœuvres , chacun un sac pour mettre les petites provisions. Quand le Seigneur confondit leurs langues» la peur les ayant pris , chacun voulut s'enfuir , et demanda son sac : on ne répétait quç ce mot. Cest ce qui Fa fait passer dans toutes les langues qui se formèrent. ( Diction^ maire infernal^ au mot Orù^nes. )

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